Une réflexion autour de la connaissance et la communication. Et cette difficulté qu’il peut y avoir pour partager un savoir que nous pensions clair en nous et qui pourtant ne reste qu’en structure profonde sans jamais avoir une structure de surface sans méta modèle.
Nous avons cette expression de mépris qui fait partie de nos micromouvements, comme aime à le partager Ekman (vous savez, celui qui a été pris en référence pour les micro-expressions dans la série Lie to Me). Le mépris fait donc partie des expressions fondamentales de notre visage.
Et tout comme je vous partageais qu’il y a une difficulté à pouvoir trouver les plans de communication, il est facile de mépriser ce que les autres pensent, expriment, vivent ou partagent. Nous avons une grande facilité à mépriser, pensant dans nos microcosmes intérieurs que ce qui est produit n’a que bien peu de valeur.
Une valeur d’intelligence, une valeur d’utilité ou autre. Nous pouvons très facilement, lors d’une communication, mépriser le sujet, la façon de le présenter, pire encore quand nous considérons (ce qui est peut-être vrai) que nous avons des connaissances sur ledit sujet, ou que la façon de partager ou d’exprimer une idée sur un certain plan ne nous semble pas « juste » ou « bien faite ».
Il y a une grande facilité en nous à considérer que l’autre ne sait pas assez, ne connaît pas telle ou telle source, qu’il n’est pas assez « FOMO » (Fear Of Missing Out) pour être à jour sur la dernière hypothèse, ou simplement qu’il ne pense pas comme nous, NOUS nous considérant comme l’absolu le temps d’un échange.
Alors nous négligeons notre écoute, mais pire encore, nous ne prenons pas attention à maîtriser ce qui est en nous physiquement, émotionnellement ou intellectuellement. Nous ne mettons pas d’effort ni d’énergie, proposant un mépris par cette expression ou par des mots, des façons de répondre ou d’aborder le sujet.
Nous ne sommes pas parfaits et nous ne le serons pas. Nous avons certainement de nombreux échanges ou lectures qui ne nous conviennent pas, ou pour lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Le mépris peut s’éveiller et je n’y vois pas de problème ; ce que je trouve dommage, c’est que nous n’utilisions pas ce signal pour juste tenter un effort et peut-être nous mettre sur un autre « plan » pour chercher à en ressortir quelque chose d’utile ou positif pour nous.
Pank’s Reflections / Snapshot #461: The Ease of Contempt
We have this expression of contempt that is part of our micro-movements, as Ekman likes to share (you know, the one referenced for micro-expressions in the series Lie to Me). Contempt is thus one of the fundamental expressions of our face.
And just as I shared with you that there is a difficulty in finding communication plans, it is easy to despise what others think, express, live or share. We have a great facility to scorn, thinking within our inner microcosms that what is produced has very little value.
A value of intelligence, a value of utility, or anything else. We can very easily, in a communication, despise the subject, the way it is presented, or even worse when we consider (which may be true) that we have knowledge on said subject, or that the way of sharing or expressing an idea on a certain level does not seem « right » or « well done » to us.
There is a great ease in us to consider that the other person doesn’t know enough, doesn’t know such and such a source, isn’t « FOMO » enough to be up-to-date on the latest hypothesis, or simply doesn’t think like us, WE considering ourselves as the absolute during an exchange.
So, we neglect our listening, but even worse, we don’t pay attention to controlling what is within us physically, emotionally, or intellectually. We don’t put in effort or energy, offering contempt through this expression or through words, ways of responding or approaching the subject.
We are not perfect and we will not be. We certainly have many exchanges or readings that do not suit us, or with which we disagree. Contempt can awaken, and I don’t see a problem with that; what I find regrettable is that we don’t use this signal to just attempt an effort and perhaps put ourselves on another « level » to try and extract something useful or positive for us.
Il est fréquent, dans nos communications écrites comme orales, de constater de nombreuses incompréhensions dues aux messages partagés, aux modes de réflexion de chacun des protagonistes et aux niveaux touchés par ces messages.
Lorsque je parle de « plan », il s’agit de bien identifier si la communication se veut précise ou généraliste, si elle se concentre sur un seul sujet ou si elle s’ouvre à des visions plus globales. Dans toute communication, il y a une intention de l’émetteur de transmettre une information, mais la réception de l’auditeur peut ne pas interpréter le sujet de la même manière.
Par exemple, je partageais l’idée que le vol du Louvre ne m’affecte guère, car ce qui m’intéresse le plus, ce sont les récits historiques et non les objets eux-mêmes, d’autant plus que nous avons pu les voir, les photographier et les enregistrer. Mon interlocuteur, lui, me parle de l’importance culturelle de ces objets, puis de la valeur astronomique de ces œuvres.
Mon plan de communication est de partager l’idée que seule la connaissance de ces objets a de la valeur pour la compréhension de l’histoire, ou plutôt du vécu des rois de l’époque. Mon interlocuteur, quant à lui, me partage l’idée de l’importance des bijoux comme support de notre capital historique, dans un sens plus matériel. Rapidement, nous en arrivons à ce que Kahler (Process Com) nomme de la « mécommunication ».
Ces moments, chez moi (mais je ne suis pas un exemple de souplesse), me font rompre la communication. Je n’ai pas envie d’échanger ou d’écouter les arguments parce que nous ne sommes pas sur les mêmes fréquences. Et c’est ce qui arrive parfois de façon plus polie dans les échanges et débats que nous avons en ligne ou sur des sujets comme la politique, ou tout autre sujet clivant.
On peut avoir l’impression que c’est uniquement par des points de vue différents que la communication disparaît pour ne laisser place qu’au mépris et aux insultes. Or, c’est souvent davantage parce que nous ne nous situons pas sur les mêmes plans, rendant l’échange absent et laissant chacun entrer dans une boucle argumentative qui n’est pas entendue et encore moins écoutée.
Communiquer est difficile, et que ce soit pour un échange ou un argument, prendre le temps de revenir sur le cadre dans lequel nous cherchons à diffuser le message peut au moins donner quelques mots qui pourront passer dans un monde de réflexion plutôt qu’un rejet et une rigidité cognitive.
In our communications, both written and oral, there is often a great deal of misunderstanding between the messages shared, the thought processes of each protagonist, and the levels affected by these messages.
When I speak of « levels, » it’s about clearly identifying whether the communication is intended to be precise or general, whether it focuses on a single subject or opens up to more global visions. In any communication, there is an intention from the sender to convey information, but the listener’s reception surface may not interpret the subject in the same way.
For example, I was sharing the idea that the theft from the Louvre left me indifferent, because what interests me most are historical narratives and not the objects themselves, especially since we have been able to see, photograph, and record them. My interlocutor spoke to me about the cultural importance of these objects and then the astronomical value of these works.
My communication level is to share the idea that only the knowledge of these objects has value for understanding history, or rather the lives of the kings of that era. He, in turn, shared with me the idea of the importance of jewels as a support for our historical capital, in a more material sense. Quickly, we arrived at what Kahler (Process Com) calls « miscommunication. »
These moments, for me (but I am not an example of flexibility), cause me to break off communication. I don’t want to exchange or listen to arguments because we are not on the same wavelengths. And this is what sometimes happens more politely in online exchanges and debates or on subjects like politics or any divisive topic.
One might think that it is solely due to different viewpoints that communication disappears, giving way only to contempt and insults. However, it is often more because we are not on the same levels, making the exchange absent and allowing each person to enter an argumentative loop that is neither heard nor even listened to.
Communicating is difficult, and whether it’s for an exchange or an argument, taking the time to revisit the framework within which we seek to convey the message can at least provide a few words that can pass into a world of reflection rather than rejection and cognitive rigidity.
Hier, je vous parlais dans un « short » du fait que certains hommes ont des enfants à un âge avancé pour cette « activité ». Je rebondissais sur l’actualité d’Élie Semoun, qui a eu un enfant à 61 ans.
Ce qui m’intéresse dans les rapports générationnels, c’est à quel point nous ne pouvons pas nous comprendre parce que nous n’avons pas les mêmes codes et références. On le voit avec les critiques infinies que les Gen Z portent sur les Boomers, le mot « Boomer » étant même devenu une insulte.
C’est normal, nous ne sommes pas là pour approuver les valeurs et les croyances des générations qui suivent et qui, pour la plupart, agissent en réactance, un peu comme des enfants rebelles dans la vision de l’analyse transactionnelle. C’est amusant de voir comment, lorsque le monde hormonal se stabilise ou diminue, lorsque les influences sociales changent et que le quotidien prend le pas sur la vie d’adolescent et de jeune adulte, on a l’impression qu’il y a une norme sociétale de ce qu’est un adulte.
Dans la parentalité tardive, il n’y aura aucun fondement commun à part les choses traditionnelles comme la religion ou la spiritualité. Tout le reste est déjà un produit, une pensée ou une référence à obsolescence programmée. Le pire, c’est que les parents, souvent complètement naïfs ou se référant à des articles de blogs, des « shorts » ou, pour les plus âgés, des journaux, parlent des « nouveaux dangers » de tel ou tel monde numérique.
Seulement, c’est déjà trop tard. Pour que des vidéastes ou autres fassent le buzz sur les côtés sombres de YouTube, TikTok ou Telegram, des millions de jeunes ont déjà été happés et enfermés dans des enfers numériques basés sur le racket et l’humiliation.
Alors, quand on a 60 ou 70 ans, quand son enfant est adolescent, à un moment où les règles et les normes vont être mises à rude épreuve, les parents plus âgés n’auront même pas idée de ce qui se passe parfois depuis des années pour leurs enfants dans le monde numérique. C’est comme il y a quelques décennies, où de nombreux parents ne savaient pas que leurs jeunes fumaient la cigarette ou du cannabis…
Le numérique va plus vite et touche tout le monde, mais surtout les nouvelles générations, et le fossé générationnel enfermera, peu importe l’éducation, ces deux mondes dans des sphères qui ne se toucheront plus.
Reflections of Pank / Snapshot #4345: Late Parenthood and the Digital Divide
Yesterday, I shared a « short » about the fact that some men have children at an advanced age for this « activity. » I was reacting to the news about Élie Semoun, who had a child at 61.
What interests me in intergenerational relationships is how little we can understand each other because we don’t share the same codes and references. We see this with the endless criticism that Gen Z directs at Boomers, with the word « Boomer » even becoming an insult.
It’s normal; we’re not here to approve of the values and beliefs of the generations that follow and who, for the most part, act in reactance, much like rebellious children in the view of transactional analysis. It’s amusing to see how, when the hormonal world stabilizes or declines, when social influences change, and daily life takes over from the life of a teenager and young adult, we get the impression that there is a societal norm for what an adult is.
In late parenthood, there will be no common ground apart from traditional things like religion or spirituality. Everything else is already a product, a thought, or a reference with built-in obsolescence. The worst part is when parents, often completely naive or referencing blog articles, « shorts, » or, for the older ones, newspapers, talk about the « new dangers » of this or that digital world.
But it’s already too late. For YouTubers or others to create a buzz about the dark sides of YouTube, TikTok, or Telegram, millions of young people have already been sucked in and trapped in digital hells based on blackmail and humiliation.
So, when you’re 60 or 70, and your child is a teenager, at a time when rules and norms will be severely tested, older parents will have no idea what has been happening for years to their children in the digital world. It’s like a few decades ago, when many parents didn’t know their teenagers were smoking cigarettes or cannabis…
The digital world moves faster and affects everyone, but especially the new generations, and the generational gap will, regardless of upbringing, lock these two worlds into spheres that will no longer touch each other.
Il peut y avoir une attente associée à la croyance que notre subconscient sait tout. Cependant, nous savons que même nos mémoires à long terme se modifient à chaque fois que nous y pensons. Cette facette non consciente de nous ne nous empêche pas de faire ces mises à jour, qui sont souvent assez différentes de ce qui a été vécu.
Certaines écoles ou plutôt certaines formes de transe peuvent entraîner beaucoup de passivité. Les états comme Esdaile ou Sichort sont peut-être le paroxysme de la prise de « contrôle » du corps et de l’inconscient.
J’aime partager l’idée que la transe est une communication, un dialogue pour être plus précis, entre le conscient et le subconscient. Ce n’est pas un monologue, voire une injonction. Certes, dans certains cas, cela est possible et utile, mais dans l’hypnothérapie, cette forme de psychothérapie, le subconscient ne doit pas devenir une fuite possible ou un manque d’engagement psychique des consultants.
La transe éveille des souvenirs (certes moins purs que nous aimerions), des prises de conscience, des possibilités, des moyens et des ressources. Le conscient est aussi pris dans ses schémas, ses habitudes de réflexion. Nous le savons, nous pensons sans cesse aux mêmes sujets chaque jour.
Et pourtant, dans la transe, il y a une capacité à voir et à ressentir les choses autrement, une possibilité de sortir de ce qui est conditionné pour ouvrir une liberté consciente. L’hypnose est un outil qui, si on l’oriente de cette façon, peut nous permettre de redevenir conscient et que cette conscience, parfois ajustée, communique avec le subconscient qui, au quotidien, est certainement ce qui prend le plus de place sans même que nous nous en rendions compte consciemment.
Reflections from Pank / Snapshot #428: Reflections on Trance and Consciousness
There can be an expectation associated with the belief that our subconscious knows everything. However, we know that even our long-term memories are still modified every time we think about them. This unconscious facet of ourselves does not prevent us from making these updates, which are often quite different from what was experienced.
Certain schools, or rather certain forms of trance, can lead to a lot of passivity. States like Esdaile or Sichort may be the peak of taking « control » of the body and the unconscious.
I like to share the idea that trance is a communication, a dialogue to be more precise, between the conscious and the subconscious. It is not a monologue, or even an injunction. Certainly, in some cases, this is possible and useful, but in hypnotherapy, this form of psychotherapy, the subconscious should not become a possible escape or a lack of psychic engagement from the clients.
Trance awakens memories (admittedly less pure than we would like), awareness, possibilities, means, and resources. The conscious mind is also caught in its patterns, its habits of thinking. We know this, we constantly think about the same subjects every day.
And yet, in trance, there is a capacity to see and feel things differently, a possibility to break free from what is conditioned to open up conscious freedom. Hypnosis is a tool that, if oriented this way, can allow us to become conscious again, and for this consciousness, sometimes adjusted, to communicate with the subconscious which, in daily life, is certainly what takes up the most space without us even consciously realizing it.
C’est assez amusant de s’observer et de constater que, sur plein d’éléments, on n’est pas tout à fait dans les clous. J’aime parler quand j’en ai envie, le problème c’est que je dois souvent parler quand je n’en ai pas envie. La communication devient alors un exercice et c’est sûrement pour cette raison que j’ai pris plaisir à apprendre l’hypnose ou la PNL, parce que ça me donne une “stimulation” dans cet exercice.
Je m’impose d’observer, de comprendre les patterns de langage, les intentions, les indices paraverbaux. Le problème reste que ça me saoule quand même de papoter ou de devoir répondre à des injonctions ou questions des protagonistes que je croise ou que je rencontre. Coup de chance, j’aime tellement mon boulot que ça ne m’arrive pas dans mon quotidien pro.
Dans ma prosodie, je me rends compte que, depuis gamin, je tente de ne pas parler trop fort et surtout de façon “énervée”. Seulement, quand je ne suis pas attentif sur cette notion, je me mets à gueuler. Quand je m’exprime, on peut avoir l’impression que je veux péter la gueule à mes interlocuteurs (bon, ça c’est vrai, mais je n’en ai pas la capacité).
Comme je le remarque après, je me capte que les auditeurs et interlocuteurs ont l’impression que je les agresse ou que je peux leur en vouloir, alors que, factuellement, je suis plus animé par ce que je veux faire passer comme message que par la façon dont ce dernier va être perçu.
D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles j’aime la provocation, ça facilite l’impact du message, et donc ça peut me faire terminer plus rapidement ma partie de l’échange. Parce que si j’aime parfois parler, je préfère me taire. Gueuler est mon mode normal et être agressif est ma façon normale de parler, certainement pour terminer rapidement l’échange.
C’est amusant de voir tous les “efforts” anodins pour beaucoup que nous mettons chacun d’entre nous en place pour être le moins dérangeant pour les autres et de voir que ce n’est quand même absolument pas suffisant, voire jamais perçu.
Pank’s Reflections / Snapshot #394: Reflections on an Intense Mode of Expression
It’s quite amusing to observe oneself and realize that, on many things, you’re not quite up to par. I like to talk when I feel like it, the problem is that I often have to talk when I don’t feel like it. Communication then becomes an exercise and that’s probably why I enjoyed learning hypnosis or NLP, because it gives me a « stimulation » in this exercise.
I force myself to observe, to understand the language patterns, the intentions, the paraverbal cues. The problem remains that it still annoys me to chat or have to answer injunctions or questions from the protagonists I meet or come across. Luckily, I love my job so much that it doesn’t happen to me in my professional life.
In my prosody, I realize that since I was a kid, I’ve been trying not to speak too loudly and especially not in an « angry » way. However, when I’m not paying attention to this notion, I start yelling. When I express myself, people may get the impression that I want to punch my interlocutors in the face (well, that’s true, but I don’t have the ability).
As I notice afterwards, I realize that the listeners and interlocutors have the impression that I’m attacking them or that I might be mad at them, when, factually, I’m more driven by what I want to convey as a message than by how it will be perceived.
Moreover, that’s one of the reasons why I like provocation, it facilitates the impact of the message, and therefore it can make me finish my part of the exchange more quickly. Because if I sometimes like to talk, I prefer to be silent. Yelling is my normal mode and being aggressive is my normal way of talking, certainly to end the exchange quickly.
It’s amusing to see all the « efforts », trivial for many, that each of us puts in place to be the least disturbing to others and to see that it’s still absolutely not enough, or even never perceived.
Vous vous souvenez peut-être qu’il y a quelques semaines, je vous partageais une étude sur les relations (amoureuses) qui se maintenaient le mieux, et les deux critères principaux : les valeurs et la culture commune.
Quand je lis et entends les débats intergénérationnels, et les tensions que les générations plus âgées peuvent avoir avec les plus jeunes, je me dis que c’est normal que les relations soient complexes, voire impossibles, si nous n’avons pas de lien spécial avec elles. Que ce soit la famille, la proximité systémique, etc.
Et vous constatez alors que la plus grande compréhension se fait spontanément parce que la culture est proche, voire commune. C’est pour cette raison que des « proches » auront toujours une anecdote, une compréhension de l’histoire du jeune, ou de son environnement immédiat, ce qui permettra des points de référence sur lesquels toute la relation pourra se tisser, ou à minima se donner un respect mutuel.
La rupture, qui est déjà bien entamée par l’absence de référence culturelle commune, comme par exemple le décès de Werenoi, meilleur vendeur musical l’an passé, est une découverte pour les générations plus anciennes, même passionnées par du Hiphop, mais old school.
Ce qui est le plus simple à constater, c’est les valeurs qui sont pleinement opposées, et je ne parle pas des pauvres Boomers et du « c’est une autre époque » qui ne cesse de se faire clouer au pilori, dès qu’on parle de leurs façons de penser ou comportements. Mais même des Millenials, et on peut prendre leur façon d’appréhender les Z au travail pour voir que les valeurs sont opposées, au minimum tellement différentes que des managers s’arrachent les cheveux et ne veulent plus les embaucher.
La question n’est pas de savoir qui a raison ou tort, sachant que les valeurs sont tellement ancrées en chacun de nous que ne serait-ce que chercher à comprendre, et pire encore accepter, est trop énergivore. Du coup, si l’effort n’est pas fourni, il y a rupture, chacun restant confiné dans ce qui est le plus simple à gérer, et diminuant le commun…
Pank’s Reflections / Snapshot #387: Reflections on Values, Common Culture, and Intergenerational Relationships
You may remember that a few weeks ago, I shared a study on the (romantic) relationships that lasted the longest, and the two main criteria: values and common culture.
When I read and hear the intergenerational debates, and the tensions that older generations can have with younger ones, I tell myself that it’s normal for relationships to be complex, even impossible, if we don’t have a special connection with them. Whether it’s family, systemic proximity, etc.
And you then realize that the greatest understanding happens spontaneously because the culture is close, even common. This is why « close » people will always have an anecdote, an understanding of the young person’s history, or their immediate environment, which will allow for points of reference on which the whole relationship can be built, or at least give each other mutual respect.
The break, which is already well underway due to the absence of a common cultural reference, such as the death of Werenoi, the best-selling musical artist last year, is a discovery for older generations, even those passionate about Hiphop, but old school.
What is easiest to see is the values that are completely opposed, and I’m not talking about the poor Boomers and the « it’s another era » that keeps getting nailed to the pillory, as soon as we talk about their ways of thinking or behaviors. But even Millennials, and we can take their way of understanding the Zs at work to see that the values are opposed, at a minimum so different that managers tear their hair out and no longer want to hire them.
The question is not to know who is right or wrong, knowing that values are so ingrained in each of us that even trying to understand, and worse, to accept, is too energy-consuming. So, if the effort is not made, there is a break, each remaining confined to what is easiest to manage, and diminishing the common ground…
Une réflexion autour de la communication que nous pouvons parfois mettre en avant comme étant la clef de toutes les solutions, alors qu’il faudrait des facteurs complémentaires pour qu’il y ait une réalisation.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Vous avez vu le match de Belal cette nuit en main event de l’UFC 315. Cela me conforte dans ce que je ressens et perçois de cette organisation qui est la référence que toutes les autres tentent de suivre. Les athlètes doivent développer une compétence bien précise : plaire à l’employeur.
Vous le voyez de plus en plus depuis McGregor : c’est ce qui se passe autour du combat qui est pris en compte, puis pendant le match, il faut répondre aux attentes de l’organisation et des spectateurs. Je vous rappelle qu’ils paient pour un « service ». Les combattants sont là pour répondre à leurs attentes.
Du coup, en plus d’avoir une compétence pugilistique et athlétique, il faudra apprendre la langue de l’entreprise. Et j’insiste : si vous êtes aux USA et que vous êtes dans l’IT ou même vendeur chez Starbucks, il faudra que vous parliez anglais. Mais par contre, on en vient à penser que c’est normal que les employés d’une boîte américaine, qui combattent majoritairement sur le territoire américain, ne parlent pas anglais.
C’est une erreur. D’ailleurs, sans même parler de trash talk, il est très difficile de plaire à ses employeurs et à ses consommateurs si la communication n’est pas fluide.
Maintenant, mettons-nous d’accord : les combats à l’UFC, c’est du divertissement. Du coup, les athlètes et leurs teams veulent répondre aux exigences de leurs employeurs. Par conséquent, ce qui serait la bonne stratégie pour un athlète pour gagner n’est pas acceptable ou sera sanctionné par l’entreprise si ce n’est pas spectaculaire.
Être un combattant professionnel, c’est être un athlète qui combat et qui gagne. Sauf qu’être un combattant à l’UFC, c’est être un athlète qui doit être un showman ou une showwoman, qui gagne ou qui, même avec ses défaites, marque la discipline…
Bref, l’UFC, c’est vraiment une « culture d’entreprise », et leur objectif n’est pas de satisfaire les passionnés, mais de toucher le plus de personnes possible…
Martial Reflections of a Hypnofighter #374: Pleasing the UFC
You saw Belal’s fight last night in the UFC 315 main event. This confirms what I feel and perceive about this organization, which is the benchmark that all others try to follow. Athletes must develop a very specific skill: pleasing the employer.
You see it more and more since McGregor: what happens around the fight is taken into account, and then during the match, one must meet the expectations of the organization and the spectators. I remind you that they pay for a « service. » Fighters are there to meet their expectations.
Consequently, in addition to having pugilistic and athletic competence, one must learn the language of the company. And I insist: if you are in the USA and you are in IT or even a Starbucks salesperson, you will have to speak English. But then, people come to think that it’s normal for employees of an American company, who mostly fight on American territory, not to speak English.
This is a mistake. Moreover, even without mentioning trash talk, it is very difficult to please one’s employers and consumers if communication isn’t fluid.
Now, let’s agree: UFC fights are entertainment. Therefore, athletes and their teams want to meet the demands of their employers. Consequently, what would be the right strategy for an athlete to win is not acceptable or will be penalized by the company if it is not spectacular.
Being a professional fighter means being an athlete who fights and wins. Except that being a UFC fighter means being an athlete who must be a showman or a showwoman, who wins or who, even with their losses, leaves their mark on the discipline…
In short, the UFC is truly a « corporate culture, » and their objective is not to satisfy enthusiasts, but to reach as many people as possible…
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank