Le facteur critique dans le monde de l’hypnose directe est un élément à prendre en compte pour comprendre les processus inductifs et aussi notre capacité à faire intégrer plus facilement certaines orientations.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il y a maintenant 13 ans, lors de l’écriture de mon premier essai, j’avais choisi ce titre : « Je pouvais mais je n’avais pas envie ». Cela décrivait pour moi au mieux ce qu’est une expérience hypnotique. Cette sensation que, bien qu’à aucun moment nous ne perdions totalement notre pouvoir (et cela peut varier selon les niveaux d’hypnotisabilité), nous n’avons plus l’intention, je dirais l’autonomie de « vouloir » quelque chose.
Pourquoi cela ? Simplement parce que nous sommes dans le « pace », nous suivons le meneur, le leader, c’est-à-dire l’opérateur. C’est pour cette raison que j’apprécie cette idée de contournement du facteur critique, que je traduis souvent par une diminution du facteur de jugement. En somme, c’est comme si nous « devions » choisir parmi de nombreuses possibilités, mais que nous trouvions plus simple de laisser l’autre choisir à notre place, parce que nous n’avons pas spécialement « d’envie » et que tout semble nous convenir.
Et pour reprendre ce que je partageais dans le live d’hier (https://chk.me/lrb7Rt4), c’est ce qui explique une possible distorsion du consentement. Nous l’avons lu dans le livre Anatomie d’une prédation avec des phrases du type : « Je ne me vois pas dire non/refuser » et puis une rationalisation (car je vous rappelle que notre cerveau n’aime pas l’incohérence, et dans le cadre d’une agression, quelle qu’en soit la forme, le fait de ne pas se défendre impose une réponse, dans ces cas : « il a été gentil, sympathique, sécurisant, attentif, avenant, etc. »).
Il y a donc, à ce moment-là dans la transe, cette sensation qu’il est plus « facile » de suivre la suggestion. Certes, ce n’est pas absolu, surtout lorsque cette dernière est trop inquisitrice ou s’oppose à nos valeurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’hypnose indirecte travaille sur le principe des métaphores pour entraîner vers ce qui est souhaité sans l’imposer, parce qu’il y a un « espace de création » personnel pour interpréter ce qui est dit et suggéré.
Si la distorsion hypnotique n’est pas un bouton marche/arrêt du consentement, elle fait sauter pendant un moment le fusible qui empêche d’avoir un retour immédiat, ce qui fait que dans cet espace… l’autre continue son débit de suggestions ou… d’actions…
Reflections by Pank / Snapshot #372: I Could But I Didn’t Want To
Thirteen years ago, when I wrote my first essay, I chose the title: « I could but I didn’t want to. » For me, this best described what a hypnotic experience could be. It’s that feeling that, although at no point do we completely lose our power (and this can vary depending on levels of hypnotizability), we no longer have the intention, I would say the autonomy, to « want » something.
Why is that? Simply because we are in « pace, » we follow the leader, the operator. It is for this reason that I appreciate this idea of bypassing the critical factor, which I often retranslate as a decrease in the judgment factor. In essence, it’s as if we « should » choose from many possibilities, but we find it simpler to let the other person choose for us, because we don’t particularly « want » anything and everything seems fine with us.
And to revisit what I shared in yesterday’s live stream (https://chk.me/lrb7Rt4), this explains a possible distortion of consent. We read about it in the book Anatomy of a Predation with phrases like: « I can’t see myself saying no/refusing » and then a rationalization (because I remind you that our brain doesn’t like inconsistency, and in the context of aggression, whatever its form, not defending oneself requires a response, in these cases: « he was kind, friendly, reassuring, attentive, helpful, etc. »).
So, at that moment in the trance, there is this feeling that it is « easier » to follow the suggestion. Of course, this is not absolute, especially when the latter is too inquisitive or goes against our values. It is for this reason that indirect hypnosis works on the principle of metaphors to lead towards what is desired without imposing it, because there is a personal « space of creation » to interpret what is said and suggested.
If hypnotic distortion is not an on/off switch for consent, it temporarily blows the fuse that prevents immediate feedback, which means that in this space… the other person continues their stream of suggestions or… actions…
Je constate depuis des années que notre subconscient ne nous protège pas spécifiquement et ne cherche pas nécessairement à nous apporter du bien ; sinon, nous ne serions pas malades ni en proie à des comportements complètement dissonants.
Ce qui me fait encore plus tiquer est l’enseignement, répandu dans de nombreuses écoles à travers le monde, qu’une partie de nous nous protège pendant des séances d’hypnose. Cette partie nous sortirait de la transe en cas de danger et ne ferait que ce qui est acceptable pour nous.
Nous pourrions trouver de nombreux textes validant cette idée. Dimanche, lors d’une table ronde sur l’éthique, j’ai posé la question suivante : hors thérapie, si un hypnotiseur, persuadé qu’une personne en transe hypnotique pendant une session ne fait que ce qu’elle désire et accepte, voit cette personne hypnotisée accepter ou même demander des caresses sensuelles (sans même parler des étapes suivantes), l’hypnotiseur est-il en faute et potentiellement un agresseur si l’hypnotisé(e) se plaint après coup, disons quelques minutes après avoir émergé de ces caresses ? Je rappelle que la croyance de l’hypnotiseur est que si une suggestion n’est pas acceptée par le subconscient, il y a refus, sortie de transe ou réaction de rejet.
On pourrait dire que c’est une question de consentement, qui a été validé en début de session d’hypnose. Cette question a suscité de nombreux retours. Mon intention est surtout d’interroger cette notion de subconscient protecteur. Selon notre cadre de croyances et d’apprentissages théoriques, nos manières de nous comporter et d’utiliser l’hypnose peuvent différer.
Je reviendrai sur ces sujets plus tard, mais si nous ne réfléchissons pas aux enseignements et aux savoirs partagés comme sources possibles de dérives, nous aurons du mal à nous questionner sur une vision plus « méta » de l’hypnose.
Pank’s Reflections / Snapshot #196: Hidden Observer, an Issue to Resolve.
For years I’ve noticed that our subconscious does not specifically protect us, nor does it necessarily seek to bring us well-being; otherwise, we wouldn’t fall ill or engage in completely dissonant behaviors.
What baffles me even more is the teaching, prevalent in many schools worldwide, that a part of us protects us during hypnosis sessions. This part supposedly pulls us out of the trance in case of danger and only acts in ways that are acceptable to us.
There are numerous texts supporting this idea. At a roundtable on ethics last Sunday, I raised the following question: outside therapy, if a hypnotist, convinced that a person in a hypnotic trance during a session only does what they desire and accept, sees this person consenting to or even requesting sensual touches (not to mention what might follow), is the hypnotist at fault and potentially an aggressor if the hypnotized person complains afterwards, let’s say a few minutes after emerging from these touches? I remind you that the hypnotist’s belief is that if a suggestion is not accepted by the subconscious, there is refusal, exiting the trance, or a rejection reaction.
One might say this is a question of consent, which was validated at the beginning of the hypnosis session. This question elicited many responses. My main intention is to question this notion of a protective subconscious. Depending on our belief system and theoretical learning, our ways of behaving and using hypnosis may differ.
I will return to these topics later, but if we do not reflect on teachings and shared knowledge as possible sources of deviation, we will struggle to question a more « meta » vision of hypnosis.
HnO PnL #174 : Chercher une communication orientée solution
Nous sommes facilement dans des échanges critiques et nous évitons parfois de nous pencher sur la réflexion de solution. Chercher à s’orienter solution peut changer beaucoup de chose.
Suite à une réponse sur la vidéo du mindfullness à l’école, il y a un point que je voulais soulever avec nos histoires de développer l’esprit critique et la problématique que pose le facteur critique/jugement de l’hypnose.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Suite à une réponse sur la vidéo du mindfullness à l’école, il y a un point que je voulais soulever avec nos histoires de développer l’esprit critique et la problématique que pose le facteur critique/jugement de l’hypnose.
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Pour compléter la vidéo d’hier : https://youtu.be/PPN-C7kGWEM et répondre à la question de The Control Alternative. Les 4 attitudes vis à vis de la suggestions VS le Facteur critique.
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Le facteur critique (de jugements)n’est pas un élément de notre psyché particulièrement ‘solide’, nous laissons facilement des idées prendre place en nous, en étant incapable de savoir pourquoi nous ne l’avons pas filtré.
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On peut toujours se laisser emporter dans le monde du développement personnel avec une certaine naïveté, je vous invite à penser que ce que vous attirez n’est pas forcement ce que vous attendez.
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