Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #386 : Les combats intérieurs

Cet article explore les luttes internes que rencontrent les pratiquants d'arts martiaux, au-delà des compétitions physiques. Il aborde les défis émotionnels, les peurs, les addictions et l'importance de la discipline intérieure.

Il y a les combats que le monde peut regarder, voire certains peuvent même parier dessus, et puis il y a les combats que personne ne peut même remarquer. Dans notre monde des sports de combat et arts martiaux, nombreux sont ceux qui vont petit à petit développer des aptitudes pugilistiques vis-à-vis d’eux-mêmes.

Il est même notable que beaucoup de jeunes qui ont tout misé sur la compétition et les titres peuvent parfois plus facilement se détourner complètement de ces sports d’opposition quand les luttes envers l’autre ne sont plus possibles ou, a minima, couronnées de succès.

Les combats intérieurs sont infiniment diversifiés. Chaque personne a son histoire, ses forces et ses faiblesses, vivant avec des traumas, des pathos et autres mal-être. La vie amplifiant potentiellement certaines failles. Les arts martiaux nous apprennent la discipline et l’effort, souvent dans un cadre de la salle ou du dojo.

Il est parfois difficile de se dire que cette énergie que nous avons mise en place pendant une heure et demie ou deux heures, qui nous a épuisés, fait souffrir, parfois frustrés et agacés, devrait être la même que nous devrions parfois mettre en place, non pas pendant 90 minutes, mais pendant les 22h30 qui restent.

Quand on n’est pas bien ou, plus positivement, quand on a des objectifs, ce sont des attentions constantes, ce sont des réussites, mais aussi des échecs à gérer ; des incertitudes qui peuvent tout améliorer comme rendre pire. Mais à l’inverse de l’entraînement, tout ne commence pas et ne s’arrête pas avec un salut.

Il y a des conflits longs, parfois à vie, avec soi, et quand on pense que tout peut aller bien, on s’aperçoit, un peu comme en combat, que peut-être on a trop pris la confiance et que nous n’avons pas été assez déterminés et concentrés. Les combats du quotidien, face à ses peurs, ses addictions, ses pulsions ou tout autres opposants qui ne cessent de revenir provoquer.

Et se dire que notre être est une surface de combat, qu’il n’y a des repos parfois indéterminés, doit, ou plutôt peut, nous inviter à prendre de plus en plus conscience de l’ici et maintenant, dans tout ce que cela nous apporte avant un prochain round…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #386: The Inner Battles

There are battles that the world can watch, some might even bet on them, and then there are battles that no one can even notice. In our world of combat sports and martial arts, many gradually develop pugilistic skills towards themselves.

It is even noticeable that many young people who have bet everything on competition and titles can sometimes more easily turn completely away from these opposition sports when the struggles against the other are no longer possible or, at a minimum, crowned with success.

The inner battles are infinitely diverse. Each person has their own history, their strengths and weaknesses, living with traumas, pathos, and other discomforts. Life potentially amplifying certain flaws. Martial arts teach us discipline and effort, often in a gym or dojo setting.

It is sometimes difficult to tell ourselves that this energy that we have put in place for an hour and a half or two hours, which has exhausted us, made us suffer, sometimes frustrated and annoyed, should be the same that we should sometimes put in place, not for 90 minutes, but for the remaining 22h30.

When we are not well or, more positively, when we have objectives, it is constant attention, it is successes, but also failures to manage; uncertainties that can improve everything as well as make it worse. But unlike training, everything does not start and stop with a greeting.

There are long conflicts, sometimes lifelong, with oneself, and when we think that everything can go well, we realize, a bit like in combat, that perhaps we have taken too much confidence and that we have not been determined and focused enough. The daily battles, facing one’s fears, addictions, impulses, or any other opponents who keep coming back to provoke.

And to say that our being is a combat surface, that there are sometimes indefinite rests, must, or rather can, invite us to become more and more aware of the here and now, in all that it brings us before a next round…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #342 : Quand le « Je suis » semble fragmenté

Cet article explore la dissonance entre notre "moi conscient" et les sensations, émotions et pensées que nous ressentons parfois. Il propose l'auto-hypnose des parties comme outil pour mieux comprendre et gérer ces différents aspects de soi, souvent en conflit.  L'auteur souligne l'importance d'accepter cette fragmentation et de trouver des accords internes pour traverser les difficultés avec plus de sérénité.

Il vous est peut-être déjà arrivé de vous dire que tout est au mieux, alors qu’intérieurement, vous êtes loin de vous sentir bien. Ou de ressentir quelque chose en vous, tout en partageant avec votre entourage un « je me connais, ça va passer ».

Ces moments où il y a une sensation que votre conscience (si on peut la nommer ainsi) est déconnectée des sensations, émotions, voire pensées que vous ressentez. Vous avez une sorte de malaise persistant, en décalage avec la situation et même avec la conscience que vous avez de ce qui se passe.

Une des façons de travailler ces états, qui peuvent être perturbants, est de mettre en place une auto-hypnose des parties. C’est une démarche que Charles Tebbetts a beaucoup partagée et que Roy Hunter, un de ses disciples, continue de diffuser. Maintenant, sans même remonter jusqu’à eux, il peut être vraiment utile d’accepter que nous sommes fragmentés et que souvent, celui qui est le « moi conscient » n’est pas aux commandes.

Nous savons pertinemment que nous ne contrôlons pas tout. Parfois même, certains pratiquants d’auto-hypnose, qui arrivent à avoir des résultats sur des « contrôles » d’eux-mêmes, physiques et psychiques, oublient que les paramètres internes et externes sont trop nombreux pour être maîtrisés.

Par contre, travailler quotidiennement l’hypnose des parties offre une vraie compréhension de ces parts de soi qui parfois prennent le dessus. Cela permet aussi de trouver petit à petit des accords avec soi-même pour traverser les périodes difficiles avec le plus de facilité possible. Nous avons à considérer, en fonction de ce que nous percevons, des parties de soi. Cela peut être, comme dans le dessin animé Vice-Versa, des émotions personnifiées, des éléments plus spirituels ou juste des pensées. Vous avez la liberté de voir comment vous cadrez cela pour ensuite exploiter les dialogues internes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #342: When the « I am » seems fragmented

Have you ever told yourself that everything is fine, while deep down, you feel far from okay? Or felt something within you, while sharing a « I know myself, it will pass » with those around you?

These moments where there’s a feeling that your consciousness (if we can call it that) is disconnected from the sensations, emotions, even thoughts that you’re experiencing. You have a kind of persistent discomfort, out of sync with the situation and even with your awareness of what’s happening.

One way to work with these states, which can be unsettling, is to implement self-hypnosis of parts. It’s an approach that Charles Tebbetts shared extensively and that Roy Hunter, one of his disciples, continues to promote. Now, without even going back to them, it can be truly helpful to accept that we are fragmented and that often, the one who is the « conscious self » is not at the helm.

We know perfectly well that we don’t control everything. Sometimes even practitioners of self-hypnosis, who manage to have results on « controls » of themselves, physical and mental, forget that the internal and external parameters are too numerous to be mastered.

On the other hand, working daily with parts therapy offers a real understanding of these parts of ourselves that sometimes take over. It also allows us to gradually find agreements with ourselves to go through difficult times with as much ease as possible. We have to consider, depending on what we perceive, parts of ourselves. It can be, like in the cartoon Inside Out, personified emotions, more spiritual elements, or just thoughts. You have the freedom to see how you frame this to then exploit the internal dialogues.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #335 : Développer son auto-hypnose au quotidien

Pank nous invite à considérer l'auto-hypnose comme un outil simple et accessible pour améliorer notre quotidien.  Il souligne la facilité d'apprentissage de cette technique et ses nombreux bénéfices : gestion du stress, des émotions, des comportements problématiques, amélioration du sommeil, etc.  Un appel à se libérer des idées reçues et à explorer le potentiel de l'auto-hypnose pour un mieux-être au quotidien.

Il faudrait s’amuser avec l’auto-hypnose comme un outil du quotidien. Se dire que nous avons dans notre poche un canif suisse pour nous permettre de mieux gérer ce qui se passe dans notre vie. Nous sommes tous capables de nous auto-hypnotiser. Nous sommes tous capables d’utiliser cette compétence et, à l’inverse du sport ou d’autres activités, cela peut s’apprendre facilement.

Il existe de nombreux cours en quelques jours, voire on peut apprendre en regardant quelques vidéos en ligne. Je me demande si on marketait mieux cette facette de l’hypnose, si les néophytes se plongeraient dedans. En effet, qui n’aimerait pas « utiliser 100% de son cerveau »… Non, je déconne, mais apprendre à s’étonner et à se détacher de petites choses qui pouvaient abîmer notre quotidien, qui ne nous touchent plus, c’est déjà beaucoup.

Nous avons aussi la possibilité d’utiliser l’auto-hypnose comme un support pour arrêter des comportements qui ne nous conviennent plus. J’aimerais bien trouver un levier pour motiver les gens à apprendre cette méthode parce que nous sommes dans un monde qui a besoin de petits plus qui ne nous amènent pas toujours à utiliser un outil ou du numérique.

Se rendre compte que nous pouvons nous apporter du mieux avec des méthodes applicables sans entrer dans des discours spirituels ou ésotériques, en restant très terre à terre, cela rend aussi plus universel ce cheminement possible. Que ce soit pour une addiction, des comportements problématiques, du sommeil, des peurs ou de multiples autres choses qui peuvent vous miner, n’hésitez pas à vous intéresser à l’auto-hypnose.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #335: Developing Your Everyday Self-Hypnosis

We should play with self-hypnosis as an everyday tool. To tell ourselves that we have a Swiss Army knife in our pocket to help us better manage what happens in our lives. We are all capable of self-hypnosis. We are all capable of using this skill and, unlike sports or other activities, it can be learned easily.

There are many courses over a few days, or you can even learn by watching a few videos online. I wonder if this facet of hypnosis were better marketed, if neophytes would delve into it. Indeed, who wouldn’t like to « use 100% of their brain »… No, I’m kidding, but learning to be surprised and to detach from small things that could damage our daily lives, that no longer affect us, is already a lot.

We also have the possibility of using self-hypnosis as a support to stop behaviors that no longer suit us. I would love to find a lever to motivate people to learn this method because we are in a world that needs little extras that do not always lead us to use a tool or digital technology.

Realizing that we can bring ourselves better with applicable methods without entering into spiritual or esoteric discourse, remaining very down to earth, also makes this possible path more universal. Whether it is for an addiction, problematic behaviors, sleep, fears or many other things that can undermine you, do not hesitate to take an interest in self-hypnosis.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #322 : L’illusion des liens dans un monde d’isolement

Cet article explore les illusions des liens créés dans le monde numérique, les déséquilibres qu'ils provoquent et l'importance de se reconnecter au monde réel pour éviter l'isolement et ses effets négatifs.

Vous savez que je ne suis pas un fan des réseaux sociaux parce qu’ils me semblent, pour la majorité d’entre nous, des mondes dans lesquels nous pouvons avoir une illusion de proximité avec les autres alors que nous ne restons que dans du numérique.

Il y a beaucoup de belles choses aussi dans les liens qui peuvent se créer sur les groupes, forums ou jeux en ligne. Le problème survient au moment de bascule, lorsque le monde extérieur au numérique et ses relations n’impactent plus autant la vie que le monde digital.

Si le quotidien loin des écrans vous entraîne dans un mal-être et une sensation d’isolement, il y a de fortes chances qu’un déséquilibre soit présent. Aussi cool que soient vos interactions sur le net, un manque réel subsiste.

Nous pourrions nous dire que ce monde secondaire est devenu, parfois, le seul monde connecté que nous avons dans la solitude de la pièce où nous nous trouvons. Nous pouvons même penser que c’est une compensation. Pourtant, en termes de nourriture psychique et émotionnelle, la qualité n’est pas la même.

Si des « likes » et autres échanges ou quêtes mises en place sur le net apportent des émotions et des moments de bonheur, ils s’apparentent à une sorte de « junk food » : cela remplit mais laisse une faim quelques heures plus tard, vous poussant à rechercher encore cette nourriture.

Alors que le contact, le toucher, le rapport à l’autre, l’échange autour d’un verre ou d’une activité offrent bien plus. Ils sortent de l’expectative, de la projection, ou du moins la limitent. Ils apportent une qualité et une « réalité » aux choses. Vous pourrez avoir la meilleure TV avec la définition ultime, cela ne vaudra jamais l’œil et la sensation kinesthésique du même lieu dans lequel vous vous trouvez.

L’isolement entraîne beaucoup de problèmes potentiels, jusqu’à plonger dans des déprimes. Il y a un confort dans cette illusion d’être avec du monde qui n’est pas là quand vous en avez besoin. S’imposer de sortir et de vivre des expériences hors du numérique reste encore une chose essentielle.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one
Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #322: The Illusion of Connection in a World of Isolation
You know I’m not a fan of social media because, for most of us, they seem like worlds where we can have an illusion of closeness with others while remaining confined to the digital realm.

There are also many beautiful things in the connections that can form through groups, forums, or online games. The problem arises when the balance tips, and the physical world outside the digital sphere and its relationships no longer impact our lives as much as the digital world does.

If your offline daily life leads to discomfort and a sense of isolation, there’s a strong chance that an imbalance is present. As cool as your online interactions may be, a real void remains.

We might tell ourselves that this secondary world has, at times, become the only connected world we have in the solitude of the room we occupy. We might even think it compensates for something. Yet, in terms of psychic and emotional nourishment, the quality is not the same.

If “likes” and other exchanges or quests set up online bring emotions and moments of happiness, they are akin to “junk food”: they fill you up but leave you hungry a few hours later, driving you to seek out that nourishment again.

On the other hand, contact, touch, connection with others, sharing a drink or an activity, offers much more. It moves away from expectations, projections, or at least limits them, bringing a quality and a “reality” to things. You could have the best TV with the ultimate definition, but it will never match the eye and kinesthetic sensation of the actual place you find yourself in.

Isolation leads to many potential problems, even plunging into depression. There’s comfort in this illusion of being with people who aren’t there when you need them. Forcing yourself to go out and experience life beyond the digital realm remains an essential practice.

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #309 : Prendre attention à nos récits

Nous sommes les auteurs de nos récits intérieurs, souvent influencés par des scénarios construits sur des perceptions biaisées. Ce texte invite à prendre conscience de l’impact de nos histoires sur nos états émotionnels et propose une réflexion pour transformer ces récits en outils de bien-être.

Nous sommes véritablement les auteurs professionnels de nos vies. C’est fascinant de constater à quel point nous croyons les récits que nous nous racontons, même lorsque les faits que nous vivons ou observons ne correspondent pas à ces récits. À tout moment, nous pouvons nous perdre dans nos histoires, rédigeant des volumes entiers pour valider notre réalité et notre vérité.

Prendre du recul, voire anticiper, permet de reconnaître que nous ne faisons que créer des scénarios. Le temps que nous consacrons à analyser et revisiter nos récits peut transformer nos états psycho-émotionnels. En apprenant à relire et à réorienter ces histoires, nous pouvons modifier notre perception et nos émotions.

Il est crucial de réaliser que les faits en eux-mêmes n’impliquent pas un état d’esprit présupposé. Ce qui influence notre état, qu’il soit positif ou négatif, c’est le prisme de nos récits. Si vous vous sentez hors d’un état de neutralité, comme en cas de stress, d’agacement, ou au contraire d’excitation et de désir, tournez votre regard vers votre monde intérieur pour comprendre ce qui se raconte en vous.

Il se peut qu’une activité prévue aujourd’hui ou demain vous ait placé en mode « écriture d’un scénario catastrophe » ou, à l’inverse, de surexcitation. Le plus problématique, en particulier pour les personnes anxieuses, est de revisiter leurs « bestsellers » dans leur bibliothèque mémorielle pour copier-coller des récits passés. Ces récits, souvent négatifs, influencent leur perception des faits futurs, bien avant qu’ils ne surviennent.

Sans chercher à changer immédiatement vos récits, prenez conscience de leur existence et de leur absurdité. Plus important encore, identifiez les états émotionnels qu’ils génèrent. C’est alors que vous pourrez envisager de « brûler ces livres intérieurs remplis de fausses informations ».

Ne conservez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #309: Paying Attention to Our Narratives

We are truly professional authors of our own lives. It’s fascinating to see how much we believe the stories we tell ourselves, even when the facts we experience or observe don’t match these narratives. At any moment, we can get lost in our stories, writing entire volumes to validate our reality and our truth.

Taking a step back, or even preemptively, allows us to recognize that we are merely creating scenarios. The time we dedicate to analyzing and revisiting these narratives can transform our psycho-emotional states. By learning to re-read and redirect these stories, we can alter our perception and emotions.

It is crucial to understand that facts themselves do not necessarily imply a predefined state of mind. What truly affects our state—whether positive or negative—is the lens of our narratives. If you find yourself outside a neutral state, such as stress, irritation, or conversely, excitement and desire, turn inward to see what story is unfolding within you.

Perhaps an activity planned for today or tomorrow has triggered a « catastrophic narrative » or, on the other hand, overstimulation. The most challenging part, particularly for anxious individuals, is revisiting their « bestsellers » in their mental library to copy-paste past narratives. These often-negative stories shape their expectations of future events long before they actually occur.

Without immediately seeking to rewrite your narratives, begin by acknowledging their existence and absurdity. Most importantly, identify the emotional states they generate. This awareness allows you to consider « burning those inner books filled with fake news. »

Keep only what is good and fair for you.
Be one,
Pank
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Pank Hypnosophie #1009 : Avant d’exprimer ses émotions, apprenons à les gérer.

Nous ne cessons de lire ou d’entendre qu’il faut exprimer ses émotions, pourtant c’est un vrai problème qui donne des comportements complètement excessifs.

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Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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#violence #émotion #gestionémotionnel #Transe #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions de Pank / Instantané #272 : Se laisser aller à ses émotions ou rationaliser

Découvrez comment nos émotions influencent nos décisions et celles des autres dans l'espace public. Devons-nous rester ancrés dans les faits ou ajuster nos décisions en fonction de nos émotions ? Une réflexion sur l'équilibre entre rationalité et sentiment.

Nous vivons actuellement une série d’événements violents qui émeuvent et font réagir tant les citoyens que les journalistes et les politiques. Ces faits sont souvent récupérés selon des orientations idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il ne s’agit plus d’une prise en compte objective des faits, mais d’un jeu de rhétorique.

Le paradoxe réside dans le fait que, lorsque l’on écoute ou lit des articles sur le sujet, il semble que tous les groupes et individus s’accordent sur la nécessité de revenir aux faits. Cependant, ces derniers sont déjà teintés par les idéologies. L’expression des opinions, colorée par les convictions personnelles, entraîne chez les partisans une adhésion émotionnelle, et chez les opposants un rejet tout aussi émotionnel.

Nier les émotions suscitées par des actes atroces et des événements insoutenables serait insensé, mais il est essentiel de déterminer dans quelles situations il est juste de les exprimer ou de s’autoriser à les ressentir. Un plateau de télévision, accueillant des auditeurs ou des politiques, reflétera deux expressions différentes dans un même cadre, mais avec des attentes et des règles distinctes, selon que l’on soit vendeur d’idées politiques ou auditeur révolté.

Dans l’espace public et les décisions du quotidien, les émotions devraient être contenues et considérées, même si cela est difficile. C’est d’ailleurs pour cette raison que les décisions doivent être prises de manière collective, afin que les autres puissent recadrer les prises de décisions si les émotions empêchent une évaluation rationnelle des faits.

Ne nous trompons pas : sur le papier, tout le monde semble vouloir s’en tenir aux faits, et la logique devrait prévaloir. Mais pour la grande majorité d’entre nous, la froideur de cette dernière est émotionnellement difficile à supporter. Sommes-nous vraiment prêts à rester ancrés dans les faits, ou devons-nous mieux gérer nos émotions pour parvenir à ajuster nos décisions ?

#décisions #faits #émotions #rhétorique #questionnement #idéologie #attentes

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #272: Giving in to Emotions or Rationalizing

We are currently witnessing a series of violent events that are stirring emotions and reactions among citizens, journalists, and politicians alike. These facts are often taken up by ideological positions, whether from the right or the left. It has become a game of rhetoric rather than an objective consideration of the facts.

The paradox lies in the fact that, when we listen to or read articles on the subject, it seems that all groups and individuals agree on the need to return to the facts. However, these are already tinged with ideological biases. The expression of thoughts, colored by personal convictions, leads proponents to emotional adherence and opponents to rejection.

Denying the emotions aroused by atrocious acts and unbearable events would be foolish, but we must particularly take into account where it is appropriate to allow these emotions, and when to allow ourselves to feel them. A TV panel hosting audience members or politicians will present two different expressions in the same setting, but with different expectations and rules, depending on whether one is promoting political ideas or a frustrated viewer.

In public space and in daily decisions, emotions should be limited and taken into account, even though this is difficult. This is why decisions should be made collectively, so that others can intervene if emotions prevent decision-making based on facts.

Let’s not fool ourselves: on paper, everyone seems to want to stick to the facts, and logic should prevail. But for most of us, the coldness of this approach is emotionally hard to bear. Are we really ready to remain anchored in the facts, or should we better manage our emotions to adjust our decisions?

#decisions #facts #emotions #rhetoric #questioning #ideology #expectations

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #251 : Se donner le droit d’avoir tort

Cet article explore la difficulté d’admettre ses erreurs et de se détacher d’un "self" idéalisé. Il souligne l'importance de rationaliser nos erreurs, de surmonter la susceptibilité, et de centrer ce travail sur notre développement personnel. L’auteur encourage à reconnaître que nous avons parfois tort et à voir cela comme une opportunité de croissance.

Il est difficile pour chacun d’entre nous de se dire que nous n’avons pas raison. Et même quand nous ne sommes pas certains, voire que nous sommes à la limite de la mauvaise foi, nous parvenons à ajouter des mots ou des petites phrases, comme des enfants qui gardent en tête que le dernier à parler a raison.

Du coup, cette sensation de ne pas être dans le bon, le juste, ou simplement d’être dans l’erreur peut perdurer pendant des années. Une situation qui nous confronte à notre incompétence, méconnaissance, ou inculture peut presque nous faire remettre en question notre statut.

Statut que nous pouvons assez facilement associer à un « self » idéalisé, c’est-à-dire une perception illusoire de ce que nous pensons être et que nous projetons au monde. Pourtant, il n’y a absolument aucun problème, rationnellement parlant, à ne pas avoir raison.

Nous ne sommes plus des enfants et prendre pour une humiliation un élément plus juste ou une perspective que nous n’avions pas pris en compte ne devrait pas éveiller nos émotions. Il se peut que nous pensions que “le monde” ne nous reconnaît plus (reconnaît en quoi, je ne sais pas) et que nous puissions peut-être être sujets au rejet.

Là encore, quand on est enfant, on se vanne facilement et on peut avoir l’impression d’être méprisé et rejeté, alors que 99,9 % du temps, c’est juste une quête de pouvoir de l’interlocuteur ou du groupe, qui prend son shoot de puissance puis passe à autre chose.

Revenir sur les faits, se dire que nous avons parfois raison, parfois tort, et plus amusant encore, que même si nous sommes certains d’avoir raison, nous pouvons facilement avoir tort dans un autre contexte, nous permet de relativiser. De plus, notre susceptibilité, qu’aujourd’hui on aime appeler « fragilité », devrait simplement être remise au centre de nos travaux personnels.

C’est amusant d’ailleurs de constater que le thème de la susceptibilité est quasiment absent des sessions d’accompagnement alors que, dans un monde qui développe à outrance le « self », nous sommes bien trop souvent susceptibles de mal prendre les remarques ou réflexions. Si, sans même travailler l’illusion de notre « self », nous ne prenions pas la mouche sur tout et admettions que nous ne sommes pas toujours dans le juste, beaucoup de personnes descendraient en pression.

dialogue #selfidéalisé #susceptibilité #snowflex #émotion #rationalisation #centre #association #humilité

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #251: Giving Yourself the Right to Be Wrong

It is difficult for each of us to admit that we might be wrong. Even when we are uncertain, or on the verge of bad faith, we manage to add words or little phrases, like children who believe that the last one to speak is always right.

As a result, this feeling of not being right, just, or simply being wrong can persist for years. A situation that confronts us with our incompetence, ignorance, or lack of culture can almost make us question our status.

This status can easily be associated with an idealized self, an illusory perception of what we think we are and project to the world. Yet, there is absolutely no rational problem in being wrong.

We are no longer children, and taking as an insult a more accurate perspective or a detail we hadn’t considered should not stir our emotions. We might think that “the world” no longer recognizes us (recognizes us in what, I don’t know) and that we might face rejection.

Again, as children, we easily tease each other and might feel scorned or rejected, when 99.9% of the time, it’s just a power play by the other person or group, who gets their boost of power and then moves on.

Reflecting on the fact that we are sometimes right, sometimes wrong, and, amusingly, even if we are certain we are right, we could be wrong in another context, allows us to put things into perspective. Additionally, our susceptibility, which today we like to call fragility, should simply be at the center of our personal work.

It’s interesting to note that the topic of susceptibility is almost absent from coaching sessions, even though in a world that overemphasizes the self, we are far too often susceptible to taking remarks or reflections badly. If, without even working on the illusion of our self, we stopped getting upset about everything and admitted that we might be wrong or that what we think isn’t right, many people would feel less pressure.

dialogue #idealizedself #susceptibility #snowflex #emotion #rationalization #center #association #humility

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #250 : Tout ne se passe pas avec notre tête

Cet article explore la complexité de l'application des plans d'action dans la vie quotidienne, en soulignant l'importance de prendre en compte nos émotions et sensations. Il montre comment la synergie entre les centres mental, émotionnel et sensoriel est cruciale pour atteindre nos objectifs de manière équilibrée et durable.

Comme je vous le proposais ce matin, nous nous retrouvons souvent, dans la création d’objectifs ou de processus, à élaborer un plan d’action. Même en utilisant des techniques que nous connaissons, comme le SCORE ou le PREM, ce plan nous semble possible à appliquer.

Cependant, les choses peuvent ne pas se dérouler comme prévu. Outre le fait que le monde et le quotidien peuvent nous apporter leur lot de surprises, il y a cette incertitude du monde externe qui va impacter notre monde intérieur.

En l’occurrence, ce qui semble facile à appliquer, un peu comme une recette, devient rapidement plus compliqué lorsqu’une émotion ou une sensation vient nous surprendre. Prenons l’exemple du rééquilibrage alimentaire : suite aux rendez-vous avec les spécialistes, cela semble des plus simples. Pourtant, certains jours, des frustrations, des émotions mal gérées de la journée, ainsi que peut-être des tensions physiques ou des pulsions, viennent compliquer ce que le mental et le programme avaient prévu.

Si le mental est très bon pour planifier et prévoir, il est beaucoup moins doué lorsqu’il doit s’opposer ou réorienter ce qui vient des tripes ou des émotions. Dès lors, un premier dérapage peut survenir, que le mental va tenter de rationaliser pour se dire que ce n’est pas trop grave et qu’il suffira simplement de suivre le plan initial le lendemain.

Seulement voilà, tant que nous ne prenons pas suffisamment en compte nos émotions et nos sensations, et particulièrement notre capacité à les gérer, il est possible que nous ne puissions jamais atteindre les idées mentalisées.

Il existe naturellement des personnes plus rationnelles qui auront plus de facilité, mais attention à l’illusion de la non-implication des émotions et des sensations. Cette illusion pourrait entraîner une lutte interne et donc une perte d’énergie, ce qui éloigne de l’objectif à atteindre.

Nous devons travailler avec nos trois centres (mental, émotionnel, et sensoriel) pour trouver un équilibre et une juste utilisation de ce que nous sommes, avec la conscience de ce que nous ne serons jamais. Ainsi, il ne faut pas projeter et mentaliser des choses que nous ne pourrons jamais appliquer.

#centres #émotion #mental #sensation #synergie #conscience

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #250: Not Everything Happens in Our Head

As I suggested this morning, we often find ourselves, in the creation of goals or processes, crafting an action plan. Even when using techniques we know, like SCORE or PREM, this plan seems feasible.

However, things may not go as planned. Beyond the fact that the world and everyday life can bring their share of surprises, there is this uncertainty in the external world that will impact our inner world.

Indeed, what seems easy to apply, much like a recipe, quickly becomes more complicated when an emotion or sensation catches us off guard. Let’s take the example of dietary rebalancing: after consultations with specialists, it seems very simple. Yet, some days, frustrations, poorly managed emotions from the day, and perhaps physical tensions or urges will complicate what the mind and the plan had anticipated.

While the mind is very good at planning and forecasting, it is much less skilled when it has to oppose or redirect what comes from the gut or emotions. A first slip-up can occur, which the mind will try to rationalize by telling itself that it’s not too serious and that it will suffice to follow the original plan the next day.

But here’s the thing: as long as we do not sufficiently take into account our emotions and sensations, and particularly our ability to manage them, we may never achieve our mentalized ideas.

There are naturally more rational people who will have more ease, but beware of the illusion of the non-involvement of emotions and sensations. This illusion could lead to an internal struggle and thus a loss of energy, which moves us further away from the goal to be achieved.

We need to work with our three centers (mental, emotional, and sensory) to find balance and a proper use of who we are, with the awareness of what we will never be. Thus, we should not project and mentalize things that we will never be able to apply.

#centers #emotion #mind #sensation #synergy #awareness

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank – Instantané #230 : Attention à nos mots

Pour revenir à ce que je partageais sur la sémantique tiroir que nous utilisons sans cesse dans le monde médiatique et politique (https://pank.podia.com/blog/quand-les-patterns-sinscrivent-dans-la-politique), je pense que nous devons réfléchir sur le mot « Nazi ». J’ai l’impression que nous l’utilisons comme un mot déclencheur, qui ne correspond plus à la réalité des faits actuels.

Nous savons que le National-Socialisme de Hitler et les conjonctures économiques et sociales de l’époque n’étaient pas celles de notre société du 21e siècle hyperconnectée. L’antisémitisme n’est pas l’islamophobie. Le nazisme, le racisme, la xénophobie ou le patriotisme ne sont pas la même chose. Quand je vois que même des éditoriaux ou des experts utilisent ces mots sans distinction, cela me choque.

Que ce soit des politiques qui utilisent ces mots pour discréditer leurs adversaires sans les définir, en misant sur le fait que ces termes déclenchent des réactions de résistance, de peur et de rejet chez les auditeurs et potentiels électeurs.

Non, notre extrême droite actuelle n’est pas celle des SS, non, notre extrême gauche n’est pas celle de la révolution culturelle. Faire des raccourcis pour jouer sur les émotions et les peurs n’honore pas les intellectuels de notre pays.

L’erreur en sur-exploitant des mots qui ont une histoire, c’est qu’aujourd’hui, même dans les pires scénarios, la situation ne sera plus celle du 20e siècle. Regardons les faits : la Chine communiste actuelle n’est pas la Chine de Mao. Quand Bolsonaro ou Trump gagnent des élections, ils redonnent le pouvoir à un Lula ou un Biden, malgré des mouvements comme l’attaque du Capitole.

Nous ne pouvons pas offrir une réflexion constructive si nous créons une sorte de novlangue avec des mots qui ont perdu leur sens initial. En confondant les termes, en utilisant des références qui ne correspondent pas aux faits, en exploitant les mots tiroirs (comme « racaille ») ou les mots déclencheurs, nous permettons aux extrémistes de passer à l’action, aux moins intéressés de réagir émotionnellement, et aux « confus » de se laisser influencer par les médias (sociaux ou autres) qui les manipulent.

Si nous faisions redéfinir et cadrer tous les chroniqueurs et politiques sur les mots qu’ils utilisent, si ces derniers arrêtaient les critiques ad hominem, peut-être que chacun pourrait proposer ses idées, et nous pourrions alors voir le vide et le manque de sens du vocabulaire politique, qui ne sert qu’à faire du buzz pour cultiver des votes.

#mots #verbes #rhétorique #sémantique #politique #déclencheurs #émotion #manipulation #vide

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #230: Watch Your Words

To revisit what I shared about the semantic drawer we constantly use in the media and political world (https://pank.podia.com/blog/quand-les-patterns-sinscrivent-dans-la-politique), I think we need to reflect on the word « Nazi ». I feel that we use it as a trigger word, which no longer corresponds to the current reality.

We know that Hitler’s National Socialism and the economic and social circumstances of that time were not those of our hyperconnected 21st-century society. Anti-Semitism is not Islamophobia. Nazism, racism, xenophobia, or patriotism are not the same things. When I see even editorials or experts using these words interchangeably, it shocks me.

Whether it’s politicians using these words to discredit their opponents without defining them, relying on the fact that these terms trigger reactions of resistance, fear, and rejection in the minds of listeners and potential voters.

No, our current far-right is not the SS, and no, our far-left is not the Cultural Revolution. Making shortcuts to play on emotions and fears does not honor the intellectuals of our country.

The error in over-exploiting words that have a history is that today, even in the worst scenarios, the situation will not be the same as in the 20th century. Let’s look at the facts: the current communist China is not Mao’s China. When Bolsonaro or Trump win elections, they hand power back to a Lula or a Biden, despite movements like the Capitol attack.

We cannot offer constructive reflection if we create a sort of Newspeak with words that have lost their original meaning. By confusing terms, using references that do not correspond to the facts, and exploiting drawer words (like « racaille ») or trigger words, we allow extremists to take action, the less interested to react emotionally, and the « confused » to be influenced by media (social or otherwise) that guide them.

If we made all commentators and politicians redefine and frame the words they use, if they stopped ad hominem critiques, maybe everyone could propose their ideas, and we could then see the emptiness and lack of meaning in the political vocabulary, which only serves to create buzz and cultivate votes.

#words #verbs #rhetoric #semantics #politics #triggers #emotion #manipulation #emptiness

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank