Réflexions de Pank / Instantané #512 : Jusqu’où doit aller l’implication ?

Dans le domaine de l’accompagnement et de l’hypnothérapie, nous entendons souvent des histoires de praticiens/thérapeutes qui se sont investis corps et âme pour leurs clients/patients, allant au-delà de leur rôle professionnel, jusqu’à devenir un pilier, un soutien, voire un sauveur.

Cette posture peut parfois ne pas être perçue comme telle par le praticien, qui parlera d’investissement, de l’importance de l’humain et non d’un simple « client », utilisant une multitude de sémantiques pour rationaliser un comportement qui, malheureusement, ne représente pas toujours les professions de soutien ou d’aide aux personnes.

Nous pouvons facilement entrer dans des rapports transférentiels intenses et être sujets à des déclenchements d’émotions, ainsi qu’à une perception de la situation du consultant qui nous amène à sortir de notre posture professionnelle pour redevenir simplement humain. Si, sur le papier, ce que je dis semble manquer d’empathie – parce qu’on ne devrait pas juger des personnes qui s’oublient et donnent tout pour un ou des clients/patients –, la raison est simple : ce n’est pas leur travail.

Il existe une notion de « meilleur effort », mais pas celle de « mission sauvetage ». Celui qui, à terme, avec ce fonctionnement, aura besoin d’être aidé, voire sauvé (une attente inconsciente qu’un autre thérapeute fasse ce qu’il a fait pour tant de clients), c’est le praticien. Si, dans les écoles, nous parlons de postures et de cadres, et que ces deux éléments sont vraiment compliqués à maintenir, c’est justement parce que nous pouvons nous perdre dans des rapports transférentiels (et en l’occurrence contre-transférentiels) qui risquent de ne pas aider l’accompagnement, mais surtout qui risquent d’épuiser et d’abîmer les praticiens.

C’est difficile à accepter, mais notre temps d’attention sur le partenaire est le temps de la session… rien de plus. Et si cela commence à occuper l’esprit en dehors des sessions, alors peut-être faudrait-il orienter le client ailleurs.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #512: To What Degree of Involvement?

In coaching and hypnotherapy, we can easily hear stories of practitioners/therapists who have done everything for their client/patient. Investing themselves beyond their work, becoming a pillar, a support, or even a savior.

This posture may sometimes not be perceived as such by the practitioner, who will speak of investment, the importance of the human aspect rather than just a « client, » using a multitude of semantics to rationalize a behavior that, unfortunately, does not always represent the professions of support or help for individuals.

We can easily enter into intense transferential relationships and experience emotional triggers, as well as a perception of the consultant’s situation that leads us to step out of our professional role and simply become human again. If, on paper, what I’m saying seems to lack empathy – because we shouldn’t judge people who forget themselves and give everything for one or more clients/patients – the reason is simple: it’s not their job.

There’s an idea of « best effort, » but not of « rescue mission. » The one who, in the long run, with this mode of operation, will need to be helped, even saved (an unconscious expectation that another therapist will do what he did for so many clients), is the practitioner. If, in schools, we talk about postures and frameworks, and these two elements are really complicated to maintain, it’s precisely because we can get lost in transferential (and in this case, counter-transferential) relationships that risk not helping the coaching process, but above all risk exhausting and harming the practitioners.

It’s difficult to accept, but our attention time on the partner is the session time… nothing more. And if it starts to occupy the mind outside of sessions, then perhaps the client should be referred elsewhere.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #329 : Projet Hypno-Support

Ce texte explore un projet visant à offrir un soutien psychologique gratuit, via l'hypnose, aux forces de l’ordre et aux professionnels du médical, souvent touchés par le burn-out et les suicides. Une initiative pour leur offrir une option discrète et accessible.

Il y a quelques années, pendant les attentats, j’avais proposé à la communauté hypnose de se rendre, si possible, disponible aux personnes qui en avaient besoin ainsi qu’à leurs proches. Comme souvent dans le monde de l’hypnose, de nombreuses personnes se sont engagées pour aider ceux qui souffraient des conséquences de cette période violente.

À travers le monde des sports de combat, je suis entouré de nombreux policiers et militaires. En plus de mon travail en hypnothérapie, entre consultations et ateliers, je suis également en contact avec le monde médical.

Ces professions sont particulièrement exposées aux burn-out et, malheureusement, aux suicides. Nous le savons, nous le voyons, mais il est facile de se sentir impuissant face à ces hommes et femmes qui, malgré leur vocation d’aide, sombrent parfois dans une profonde détresse, voire décident de mettre fin à leurs jours.

Je me suis dit qu’avec la chance que j’ai d’être proche de ces mondes – forces de l’ordre et professionnels du médical – je pourrais proposer un listing de praticiens disponibles pour offrir gratuitement un soutien à un maximum de cinq demandeurs par an. Il n’est pas dit que quiconque les contacte, mais l’option serait là.

Nous savons que ces professions, bien qu’elles aient parfois accès à un soutien psychologique, hésitent souvent à franchir la porte d’un cabinet de psychologue. Je pense que proposer des options supplémentaires peut permettre d’ouvrir une porte dans un moment de doute ou de malaise profond.

Si vous souhaitez participer à ce projet, rendez-vous sur le site : http://www.hypno-support.fr.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one.

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #329: Hypno-Support Project

A few years ago, during the terrorist attacks, I suggested to the hypnosis community to make themselves available, if possible, to people in need and their loved ones. As often happens in the hypnosis world, many people got involved to help those suffering the consequences of that violent period.

Through the combat sports world, I am surrounded by many police officers and military personnel. In addition to my work in hypnotherapy – between consultations and workshops – I am also in contact with the medical field.

These professions are particularly exposed to burnout and, unfortunately, suicide. We know this, we see it, but it’s easy to feel powerless when we see those who help us sinking into such distress that they fall into depression or decide to end their lives.

I thought that, with the privilege I have of being close to these worlds – law enforcement and medical professionals – I could propose a list of practitioners who would be available to offer free support to a maximum of five applicants per year. It’s not certain that anyone will contact them, but the option would exist.

We know all too well that these professions, even when they have access to psychological support, rarely walk through the doors of a psychologist’s office. I believe that offering additional options could open a door during a moment of doubt or deep discomfort.

If you wish to participate in this project, visit the website: http://www.hypno-support.fr.

Take what is good and right for you.

Be one.

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #281 : Chercher de l’espace disponible

Chercher à se vider et à retrouver des espaces de calme dans un monde saturé peut aider à réduire le stress et les tensions. Explorez comment ralentir vos pensées, vos actions et votre respiration pour minimiser les distractions et retrouver plus de sérénité.

Il est peut-être plus utile pour nous, dans un monde saturé, de chercher à créer du vide plutôt que de se divertir. Cela peut sembler étrange, car nous avons l’impression de ne plus pouvoir rien faire en raison d’une saturation, qu’elle soit physique ou mentale.

On peut facilement penser que les divertissements vont nous permettre de relâcher les tensions que nous accumulons dans notre quotidien, et nous amener vers un mieux-être. Cependant, beaucoup de personnes, notamment celles qui basculent dans le burn-out, voient inconsciemment les divertissements comme des tâches supplémentaires à accomplir.

Cela fait que, au lieu d’être une vidange, ces activités deviennent un fardeau supplémentaire. Se mettre en quête de se vider, de retrouver des espaces entre les pensées, les actions, ou même les mots, de ne plus se presser, et de simplement s’autoriser à élargir ces “vides” en soi peut apporter une réduction du stress.

Vous pouvez facilement constater que si vous ralentissez vos pensées, vos gestes ou votre respiration, il se passe de moins en moins de choses, et le temps semble se distordre. Ces changements de rythme sont une des options pour nous donner de l’espace, pour éviter d’accumuler des choses et, au contraire, les minimiser afin d’être disponibles à encore plus d’espace.

Le « moins » offre à l’esprit et au corps un ajustement, une distanciation par rapport aux excès.

vide #espace #disponibilité #saturation #apaisement

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #281: Seeking Available Space

It may be more useful for us, in an oversaturated world, to seek to create emptiness rather than to entertain ourselves. This may seem strange because we feel like we can no longer do anything due to a saturation, whether physical or mental.

We might easily think that entertainment will help us release the tensions we hold in our daily lives and lead us towards well-being. However, many people, especially those who fall into burnout, unconsciously perceive entertainment as additional tasks to accumulate.

As a result, rather than being a release, these activities become an additional burden. Seeking to empty ourselves, to find spaces between thoughts, between actions, or even between words, to stop rushing, and to simply allow ourselves to expand these “empty” spaces within can lead to a reduction of stress.

You can easily notice that if you slow down your thoughts, your actions, or your breathing, fewer things happen, and time seems to stretch. These changes in rhythm are one option to give ourselves space, not to accumulate more things but rather to minimize them so we can be open to even more space.

« Less » offers the mind and body an adjustment, a distancing from excess.

emptiness #space #availability #saturation #calm

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Pank
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