Réflexions martiales d’un Hypnofighter #503 : Intégrer le Catch Wrestling dans le Grappling Actuel

Mon intention cette saison est de retourner aux sources de la Luta Livre de Tatu. Pour ce faire, j’étudie dans un premier temps la forme de Catch Wrestling de Wigan, pour ensuite passer à celle des USA, la mère de la Luta, et enfin à celle du Japon, avec le Shooto.

Cependant, une chose est complexe : intégrer un système qui ne pense pas comme ce que nous étudions depuis 30 ans, ce grappling formalisé à travers le Jiu-Jitsu. D’ailleurs, notre façon d’enseigner les techniques, même si le « rebranding » américain est maintenant Jiu-Jitsu, en tant que professeur, donne un enseignement qui reste assez souple, avec des transitions marquées par une certaine fluidité.

En Catch Wrestling / Luta Ancienne (CWLA), tout est séquencé avec l’utilisation de la douleur comme un levier nécessaire dans l’exécution des techniques. Ce qui donne une impression de « bourrinage » et que rien ne se fait de façon fluide. De plus, à l’inverse du grappling, il y a beaucoup de décrochages. C’est un peu comme si, en Jiu-Jitsu, on s’adaptait à l’opposant, on gardait le contact pour rester dans une séquence, alors qu’en CWLA, on pense à toujours se relever.

Ce n’est pas une fuite, mais il y a une préférence à lâcher une posture qui n’apporte rien en se « dégrafant » pour récupérer soit debout, soit sur un équivalent « à genoux ». Ce sont des situations dont nous, grapplers, ne sommes pas fans, voire que nous pouvons considérer comme de l’anti-jeu.

Seulement, c’est cohérent avec cette idée d’éviter de rester dessous et, inconsciemment, de subir des takedowns. Se redresser et chercher à retrouver une posture neutre, souvent en lutte, est préférable à recomposer une garde et de « sweeper ».

Dans une démarche de vouloir intégrer au sein de la forme de Luta Livre que Flavio m’a transmise, tout en respectant des concepts plus CWLA avec ce qu’est devenu le grappling actuel, il y a beaucoup de choses qui ne semblent pour l’instant pas vraiment compatibles et qu’il va falloir que je parvienne à intégrer pour l’enseigner dans le jeu de mes élèves…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Martial Reflections of an Hypnofighter #503: Integrating Catch Wrestling into Modern Grappling

My intention this season is to return to the roots of Tatu’s Luta Livre. To do this, I am initially studying the Wigan form of Catch Wrestling, then moving on to the USA’s form, the mother of Luta, and finally Japan’s, with Shooto.

However, one thing is complex: integrating a system that doesn’t think like what we’ve been studying for 30 years, this grappling formalized through Jiu-Jitsu. Moreover, our way of teaching techniques, even if there’s been an American rebranding to Jiu-Jitsu, as a teacher, results in a fairly flexible instruction with transitions marked by a certain fluidity.

In Catch Wrestling / Old Luta (CWLA), everything is sequenced with the use of pain as a necessary lever in the execution of techniques. This gives an impression of « brutality » and that nothing is done fluidly. Furthermore, unlike grappling, there are many disengagements. It’s a bit like in Jiu-Jitsu we adapt to the opponent, we maintain contact to stay in a sequence, whereas in CWLA, the thought is always to get back up.

This isn’t an escape, but there’s a preference to abandon a posture that offers nothing by « disengaging » to recover either standing or in a « kneeling » equivalent. These are situations that we grapplers are not fond of, and we might even perceive them as anti-game.

However, it’s consistent with the idea of avoiding staying underneath and, unconsciously, suffering takedowns. Getting back up and trying to regain a neutral posture, often in wrestling, is preferable to recomposing a guard and sweeping.

In an effort to incorporate elements into the Luta Livre form that Flavio passed on to me, while also respecting more CWLA concepts within what modern grappling has become, there are many things that currently don’t seem truly compatible and that I will have to succeed in integrating to teach them in my students’ game…

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #489 : Retourner vers les origines de la Luta Livre

J’accorde beaucoup d’importance à l’histoire des arts martiaux et de l’hypnose. Je cherche à comprendre les origines des systèmes pour mieux saisir pourquoi nous utilisons telle ou telle technique dans le sud de la Chine et telle autre en Savate. Je suis pratiquant de Luta Livre au sein de l’école FST (Flavio Santiago Team), ce qui fait de moi un représentant de la 3e génération de la discipline.

Si vous aimez le JJB, vous avez sûrement vaguement entendu parler de la Luta Livre, généralement grâce au travail de Nicolas Renier qui œuvre pour sa reconnaissance. La forme de Luta qui m’a été transmise avait de belles influences issues du JJB, du fait du gabarit de Flavio et parce que beaucoup de ses amis pratiquaient le Jiu-Jitsu. Cependant, depuis quelques années, je cherche à connaître la forme qu’avait la Luta du temps de Tatu, le fondateur de la discipline.

Historiquement, je sais qu’elle est issue du Catch Wrestling, une discipline qui me plaît depuis des années mais que je connais surtout via des tutoriels. Cette année, je vais tenter de remonter aux origines de la Luta et d’aller à la rencontre du Catch Wrestling par différents moyens.

D’abord, la version britannique de Wigan, l’originale issue du « Snake Pit » de Billy Riley. Puis, sa version américaine avec Erik Paulson, qui a été en lien avec Billy Robinson. Et enfin, toujours grâce à Paulson, la version japonaise avec le Shooto.

Ce qui m’intéresse dans cette démarche, c’est de voir comment les contextes historiques, s’étalant sur tout le 20e siècle, ont influencé ces disciplines. Le CACC (Catch As Catch Can) du début du 20e siècle permettait de devenir combattant et de faire du Pro-Wrestling pour éviter la mine. Le Catch Wrestling américain a opéré un transfert culturel et a donné naissance au Folkstyle Wrestling (la lutte universitaire). Le Shooto de Sayama représente le retour à l’affrontement réel, utilisant des techniques de Pro Wrestling marquées par la patte de Karl Gotch, lui-même issu du Snake Pit de Wigan…

Enfin, notre Luta Livre de Maître Tatu serait née du Catch Wrestling américain, mais tout cela, nous le verrons au fur et à mesure de « l’enquête ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of an Hypnofighter #489: Returning to the Origins of Luta Livre

I place great importance on the history of martial arts and hypnosis. I seek to understand the origins of systems to better grasp why we use certain techniques in Southern China and others in Savate. I am a Luta Livre practitioner at the FST school (Flavio Santiago Team), making me a 3rd generation representative of the discipline.

If you like BJJ, you have probably vaguely heard of Luta Livre, generally thanks to the work of Nicolas Renier who works for its recognition. The form of Luta that was transmitted to me had strong BJJ influences, due to Flavio’s build and the fact that many of his friends practiced Jiu-Jitsu. However, for the past few years, I have been trying to discover the form Luta took during the time of Tatu, the discipline’s founder.

Historically, I know it stems from Catch Wrestling, a discipline that has appealed to me for years but which I know mainly through tutorials. This year, I am going to attempt to trace back the origins of Luta and encounter Catch Wrestling through various means.

First, the British version from Wigan, the original from Billy Riley’s « Snake Pit. » Then, its US version with Erik Paulson, who was connected with Billy Robinson. And finally, still thanks to Paulson, the Japanese version with Shooto.

What interests me in this approach is seeing how historical contexts, spanning the entire 20th century, influenced these disciplines. The CACC (Catch As Catch Can) of the early 20th century allowed one to become a fighter and do Pro-Wrestling to avoid working in the mines. US Catch Wrestling underwent a cultural transfer and gave birth to Folkstyle Wrestling (university wrestling). Sayama’s Shooto represents a return to real confrontation, using Pro Wrestling techniques bearing the mark of Karl Gotch, himself from the Wigan Snake Pit…

Finally, our Luta Livre from Master Tatu was allegedly born from US Catch Wrestling, but we will see all of this as the « investigation » progresses.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #479 : La Puissance de la Projection

Nous le savons tous, la projection, à l’inverse du takedown, a pour but de percuter le sol. Nous savons que tomber est une chose dangereuse pour tous les combattants, soit parce qu’il peut y avoir une avalanche de frappes après, soit parce qu’un adversaire gère le sol, soit parce que nous pouvons être blessé et difficilement continuer à nous défendre.

C’est le cas de ce combat de championnat que nous avons eu cette nuit, avec le bras qui semble s’être disloqué (le combat vient de se finir, nous n’avons pas d’informations pour le moment), et donc le combat s’est terminé sur abandon. Si vous regardez souvent le MMA, il y a peut-être une chose qui vous marque depuis des années : la tension que beaucoup de combattants mettent sur leur bras pour scrambler directement et ne pas rester au sol.

Et si nous savons une chose dans les ukemis, c’est d’absorber plutôt que de bloquer l’impact. Le souci, sur des angles moins courants, c’est que notre corps ne supporte pas la pression sur le membre ou la partie qui est impactée au sol. Le match de Merab est en cours et il se fait casser par Yan. À un moment, Merab lève complètement son opposant et le met sur l’épaule pour le planter au sol.

Seulement, ce type de projection attendu et sur un sol de cage n’est pas assez effectif pour empêcher son opposant de tranquillement se relever et retourner en pied-poings. Nos lutteurs, samboïstes ou judokas en MMA ne parviennent pas toujours à faire mal sur la projection, parce que parfois l’impact recherché ne donne pas de résultat et l’effort effectué n’amène pas de contrôle ou de position forte.

C’est vraiment une arme potentiellement intéressante mais pas assez peaufinée pour la cage ou même le grappling, où les hors-combats sur projection sont très rares.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #479: The Power of the Projection

We all know that projection, unlike a takedown, aims to hit the ground. We know that falling is a dangerous thing for all fighters, either because there can be an avalanche of strikes afterwards, or an opponent who controls the ground, or because we can get injured and find it difficult to continue defending ourselves.

This was the case in the championship fight we had last night, with the arm appearing to be dislocated (the fight has just ended, we have no information for the moment), and so the fight ended in a submission. If you often watch MMA, there might be one thing that has stood out to you for years: the tension that many fighters put on their arms to scramble directly and not stay on the ground.

And if we know one thing in ukemis, it’s to absorb rather than block the impact. The problem, with less common angles, is that our body cannot withstand the pressure on the limb or part that is impacted on the ground. Merab’s match is ongoing and he’s getting broken by Yan. At one point, Merab completely lifts his opponent and puts him on his shoulder to slam him to the ground.

However, this type of expected projection on a cage floor is not effective enough to prevent his opponent from calmly getting back up and returning to striking. Our wrestlers, Sambo practitioners, or judokas in MMA do not always manage to inflict damage with a projection, because sometimes the desired impact does not yield results and the effort made does not lead to control or gaining a strong position.

It’s really a potentially interesting weapon but not refined enough for the cage or even grappling, where knockouts from projections are very rare.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #457 : L’Impact des Projections au Sol

Le dernier UFC a rappelé un élément martial important, parfois oublié dans une dynamique sportive. Almeida a pu emmener Volkov au sol comme il le souhaitait. On peut valoriser cette capacité à maîtriser un adversaire au sol, un peu comme on l’a mis en avant durant la période « self-defense » du Gracie Jiujitsu.

Seulement, si une fois au sol je ne finalise pas, et dans une configuration de combat urbain, outre le danger d’être à terre, il n’est pas si simple de placer une clé ou un étranglement lorsque l’opposant/agresseur bouge dans tous les sens pour se relever, soit pour fuir, soit pour reprendre l’attaque.

On a observé la même chose au niveau sportif : pas de soumission, mais pire, pas de percussions. Au final, le Brésilien perd son match alors qu’il a contrôlé. Et c’est là que l’on peut revenir aux origines du BJJ, le Kodokan Judo. En Judo, on parle de projection : on cherche à faire percuter l’opposant au sol.

Cette frappe complexe que peuvent être ces techniques de projections, autant dans la rue qu’en cage, peut tout changer. Si vous avez déjà chuté dans la rue, sur une plaque de glace – et je ne parle pas des accidents de vélo ou de trottinette – vous avez possiblement ressenti quelques douleurs et peut-être même vous vous êtes blessé. Si vous avez eu la chance d’être sur des tatamis avec de bons judokas ou lutteurs, là aussi, même si on est sur un tatami, préparé avec nos connaissances des ukemis (brise-chute), on peut subir un choc important et se retrouver amoindri en énergie, voire assommé.

En MMA, il faut choisir : soit on veut montrer une efficience de l’amenée au sol en faisant percuter avec une projection, soit accepter que le takedown soit « inoffensif » mais qu’ensuite, il faille frapper ou soumettre l’opposant pour marquer les juges sur l’efficacité de cette phase de combat.

Un questionnement stratégique en fonction des disciplines initiales des combattants.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #457: The Impact of Takedowns

The last UFC reminded us of an important martial element sometimes forgotten in a sporting dynamic. Almeida was able to take Volkov to the ground as he wished. We can value this ability to take an opponent to the ground, much like it was promoted during the « self-defense » period of Gracie Jiujitsu.

However, if once on the ground I don’t submit, and in an urban combat setting, besides the danger of being on the ground, it’s not so simple to apply a lock or choke when the opponent/aggressor is moving frantically to get back up, either to flee or to resume the attack.

We saw the same thing in sports: no submission, but worse, no strikes. In the end, the Brazilian lost his match despite having controlled it. And this is where we can return to the origins of BJJ, Kodokan Judo. In Judo, we talk about projections: we seek to make the opponent hit the ground.

This complex strike that these projection techniques can be, both in the street and in the cage, can change everything. If you have ever fallen in the street, on a patch of ice – and I’m not talking about bicycle or scooter accidents – you have likely felt some pain and perhaps even injured yourself. If you have been fortunate enough to be on tatami mats with good judokas or wrestlers, even there, even if we are on a tatami, prepared with our knowledge of ukemis (breakfalls), we can take a big shock and find ourselves diminished in energy, or even knocked out.

In MMA, one must choose: either one wants to demonstrate the efficiency of a takedown by making the opponent hit the ground with a projection, or accept that the takedown is « inoffensive » but that afterward, one must strike or submit the opponent to impress the judges on the effectiveness of this combat phase.

A strategic questioning depending on the initial disciplines of the fighters.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #453 : Le BJJ pur en MMA moderne

J’en ai déjà parlé plusieurs fois et le match d’hier de De Ridder au Main Event de l’UFC nous rappelle la complexité de notre style martial dans une optique de combat complet (d’autant plus face à de bons grapplers/lutteurs). Nous avons une école qui développe la mise en place de mouvements complexes. Il est plus simple de maintenir sa posture au-dessus et de donner des coups de coude, que de décaler ses hanches, insérer ses bras en underhook, en se protégeant avec une jambe en shield, et tout cela en cherchant un déséquilibre ou un espace pour attaquer un renversement ou une clé.

Souvenez-vous que cette compréhension que le Jiu-Jitsu était « battable » dans le combat libre date des précurseurs du ground and pound, des lutteurs comme Coleman et, éventuellement, de Dan Severn, même si à l’époque Royce Gracie a pu passer un triangle pour finaliser. Le niveau global de Jiu-Jitsu des combattants de MMA n’est plus aussi technique qu’il y a dix ans, mais il est bien plus adapté pour éviter de rester dessous et trouver des chemins de victoire.

Statistiquement, les soumissions sont peu nombreuses et, s’il y a deux semaines Oliveira nous a fait une démonstration de Jiu-Jitsu face à un autre grappler à l’UFC, la plupart du temps les clés ou étranglements fonctionnent parce qu’il y a eu un knockdown avant ou des dégâts avec des frappes. De plus, majoritairement, le dos et les positions au-dessus sont plus performantes pour mettre fin au combat.

De Ridder a voulu montrer un BJJ de dessous performant et dangereux, mais cela l’a épuisé et n’a pas été réellement possible face à un combattant au-dessus solide sur ses bases de lutte et qui connaît les étapes de la complexité des mouvements à venir. Le BJJ sportif a développé une facette technique incroyable dans ses règles actuelles, mais dans les règles MMA, le côté rustre paie plus que le raffinement, les paramètres étant différents.

Nous avons petit à petit deux Jiu-Jitsu qui se sont développés : celui sportif en mode IBJJF et celui qui, comme à ses origines en vale tudo, s’adapte pour rester efficace (avec difficulté) dans le MMA moderne.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #453: Pure BJJ in Modern MMA

I’ve mentioned it several times already, and yesterday’s De Ridder match in the UFC Main Event reminds us of the complexity of our martial style in a complete combat perspective (especially against good grapplers/wrestlers). We have a school that develops the implementation of complex movements. It is simpler to maintain an overhead posture and deliver elbows than to shift one’s hips, insert arms in an underhook, protect oneself with a leg shield, all while seeking an imbalance or an opening to attack a sweep or a submission.

Remember that this understanding that Jiu-Jitsu was « beatable » in no-holds-barred fighting dates back to the pioneers of ground and pound, wrestlers like Coleman and then Severn, even though at the time Royce Gracie was able to land a triangle to finish. The overall level of Jiu-Jitsu among MMA fighters is no longer as technical as it was ten years ago, but it is much more adapted to avoid staying on the bottom and finding paths to victory.

Statistically, submissions are few, and while two weeks ago Oliveira gave us a Jiu-Jitsu demonstration against another grappler in the UFC, most of the time submissions or chokes work because there was a knockdown beforehand or damage from strikes. Moreover, generally, back control and top positions are more effective in finishing the fight.

De Ridder wanted to demonstrate effective and dangerous BJJ from the bottom, but it exhausted him and wasn’t truly possible against a top fighter who was solid in his wrestling fundamentals and understood the upcoming complex movements. Sport BJJ has developed an incredible technical facet under its current rules, but in MMA rules, a raw approach pays more than refinement, as the parameters are different.

Gradually, two types of Jiu-Jitsu are developing: the sport version, IBJJF style, and the one that, like its « vale tudo » origins, adapts to remain effective in modern MMA.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #440 : L’art du Grappler-Frappeur

Il y a parfois une confusion, notamment parce que la plupart des grapplers à l’UFC se rendent compte que l’on peut achever un combat plus « facilement » avec un gros overhand. Et si, pour une raison ou une autre, un combattant possède une puissance de KO (KO power), on se retrouve avec des athlètes comme Gilbert Burns, Yoel Romero ou même Kamaru Usman, qui ont mis en retrait leurs qualités de grappleur au profit de la frappe.

Pourtant, ce qui est possible, au-delà de l’attente médiatique suscitée par les professionnels, c’est de développer le grappling avec frappes. On sait que des organisations comme le Jiujitsu Combat encouragent les frappes non pas pour le KO, mais pour brouiller le jeu, pour faciliter le clinch, pour provoquer une réaction menant au takedown ou, finalement, à une soumission.

Il y a maintenant une recherche de boxe au sol (ground and pound) pour créer un KO, car la soumission est difficile et épuisante, d’autant plus avec des combattants toujours plus physiques. Mais là encore, développer une boxe de grappler pour faire lâcher, pour épuiser, pour rendre, round après round, le travail de frappe de l’opposant inefficace est une option viable.

Dans nos disciplines de grappling, que ce soit la Luta Livre, le BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ou le Judo, l’ajout de ce facteur de frappes « simplifie » certaines actions, ouvre les jeux trop rétentionnistes, mais développe aussi une approche intéressante quant à nos réponses techniques et nettoie beaucoup de systèmes qui ne peuvent plus exister si les frappes sont autorisées.

Pour moi, un grappler doit être apte à gérer les frappeurs (ce qui lui vaudra quelques belles ecchymoses en fonction du niveau de l’opposant) et être conscient que les frappes transforment tout. Il doit aussi savoir utiliser ces mêmes armes disponibles pour peaufiner un grappling plus « réaliste » et complet.

Il n’y a pas besoin de grosses frappes lourdes pour voir l’impact que cela peut avoir. Ajoutez à quelques randori des clappes ou tapes (baffes légères) depuis le combat en tachi waza (debout), et vous verrez que même des gradés pourraient ne pas avoir la réaction la plus juste pour mener vers leur zone de compétence.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #440: Strikers Who Grapple

There is sometimes confusion, particularly because most UFC grapplers realize that a fight can be finished more « easily » with a big overhand. And if, for one reason or another, a fighter possesses KO power, you end up with athletes like Gilbert Burns, Yoel Romero, or even Kamaru Usman, who have largely abandoned their grappling skills in favor of striking.

However, what is possible, outside of the media hype surrounding pros, is to develop grappling with strikes. Organizations like Jiujitsu Combat are known to encourage striking, not for the KO, but to disrupt the opponent’s game, to facilitate the clinch, to provoke a reaction leading to a takedown or, ultimately, to a submission.

There is now a focus on ground and pound to secure a KO, because submitting an opponent is difficult and exhausting, especially with increasingly physical fighters. But even here, developing a grappler’s striking game—to make the opponent let go, to exhaust them, to render the opponent’s striking work ineffective round after round—is a viable option.

In our grappling systems, whether it’s Luta Livre, BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), or Judo, adding this « strike factor » simplifies certain actions, opens up overly defensive games, but also develops an interesting approach regarding our technical responses and cleans up many systems that can no longer exist if strikes are permitted.

To me, a grappler must be able to deal with strikers (which will earn them a few good bruises depending on the opponent’s level) and be aware that strikes transform everything. They must also know how to use these same available weapons to refine a more « realistic » and complete grappling game.

You don’t need heavy, powerful strikes to see the impact this can have. Add a few taps or light slaps to some randori (free practice) from the tachi waza (standing) combat, and you’ll see that even high-ranking practitioners might not have the most appropriate reaction to transition to their area of expertise.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #392 : Savoir se battre 

Cet article explore la différence entre les compétences de combat de rue et les arts martiaux, en soulignant que l'expérience de la rue peut être trompeuse et que la formation en arts martiaux offre un avantage significatif, bien qu'elle ne garantisse pas toujours la victoire.

J’ai vu une vidéo où il était demandé à des passants s’ils pensaient savoir se battre. La réponse a été positive chez beaucoup de personnes (le montage y est pour quelque chose), mais ce que je trouvais intéressant c’est qu’ils pensent vraiment être dangereux en combat parce qu’ils se sont battus quelques fois dans leur vie, entre l’école et la rue.

Il est impossible de nier qu’il y a des bagarreurs de rue qui n’ont pas de passé martial qui peuvent nous mettre K.O. d’une droite, sans compter les vices bien spécifiques à la rue. Il serait idiot aussi de croire que les arts martiaux et sports de combat nous feraient remporter tous les affrontements à main nue face à des néophytes.

Mais globalement, pour avoir combattu et même « taquiné » énormément, surtout ado et jeune adulte, des non-pratiquants qui voulaient toujours se tester, il était rare de rencontrer des opposants dangereux, que ce soit en lutte ou en frappes.

Si clairement le monde de la rue est un danger et que tout ce qui peut s’y passer est souvent en dehors de nos connaissances techniques, la plupart des personnes qui n’ont pas l’habitude du combat, même assez athlétiques, vont assez rapidement se faire contrôler ou tomber K.O.

Le BJJ, le Luta et le Judo, le Grappling en général, ont plus de protection par rapport à la frappe qui peut toujours laisser passer un « lucky punch ». Le contrôle dans les systèmes de lutte est vraiment magistral, surtout chez ceux qui maîtrisent bien les Takedowns.

Même si les années de combat ont pu apporter de vraies qualités pour combattre sans arme en un contre un, il faut rester humble et prêt à dépenser énormément d’énergie pour gérer ces combattants du dimanche parfois trop prétentieux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #392: Knowing How to Fight

I saw a video where passersby were asked if they thought they knew how to fight. The answer was positive for many people (the editing has something to do with it), but what I found interesting is that they really think they are dangerous in combat because they have fought a few times in their lives, between school and the street.

It is impossible to deny that there are street fighters who have no martial background who can knock us out with a right, not to mention the vices specific to the street. It would also be foolish to believe that martial arts and combat sports would make us win all hand-to-hand confrontations against neophytes.

But overall, having fought and even « teased » a lot, especially as a teenager and young adult, non-practitioners who always wanted to test themselves, it was rare to encounter dangerous opponents, whether in wrestling or striking.

While clearly the street world is a danger and everything that can happen there is often outside our technical knowledge, most people who are not used to fighting, even if they are quite athletic, will quickly be controlled or knocked out.

BJJ, Luta and Judo, Grappling in general, have more protection compared to striking, which can always let a « lucky punch » through. Control in wrestling systems is truly masterful, especially among those who master Takedowns well.

Even if years of combat have brought real qualities to fight unarmed in a one-on-one situation, you have to remain humble and ready to expend a lot of energy to manage these Sunday fighters who are sometimes too pretentious.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #375 : Le Jiujitsu/Luta offre une voie

L'article explore comment le Jiujitsu et la Luta, bien que n'étant pas des "Do" traditionnels, servent de voies puissantes pour la construction mentale et la gestion de l'inconfort. Contrairement aux sports de frappe, le grappling impose une pression constante et enseigne la gestion de la frustration. Progresser dans ces disciplines implique d'embrasser activement les situations inconfortables, ce qui développe un état d'esprit de croissance, une adaptation neuronale et une meilleure gestion de l'incertitude. Les retours extérieurs sont essentiels pour l'amélioration, et le processus est une recherche quotidienne de micro-ajustements, transformant l'inconfort initial en confort.

Si ce ne sont pas des Do, nos styles de combat entraînent néanmoins des chemins de construction de soi et de son mental. En lisant un article sur l’idée de chasser le confort et de se construire dans l’inconfort, je l’ai rapidement associé à ce que nous vivons dans le sport et bien sûr nos arts martiaux. Je mettrais les systèmes de préhension dans un premier temps, parce que, à l’inverse de la frappe où parfois on peut « fuir », dans la lutte, la pression physique est constante jusqu’à la fin (soumission ou fin de round).

En effet, le Jiujitsu et la Luta : il n’y a pas de gratification immédiate, il n’existe pas de « lucky punch » ou de technique qui passe par chance. Il y a une gestion d’une sensation très complexe : la frustration. Cet inconfort qui se répète de randori en randori. Cette endurance à cet état est la voie d’évolution.

Pour progresser en grappling, il est nécessaire d’entrer dans l’inconfort : ouvrir sa garde, tenter une posture qui risque de ne pas passer et nous imposer un effort démentiel pour revenir a minima dans la situation initiale que nous avions. Seulement, cela développe, séance après séance, un état d’esprit dit de développement. Il y a même une adaptation neuronale qui se développe en plus d’une capacité à gérer l’incertitude.

Les retours de nos adversaires, senpai ou professeurs, nous permettent de progresser, de sortir de nos processus qui ne donnent pas de résultat dans nos jeux et nous amènent à nous reconfigurer ou à mettre en place les modifications.

Enfin, nos Jiujitsu/Luta ne seront jamais parfaits. Par contre, nous pouvons quotidiennement nous orienter vers la notion de progrès et de micro-ajustements qui nous permet de nous rendre compte que l’inconfort d’hier devient plus confortable aujourd’hui.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
https://www.pank.one/blog

Martial Reflections of an Hypnofighter #375: Jiujitsu/Luta Offers a Path

While they are not Do (paths in the spiritual sense), our combat styles nonetheless lead to paths of self-construction and mental development. Reading an article on the idea of chasing discomfort and building oneself within it, I quickly associated it with what we experience in sports and, of course, our martial arts. I would first highlight grappling systems because, unlike striking where you can sometimes « escape, » in grappling, the physical pressure is constant until the end (submission or the round’s conclusion).

Indeed, in Jiujitsu and Luta, there is no immediate gratification; there is no « lucky punch » or technique that works by chance. There is the management of a very complex sensation: frustration. This discomfort that repeats from randori to randori. Enduring this state is the path to evolution.

To progress in grappling, it is necessary to enter into discomfort: open your guard, attempt a posture that might not work, and impose on ourselves an enormous effort to at least return to the initial situation we were in. However, this develops, session after session, a so-called development mindset. There is even neuronal adaptation that develops in addition to an ability to manage uncertainty.

Feedback from our opponents, senpai, or instructors allows us to progress, to move away from our approaches that aren’t yielding results in our game, and leads us to reconfigure ourselves or implement modifications.

Finally, our Jiujitsu/Luta will never be perfect. On the other hand, we can daily orient ourselves towards the notion of progress and micro-adjustments, which allows us to realize that yesterday’s discomfort becomes more comfortable today.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #371 : L’Apprentissage du Sol en MMA – Une Perspective Nuancée

On en parle souvent avec Serge, le professeur de MMA au Fushan. L’image que les premières générations de MMAistes avaient, venant d’écoles orientées frappes (lui était un élève de Sensei Jean-Marie Merchet de Haute Tension), était celle d’une discipline où le sol semblait ardu.

C’était ce qu’on pouvait croire au départ, mais tout pratiquant de jiu-jitsu ou grappler pourrait avoir l’échine qui se dresse en entendant cette affirmation. Pourtant, il a raison : le sol en MMA n’est pas le plus difficile à apprendre si, et seulement si, votre objectif est un anti-grappling.

C’est-à-dire que vous vous concentrez sur le fait de revenir sur les pieds ou, au pire, en lutte en cage. On le voit, il est difficile d’amener, contrôler et soumettre dans les combats de MMA (15-20% des finish à l’UFC). Les athlètes actuels de MMA savent tout faire et, surtout, savent empêcher les grapplers de construire leurs actions.

Les phases de lutte sont des mouvements complexes, à l’inverse de la boxe. On ne peut pas comparer un jab-cross, que ce soit physiquement, au niveau du timing ou de la dépense énergétique, avec une prise de dos ou une amenée au sol. Ne serait-ce qu’au niveau de l’effort déployé, et donc de l’énergie dépensée.

Apprendre le sol en MMA, à moins que l’athlète y prenne goût, sera basé sur des éléments fonctionnels pour rapidement se relever ou inverser (je ne parle pas de renversement), des positions pour sortir ou tenir une soumission le temps qu’il reste (s’il n’en reste pas trop)…

Le combat au sol n’est pas simple à apprendre ; il est difficile et complexe, et encore plus à appliquer quand un adversaire ne veut pas rester combattre au sol. C’est pour cette raison que les lutteurs sont les meilleurs dans les phases de grappling : ils ne cherchent pas la soumission en priorité, mais juste à maintenir un combattant qui veut fuir le corps à corps et le sol. L’idée de progression ou de finalisation n’est que l’étape suivante, mais déjà énergivore de ces contrôles.

Dans le cas du MMA, on peut simplifier le sol avec l’optique de ne jamais entrer dans une opposition au sol, mais de créer des fuites de cette dimension. Ce qui n’est plus une “lutte”, mais un jeu de chat et de souris où chacun essaie de maintenir l’autre dans son domaine de prédilection.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Title: Martial Reflections of an Hypnofighter #371: Learning Groundwork in MMA – A Nuanced Perspective

We often talk about it with Serge, the MMA professor at Fushan. The image that the first generations of MMA fighters had, coming from striking-oriented schools (he was a student of Sensei Jean-Marie Merchet from Haute Tension), was that of a discipline where groundwork seemed difficult.

That’s what one might have believed initially, but any jiu-jitsu practitioner or grappler would bristle upon hearing this statement. However, he is right: groundwork in MMA is not the most difficult thing to learn if, and only if, your goal is anti-grappling.

That is to say, you focus on getting back to your feet or, at worst, into a wrestling clinch against the cage. We see it, it is difficult to takedown, control, and submit in MMA fights (15-20% of finishes in the UFC). Current MMA athletes know how to do everything and, above all, know how to prevent grapplers from building their actions.

Wrestling phases are complex movements, unlike boxing. You cannot compare a jab-cross, whether physically, in terms of timing, or energy expenditure, with a back take or a takedown. Not even in terms of the effort exerted, and therefore the energy spent.

Learning groundwork in MMA, unless the athlete develops a taste for it, will be based on functional elements to quickly get back up or reverse (I’m not talking about sweeps), positions to escape or hold onto a submission for the remaining time (if there isn’t too much left)…

Ground fighting is not simple to learn; it is difficult and complex, and even more so to apply when an opponent doesn’t want to stay and fight on the ground. It is for this reason that wrestlers are the best in grappling phases: they don’t prioritize submissions, but just maintaining a fighter who wants to escape close combat and the ground. The idea of progression or finishing is only the next step, but already energy-consuming for these controls.

In the case of MMA, we can simplify groundwork with the perspective of never entering into ground opposition, but creating escapes from this dimension. This is no longer « wrestling » but a game of cat and mouse, where each tries to keep the other in their preferred domain.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #368 : Les histoires se répètent

L'auteur explore la récurrence des débats sur l'efficacité des arts martiaux, en traçant un parallèle entre les confrontations interstyles d'antan, popularisées par l'UFC, et les discussions actuelles entre le Judo et le Jiu-Jitsu Brésilien. Il souligne comment le contexte réglementé des compétitions modernes diffère des défis ouverts et sans limite de l'époque Gracie, où le but ultime était la soumission ou le KO. L'article invite à une réflexion sur la pertinence de comparer des disciplines cousines dans des cadres si différents et encourage chacun à trouver ce qui lui convient le mieux.

J’imagine que pour les passionnés et pratiquants les plus anciens, la question de quel art martial était le plus efficace (dans un cadre interstyle) était LA question. Puis nous avons eu l’UFC, qui a mis en place cette opposition, pour qu’émerge un sport de combat que nous connaissons sous le nom de MMA.

Dans toutes ces oppositions, il y avait la fameuse question entre les frappeurs, qui avaient le vent en poupe avec toute la cinématographie à la Bruce Lee ou Norris, et les “lutteurs” qui, paradoxalement, étaient considérés comme peu “dangereux”. L’arrivée de Royce Gracie dans la cage a redonné ses lettres de noblesse au grappling, avec un Remco Pardoel atomisant un Orlando Wiet ou, plus tard, un Dan Severn soumettant ses opposants au sol (ground and pound).

Et puis le temps passe. Trente ans plus tard, nous avons les vidéos, et encore des tas de défis dans tous les sens. Dans le monde du grappling, nous revenons à une période « années 80 » entre le Jiu-Jitsu Gracie et les autres styles de préhension, comme le Sambo et, bien sûr, le père du Jiu-Jitsu moderne, le Judo.

Mais en 2025, le contexte a changé. Les pratiquants de Jiu-Jitsu se sont orientés vers un haut niveau sportif, et les Judokas, après de multiples changements de règles, mais aussi par curiosité et envie d’évoluer, se sont pour beaucoup réouverts au Ne Waza (On avait Awazu Sensei avant tout ça…).

Du coup, sur les réseaux, et parce que faire du JJB est devenu une mode, on voit des défis et des critiques entre le BJJ et le Judo, avec des arguments que nous avons déjà explorés. Il est normal que les styles se confrontent et que ce cycle de « qui est le plus fort » revienne.

Seulement, la différence est qu’entre les défis “martiaux” des Gracie et ceux actuellement entre Judo et BJJ, les arguments se placent dans des cadres réglementés, avec des limites et des temps. Comparer des disciplines cousines dans des cadres différents – round debout, round complet et round au sol, avec un temps limité – n’a d’intérêt que pour l’athlète, pas pour le style en lui-même.

Le Jiu-Jitsu des Gracie, dans ses défis, acceptait tout de l’opposant et ne s’arrêtait qu’à la soumission ou au KO… en somme, un “vrai” combat.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #368: History Repeats Itself

I imagine that for old martial artists, the question of which martial art was the most effective (in an interstyle setting) was THE question. Then we had the UFC, which set up this opposition, leading to the emergence of a combat sport we know as MMA.

In all these oppositions, there was the famous question between the strikers, who were riding high with all the Bruce Lee and Norris films, and the « grapplers » who, paradoxically, were considered not very « dangerous. » Royce Gracie’s arrival in the cage restored the nobility of grappling, with a Remco Pardoel atomizing an Orlando Wiet or, later, a Dan Severn ground and pounding his opponents.

And then time passes. Thirty years later, we have the videos, and still a lot of challenges in every direction. In the world of grappling, we are returning to an « 80s » period between Gracie Jiu-Jitsu and other grappling styles, such as Sambo and, of course, the father of modern Jiu-Jitsu, Judo.

But in 2025, the context has changed. Jiu-Jitsu practitioners have moved towards a high sporting level, and Judokas, after multiple rule changes, but also out of curiosity and a desire to evolve, have largely reopened themselves to Ne Waza (We had Awazu Sensei before all that…).

As a result, on social media, and because doing BJJ has become fashionable, we see challenges and criticisms between BJJ and Judo, with arguments we have already explored. It is normal for styles to clash and for this cycle of « who is stronger » to return.

However, the difference is that between the « martial » challenges of the Gracies and those currently between Judo and BJJ, the arguments are placed within regulated frameworks, with limits and time constraints. Comparing cousin disciplines in different settings – standing round, full round, and ground round, with limited time – is only of interest for the athlete, not for the style itself.

Gracie Jiu-Jitsu, in its challenges, accepted everything from the opponent and only stopped at submission or KO… in short, a « real » fight.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank