D’ici quelques jours je commence un séminaire de Medical Hypnosis, je vous ferai un débrief hebdomadaire sur le sujet. Voici quelques points que j’ai pu souligner du livret de cours.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Comme abordé dans la capsule d’hier (https://youtu.be/P9SHnG1hA4U), les sites de rencontre blessent un grand nombre de leurs utilisateurs. Si initialement, avec l’arrivée de Meetic, les rencontres en ligne étaient perçues comme étranges et presque malsaines, elles sont désormais devenues la norme.
Cependant, il y a vingt ans, les rencontres en ligne étaient plutôt légères et pouvaient déboucher sur de belles histoires. Aujourd’hui, avec l’établissement de codes spécifiques, et l’accumulation de retours d’expérience, nous assistons à l’émergence d’une stratégie de séduction visant des objectifs variés, allant de la recherche de relations sexuelles, au besoin de se sentir désiré, et à la volonté de construire quelque chose à moyen terme.
Des millions d’utilisateurs fréquentent ces sites et, bien que les succès des applications soient parfois mis en avant, le plus souvent, de petites blessures s’accumulent. Entre les attentes démesurées dues au temps passé derrière les écrans avant de se rencontrer, ou les projections idéalisées. Quand une rencontre, ou même un simple échange, se termine par un ghosting ou un rejet. Quand, après des dizaines de messages, il y a un vide.
Les attentes, les désirs et surtout la capacité à croire, à s’investir et à construire, s’érodent de plus en plus jusqu’à atteindre un point de rupture, générant un sentiment d’isolement ou de revanche.
Les applications créent des maux qui semblent peu visibles ou peu pris en compte, car tout cela est devenu normal. Nous devons comprendre comment cela fonctionne, et savoir qu’au mieux 80% des échanges n’aboutissent à rien, ou au pire, à un surcroît de charge émotionnelle destructive. Même s’il reste 20% de positif, il est aussi possible que cela ne dure pas (ce qui est normal dans les relations), ou que le désir de voir s’il n’existe pas mieux réapparaisse, une fois que la confiance en soi est restaurée.
Cette peur de l’autre, de la rencontre, du désir, ces obstacles et ces barrières que le numérique peut amplifier, affectent et transforment les relations, les mutant en jeux, en stratégies que les PUA dès les années 90 (Ross Jeffries) avaient commencé à développer.
Oser la simplicité et laisser de côté les attentes pour voir ce qui peut se développer ou s’arrêter, en réduisant le temps passé devant l’écran et en privilégiant le temps réel, peut nous aider à revenir à la réalité et non plus à l’image d’un idéal.
Pank’s Reflections / Snapshot #168: The Damage Caused by Dating Sites
As discussed in yesterday’s video (https://youtu.be/P9SHnG1hA4U), dating sites harm a large number of their users. Initially, with the arrival of Meetic, online dating was perceived as strange and almost unhealthy, but it has now become the norm.
However, twenty years ago, online dating was rather light-hearted and could lead to beautiful stories. Today, with the establishment of specific codes and the accumulation of experiences, we are witnessing the emergence of a seduction strategy targeting various objectives, ranging from seeking sexual relationships, the need to feel desired, and the intention to build something in the medium term.
Millions of users frequent these sites and, although the successes of the apps are sometimes highlighted, more often, small wounds accumulate. Between the unreasonable expectations due to the time spent behind screens before meeting, or the idealized projections. When a meeting, or even a simple exchange, ends in ghosting or rejection. When, after dozens of messages, there is a void.
Expectations, desires, and especially the ability to believe, to invest, and to build, erode increasingly until reaching a breaking point, generating a feeling of isolation or revenge.
The apps create woes that seem barely visible or taken into account, as all this has become normal. We must understand how it works and know that, at best, 80% of exchanges lead to nothing, or at worst, to an increase in emotional strain. Even if there’s 20% positivity, it’s also possible that it won’t last (which is normal in relationships), or the desire to see if there’s something better reappears, once self-confidence is restored.
This fear of the other, of meeting, of desire, these obstacles, and barriers that digital can amplify, affect and transform relationships, turning them into games, into strategies that the PUA since the 90s (Ross Jeffries) had begun to develop.
Daring simplicity and setting aside expectations to see what can develop or stop, by reducing screen time and prioritizing real-time, can help us return to reality and not just the image of an ideal.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
De nombreux passionnés, après des décennies dédiées aux arts martiaux, ont embrassé le rôle d’instructeur ou de professeur. Bien que les fédérations proposent des formations et des diplômes pour apprendre à enseigner, exceller en tant que professeur reste un défi.
L’efficacité d’un enseignant fluctue ; il arrive que nous traversions des périodes moins brillantes. Souvent, nous peinons à nous détacher des méthodes éprouvées durant notre propre formation, persistant à enseigner selon des approches désuètes par attachement à la tradition martiale.
Avec le temps, cette rigidité peut s’avérer problématique, surtout pour les pratiquants loisirs. Il est crucial de remettre en question les anciennes méthodes et de s’informer sur les avancées scientifiques en matière d’entraînement sportif.
Nos personnalités et notre vision des arts martiaux peuvent également limiter nos élèves. Certains peuvent se sentir mal à l’aise avec la culture du dojo ou l’approche de l’enseignant, ne trouvant pas leur place.
L’enseignement ne saurait être uniforme ; notre personnalité influence inévitablement l’ambiance de notre école. Comme lors d’une rencontre, fréquenter un dojo révèle ses qualités et ses défauts. En tant qu’enseignants, nous devons être attentifs aux retours et réactions, sachant que le rôle de l’expert ne confère pas seulement le pouvoir de transmettre des connaissances, mais aussi celui de comprendre et d’ajuster notre enseignement aux besoins des élèves.
Observer et comprendre les attentes des élèves, répondre à leurs besoins et personnaliser les séances pour favoriser la progression et le plaisir de tous est essentiel.
Nous sommes imparfaits, sujets à l’erreur, mais l’essentiel est de partager notre passion pour les arts martiaux, en espérant que nos élèves poursuivent leur chemin avec ou sans nous.
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Je fais suite à la capsule de ce matin : https://youtu.be/0_-if82HfTM. Nous assistons à une forme de censure du mot, phénomène récurrent dans nos sociétés. Autrefois, les mots interdits étaient dictés par la religion. Aujourd’hui, ce sont les médias, qu’ils soient sociaux ou nationaux, qui imposent leurs tabous. Certains mots ne peuvent être prononcés sans risquer un procès, une interdiction de publication, ou même la démonétisation.
Cela pourrait sembler anodin puisqu’il suffirait de trouver des périphrases ou des synonymes. Cependant, un mot a un sens spécifique qui peut éveiller les consciences et révéler des liens de cause à effet cruciaux, comme nous le voyons régulièrement en Hypno-Analyse.
Prenons l’exemple du mot « gros ». Il décrit un fait, une réalité, un volume, à l’instar des mots « grand » ou « petit ». Il n’y a rien d’émotionnel, aucune structure de pouvoir ou de domination dans son usage.
Cependant, ces dernières années, dire à quelqu’un qu’il est gros semble être devenu une insulte. Mais dire à quelqu’un qu’il est blond ou grand est-il insultant ? De nouveaux néologismes ont émergé, comme « grossophobie », qui sont surutilisés.
Refuser d’admettre un fait tel qu’être gros, et continuer à chercher des synonymes ou des analogies, empêche de reconnaître la réalité. Sans la bonne information ou le bon diagnostic, comment pouvons-nous pleinement appréhender le réel ? Si nous n’utilisons pas les mots justes pour décrire les choses, le basketball ou le handball pourraient simplement être réduits à des jeux de balle rebondissante.
Nous n’offrons pas une vraie perception du réel. Dire d’une personne qu’elle est solide, potelée, en surpoids ou obèse n’a pas le même sens. Et cette personne pourrait être un bodybuilder, un géant, ou simplement malade.
Il est temps d’oser dire les choses comme elles sont, et de ne surtout pas accepter la censure, quitte à être critiqué. Utiliser les mots justes peut ouvrir des voies de compréhension et de comportements appropriés.
Pank’s Reflections / Snapshot #167: « You’re fat »… No, it’s not an insult
Following this morning’s video: https://youtu.be/0_-if82HfTM. We are witnessing a form of word censorship, a recurring phenomenon in our societies. Previously, forbidden words were dictated by religion. Today, it is the media, whether social or national, that impose their taboos. Some words cannot be spoken without risking a lawsuit, a publication ban, or even demonetization.
This might seem trivial since it would suffice to find periphrases or synonyms. However, a word has a specific meaning that can awaken consciences and reveal crucial cause-and-effect links, as we regularly see in Hypno-Analysis.
Take, for example, the word « fat ». It describes a fact, a reality, a volume, just like the words « tall » or « short ». There is nothing emotional, no power structure or domination in its use.
However, in recent years, telling someone they are fat seems to have become an insult. But is telling someone they are blonde or tall insulting? New neologisms have emerged, like « fatphobia », which are overused.
Refusing to admit a fact such as being fat, and continuing to search for synonyms or analogies, prevents recognizing reality. Without the right information or diagnosis, how can we fully understand the real? If we do not use the correct words to describe things, basketball or handball could simply be reduced to bouncing ball games.
We do not offer a true perception of reality. Saying a person is sturdy, chubby, overweight, or obese does not mean the same thing. And this person could be a bodybuilder, a giant, or just sick.
It is time to dare to say things as they are, and especially not to accept censorship, even if it means being criticized. Using the right words can open paths to understanding and appropriate behaviors.
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C’est amusant, en écrivant mon post sur le Judo, cela a réveillé l’instinct et le questionnement que nous avons tous en tant que pratiquants : un style est-il supérieur à un autre ?. Il suffit de faire cela à un judoka pour le battre ou d’attaquer ainsi un karatéka pour le vaincre. Nous sommes naturellement attirés par cette confrontation pour savoir qui est le plus fort.
D’ailleurs, cette notion est bien définie dans notre cerveau. Il existe un programme de base qui est celui de prendre du pouvoir, et cela entraîne bien sûr la quête de puissance mais, plus amusant, l’observation pour savoir qui est le puissant afin de possiblement créer des alliances avec. Je suis un passionné et, ayant pratiqué de nombreux styles, m’étant spécialisé dans certains, je me pose toujours cette question sur l’efficacité dans le combat de rue mais aussi dans le combat interstyle.
Aujourd’hui, et depuis les premiers Vale Tudo dans les années 50 au Brésil et les UFC en 93 aux États-Unis, nous avons globalement une idée de ce qui fonctionne bien et moins bien. Je ne sais pas pour vous, mais ayant eu la chance d’être de la première génération de MMA, j’allais défier les autres styles dans les dojos avec mon petit BJJ, et ça fonctionnait à tous les coups. Normal, nous n’étions pas dans l’ère actuelle où même un boxeur a parfois la notion de sprawl.
Alors oui, on peut toujours supposer qu’il suffit de faire ceci ou cela pour vaincre tel ou tel style, mais s’il y a un point essentiel à prendre en compte, outre la compétence du combattant, c’est de savoir si l’école de combat pratique beaucoup de sparrings, à minima des travaux d’opposition. Ce qui rend le Jiujitsu/Luta, le MMA, le Muay Thai, les boxes, les luttes, le Judo/Sambo efficaces, et bien plus que de nombreux styles traditionnels ou de self-défense, c’est la répétition à chaque cours de devoir placer des coups ou du grappling sur des personnes qui résistent pleinement.
Le réel du combat ne se fait pas sur des répétitions statiques, qui nous permettent d’apprendre, mais dans l’application dans des cas où l’opposant souhaite aller dans une autre direction. Si aujourd’hui, vous avez encore des questions sur l’interstyle, internet est plein de défis et de combats entre disciplines, sans compter les premières années de NHB/MMA où chacun était spécialisé. La réponse est connue. Et si vraiment vous doutez, allez défier avec respect un autre style et voyez le résultat, c’est toujours sympa pour connaître l’efficacité de nos pratiques.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il pourrait sembler contre-intuitif, surtout dans le domaine de l’accompagnement thérapeutique, de chercher l’échec. Après tout, les clients viennent chercher des solutions et des succès, pas des échecs. Il semble logique de vouloir éviter cette phase à tout prix.
Cependant, tant dans le sport que dans la rééducation physique, la recherche de l’échec musculaire est un indicateur de progrès. Cette démarche s’inscrit dans la notion d’antifragilité. En touchant nos limites, nous nous donnons la possibilité de nous renforcer et de repousser ces mêmes limites.
Expliquer à nos clients que nous cherchons l’échec peut paraître absurde. Pourtant, c’est une pratique courante dans la questiosophie, où, à travers un enchaînement de questions ou de demandes de précisions, nous amenons le client à dépasser son récit habituel, révélant ainsi de nouvelles perspectives.
L’hypnose, par nature, mène souvent à l’échec d’un souvenir ou d’une sensation, provoquant une saturation des rationalisations et des automatismes de pensée. Cette saturation, en atteignant des limites presque absurdes, ouvre de nouveaux champs de perception pour le client.
Atteindre nos limites, et se retrouver dans une situation où nous ne contrôlons plus ce qui se passe, peut révéler une autre réalité, parfois difficile à accepter. C’est comme les athlètes qui réalisent qu’ils ne peuvent pas surpasser un certain poids, niveau ou adversaire.
C’est précisément en atteignant cette limite que nous pouvons découvrir des options et tirer des leçons qui, tout en renforçant progressivement (il ne s’agit pas de tout brusquer, au risque de se blesser), nous permettent de voir l’échec sous un autre jour.
Permettre à nos clients de voir l’échec, non pas comme un signe d’incompétence mais comme la découverte d’une limite et donc l’acquisition de nouvelles informations, offre la possibilité d’aborder l’idée de l’échec, si taboue dans notre société obnubilée par le succès, d’une manière différente.
It might seem counterintuitive, especially in the field of therapeutic support, to seek out failure. After all, clients come looking for solutions and success, not failure. It seems logical to want to avoid this phase at all costs.
However, both in sports and in physical rehabilitation, the pursuit of muscle failure is an indicator of progress. This approach falls under the concept of antifragility. By reaching our limits, we give ourselves the opportunity to strengthen and push back these very limits.
Explaining to our clients that we are seeking failure may seem absurd. Yet, it’s a common practice in question philosophy, where, through a series of questions or requests for clarification, we lead the client to go beyond their usual narrative, thus revealing new perspectives.
Hypnosis, by its nature, often leads to the failure of a memory or a sensation, causing a saturation of rationalizations and thought automatisms. This saturation, when reaching almost absurd limits, opens new fields of perception for the client.
Reaching our limits, and finding ourselves in a situation where we no longer control what happens, can reveal another reality, sometimes hard to accept. It’s like athletes realizing they cannot surpass a certain weight, level, or opponent.
It is precisely by reaching this limit that we can discover options and lessons that, while gradually strengthening (it’s not about rushing things, at the risk of injury), allow us to view failure in a different light.
Allowing our clients to see failure, not as a sign of incompetence but as the discovery of a limit and therefore the acquisition of new information, offers the possibility to approach the idea of failure, so taboo in our society obsessed with success, in a different way.