Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #528 : La Tradition Fige-t-elle le Mouvement ? Réflexion sur les Formes et les Kata

Les formes et les Kata. S’il y a une chose qui m’a particulièrement agacé au fur et à mesure de ma pratique du karaté quand j’étais plus jeune, ce sont les kata. Non pas que l’idée de répéter seul des techniques dans un format prédéterminé me dérange. Ce qui me dérangeait le plus, c’était le discours environnant.

Même si nous sommes bien d’accord que ce qui importe, c’est la pratique que l’on met en place et l’esprit de combat qu’on inclut dans notre kata, je ne cessais d’entendre qu’il fallait que je mette la main de cette façon-là, à cette hauteur-là, dans cette forme-là.

On me disait que c’était traditionnel, qu’il ne fallait pas faire autrement. Je n’aimais pas particulièrement le kata, mais je travaillais dessus et, par moments, notamment quand je n’avais personne avec qui m’entraîner, cela me permettait de passer de bons moments. Un jour, je me suis dit que j’allais faire une compétition de karaté. Étant donné que je pratiquais un style mineur, quand je m’y suis rendu, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre.

Une fois que j’ai vu les autres participants faire des katas officiellement identiques à ceux de mon style, je me suis aperçu que cela n’avait rien à voir. Bien sûr, je savais que les styles sont différents, qu’il y a des interprétations des postures, mais là, c’étaient carrément les formes qui changeaient. Alors, j’en parlais régulièrement à mes professeurs qui me disaient : « Oui, mais nous, dans notre école à nous, c’est comme ça. »

Et puis, j’ai rencontré un grand maître de notre école. Lui-même, dans la forme qu’il nous proposait pendant un stage, n’utilisait pas la même forme que celle que mon école — donc la sienne — m’avait enseignée. Et quand j’ai posé la question à l’un de ses assistants, il a répondu qu’il avait repris une forme plus ancienne.

Du coup, quand j’entends « Oui, mais c’est traditionnel », il faudrait peut-être expliquer ou dire à quel moment la tradition a commencé. Il y a 5 ans, 10 ans, 20 ans, 50 ans, 100 ans ? Et si on nous embête sur un doigt ou un angle de jambe, est-ce que cela a réellement de l’importance, sachant que c’est une encyclopédie qui doit nous permettre de nous préparer éventuellement à des phases de combat et de créer des automatismes ?

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Martial Reflections of an Hypnofighter #528:  Does Tradition Freeze Movement? A Reflection on Forms and Kata

Forms and Kata. If there is one thing that particularly annoyed me during my karate practice when I was younger, it was kata. It’s not that the idea of repeating techniques alone in a predetermined format bothers me. What bothered me the most was the discourse surrounding it.

While we agree that what matters is the practice we put in place and the fighting spirit we include in our kata, I kept hearing that I had to place my hand this way, at this height, in this form. I was told it was traditional, and that it should not be done otherwise.

I didn’t particularly like kata, but I worked on it, and at times, especially when I had no one to train with, it allowed me to have some good moments. One day, I decided to enter a karate competition. Given that I practiced a minor style, when I arrived, I had absolutely no idea what to expect.

Once I saw the other participants performing katas that were officially the same as those in my style, I realized they had nothing in common. Of course, I knew styles are different, that there are interpretations of stances, but here, the forms themselves were changing. So, I regularly spoke to my teachers, who said, « Yes, but in our school, this is how it is. »

And then, I met a grandmaster from our school. He himself, in the form he proposed during a seminar, did not use the same form that my school—and therefore his—had taught me. And when I asked one of his assistants, he said that he had taken up an older form.

Consequently, when I hear « Yes, but it’s traditional, » perhaps we should explain or say when the tradition began. 5 years ago, 10 years, 20 years, 50 years, 100 years? And if we are nagged about a finger or a leg angle, does it really matter, knowing that it’s an encyclopedia meant to eventually prepare us for combat phases and create automatisms?

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #518 : Yoshinori Nishi

Vous ne vous souvenez probablement pas de ce combattant, d’autant plus si vous n’êtes pas un passionné de combat libre. En me penchant un peu sur le Daido Juku, ce karaté de Shihan Azuma qui est devenu le Kudo, je suis revenu sur les premiers pratiquants et champions. Nishi était l’un des grands de ce style, remportant en 1984 et 1985 le championnat Hokutoki.

Je reviendrai sur des éléments importants du Daido Juku, issu du Kyokushin, dans d’autres articles. Nishi a été formé au Judo par Kimura (la légende du Judo), puis rapidement au Kyokushinkai et surtout au Daido Juku vers 1983. Ce qui m’intéresse chez ce combattant, c’est qu’il a tenté de combattre dans des disciplines diverses. Il a notamment remporté le LUMAX, qui était déjà une sorte de MMA en tournoi, un peu comme l’UFC, en 1994. Quelques années auparavant, il avait combattu Rob Kaman (1990) en Kickboxing, où il subira un KO.

Il a été connu pour avoir affronté Rickson Gracie au premier Japan Open Vale Tudo de 1994. Il a rapidement perdu le match sans avoir pu s’exprimer. Ce qui est intéressant, c’est que la même année, nous avions un autre combattant du Daido Juku, d’ailleurs le premier Japonais à l’UFC, qui a perdu contre Royce Gracie : Minoki Ichihara.

Si Azuma a cherché en réponse à intégrer plus de sol et même à faire évoluer son Daido Juku, Nishi est parti dans une quête au travers de sa très célèbre école Wajutsu Keishukai. Il y a quelques années, j’avais lu qu’il avait été « coupé sous le pied » par les Gracie, parce qu’il s’était mis en tête de redévelopper le Jiujitsu au Japon. La réalité est plus simple : élève de Kimura, il a profité de sa rencontre avec un Gracie pour aller au Brésil faire une « recherche » sur la forme de Jiujitsu d’Helio Gracie, et savoir si la forme qu’ils avaient apprise était celle de la forme « originelle » du jiujitsu.

Chose que nous savons n’être pas le cas, car les Gracie ont été formés par Donato Pires, de la lignée Maeda, qui pratiquait un Kodokan Jiujitsu (les prémices du Judo). Nishi a orienté sa forme de combat vers le MMA, mettant de côté son Karategi et formant des combattants réputés dans les années 2000.

Il a vécu une période cruciale des arts martiaux modernes et, comme Azuma ou Sayama avec le Shooto, il y a eu une décision de se tourner vers l’efficacité et la mise à jour du combat plutôt que de rester dans la « tradition ».

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Martial Reflections of a Hypnofighter #518: Yoshinori Nishi

You probably don’t remember this fighter, especially if you’re not a free combat enthusiast. Going back a bit into Daido Juku, Shihan Azuma’s Karate which became Kudo, I revisited the early practitioners and champions. Nishi was one of the greats of this style, winning the Hokutoki championship in 1984 and 1985.

I will come back to important elements of Daido Juku, stemming from Kyokushin, in other articles. Nishi was trained in Judo by Kimura (the Judo legend), then quickly in Kyokushinkai and especially Daido Juku around 1983. What interests me about this fighter is that he tried to compete in various disciplines. He notably won the LUMAX, which was already a kind of MMA tournament, a bit like the UFC, in 1994. A few years before, he had fought Rob Kaman (1990) in Kickboxing, where he suffered a KO.

He was known for facing Rickson Gracie at the first Japan Open Vale Tudo in 1994. He quickly lost the match without being able to express himself. What’s interesting is that the same year, we had another Daido Juku fighter, actually the first Japanese in the UFC, who lost against Royce Gracie: Minoki Ichihara.

While Azuma sought to integrate more ground fighting and even evolve his Daido Juku in response, Nishi embarked on a quest through his very famous Wajutsu Keishukai school. A few years ago, I had read that he had been « undermined » by the Gracies because he had set out to redevelop Jiujitsu in Japan. The reality is simpler: a student of Kimura, he took advantage of his meeting with a Gracie to go to Brazil to do « research » on Helio Gracie’s form of Jiujitsu, and to know if the form they had learned was the « original » form of jiujitsu.

Something we know is not the case, as the Gracies were trained by Donato Pires, from the Maeda lineage, who practiced Kodokan Jiujitsu (the beginnings of Judo). Nishi oriented his fighting style towards MMA, setting aside his Karategi and training renowned fighters in the 2000s.

He lived through a crucial period of modern martial arts and, like Azuma or Sayama with Shooto, there was a decision to turn towards efficiency and updating combat rather than staying in « tradition ».

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #512 : L’Importance du Récit dans les Arts Martiaux : Mythes, Marketing et Passion

Il semble aujourd’hui assez clair que, depuis que nous nous intéressons aux arts martiaux, les histoires ont toujours été présentes. Nous en avons déjà parlé avec des styles chinois ou japonais dans lesquels on trouvait toujours un maître un peu mythique, qui se retrouvait dans la nature pour découvrir une nouvelle technique, un nouveau système.

Nous avons cela avec le Wing Chun, par exemple, où la nonne qui a inventé le style avait des caractéristiques spécifiques. Nous l’avons avec des styles comme celui de la Grue, où l’observation de la nature a donné un système de combat. Nous l’avons bien sûr avec le Kyokushinkai et les mois et années que Maître Masutatsu Ōyama aurait passés dans la montagne.

Nous l’avons aussi avec le récit de Miyamoto Musashi et l’ensemble de ses victoires. Est-il possible qu’un système se développe sans récit ? Parce que si on y pense, le récit ne reste que du marketing, qu’une façon de mettre en avant un professeur ou un système technique, afin d’attirer ou d’intriguer les personnes.

Nous savons que les magazines comme Karaté Bushido, dans lequel beaucoup d’entre nous ont découvert des arts martiaux, étaient écrits par des journalistes passionnés qui, eux-mêmes, nous plongeaient dans des ambiances et nous « vendaient » un maître, un sifu, un sensei, un pratiquant avec toute une histoire. Même dans la section boxe, nous pouvions avoir l’historique de ces grands combattants, avec les difficultés qu’ils ont rencontrées dans la vie, les obstacles mais aussi les grands succès qui ont fait qu’ils sont devenus des champions.

Le récit est quelque chose qui, pour l’humain, est essentiel et qui, pour la curiosité, pour peut-être même éveiller des passions, est une nécessité. Il restera dès lors empreint de mythes, voire de légendes.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #512: The Importance of Narrative in Martial Arts: Myths, Marketing, and Passion

It seems quite clear today that, ever since we’ve been interested in martial arts, stories have always been present. We’ve already discussed this with Chinese or Japanese styles where we always found a somewhat mythical master who retreated into nature to discover a new technique, a new system.

We have this with Wing Chun, for example, where the nun who invented the style had specific characteristics. We have it with styles like that of the Crane, where the observation of nature gave rise to a combat system. We certainly have it with Kyokushinkai and the months and years that Master Masutatsu Ōyama is said to have spent in the mountains.

We also have it with the story of Miyamoto Musashi and all his victories. Is it possible for a system to develop without a narrative? Because if we think about it, the narrative is nothing more than marketing, a way to highlight a teacher or a technical system, to attract or intrigue people.

We know that magazines like Karaté Bushido, in which many of us discovered martial arts, were written by passionate journalists who themselves immersed us in atmospheres and « sold » us a master, a sifu, a sensei, a practitioner with a whole story. Even in the boxing section, we could get the history of these great fighters, with the difficulties they encountered in life, the obstacles but also the great successes that made them champions.

Narrative is something that is essential for humans, and for curiosity, perhaps even to awaken passions, it is a necessity. It will therefore remain imbued with myths, even legends.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #452 : Connaître son histoire ?

Comme je vous le partageais sur mon post concernant la CFJJB et la FFJ, je mettais en avant le fait que les professeurs seraient un élément clé, notamment dans la culture qu’ils allaient insuffler à leurs cours. Je pensais, à travers cela, à l’histoire : comprendre d’où vient le style et pourquoi il est tel qu’il est. Pourquoi aujourd’hui un ancien ceinture noire pourrait ne pas voir les choses de la même façon qu’une jeune ceinture noire qui ne pense qu’au Jiujitsu sportif.

J’écoute le podcast très sympa « Strapology » avec Nicolas, Samir et Florian. Dans une de ses réponses sur l’origine du BJJ, Florian m’a fait « tilter » que l’histoire n’intéresse pas. Nico fait aussi une histoire plus complète de la Luta, et il donne des exemples modernes dans l’échange BJJ/Luta avec la BTT par exemple. Alors qu’il aurait été croustillant d’expliquer que les croisements entre le Gracie Jiujitsu et la Luta Livre se sont bien développés dans les années 50-60, notamment avec le rebelle de la famille Gracie : George.

Je comprends que cela n’intéresse pas un auditeur de podcast, qui suit une nouvelle génération. D’ailleurs, beaucoup de ceintures bleues n’ont aucune connaissance des champions d’il y a quelques années, simplement parce que leur vision de la compétition est dans l’ici et maintenant, avec notre mode de l’instantanéité. Ce qui fut n’est plus, et il faut un nouveau combattant ou une nouvelle technique qui va faire le « buzz ».

Je suis biaisé dans mon discours, j’aime les origines et les histoires, parce que pour moi cela fait partie de la culture des styles que je pratique quotidiennement. Quand je soulignais que la nouvelle génération se fiche de ce qui a pu être fait par la CFJJB depuis 20 ans, que Carlos Gracie Jr soit pote de David…

L’histoire, même avec des élèves de Mako comme Florian qui ont été dans le dojo initial de l’histoire du BJJ, là où Rickson Gracie a fait son premier stage en 95, le cercle Tissier, ne s’y intéresse pas. Et comprenez-moi bien, ce n’est pas un problème ; beaucoup de personnes qui font du karaté pensent qu’il n’existe que le Shotokan, voire ne connaissent même pas le style de leur école.

Seulement, dans une confrontation politique et avec un impact plus subconscient, si une fédération offre plus de « confort » aux combattants, aux professeurs et nourrit la reconnaissance, il y a de fortes chances que la francisation de la discipline, comme le judo et le karaté avant elle, ne posera aucun problème, parce que les sources n’auront jamais atteint l’océan de connaissances des jeunes pratiquants.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #452: Knowing Your History?

As I shared in my post about the CFJJB and FFJ, I emphasized that professors would be a key element, particularly in the culture they would instill in their classes. I was thinking, through this, about history: understanding where the style comes from and why it is the way it is. Why today an old black belt might not see things the same way as a young black belt who only thinks about sport Jiujitsu.

I listen to the very enjoyable podcast « Strapology » with Nicolas, Samir, and Florian. In one of his answers about the origin of BJJ, Florian made me « click » that history doesn’t interest people. Nico also gives a more complete history of Luta, and he provides modern examples in the BJJ/Luta exchange with BTT, for example. Whereas it would have been fascinating to explain how the cross-pollination between Gracie Jiujitsu and Luta Livre developed significantly in the 50s-60s, notably with the Gracie family’s rebel: George.

I understand that this doesn’t interest a podcast listener, who follows a new generation. In fact, many blue belts have no knowledge of champions from a few years ago, simply because their competitive vision is in the here and now, with our instantaneity mode. What was, is no more, and a new fighter or a new technique is needed to create a « buzz. »

I am biased in my discourse; I love origins and stories, because for me, it’s part of the culture of the styles I practice daily. When I pointed out that the new generation doesn’t care what the CFJJB has done for 20 years, that Carlos Gracie Jr is friends with David…

History, even with Mako’s students like Florian who were in the initial dojo of BJJ history, where Rickson Gracie did his first seminar in ’95, the Tissier circle, doesn’t interest them. And understand me well, it’s not a problem; many people who do karate think that only Shotokan exists, or even don’t know the style of their school.

However, in a political confrontation and with a more subconscious impact, if a federation offers more « comfort » to fighters, to professors, and fosters recognition, there’s a strong chance that the « Frenchification » of the discipline, like judo and karate before it, will pose no problem, because the sources will never have reached the ocean of knowledge of young practitioners.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #427 : Les démonstrations

Je ne suis pas bon pour faire des démonstrations d’arts martiaux, et j’ai la chance de ne pas avoir à en faire, comme beaucoup de professeurs, en ce début de saison lors des portes ouvertes ou des forums des associations.

La démonstration est clairement un élément qui fait partie du patrimoine des arts martiaux, du moins depuis une bonne partie du XXe siècle, et d’autant plus maintenant où montrer et démontrer son art et son sport en dehors de la compétition est ce qui va permettre d’attirer du monde.

Et c’est là qu’il y a parfois un côté marketing qui ne correspond pas tout à fait à ce qui sera proposé pendant l’année à l’académie. On voit bien que quand on voit tout le monde voler en Aïkido, ce n’est pas nous, en tant que néophytes, qui parviendrons à mettre en place ces tai sabaki et autres belles actions, d’autant plus que nous n’aurons pas de hakama…

Pareil pour la self-défense : ce que l’on voit dans une dynamique de démonstration est absolument incroyable contre un ou plusieurs opposants, parfois même armés de pistolets.

Même le karaté, dont les démonstrations sont peut-être celles qui ressemblent le plus aux cours avec des kihons et des katas, trouve le moyen de faire de la casse. Or, de façon générale, et pour avoir été longtemps dans des dojos de Karaté, le tameshiwari est une rareté, pour ne pas dire un moment exceptionnel.

Il faut vendre sa discipline, attirer le chaland et, pour ce faire, il faut sortir les tambours et les trompettes. Tout comme la nouvelle génération va regarder un TikTokeur d’arts martiaux et vouloir devenir un pratiquant, ou comme des générations plus anciennes se référaient aux films pour se dire qu’ils entreraient un jour sur une voie qui, peut-être, les absorberait pour la vie…

Un petit excès et une survente qui peuvent néanmoins changer des trajectoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #427: The Demonstrations

I’m not good at doing martial arts demonstrations, and I’m lucky not to have to, unlike many instructors, at the start of the season during open days or association forums.

The demonstration is clearly an element that is part of the heritage of martial arts, at least since a good part of the 20th century, and even more so now where showing and demonstrating one’s art and sport outside of competition is what will attract people.

And that’s where there’s sometimes a marketing side that doesn’t quite match what will be offered during the year at the academy. We see that when we see everyone flying in Aikido, it’s not us, as newcomers, who will manage to perform these tai sabaki and other beautiful actions, especially since we won’t even have a hakama…

The same goes for self-defense: what you see in a demonstration is absolutely incredible against one or more opponents, sometimes even armed with pistols.

Even karate, whose demonstrations are perhaps those that most resemble classes with kihons and katas, finds a way to include breaking. However, generally speaking, and having spent a long time in Karate dojos, tameshiwari is a rarity, not to say an exceptional moment.

You have to sell your discipline, attract customers, and to do so, you have to bring out the drums and trumpets. Just as the new generation will watch a martial arts TikToker and want to become a practitioner, or as older generations referred to movies to tell themselves that they would one day enter a path that might absorb them for life…

A little excess and overselling can nevertheless change trajectories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #399 : Enseigner des principes

Ce texte explore une approche non-traditionnelle de l'enseignement du karaté, inspirée par Jacques Tapol, un Senseï qui, à 70 ans, privilégie le "feeling" et la compréhension conceptuelle du bunkai plutôt que l'application mécanique des katas. L'auteur met en lumière la valeur de cette quête de concepts libres de formes préétablies, malgré la difficulté que cela peut représenter pour des pratiquants habitués au conditionnement martial, suggérant une profondeur inattendue dans cette approche "invisible" du karaté.

Je suis en ce moment au campus de la FFKarate. Il y a des tas d’interventions différentes et même si je reste principalement en Kmix avec Jérôme Charles et Anthony Réa, je suis passé à l’atelier de Jacques Tapol, un Senseï, ancien champion de karaté traditionnel, qui à 70 ans cherche à proposer autre chose que la « tradition », allant vers des notions plus libres.

Pendant son cours, il ne parlait pas de techniques et poussait les gradés à aller dans le feeling des réponses qu’ils avaient sur des techniques diverses, comme des frappes ou des intentions de saisie.

Ce qu’il cherchait à partager était la notion de bunkai, une explication des katas (formes), qui la plupart du temps partent du kata.

Partir d’une séquence et chercher son application en combat. Cette notion est mécanique. Jacques, lui, laissait faire les choses acquises dans le corps, puis quand il voyait un enchaînement, il stoppait et montrait dans quel kata on le retrouvait.

La forme redevenait ce pour quoi elle existe : un dictionnaire de techniques et de séquences, pas une démonstration.

Son partage était dans une quête de concepts sans forme déterminée, sans techniques précises, offrant la libération des carcans attendus pour une recherche de son efficacité propre.

Seulement, le conditionnement martial a pu rendre de nombreux participants dans un flou, une difficulté à appréhender l’idée du concept qui n’a pas de forme « juste » imposée.

Pourtant, il y a de fortes chances qu’il y ait plus de profondeur dans ce « Karaté invisible » que dans les plus complexes des kihon ou des katas.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #399: Teaching Principles

I am currently on the FFKarate campus. There are many different interventions, and even though I mainly stay in Kmix with Jérôme Charles and Anthony Réa, I went to Jacques Tapol’s workshop. He is a Sensei, a former traditional karate champion, who at 70 years old seeks to offer something other than « tradition, » moving towards more free notions.

During his class, he didn’t talk about techniques and pushed the black belts to go with the feeling of the responses they had to various techniques, such as strikes or grappling intentions.

What he sought to share was the notion of bunkai, an explanation of katas (forms), which most of the time start from the kata.

Starting from a sequence and looking for its combat application. This notion is mechanical. Jacques, on the other hand, let them perform what they had already acquired in their bodies, then when he saw a sequence, he stopped and showed which kata it came from.

The form became what it exists for: a dictionary of techniques and sequences, not a demonstration.

His sharing was a quest for concepts without a determined form, without precise techniques, offering liberation from expected constraints in search of one’s own effectiveness.

However, martial conditioning may have left many participants feeling unclear, struggling to grasp the idea of a concept that has no imposed « correct » form.

Yet, there is a strong chance that there is more depth in this « invisible Karate » than in the most complex kihon or katas.

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Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #384 : Au-delà de la salle

Cet article explore les bienfaits des arts martiaux, allant au-delà de la simple pratique sportive. Il met en lumière comment l'implication physique et la discipline des dojos peuvent offrir des clés pour un mieux-être quotidien, une meilleure gestion du stress et un développement personnel. Malgré les critiques potentielles sur la violence ou les hiérarchies, l'auteur souligne l'esprit de tradition et la communauté soudée que l'on retrouve dans ces disciplines.

Ce que j’aime dans le sport, et plus particulièrement dans nos dojos, c’est la possibilité d’offrir à ceux qui viennent, jeunes et moins jeunes, des clés, au travers de l’implication physique, pour se sentir mieux au quotidien et même appliquer des attitudes, des réflexions, ou être capable de prendre du recul dans la vie.

Tous ces dojos de boxe, de judo, de MMA ou BJJ qui tentent d’inculquer une façon de vivre plus saine et plus juste. Bien sûr, il y a plein de défauts dans les salles, on peut aussi s’interroger sur le principe même du combat, de la violence ou des hiérarchies. Seulement, dans la plupart des salles, l’esprit n’a pas trop changé et même si on a des disciplines dites modernes, il y a comme une odeur de tradition, de dureté, de philosophie complètement désuète dans notre société.

Il est possible que pour certains, ces salles soient une sorte de relent rétrograde, pourtant, tous ceux qui se plient aux règles, à la dureté des entraînements y sont accueillis. Si au départ, nous ne sommes qu’un pratiquant, avec le temps et les années, nous devenons un membre reconnu d’une communauté.

Être et maintenir cette sensation et ces attitudes qui ont permis, jours après jours, du progrès dans le quotidien, dans d’autres circonstances, avec des stress complètement différents, offre la possibilité de voir que l’art martial nous a forgés, nous a offert une possibilité de développer des ressources.

Ça ne rend pas forcément chacun d’entre nous un meilleur homme ou une meilleure femme, par contre, nous pouvons, tout comme dans ce monde austère du combat, nous rendre compte que même si c’est souvent dur, il y a toujours un petit : “je peux encore avancer un peu”, qui peut changer notre rapport à la vie et aux autres.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Passion Combat

Martial Reflections of a Hypnofighter #384: Beyond the Dojo

What I love about sports, and especially in our dojos, is the possibility of offering those who come, young and old, keys, through physical involvement, to feel better in everyday life and even apply attitudes, reflections, or be able to take a step back in life.

All these boxing, judo, MMA or BJJ dojos that try to instill a healthier and fairer way of life. Of course, there are many flaws in the gyms, one can also question the very principle of combat, violence or hierarchies. However, in most gyms, the spirit has not changed too much and even if we have so-called modern disciplines, there is like a smell of tradition, of hardness, of philosophy completely outdated in our society.

It is possible that for some, these gyms are a kind of retrograde relic, yet, all those who submit to the rules, to the harshness of training are welcomed there. If at the start, we are only a practitioner, with time and the years, we become a recognized member of a community.

Being and maintaining this feeling and these attitudes which have allowed, day after day, progress in daily life, in other circumstances, with completely different stresses, offers the possibility of seeing that the martial art has forged us, has offered us a possibility of developing resources.

It does not necessarily make each of us a better man or a better woman, however, we can, just like in this austere world of combat, realize that even if it is often hard, there is always a little: « I can still move forward a little », which can change our relationship to life and others.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Passion Combat

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #364 : La Figure d’Autorité Martiale

L'article explore les abus de pouvoir par des figures d'autorité dans les arts martiaux, en particulier dans les styles orientaux où la soumission des élèves est parfois attendue sous couvert de tradition et de savoir ésotérique. L'auteur met en lumière les risques de dérives sectaires et d'exploitation par des enseignants qui s'arrogent des compétences hors de leur domaine, s'appuyant sur des mythes plutôt que sur des preuves. Il souligne l'importance pour les pratiquants de faire preuve de discernement et de ne retenir que ce qui est juste et bénéfique pour eux.

Je suis en ce moment sur une série autour des abus que permettent, ou plutôt que se permettent, les figures d’autorité. Et nous savons que dans les sports, et naturellement dans les arts martiaux, il y a de nombreux maîtres, qu’importe le type de discipline et l’origine de celle-ci, qui se permettent d’abuser.

La plupart du temps, surtout avec les styles plus orientaux dont les codes sont très différents de la culture occidentale, les professeurs attendent de leurs élèves une forme de soumission. Elle sera volontaire, parce que tout passionné y voit une occasion d’entrer plus en profondeur dans le style. Surtout qu’il existe dans de nombreuses écoles traditionnelles une mystique autour d’arcanes qui ne sont enseignés qu’aux élus.

Nous nous retrouvons vite dans des mouvements proches des sectes, mais surtout surexploités par les enseignants qui se placent dans des postures qui ne sont pas les leurs. Soi-disant pour améliorer dans l’art du combat, ils peuvent proposer une façon de s’alimenter (est-il nutritionniste ?), une façon de se soigner (est-il soignant ?), surtout si l’on a des éléments associés au Ki/Chi.

C’est d’autant plus simple qu’en plus d’être l’autorité, souvent avec un haut grade et peut-être même des certificats ou un cadre d’un grand maître avec lui, il peut substituer sa responsabilité à celle du mythe, du maître, de la tradition. Avec des références issues d’histoires plus que de faits ou d’études.

Il y a donc facilement des dérives et des interactions qui peuvent devenir des « opportunités » pour peut-être répondre à leurs attentes souvent éloignées du cadre martial. Tout comme dans le domaine de l’accompagnement, il est essentiel de toujours se demander si nos comportements et nos cadres sont justes pour répondre à l’objectif sportif que nous avons, en prenant en compte, même si parfois c’est moins commun que dans la vie quotidienne, les retours des apprenants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #364: The Martial Authority Figure

I am currently working on a series about the abuses that authority figures allow, or rather permit themselves to commit. And we know that in sports, and naturally in martial arts, there are many masters, regardless of the type of discipline and its origin, who allow themselves to abuse their position.

Most of the time, especially with more Eastern styles whose codes are very different from Western culture, teachers expect a form of submission from their students. This submission will be voluntary, because every enthusiast sees it as an opportunity to delve deeper into the style. Especially since in many traditional schools, there is a mystique surrounding arcane knowledge that is only taught to the chosen few.

We quickly find ourselves in movements close to sects, but above all, overexploited by teachers who place themselves in positions that are not theirs. Supposedly to improve in the art of combat, they may suggest a way of eating (are they a nutritionist?), a way of healing (are they a healthcare professional?), especially if there are elements associated with Ki/Chi.

It is all the simpler because, in addition to being the authority, often with a high rank and perhaps even certificates or the endorsement of a grand master, they can substitute their responsibility with that of the myth, the master, the tradition. With references drawn from stories rather than facts or studies.

There are therefore easily abuses and interactions that can become « opportunities » to perhaps meet their expectations, often far removed from the martial framework. Just as in the field of coaching, it is essential to always ask oneself whether our behaviors and frameworks are fair to meet the sporting objective we have, taking into account, even if it is sometimes less common than in everyday life, the feedback from the learners.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #340 : Quand la structuration fige les systèmes

Je parlais ce week-end avec un pote du Krav qui me partageait ses impressions sur l’évolution du Krav Maga dans sa fédération. Au fur et à mesure de ses propos, je lui disais que j’avais l’impression que cette discipline, qui se base sur une adaptation dans les situations de défense, une sorte de MMA de la self-défense, devenait rigide comme le karaté.

En somme, la fédération qui impose des techniques, des formes, des façons de se tenir ou de répondre pour les grades, transforme son système en style traditionnel. De plus, les hauts gradés sont de plus en plus âgés et l’influence du fondateur étant encore tellement présente, que comme un arbre qui prend de l’âge, se flétrit, se durcit.

Comme les maîtres “traditionnels” qui vont embêter leurs élèves pour une posture précise attendue pour les rencontres fédérales, le Krav prédétermine des réponses qu’il faut faire devant les jurys.

Du coup, les profs qui n’y croient pas préparent les élèves sur ces formes, mais hors fédération, ils enseignent autre chose… Pire, de plus en plus de clubs limitent les combats, voire certains n’en font plus. Comme si la technique était plus importante que la capacité à gérer un combat, en tout cas une agression qui sera physique.

Plus on veut donner une forme (un kata) plus on empêche l’évolution du style. On vend ça comme “traditionnel” sauf que ce que faisait Imi en Krav ne ressemble plus vraiment à ce que les acteurs actuels font. Est-ce que c’est bien ? Est-ce que c’est mal ? Ce type de questions bloquent les fédérations et on comprend après que chacun crée la sienne…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #340: When Structuring Freezes Systems

This weekend, I was talking with a Krav Maga friend who was sharing his impressions on the evolution of Krav Maga in his federation. As he spoke, I told him that I had the impression that this discipline, which is based on adaptation in defense situations, a kind of MMA of self-defense, was becoming as rigid as karate.

In short, the federation, which imposes techniques, forms, ways of standing or responding for the ranks, transforms its system into a traditional style. In addition, the high-ranking members are getting older and the influence of the founder is still so present, that like a tree that ages, withers, hardens.

Like the « traditional » masters who are going to annoy their students for a precise posture expected for federal competitions, Krav Maga predetermines the responses that must be made in front of the juries.

As a result, the teachers who do not believe in it prepare the students on these forms, but outside the federation, they teach something else… Worse, more and more clubs are limiting sparring, and some are not even doing it anymore. As if the technique was more important than the ability to manage a fight, in any case a physical aggression.

The more we want to give a form (a kata), the more we prevent the evolution of the style. We sell it as « traditional » except that what Imi did in Krav Maga no longer really resembles what the current actors do. Is this good? Is this bad? This type of question blocks federations and we understand afterwards that everyone creates their own…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #328 : L’Enseignement Martial Traditionnel, Vraiment Qualitatif ?

Cet article questionne la pertinence de certains enseignements traditionnels dans les arts martiaux à la lumière des connaissances scientifiques actuelles. L'auteur, Pank, souligne l'importance de la remise en question et de l'adaptation, tout en reconnaissant la valeur des traditions. Il invite les pratiquants à adopter une approche critique et à choisir ce qui est bon et juste pour eux.

Nous savons que le sport évolue très vite, notamment la science qui l’entoure. Entre ce que nous avons appris il y a trente ans et les connaissances actuelles, il y a un monde. Que ce soit pour la récupération, les étirements ou les méthodes d’enseignement, de nombreuses pratiques « traditionnelles » se transmettent de génération en génération.

On aime s’accrocher à la tradition, c’est un biais cognitif. Se dire qu’une méthode de combat a 100, 300 ou 5000 ans lui confère une certaine légitimité.  Cependant, la remise en question des maîtres est souvent impossible dans les arts martiaux, surtout dans les cultures asiatiques. D’ailleurs, c’est souvent par désaccord avec la tradition que les créateurs de nouvelles écoles ont quitté leurs écoles d’origine.

Au 21e siècle, de nombreux systèmes ont évolué, notamment grâce au croisement des styles (ce qui existait déjà par le passé, mais plus lentement). Les styles les plus traditionnels peuvent paraître curieux aujourd’hui, mais là n’est pas la question.

Ce qui est complexe, c’est de savoir si répéter des mouvements dans le vide, dans des postures diverses, pendant des années est réellement bénéfique.  Est-ce que la notion de priver ses élèves d’eau pour renforcer leur esprit est utile ? (La réponse est non, et je le sais d’autant plus que je ne suis pas toujours attentif à l’hydratation de mes élèves… les pauvres).

J’aime les styles traditionnels, mais je m’interroge sur la validité de leurs logiques. Apportent-elles réellement un plus ou ne font-elles que nourrir notre biais de confirmation ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #328: Is Traditional Martial Arts Teaching Truly Qualitative?

We know that sports evolve very quickly, especially the science around them. There’s a world of difference between what we learned thirty years ago and current knowledge. Whether it’s about recovery, stretching, or teaching methods, many « traditional » practices are passed down from generation to generation.

We like to cling to tradition; it’s a cognitive bias. To say that a combat method is 100, 300, or 5000 years old gives it a certain legitimacy. However, questioning the masters is often impossible in martial arts, especially in Asian cultures. Moreover, it is often through disagreement with tradition that the creators of new schools have left their original schools.

In the 21st century, many systems have evolved, particularly through the blending of styles (which already existed in the past, but more slowly). The most traditional styles may seem curious today, but that’s not the point.

What is complex is knowing if repeating movements in a vacuum, in various postures, for years is really beneficial. Is the notion of depriving one’s students of water to strengthen their spirit useful? (The answer is no, and I know this all the more because I am not always attentive to the hydration of my students… poor them).

I like traditional styles, but I wonder about the validity of their logic. Do they really bring something more, or do they just feed our confirmation bias?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank