Réflexions de Pank / Instantané n°532 : Les invitations au Triangle Dramatique

Il est assez facile de croire que nous entrons dans des triangles dramatiques par pure intention. La réalité est que, comme l’exprime l’analyse transactionnelle, nous y sommes souvent invités. Nous pourrions penser qu’il est simple de refuser ces sollicitations, mais le processus est bien plus pernicieux qu’il n’y paraît.

La plupart du temps, tout commence normalement. Puis, au travers d’un regard, d’une prosodie qui change ou tout simplement d’une attitude qui se ferme, nous sommes poussés à réagir. Nous nous retrouvons alors dans le rôle du sauveur, ou nous sommes « déclenchés » pour devenir le persécuteur. Parfois, l’autre personne, selon son propre état psycho-émotionnel, peut changer son timbre de voix pour devenir plus agressive, incisive ou critique.

Nous recevons ces invitations à longueur de journée. Tout l’enjeu — et c’est sans doute le plus difficile — réside dans notre façon d’y répondre. Notre capacité à prendre du recul sur la conversation, sur les mots et sur l’attitude de nos interlocuteurs est primordiale. C’est ce recul qui nous permet de ne pas plonger dans un jeu qui, à plus ou moins long terme, deviendra pesant.

Éviter de rentrer dans ces triangles est une véritable démarche de conscientisation. La première étape consiste à identifier qui nous invite, où et comment, afin de comprendre les mécanismes qui nous poussent vers cette spirale infernale.

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Pank’s Reflections / Instant n°532 : Invitations to the Dramatic Triangle

It is quite easy to believe that we enter dramatic triangles by choice. The reality is that, as transactional analysis explains, we are often invited into them. We might tell ourselves that it is easy to decline, but it is actually far more pernicious than we think.

Most of the time, everything starts normally. Then, through a glance, a change in prosody, or simply a defensive attitude, we are led to follow a script. We find ourselves playing the savior, or we are triggered into becoming the persecutor. Eventually, the other person, driven by their own psycho-emotional state, may shift their tone of voice to become more aggressive, sharp, or critical.

We face these invitations constantly. The outcome depends on our response, which is perhaps the hardest part: our ability to step back from the conversation, the words, and the attitude of the person in front of us. This perspective allows us to avoid diving into a game that will eventually become draining.

Avoiding these triangles requires a conscious effort. The first thing to recognize is who is inviting us, where, and how, in order to understand how people draw us into this downward spiral.

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Réflexions de Pank / Instantané n°526 : Motivation : Aller vers ou s’éloigner de ? Comprendre ses propres mécanismes

Aller vers ou s’éloigner de ? Nous savons que dans nos processus de motivation, il y a des personnes qui ont des objectifs qu’elles veulent atteindre. Et puis il y a toutes celles qui veulent simplement éviter quelque chose qui pourrait leur poser de la difficulté ou du malaise. Il n’y a pas un programme meilleur qu’un autre.

Par contre, dans notre quotidien, il est essentiel que nous puissions, à n’importe quel moment, avoir la possibilité de comprendre comment nous allons fonctionner sur ce principe. Beaucoup de personnes ne parviennent pas à atteindre ce qu’elles souhaitent parce qu’elles restent cantonnées à l’idée d’« aller vers ». Je veux aller vers la perte de poids, je veux aller vers l’arrêt du tabac…

C’est là que le bât blesse : je veux aller vers plus de motivation, alors qu’il est possible que, dans leur cerveau et par leurs habitudes cognitives, cette direction ne convienne pas à leur mode de fonctionnement. En tout cas, cela ne génère pas une motivation suffisante, ni la discipline nécessaire pour amener un résultat productif.

S’interroger soi-même pour savoir si l’on préfère éviter quelque chose ou se diriger vers autre chose peut complètement changer l’impact de nos autosuggestions quotidiennes. Une fois de plus, je répète qu’il n’y a aucun problème à avoir un profil « évitant ».

On a souvent la sensation qu’être évitant est une mauvaise chose, car notre société valorise l’aspect positif de l’ambition. Mais si votre « super-pouvoir » réside dans l’évitement, pourquoi s’acharner à vouloir « aller vers » ?

À partir du moment où vous vous dites : « Je m’éloigne de l’alcool, de la drogue, de la malbouffe ou de cette relation toxique », plutôt que de vous forcer à viser « la liberté ou le bien-être », et que cela fonctionne pour vous, c’est l’essentiel. On se moque de savoir si c’est la méthode académique idéale ; ce qui compte, c’est que vous puissiez avancer et atteindre vos objectifs.

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Pank’s Reflections / Snapshot #525: Motivation: Moving Toward or Away From? Understanding Your Own Mechanisms

Moving toward or away from? In our motivational processes, some people focus on goals they want to achieve, while others simply want to avoid what causes them difficulty or discomfort. Neither approach is inherently better than the other.

In daily life, it is essential to understand which principle drives us. Many people fail to reach their goals because they are stuck in a « moving toward » mindset: « I want to move toward weight loss, » or « I want to move toward quitting smoking. »

However, for some, this direction doesn’t align with their cognitive habits. It fails to trigger enough motivation or the discipline required to be productive.

Asking yourself whether you prefer to avoid something or pursue something else can completely change how your self-suggestions impact your life. There is no shame in having an « avoidant » profile.

Society often portrays avoidance as a negative trait, but if your « superpower » lies in avoiding the negative, why force yourself to « move toward » the positive?

The moment you tell yourself, « I am moving away from alcohol, drugs, or this addiction, » instead of forcing the idea of « moving toward freedom, » and it actually works for you—that is all that matters. It doesn’t matter what looks good on paper; the priority is that you move forward and achieve your desires.

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Réflexions de Pank / Instantané #521 : Le Poids des Compensations

Surveiller les compensations est essentiel. Il peut être assez étonnant de se rendre compte que beaucoup de conflits mondiaux ou interpersonnels sont issus de compensations. Quand on parle de compensation, c’est souvent qu’il y a eu, à l’origine, une sensation de sentiment d’infériorité, d’incapacité, voire d’impuissance. Cette sensation amène une population ou un individu à vouloir sortir de cette condition et, pour ce faire, à trouver un moyen où il pourra compenser ce qu’il a la sensation d’avoir perdu ou ce qu’il a réellement perdu.

Selon ce principe, nous voyons des populations entières, des pays, qui vont compenser des meurtres, des guerres, des destructions par l’invasion ou la destruction d’autres pays. C’est comme s’ils voulaient se venger, mais plus psychologiquement, compenser ce qu’ils ont perdu par le passé. Nous pouvons observer la même chose d’un point de vue individuel.

De nombreuses personnes veulent se venger, veulent compenser des conditions sociales, économiques ou familiales qui ont été problématiques pour elles. Elles peuvent alors trouver soit une lutte face à un système, soit tenter de « hacker » ce système, voire attaquer des individus du système. Ces actions deviennent des exutoires pour toute l’énergie qui a été refoulée.

Malheureusement, cela peut mener à des agressions, voire à des meurtres. On ne prend pas suffisamment en compte cette notion compensatoire. On ne prend pas assez en considération ces sentiments d’infériorité qui amènent tant de personnes à agir non pas consciemment, mais complètement avec leur subconscient. Leurs actes sont fondamentalement issus d’eux-mêmes, mais ne sont pas volontaires au début de l’action ; c’est juste une libération de ce qui a été refoulé pendant tellement d’années. Par la suite, ces actions seront rationalisées pour expliquer la raison intelligible pour laquelle les actes sont commis, pourquoi les barbaries sont mises en avant et pourquoi la mort des autres ne les touchera même pas.

Il peut être intéressant que, tant nos systèmes que nos individualités, prennent en compte ce que nous sommes en train de compenser dans différents domaines de nos vies. Cela permettrait éventuellement d’éviter d’aller vers une surcompensation destructrice, voire mortuaire.

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Pank’s Reflections / Snapshot #521  :The Weight of Compensations

Monitoring compensations is essential. It can be quite astonishing to realize that many global or interpersonal conflicts stem from compensations. When we talk about compensation, it often means that there was, originally, a feeling of inferiority, incapacity, or even powerlessness. This feeling leads a population or an individual to want to escape this condition and, to do so, to find a way to compensate for what they feel they have lost or what they have genuinely lost.

According to this principle, we see entire populations, countries, compensating for murders, wars, destructions through the invasion or destruction of other countries. It’s as if they want revenge, but more psychologically, to compensate for what they lost in the past. We can observe the same thing from an individual perspective.

Many people want revenge, want to compensate for social, economic, or family conditions that were problematic for them. They may then either fight against a system, try to « hack » that system, or even attack individuals within the system. These actions become outlets for all the repressed energy.

Unfortunately, this can lead to aggression, or even murder. This compensatory notion is not sufficiently taken into account. These feelings of inferiority, which lead so many people to act not consciously but entirely with their subconscious, are not given enough consideration. Their actions are fundamentally stemming from themselves but are not voluntary at the beginning of the action; it’s just a release of what has been repressed for so many years. Subsequently, these actions will be rationalized to explain the intelligible reason why the acts are committed, why barbarities are highlighted, and why the death of others will not even affect them.

It can be interesting for both our systems and our individualities to take into account what we are compensating for in different areas of our lives. This would potentially help avoid destructive, even deadly, overcompensation.

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Réflexions de Pank / Instantané #516 : Le Monstre en Nous

Je lisais ce matin un article sur Epstein et ses conséquences. Le journaliste qualifie l’individu de monstre. Je me suis dit qu’il est le reflet de chacun d’entre nous. L’ombre de beaucoup, le monstre en nous qui, avec du pouvoir, du narcissisme et de l’impunité, peut resurgir sans moralité.

Nous le savons, même des personnes qui prêchent et qui décident de se tourner vers un Dieu se retrouvent dans des affaires obscures. Le monstre est en nous, dans notre nature humaine. Nous le savons avec l’expérience de Milgram ou l’effet Lucifer. Nous ne sommes pas intrinsèquement bons, et quand il y a des opportunités, des possibilités où il n’y aura probablement pas de conséquences, nous nous autorisons certaines actions.

Certes, vous me direz que vous, vous ne feriez rien à des jeunes, ou que vous avez une droiture. Seulement, nous tous, humains que nous sommes, avons des faiblesses. C’est d’ailleurs la force des manipulateurs que de trouver ce qui nous met dans un état pulsionnel, dans un monde de désir dans lequel notre cerveau se met en mode avion.

Que ce soit le pouvoir, l’argent, le sexe, la reconnaissance, l’amour, etc. Combien ont vendu leur moralité pour des gains divers ? Et attention, ne les regardons pas avec un mépris simpliste, regardons nos propres ombres, nos vices. Posons-nous la question : si nous n’avions aucune limite, que nous pouvions tout faire pendant des décennies, jusqu’où irions-nous ?

Ne vous mentez pas, personne ne lira dans votre esprit. Allez chercher en vous : est-ce que vous voleriez ce qui appartient à d’autres ? Est-ce que vous vous vengeriez d’une personne ? Est-ce que vous imposeriez quelque chose à ceux qui vous ont méprisé ?

Quotidiennement en cabinet, on touche les ombres, et elles sont ce qu’elles sont : dures, sans cœur, pulsionnelles et destructrices. Mais elles ne sont pas maîtresses à bord. La question est : que se passe-t-il quand on laisse l’ombre à la lumière du quotidien ?

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Pank’s Reflections / Snapshot #516: The Monster Within Us

This morning I was reading an article about Epstein and its consequences. The journalist calls the individual a monster. I thought that he is a reflection of each of us. The shadow of many, the monster within us that, with power, narcissism, and impunity, can resurface without morality.

We know it, even people who preach and who decide to turn to God find themselves involved in obscure affairs. The monster is within us, in our human nature. We know this from the Milgram experiment or the Lucifer effect. We are not inherently good, and when there are opportunities, possibilities where there will likely be no consequences, we allow ourselves certain actions.

Certainly, you will tell me that you, you would not do anything to young people, or that you have integrity. However, all of us, being human, have weaknesses. This is precisely the strength of manipulators, to find what puts us in a pulsional state, in a world of desire in which our brain goes into airplane mode.

Whether it’s power, money, sex, recognition, love, etc. How many have sold their morality for various gains? And beware, let’s not look at them with simplistic contempt; let’s look at our own shadows, our vices. Let’s ask ourselves: if we had no limits, if we could do anything for decades, how far would we go?

Don’t lie to yourself, no one will read your mind. Look deep inside: would you steal what belongs to others? Would you take revenge on someone? Would you impose something on those who have scorned you?

Daily in therapy, we touch upon these shadows, and they are what they are: hard, heartless, impulsive, and destructive. But they are not in charge. The question is: what happens when we expose the shadow to the light of everyday life?

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Réflexions de Pank / Instantané #508 : La peur vue comme un hypnotiseur

Nous créons de nombreuses réactions physiques et psychiques en nous lorsque nous entrons en mode peur. Nous savons que dans un principe hypnotique, nous entrons en transe. Le paradoxe amusant est d’ailleurs de dire que la seule chose qui empêche l’hypnose est la peur.

La réalité est que la peur est une bien meilleure hypnotiseuse que la plupart d’entre nous et que nous ne parvenons pas facilement à faire sortir le consultant/client de l’influence des suggestions du Maître Peur.

La peur focalise et, mieux que nombre de nos sessions, elle permet à l’imagination de celui qui est sous son « hypnotisme » de créer des images et même souvent des hallucinations. Nous sommes facilement à des niveaux somnambuliques sous l’emprise de la peur, nous n’entendons plus ce qu’on nous dit, nous percevons des choses qui ne sont pas là.

La lutte contre la peur est une chose difficile, parce que le client est souvent entré en confiance avec elle, et l’hypno peur sait exactement quoi lui suggérer, quoi lui donner comme idée pour que, sans même une prescription de tâche imposée, le consultant ne cesse de répéter les mêmes auto-suggestions et se replonge dans sa transe en un instant.

Il y aura des ancrages puissants qui s’activeront facilement en quelques mots : « j’ai peur que… », « je ne le sens pas… », « je ne suis pas sûr… ». L’Hypno Peur peut faire des sessions magiques, en quelques instants, un cadre bien posé, des comportements douteux et une imagination débordante et il peut y avoir une anxiété de plus en plus présente voire généralisée.

Pour les hypnotistes du quotidien, récupérer les clients de l’Hypno Peur est une galère, il n’y a pas d’alliance thérapeutique simple, il y a du doute constant et il y a pour certains une sorte de sceau qui fait qu’ils ne rentreront pas en transe autre que celle proposée par la peur…

Avec du temps, il y a possibilité d’ouvrir des portes vers de nouveaux comportements, mais il est possible qu’à n’importe quel moment une suggestion d’Hypno-peur réactive des ancrages que nous n’avions pas vus ou désactivés…

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 Pank’s Reflections / Snapshot #508: Fear as a Hypnotist

We create numerous physical and psychological reactions within ourselves when we enter fear mode. We know that in a hypnotic principle, we enter a trance. The amusing paradox is that the only thing preventing hypnosis is fear.

The reality is that fear is a much better hypnotist than most of us, and we don’t easily manage to bring the consultant/client out of the influence of Master Fear’s suggestions.

Fear focuses, and better than many of our sessions, it allows the imagination of the person under its « hypnotism » to create images and often even hallucinations. We easily reach somnambulistic levels under the grip of fear; we no longer hear what is said to us, we perceive things that are not there.

Fighting fear is a difficult thing because the client has often become trusting of it, and Hypno-Fear knows exactly what to suggest to them, what ideas to give them so that, without even an imposed task prescription, the consultant incessantly repeats the same self-suggestions and plunges back into their trance in an instant.

There will be powerful anchors that will easily activate with a few words: « I’m afraid that… », « I don’t feel it… », « I’m not sure… ». Hypno-Fear can create magical sessions in a few moments: a well-established framework, dubious behaviors, and an overflowing imagination, and there can be increasingly present or even generalized anxiety.

For everyday hypnotists, recovering clients from Hypno-Fear is a struggle; there is no simple therapeutic alliance, there is constant doubt, and for some, there is a kind of seal that prevents them from entering any trance other than the one offered by fear…

With time, there is the possibility of opening doors to new behaviors, but it is possible that at any moment a suggestion from Hypno-Fear might reactivate anchors we hadn’t seen or deactivated…

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Réflexions de Pank / Instantané #461 : La facilité du mépris

Nous avons cette expression de mépris qui fait partie de nos micromouvements, comme aime à le partager Ekman (vous savez, celui qui a été pris en référence pour les micro-expressions dans la série Lie to Me). Le mépris fait donc partie des expressions fondamentales de notre visage.

Et tout comme je vous partageais qu’il y a une difficulté à pouvoir trouver les plans de communication, il est facile de mépriser ce que les autres pensent, expriment, vivent ou partagent. Nous avons une grande facilité à mépriser, pensant dans nos microcosmes intérieurs que ce qui est produit n’a que bien peu de valeur.

Une valeur d’intelligence, une valeur d’utilité ou autre. Nous pouvons très facilement, lors d’une communication, mépriser le sujet, la façon de le présenter, pire encore quand nous considérons (ce qui est peut-être vrai) que nous avons des connaissances sur ledit sujet, ou que la façon de partager ou d’exprimer une idée sur un certain plan ne nous semble pas « juste » ou « bien faite ».

Il y a une grande facilité en nous à considérer que l’autre ne sait pas assez, ne connaît pas telle ou telle source, qu’il n’est pas assez « FOMO » (Fear Of Missing Out) pour être à jour sur la dernière hypothèse, ou simplement qu’il ne pense pas comme nous, NOUS nous considérant comme l’absolu le temps d’un échange.

Alors nous négligeons notre écoute, mais pire encore, nous ne prenons pas attention à maîtriser ce qui est en nous physiquement, émotionnellement ou intellectuellement. Nous ne mettons pas d’effort ni d’énergie, proposant un mépris par cette expression ou par des mots, des façons de répondre ou d’aborder le sujet.

Nous ne sommes pas parfaits et nous ne le serons pas. Nous avons certainement de nombreux échanges ou lectures qui ne nous conviennent pas, ou pour lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Le mépris peut s’éveiller et je n’y vois pas de problème ; ce que je trouve dommage, c’est que nous n’utilisions pas ce signal pour juste tenter un effort et peut-être nous mettre sur un autre « plan » pour chercher à en ressortir quelque chose d’utile ou positif pour nous.

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Pank’s Reflections / Snapshot #461: The Ease of Contempt

We have this expression of contempt that is part of our micro-movements, as Ekman likes to share (you know, the one referenced for micro-expressions in the series Lie to Me). Contempt is thus one of the fundamental expressions of our face.

And just as I shared with you that there is a difficulty in finding communication plans, it is easy to despise what others think, express, live or share. We have a great facility to scorn, thinking within our inner microcosms that what is produced has very little value.

A value of intelligence, a value of utility, or anything else. We can very easily, in a communication, despise the subject, the way it is presented, or even worse when we consider (which may be true) that we have knowledge on said subject, or that the way of sharing or expressing an idea on a certain level does not seem « right » or « well done » to us.

There is a great ease in us to consider that the other person doesn’t know enough, doesn’t know such and such a source, isn’t « FOMO » enough to be up-to-date on the latest hypothesis, or simply doesn’t think like us, WE considering ourselves as the absolute during an exchange.

So, we neglect our listening, but even worse, we don’t pay attention to controlling what is within us physically, emotionally, or intellectually. We don’t put in effort or energy, offering contempt through this expression or through words, ways of responding or approaching the subject.

We are not perfect and we will not be. We certainly have many exchanges or readings that do not suit us, or with which we disagree. Contempt can awaken, and I don’t see a problem with that; what I find regrettable is that we don’t use this signal to just attempt an effort and perhaps put ourselves on another « level » to try and extract something useful or positive for us.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #454 : Combattre, c’est sérieux

Hier, je parlais avec un ami de plus en plus engagé dans la Fédération de MMA, et il me disait que depuis qu’il se retrouve devant la cage, qu’il voit les combattants et entend les impacts, il a compris que les combattants veulent physiquement anéantir l’adversaire avec une intention « mauvaise ».

Il a réalisé que les professionnels, comme beaucoup d’amateurs, ne veulent pas simplement gagner, ils veulent détruire. Et c’est une réalité que nous comprenons quand nous avons beaucoup combattu, surtout lorsqu’il y a des frappes et des KO. Il y a chez les combattants cette intention de faire mal, de prendre plaisir à abîmer l’autre. C’est une logique de domination, une compensation vis-à-vis de différents éléments plus ou moins conscients chez ces derniers.

Quand on dit que l’on va « jouer » en compétition, c’est possible dans des disciplines comme le BJJ où il n’y a pas ou peu de côté « méchant ». On voit déjà que beaucoup de combattants ne veulent pas combattre avec des règles acceptant les « heel hooks », car c’est une technique qui peut détruire sans que nous puissions vraiment « nous défendre », un peu comme un KO ou une fracture.

De plus, une blessure suite à cette technique peut mettre fin à une carrière de compétition ou demander des mois, voire des années, pour récupérer. Quand il y a des personnes avec une intention de détruire, comme c’est le cas dans les sports de combat, nous ne sommes plus dans le « jeu ». Venir avec un état d’esprit qui n’est pas prêt à faire face à cette « haine orientée » peut déranger et, plus généralement, peut entraîner un temps de retard dans le combat, parce qu’on se réveille après qu’une frappe nous ait fait mal, et c’est parfois le début de la fin.

Si les arts martiaux et les sports de combat donnent dans l’imaginaire collectif une image de contrôle et de respect, cela n’existe pas chez beaucoup d’athlètes et de champions pendant le temps de la compétition, où il n’y a qu’une seule idée : détruire pour gagner, faire mal, envoyer un message aux prochains opposants. Le respect ne reviendra qu’après, les rituels « martiaux » reprendront leur place.

Qu’importe le récit que nous avons créé autour du combat ritualisé, il peut être terrifiant et plein de haine ou d’intentions associées à nos bas instincts de prise de pouvoir sur l’autre, sans limite.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #454: Fighting is Serious

Yesterday, I was talking with a friend who is increasingly involved in the MMA Federation, and he told me that ever since he found himself in front of the cage, seeing the fighters and hearing the impacts, he understood that fighters physically want to annihilate their opponent with a « bad » intention.

He realized that professionals, like many amateurs, don’t just want to win, they want to destroy. And this is a reality we understand when we have fought a lot, especially when there are strikes and KOs. There is this intention among fighters to hurt, to take pleasure in damaging the other. A logic of domination, a compensation in relation to different, more or less conscious elements within them.

When we say we’re going to « play » in competition, it’s possible in disciplines like BJJ where there’s little to no « mean » side. We already see that many fighters don’t want to fight with heel hooks, because it’s a technique that can destroy without us really being able to « defend ourselves, » a bit like a KO or a break.

Moreover, an injury can end a competitive career or take months or years to recover. When there are people with an intention to destroy, as is the case in combat sports, we are no longer « playing. » Coming with a mindset that is not ready to face this « oriented hatred » can be disturbing, and more generally, can cause a delay in the fight, because we wake up after a strike has hurt us, and that is sometimes the beginning of the end.

If martial arts and combat sports give a collective image of control and respect, this does not exist among many athletes and champions during competition time, where there is only one idea: destroy to win, hurt, send a message to future opponents. Respect will only return afterwards, and the « martial » rituals will resume their place.

No matter what narrative we have created around ritualized combat, it can be terrifying and full of hatred or intentions associated with our base instincts to take power over the other, without limits.

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Pank Hypnosophie #1174 : En science molle on fait des mises à jour, on trouve peu de nouveautés.

Dans la psychothérapie et l’hypnothérapie, nous retrouvons des thèmes et des théories qui parfois sont présentes depuis plus de 150 ans, mais nous avons des mises à jour qui parfois nous fait croire à des nouveautés.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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#psychotérapie #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané #445 : Le caméléon humain : nos multiples facettes

Hier, une amie me racontait qu’un responsable des forces de l’ordre se retrouvait impliqué dans une affaire obscure qui risquait d’empoisonner sa vie pour longtemps. Elle me disait qu’elle le connaissait depuis quinze ans et que c’était une personne particulièrement attentive, sympathique et à l’écoute. Ses équipes le trouvaient également formidable.

Ce qui peut alors étonner, comme ce voisin qui devient agresseur ou cet enfant qui appuie sur une gâchette, c’est de voir une personne considérée comme bonne par beaucoup, devenir un escroc, un danger public, voire un meurtrier.

Mon hypothèse concerne nos multiples facettes. Nous ne sommes que des parties de nous-mêmes en fonction des situations et des gens qui nous entourent. Nous portons un masque différent selon les contextes. On peut être le meilleur fils du monde et exécuter une personne de sang-froid. On peut être cette mère folle de ses enfants et une professeure qui humilie les élèves.

Personne ne vous connaît pleinement, et plus précisément, personne ne vous connaît dans toutes les situations. Nous le savons, nous pouvons être surpris par l’attitude de nos proches dans des situations qui nous semblent anodines et qui pourtant les mettent dans une transe, avec des réactions, et parfois même un langage corporel et une prosodie qui changent.

Nous-mêmes ne laissons jamais les autres nous connaître pleinement, parce qu’il y a déjà une méconnaissance de certaines de nos réactions, et parce que nous n’avons pas la « capacité » de passer dans un autre mode, car le contexte, la présence de telle ou telle personne, est un ancrage comportemental qui ne changera pas. Ce n’est que si les cadres changent et que des paramètres viennent faire bugger le système qu’il est alors possible que tout le monde soit surpris et se demande s’il connaît vraiment la personne en face de lui.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

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The Human Chameleon: Our Multiple Facets

Yesterday, a friend told me that a law enforcement official was caught up in a murky affair that could ruin his life for a long time. She said she had known him for fifteen years and that he was a particularly attentive, kind, and empathetic person. His teams also found him great.

What can be surprising, like a neighbor who becomes an aggressor or a kid who pulls a trigger, is seeing a person who is considered good by many become a crook, a public menace, or even a murderer.

My hypothesis concerns our multiple facets. We are only parts of ourselves depending on the situations and the people around us. We wear a different mask depending on the context. We can be the best son in the world and execute someone in cold blood. We can be a mother who is crazy about her children and also a teacher who humiliates her students.

No one knows you fully, and more precisely, no one knows you in all situations. We know this; we can be surprised by the attitude of our loved ones in situations that seem harmless to us, but which nonetheless put them in a trance, with reactions and sometimes even changes in body language and tone.

We ourselves never let others know us completely, because we already have a misunderstanding of some of our own reactions, and because we don’t have the « capacity » to switch to another mode, as the context, the presence of certain people, is a behavioral anchor that won’t change. It is only if the frameworks change and parameters come to bug the system that it is possible for everyone to be surprised and wonder if they really know the person in front of them.

Take what is right and good for you.

Réflexions de Pank / Instantané #438 :S’occuper de nos professeurs : un besoin vital

Entre les discours politiques et la réalité sur le terrain, il existe un fossé infranchissable. Quand notre ministre de l’Éducation, M. Borne, affirme que 99 % des postes sont pourvus, tandis que les syndicats évoquent 73 % des équipes incomplètes à la rentrée, il y a de réelles questions à se poser.

Au-delà du manque de professeurs, ou de la présence de certains qui manquent de compétences, recrutés à la va-vite sans formation pédagogique, ce qui est le plus préoccupant est l’état psychologique de ces personnes mises en position de figures de référence pour nos jeunes.

Vous avez sans doute lu qu’à Martigues, un professeur a poignardé un collègue avant la rentrée. Ce dernier aurait potentiellement été un enseignant pour des jeunes qui vivent déjà dans un monde un tantinet anxiogène. L’agresseur a été placé en hôpital psychiatrique, ce qui sous-entend qu’en plus d’avoir du mal à trouver des professeurs, ceux qui sont recrutés peuvent souffrir de troubles mentaux.

Ce n’est pas nouveau. Il suffit de regarder les écoles comme Bétharram et d’autres, où agressions et humiliations ont été tolérées pendant des décennies. J’imagine que si les éducateurs de l’époque avaient l’IUFM, la société n’avait pas encore conscience que, au-delà d’un examen, le facteur psychologique est primordial.

Si l’on admet que, comme dans toute profession, il y a des individus à deux doigts d’exploser, il est aussi essentiel de prendre en compte l’épuisement de ceux qui forment la jeunesse, de ceux qui vivront dans ce futur où nous ne serons plus. Les professeurs étaient respectés pendant longtemps parce qu’ils détenaient le savoir, même si aujourd’hui nous avons ChatGPT. Mais surtout, ils respectés parce qu’ils donnaient aux jeunes la possibilité de grandir dans tous les sens du terme.

Prenons soin de nos enseignants, de leur santé mentale, au lieu de nous moquer d’eux en disant : « Ah, tu te plains avec tes trois mois de vacances ! » La blague est facile, mais la vraie question est : pourquoi personne ne veut-il enseigner ? Et pourquoi ceux qui sont en poste craquent-ils ? Il est vrai que les jeunes peuvent être difficiles, mais le système, au-delà des questions financières, fait de la politique et ne se confronte jamais à la réalité.

Soutenons ceux qui enseignent. Ils donnent des clés en or, même si, comme partout, il y a aussi des incompétents.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Caring for Our Teachers: A Vital Need

Between political rhetoric and the reality on the ground, there is an unbridgeable gap. When our Minister of Education, Mr. Borne, claims that 99% of positions are filled, while unions report 73% of teams being incomplete at the start of the school year, there are some serious questions to be asked.

Beyond the lack of teachers, or the presence of some who lack skills, recruited hastily without pedagogical training, the most concerning issue is the psychological state of these individuals who are placed in positions of reference figures for our youth.

You have probably read that in Martigues, a teacher stabbed a colleague before the start of the school year. This person would have potentially been a teacher for young people who already live in a somewhat anxiety-inducing world. The aggressor was placed in a psychiatric hospital, which implies that in addition to struggling to find teachers, those who are recruited may suffer from mental health issues.

This is nothing new. One only has to look at schools like Bétharram and others, where aggressions and humiliations were tolerated for decades. I imagine that while the educators of the time had proper training, society was not yet aware that, beyond an exam, the psychological factor is essential.

If we admit that, as in any profession, there are individuals on the verge of a breakdown, it is also crucial to consider the burnout of those who educate our youth, those who will live in a future where we will no longer be. Teachers were respected for a long time because they held knowledge, even if today we have ChatGPT. But above all, they were respected because they gave young people the opportunity to grow in every sense of the word.

Let’s take care of our teachers and their mental health, instead of mocking them with: “Oh, you’re complaining with your three months of vacation!” The joke is easy, but the real question is: why does no one want to teach? And why are those who are in the profession cracking under the pressure? It is true that young people can be difficult, but the system, beyond financial issues, plays politics and never confronts the reality.

Let’s support those who teach. They provide golden keys, even if, like everywhere, there are also incompetent individuals.

Take what is right and good for you.

Be One