Le déni est assez présent dans nos vies et nous avons parfois tendance même dans les accompagnements à ne pas vouloir voir ce qui émerge de nous. Il est souvent utile que nous avons tendance à faire des évitements et nier certains aspects de nous, et que la mise en lumière n’est pas une chose agréable à vivre.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans notre pratique d’accompagnement, il est souvent peu utile, avec certains types de clients spécifiques, d’aller chercher les causes profondes ou d’entrer dans des phases d’hypnoanalyse.
Si certains d’entre vous aiment analyser, comprendre, et faire émerger la compréhension d’une situation, d’un comportement ou les conséquences de tel ou tel événement, ce n’est pas forcément l’attente de ces clients. Ils veulent souvent juste se sentir mieux, sans passer par une « quête de soi ».
Les symboles — personnels, parfois spirituels ou religieux — qui peuvent coïncider avec des périodes ayant un sens fort pour eux (comme Noël en ce moment), offrent des sessions souvent peu rationnelles mais puissantes dans les autres centres : le corporel et l’émotionnel.
Les symboles sont à la fois des ancrages et des supports pour la psyché, qui peut, de surcroît, ouvrir ses potentiels sans limites grâce à eux.
Autant en séance qu’au quotidien, prendre en compte la puissance et l’influence des symboles nous ouvre à la possibilité d’apaiser ou, inversement, de stimuler beaucoup de choses en soi.
Pour chaque symbole, nous pouvons toujours trouver son opposé. Celui-ci peut devenir, grâce à son exploitation, une clé pour avancer dans la thérapie, sans jamais avoir à explorer une facette plus analytique.
Pank’s Reflections / Snapshot #492: Playing with Symbols
In our coaching or therapeutic practice, it is often not very useful, with specific types of clients, to seek out root causes or enter phases of hypnoanalysis.
While some of you may enjoy analyzing, understanding, and bringing to light the comprehension of a situation, a behavior, or the consequences of this or that event, this is not necessarily the expectation of these clients. They often just want to feel better, without embarking on a « quest for the self. »
Symbols—personal, sometimes spiritual or religious—which may coincide with periods that hold strong meaning for them (like Christmas currently), offer sessions that are often irrational yet powerful in other centers: the corporeal and the emotional.
Symbols act as both anchors and supports for the psyche, which can, moreover, open up its limitless potentials through them.
Both in sessions and in daily life, taking into account the power and influence of symbols opens us to the possibility of soothing or, conversely, stimulating many things within ourselves.
For every symbol, we can always find its opposite. Through its utilization, this opposite can become a key to moving forward in therapy, without ever having to explore a more analytical facet.
Un retour sur l’importance des objectifs courts et moyens termes, plutôt que de ne voir que ceux à très longs termes.
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Nous savons que nous avons tendance à être durs avec nous-mêmes. La plupart des pratiquants d’arts martiaux ont une exigence forte, notamment vis-à-vis des grades.
En BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et en Luta Livre, la ceinture noire peut encore être une sorte de trésor à la valeur inestimable. Les critères étant propres aux académies et aux professeurs.
Beaucoup de pratiquants de la première et deuxième génération en France ont fantasmé sur le niveau de la ceinture noire lorsque nous étions ceintures blanches ou bleues. Nous avions l’impression qu’ils étaient terriblement forts et qu’ils étaient des puits sans fond de connaissances.
Heureusement, les faits nous ont montré que ce n’était pas le cas. Ne serait-ce qu’au « Temple des Arts Martiaux » : après Orla, professeur très technique, nous avons eu Charlao qui, lui, était plus un « tank » basique à la recherche d’efficacité pure.
Pourtant, tous deux étaient ceintures noires Alliance, de chez Alexandre Paiva. Cette rencontre a été rafraîchissante, et surtout recadrante. Une ceinture noire n’est pas forcément celui qui est à jour sur toutes les dernières modes, surtout en BJJ avec ses saisonnalités techniques. C’est plutôt un pratiquant qui applique les fondamentaux et les bases de son système pour être plus efficace en combat, et qui possède le recul nécessaire pour comprendre et décomposer ce qui constitue les rouages d’une technique inconnue.
L’expérience, la compréhension corporelle, l’analyse cognitive, le tout dans une certaine efficacité de combat, donnent une formule certes moins idéalisée que celle d’être une encyclopédie vivante. Mais cette formule rejoint la réalité des ceintures noires « standard » que je croise depuis plusieurs décennies dans les dojos ou en compétition.
Et c’est peut-être inconsciemment cette « réalité » plus basique qui peut donner ce goût de ne pas « mériter » le grade ou de ne pas être « au niveau », quand on nous le remet la première fois.
Martial Reflections of a Hypnofighter #487: When Criteria Are Impossible
We know we tend to be hard on ourselves. Most martial arts practitioners hold themselves to high standards, especially regarding ranks.
In BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, the black belt can still be seen as a kind of treasure with inestimable value. The criteria being specific to academies and professors.
Many of us from the first and second generation in France fantasized about the black belt level when we were white or blue belts. We had the impression that they were terribly strong and were bottomless pits of knowledge.
Fortunately, facts showed us this wasn’t necessarily the case. Just looking at the « Temple des Arts Martiaux »: after Orla, a very technical professor, we had Charlao, who was more of a basic « tank » looking for pure efficiency.
Yet, both were Alliance black belts under Alexandre Paiva. This encounter was refreshing, and above all, grounding. A black belt isn’t necessarily someone up to date with every trend, especially in BJJ with its technical seasonalities. Rather, it is a practitioner who applies the fundamentals and bases of their system to be more efficient in combat, and who possesses the necessary perspective to understand and break down the mechanics of an unknown technique.
Experience, bodily comprehension, cognitive analysis, all combined with a certain combat efficiency, provide a formula certainly less idealized than being a living encyclopedia. But this formula aligns with the reality of the « standard » black belts I have crossed paths with for several decades in dojos or competitions.
And perhaps it is unconsciously this more basic « reality » that can give this taste of not « deserving » the rank or not being « at the level, » when it is awarded to us for the first time.
Sujet difficile et propre à chacun sur la confiance en sa pratique, je vous propose quelques réflexions sur la notion de certificat en hypnose.
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Nous sommes des êtres complexes, et il est très facile de créer des scénarios anxiogènes ou sources de mal-être. Les fameux « et si… » peuvent paradoxalement, dans des moments de stress et de danger, nous permettre une forme d’anticipation.
Nous nous référons souvent à des perceptions subjectives de ce qui se passe, plutôt qu’à des faits. Et attention, les faits ne représentent pas encore la justesse de la réalité, qui semble elle particulièrement difficile à appréhender.
Nous donner une orientation quant à ce que nous allons prendre en compte dans une situation, qu’elle soit interne ou un événement extérieur, peut permettre un recadrage de notre psyché et de nos dialogues incessants. Cela peut simplifier ce qui est construit en nous-mêmes.
Vous pouvez jouer un jeu avec vous-même : celui de faire une synthèse en 2 ou 3 points de ce qui s’écrit dans vos scénarios. Pour reprendre le stress, voire l’angoisse des « et si », demandez-vous : « en 2 ou 3 points, que se passe-t-il vraiment ? ». Vous allez ensuite chercher le point qui est véritablement le problème pour vous.
Il nous arrive de nous laisser embarquer dans des pensées et émotions complexes qui ne nous permettent pas de déterminer et de « gérer » la source de ce récit. Je peux avoir un mauvais pressentiment concernant mes vacances ou avoir peur que le voyage ne se passe pas bien, simplement parce que nous avons peur de ne pas nous réveiller à l’heure.
Une fois que nous avons déterminé le point, même s’il restera sensible, nous savons que nous pouvons mettre en place des stratégies simples et concrètes pour limiter les erreurs ou les inconnues sur ces points qui, autrement, continueraient à nous gâcher la vie en arrière-plan et sans être identifiés.
We are complex beings, and it’s very easy to create scenarios that cause us anxiety or discomfort. The famous « what ifs… » can paradoxically, in moments of stress and danger, allow us a form of anticipation.
We often refer to subjective perceptions of what is happening, rather than to facts. And be careful, facts do not yet represent the accuracy of reality, which itself seems particularly difficult to grasp.
Giving ourselves a direction as to what we will take into account in a situation, whether internal or an external event, can allow for a reframing of our psyche and our incessant internal dialogues. This can simplify what is built within us.
You can play a game with yourself: summarize in 2 or 3 points what is written in your scenarios. To regain control over the stress, even the anxiety, of the « what ifs, » ask yourself: « in 2 or 3 points, what is really happening? » You will then look for the point that is truly the problem for you.
Sometimes we let ourselves get carried away by complex thoughts and emotions that prevent us from determining and « managing » the source of this narrative. I might have a bad feeling about my vacation or be afraid that the trip won’t go well, simply because we are afraid of not waking up on time.
Once we have identified the point, even if it remains sensitive, we know that we can implement simple and concrete strategies to limit errors or unknowns regarding these points which, otherwise, would continue to spoil our lives in the background and without being identified.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
On nous apprends souvent en séminaire ou dans les ouvrages à faire de l’auto hypnose le matin, seulement ce n’est pas aussi simple que de simplement se répéter des suggestions dès que le réveil sonne.
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J’étais en stage de la FFKaraté hier sur le coaching des compétiteurs, que l’on peut généraliser aux pratiquants. De nombreux exemples étaient pris sur les plus jeunes, et notamment les ados.
Et là-dessus, les choses sont assez différentes de la pratique des années 90 pour cette population. Je me suis interrogé via mon expérience subjective sur le sujet.
J’ai commencé à combattre en karaté ado, issu d’un club où personne n’allait en compétition. De ce fait, à part la première fois, je me suis presque toujours retrouvé seul à aller combattre.
Le club donnait les règles et c’était parti avec un équipement simple : les petites mitaines blanches. Je crois qu’ils introduisaient les gants de couleur quand je passais à d’autres types de compétition.
Le sujet du stage était de dire qu’il fallait autonomiser les ados. Il y a eu une palanquée d’idées où je me suis aperçu que la peur d’avoir des litiges avec les parents, parfois en mode drone ou hélicoptère (en surcontrôle), empêchait le dojo de laisser vivre ces expériences aux jeunes.
La façon même d’accompagner en coaching est devenue particulièrement technique, avec ce qui est à mes yeux une « surprotection ou attention » des athlètes.
Je trouve que le paradoxe pour tous ces Senseï, qui veulent avec une profonde sincérité ouvrir l’ado à l’autonomie, est qu’ils renvoient une posture infantilisante en étant très couvrants, voire trop présents.
La compétition a été pour moi un des meilleurs moyens d’apprendre à gérer seul ma préparation, mes échecs ou mes victoires ; une façon d’être plus adulte et fier d’avoir ne serait-ce qu’osé. Difficile de prendre sa place avec un coach surprésent, voire une famille qui met la pression dans les gradins…
Martial Reflections of a Hypnofighter #486: Autonomy and Martial Arts
I was at an FFKaraté (French Karate Federation) seminar yesterday on coaching competitors, a topic that can be generalized to all practitioners. Many examples were drawn from younger demographics, particularly adolescents.
Regarding this, things are quite different for this population compared to the practice in the 90s. I questioned myself on the subject through my own subjective experience.
I started competing in karate as a teen, coming from a club where no one went to competitions. Consequently, apart from the first time, I almost always found myself going to fight alone.
The club provided the rules, and off we went with simple equipment: little white mitts. I believe they introduced colored gloves when I moved on to other types of competition.
The topic of the seminar was the need to empower adolescents. There was a slew of ideas where I realized that the fear of disputes with parents—sometimes in drone or helicopter mode (over-controlling)—prevented the dojo from letting young people live through these experiences themselves.
The very way of accompanying through coaching has become particularly technical, featuring what is, in my eyes, an « overprotection or excessive attention » toward the athletes.
I find a paradox for all these Sensei who, with deep sincerity, want to open the adolescent to autonomy, yet project an infantilizing posture by being very covering, or even too present.
For me, competition was one of the best ways to learn how to manage my preparation, my failures, or my victories alone; a way to be more adult and proud of having at least dared. It is difficult to find one’s place with an ever-present coach, or even a family applying pressure from the stands…
Un retour d’expérience et une réflexion sur une formation que j’ai suivi sur le coaching des athlètes.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Depuis des années, je pense que dans le monde de l’hypnose, nous allons trop vite vers les certifications. Je continue de penser qu’il nous faudrait trois ans de formation pour devenir un praticien débutant.
Depuis quelques semaines, je réfléchis aussi à ce principe dans le BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et la Luta Livre, non pas en termes de certification, mais de graduation (passage de grade).
On compte entre 7 et 15 ans pour obtenir une ceinture noire, avec des critères propres à chaque école, comme en hypnose. Pour moi, il y a déjà le facteur temps et, à de rares exceptions près, une maturité acquise sur le tatami.
Du coup, depuis quelques semaines, et parce que je vais remettre des grades en janvier, je faisais juste un calcul quantitatif du nombre minimum de cours que j’attendrais d’un pratiquant. Nous avons 5 grades, de la ceinture blanche à la noire, tout comme les certifications en hypnose (technicien 1-2, praticien 1-2 et Maître praticien).
Je pars d’un principe simple : suivre 3 cours par semaine pour avancer. Je comprends qu’on ne puisse pas toujours s’entraîner énormément, donc je pourrais envisager une graduation sur une base de 2 fois par semaine. Soit, sur 48 semaines d’entraînement : 96 cours (si l’élève est doué) ou jusqu’à 144 par saison.
Par conséquent, pour passer de la ceinture blanche à la bleue, il faudrait un minimum de 200 cours, sans même prendre en compte les critères de régularité, de niveau technique, de niveau en combat, etc.
En hypnose, je pense qu’un minimum de temps, associé à un minimum de sessions, devrait aussi être un prérequis pour envisager une certification.
Et vous seriez étonnés, ne serait-ce que sur la quantité horaire, du nombre de personnes qui n’ont pas ces prérequis subjectifs dans leur pratique…
Pank’s Reflections / Snapshot #490: Time and Practice
For years, I have thought that in the hypnosis world, we rush too quickly toward certifications. I continue to believe that we would need three years of training to become a beginner practitioner.
For the past few weeks, I have also been reflecting on this principle in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, not in terms of certification, but of graduation (belt promotion).
It takes between 7 to 15 years to become a black belt, with criteria specific to each school, just like in hypnosis. For me, there is already the time factor involved, and with rare exceptions, a maturity gained on the tatami.
So, for the past few weeks, and because I am going to award grades in January, I was just doing a quantitative calculation of the minimum number of classes I would expect from a practitioner. We have 5 grades from white to black belt, just like the hypnosis certifications (technician 1-2, practitioner 1-2, and Master Practitioner).
I start from a simple principle: taking 3 classes a week to progress. I understand that people cannot always train massively, so I could consider grading based on 2 times a week. That is, over 48 weeks of training: 96 classes (if gifted) or up to 144 per season.
Consequently, to move from white to blue belt, a minimum of 200 classes would be needed, without even taking into account criteria of regularity, technical level, combat level, etc.
In hypnosis, I think that a minimum amount of time, combined with a minimum number of sessions, should also be a prerequisite when considering certification.
And you would be surprised, even just regarding hourly quantity, by the number of people who do not have these subjective prerequisites in their practice…