Réflexions de Pank / Instantané #385 : Effort, encore et toujours

Ce texte explore la difficulté de rester motivé face à des progrès lents et invisibles, en particulier dans une société qui valorise les résultats spectaculaires. L'auteur insiste sur l'importance de l'effort constant et de la discipline, même lorsque les résultats ne sont pas immédiats ou visibles.

Il est difficile pour les personnes qui viennent consulter de constater que les progrès qu’elles font ne les satisfont pas. Pourtant, elles ont conscience que les choses avancent à leur rythme, mais comme il y a des cas où les résultats de l’hypnothérapie peuvent sembler miraculeux, c’est frustrant.

Je les fais beaucoup plus travailler sur l’effort, quoi qu’il arrive, que sur le résultat attendu. On pourrait recadrer les objectifs, mais en général, ils sont bons, d’ailleurs ils passent tranquillement les micro-objectifs, mais ce n’est jamais assez. Il faut que ça soit spectaculaire, que ça se fasse remarquer par les autres, par le monde, parfois plus que par eux-mêmes.

Les efforts sont invisibles et c’est bien le sport qui nous le fait parfois le plus remarquer, autant physiquement que techniquement. Ni toi, ni tes professeurs ne voient d’avancée. Les choses se font tellement lentement que rien n’est perceptible. Il y a parfois un retour au bout d’un long moment. Pourtant, pendant que personne ne pouvait encourager ou remarquer, les efforts, eux, étaient là.

Les efforts, c’est des contraintes, c’est une souffrance qui devrait s’anesthésier avec les avancées et qui reste à vif parce que nous ne voyons que des parties de ce que nous cherchons et ce pour quoi on reste focalisé. Les efforts, malheureusement pour certains cas, ne devront jamais cesser. C’est le cas des anciens addicts notamment, c’est peut-être avec les années plus simple, pourtant il peut y avoir les moments à fort stress où il va falloir réactiver les efforts maximum pour éviter de déraper.

Chacun a ses rythmes, ses forces et faiblesses et il est souvent difficile dans cette quête de soi d’accepter que nous allons dans certains secteurs nous retrouver dans ceux pour qui cela sera complexe et long. Néanmoins, si vous apprenez à vous habituer aux efforts et que vous vous disciplinez pour que les choses avancent alors il y a une forte probabilité que les choses puissent arriver à vous satisfaire…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #385: Effort, Still and Always

It is difficult for people who come for consultation to see that the progress they are making does not satisfy them. However, they are aware that things are moving at their own pace, but since there are cases where the results of hypnotherapy can seem miraculous, it is frustrating.

I make them work much more on the effort, no matter what, than on the expected result. We could reframe the objectives, but in general, they are good, in fact, they pass the micro-objectives easily, but it is never enough. It has to be spectacular, to be noticed by others, by the world, sometimes more than by themselves.

Efforts are invisible and it is sport that sometimes makes us notice it the most, both physically and technically. Neither you nor your teachers see any progress. Things happen so slowly that nothing is perceptible. There is sometimes a return after a long time. Yet, while no one could encourage or notice, the efforts were there.

Efforts are constraints, it is a suffering that should be anesthetized with progress and that remains raw because we only see parts of what we seek and what we remain focused on. Efforts, unfortunately for some cases, should never cease. This is the case for former addicts in particular, it may be simpler with the years, yet there may be moments of high stress where it will be necessary to reactivate maximum efforts to avoid slipping.

Everyone has their own rhythms, their strengths and weaknesses and it is often difficult in this quest for oneself to accept that in certain sectors we will find ourselves in those for whom it will be complex and long. Nevertheless, if you learn to get used to the efforts and you discipline yourself so that things move forward then there is a strong probability that things can happen to satisfy you…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #361 : Chercher à faire adhérer plutôt que plaire.

Il y a quelques jours, un de mes élèves m’a demandé pourquoi j’ai cette habitude de faire pratiquer des aspects du jujitsu et de la luta livre que les autres élèves n’apprécient pas. Cette question est particulièrement pertinente, car il est vrai que nous sommes aujourd’hui dans un modèle où la demande prime. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus important à prendre en compte ?

Pour moi, les arts martiaux et les sports de combat ont une histoire qui est celle de la discipline et également celle de l’enseignant. Quand un élève entre dans un dojo ou dans une salle, il entre dans un lieu où ce n’est pas lui qui va décider quoi faire, mais celui qui tient la séance : le professeur. Il est vrai qu’avec toutes les salles de sport que nous pouvons voir partout, avec leurs coachs à disposition pour aider, nous pourrions nous dire que la façon d’aborder les sports de combat n’est plus vraiment d’actualité.

Il est normal que les professeurs, et surtout les propriétaires de salle, veuillent avoir un retour sur investissement. Ils vont donc facilement demander ou proposer un ensemble de cours qui devrait correspondre à une demande. Sans demande, pas de revenu, et si l’offre ne correspond pas, il y a un risque de fermeture. C’est peut-être là que nous avons une philosophie un peu différente dans les sports de combat et les arts martiaux, car nous allons chercher à modeler le pratiquant qui vient, vierge, à la découverte de cette discipline.

Il y a certainement des exercices, des aspects qui sont moins attractifs, et qui pourtant vont être partagés et enseignés, même s’il y a une petite résistance de la part du groupe. La logique martiale n’est pas la même qu’une logique sportive plus classique. On vient découvrir, apprendre, se connaître, voir ses limites, et également se rendre compte si le cadre dans lequel nous sommes nous correspond ou s’il est simplement préférable d’aller voir ce que d’autres proposent. Il est normal aussi d’apprendre à s’écouter et comprendre ce qui correspond le mieux à nos besoins. Ne pas répondre nécessairement aux envies des êtres humains peut sembler aujourd’hui un peu obsolète, néanmoins, pour ceux qui s’y plongent et qui prennent du plaisir, c’est souvent un élément qui pourra changer beaucoup de choses dans leur manière de penser et de vivre. Les arts martiaux, c’est aussi une façon d’avancer et de progresser dans la vie en acceptant qu’il y ait quelques contraintes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #361: Seeking Adherence Rather Than Pleasure.**

A few days ago, one of my students asked me why I have this habit of making them practice aspects of jujitsu and luta livre that the other students do not appreciate. This question is particularly relevant because it is true that today we are in a model where demand is paramount. Is there something more important to consider?

For me, martial arts and combat sports have a history that is one of discipline and also one of the teacher. When a student enters a dojo or a gym, they enter a place where it is not up to them to decide what to do, but rather the person leading the session: the professor. It is true that with all the gyms we see everywhere, with their coaches available to help, we might think that the way combat sports are approached is no longer relevant.

It is normal for professors, and especially gym owners, to want a return on investment. Therefore, they will easily ask for or offer a set of classes that should meet a demand. Without demand, there is no revenue, and if the offer does not match, there is a risk of closure. This is perhaps where we have a slightly different philosophy in combat sports and martial arts, because we will seek to shape the practitioner who comes, untouched, to discover this discipline.

There are certainly exercises and aspects that are less attractive, and yet they will be shared and taught, even if there is a little resistance from the group. The martial logic is not the same as a more classic sport logic. We come to discover, learn, know ourselves, see our limits, and also realize if the framework in which we are suits us or if it is simply preferable to see what others offer. It is also normal to learn to listen to ourselves and understand what best suits our needs. Not necessarily responding to human desires may seem a bit obsolete today. Nevertheless, for those who immerse themselves in it and enjoy it, it is often an element that can change many things in their way of thinking and living. Martial arts are also a way to move forward and progress in life by accepting that there are some constraints.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Pank Hypnosophie #1037 : Oubliez les super pouvoirs de l’hypnose, garder la discipline.

Rappel que l’hypnose n’est pas magique mais une discipline qui offre une découverte de ses propres limites.

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Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #330 : Le respect du temps au dojo

Cet article traite de l'importance de la ponctualité dans un dojo. L'auteur, Pank, s'oppose à l'idée de ne pas sanctionner les retards, arguant qu'il s'agit d'un manque de respect envers ceux qui sont à l'heure. Il partage son expérience personnelle où la mise en place de sanctions a permis de réduire significativement les retards.  Pank souligne que le dojo est un lieu avec des règles spécifiques, distinct d'une salle de sport classique, et que la ponctualité y est essentielle pour instaurer un climat de discipline et de respect mutuel.

Il y a quelques jours, Jasmine Rochas exprimait l’idée qu’il était sans intérêt de « sanctionner » les pratiquants qui arrivent en retard. Étant de ceux qui sanctionnent les retardataires à la minute près, je ne partage pas son avis, qui me semble plus orienté « safe place » pour un bon business que dojo traditionnel avec ses règles spécifiques.

Si je comprends parfaitement qu’il puisse nous arriver d’être en retard, j’estime que cela reste néanmoins un manque de respect pour ceux qui ont fait en sorte d’être à l’heure. Décider d’aller au dojo implique, comme pour un rendez-vous, de mettre en place une organisation qui nous permette d’arriver à l’heure. Chacun s’y contraint et accepter ceux qui ne s’y astreignent pas, revient à ne pas valoriser ceux qui font cet effort.

De plus, nous le savons tous (c’est même devenu un meme), beaucoup de gradés évitent les débuts de cours pour ne pas faire les échauffements. Ils n’attendent que les randoris. J’ai trouvé la parade : les randoris, c’est au début du cours, en guise d’’échauffement.

Outre la notion d’effort et de respect de l’horaire, j’ai constaté empiriquement qu’imposer d’être à l’heure sous peine de longs exercices physiques rendait les retards rares. Pendant quelques années, le midi, je comprenais et acceptais que les participants arrivent quelques minutes en retard.

Du coup, il y avait des retards assez courts (entre 3 et 5 minutes) pour peut-être un tiers des pratiquants. Le jour où j’ai sanctionné la minute de retard, étrangement, les retards sont devenus sporadiques.  Il s’avère que pour beaucoup, ces quelques minutes de retard n’étaient pas importantes et qu’ils auraient très bien pu arriver à l’heure. La sanction a limité, voire fait disparaître, cet état d’esprit.

Chaque dojo a ses règles et si je comprends les arguments inverses aux miens, je reste convaincu qu’un dojo n’est pas un Basic Fit ou une salle de sport « ordinaire ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #330: Respecting Time at the Dojo

A few days ago, Jasmine Rochas expressed the idea that there was no point in « punishing » practitioners who arrive late. Being one of those who sanction latecomers to the minute, I do not share her opinion, which seems to me more oriented towards a « safe space » for good business than a traditional dojo with its specific rules.

While I fully understand that we may be late, I believe that it is nevertheless a lack of respect for those who have made the effort to be on time. Deciding to go to the dojo implies, as for an appointment, setting up an organization that allows us to arrive on time. Everyone is bound by it and accepting those who do not constrain themselves amounts to not valuing those who make this effort.

Moreover, we all know (it has even become a meme) that many senior students avoid the beginning of classes to skip the warm-up. They are only waiting for the randoris. I found the solution: randoris are at the beginning of the class..

In addition to the notion of effort and respect for the schedule, I have empirically observed that imposing punctuality under penalty of long physical exercises made lateness rare. For a few years, at lunchtime, I understood and accepted that participants arrived a few minutes late.

As a result, there were fairly short delays (between 3 and 5 minutes) for perhaps a third of the practitioners. The day I sanctioned the minute of delay, strangely, the delays became sporadic. It turns out that for many, these few minutes of delay were not important and they could very well have arrived on time. The sanction limited, even eliminated, this mindset.

Each dojo has its own rules and if I understand the arguments contrary to mine, I remain convinced that a dojo is not a Basic Fit or an « ordinary » gym.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #325 : De pire en pire

Dans cet article, Pank réfléchit à l’évolution de son enseignement en arts martiaux, constatant qu’il devient de plus en plus rigoureux dans son dojo. Contrairement à l’ambiance décontractée des disciplines comme le BJJ, il insiste sur la discipline et la rigueur, estimant que cela forge non seulement un meilleur combattant, mais aussi une meilleure personne au quotidien. Il questionne enfin le rôle de la discipline dans l’apprentissage et invite à la réflexion sur la place de l’exigence dans un dojo.

Je suis de pire en pire. Je pensais qu’avec les années, je deviendrais peut-être un professeur plus souple dans mon dojo. Je vous avais déjà partagé que j’étais un dictateur dans mon dojo, avec une rigueur inspirée de mes débuts en arts martiaux, notamment en Karaté.

Cependant, j’enseigne le BJJ, la Luta et le MMA, des disciplines qui ne sont pas connues pour leur ambiance rigide comme les styles japonais. En général, l’atmosphère y est plus décontractée : on y voit souvent des photos de pratiquants assis contre le mur, observant le mestre, ou des partenaires en train de combattre avec l’esprit de camaraderie.

Pourtant, chez moi, la rigueur devient de plus en plus présente. Il est possible que je reproduise ce qui m’a semblé pertinent et bénéfique dans mon propre apprentissage : la rigueur, la discipline et une certaine forme de dureté. Ces éléments devraient offrir un avantage non seulement dans la pratique martiale, mais aussi, et surtout, dans la vie quotidienne.

Au travers de la rigueur, on apprend à se contraindre, à faire des choses que l’on n’a pas forcément envie de faire, à répéter inlassablement sans se plaindre, simplement en acceptant l’exercice. Cela inclut également le respect des cadres, des règles et des autres. Selon moi, ce conditionnement devrait apporter des bénéfices sur de nombreux plans.

Dans mon dojo, cela crée une ambiance « studieuse », bien loin du climat convivial, voire très social, que l’on retrouve dans certaines académies. Pour moi, la socialisation passe par le silence, les exercices et les combats. C’est une découverte mutuelle par le biais des corps, des jeux et des styles propres à chacun.

Quoi qu’il en soit, bonne chance à mes élèves si je deviens encore plus exigeant… Et vous, votre dojo est-il une dictature ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pankhttps://www.passioncombat.net

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #325: Worse and Worse

I am getting worse and worse. I thought that over the years, I might become a more lenient teacher in my dojo. I had already shared with you that I was a dictator in my dojo, enforcing a strict discipline inspired by my early martial arts training in Karate.

However, I teach BJJ, Luta, and MMA, disciplines not known for the rigid atmosphere of Japanese styles. Generally, the vibe is more relaxed—you often see pictures of practitioners sitting against the wall, casually observing their mestre, or training partners fighting with camaraderie.

Yet, in my dojo, rigor is becoming increasingly present. I may be replicating what I found relevant and beneficial in my own learning: rigor, discipline, and a certain form of toughness. These elements should provide an advantage not only in martial practice but also, and perhaps more importantly, in daily life.

Through discipline, we learn to push ourselves, to do things we don’t necessarily want to do, to repeat without complaining, simply getting on with it. This also includes respecting structures, rules, and others. In my eyes, this conditioning should bring benefits on multiple levels.

In my dojo, this creates a « studious » atmosphere, far from the friendly, highly social ambiance of some academies. For me, socialization happens in silence, through drills and sparring. It’s a discovery of one another through movement, games, and individual styles.

In any case, good luck to my students if I become even stricter… And you, is your dojo a dictatorship?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #313 : S’imposer l’effort

Dans ce texte, Pank explore la nécessité de s’imposer des efforts pour avancer dans la vie, en priorisant l’action sur la réflexion ou l’émotion. Il prône l’importance de dépasser les attraits du confort pour accomplir ce qui doit être fait, valorisant ainsi les moments de bonheur après une série d’efforts.

Nous ne pouvons pas tout faire, nous ne pouvons pas tout le temps nous dépasser, et parfois nous n’avons ni l’envie ni les objectifs nécessaires pour entreprendre quoi que ce soit.

Néanmoins, comme la souffrance et l’effort font partie intégrante de nos histoires, nous n’avons pas à nous questionner, mais à agir. Attention, la notion d’action est souvent confondue avec l’idée de fuir le confort dans lequel nous pouvons nous trouver à un instant T. Je ne fais pas partie de ceux qui prônent la sortie de la zone de confort comme un leitmotiv universel.

Je crois que ce qui nous retient – la chaleur, le canapé, la nourriture ou une bonne émission – doit être évité lorsque nous ne sommes pas dans un état de plénitude. Faire des efforts, c’est prendre son sac et aller à la salle de sport, au travail, en déplacement, ou accomplir ce qui doit être fait, indépendamment de notre énergie, de notre envie ou du temps disponible.

La réflexion et l’émotion (deux centres utiles dans d’autres contextes) n’ont pas toujours leur place au moment de l’action. C’est le centre instinctif qui doit prendre le dessus pour nous pousser à agir, car les actes doivent être prioritaires. Vous pourrez toujours revenir sur ces actions a posteriori, pour évaluer leur retour sur investissement (ROI) et en tirer des enseignements.

L’effort signifie accepter que nous ne laissons plus place au choix. La décision est prise, et nous nous imposons les choses dans notre quotidien. La vie n’est pas une succession de bonheur et de plaisir, mais ces moments de satisfaction prennent toute leur valeur lorsque nous avons traversé une série d’efforts.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #313: Embracing Effort

We cannot do everything, we cannot constantly push ourselves, and sometimes we lack both the desire and the goals to undertake anything.

However, as suffering and effort are integral parts of our stories, we should not question them but act. Be cautious, though, as the concept of action is often mistaken for the idea of fleeing the comfort we may find ourselves in at a given moment. I am not among those who advocate leaving the comfort zone as a universal motto.

I believe that what keeps us in place – warmth, the couch, food, or a good show – must be avoided when we are not in a state of fullness. Making an effort is about picking up your bag and going to the gym, to work, on a trip, or doing what must be done regardless of your energy, desire, or available time.

Reflection and emotion (two centers that are useful in other contexts) don’t always have their place when it’s time to act. The instinctive center must take the lead and drive us to action, as actions should be prioritized. You can always reflect on these actions afterward to evaluate their return on investment (ROI) and learn from them.

Effort means accepting that we no longer leave room for choice. The decision is made, and we impose certain things upon ourselves in our daily lives. Life is not a series of uninterrupted joy and pleasure, but these moments of satisfaction become truly valuable after a stretch of effort.

Take what is good and right for you.
Be one,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #303 : Les transfuges vers le MMA

Passer d’une discipline spécifique au MMA est un défi de taille, même pour les champions. Cet article explore les enjeux de l’adaptation, l’importance de l’humilité, et les stratégies pour réussir dans un monde où la transition est reine.

Dans le MMA, nous voyons de nombreux champions issus de disciplines spécifiques décider, après avoir dominé leur sport, de se tester dans la cage. Il est facile de penser que ces combattants vont écraser le monde du MMA, comme Alex « Poatan » Pereira l’a fait à l’UFC. Pourtant, si ce scénario est possible, il est loin d’être garanti.

Prenons l’exemple de Bo Nickal, l’un des lutteurs les plus talentueux à avoir foulé l’octogone. Après sept combats, il n’a pas encore bouleversé le monde du MMA. De même, les frères Bougahlem, malgré leur talent exceptionnel, restent des juniors dans cette discipline, tout comme Cédric Doumbé, qui n’a pas encore montré dans la cage la même maîtrise que dans ses précédents exploits.

Avoir un solide background est un atout, particulièrement à haut niveau. Cependant, le MMA est un univers unique : ce n’est ni de la boxe, ni de la lutte, ni du Jiu-Jitsu brésilien. C’est le domaine des transitions. La capacité à imposer son style à son adversaire est un avantage certain, mais beaucoup de combattants ne s’attendent pas à ce que certains puissent déjouer leur plan de match, parfois de façon imprévisible.

L’humilité est essentielle pour ceux qui passent au MMA en tant que champions. Apprendre à adapter son jeu et à progresser palier après palier est probablement la clé pour décrocher un titre dans cette nouvelle discipline. Cela nécessite de laisser de côté les attitudes de champion du passé et de s’ouvrir à une nouvelle manière de combattre.
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #303: The Switch to MMA

In MMA, we see many champions from specific disciplines decide, after dominating their respective sports, to test themselves in the cage. It’s easy to assume these fighters will dominate the MMA world, as Alex « Poatan » Pereira has done in the UFC. However, while this is possible, it is far from guaranteed.

Take Bo Nickal, for instance, one of the most talented wrestlers to enter the octagon. Despite seven fights, he has yet to revolutionize the MMA world. Similarly, the Bougahlem brothers, despite their incredible talent, are still juniors in this discipline, just like Cédric Doumbé, who has yet to demonstrate the same mastery in the cage as in his previous accomplishments.

Having a solid background is an asset, particularly at a high level. However, MMA is a unique world—it’s not boxing, wrestling, or Brazilian Jiu-Jitsu. It’s the art of transitions. The ability to impose one’s style on an opponent is a definite advantage, but many fighters are unprepared for those who, for one reason or another, succeed in dismantling their game plans.

Humility is essential for champions transitioning to MMA. Learning to adapt one’s game and progressing step by step is likely the key to securing a title in this new discipline. This requires letting go of past champion attitudes and embracing a new way of fighting.

Take only what is right and beneficial for you.

Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #299 : La difficulté des styles traditionnels

Cet article explore les difficultés rencontrées par les enseignants de styles martiaux traditionnels, comme le Taekwondo, face aux attentes des nouveaux pratiquants préférant des approches plus ludiques et moins contraignantes. Comment adapter ces disciplines sans perdre leur essence?

Hier, pendant un repas avec les professeurs du Fushan Kwoon, je discutais avec Nicolas, notre professeur de Taekwondo, sur la difficulté d’enseigner et de retenir des apprenants, qu’ils soient enfants ou adultes. C’est un thème que j’ai déjà abordé, mais chaque fois que je parle avec des enseignants de styles plus traditionnels que ceux que je pratique, cela me pousse à la réflexion.

Le Taekwondo et la culture coréenne des arts martiaux sont associés à une discipline de fer et à des entraînements éprouvants. Je me souviens de stages avec Lee Kwan Young, à l’époque où je pratiquais intensément le karaté. Ces moments étaient un exemple de rigueur et de dureté. Les Jeux olympiques ont changé à la fois la population des pratiquants et la façon de pratiquer, tout comme nous l’avons vu avec le Gracie Jiujitsu et le Jiujitsu sportif.

Ce que recherchent les pratiquants aujourd’hui, c’est l’explosivité, les enchaînements aériens, etc., mais rarement les poomsae ou le kiboun. La raquette et le plastron offrent un côté plus ludique. Nicolas m’a expliqué que sa méthode, issue d’une école plus traditionnelle, avec une discipline rigoureuse, a dû être mise à jour. Il a constaté que beaucoup de nouveaux apprenants ne supportaient pas le côté martial. Ils viennent davantage pour le côté sportif et amateur.

Les sanctions pour les retards ou le bavardage peuvent faire fuir les jeunes ou les adultes qui cherchent à s’amuser et se détendre, et non à se contraindre comme on pourrait l’attendre dans les arts martiaux. De plus, les répétitions infinies de formes et de techniques dans le vide n’apportent pas de « fun » dans une société où tout tend vers la gamification.

Serge, un pratiquant de MMA formé par feu Senseï Merchet à Haute Tension, me disait que même lui, avec son style moderne, a dû adapter son approche face aux nouvelles vagues de pratiquants pour éviter qu’ils se plaignent ou quittent la salle. La mise à jour des écoles modernes peut se faire relativement facilement, mais pour des styles comme le Taekwondo, cela reste plus complexe si l’on souhaite préserver une partie de leur essence.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #299: The Challenges of Traditional Styles

Yesterday, during a meal with the instructors at Fushan Kwoon, I was talking with Nicolas, our Taekwondo instructor, about the challenges of teaching and retaining students, whether children or adults. This is a topic I have addressed before, but every time I speak with teachers of more traditional styles than the ones I practice, it prompts further reflection.

Taekwondo and the Korean martial arts culture are associated with iron discipline and grueling training. I remember workshops with Lee Kwan Young during my karate days. They exemplified rigor and toughness. The Olympics have changed both the demographics of practitioners and the way they practice, similar to what we have seen with Gracie Jiujitsu and sport Jiujitsu.

Today’s practitioners are looking for explosiveness, aerial sequences, etc., but rarely for poomsae or kiboun. The paddle and chest protector provide a more playful aspect. Nicolas explained to me that his method, rooted in a more traditional school with strict discipline, had to be updated. He noticed that many new students could not tolerate the martial aspect, as they came more for the sporting (amateur) side.

Sanctions for tardiness or chatting can drive away young people or adults who seek fun and relaxation rather than constraint, as is often expected in martial arts. Moreover, the endless repetitions of forms and techniques in the air do not provide « fun » in a society where everything has become gamified.

Serge, a MMA practitioner trained by the late Sensei Merchet at Haute Tension, told me that even he, with his modern style, had to adapt his approach to the new waves of practitioners to prevent complaints or attrition. Updating modern schools can be relatively “easy,” but for styles like Taekwondo, it remains more complex if one wants to preserve part of their essence.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #272 : Les ceintures noires enfants

Explorez la question des ceintures noires chez les enfants, la symbolique derrière ce grade prestigieux, et les réalités techniques et physiques qui se cachent derrière. Quelles sont les attentes légitimes pour ces jeunes pratiquants dans le contexte des arts martiaux ?

Dans de nombreuses disciplines, il existe des ceintures noires pour les jeunes. Même si l’on aime dire que les grades ne sont pas toujours représentatifs, pour beaucoup, cette ceinture symbolise quelque chose d’important.

Cela est d’autant plus vrai pour les néophytes qui peuvent facilement juger une école ou un style en fonction de ses ceintures noires. En BJJ comme en Karaté Kyokushin, on sait qu’il s’agit d’un grade difficile à obtenir. En général, ces deux écoles produisent des gradés de qualité : on peut assez aisément les mettre dans un combat, et même sans garantir une victoire, il y aura une solidité technique, tactique et physique perceptible.

En revanche, je n’ai jamais vu d’enfants ceinture noire (moins fréquent en France que dans d’autres pays) qui soient réellement au niveau de ce grade. Ils peuvent avoir de belles techniques et être talentueux, mais un fait bien connu des professeurs est qu’à l’adolescence, un enfant peut perdre énormément d’aptitudes, et de jeunes prodiges peuvent devenir des pratiquants ordinaires à l’âge adolescent ou adulte.

Pensez-vous que le niveau de ceinture noire, même s’il représente pour beaucoup une validation de bases acquises et en cours de maîtrise, doit être jugé uniquement sur la forme, ou bien sur le fond, dans une optique d’opposition ou de combat ?

Devons-nous tant motiver les enfants que nous leur donnons un grade devenu symbole pour beaucoup ?

D’un autre côté, une question se pose moins souvent concernant les enfants, mais combien de ceintures de couleur pourraient battre des ceintures noires en combat ? Ne mériteraient-elles pas ce niveau ? Technique ou combat, bien sûr, il faut les deux, mais dans quelle proportion ?

#grade #enfant #ceinturenoire #combat #technique

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #272: Black Belts for Children

In many disciplines, black belts are available for young practitioners. Even though we like to say that ranks aren’t always representative, for many, this belt symbolizes something important.

This is especially true for beginners who can easily judge a school or style based on its black belts. In BJJ as in Kyokushin Karate, we know that it is a difficult rank to obtain. Generally, these two schools produce high-quality black belts: you can confidently put them in a fight, and even without guaranteeing victory, there will be noticeable technical, tactical, and physical solidity.

However, I have never seen children with black belts (less common in France than in other countries) who are truly at the level of that rank. They may have great techniques and be talented, but a well-known fact among instructors is that during adolescence, a child can lose a lot of skills, and young prodigies may become average practitioners in their teenage or adult years.

Do you think the black belt level, even though it represents for many a validation of mastered basics, should only be judged on form, or should it be assessed on substance, especially in the context of combat?

Should we motivate children so much that we give them a rank that has become a symbol for many?

On the other hand, a less commonly asked question about children is, how many colored belts can defeat black belts in combat? Do they not deserve that rank? Technique or combat—of course, we need both, but in what proportion?

#grade #children #blackbelt #combat #technique

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #245 : Bientôt la rentrée saison 24-25

 À l'approche de la rentrée sportive 2024-2025, les pratiquants d'arts martiaux se préparent pour une nouvelle saison riche en défis et en apprentissages. Ce moment de transition est marqué par un mélange de routine et de découverte, où chaque pratiquant et enseignant retrouve le dojo avec une curiosité renouvelée. Entre la rigueur du cadre et la liberté dans l'art du combat, cette période incarne la transformation physique et mentale que seule la pratique martiale peut offrir.

En France, les saisons sportives s’étendent généralement de septembre à juin. D’ici une semaine, les associations et les écoles privées d’arts martiaux reprendront progressivement leurs activités.

Cette période est toujours intéressante, un mélange de routine et de renouveau. Cela fait plus de trente ans que j’attends la rentrée avec la même curiosité. En tant que pratiquant, je m’interroge déjà sur les disciplines, les stages et éventuellement les compétitions auxquels j’aimerais participer. Je réfléchis également aux axes de progression sur lesquels je vais m’orienter.

Il y a cette fraîcheur de se dire que nous pouvons explorer de nouvelles façons de combattre, tester ce que nous avons pu découvrir cet été. Le dojo est pour moi un lieu apaisant, même si je peux y exprimer de la colère, de l’agacement et d’autres émotions négatives. C’est une salle de transformation. Je deviens un « mutant » à travers ces heures d’entraînement, avec parfois des changements aussi bien mentaux que physiques.

Et puis, il y a la posture de l’enseignant, toujours en quête de la meilleure façon de partager ses passions martiales tout en développant l’autonomie et la liberté dans un contexte qui reste une forme de dictature. Ce paradoxe entre la rigueur du cadre et la liberté offerte dans les voies du combat est fascinant.

Même si le programme de l’année est déjà établi, il y a 90 % de chances qu’il ne soit pas suivi à la lettre. Il y a ces imprévus, ces moments où ce que l’on propose ne correspond pas, enseigné trop tôt ou trop tard, parfois clair pour moi mais difficile à transmettre, ou simplement, il faut du temps, beaucoup de temps, pour que la technique puis le concept associé soient véritablement assimilés.

Il y a aussi la rencontre avec les nouveaux. Un moment qui n’est pas mon point fort. Je pars du principe que les nouveaux doivent faire leurs preuves par leur présence régulière et leur attitude. Je ne leur accorde une attention personnalisée qu’après un certain temps, parfois un long moment.

Enfin, il faut se préparer à répéter les règles, les éléments de la vie quotidienne d’un dojo tel que je le conçois, avec ses sanctions individuelles mais souvent collectives.

Dans tout cela, il y a une satisfaction à revoir ceux qui sont restés, ceux qui continuent, ceux qui parfois reviennent, à observer les liens entre les pratiquants, à les voir ensemble, à les voir apprendre et combattre, à les voir partager leurs connaissances.

La rentrée, c’est le passé et le futur qui se rencontrent, un professeur qui tente simplement d’être présent, à lui-même, aux autres et à ces moments uniques que l’on ne vit que dans un dojo.

rentrée2024 #école #académie #dojo #association #discipline #partage #échange #satisfaction

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of a Hypnofighter #245: The Upcoming 24-25 Season

In France, sports seasons generally run from September to June. In a week’s time, martial arts associations and private schools will gradually resume their activities.

This period is always interesting, a blend of routine and renewal. For over thirty years, I’ve awaited the start of the season with the same curiosity. As a practitioner, I’m already pondering the disciplines, the seminars, and possibly the competitions I’d like to participate in. I’m also considering the areas of improvement I’ll focus on.

There’s a sense of freshness in thinking that we can explore new ways of fighting, testing what we’ve discovered over the summer. The dojo is, for me, a calming place, even though I might express anger, frustration, and various negative emotions there. It’s a place of transformation. I become a « mutant » through these hours of training, with sometimes both mental and physical changes.

Then there’s the role of the teacher, who is constantly questioning how to share his martial passions while fostering autonomy and freedom in a context that remains a form of dictatorship. This paradox between the strictness of the framework and the freedom offered within the paths of combat is fascinating.

Even if the program for the year is already set, there’s a 90% chance it won’t be strictly followed. There are unknowns, those moments when what is proposed doesn’t align, taught too early or too late, sometimes clear to me but difficult to convey, or simply requiring time, a lot of time, for the technique and the associated concept to be truly grasped.

There’s also the encounter with newcomers. A moment that isn’t my strong suit. I operate on the notion that newcomers must prove themselves through regular attendance and attitude. I only give them personalized attention after some time, sometimes a long time.

Finally, there’s preparing to repeat the rules, the elements of daily life in a dojo as I see it, with individual but often collective sanctions.

In all of this, there’s a contentment in seeing those who have stayed, those who continue, those who sometimes return, seeing the bonds between practitioners, the pleasure of seeing them together, seeing them learn and fight, seeing them share their knowledge.

The start of the season is the past and the future coming together, a teacher who simply tries to be present, to himself, to others, and to those unique moments that can only be experienced in a dojo.

SeasonStart2024 #School #Academy #Dojo #Association #Discipline #Sharing #Exchange #Contentment

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank