Nous avons l’habitude dans le cadre de l’hypnothérapie d’éviter l’échec. Pourtant dans le sport ou la kinésithérapie, l’échec est un élément fondamental pour le succès.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est fascinant de constater que, malgré leur forte compétitivité, de nombreux judokas semblent sous-estimer la dangerosité de leur discipline. Il est presque surréaliste d’entendre certains pratiquants exprimer leurs inquiétudes face à des karatékas ou des boxeurs, ignorant la redoutable efficacité de leur propre art.
Le judo est, en effet, l’un des systèmes les plus à même de causer des dommages significatifs lors d’affrontements interstyles ou dans des situations réelles de confrontation. Kano Sensei serait fier de savoir que son art est perçu comme un sport parmi d’autres, tout en ayant réussi à éloigner sa dimension bujutsu initiale.
Le judo s’est transformé en une voie (DO) où la notion de combat et de self-défense (Goshin) a été reléguée à quelques katas spécifiques. Cependant, dans un contexte de confrontation réelle, les techniques de saisie et de projection du judo, comme l’Uchimata, Uranage ou même seoi, peuvent s’avérer décisives, permettant non seulement de neutraliser un adversaire mais aussi de gérer potentiellement un second agresseur, contrairement au Jiujitsu.
Les projections visent explicitement à infliger des blessures, à briser une articulation, voire à mettre KO l’adversaire. Bien que l’apprentissage des Ukemi (chutes contrôlées) puisse donner une impression de sécurité, la réalité d’une chute sur le béton est radicalement différente de celle sur un tatami.
Le judo se pratique en opposition, nécessitant des centaines d’heures dédiées à maîtriser des adversaires agressifs et puissants. Pour ceux qui trouvent que le combat ne se conclut pas à leur avantage, le judo offre également des techniques de soumission dynamiques qui peuvent servir de transitions efficaces.
La capacité à établir un grip (kumikata) est particulièrement problématique pour quiconque porte un vêtement ou un gi. La maîtrise des saisies par les judokas est incomparable, rendant difficile toute tentative de riposte par frappes dès qu’ils parviennent à déséquilibrer leur adversaire pour initier une projection dévastatrice.
Chers judokas, soyez fiers de votre art martial. Si jamais vous doutez de son efficacité “moderne”, souvenez-vous que nos homologues russes ont conservé la philosophie originelle du judo avec une liberté accrue dans la pratique du Sambo. Une exploration de cette discipline pourrait s’avérer enrichissante.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Sur la capsule de ce matin, je reviens sur cette belle légende qui dit que nous ne pouvons pas tout faire faire à des personnes en transe. On aime depuis des années expliquer qu’un observateur caché nous protège à ne pas faire ce que nous ne voulons pas. Double sortie exquise qui dit en somme que si on fait cette chose sans intervention de notre observateur, c’est que nous adhérons.
Seulement, le conditionnement, le système technique de l’hypnose et les éléments contextuels, vont être des leviers d’influence qui vont souvent chercher des éléments instinctifs ou des biais pour orienter de plus en plus vers un résultat souhaité.
Bien sûr, il peut être difficile et laborieux de mettre en place ce type d’objectif, mais les doubles langages, les paradoxes et surtout les ambiguïtés, utilisés à répétition et dans des cadres spécifiques, peuvent entraîner à faire croire que nous souhaitons quelque chose alors qu’en fait c’est une direction orientée par autrui. La version commune est le marketing et les actes d’achats absurdes de beaucoup de personnes qui ne voulaient rien acheter. Et certains s’endettent même pour se rendre compte que ce sont des produits qu’ils ne voulaient pas.
Dans les agressions sexuelles, si le prédateur sait en plus sélectionner sa proie, il va prendre celle qui est la plus suggestible ou qui pour une raison ou une autre met son agresseur en figure d’autorité. Nous le savons et l’hypnose de rue et scène, le montre à des milliers de spectateurs, selon les cadres, il y a des personnes plus suggestibles que d’autres. Si nous trouvons les éléments motivationnels des “sujets” (et je garde volontairement ce mot), alors nous pouvons y associer des émotions, sensations et expectatives qui peuvent faire accepter des suggestions et des actes d’agression.
La partie de la communauté hypnose qui nie cela est soit hypocrite, soit incompétente. On peut faire faire des choses à des personnes et elles sont certaines que c’est elles qui sont les décisionnaires… On le voit tous les jours en cabinet. Alors, jouer avec les pulsions sexuelles et ce qui peut y être associé comme l’amour, la tendresse ou l’attention, n’est pas particulièrement difficile.
Et je ne parle pas ici de cette sale suggestion de sélection des souvenirs si utilisée et même enseignée aux bases de l’hypnose…
Pank’s Reflections / Snapshot #165: Rape under Hypnosis, Let’s Stop the Lies
In this morning’s capsule, I revisit this beautiful myth that claims we cannot make people do everything while they are in a trance. For years, we’ve liked to explain that a hidden observer protects us from doing what we do not want to do. It’s a double escape that essentially says if we do something without our observer’s intervention, it means we consent.
However, conditioning, the technical system of hypnosis, and contextual elements, will be levers of influence that often seek instinctual elements or biases to steer increasingly towards a desired outcome.
Of course, it can be difficult and laborious to implement this type of objective, but double languages, paradoxes, and especially ambiguities, used repeatedly and in specific frameworks, can lead to the belief that we want something when, in fact, it is a direction steered by someone else. The common version is marketing and the absurd purchase acts of many people who wanted to buy nothing. And some even go into debt only to realize that these are products they did not want.
In sexual assaults, if the predator additionally knows how to select his prey, he will choose the one who is most suggestible or who, for one reason or another, sees his aggressor as an authority figure. We know this, and street and stage hypnosis show it to thousands of spectators; depending on the framework, some people are more suggestible than others. If we find the motivational elements of the « subjects » (and I deliberately use this term), then we can associate emotions, sensations, and expectations that may accept suggestions and acts of aggression.
The part of the hypnosis community that denies this is either hypocritical or incompetent. We can make people do things, and they are certain that they are the decision-makers… We see this every day in practice. So, playing with sexual impulses and what can be associated with them, such as love, tenderness, or attention, is not particularly difficult.
And I’m not even talking about that nasty suggestion of memory selection that is so used and even taught at the basics of hypnosis…
C’est vraiment un tabou et un mensonge quand on connait l’hypnose et la suggestibilité de certaines personnes, peuvent entraîner des exploitation négatives de cette belle discipline.
Lorsque j’ai découvert le Kyokushin étant enfant, je pense avoir été séduit par le marketing entourant cette discipline. Je me rappelle qu’en 1998, alors que j’avais déjà commencé à me mesurer au Combat Libre, j’étais surpris de constater l’absence de coups portés au visage dans la pratique. Il existait une réelle dissonance entre l’image que je m’étais faite du « karaté le plus fort » et la réalité des combats.
Cependant, il est indéniable que les entraînements visaient à pousser les limites de l’endurance, ce qui était extrêmement éprouvant ! En me plongeant dans les écrits sur le karaté de Sosai Oyama, je suis retombé sur les récits de combats sans règles. Il est important de noter que le dojo d’Oyama a ouvert ses portes en 1956 et que tous les pratiquants étaient déjà versés dans d’autres arts martiaux, souvent issus du Goju, tout comme Oyama et Kurosaki.
Il est vrai que les frères Oyama et d’autres membres de la première génération mentionnaient que les shotei (paumes ouvertes) étaient autorisés. Je n’ai rien trouvé concernant l’utilisation de poings fermés. Si tous les autres types de coups semblaient permis, mes lectures sur le kinkeri (coup de pied bas) étaient limitées. Les projections, en revanche, étaient monnaie courante, indiquant une pratique riche en saisies.
Saiko Oyama, après une pause dans sa pratique martiale et son retour en 1966, a remarqué que les randoris (pratiques de combat libre) avaient évolué : il n’était plus permis de frapper le visage avec des shotei. En moins de dix ans, Sosai Oyama a délaissé le combat libre au profit d’une approche plus conventionnelle du Kyokushin, dans l’espoir qu’en 1969, les karatékas soient capables de combattre en visant uniquement le corps, pour le premier championnat du Japon. Cette évolution avait pour but de démontrer la résilience et la force des pratiquants.
Comme je l’ai déjà mentionné, il n’était pas nécessaire d’être shodan (ceinture noire) en Kenjutsu et Judo pour obtenir son Shodan en Kyokushin. Durant les premières années, certains combattants progressaient plus rapidement dans les grades…
Nous sommes des êtres complètement subjectifs. Le problème est que nous pensons souvent être objectif, ce qui fait que nous pouvons tourner en rond sans trouver de solution aux malaises.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Suite à ma réflexion matinale, il apparaît essentiel de démystifier l’idée de toute-puissance souvent associée à l’autosuggestion. Bien que la répétition d’un dialogue interne négatif puisse effectivement nuire à notre bien-être, l’inverse n’est pas systématiquement vrai pour tous. Joseph Murphy, José Silva, et Émile Coué ont avancé que grâce à une focalisation et répétition constantes, il est possible de générer des changements ou résultats remarquables. Silva souligne l’importance de combiner désir, croyance, et attente positive. Cependant, il est crucial de reconnaître que cela n’est pas une panacée.
L’émergence du coaching et de la PNL a donné l’impression qu’il suffirait de programmer notre subconscient pour atteindre nos objectifs. Or, nos capacités, bien que vastes, sont limitées et nos aspirations ne correspondent pas toujours à nos véritables besoins, qu’ils soient physiques, psychiques ou émotionnels. Nous ne sommes pas uniquement le produit de nos pensées ; nous sommes également faits de chimie et de variables concrètes qui ne peuvent être modifiées si le bénéfice réel n’est pas nettement supérieur à notre état actuel, parfois dissonant.
Nous devrions nous positionner en tant qu’expérimentateurs, à la recherche des formules et aspects sur lesquels nous pouvons influer. À l’image de la musculation, certains ne verront jamais de transformation significative de certaines parties de leur corps, malgré de légers progrès. Nous sommes faits de forces et de faiblesses, et croire que l’autohypnose ou tout autre système de transe et d’autosuggestion peut tout transformer relève de l’illusion.
Adoptons le principe TOTE : testons des autosuggestions pendant 7 ou 10 jours et évaluons objectivement les améliorations. En l’absence de progrès, il convient d’explorer d’autres stratégies.
Pank’s Reflections / Snapshot #164: Limits and Autosuggestion
Following my morning reflection, it seems essential to demystify the notion of omnipotence often associated with autosuggestion. While the repetition of a negative internal dialogue can indeed harm our well-being, the opposite is not systematically true for everyone. Joseph Murphy, José Silva, and Émile Coué have suggested that through constant focus and repetition, it is possible to generate remarkable changes or results. Silva emphasizes the importance of combining desire, belief, and positive expectation. However, it is crucial to acknowledge that this is not a cure-all.
The rise of coaching and NLP has created the impression that merely programming our subconscious is enough to achieve our goals. Yet, our capacities, though extensive, are limited, and our aspirations do not always align with our true needs, whether physical, psychological, or emotional. We are not solely the product of our thoughts; we are also made of chemistry and concrete variables that cannot be changed unless the real benefit significantly outweighs our current state, sometimes dissonant.
We should position ourselves as experimenters, searching for formulas and aspects we can influence. Just like in bodybuilding, some may never see significant transformation in certain parts of their body, despite slight progress. We are made of strengths and weaknesses, and believing that autohypnosis or any other system of trance and autosuggestion can transform everything is an illusion.
Let’s adopt the TOTE principle: test autosuggestions for 7 or 10 days and objectively assess the improvements. In the absence of progress, it is appropriate to explore other strategies.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Hier, j’ai participé au Championnat de France de Kmix, représentant le Kyokushinkai et la Luta BJJ. L’Institut National de Judo était aux couleurs du Karaté, avec des cages de MMA installées. J’ai discuté avec The Snake, et il partageait mon avis : voir des cages, du MMA, et des participants de tous âges sous l’égide d’une grande fédération, surtout après les débuts chaotiques de la discipline, est impressionnant.
Ma première compétition en « MMA » en 1998 était en Lutte Contact, En 2000, avec le Roninkai, devenu RNK (fondé avec Akio Long), nous avons remporté le premier Championnat de France de Pancrace. Pouvoir encore combattre 26 ans plus tard est incroyable, et pour cela, merci à la FFK et à ses représentants de Kmix.
L’organisation est excellente, comme pour la coupe de France, mais un aspect crucial doit être amélioré : l’arbitrage. Dans un de mes matchs, j’ai senti le coude de mon adversaire craquer avant qu’il ait le temps de taper, et l’arbitre aurait pu intervenir un peu avant.
J’ai également constaté lors d’autres combats des reprises après des KO debout suite à un coup « interdit ». Si les KO font partie du sport, il est crucial de prendre en compte les différents types et l’importance des TKO pour la protection des athlètes.
Avec les jeunes, j’ai apprécié qu’un arbitre mobile autour de la cage intervienne rapidement lors de soumissions contre la cage. Je me demande comment on pourrait avoir des arbitres plus familiers avec les spécificités du MMA.
Possiblement avec une approche similaire à celle du judo : si la FFK instaure une ceinture noire de Kmix, exiger un module arbitrage. Ainsi, ceux qui ont été formés et ont combattu en Kmix comprendront les risques et permettront l’émergence de nouveaux arbitres pour améliorer la qualité des compétitions.
Le Kmix offre un potentiel fantastique pour les jeunes, ouvrant la voie vers le MMA amateur puis professionnel. Il est crucial de maximiser la sécurité tout en permettant aux combattants de tous âges de s’exprimer pleinement.