Réflexions de Pank / Instantané #522 : L’Impact des Mots : De la Haine à la Violence

La haine et la violence passent par les mots. Comme je vous en faisais part sur une de mes dernières capsules, je trouve que l’on met beaucoup en avant la violence physique qui peut entraîner blessures et mort, mais qu’on prend un peu moins en compte l’importance du mot, du verbe et de la sémantique.

Régulièrement, je reviens sur le fait qu’on n’utilise pas les bons mots ou qu’on crée des néologismes qui ne sont pas encore remplis d’une histoire et d’un sens. Aujourd’hui, par rapport aux différents faits d’actualité, les politiques mettent en avant le dialogue, l’utilisation du verbe, du mot pour échanger avec des personnes ou des tendances qui sont contraires à ce que l’on a comme valeurs ou croyances.

 À ce moment-là, je trouve que le politique ou la personne d’influence ne prend pas en compte sa propre violence, et pire encore, le fait qu’il soit initiateur de haine et de sa conséquence. Combien de politiques ou de personnes que l’on voit dans les médias ou sur les réseaux sociaux, qui ont un auditoire qui attend ces mots, vont directement viser, peut-être même attaquer, voire insulter des personnes avec qui ils n’adhèrent pas ?

 C’est à partir de ces mots, à partir de ces invectives que l’on retrouve des conséquences, comme un glissement entre le sommet et sa base électorale ou simplement fanatique (followers), qui se font l’écho de ce qui a été dit, autant par le verbe, par le numérique que par le corps.

 S’il existe des discours, c’est que les mots sont choisis et orientés pour éveiller les émotions et les actions de ceux qui les écoutent.

Alors, quand on va critiquer les groupes violents, ce qui est naturel, il faudrait aussi critiquer ceux qui utilisent le mot pour créer cette violence.

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Pank’s Reflections / Snapshot #522 : The Impact of Words: From Hatred to Violence

Hate and violence pass through words. As I mentioned in one of my recent capsules, I find that physical violence, which can lead to injury and death, is often highlighted, but the importance of words, verbs, and semantics is given less consideration.

Regularly, I come back to the fact that we don’t use the right words or that we create neologisms that are not yet imbued with history and meaning. Today, in relation to current events, politicians emphasize dialogue, the use of verbs, of words to exchange with people or tendencies that are contrary to our values or beliefs. At that moment, I find that the politician or influential person does not take into account their own violence, and even worse, the fact that they are instigators of hatred and its consequences.

 How many politicians or people we see in the media or on social networks, who have an audience waiting for these words, will directly target, perhaps even attack, or even insult people with whom they disagree? It is from these words, from these invectives, that we find consequences, such as a shift between the top and its electoral or simply fanatical base (followers), who echo what has been said, both through words, digitally, and physically.

 If discourses exist, it is because words are chosen and oriented to awaken the emotions and actions of those who listen to them.

So, when we criticize violent groups, which is natural, we should also criticize those who use words to create this violence.

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Réflexions de Pank / Instantané #521 : Le Poids des Compensations

Surveiller les compensations est essentiel. Il peut être assez étonnant de se rendre compte que beaucoup de conflits mondiaux ou interpersonnels sont issus de compensations. Quand on parle de compensation, c’est souvent qu’il y a eu, à l’origine, une sensation de sentiment d’infériorité, d’incapacité, voire d’impuissance. Cette sensation amène une population ou un individu à vouloir sortir de cette condition et, pour ce faire, à trouver un moyen où il pourra compenser ce qu’il a la sensation d’avoir perdu ou ce qu’il a réellement perdu.

Selon ce principe, nous voyons des populations entières, des pays, qui vont compenser des meurtres, des guerres, des destructions par l’invasion ou la destruction d’autres pays. C’est comme s’ils voulaient se venger, mais plus psychologiquement, compenser ce qu’ils ont perdu par le passé. Nous pouvons observer la même chose d’un point de vue individuel.

De nombreuses personnes veulent se venger, veulent compenser des conditions sociales, économiques ou familiales qui ont été problématiques pour elles. Elles peuvent alors trouver soit une lutte face à un système, soit tenter de « hacker » ce système, voire attaquer des individus du système. Ces actions deviennent des exutoires pour toute l’énergie qui a été refoulée.

Malheureusement, cela peut mener à des agressions, voire à des meurtres. On ne prend pas suffisamment en compte cette notion compensatoire. On ne prend pas assez en considération ces sentiments d’infériorité qui amènent tant de personnes à agir non pas consciemment, mais complètement avec leur subconscient. Leurs actes sont fondamentalement issus d’eux-mêmes, mais ne sont pas volontaires au début de l’action ; c’est juste une libération de ce qui a été refoulé pendant tellement d’années. Par la suite, ces actions seront rationalisées pour expliquer la raison intelligible pour laquelle les actes sont commis, pourquoi les barbaries sont mises en avant et pourquoi la mort des autres ne les touchera même pas.

Il peut être intéressant que, tant nos systèmes que nos individualités, prennent en compte ce que nous sommes en train de compenser dans différents domaines de nos vies. Cela permettrait éventuellement d’éviter d’aller vers une surcompensation destructrice, voire mortuaire.

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Pank’s Reflections / Snapshot #521  :The Weight of Compensations

Monitoring compensations is essential. It can be quite astonishing to realize that many global or interpersonal conflicts stem from compensations. When we talk about compensation, it often means that there was, originally, a feeling of inferiority, incapacity, or even powerlessness. This feeling leads a population or an individual to want to escape this condition and, to do so, to find a way to compensate for what they feel they have lost or what they have genuinely lost.

According to this principle, we see entire populations, countries, compensating for murders, wars, destructions through the invasion or destruction of other countries. It’s as if they want revenge, but more psychologically, to compensate for what they lost in the past. We can observe the same thing from an individual perspective.

Many people want revenge, want to compensate for social, economic, or family conditions that were problematic for them. They may then either fight against a system, try to « hack » that system, or even attack individuals within the system. These actions become outlets for all the repressed energy.

Unfortunately, this can lead to aggression, or even murder. This compensatory notion is not sufficiently taken into account. These feelings of inferiority, which lead so many people to act not consciously but entirely with their subconscious, are not given enough consideration. Their actions are fundamentally stemming from themselves but are not voluntary at the beginning of the action; it’s just a release of what has been repressed for so many years. Subsequently, these actions will be rationalized to explain the intelligible reason why the acts are committed, why barbarities are highlighted, and why the death of others will not even affect them.

It can be interesting for both our systems and our individualities to take into account what we are compensating for in different areas of our lives. This would potentially help avoid destructive, even deadly, overcompensation.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #513 : Les arts martiaux politisés

Les rixes et combats violents, voire mortels, font partie de l’histoire des arts martiaux. Nous pouvons facilement oublier que les boxes ou les luttes, sans même parler des armes, ont pour objectifs le combat, la domination physique et psychologique sur les opposants.

Quand on lit ce qui se passe régulièrement, avec des conséquences comme la mort de groupes politiques des deux côtés de l’échiquier, c’est malheureusement ce à quoi le combat peut mener.

Et les arts martiaux sont souvent associés à des idées nationalistes. On l’oublie parfois avec la mondialisation des systèmes et des cultures, mais pour reprendre le Japon pour exemple, le Shorinji Kempo de So Doshin a réussi sa diffusion initiale avec deux éléments clefs. Aider les jeunes hommes de la nation nippone (qui était, pour rappel, membre de l’Axe) à être plus solides et pouvoir aider la nation et également, dans un deuxième temps, à partir des années 50-60, s’inscrire dans le monde scolaire et universitaire.

Les membres du Shorinji étudiants se trouvaient dans toutes les universités et étaient au service de mouvements nationalistes. Pendant les années 68, ils utilisaient leurs connaissances pour cogner les franges plus à gauche des étudiants (cf. la guerre avec le Kyokushin dont je vous parlais).

Si un dojo cherche une neutralité, avec un uniforme et une conformité, il est aussi important de connaître l’intention des fondateurs (qui peuvent évoluer) et aussi prendre conscience que ce qui est enseigné pourra être utilisé avec des intentions idéologiques et politiques pour agresser ceux qui ne pensent pas pareil ou pour obtenir des biens divers.

Les sports de combat ne sont pas une discipline neutre et entraînent dans le quotidien des conséquences possibles. Oui, il n’y a pas besoin d’arts martiaux pour se battre, mais beaucoup de groupes politisés se forment désormais en MMA, en plus du matériel qu’ils vont avoir lors de « meetings ».

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Martial Reflections of a Hypnofighter #513: Politicized Martial Arts

Brawls and violent, even deadly, fights are part of the history of martial arts. We can easily forget that boxing or wrestling, not to mention weapons, have the objectives of combat, physical and psychological domination over opponents.

When we read what regularly happens, with consequences such as the death of political groups on both sides of the spectrum, this is unfortunately what combat can lead to.

And martial arts are often associated with nationalist ideas. We sometimes forget this with the globalization of systems and cultures, but to take Japan as an example, So Doshin’s Shorinji Kempo achieved its initial spread with two key elements. Helping young Japanese men (who, let’s remember, were members of the Axis) to be stronger and able to help the nation and also, in a second phase from the 1950s-60s, integrating into the school and university world.

Student members of Shorinji were found in all universities and served nationalist movements. During the 1968 years, they used their knowledge to beat up the more left-leaning fringes of students (cf. the war with Kyokushin I mentioned).

If a dojo seeks neutrality, with a uniform and conformity, it is also important to know the founders’ intentions (which can evolve) and also to realize that what is taught can be used with ideological and political intentions to attack those who do not think similarly or to obtain various goods.

Combat sports are not a neutral discipline and lead to possible daily consequences. Yes, there is no need for martial arts to fight, but many politicized groups are now forming in MMA, in addition to the equipment they will have during « meetings. »

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Réflexions de Pank / Instantané #513 : Harcèlement ou agression ? Le poids des mots.

Nous observons malheureusement trop fréquemment ces jeunes victimes de harcèlement scolaire ou en ligne, qui décident de mettre fin à leurs jours. Les médias et les ministères abordent ces événements tragiques en employant le terme « harcèlement ». Pourtant, notre législation reconnaît les agressions verbales et physiques. Il existe même cette notion de « série d’agressions ».

Pour le citoyen lambda, l’impact du mot « agression », ou même de « violence en réunion » (que je sais être une qualification juridique spécifique), permet de considérer la situation non pas comme des taquineries ou des « piques », mais comme des actions volontaires d’une personne ou d’un groupe visant à faire du mal physiquement ou psychiquement, et à détruire la santé mentale d’un individu.

Si les ministères, qui doivent nommer les choses, ne le font pas correctement, comment voulez-vous que la population prenne conscience de la violence du harcèlement ? Imaginez-vous, au quotidien, en allant au travail ou en rentrant chez vous pendant des semaines, être bousculé par des gens, parfois frappé, souvent insulté et humilié, et ce, avec des violences sexistes et sexuelles, tant dans les discours que dans les gestes.

Considéreriez-vous cela comme un « simple » harcèlement ? Ce n’est pas une fragilité des jeunes, c’est une destruction volontaire par des individus des défenses mentales d’une cible. C’est de la violence volontaire avec une intention de nuire, de blesser, de malmener.

En utilisant des mots comme : « suite à une série d’agressions verbales et physiques, le jeune X a mis fin à ses jours », nous, citoyens, ne lirions pas cela comme une brève ou un « fait divers ». Nous pourrions aussi prendre conscience que ce n’est pas juste changer d’école ou de lieu qui apaisera la situation, mais qu’il faut mettre en place, au-delà des sanctions, des mesures psycho-éducatives pour traiter ce qui, en plus de la violence de l’agression, reste un sadisme assumé (souvent filmé et diffusé).

Les mots changent les perceptions et modifient les comportements. Alors pourquoi encore utiliser « harcèlement » plutôt qu’une sémantique plus dure et abrupte, et surtout comprise de tous ?

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 Harassment or Assault? The Weight of Words.

We all too frequently witness these young victims of school or online harassment who decide to end their lives. The media and government ministries discuss these difficult events using the word: harassment. However, our legislation recognizes verbal as well as physical assault. There’s even this notion of a « series of assaults. »

For the average citizen, the impact of the word « assault » or even « group violence » (which I know to be a specific legal qualification) allows for considering the situation not as teasing or jibes, but as voluntary actions by a person or group to cause physical or psychological harm and destroy an individual’s mental health.

If the ministries that should name things correctly fail to do so, how do you expect the population to become aware of the violence of harassment? Imagine yourself daily, going to work or returning home for weeks, being jostled by people, sometimes hit, often insulted and humiliated, and moreover, with sexist and sexual violence in both words and gestures.

Would you consider that « simple » harassment? It’s not a fragility of young people; it’s a voluntary destruction by individuals of a target’s mental defenses. It’s voluntary violence with an intention to harm, injure, and distress.

By using words like: « following a series of verbal and physical assaults, young X ended their life, » we, as citizens, would not read that as a brief news item or a « miscellaneous fact. » We could also realize that merely changing schools or locations will not ease the situation, but rather that beyond sanctions, psycho-educational measures must be implemented to address what, in addition to the violence of the assault, remains assumed sadism (often filmed and broadcast).

Words change perceptions and modify behaviors, so why still use « harassment » rather than a harsher, more abrupt, and above all, universally understood semantic?

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Hypnosophie #1250 / Utiliser les bons mots : le harcèlement est ce de la violence ? une agression ?

Je reviens sur l’importance du mots et surtout l’utilisation parfois étrange de certains mots comme « harcèlement » quand nous voyons que cela mène à certains à la mort. Ne devrions nous pas parler de violence et d’agression ?

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #499 : La loi du plus fort est-elle obsolète ?

​Nous sommes des vendeurs de mensonge, cohérents certes, pour maintenir une paix sociale. Mais nos États modernes, post-Seconde Guerre mondiale, aiment partager l’idée que les alliances font la force pour assurer l’équilibre…

​Puis, nous avons les différents agresseurs, les harceleurs comme les USA, la Russie, la Chine avec leurs alliés, ou plutôt leurs sous-fifres. Ils décident ce qu’est ou non une frontière, un territoire qui leur appartient, ou définissent une « démocratie » tout en démontrant leur domination par la force. Pendant ce temps, les alliances comme l’Europe rentrent à la niche.

​Les valeurs attendues des citoyens – de vous, de nous – par un État, un système ou une éducation, telles que l’écoute et la conciliation, explosent face à l’exemple donné au niveau macro.

​La force et rien que la force. Maduro est un criminel, comme le sont Netanyahou ou Poutine. Un gouvernement qui ne respecte pas les voix de sa démocratie, comme celui de Macron… Ce ne sont juste que des prises de pouvoir par la force : force militaire, médiatique, financière…

​Arrêtons de parler de valeurs, de liberté et de respect. S’il en reste un, c’est bien le seul respect de la force, des armes et de la violence… À quand l’attaque de Formose (Taïwan) ? La destruction de tout ou partie de l’Iran ? Ou peut-être vont-ils rencontrer plus fort qu’eux, comme les Afghans ont pu l’être face aux Russes (ou aux Américains)…

​Merci aussi à nous, États faibles… Continuons de nous soumettre par peur d’être rossés comme à l’époque des récréations, selon la loi admise du plus fort.

​Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

​ Pank’s Reflections / Snapshot #499: Is the law of the strongest obsolete?

​We are sellers of lies, coherent ones certainly, to maintain social peace. But our modern post-World War II states love to share the idea that alliances create strength to ensure balance…

​Then we have the various aggressors, bullies like the USA, Russia, China with their allies, or rather their henchmen. They decide what is or isn’t a border, a territory that belongs to them, or define a « democracy » while demonstrating their domination through force. Meanwhile, alliances like Europe retreat to the doghouse.

​The values expected of citizens – of you, of us – by a State, a system, or an education, such as listening and conciliation, explode when faced with the example set at the macro level.

​Force and nothing but force. Maduro is a criminal, as are Netanyahu or Putin. A government that does not respect the voices of its democracy, like Macron’s… These are just power grabs through force: military, media, financial force…

​Let’s stop talking about values, freedom, and respect. If any respect remains, it is only the respect for force, weapons, and violence… When will the attack on Formosa (Taiwan) happen? The destruction of all or part of Iran? Or perhaps they will encounter someone stronger than themselves, as the Afghans were against the Russians (or the Americans)…

​Thanks also to us, weak States… Let’s continue to submit for fear of being beaten up like on the playground, according to the accepted law of the strongest.

​Take what is good and right for you.

Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #424 : Quand on perd le contrôle

Je ne sais pas si vous avez suivi l’information, mais le fils de Quinton Jackson, Raja, a eu un accès de violence qui pourrait ressembler à des « roid rage ». En tout cas, la conséquence est un véritable carnage sur un catcheur professionnel (Pro Wrestler).

Je trouve que c’est un cas intéressant. Même s’il y avait une tension, dont je ne sais pas si elle venait d’une « feud » de catch ou d’une vraie provocation, la réaction du jeune combattant de MMA a été disproportionnée : pendant un show de catch, il a frappé de toutes ses forces, laissant son adversaire inconscient après plus de 20 frappes « significatives ».

Même si aujourd’hui, l’image du pratiquant d’arts martiaux qui reste zen et en contrôle a changé — la boxe et le MMA ayant plutôt mis en avant les personnes qui « trash talk », se bousculent ou, pire, entraînent leurs « gangs » dans des assauts collectifs lors des conférences de presse — certains comportements deviennent problématiques.

Raja a 25 ans. Ce n’est plus un adolescent sous l’effet des hormones naturelles, ni un enfant issu de situations complexes (même si on ne connaît pas la vie des enfants de stars). Il devrait avoir la maturité et les compétences nécessaires, surtout avec la connaissance de ce que représente l’impact de frappes sur une personne KO, pour se retenir ou minimiser sa colère.

Et je ne dis pas qu’il n’y a pas de raison de se mettre en colère, voire d’en venir aux mains. Je ne suis pas dans ce genre de philosophie. En revanche, il y a une limite entre avoir un coup de sang où, après un bref échange, chacun retourne à ses affaires — en se disant parfois que son attitude n’a pas été la plus intelligente — et se laisser absorber par la rage.

Nous avons chacun nos caractères et nos façons de réagir à l’agression et à l’humiliation (subjective). Mais si l’on pratique des sports de combat, sans pour autant dire que nous sommes des « enfants de chœur », il y a une différence entre une attitude de « correction » et une attitude de destruction issue de sa colère.

Se connaître et parfois partir, plutôt que de se retrouver dans des situations absurdes que l’on regrettera, peut aussi être un objectif dans son parcours martial.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #424: When You Lose Control

I don’t know if you followed the news, but Quinton Jackson’s son, Raja, had an outburst that could resemble « roid rage. » In any case, the consequence was a real carnage on a Pro Wrestler.

I find this to be an interesting case. Even if there was a tension—which I have no idea whether it was for a wrestling feud or a real taunt—the young MMA fighter’s retaliation was disproportionate. During a wrestling show, he struck with full force, leaving his opponent unconscious after more than 20 « significant » strikes.

Even if today we’re more or less beyond the image of the martial arts practitioner who remains zen and in control—with boxing and MMA having highlighted people who trash talk, shove each other, or even lead their « gangs » in collective assaults during press conferences—some behaviors are still becoming problematic.

Raja is 25 years old. He is no longer an adolescent under the influence of natural hormones, nor a child from a complex situation (although we don’t know the lives of celebrity children). He should normally have the competence, especially with the knowledge of what the impact of strikes on a KO’d person represents, to be able to restrain himself or minimize his anger.

And I’m not saying there’s no reason to get angry, or even to come to blows. I’m not into that kind of philosophy. However, there’s a limit between having a moment of anger where, after a brief exchange, everyone goes back to their business—sometimes telling themselves that their attitude wasn’t the smartest—and letting yourself be absorbed by rage.

We each have our own characters and ways of reacting to aggression and (subjective) humiliation. But if we practice combat sports, without saying that we are « choirboys, » there is a difference between an attitude of « correction » and one of destruction born of one’s anger.

Knowing oneself and sometimes leaving, rather than ending up in absurd situations that one will regret, can also be a goal in one’s martial journey.

Take what is good and right for you.

Réflexions de Pank / Instantané #424 : Le pouvoir du non

Pour beaucoup, dire non est difficile, certainement en raison des conséquences possibles que peut avoir l’utilisation d’un tel mot dans différentes situations. Il est possible que l’éducation sanctionnait ce non, qu’il soit juste ou provocant.

Des schémas de comportement (patterns) se sont alors développés, et dire non, juste prononcer trois lettres, peut placer son auteur en marge d’un groupe, comme refuser de prendre une drogue ou de l’alcool avec les autres. Cela peut aussi générer de la violence, verbale ou physique, comme un conjoint qui se sent refusé dans son exigence.

Dire non est si simple et pourtant si compliqué, sans même prendre en compte que, après une lutte, il est prononcé, il arrive des cas où il n’est pas entendu, pas pris en compte, pas respecté.

Si le non existe ou se construit dans son expression, il doit s’imposer, que ce soit mentalement et possiblement physiquement. Il doit pouvoir être fort et assumé, au risque des conséquences que cette négation nous oblige à gérer.

Le non est une lutte, il n’est pas qu’une négation ou un refus. Il est un engagement vis-à-vis de soi, parfois même un acte d’amour, pour soi et pour les autres.

Il n’y a pas de non facile, même si le quotidien rend son utilisation neutre, car le non peut changer une vie, un système, son monde.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #414 : Les blessures graves des combats

L'auteur, Pank, examine la violence des sports de combat professionnels, souvent ignorée par le public, qui réclame toujours plus d'action. Il met en lumière les risques réels, comme les blessures graves, les chocs cérébraux et les conséquences à long terme pour la santé des athlètes, parfois amplifiés par le dopage. Il aborde également la psychologie du combattant, qui entre dans un état de déni pour faire face aux dangers, et le rôle crucial des coachs pour sensibiliser leurs athlètes aux risques.

Les combats professionnels en plein contact peuvent être un spectacle passionnant à regarder, car nous savons que les athlètes sont prêts, capables de se donner corps et âme. Il est parfois étonnant de constater à quel point de nombreux spectateurs n’ont aucune conscience de la violence.

Ils veulent toujours plus d’action, ce qui entraîne des blessures et des coupures. Ils ne cessent de crier quand il n’y a pas assez d’action et exultent lorsqu’un corps inconscient s’effondre au sol. Les athlètes risquent réellement leur vie dans l’arène, et il peut y avoir non seulement la mort, mais aussi toutes ces maladies et problèmes qui pourront poursuivre ces combattants, qui n’ont parfois qu’une vingtaine d’années.

Il y a de plus en plus de pratiquants de haut niveau, et de plus en plus de techniques de dopage qui font que certains encaissent mieux et donnent des coups qui ne sont pas « humains ». On pourrait se dire que tout le monde se dope, donc que cela s’équilibre, mais il y a peu de choses qui ont permis jusqu’à présent d’éviter les chocs et les hématomes au cerveau.

Prendre conscience que ces deux boxeurs s’affrontent avec la possibilité de ne pas pouvoir vivre correctement juste après ou pour les années à venir peut en refroidir beaucoup. Et pourtant, quand nous sommes nous-mêmes sur ces rings ou dans ces cages, nous n’y pensons pas. Nous entrons dans une forme de déni qui nous permet de nous focaliser sur l’instant présent et de vivre un moment intense.

Mettre des mois à récupérer ses mouvements à cause de la casse ou des arrachements est une option que nous ne souhaitons pas envisager. Cela nous pousse à nous faire suffisamment confiance pour monter une fois de plus et affronter encore un adversaire.

En tant que coachs, nous devons aussi rappeler cette réalité à nos combattants de plein contact : même s’ils sont ludiques, les sports de combat restent des sports à risque.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

 Martial Reflections of a Hypnofighter #414: The Serious Injuries of Fighting

Full-contact professional fighting can be an exciting spectacle to watch because we know the athletes are prepared and capable of giving their all, both physically and psychologically. It is sometimes astonishing to see how many spectators are completely unaware of the violence.

They always want more action, which leads to injuries and cuts. They never stop shouting when there isn’t enough action and exult when an unconscious body falls to the ground. Athletes genuinely risk their lives in the arena, and there can be not only death but also all the diseases and problems that can haunt these fighters, who are sometimes only in their twenties.

There are more and more high-level practitioners, and also more and more doping techniques that allow some to withstand blows better and deliver « inhuman » punches. We might think that everyone dopes, so it balances out, but there is little that has so far been able to prevent shocks and hematomas to the brain.

Realizing that these two boxers are fighting with the possibility of not being able to live a normal life immediately afterward or for years to come can put a lot of people off. And yet, when we are on those rings or in those cages ourselves, we don’t think about it. We enter a form of denial that allows us to focus on the moment and live an intense experience.

Taking months to recover movement due to broken bones or tears is an option we do not want to consider. This leads us to trust ourselves enough to step up once more and face an opponent again.

As coaches, we must also remind our full-contact fighters of this reality: even though they are fun, combat sports remain high-risk sports.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #402 : La Violence Acceptée

Le texte explore le paradoxe de la violence acceptée et même valorisée dans les arts martiaux et sports de combat au sein d'une société qui rejette la violence. Il met en lumière la distinction entre la violence physique et les dommages psychologiques/émotionnels souvent impunis. L'auteur suggère que les arts martiaux offrent un cadre où la violence peut être exprimée, guidée et ainsi transformée en outil de maîtrise de soi, permettant aux pratiquants de dépasser la peur et le rejet social de cette force inhérente.

Ce qui est génial dans nos arts martiaux et sports de combat, c’est que la violence est acceptée et même mise en lumière. C’est un paradoxe dans une société qui se veut pacificatrice, mais qui attire des milliers, voire des millions de téléspectateurs, lors d’organisations comme le One FC ou l’UFC.

Le monde, pour des raisons complètement justifiées, souhaite que ses citoyens n’aient pas recours à la violence, mais laisse des entités l’être à leur place. Seulement, la violence n’est pas que physique ; des personnes, qui en apparence ne semblent pas violentes, causent des dégâts psychologiques ou émotionnels sans qu’aucune loi ou justice ne puisse juger cette forme de violence.

Les expressions martiales sont des lieux, tout comme peuvent malheureusement l’être les champs de bataille, où les combattants ont le droit de pleinement exprimer leur violence, pour la faire vivre à leurs observateurs et spectateurs, qu’ils soient fans ou critiques.

C’est une substitution de sa propre expression de violence, parfois étouffée voire niée, qui ressurgit en regardant des combats sanglants ou des matchs de sport qui représentent une identification à son équipe, ou même à son armée, à son camp, où tous les coups sont permis pour vaincre.

Valoriser la violence pour enseigner la justesse de son expression, la capacité de la cadrer pour les occasions nécessaires – entraînements ou compétitions – mène les pratiquants à ne plus avoir peur de cette violence qui, parfois enfant, a pu être « violentée ». Les arts martiaux sont aussi la preuve que la violence n’est pas un problème si elle est guidée et exprimée quand et où il faut.

Nombre de ces combattants sanglants et enragés sont des êtres socialement intégrés, voire considérés comme « adorables ». Ce n’est peut-être pas vrai, juste un masque, mais c’est la preuve que le loup affamé qui a pu se nourrir peut se contrôler et s’adapter à une société où ce qu’il est est la plupart du temps rejeté, sans se sentir mal de cet état de fait.

La violence est, et ne disparaîtra pas ; il est peut-être mieux de l’utiliser et de la diriger que de croire que la paix inquisitrice va l’effacer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank


Martial Reflections of a Hypnofighter #402: Accepted Violence

What’s great about our martial arts and combat sports is that violence is accepted and even highlighted. This is a paradox in a society that prides itself on being peaceful, yet attracts thousands, or even millions, of spectators to organizations like One FC or UFC.

For completely justified reasons, the world wants its citizens not to resort to violence, but allows entities to be violent in their place. However, violence is not just physical; people who seemingly are not violent can cause psychological or emotional damage without any law or justice being able to judge this form of violence.

Martial expressions are places, much like battlefields can unfortunately be, where combatants have the right to fully express their violence, to let their observers and spectators, whether fans or critics, experience it.

It’s a substitution for one’s own expression of violence, sometimes suppressed or even denied, which resurfaces when watching bloody fights or sports matches that represent identification with one’s team, or even one’s army, one’s camp, where all blows are allowed to win.

Valuing violence to teach the correctness of its expression, the ability to frame it for necessary occasions – training or competitions – leads practitioners to no longer be afraid of this violence which, as children, they may have « experienced violently. » Martial arts are also proof that violence is not a problem if it is guided and expressed when and where it is needed.

Many of these bloody and enraged fighters are socially integrated, even considered « adorable » beings. This may not be true, just a mask, but it’s proof that the hungry wolf who has been fed can control himself and adapt to a society where what he is is mostly rejected, without feeling bad about this state of affairs.

Violence exists and will not disappear; it may be better to use and direct it than to believe that inquisitorial peace will erase it.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank