Réflexions martiales d’un Hypnofighter #506 : Combattre pour endurer

Quand Sosai Oyama a mis en place les règles de compétition du Karaté Kyokushinkai, il avait dit à Kancho Nakamura (World Seido Karate) qu’il voulait que « tout le monde » puisse participer aux compétitions. Pour cette raison, ne pas autoriser les percussions de poings au visage était important pour préserver « l’intégrité physique ».

Ce qui est intéressant dans ces confrontations que beaucoup considèrent comme « bourrines », c’est qu’à l’inverse de la boxe Thaï ou du Kick-boxing, il y a peu de déplacements et beaucoup d’encaissements. C’est là tout l’état d’esprit Kyokushin. L’idée est de permettre aux pratiquants de Karaté d’endurer et d’apprendre à encaisser, à remiser, et à tout donner.

Même si nous conservons des écoles de combat leur forme d’expression sportive, la philosophie derrière les styles, et particulièrement le Karaté plein contact, est belle : celle de pouvoir se dépasser, de ne pas fuir la douleur, car dans cette école, il est difficile de faire des combats sans en ressortir endolori.

Encaisser les coups et rester prêt à riposter, c’est comme lorsque la vie nous malmène et peut nous amener aux portes du KO, mais que nous devons quand même continuer à avancer. Le Kyokushin, ce n’est pas forcément la quête du plus fort, mais la voie vers l’endurance, et cette idée que même quand c’est dur, on peut chercher à continuer ou éviter de rester au sol.

Force aux combattants de la Coupe de France de Kyokushin qui a lieu ce week-end. Osu.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #506: Fighting to Endure

When Sosai Oyama established the competition rules for Kyokushinkai Karate, he told Kancho Nakamura (World Seido Karate) that he wanted « everyone » to be able to participate in competitions. For this reason, not allowing punches to the face was important for « physical integrity. »

What’s interesting about these confrontations, which many consider « brutal, » is that unlike Thai boxing or Kick-boxing, there’s little movement and a lot of taking hits. This is the whole Kyokushin spirit. The idea is to allow Karate practitioners to endure and learn to take punches, counter, and give their all.

Even if we retain the sporting expression of combat schools, the philosophy behind the styles, and particularly full-contact Karate, is beautiful: that of being able to surpass oneself, not to shy away from pain, because in this school, it’s difficult to fight without coming out sore.

Taking hits and remaining ready to counter, it’s like when life takes its toll and can bring us to the brink of a knockout, but we still have to keep moving forward. Kyokushin isn’t necessarily about seeking the strongest, but rather the path to endurance, and this idea that even when it’s tough, you can strive to continue or avoid staying down.

Strength to the fighters of the Kyokushin French Cup taking place this weekend. Osu.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #482 : Encaisser quitte à se blesser

Dans le combat ou dans les actions de self-défense, l’idée générale est d’esquiver, de bloquer et de faire en sorte de ne pas en ressortir dans un état lamentable. Il y a cependant des exceptions, que ce soit en boxe ou en MMA, où certains combattants agressifs perdent des années de vie avec un style qui rentre dans toutes les actions. Cela fait malheureusement la joie des spectateurs qui objectivent les combattants.

Même si l’idée initiale (d’éviter les coups) est juste. Je ne parle même pas du cas des armes où l’encaissement est un pari sur la vie, surtout face à une lame, un bâton, une barre de fer, etc. Je vais néanmoins ajouter un « mais ».

Je me souviens de professeurs philippins dire avec une belle sincérité que si vous n’avez pas de lame et que vous n’avez plus de moyen de fuir, il faudra peut-être accepter de perdre votre main ou votre bras pour « éventuellement » jouer sur une opportunité… qui serait vraiment minime.

Il est contre-intuitif de faire du renforcement aux frappes, et il est impossible de renforcer sa tête. Des écoles comme le Karaté d’Okinawa, le Kyokushin et certains styles chinois ont des méthodes progressives pour être capable de prendre des coups en diminuant la possibilité de blessure et de KO.

Il ne faut pas croire qu’en situation de stress, tous nos automatismes nous amèneront à finir le conflit sans entrer dans le combat. Pour rappel, la self-défense est un « non-combat » ; elle ne cherche pas l’opposition mais la destruction de la structure agressive pour éviter la phase d’affrontement. Et même dans ces quelques secondes, il se peut qu’une droite, un coup de tête, une griffure ou autre vienne perturber nos actions. Si la douleur n’est pas gérée, elle peut nous mettre en situation d’échec.

Le renforcement n’est pas juste musculaire. C’est bien d’avoir des muscles, mais si l’on ne sait pas absorber ou continuer à combattre avec le nez en sang, la mâchoire en vrac ou les côtes douloureuses (entre autres), les muscles ne serviront pas de bouclier utile. Dans ma pratique, je dis à mes élèves : vous allez vous faire couper, peut-être vous faire « exploser ». Il faudra serrer les dents et « espérer » ne pas tomber KO pour aller au clinch puis au sol (en 1 contre 1 sans arme, bien sûr).

Préparer les apprenants à ces douleurs particulières, mentalement et de la façon la plus progressive possible à l’encaissement, est important dans tous les styles qui veulent préparer à la défense personnelle ou à l’opposition. Sans oublier que c’est quand même vraiment mieux d’esquiver.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #482: Absorbing hits even if it means getting injured

In combat or self-defense actions, the general idea is to dodge, block, and ensure you don’t emerge in a pitiful state. There are exceptions, however, whether in boxing or MMA, where certain aggressive fighters lose years of their lives with a style that engages in every action. This unfortunately delights spectators who objectify the fighters.

Even if the initial idea (of avoiding hits) is correct. I am not even talking about situations involving weapons, where « absorbing » is a gamble with your life, especially when facing a blade, a stick, an iron bar, etc. Nevertheless, I am going to add a « but ».

I remember Filipino teachers saying with beautiful sincerity that if you don’t have a blade and you no longer have a way to flee, you might have to accept losing your hand or your arm to « possibly » play on an opportunity… which would be truly minimal.

It is counter-intuitive to condition oneself for strikes, and it is impossible to strengthen one’s head. Schools like Okinawan Karate, Kyokushin, and certain Chinese styles have progressive methods to be capable of taking hits while decreasing the possibility of injury and KO.

We must not believe that under stress, all our automatisms will lead us to end the conflict without entering into combat. As a reminder, self-defense is « non-combat »; it does not seek opposition but the destruction of the aggressive structure to avoid the confrontation phase. And even in those few seconds, a right hand, a headbutt, a scratch, or something else might disrupt our actions. If the pain is not managed, it can put us in a situation of failure.

Conditioning is not just muscular. It’s good to have muscles, but if you don’t know how to absorb or continue fighting with a bloody nose, a messed-up jaw, or painful ribs (among other things), muscles will not serve as a useful shield. In my practice, I tell my students: you are going to get cut, maybe get « smashed ». You will have to grit your teeth and « hope » not to get knocked out so you can get to the clinch and then to the ground (in 1 vs 1 without weapons, of course).

Preparing learners for these particular pains mentally, and in the most progressive way possible for absorption, is important in all styles that want to prepare for personal defense or opposition. Without forgetting that it is still much better to dodge.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #455 : Les poids lourds en combat

Allez, un peu de « grossophobie » gratuite, venant d’un « gros », j’ai un joker ! Les arts martiaux et sports de combat sont des disciplines de force. Et même si des légers battent rarement des lourds, comme au CJI 2, on a pu voir, tant en Judo, en BJJ ou en Kyokushin, que les catégories « Absolute » (que je trouve plus sympa que « toutes catégories ») sont souvent remportées par des athlètes « bien lourds », voire « vraiment très lourds ».

Le problème est que souvent, les poids lourds sont déjà naturellement puissants (pas forcément « très forts » au sens strict). Ils utilisent bien leur force et le mouvement du corps pour « fracasser » d’une frappe ou pour contrôler et soumettre.

Seulement, comme ce qui est mis en avant, c’est la force et la puissance, on voit des athlètes ne faire que toujours plus de préparation physique, des heures pour prendre de la masse et de l’explosivité, mais moins pour la technique.

C’est normal : tu combats des « allumettes » comparées à toi, pourquoi se casser la tête à trouver un angle, une cale, un levier ou une réaction, alors qu’un coup de « boost » arrache globalement tout ?
En plus, avec des « smoothies magiques », le cardio est un peu amélioré ; regardez les poids lourds russes en Kyokushin, les colosses de l’UFC (bon, 10 minutes, c’est quand même difficile) ou les prolongations en judo…

Du coup, on perd un peu le jeu de se développer par la connaissance d’un système, mais on répond à la notion de sport de force.
Ce qui est intéressant, c’est de voir les moins lourds devenir « lourds techniques », comme un Usyk en boxe, qui est un bel exemple de technique plutôt que de jouer sur une confiance inconsciente pour terminer un match d’une seule frappe.

Maintenant, être lourd est aussi un handicap, que ce soit par la graisse ou le muscle : les angles sont moins simples à obtenir, la surface de frottement est importante, donc sur le dos, on a l’impression d’une tortue renversée. C’est normal que le cerveau cherche à économiser de l’énergie pour un maximum de « rentabilité ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #455: Heavyweights in Combat

Alright, a bit of free « fat-shaming, » coming from a « fat guy, » I have a joker! Martial arts and combat sports are disciplines of strength. And even if lightweights rarely beat heavyweights, as seen in CJI 2, we’ve observed in Judo, BJJ, and Kyokushin that « Absolute » categories (which I find nicer than « all categories ») are often won by « quite heavy, » or even « really very heavy » athletes.

The problem is that heavyweights are often already naturally powerful (not necessarily « very strong » in the strict sense). They effectively use their strength and body movement to « smash » with a strike or to control and submit.

However, since strength and power are what’s emphasized, we see athletes constantly doing more physical preparation, spending hours gaining mass and explosiveness, but less time on technique.
It’s normal: you’re fighting « matchsticks » compared to yourself, why bother finding an angle, a block, a lever, or a reaction when a « boost » generally tears everything apart?

Plus, with « magic smoothies, » cardio is a bit better; look at the Russian heavyweights in Kyokushin, the UFC behemoths (well, 10 minutes is still difficult), or the overtime in Judo..

As a result, we lose a bit of the game of developing through the knowledge of a system, but we meet the definition of a strength sport.
What’s interesting is to see heavyweights become « technical heavyweights, » like Usyk in boxing, who is a fine example of technique rather than relying on unconscious confidence to finish a match with a single strike.

Now, being heavy is also a handicap, whether it’s fat or muscle: angles are harder to get, the friction surface is significant, so on your back, you feel like a flipped turtle. It’s normal for the brain to economize energy for maximum « profitability. »

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #431 : Les coups au corps

S’il y a eu de très belles phases lors de cet UFC Paris, j’ai particulièrement apprécié de voir à quel point les coups au corps ont pu changer la configuration des combats. Dans cette ère d’échanges techniques, je pense qu’il pourrait être intéressant pour les combattants de s’inspirer des frappes de poings rapprochées du Kyokushin.

Il y a une phase qui s’apparente au clinch mais sans réellement utiliser les bras pour déséquilibrer, contrôler en lutte ou préparer un coup de genou. C’est un moment de combat où l’on est très proche de l’adversaire et où le corps est souvent plus exposé. C’est exactement dans ce type de configuration que les karatékas Kyokushin excellent.

Le travail en Shita (coups bas) est certainement une voie qui pourrait être perfectionnée, notamment les crochets aux côtes. On pourrait objecter que la boxe anglaise propose déjà cela, mais les distances sont un peu différentes et le karaté Kyokushin est spécifiquement conçu pour cette courte distance.

Les pratiquants de Kyokushin savent très bien créer des ouvertures, affaiblir l’adversaire ou le faire réagir pour enchaîner avec des coups de pieds, ou, dans le contexte du MMA, pour ouvrir la possibilité de frapper au visage ou de reprendre de la distance.

Il y a également une différence d’impact entre frapper avec des gants de boxe anglaise et avec des poings nus ou des gants de 4 onces. L’impact sur les poignets est plus important et les kento (articulations des doigts) peuvent être blessés lors de la frappe sur les coudes. C’est une manière très spécifique de frapper avec puissance au corps à très courte distance, et cela pourrait être un véritable outil supplémentaire dans l’arsenal des strikers ou des dirty wrestlers.

Encaisser les coups au corps est parfois trompeur, tout comme les coups aux jambes. Une seule frappe bien placée peut transformer ce que nous pensions pouvoir gérer en un calvaire, voire un abandon.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #431: Body Shots

While there were some great moments in this UFC Paris, I really liked seeing how much body shots could change the dynamic of the matches. In this era of technical exchanges, I think it could be interesting for fighters to look at what Kyokushin practitioners do with their very close-range fist strikes.

There’s a phase that’s similar to the clinch but without actually using the arms to unbalance, control in wrestling, or set up a knee strike. It’s a moment in the fight where you’re very close to the opponent, and the body is often more open than in other phases of combat. It’s precisely in this configuration that Kyokushin karateka specialize.

The Shita (low strikes) work is certainly a path that could be refined, especially the rib hooks. You might say that boxing already offers this, but the distances are a bit different, and this style of karate is specifically oriented toward that short distance.

They are very good at creating openings, weakening the opponent, or making them react to follow up with kicks, or, for MMA, opening up the possibility of striking the face or regaining distance.

There’s also a difference in impact between striking with boxing gloves and with bare fists or 4 oz gloves. There is more impact on the wrists, not to mention the kento (knuckles) which can be injured from impact on the elbows. It’s a very specific way to hit the body with power at a very short distance and could be a real additional tool in the arsenal of strikers or dirty wrestlers.

Taking body shots can sometimes be tricky, just like leg kicks. Sometimes, a single well-placed strike is all it takes for what you thought you could handle to become a nightmare, or even lead to giving up.

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #346 : Pas si différents

Cet article remet en question l'idée que les pratiquants d'arts martiaux occidentaux et orientaux sont fondamentalement différents. Il utilise des exemples historiques, comme l'introduction des grades intermédiaires au judo et au karaté, pour montrer que le besoin de reconnaissance et de progression est un facteur de motivation universel, transcendant les cultures.

J’imagine que vous avez comme moi accepté que nous qui étudions des styles non français, voire non européens, n’avons pas du tout les mêmes façons d’aborder les choses que les Chinois, Japonais ou Philippins.

Depuis des années, j’entends des sensei japonais qui nous disent qu’ils doivent s’adapter à notre culture française, parce que nous ne sommes vraiment pas comme les pratiquants du pays du Soleil-Levant. Et pourtant.

Si nous avons aujourd’hui en judo des grades intermédiaires dans le judo et le karaté traditionnel, c’est par la reprise du système mis en place au Royaume-Uni sous Koizumi Sensei par Kawaishi vers 1935. Et vous l’avez tous entendu, c’est parce que nous ne sommes pas japonais que nous n’acceptons pas l’idée de grade blanc et noir…

Pourtant, ce n’est pas si vrai que cela. Nakamura Shihan, élève du fondateur du Kyokushin, Oyama Sosai, a lui-même dû imposer vers 1959-1960 le système de grades de couleur intermédiaires (les Kyu) pour les pratiquants du Oyama Karate.

Et à votre avis, quelle était la raison ? Simple : comme pour les Européens, les pratiquants du Daisen Dojo quittaient le dojo parce qu’ils n’avaient pas l’impression de progresser et qu’attendre 4-5 ans pour avoir une ceinture noire ne motivait pas assez. Du coup, il y a eu une organisation de passage de Kyu tous les 6 mois pour avoir une opportunité de changer de grade et de se voir progresser vers le Shodan.

Il est important de comprendre les différences culturelles, mais aussi de reconnaître que nous avons des patterns communs à notre humanité et le besoin de reconnaissance est présent dans toutes les cultures…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #346: Not So Different

I imagine that you, like me, have accepted that those of us who study non-French, or even non-European, styles don’t approach things in the same way as the Chinese, Japanese, or Filipinos.

For years, I’ve heard Japanese sensei tell us that they have to adapt to our French culture because we are not really like the practitioners of the Land of the Rising Sun. And yet.

If we have intermediate ranks in judo and traditional karate today, it’s because of the adoption of the system implemented in the United Kingdom under Koizumi Sensei by Kawaishi around 1935. And you’ve all heard it, it’s because we are not Japanese that we don’t accept the idea of white and black belts only…

However, that’s not entirely true. Nakamura Shihan, a student of the founder of Kyokushin, Oyama Sosai, himself had to impose the system of intermediate color ranks (Kyu) for Oyama Karate practitioners around 1959-1960.

And in your opinion, what was the reason? Simple: just like for Europeans, the practitioners of the Daisen Dojo were leaving the dojo because they didn’t feel like they were progressing and waiting 4-5 years for a black belt wasn’t motivating enough. As a result, there was an organization of Kyu grading every 6 months to have an opportunity to change rank and see themselves progress towards Shodan.

It is important to understand cultural differences, but also to recognize that we have common patterns in our humanity and the need for recognition is present in all cultures…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #336 : Kyokushin vs Karate d’Okinawa

Cet article explore les différences fondamentales entre le Kyokushin et le Karaté d'Okinawa, notamment en termes d'objectifs et de philosophie. Alors que le Kyokushin met l'accent sur le développement de la force physique et l'efficacité en compétition, le Karaté d'Okinawa privilégie la self-defense et la protection.  L'auteur souligne également l'influence du marketing dans la construction de l'image du Kyokushin et invite le lecteur à trouver sa propre voie en matière d'arts martiaux.

J’écris actuellement un court essai sur les premières années du Kyokushin, comparant la réalité historique aux récits traditionnels. C’est un exercice amusant, car nous, enfants du Karaté Bushido et de l’ère pré-internet, avons grandi avec les histoires transmises par nos senpai et sensei.

Ces histoires nous ont fait rêver de combattants incroyables de toutes les nations et de toutes les époques. Le Kyokushin a construit et exploité l’image du « strongest karate », un terme marketing inventé par Ikki Kajiwara (mangaka de Karate Baka Ishidai) pour promouvoir le premier championnat du monde du style en 1975. Beaucoup d’éléments relèvent du marketing, mais j’y reviendrai plus tard.

Un point intéressant est la remarque de Bobby Lowe (instructeur hawaïen qui a rencontré Oyama en 1952 et premier uchi deshi) selon laquelle le Karaté Oyama n’était pas axé sur la self-defense. Il est bien placé pour le savoir, car c’est lui qui a créé le cursus de Goshin Jitsu à la demande de Sosai, suite à des critiques sur cet aspect de son école.

Contrairement à l’objectif de self-defense mis en avant par les sensei d’Okinawa, l’école Kyokushin vise à former des hommes forts. Cette différence, interprétable de multiples façons, est fondamentale. Les coups de pied hauts (geri) sont rares dans les styles okinawaïens, car peu utiles en combat réel. A l’inverse, les jodan geri en Kyokushin sont impressionnants, exécutés à une distance rapprochée, en zone de poing.

Quand un karaté cherche à renforcer et l’autre à protéger, les philosophies et les visions du style divergent. Certains dojos d’Okinawa, comme le Goju-ryu Meibu-kan (https://www.youtube.com/watch?v=63c3KwGQT4I), combinent les deux approches.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #336: Kyokushin vs Okinawan Karate

I am currently writing a short essay on the early years of Kyokushin, comparing historical reality with traditional narratives. It’s a fun exercise because we, children of Bushido Karate and the pre-internet era, grew up with the stories passed down by our senpai and sensei.

These stories made us dream of incredible fighters from all nations and eras. Kyokushin built and exploited the image of the « strongest karate, » a marketing term coined by Ikki Kajiwara (mangaka of Karate Baka Ishidai) to promote the first world championship of the style in 1975. Many elements are just marketing, but I’ll come back to that later.

An interesting point is the observation by Bobby Lowe (Hawaiian instructor who met Oyama in 1952 and the first uchi deshi) that Oyama Karate was not oriented towards self-defense. He is well placed to know, since he created the Goshin Jitsu curriculum at the request of Sosai, following criticism of this aspect of his school.

Unlike the self-defense objective put forward by Okinawan sensei, the Kyokushin school aims to produce strong men. This difference, interpretable in many ways, is fundamental. High kicks (geri) are rare in Okinawan styles because they are not very useful in real combat. Conversely, jodan geri in Kyokushin are impressive, executed at close range, in punching zone.

When one karate seeks to strengthen and the other to protect, philosophies and visions of the style diverge. Some Okinawan dojos, like the Goju-ryu Meibu-kan (https://www.youtube.com/watch?v=63c3KwGQT4I), combine both approaches.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #326 : L’internationalisation des arts martiaux

Cet article explore l'évolution des arts martiaux à travers leur internationalisation. L'auteur, Pank, observe que l'exportation des disciplines martiales a conduit à leur métissage et à une diversification des styles. Il prend l'exemple du karaté, du jiu-jitsu et du kyokushin pour illustrer comment les arts martiaux se sont adaptés et transformés en dehors de leur pays d'origine. Pank encourage les pratiquants à embrasser cette évolution et à choisir le style qui leur convient le mieux, sans se limiter à la tradition.

Il existe dans tous les pays du monde des disciplines de combat propres aux cultures et aux sociétés. Pour ceux qui aiment à découvrir ce que la France a développé, je vous invite à aller voir les vidéos de Super Fab : https://www.youtube.com/@superfab-AMF.

Le sujet de ce post est plus axé sur le fait que les disciplines martiales ont tellement été exportées qu’elles ont été métissées et qu’elles ne ressemblent parfois plus du tout à ce qu’elles étaient à l’origine.

Je le vois beaucoup avec le Karaté où une interprétation de chacun a fait qu’il y a des milliers d’écoles dans tous les pays du monde qui, certes issues d’un style « traditionnel », ne ressemblent parfois plus à grand-chose ni dans la philosophie ni dans les formes. L’American Kenpo de Parker a posé l’ambition de son créateur à prendre la voie du poing et d’en faire un style américain.

On peut aussi y penser dans le Jiu-jitsu, bien sûr japonais à ses origines. Nous connaissons son descendant le BJJ, mais il y a là aussi des écoles typiquement françaises comme le Nihon Tai Jitsu, ou le Pariset Jujitsu. Quand un Keenan Cornelius décide que son style n’est plus brésilien mais américain, cela ne devrait pas plus choquer que cela.

Cela est normalisé depuis que les arts martiaux s’exportent, respectant leurs origines mais y rajoutant des logiques de combats et techniques autres que celles de la forme d’origine.

Il ne faut pas croire non plus que les styles nouveaux ne sont pas qualitatifs et que la répétition traditionnelle est bonne. Quand je vois que le Kyokushin reprend les formes de katas en mode Goju Ryu pour retourner à leur origine, je me dis que ce retour en « tradition » est relatif. Ils reprennent une forme japonaise et pas okinawaïenne, de plus quand on voit que des « enfants » du Kyokushin ont soit retiré les katas comme le Daido Juku, soit créé des katas beaucoup plus cohérents comme l’Ashihara et l’Enshin, on peut se demander pourquoi penser que les « origines » c’est mieux, dit autrement que la V1 est mieux que la V20 ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #326: The Internationalization of Martial Arts

In every country in the world, there are combat disciplines specific to cultures and societies. For those who like to discover what France has developed, I invite you to watch Super Fab’s videos: https://www.youtube.com/@superfab-AMF.

The subject of this post is more about the fact that martial disciplines have been exported so much that they have been mixed and sometimes no longer resemble what they were originally.

I see this a lot with Karate where an interpretation by each has meant that there are thousands of schools in every country in the world which, although stemming from a « traditional » style, sometimes no longer resemble much in philosophy or form. Parker’s American Kenpo laid out its creator’s ambition to take the path of the fist and make it an American style.

We can also think about it in Jiu-jitsu, of course Japanese in its origins. We know its descendant BJJ, but there are also typically French schools like Nihon Tai Jitsu, or Pariset Jujitsu. When a Keenan Cornelius decides that his style is no longer Brazilian but American, it shouldn’t be shocking.

This has been normalized since martial arts are exported, respecting their origins but adding combat logic and techniques other than those of the original form.

Do not think either that the new styles are not qualitative and that traditional repetition is good. When I see that Kyokushin takes up the forms of katas in Goju Ryu mode to return to their origin, I tell myself that this return to « tradition » is relative. They take up a Japanese form and not an Okinawan one, moreover when we see that « children » of Kyokushin have either removed the katas like Daido Juku, or created much more coherent katas like Ashihara and Enshin, we can wonder why think that the « origins » are better, in other words, that V1 is better than V20?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #316 : Le Sabaki Challenge du Enshin Karate

Une analyse du Sabaki Challenge et de l’évolution du karaté Enshin, un style qui combine le Kyokushin et le Judo. Découvrez comment cette discipline redéfinit les compétitions avec des techniques de projection et de percussion uniques.

Vous avez certainement connu comme moi le Sabaki Challenge dans les années 90, mis en place par Ninomiya Kancho, qui a mis en avant un karaté au contact avec une forme qui ne ressemble plus à ce que nous connaissons comme la forme communément acceptée du Kyokushinkai.

Dans les années 90, le Tai Sabaki était très présent (à l’origine du nom de la compétition), en lien avec l’histoire de l’école issue d’un élève direct de feu Ashihara Kancho. Aujourd’hui, le style ou plutôt son mode d’expression en compétition a évolué et donne une forme qui ne ressemble plus au Kyokushin, sans pour autant entrer dans les standards du Kudo.

En observant les compétitions actuelles—vous pouvez visionner les derniers championnats du monde ici : Lien vidéo—on remarque la stratégie autorisée de saisie à un seul bras, associée à des percussions et/ou des projections pour marquer des points.

Cette manière de faire est un mélange entre le Kyokushin et le Judo, avec une présence marquée de techniques comme le Sasae ou le Tai Otoshi pendant les combats. On constate que la notion souvent critiquée dans le Kyokushin actuel, celle de simplement encaisser et de combattre à une distance extrêmement courte, devient inadéquate dès qu’une saisie est autorisée.

Pour rappel, Oyama avait interdit les saisies en plein championnat du monde en 1979, entre les quarts et les demi-finales. Il avait constaté qu’un combattant comme Willy Williams pouvait dominer n’importe quel adversaire avec une saisie efficace.

Le Enshin a réussi à développer une forme unique de karaté qui, parfois, peut être contestée. En effet, cette discipline met souvent moins l’accent sur la frappe et la recherche de combos ou d’ichigeki, et davantage sur la saisie pour projeter ou déséquilibrer l’adversaire avant de le percuter.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #316: The Sabaki Challenge of Enshin Karate

You have probably, like me, heard of the Sabaki Challenge in the 1990s, introduced by Ninomiya Kancho. This event showcased a contact karate style that no longer resembled the commonly accepted form of Kyokushinkai.

In the 1990s, Tai Sabaki was prominently featured (hence the competition’s name), linked to the school’s history stemming from a direct student of the late Ashihara Kancho. Today, the style or rather its mode of expression in competition has evolved, resulting in a form that no longer resembles Kyokushin, nor fully aligns with Kudo standards.

When observing current competitions—you can watch the latest world championships here: Video link—one notices the strategy of single-arm grabs combined with strikes and/or throws to score points.

This approach is a mix between Kyokushin and Judo, with a strong presence of techniques such as Sasae or Tai Otoshi during matches. It becomes evident that the often-criticized notion in modern Kyokushin—of merely enduring strikes and fighting at extremely close range—is no longer suitable when grips are allowed.

To recall, Oyama prohibited grabs during the 1979 World Championship, between the quarter and semi-finals. He had observed that a fighter like Willy Williams could dominate any opponent with effective grappling.

Enshin has managed to develop a unique form of karate, which at times can be contested. Indeed, this discipline often places less emphasis on strikes and the search for combos or ichigeki, focusing instead on grabbing to throw or unbalance the opponent before striking.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #289 : Avoir un objectif élevé demande un engagement fort

Hier, en discutant avec des amis karatékas, nous avons abordé une problématique que l’on rencontre peut-être davantage dans les styles de karaté au KO que dans le karaté sans contact : le manque de professionnalisation des athlètes visant les titres les plus prestigieux de la discipline.

En observant le développement du BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ces dernières années, on constate une évolution marquée. Les jeunes ceintures bleues et violettes s’entraînent comme des professionnels, avec plusieurs sessions quotidiennes et un suivi rigoureux. Grâce à la CFJJB, un pôle France a même été créé pour améliorer la qualité de l’enseignement et développer une préparation optimale pour la compétition.

Dans des disciplines comme le Kyokushin ou le Shidokan, on trouve des passionnés dotés d’un mental incroyable. Ces styles, parmi les plus douloureux aux côtés de la lutte, impliquent un apprentissage exigeant et souvent marqué par les blessures.

Le Kyokushin, en particulier, cultive un état d’esprit proche des mangas Shōnen : un dépassement de soi constant, où l’adversité devient une source de progression. Cette mentalité est sans doute influencée par le manga Karate Baka Ichidai, qui a contribué à la popularité du Kyokushin dans les années 1970.

Cependant, lorsqu’un pratiquant ambitionne de devenir le meilleur, il ne peut se contenter d’une vision romantique ou idéalisée. Il doit adopter une approche professionnelle. Aujourd’hui, tout compte. Nous ne sommes plus à l’ère de l’approximation. Un engagement total est requis, où l’on s’oublie presque au service de sa « cause ».

Pour atteindre cet objectif, il est crucial d’être entouré des bonnes personnes, capables de partager leurs expertises spécifiques. Il faut également dépasser l’imaginaire de Mas Oyama, selon lequel s’isoler des mois en montagne rendra forcément plus fort. Ce type de préparation n’est plus adapté à l’exigence des compétitions modernes.

karate #Shidokan #Kyokushin #objectif #engagement

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #289: Setting High Goals Demands Strong Commitment

Yesterday, while talking with karate friends, we discussed an issue that seems more prevalent in knockout karate styles compared to non-contact karate: the lack of professionalization among athletes aiming for the highest titles in the discipline.

In Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ), things have evolved significantly in recent years. Young blue and purple belts train like professionals, with multiple daily sessions and quality coaching. Thanks to the CFJJB, there is even a national training center in France to further enhance teaching quality and competition preparation.

In karate styles like Kyokushin or Shidokan, passionate practitioners exhibit incredible mental toughness. These styles, alongside wrestling, are among the most painful and challenging to learn, often leading to injuries along the way.

Kyokushin, in particular, fosters a mindset akin to Shōnen manga: constant self-improvement, where adversity becomes a tool for growth. This mentality is likely influenced by the manga Karate Baka Ichidai, which propelled Kyokushin’s popularity in the 1970s.

However, when a practitioner decides to become the best, they cannot view themselves through the lens of a manga hero but as a professional. Today, every detail matters. We are no longer in the era of « good enough. » Total commitment to the goal is essential, requiring one to almost forget oneself in service of their « cause. »

Nonetheless, achieving this requires surrounding oneself with the right people who can share their specialized knowledge. It’s also important to move beyond the Mas Oyama narrative, where isolating oneself in the mountains for months is seen as the ultimate preparation. This approach is no longer suited to the demands of modern competition.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #244 : La difficulté de trouver les bonnes informations

Découvrez comment les récits historiques des arts martiaux sont souvent entremêlés de mythes et de réalités difficiles à démêler. Une exploration de l’histoire du Kyokushin et des premières générations de pratiquants, et des réflexions sur la véracité des informations.

J’ai grandi en dévorant les pages de Karate Bushido et j’ai même réussi à mettre la main sur quelques exemplaires de Black Belt, à une époque où l’information ne foisonnait pas sur Internet comme aujourd’hui. Avec le recul, il est encore plus évident que cette période, ainsi que celle qui l’a précédée, était marquée par des récits et des combats bien moins impressionnants qu’on ne nous les présentait.

Un ouvrage qui m’a particulièrement marqué est l’encyclopédie des arts martiaux de Patrick Lombardo, qui était pour moi l’équivalent de Google pour les styles de combat. J’y découvrais des styles et des pratiquants dont je n’avais que rarement entendu parler. En ce moment, je travaille sur un petit essai sur le Karate Kyokushin, en essayant surtout de démêler le vrai du faux.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mes réflexions précédentes, bien que le Kyokushin soit une formidable école de formation et que ses combattants puissent être incroyables, l’histoire de cette école est tellement intriquée au manga Karate Baka Ichidai de Kajiwara Ikki et aux livres de Sosai Oyama qu’il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Depuis longtemps, je cherche des informations, si possible, de la première génération de pratiquants (Nakamura, les frères Oyama, Kurosaki, Lowe), ceux qui ont vu les débuts de l’école de Sosai Oyama. Les ouvrages existants contiennent déjà de nombreuses divergences par rapport aux récits officiels, mais le plus difficile est de retrouver des preuves « validées », comme le shodan en Shotokan sous Y. Funakoshi (même s’il est certain qu’Oyama a fréquenté le dojo Shotokan) ou le 4e dan en Judo Kodokan. Il était connu, mais était-ce pour son judo ou pour ses liens avec Kimura ?

Je réalise qu’avec une personne aussi documentée que Sosai Oyama, il est déjà difficile de savoir ce qui est réellement vérifiable. Alors, que dire de tout ce que nous entendons ou lisons sur les styles que nous aimons et qui ne sont pas modernes ? Il doit y avoir d’énormes distorsions avec la réalité, et pourtant ce sont ces récits qui sont enseignés dans les cours.

Je sais bien que, dans l’absolu, l’histoire de nos écoles n’importe pas vraiment si l’on veut simplement pratiquer. On vient au dojo, on s’entraîne, on prend du plaisir et c’est tout. Pour moi, j’aime comprendre pourquoi on s’entraîne de telle ou telle manière, pourquoi le « produit final » actuel est comme il est, alors que le produit original était différent, etc.

Et vous, comment recherchez-vous dans l’histoire de vos styles ?

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Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #244: The Difficulty of Finding the Right Information

I grew up devouring the pages of Karate Bushido, and I even managed to get my hands on a few Black Belt magazines back when information wasn’t as abundant on the internet as it is today. Looking back, it’s even clearer now that both that era and the one before it were filled with stories and fights that were far less impressive than what we were led to believe.

One book that particularly stood out to me was the Encyclopedia of Martial Arts by Patrick Lombardo, which was like Google for martial arts styles. Through it, I discovered styles and practitioners I had rarely read about. Currently, I’m working on a small essay on Kyokushin Karate, especially trying to untangle fact from fiction.

As I’ve mentioned in previous reflections, while Kyokushin is a fantastic training school and its fighters can be incredible, the history of this school is so intertwined with the manga Karate Baka Ichidai by Kajiwara Ikki and the books of Sosai Oyama that it’s hard to know what is true.

For a long time, I’ve been searching for information, preferably from the first generation (Nakamura, the Oyama brothers, Kurosaki, Lowe), those who witnessed the beginnings of Sosai Oyama’s school. Existing works already contain many discrepancies compared to the official accounts, but the hardest part is finding « validated » evidence, such as the shodan in Shotokan under Y. Funakoshi (even though it’s certain he attended the Shotokan dojo) or the 4th dan in Kodokan Judo. He was well-known, but was it for his judo or his connections with Kimura?

I realize that even with someone as well-documented as Sosai Oyama, it’s hard to know what is actually verifiable. So, what about everything we hear or read about the styles we love that aren’t modern? There must be enormous distortions from reality, yet these are the stories that are taught in classes.

I know that, in the end, the history of our schools doesn’t really matter if we just want to practice. We come to the dojo, we train, we enjoy it, and that’s it. But for me, I like to understand why we train in a certain way, why the current « final product » is as it is, whereas the original product was different, etc.

And you, how do you search the history of your styles?

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Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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