Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #518 : Yoshinori Nishi

Vous ne vous souvenez probablement pas de ce combattant, d’autant plus si vous n’êtes pas un passionné de combat libre. En me penchant un peu sur le Daido Juku, ce karaté de Shihan Azuma qui est devenu le Kudo, je suis revenu sur les premiers pratiquants et champions. Nishi était l’un des grands de ce style, remportant en 1984 et 1985 le championnat Hokutoki.

Je reviendrai sur des éléments importants du Daido Juku, issu du Kyokushin, dans d’autres articles. Nishi a été formé au Judo par Kimura (la légende du Judo), puis rapidement au Kyokushinkai et surtout au Daido Juku vers 1983. Ce qui m’intéresse chez ce combattant, c’est qu’il a tenté de combattre dans des disciplines diverses. Il a notamment remporté le LUMAX, qui était déjà une sorte de MMA en tournoi, un peu comme l’UFC, en 1994. Quelques années auparavant, il avait combattu Rob Kaman (1990) en Kickboxing, où il subira un KO.

Il a été connu pour avoir affronté Rickson Gracie au premier Japan Open Vale Tudo de 1994. Il a rapidement perdu le match sans avoir pu s’exprimer. Ce qui est intéressant, c’est que la même année, nous avions un autre combattant du Daido Juku, d’ailleurs le premier Japonais à l’UFC, qui a perdu contre Royce Gracie : Minoki Ichihara.

Si Azuma a cherché en réponse à intégrer plus de sol et même à faire évoluer son Daido Juku, Nishi est parti dans une quête au travers de sa très célèbre école Wajutsu Keishukai. Il y a quelques années, j’avais lu qu’il avait été « coupé sous le pied » par les Gracie, parce qu’il s’était mis en tête de redévelopper le Jiujitsu au Japon. La réalité est plus simple : élève de Kimura, il a profité de sa rencontre avec un Gracie pour aller au Brésil faire une « recherche » sur la forme de Jiujitsu d’Helio Gracie, et savoir si la forme qu’ils avaient apprise était celle de la forme « originelle » du jiujitsu.

Chose que nous savons n’être pas le cas, car les Gracie ont été formés par Donato Pires, de la lignée Maeda, qui pratiquait un Kodokan Jiujitsu (les prémices du Judo). Nishi a orienté sa forme de combat vers le MMA, mettant de côté son Karategi et formant des combattants réputés dans les années 2000.

Il a vécu une période cruciale des arts martiaux modernes et, comme Azuma ou Sayama avec le Shooto, il y a eu une décision de se tourner vers l’efficacité et la mise à jour du combat plutôt que de rester dans la « tradition ».

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Martial Reflections of a Hypnofighter #518: Yoshinori Nishi

You probably don’t remember this fighter, especially if you’re not a free combat enthusiast. Going back a bit into Daido Juku, Shihan Azuma’s Karate which became Kudo, I revisited the early practitioners and champions. Nishi was one of the greats of this style, winning the Hokutoki championship in 1984 and 1985.

I will come back to important elements of Daido Juku, stemming from Kyokushin, in other articles. Nishi was trained in Judo by Kimura (the Judo legend), then quickly in Kyokushinkai and especially Daido Juku around 1983. What interests me about this fighter is that he tried to compete in various disciplines. He notably won the LUMAX, which was already a kind of MMA tournament, a bit like the UFC, in 1994. A few years before, he had fought Rob Kaman (1990) in Kickboxing, where he suffered a KO.

He was known for facing Rickson Gracie at the first Japan Open Vale Tudo in 1994. He quickly lost the match without being able to express himself. What’s interesting is that the same year, we had another Daido Juku fighter, actually the first Japanese in the UFC, who lost against Royce Gracie: Minoki Ichihara.

While Azuma sought to integrate more ground fighting and even evolve his Daido Juku in response, Nishi embarked on a quest through his very famous Wajutsu Keishukai school. A few years ago, I had read that he had been « undermined » by the Gracies because he had set out to redevelop Jiujitsu in Japan. The reality is simpler: a student of Kimura, he took advantage of his meeting with a Gracie to go to Brazil to do « research » on Helio Gracie’s form of Jiujitsu, and to know if the form they had learned was the « original » form of jiujitsu.

Something we know is not the case, as the Gracies were trained by Donato Pires, from the Maeda lineage, who practiced Kodokan Jiujitsu (the beginnings of Judo). Nishi oriented his fighting style towards MMA, setting aside his Karategi and training renowned fighters in the 2000s.

He lived through a crucial period of modern martial arts and, like Azuma or Sayama with Shooto, there was a decision to turn towards efficiency and updating combat rather than staying in « tradition ».

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Réflexions de Pank / Instantané #512 : Quand le sport dérape

En ce moment, dans le monde du Jiu-Jitsu Brésilien aux USA, et vous le constaterez certainement dans d’autres pays, il y a un scandale de type #metoo. Une légende du BJJ, André Galvão, est accusé de multiples faits concernant de jeunes femmes de son académie. Il y a quelques années, nous avions Lloyd Irvin ou Dela Riva qui étaient impliqués dans le même type d’histoire, sans oublier les instructeurs de chez Cyborg qui se sont enfuis au Brésil pour éviter les conséquences de leurs actes.

On pourrait se dire que l’esprit brésilien, qui sexualise facilement les relations, ajouté au dopage à forte testostérone, peut facilement entraîner des comportements problématiques voire mener à des agressions. Seulement, nous ne devons pas juste regarder aux USA, car en France, au sein de la Fédération de Judo, il y a eu de nombreuses histoires de professeurs qui ont fait la même chose.

Mais il n’y a pas que dans les arts martiaux ; la gymnastique ou la natation ont aussi ce même type de problème. Les entraîneurs ou coachs, qui sont souvent vus comme des figures d’autorité, avec lesquels les jeunes partagent leurs rêves mais aussi leurs douleurs, peuvent facilement ne plus faire la distinction entre la posture et la personne derrière.

De l’autre côté, le fait d’être une figure d’autorité, reconnue et respectée, donne une sorte de pouvoir et peut déclencher des comportements de prédateurs et de toute-puissance. Le sport d’élite est encore plus touché parce que les liens entraîneurs-athlètes sont uniques, pouvant brouiller les cadres et les récits des situations.

Ce que nous rappelle le cas ATOS (l’académie de Galvão) aux USA doit aussi nous redonner une dose de prudence et de surveillance sur ce qui se passe dans le monde du sport.

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Pank’s Reflections / Snapshot #512: When Sports Go Astray

Currently, in the world of Brazilian Jiu-Jitsu in the USA, and you will certainly see it in other countries, there is a #metoo type scandal. A BJJ legend, André Galvão, is accused of multiple offenses concerning young women from his academy. A few years ago, we had Lloyd Irvin or Dela Riva involved in the same type of story, not to mention the instructors from Cyborg who fled to Brazil to avoid the consequences of their actions.

One might think that the Brazilian mindset, which easily sexualizes relationships, combined with high-testosterone doping, can easily lead to problematic behaviors and even aggression. However, we should not just look at the USA, because in France, within the Judo Federation, there have been numerous stories of teachers who have done the same thing.

But it’s not just in martial arts; gymnastics or swimming also have this same type of problem. Coaches, who are often seen as authority figures, with whom young people share their dreams but also their pains, can easily lose the distinction between the role and the person behind it.

On the other hand, being a recognized and respected authority figure grants a kind of power and can trigger predatory and omnipotent behaviors. Elite sports are even more affected because the coach-athlete bonds are unique, which can blur the boundaries and narratives of situations.

What the ATOS case (Galvão’s academy) in the USA reminds us should also bring back a dose of caution and vigilance regarding what is happening in the world of sports.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #504 : Kastriot “George” Mehdi

Si la génération de Carlos, Hélio et Jorge était vraiment faible en projections, surtout comparée aux autres écoles de Kodokan Jiujitsu de Rio ou de São Paulo, il est étonnant de constater que Carlson, Rickson et, bien sûr, les élèves de Carlson comme Bustamante, Sperry, etc., étaient solides dans leur Judo. Bien sûr, quand on voit Rickson aux USA face à un Japonais de qualité, il ne fait pas le poids en tachi waza, mais son Judo est tout de même propre.

Et si je vous disais que c’est grâce à un Français ? Kastriot, dit George Mehdi. Il est devenu instructeur chez les Gracie avant de s’embrouiller avec eux (à se demander, à part leurs élèves, qui ne s’embrouillait pas avec la bande de Carlos). Il a été celui qui a enseigné le Judo, il est même allé plusieurs années se former au Japon et a obtenu un 8e Dan de la discipline.

Pour lui, ce que présentaient les Gracie dans les années 40-50 était du Judo, ce que disent tous les documents et articles sur le sujet, mais là encore, valorisons leur travail pour le développement de la garde et du travail au sol, qui est bien supérieur à celui du ne waza traditionnel.

Kastriot a formé de nombreuses légendes du Jiu-Jitsu et leur a permis d’avoir un niveau complet dans tous les aspects du combat. Sa séparation avec les Gracie, comme souvent, était liée aux mensonges poussés par le marketing agressif de Carlos, qui transformait tous les faits pour mettre en avant l’académie Gracie.

Pour rappel, dans les années 50, il avait le culot de dire que le Gracie Jiu-Jitsu était le seul véritable style de Jiu-Jitsu, les Japonais empêchant volontairement l’expansion de cette technique supérieure de combat… alors que depuis la fin du XIXe siècle, la discipline était enseignée au Brésil par des Japonais.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #504: Kastriot « George » Mehdi

If the generation of Carlos, Hélio, and Jorge was truly weak in throws, especially compared to other Kodokan Jiu-Jitsu schools in Rio or São Paulo, it’s surprising to see that Carlson, Rickson, and of course, Carlson’s students like Bustamante, Sperry, etc., were solid in their Judo. Of course, when we see Rickson in the USA facing a quality Japanese opponent, he doesn’t stand a chance in tachi waza, but his Judo is clean nonetheless.

What if I told you it was thanks to a Frenchman? Kastriot, known as George Mehdi. He became an instructor for the Gracies before falling out with them (one wonders, apart from their students, who didn’t fall out with Carlos’s crew). He was the one who taught Judo; he even spent several years training in Japan and obtained an 8th Dan in the discipline.

For him, what the Gracies presented in the 40s and 50s was Judo, which is what all documents and articles on the subject state, but let’s still value their work for the development of the guard and ground work, which is far superior to traditional ne waza.

Kastriot trained many Jiu-Jitsu legends and allowed them to achieve a complete level in all aspects of combat. His separation from the Gracies, as often was the case, was linked to the lies pushed by Carlos’s aggressive marketing, which transformed all facts to promote the Gracie academy.

As a reminder, in the 50s, he had the nerve to say that Gracie Jiu-Jitsu was the only true style of Jiu-Jitsu, with the Japanese deliberately preventing the expansion of this superior combat technique… even though since the late 19th century, the discipline had been taught in Brazil by Japanese masters.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #470 : L’enseignement de Sensei Seisuke

Hier, je suis parti en stage de karaté Shorin Ryu que j’avais repéré sur le site de la fédération. Il s’est avéré que c’était Sensei Seisuke Adaniya qui animait ce moment. Il nous a fait travailler sur ce qu’il a nommé la Connexion Corporelle. Et ce fut très instructif de pouvoir faire ces exercices de posture et d’alignement.

Ce sont des concepts que j’ai déjà vus en Aïki ou dans certaines écoles chinoises, et comme souvent avec la vision Okinawaienne, il y a une souplesse même dans l’enseignement et l’apprentissage que je trouve passionnante. J’ai eu la chance de pouvoir être le Uke du sensei qui partageait ses connaissances, ce qui m’a fait ressentir ce qu’il enseignait.

Et j’ai pu entrevoir quelque chose d’intéressant, un concept que l’on connaît bien en Aïkido, en Judo avec certains anciens, parfois en BJJ : le principe d’unité et de non-opposition. Alors bien sûr, nous sommes dans des exercices, ce n’est pas un randori, ce n’est pas non plus de la self-défense ; c’est ce qui, je pense, donne une substance au « do » du Karaté.

Une démarche qui se voit dans la durée, et c’est d’ailleurs pour cette raison et au travers de ses expériences de vie que Sensei Seisuke a pu développer sa méthode.

Je n’ai pas pu rester toute la journée, mais le peu qu’il a enseigné est déjà à développer et à répéter. Le manque de Uke dans cette recherche sera sûrement un peu pénalisant ; il va falloir que j’arrive à l’adapter à mes logiques BJJ/Luta ou MMA. Seulement, dans ces contextes, les phases d’alignement comme il le propose me semblent pour le moment complexes et je risque de me faire arracher la tête (soit sur une droite, soit avec une guillotine).

L’unité et la non-opposition, si avec mon petit niveau je le ressens parfois, je n’arrive pas à l’appliquer dans des combats intenses et j’avoue que je ne vois personne le faire ; cela reste des exercices ou de la démonstration. En tout cas, n’hésitez pas à aller à la rencontre de ce Sensei vraiment sympa et plein de savoir.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #470: Sensei Seisuke

Yesterday, I attended a Shorin Ryu karate seminar that I had found on the federation’s website. It turned out that Sensei Seisuke Adaniya was leading the event. He had us work on what he called Body Connection. And it was very enjoyable to practice these posture and alignment exercises.

These are concepts I’ve already encountered in Aïki or in some Chinese schools, and as often with the Okinawan vision, there’s a flexibility even in the teaching and learning that I find fascinating. I had the chance to be the Sensei’s Uke as he shared his knowledge, which allowed me to truly feel what he was teaching.

And I caught a glimpse of something interesting, a concept well-known in Aikido, in Judo with some elders, sometimes in BJJ: the principle of unity and non-opposition. Of course, these are exercises; it’s not randori, nor is it self-defense; it’s what, I believe, gives substance to the « do » of Karate.

An approach that unfolds over time, and it is for this reason and through his life experiences that Sensei Seisuke has been able to develop his method.

I couldn’t stay all day, but what little he taught is already worth developing and repeating. The lack of a Uke in this exploration will likely be a bit penalizing; I’ll have to adapt it to my BJJ/Luta or MMA logic. However, in these contexts, the alignment phases he proposes seem complex to me for now, and I risk getting my head torn off (either with a straight punch or a guillotine choke).

Unity and non-opposition, while I sometimes feel it at my humble level, I can’t apply it in intense fights, and I confess I don’t see anyone doing it; it remains confined to exercises or demonstrations. In any case, don’t hesitate to meet this truly kind and knowledgeable Sensei.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #457 : L’Impact des Projections au Sol

Le dernier UFC a rappelé un élément martial important, parfois oublié dans une dynamique sportive. Almeida a pu emmener Volkov au sol comme il le souhaitait. On peut valoriser cette capacité à maîtriser un adversaire au sol, un peu comme on l’a mis en avant durant la période « self-defense » du Gracie Jiujitsu.

Seulement, si une fois au sol je ne finalise pas, et dans une configuration de combat urbain, outre le danger d’être à terre, il n’est pas si simple de placer une clé ou un étranglement lorsque l’opposant/agresseur bouge dans tous les sens pour se relever, soit pour fuir, soit pour reprendre l’attaque.

On a observé la même chose au niveau sportif : pas de soumission, mais pire, pas de percussions. Au final, le Brésilien perd son match alors qu’il a contrôlé. Et c’est là que l’on peut revenir aux origines du BJJ, le Kodokan Judo. En Judo, on parle de projection : on cherche à faire percuter l’opposant au sol.

Cette frappe complexe que peuvent être ces techniques de projections, autant dans la rue qu’en cage, peut tout changer. Si vous avez déjà chuté dans la rue, sur une plaque de glace – et je ne parle pas des accidents de vélo ou de trottinette – vous avez possiblement ressenti quelques douleurs et peut-être même vous vous êtes blessé. Si vous avez eu la chance d’être sur des tatamis avec de bons judokas ou lutteurs, là aussi, même si on est sur un tatami, préparé avec nos connaissances des ukemis (brise-chute), on peut subir un choc important et se retrouver amoindri en énergie, voire assommé.

En MMA, il faut choisir : soit on veut montrer une efficience de l’amenée au sol en faisant percuter avec une projection, soit accepter que le takedown soit « inoffensif » mais qu’ensuite, il faille frapper ou soumettre l’opposant pour marquer les juges sur l’efficacité de cette phase de combat.

Un questionnement stratégique en fonction des disciplines initiales des combattants.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #457: The Impact of Takedowns

The last UFC reminded us of an important martial element sometimes forgotten in a sporting dynamic. Almeida was able to take Volkov to the ground as he wished. We can value this ability to take an opponent to the ground, much like it was promoted during the « self-defense » period of Gracie Jiujitsu.

However, if once on the ground I don’t submit, and in an urban combat setting, besides the danger of being on the ground, it’s not so simple to apply a lock or choke when the opponent/aggressor is moving frantically to get back up, either to flee or to resume the attack.

We saw the same thing in sports: no submission, but worse, no strikes. In the end, the Brazilian lost his match despite having controlled it. And this is where we can return to the origins of BJJ, Kodokan Judo. In Judo, we talk about projections: we seek to make the opponent hit the ground.

This complex strike that these projection techniques can be, both in the street and in the cage, can change everything. If you have ever fallen in the street, on a patch of ice – and I’m not talking about bicycle or scooter accidents – you have likely felt some pain and perhaps even injured yourself. If you have been fortunate enough to be on tatami mats with good judokas or wrestlers, even there, even if we are on a tatami, prepared with our knowledge of ukemis (breakfalls), we can take a big shock and find ourselves diminished in energy, or even knocked out.

In MMA, one must choose: either one wants to demonstrate the efficiency of a takedown by making the opponent hit the ground with a projection, or accept that the takedown is « inoffensive » but that afterward, one must strike or submit the opponent to impress the judges on the effectiveness of this combat phase.

A strategic questioning depending on the initial disciplines of the fighters.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #455 : Les poids lourds en combat

Allez, un peu de « grossophobie » gratuite, venant d’un « gros », j’ai un joker ! Les arts martiaux et sports de combat sont des disciplines de force. Et même si des légers battent rarement des lourds, comme au CJI 2, on a pu voir, tant en Judo, en BJJ ou en Kyokushin, que les catégories « Absolute » (que je trouve plus sympa que « toutes catégories ») sont souvent remportées par des athlètes « bien lourds », voire « vraiment très lourds ».

Le problème est que souvent, les poids lourds sont déjà naturellement puissants (pas forcément « très forts » au sens strict). Ils utilisent bien leur force et le mouvement du corps pour « fracasser » d’une frappe ou pour contrôler et soumettre.

Seulement, comme ce qui est mis en avant, c’est la force et la puissance, on voit des athlètes ne faire que toujours plus de préparation physique, des heures pour prendre de la masse et de l’explosivité, mais moins pour la technique.

C’est normal : tu combats des « allumettes » comparées à toi, pourquoi se casser la tête à trouver un angle, une cale, un levier ou une réaction, alors qu’un coup de « boost » arrache globalement tout ?
En plus, avec des « smoothies magiques », le cardio est un peu amélioré ; regardez les poids lourds russes en Kyokushin, les colosses de l’UFC (bon, 10 minutes, c’est quand même difficile) ou les prolongations en judo…

Du coup, on perd un peu le jeu de se développer par la connaissance d’un système, mais on répond à la notion de sport de force.
Ce qui est intéressant, c’est de voir les moins lourds devenir « lourds techniques », comme un Usyk en boxe, qui est un bel exemple de technique plutôt que de jouer sur une confiance inconsciente pour terminer un match d’une seule frappe.

Maintenant, être lourd est aussi un handicap, que ce soit par la graisse ou le muscle : les angles sont moins simples à obtenir, la surface de frottement est importante, donc sur le dos, on a l’impression d’une tortue renversée. C’est normal que le cerveau cherche à économiser de l’énergie pour un maximum de « rentabilité ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #455: Heavyweights in Combat

Alright, a bit of free « fat-shaming, » coming from a « fat guy, » I have a joker! Martial arts and combat sports are disciplines of strength. And even if lightweights rarely beat heavyweights, as seen in CJI 2, we’ve observed in Judo, BJJ, and Kyokushin that « Absolute » categories (which I find nicer than « all categories ») are often won by « quite heavy, » or even « really very heavy » athletes.

The problem is that heavyweights are often already naturally powerful (not necessarily « very strong » in the strict sense). They effectively use their strength and body movement to « smash » with a strike or to control and submit.

However, since strength and power are what’s emphasized, we see athletes constantly doing more physical preparation, spending hours gaining mass and explosiveness, but less time on technique.
It’s normal: you’re fighting « matchsticks » compared to yourself, why bother finding an angle, a block, a lever, or a reaction when a « boost » generally tears everything apart?

Plus, with « magic smoothies, » cardio is a bit better; look at the Russian heavyweights in Kyokushin, the UFC behemoths (well, 10 minutes is still difficult), or the overtime in Judo..

As a result, we lose a bit of the game of developing through the knowledge of a system, but we meet the definition of a strength sport.
What’s interesting is to see heavyweights become « technical heavyweights, » like Usyk in boxing, who is a fine example of technique rather than relying on unconscious confidence to finish a match with a single strike.

Now, being heavy is also a handicap, whether it’s fat or muscle: angles are harder to get, the friction surface is significant, so on your back, you feel like a flipped turtle. It’s normal for the brain to economize energy for maximum « profitability. »

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #451 : FFJudo vs CFJJB – L’avenir du BJJ en France

Je pense que si vous êtes dans le BJJ et que vous évoluez dans la dimension IBJJF/CFJJB, vous n’avez pas pu passer à côté du conflit avec la Fédération Française de Judo (FFJ). Cette fois, le match ne se joue pas entre Kimura et Gracie, même si, symboliquement, la FFJ est un véritable Kimura avec ses 500 000 licenciés, face à une CFJJB bien maigre avec ses 32 000 adhérents.

Mais alors, que penser de cette action de la FFJ, qui semble avoir oublié qu’en 1946, cette petite discipline qu’était le Judo a pris son indépendance vis-à-vis de la Lutte ? On oublie ses difficultés et son histoire quand tout va bien. En absorbant pendant trois à quatre saisons le BJJ, la FFJ n’a pas anticipé que la génération actuelle de « gradés Jiujitsu » ne souhaitait pas voir disparaître l’histoire de notre discipline.

Le Judo d’aujourd’hui, au niveau politique, ne serait certainement pas valorisé par des figures comme Jazarin de l’époque. Ce qu’est devenue une machine de guerre n’a plus rien à voir avec des passionnés qui se battent pour faire monter une discipline. C’est normal, la politique, l’argent et le pouvoir devenant l’essentiel.

Si les « anciens », les trois premières générations de BJJ, veulent garder les spécificités culturelles, techniques et même administratives de notre style, ce n’est pas le cas pour les générations récentes. Et c’est, je pense, ce qui risque de faire du mal dans les années ou décennies à venir. Tout comme aujourd’hui, personne dans le Judo ne se plaint de sa ceinture noire FFJ en voulant être reconnu par le Kodokan Japon. Il y a de fortes chances que ce soit pareil avec le BJJ, où la validation IBJJF (qui coûte un bras) n’aura pas plus de sens que cela.

De même, pour les jeunes, peu importe que la compétition soit CFJJB, Judo, FFL ou Naga ; ils s’en fichent, ils veulent combattre. Si la FFJ propose des compétitions à 10 euros, cela risque de les intéresser grandement. Il est possible que la CFJJB défende bien nos lignes pendant quelques années, mais la puissance fédérale ancrée en France risque d’étouffer, tel un mata leão, la dynamique basée sur une gestion entrepreneuriale de l’IBJJF.

Garder les graduations à la brésilienne, qui est remise en question quand on sait qu’un ceinture bleue peut battre une ceinture noire de l’ancienne génération, risque aussi de questionner avec les mises à jour fédérales qui s’inspireront sûrement de ce qui est fait, mais francisé, comme cela avait été fait avec les grades japonais à l’époque.

Celui qui prendra le centre du tatami avec l’éducation (la propagande) la plus forte auprès des nouvelles générations gagnera ce combat. Et pour le coup, les « professores » vont avoir un rôle essentiel : vont-ils garder un lien avec l’histoire de la discipline, ou s’orienter vers une vision française du style ?

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Martial Reflections of a Hypnofighter #451: FFJ vs CFJJB – The Future of BJJ in France

I think that if you are involved in BJJ and operate within the IBJJF/CFJJB sphere, you couldn’t have missed the conflict with the French Judo Federation (FFJ). This time, the match isn’t Kimura against Gracie, even if symbolically, the FFJ is a true Kimura with its 500,000 licensees, making the CFJJB look rather lean with its 32,000 members.

But then, what to make of this action by the FFJ, which seems to have forgotten that in 1946, this small discipline, Judo, gained its independence from Wrestling? One forgets their struggles and history when everything is going well. By absorbing BJJ for three to four seasons, the FFJ did not anticipate that the current generation of « ranked » practitioners did not want to see the history of our discipline disappear.

Today’s Judo, at the political level, would certainly not be valued by figures like Jigoro Kano of that era. What has become a war machine has nothing to do with enthusiasts fighting to elevate a discipline. This is normal, as politics, money, and power become paramount.

While the « elders, » the first three generations of BJJ, want to preserve the cultural, technical, and even administrative specificities of our style, this is not the case for recent generations. And this, I believe, is what will cause harm in the coming years or decades. Just as today, no one in Judo complains about their FFJ black belt wanting to be recognized by the Kodokan Japan. There’s a strong chance it will be the same with BJJ, where IBJJF validation (which costs an arm and a leg) will not hold much more meaning.

Similarly, for young people, whether a competition is CFJJB, Judo, FFL, or Naga, they don’t care; they just want to compete. If the FFJ offers competitions for 10 euros, that is likely to greatly interest them. It is possible that the CFJJB will defend our lines well for a few years, but the federal power entrenched in France risks stifling, like a mata leão, the dynamic based on IBJJF’s entrepreneurial management.

Keeping the Brazilian-style graduations, which are questioned when one knows that a blue belt can beat an old-generation black belt, is also likely to be challenged with federal updates that will surely be inspired by existing practices but « Frenchified, » as was done with Japanese grades back then.

Whoever takes the center of the tatami with the strongest education (propaganda) among the new generations will win this fight. And in this case, the « professores » will have an essential role: will they maintain a link to the history of the discipline, or will they lean towards a French vision of the style?

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #441 : Juste pour le corps

Nous sommes dans des arts martiaux modernes, et la réalité du combat « guerrier » n’est pas ce que nous allons vivre dans notre vie. De plus, les armes à feu et les stratégies militaires actuelles ne cherchent pas le combat au corps à corps. Nous pouvons donc constater que les arts martiaux modernes sont utilisés pour se défendre éventuellement dans le monde quotidien.

Du coup, nos écoles représentent ce pour quoi elles ont été créées selon les idées de Kano : la formation du corps et probablement un peu l’esprit. Le but de ces Budo—mais on peut aussi l’étendre à la Lutte occidentale—c’est de faire des hommes et des femmes athlétiques et capables d’utiliser leur corps dans différentes situations. En gros, les arts martiaux nous servent à être fonctionnels.

On peut voir les systèmes modernes chercher à mettre en avant le côté défense personnelle, mais souvent, ils passent moins de temps sur l’aspect corps fonctionnel. C’est une des critiques des sportifs/fonctionnels du combat, qui vont souligner qu’il est difficile que l’homme ou la femme lambda n’ayant jamais fait de sport puisse être « efficace » dans la rue.

Ce problème vient justement de cette notion où, dans les systèmes de combat, il y a une volonté de développement corporel avec du renforcement musculaire et le développement du stamina (endurance). Quand on fait des heures de Kihon ou de Katas, même si des Shihan et Sensei aiment à dire que c’est utile en combat, ça reste quand même plus utile pour se renforcer et développer son mental.

Avec le BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien), même si les Gracie l’ont vendu comme de la self-défense jusqu’aux années 70, ils ont dû ouvrir le modèle grâce à Carlson Gracie, en suivant le modèle du Judo, donc la philosophie de développement physique et personnel de Maître Kano.

Même s’il y avait des défis, on rentre dans une forme « sportive » ; ce n’est pas un champ de bataille, et ce n’est pas un monde militaire. Il faut voir nos activités avec la passion que nous avons comme des disciplines qui ne sont pas orientées vers l’efficacité de combat absolue. Même s’il peut y avoir une vraie efficacité—une frappe, une projection ou une soumission peuvent mettre KO—c’est une utilisation moderne d’une forme d’efficacité sur tatami, ring ou cage, et pas nécessairement sur le terrain (rue ou conflit militaire).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #441: Just for the Body 

We are in modern martial arts, and the reality of « warrior » combat is not what we are going to experience in our lives. Furthermore, modern firearms and current military strategies do not seek close-quarters combat. We can therefore observe that modern martial arts are used primarily for potential self-defense in the everyday world.

Consequently, our schools represent what they were created for, based on Kano’s ideas: the training of the body and probably a bit of the mind. The goal of these Budo—but we can also include Western Wrestling—is to create athletic men and women capable of using their bodies in different situations. Essentially, martial arts help us to be functional.

Modern systems can be seen trying to highlight the self-defense aspect, but they often spend less time on the functional body aspect. This is one of the criticisms from combat sports/functional practitioners, who emphasize that it’s difficult for the average man or woman who has never practiced sports to be « effective » on the street.

This problem stems precisely from the idea that in combat systems, there is a commitment to physical development with muscle strengthening and the development of stamina (endurance). When one spends hours doing Kihon or Katas, even if Shihan and Sensei like to say it’s useful in combat, it remains more useful for strengthening oneself and developing one’s mental fortitude.

Regarding BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), even though the Gracies marketed it as self-defense until the 70s, they had to open up the model thanks to Carlson Gracie, following the Judo model, hence Master Kano’s philosophy of physical and personal development.

Even with challenges, we are entering a « sporting » form; it is not a battlefield, and it is not a military world. We must view our activities, with the passion we have, as disciplines that are not focused on absolute combat effectiveness. Even if there can be real effectiveness—a strike, a throw, or a submission can lead to a KO—it is a modern application of a form of effectiveness on the mat, ring, or cage, and not necessarily on the ground (street or military conflict).

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #438 : La légende du maître titanesque

Il y a quelques jours, je discutais avec un ancien pratiquant d’arts martiaux qui n’avait pas obtenu ses ceintures noires dans les différents styles qu’il avait pratiqués, mais qui semblait passionné par le monde du combat. Puis vint le moment, que j’entends sans cesse depuis mon enfance, d’entendre parler de la rencontre avec LE maître.

En l’occurrence, le Kancho de son école était un Okinawaien, et, dans son récit, il s’est à peine retrouvé en face de lui qu’il était déjà par terre, sans n’avoir rien compris. Vous connaissez cette histoire du vieux sensei qu’on ne peut toucher et qui, par un pouvoir (peut-être un conditionnement comme on le voit chez certains pratiquants de « ki » en combat), les projette.

Ce qui est très ennuyeux, c’est que l’excès de niveau attribué à ces anciens fait que nous grandissons avec ce mythe. Pour en avoir vu énormément et avoir échangé avec des très hauts gradés, je n’ai jamais pu percevoir cela, d’autant plus que je continue ma pratique et que mon niveau augmente peut-être légèrement. La seule chose qui pourrait y ressembler, c’est une rencontre avec Sensei Correa du Junomichi quand je devais être ceinture orange de judo : dès mon kumikata (ma saisie), il m’a fait un petit ko-uchi (petit balayage intérieur) et je n’ai rien senti. C’est d’ailleurs une des particularités de cette technique.

Tomiki Sensei, pourtant 6e dan de judo, qui a rencontré Ueshiba, expliquait la même chose que tant de pratiquants avec leurs maîtres. Pourtant, aujourd’hui, à l’heure des vidéos et d’une incroyable accessibilité aux divers pratiquants et professeurs (merci les stages), on se rend compte que l’équation « âge et efficacité » dans le sens de « super pouvoir » reste inscrite dans les livres, mais rarement sur les tatamis.

À moins que le niveau réel des pratiquants qui rencontrent ces sensei ne soit encore qu’un balbutiement. Cependant, cela ne nous empêche en rien de voir la performance, la qualité technique, le timing de certains ou la précision de ces anciens qui sont bluffants, mais qui sont rarement possibles en phase d’opposition non conventionnelle. Merci aux sensei, merci aux histoires qui nous font encore rêver et parfois sourire, c’est aussi grâce à cela que certains sont montés sur les tatamis.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #438: The Legend of the Titanic Master

A few days ago, I was chatting with a former martial arts practitioner who hadn’t earned his black belts in the various styles he had practiced, but who seemed passionate about the world of combat. Then came the moment, one I’ve been hearing my whole life, of hearing about the encounter with THE master.

In this instance, the Kancho of his school was an Okinawan, and in his story, he had barely gotten in front of him before he was already on the ground, without having understood a thing. You know this story of the old sensei whom you can’t touch and who, through some power (perhaps a form of conditioning as seen in some « ki » practitioners in combat), projects them.

What’s very annoying is that this exaggerated level attributed to these elders means we grow up with this myth. Having seen many of them and having talked with very high-ranking practitioners, I have never been able to witness this, especially since I continue my practice and my level may be increasing slightly. The only thing that could resemble it was an encounter with Sensei Correa of Junomichi when I must have been an orange belt in judo: from my kumikata (my grip), he performed a small ko-uchi (small inner sweep) on me, and I didn’t feel a thing. This is, by the way, one of the peculiarities of this technique.

Tomiki Sensei, despite being a 6th dan in judo, who met Ueshiba, explained the same thing as so many practitioners with their masters. Yet, today, in the era of videos and incredible accessibility to various practitioners and teachers (thanks to workshops), we realize that the equation of « age and effectiveness » in the sense of a « superpower » remains inscribed in books, but rarely on the tatami.

Unless the actual level of the practitioners who meet these sensei is still in its infancy. However, this doesn’t prevent us from seeing the performance, technical quality, timing, or precision of these elders, which are impressive but rarely possible in a non-conventional opposition phase. Thanks to the sensei, thanks to the stories that still make us dream and sometimes smile; it’s also thanks to this that some of us stepped onto the tatami.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #439 : Se donner le droit d’échouer

Vous le savez, je suis un professionnel de l’échec (https://chk.me/lpNSpur). Je pense que nous devons toujours prendre en compte l’échec dans tout ce que nous entreprenons et faire confiance à notre capacité d’antifragilité.

Cependant, c’est assez douloureux, fatiguant et cela demande des efforts pour se relever, soigner notre ego, parfois notre corps et nos finances. C’est un jeu que beaucoup abandonnent, et c’est aussi pour cette raison que de nombreux coachs vous harcèlent avec la notion de sortir de votre zone de confort.

Mais pour qu’on décide de quitter notre sécurité, il faut pouvoir se dire que l’on va y gagner quelque chose, et c’est la campagne marketing qui est vendue. Pourtant, il serait plus honnête de dire que nous allons probablement plus perdre que gagner dans notre vie. Il y a certainement des exceptions, mais je nous place dans le camp des gens « normaux ».

Je repense à un discours que j’ai trouvé sympa de Xavier Niel, qui explique qu’il n’a de cesse de se louper sur ses propositions. Et il insiste pour que les jeunes essaient et acceptent d’échouer pour encore recommencer.

Je trouve son conseil excellent. Il est peut-être juste utile de prévenir que ça va piquer et d’être prêt à cela. Et je reviens sur la seconde chose essentielle quand on est équipé pour « l’échec total » : savoir faire des chutes, les ukemis.

En judo et dans d’autres arts martiaux, on apprend à chuter, car on se fait souvent « laver » (oui, comme dans une machine à laver) et on reçoit un choc violent contre un sol qui, par nature, sera toujours plus solide que vos os et votre chair. Mais chose extraordinaire, on peut subir des milliers de chutes au fil des années de pratique et ne pas avoir de séquelles (enfin, pas trop), parce que nous avons une expertise : celle d’absorber les chutes.

Alors oui, osez. Soyez prêts à échouer, et peut-être pourriez-vous juste y ajouter, au préalable, un entraînement aux chutes…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous. Be One Pank https://www.pank.one/blog


English Translation

Reflections by Pank / Snapshot #439: Giving Yourself the Right to Fail

You know, I am a professional at failing (https://chk.me/lpNSpur). I think we must always consider failure in everything we undertake and trust in our capacity for antifragility.

However, it is quite painful, tiring, and requires effort to get back up, to mend our ego, and sometimes our body and finances. It is a game that many people give up on, and this is also why many coaches bother you with the notion of getting out of your comfort zone.

But for us to decide to leave our security, we must be able to tell ourselves that we will gain something from it, and this is the marketing campaign that is sold. Yet, it would be more honest to say that we will probably lose more than we will gain in our lives. There are certainly exceptions, but I place us in the camp of « normal » people.

I’m thinking back to a speech by Xavier Niel that I found great. He explains that he constantly fails with his proposals. And he insists that young people should try and accept failure in order to start all over again.

I find his advice excellent. It might just be useful to warn that it will sting and to be ready for it. And I come back to the second essential thing when you are equipped for « full failure »: knowing how to perform breakfalls, the ukemis.

In judo and other martial arts, we learn to fall, because we often get « washed » (yes, like in a washing machine) and we take a violent hit against a ground that, by nature, will always be stronger than your bones and flesh. But the extraordinary thing is that you can undergo thousands of falls over years of practice and not have any lasting injuries (well, not too many), because we have an expertise: that of absorbing falls.

So yes, dare. Be ready to fail, and maybe you could just add, beforehand, some training in breakfalls…

Take what is right and good for you. Be One Pank https://www.pank.one/blog