Réflexions de Pank / Instantané #508 : La peur vue comme un hypnotiseur

Nous créons de nombreuses réactions physiques et psychiques en nous lorsque nous entrons en mode peur. Nous savons que dans un principe hypnotique, nous entrons en transe. Le paradoxe amusant est d’ailleurs de dire que la seule chose qui empêche l’hypnose est la peur.

La réalité est que la peur est une bien meilleure hypnotiseuse que la plupart d’entre nous et que nous ne parvenons pas facilement à faire sortir le consultant/client de l’influence des suggestions du Maître Peur.

La peur focalise et, mieux que nombre de nos sessions, elle permet à l’imagination de celui qui est sous son « hypnotisme » de créer des images et même souvent des hallucinations. Nous sommes facilement à des niveaux somnambuliques sous l’emprise de la peur, nous n’entendons plus ce qu’on nous dit, nous percevons des choses qui ne sont pas là.

La lutte contre la peur est une chose difficile, parce que le client est souvent entré en confiance avec elle, et l’hypno peur sait exactement quoi lui suggérer, quoi lui donner comme idée pour que, sans même une prescription de tâche imposée, le consultant ne cesse de répéter les mêmes auto-suggestions et se replonge dans sa transe en un instant.

Il y aura des ancrages puissants qui s’activeront facilement en quelques mots : « j’ai peur que… », « je ne le sens pas… », « je ne suis pas sûr… ». L’Hypno Peur peut faire des sessions magiques, en quelques instants, un cadre bien posé, des comportements douteux et une imagination débordante et il peut y avoir une anxiété de plus en plus présente voire généralisée.

Pour les hypnotistes du quotidien, récupérer les clients de l’Hypno Peur est une galère, il n’y a pas d’alliance thérapeutique simple, il y a du doute constant et il y a pour certains une sorte de sceau qui fait qu’ils ne rentreront pas en transe autre que celle proposée par la peur…

Avec du temps, il y a possibilité d’ouvrir des portes vers de nouveaux comportements, mais il est possible qu’à n’importe quel moment une suggestion d’Hypno-peur réactive des ancrages que nous n’avions pas vus ou désactivés…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

 Pank’s Reflections / Snapshot #508: Fear as a Hypnotist

We create numerous physical and psychological reactions within ourselves when we enter fear mode. We know that in a hypnotic principle, we enter a trance. The amusing paradox is that the only thing preventing hypnosis is fear.

The reality is that fear is a much better hypnotist than most of us, and we don’t easily manage to bring the consultant/client out of the influence of Master Fear’s suggestions.

Fear focuses, and better than many of our sessions, it allows the imagination of the person under its « hypnotism » to create images and often even hallucinations. We easily reach somnambulistic levels under the grip of fear; we no longer hear what is said to us, we perceive things that are not there.

Fighting fear is a difficult thing because the client has often become trusting of it, and Hypno-Fear knows exactly what to suggest to them, what ideas to give them so that, without even an imposed task prescription, the consultant incessantly repeats the same self-suggestions and plunges back into their trance in an instant.

There will be powerful anchors that will easily activate with a few words: « I’m afraid that… », « I don’t feel it… », « I’m not sure… ». Hypno-Fear can create magical sessions in a few moments: a well-established framework, dubious behaviors, and an overflowing imagination, and there can be increasingly present or even generalized anxiety.

For everyday hypnotists, recovering clients from Hypno-Fear is a struggle; there is no simple therapeutic alliance, there is constant doubt, and for some, there is a kind of seal that prevents them from entering any trance other than the one offered by fear…

With time, there is the possibility of opening doors to new behaviors, but it is possible that at any moment a suggestion from Hypno-Fear might reactivate anchors we hadn’t seen or deactivated…

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Hypno-Papotage 23-24 #4 : L’importance du réalisme dans les suggestions.

Un nouvel hypnopapotage avec différents thèmes.

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Réflexions de Pank / Instantané #139 : L’imagination, un soutien plus que la réalité du résultat

En hypnose, comme dans de nombreux systèmes exploitant la transe, nous faisons appel à l’imagination. Nous guidons les personnes à visualiser ce qu’elles désirent atteindre.

Toutefois, il est essentiel, dans le processus que nous proposons au subconscient, d’intégrer une notion de réalisme. Cela est particulièrement important lorsque nous travaillons en auto-hypnose ou avec des auto-suggestions.

Prenons l’exemple d’une blessure que nous cherchons à rééduquer. En cas de traumatisme sévère, il est peu probable de retrouver la même fonctionnalité qu’avant l’incident. Lorsqu’un praticien suggère la possibilité de remarcher, notre nature se base sur les références connues.

Nous visualisons alors le résultat escompté, celui de marcher comme par le passé. Cependant, si cela est envisageable, cela demandera beaucoup de temps et d’énergie, et pas seulement un travail en auto-hypnose. Il y aura probablement un résultat où la rééducation permettra de marcher, mais peut-être en limitant certains mouvements, angles ou rythmes.

Si nous pouvons maintenir une motivation et même améliorer certains aspects physiques avec nos travaux d’auto-suggestions et d’imagination, nous devons néanmoins tenir compte des limites potentielles.

Il ne s’agit pas de se décourager, mais de comprendre ce qui sera réellement possible, surtout au début, ce moment où nos attentes de résultats peuvent être excessives et donc décevantes, même si les progrès sont réels.

Il faut se rappeler que notre travail personnel est parfois un levier, voire un accélérateur, et qu’il peut y avoir des conséquences inattendues, tout en considérant les faits réels et l’expertise de ceux avec qui nous travaillons.

#Hypnose #Réalité #Imagination #Possibilités #Limites #PouvoirLimité #Résultat #Suggestions #Levier

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 


Pank’s Reflections / Snapshot #139: Imagination, More a Support than the Reality of the Outcome

In hypnosis, as in many systems that utilize trance, we rely on imagination. We guide people to visualize what they want to achieve.

However, it is crucial in the process we propose to the subconscious to integrate a sense of realism. This is particularly important when we work in self-hypnosis or with auto-suggestions.

Let’s consider the example of an injury we are trying to rehabilitate. In the case of severe trauma, it is unlikely to regain the same functionality as before the incident. When a practitioner suggests the possibility of walking again, our nature relies on known references.

We then visualize the expected result, that of walking as in the past. However, if this is feasible, it will require a lot of time and energy, not just work in self-hypnosis. There will likely be a result where rehabilitation will enable walking, but maybe by limiting certain movements, angles, or rhythms.

If we can maintain motivation and even improve some physical aspects with our work in auto-suggestions and imagination, we must nevertheless consider potential limitations.

It’s not about being discouraged, but about understanding what will actually be possible, especially in the beginning, when our expectations of results can be excessive and thus disappointing, even if progress is real.

We must remember that our personal work is sometimes a lever, even an accelerator, and that there can be unexpected consequences, all while considering the real facts and the expertise of those with whom we work.

#Hypnosis #Reality #Imagination #Possibilities #Limits #LimitedPower #Outcome #Suggestions #Lever

Take only what is good and right for you

Be one

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #85 : L’explosion du Karate Kyokushin grâce à un Manga

En tant que fan de manga depuis ma jeunesse, je pense que pour beaucoup de personnes de ma génération, deux éléments ont contribué à notre passion pour les arts martiaux : les films de Bruce Lee et les mangas. Je fais partie de la seconde catégorie.

On peut clairement observer l’influence d’un média sur la passion qu’il suscite. Si vous parlez aux pratiquants des années 80-90, beaucoup vous diront qu’ils ont découvert les arts martiaux grâce à un film. Au Japon, un homme a véritablement révolutionné le monde du Karate. J’ai d’abord pensé que c’était Mas Oyama, mais en réalité, bien que Sosai ait été un pratiquant remarquable et un excellent marketeur, c’est un mangaka qui a créé la véritable révolution.

Ikki Kajiwara, l’auteur de « Ashita No Joe, » un manga sur la boxe, est celui qui a propulsé le Kyokushin au sommet des sports de combat au Japon, et plus tard dans le monde entier. Il a revisité la biographie de Mas Oyama en exagérant les faits pour plonger les lecteurs dans un véritable shonen.

Il s’avère que la grande majorité des personnes venues assister au premier championnat du monde en 1975 étaient des fans du manga qui voulaient voir les combats en chair et en os, The 1st World Kyokushinkai Championship 1975. L’année suivante, Kajiwara a réalisé un film qu’il a intitulé The Strongest Karate Kyokushin Documentary. C’est amusant de constater que, sans le savoir, cette influence marketing était toujours associée au Kyokushin, comme je m’en suis rendu compte lorsque je m’entraînais au dojo de l’ACBB en 1998. Sur nos t-shirts et nos hoodies, on pouvait lire « The Strongest Karate ».

Comme je l’ai partagé dans d’autres articles, au début des années 70, le Kyokushin n’était qu’une petite école dont le dojo principal à Ikebukuro se trouvait au milieu d’un bidonville. Seiko Oyama, l’un des deux frères qui ont fondé le Karate Oyama, expliquait qu’il avait été envoyé au milieu de nulle part, en Alabama, alors qu’il n’y avait rien dans la région.

La mythologie entourant le Kyokushin (et attention, ces gars sont vraiment des monstres d’une puissance incroyable) a beaucoup utilisé l’imagination et de nombreuses suggestions. Dans le célèbre manga « Karate Baka Ichidai », toute la première partie est axée sur Sosai, mais il semble que la seconde partie se soit plutôt concentrée sur Ashihara, qui est devenu l’une des grandes figures de la discipline avant de se brouiller avec Oyama et de fonder sa propre association de Karate.

Il faut reconnaître que Kajiwara était un professionnel de la communication, et il savait comment susciter l’intérêt des lecteurs en présentant des éléments réalistes. Plus il donnait l’apparence de la réalité, plus il pouvait nourrir la curiosité des lecteurs, dont certains devenaient ensuite pratiquants de Kyokushin.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu Willy Williams combattre un ours dans Human vs. Bear ou même combattre Antonio Inoki dans MMA Ancestors – karate vs wrestling.wmv mais c’est encore une stratégie de Kajiwara. Il est important de noter que Mas Oyama n’approuvait pas nécessairement tout cela. Cependant, même sans son approbation, l’image du karate gagnait toujours en popularité et en influence.

Aujourd’hui, comme pour le Jiu-Jitsu, la publicité n’est pas aussi cruciale qu’elle a pu l’être pour l’UFC. L’essentiel est d’attirer et de susciter l’intérêt pour ces disciplines. Avec le temps, le nombre de pratiquants contribue automatiquement à élever le niveau, en produisant des talents incroyables tels que Gordon Ryan, Maregali, Volkanosky, Tusseau, et bien d’autres.

Plus je découvre les dessous du karaté et de nombreux autres arts martiaux, plus je comprends les raisons qui motivent ces approches, même si elles ne correspondent pas nécessairement à nos idées traditionnelles sur les arts martiaux. Mais quand on y pense, le commerce et le marketing sont aussi un combat, une voie comme une autre 🙂

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be one

Pank 

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HnO Débuter l’Hypnose #55 : Problème de Visualisation avec vos partenaires

Je reviens sur un concept qu’il est important de prendre en compte et parfois de corriger nos sémantiques, la notion de visualisation. Il n’y a pas de nécessité de visualiser, ni même d’imaginer, simplement penser est suffisant et permet d’ouvrir de nombreux verrous.

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