Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #249 : Commencer par le combat…

Depuis janvier 2024, j'ai modifié l'approche de mes cours d'arts martiaux en commençant directement par les randoris et les combats. Cette méthode permet d'utiliser l'énergie et la concentration optimales des élèves dès le début, tout en offrant un entraînement plus productif et dynamique. Découvrez pourquoi cette approche est appréciée par mes élèves et comment elle peut transformer votre pratique des arts martiaux.

Depuis janvier 2024, j’ai décidé de commencer les cours par des randoris et des combats. Cela fait suite à ma réflexion sur la suppression de l’échauffement classique, en le remplaçant par des exercices en binôme et des formes correspondant à nos arts martiaux. Pendant deux ou trois saisons, je débutais les cours avec des exercices d’opposition en lutte debout, sans amenés au sol.

Après avoir obtenu un retour positif – à savoir que, sans échauffement classique, les élèves ne se blessent pas – j’ai décidé de mettre en place autre chose. Traditionnellement, dans la majorité des arts martiaux et sports de combat, on trouve un échauffement, un travail technique, et parfois un travail d’opposition.

Cependant, je trouvais que les combats n’étaient pas vraiment productifs, peut-être à cause de la fatigue accumulée par les pratiquants pendant l’entraînement. Je me souviens que certains de mes professeurs en BJJ ou en karaté m’expliquaient que les combats en fin de cours, lorsque peu de personnes sont encore lucides, étaient voulus pour inciter à se dépasser.

Pourtant, le combat – qui est factuellement le moment où l’on peut le plus se blesser – ne mériterait-il pas notre intérêt et notre énergie optimale ? De plus, le combat doit être ouvert et permettre de créer, quitte à ne pas réussir exactement ce que l’on cherche à faire. En début de cours, nous sommes en pleine forme, et nous pouvons plus facilement oser et tester, quitte à se faire contrer, car l’épuisement est encore loin.

En général, nous commençons donc les randoris (et non les kumites) au sol, sans travail d’amené au sol, chacun cherchant à produire sans tout bloquer. Ensuite, le troisième permet d’inclure la lutte debout et les amenés au sol. À partir du quatrième, nous pouvons intégrer les soumissions, et en général, les derniers peuvent se transformer en kumite, où l’unique intention est de soumettre.

Après ces combats, le travail technique est abordé avec une autre concentration, et beaucoup sont plus volontaires, contrairement à la situation où les combats ont lieu à la fin et certains n’attendent que cela.

Pour le moment, le retour est positif, les élèves apprécient. Le nouveau test sera cette rentrée avec des néophytes qui, après seulement trois minutes dans le dojo, se retrouvent déjà à combattre…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #combats #cours

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #249: Start with Combat…

Since January 2024, I decided to start my classes with randoris and combat. This decision follows my reflection on no longer doing a traditional warm-up, replacing it instead with partner drills and forms that correspond to our martial arts. For two or three seasons, I began the classes with stand-up grappling exercises without takedowns.

After receiving positive feedback — primarily ensuring that students did not get injured without a conventional warm-up — I decided to implement something different. Traditionally, in most martial arts and combat sports, there is a warm-up, a technical segment, and possibly some sparring.

However, I found that the combat wasn’t really productive, perhaps due to the fatigue accumulated by the practitioners throughout the training. I recall some of my instructors in BJJ or Karate explaining to me that the sparring sessions held at the end of class, when few people are still fully lucid, were intentional to encourage pushing beyond one’s limits.

Yet, since combat is factually the moment when injuries are most likely, shouldn’t it deserve our interest and optimal energy? Moreover, combat should be open and allow for creativity, even if we don’t always succeed in doing exactly what we aim for. At the beginning of the class, we are in peak condition, and it is easier to dare, to experiment, even if it means getting countered because exhaustion is still far away.

So generally, we start with randoris (not kumites) on the ground, without any takedown work, where each person seeks to create without fully blocking. Then, by the third round, we include stand-up grappling and takedowns. From the fourth round, we can introduce submissions, and generally, the last rounds can turn into kumites, where the sole intention is to submit.

After these sparring sessions, the technical work is approached with a different focus, and many students are more willing, unlike when the sparring is at the end and some are just waiting for that moment.

So far, the feedback has been positive, and the students appreciate it. The next test will be this season with newcomers who, after just three minutes in the dojo, find themselves already fighting…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #sparring #classes

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #248 : Quand le sport de combat ne suffit plus

Découvrez les réflexions d’un Hypnofighter sur l'évolution des pratiquants d'arts martiaux et de sports de combat vers la self-défense. Explorez les motivations derrière ces transitions, les différences de mentalité et les enjeux de l’efficacité des techniques martiales. Une analyse approfondie des divers systèmes, de la psychologie du combattant, et des approches tactiques et stratégiques en situation réelle.

Dans mon dernier post, je vous partageais cette tendance courante chez les pratiquants de self-défense : celle de migrer ou de compléter leur pratique par des disciplines plus ludiques, sachant que les fondamentaux de la défense personnelle sont relativement rapides à maîtriser.

Il existe également le mouvement inverse, avec des pratiquants de sports de combat ou d’arts martiaux qui décident progressivement de s’orienter vers la self-défense. Nous observons souvent ce phénomène dans le BJJ, notamment lorsque l’âge se fait sentir et que la période de compétition ou de pratique intensive de randoris sportifs ne satisfait plus.

Je suis incapable de dire s’il existe ou non une dimension égotique dans ce choix. Après des années, voire des décennies, à dominer les pratiquants avec qui l’on partage cette passion, il peut être difficile de vivre le moment où l’on commence à être bousculé, voire surpassé, par la nouvelle génération.

Quoi qu’il en soit, beaucoup passent d’une vision sportive et ludique à une envie de découvrir des notions plus martiales, sans pour autant être motivés par une peur spécifique de la rue. Je pense que c’est parce que beaucoup de systèmes comme le Krav Maga, le Kali, le Silat ou des styles mixtes de self-défense offrent une approche différente et renouvelée.

La difficulté réside toutefois dans le fait que beaucoup de pratiquants venant de la boxe et de la lutte sont très sceptiques. Il est donc important de prouver l’efficacité des techniques sans simplement dire : « Si, si, ça marche. » Par exemple, un boxeur pourrait expliquer que placer un jab-cross précisément est déjà difficile, alors remplacer cela par une frappe à la gorge ou aux yeux peut être mal perçu.

Je pense que le débat infini entre self-défense et sports de combat pourrait se poursuivre indéfiniment si les instructeurs de self-défense ne se concentraient pas sur des notions tactiques, stratégiques et psychologiques, qui sont fondamentalement différentes de celles des sports de combat. Prenons l’exemple du jab-cross : il est efficace dans tous les systèmes, mais son contexte et sa préparation sont spécifiques à un ring ou une cage. Dans la rue, nous avons les phases ritualisées de précombat, que l’enseignant décrypte à la fois psychologiquement et stratégiquement (par exemple, éviter de se retrouver dos au mur).

Comme je vous le disais dans le post précédent, il existe des écoles polyvalentes, mais elles ne sont souvent pas les plus efficaces. Il vaut souvent mieux suivre un cours 100 % self-défense ludique et un cours 100 % sport de combat pour apprécier et se développer au mieux, plutôt que de suivre des cours parfois trop approximatifs.

selfdefense #BJJ #sportdecombat #artsmartiaux #rentrée2024

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Martial Reflections of a Hypnofighter #248: When Combat Sports Are No Longer Enough

In my last post, I shared with you a common trend among self-defense practitioners: the tendency to migrate or complement their practice with more playful disciplines, knowing that the fundamentals of personal defense are relatively quick to master.

There is also the opposite trend, with practitioners of combat sports or martial arts gradually deciding to move towards the self-defense aspect. This is often observed in BJJ, especially as age catches up and the period of competition or simply doing numerous sports randoris no longer satisfies.

I can’t say whether or not there is an ego dimension to this, in the sense that after years, even decades, of dominating the practitioners with whom you share your passion, starting to be shaken or even outclassed by the new generation can be a difficult experience.

In any case, many people move from a sporting and playful vision to a desire to explore more martial concepts, without necessarily having a specific fear of the street. I believe this is because many systems, such as Krav Maga, Kali, Silat, or mixed self-defense styles, offer a different and new approach to things.

The difficulty, however, lies in the fact that many people coming from boxing and wrestling are very skeptical. It is important to prove the effectiveness of the techniques without simply saying, « Yes, yes, it works. » For example, a boxer might explain that landing a precise jab-cross is already challenging, so substituting it with a throat or eye strike could be poorly understood by the boxer.

I believe the endless debate between SD (Self-Defense) and ScD (Combat Sports) could continue if self-defense instructors do not focus on tactical, strategic, and psychological concepts that are completely different from those in combat sports. Let’s take the jab-cross as an example: it is effective in all systems, but its context and preparation are specific to a ring or cage. In the street, we have the ritualized pre-fight phases, which the instructor will decode both psychologically and in terms of the positions one should ideally take (such as avoiding having your back against a wall).

As I mentioned in the previous post, there are versatile schools, but they are often not the most effective. It is often better to attend a 100% playful self-defense class and a 100% combat sports class to best appreciate and develop, rather than going to classes that may be too approximate.

selfdefense #BJJ #combatsports #martialarts #backtoschool2024

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #228 : Les techniques en ligne inutiles ?

Je trouve de plus en plus de Shorts ou de vidéos tutos express avec des techniques qui sont certes esthétiques, mais qui ne sont que peu, voire pas prouvées en compétition. Il me semble que nous nous retrouvons même dans des dojos avec des professeurs qui veulent vendre des techniques un peu plus sexy qu’un kneecut, une K-guard ou autre.

Alors il se produit la même chose que dans les arts martiaux qui ne mettent pas en opposition ou parfois sont trop axés sur la théorie de self-defense, des techniques qui peuvent sembler sympas pour le Tori (celui qui applique), mais dans le cas d’un Uke (celui qui reçoit), ne propose pas d’opposition.

Depuis des années, les pratiquants de BJJ aiment dénoncer les bullshidos, ces arts martiaux qui valorisent des techniques improbables et inefficaces en situation d’opposition. Et certainement à cause de la concurrence des réseaux sociaux, pour faire du buzz, être vus, ils cherchent à montrer des techniques avec de faibles taux de réussite mais qui passent bien à la caméra.

Aujourd’hui, il y a une génération de jeunes pratiquants incroyables qui apprennent avec les tutos en ligne. Josef Chen de la B Team en est la preuve. Et si l’enseignement du Jiu-Jitsu n’est plus la version traditionnelle des années 90, que les combattants sont devenus des athlètes et que le panel de jeux s’est démultiplié en fonction des aptitudes physiques, il y a des fondamentaux techniques et tactiques à connaître.

Créer ou trouver de nouvelles techniques, c’est une des choses assez géniales du BJJ et du Grappling en général. Paradoxalement, ces dernières années, les combattants de plus en plus complets et polymorphes dans leur façon de combattre reprennent aussi les techniques plus fondamentales pour répondre aux nouvelles tendances.

C’est une chance de pouvoir trouver des tutos sur la même technique avec des points de vue et des subtilités différentes en ligne. Il ne faut pas, par contre, que nous tombions dans le monde des techniques mythos qui, certes, apportent de la lumière à leurs auteurs pendant un moment mais pourraient entacher la crédibilité de nos styles dans le futur. Déjà qu’avec le double pull, on passe pour des rigolos 🙂

bjj #lutalivre #youtube #techniqueenligne #tutoriel #mythojitsu #exagération #buzz #putaclic

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Martial Reflections of a Hypnofighter #228: Are Online Techniques Useless?

I find more and more Shorts or express tutorial videos with techniques that are certainly aesthetic but have little to no proof of effectiveness in competitions. It seems that we even find ourselves in dojos with instructors who want to sell techniques that are a bit sexier than a kneecut, a K-guard, or others.

So, the same thing happens as in martial arts that do not involve opposition or are sometimes too focused on self-defense theory—techniques that may look cool for the Tori (the one who applies the technique) but do not meet opposition in the case of an Uke (the one who receives it).

For years, BJJ practitioners have enjoyed exposing bullshido, martial arts that promote improbable and ineffective techniques in a phase of opposition. And certainly, due to the competition on social media, to create buzz and be seen, they aim to showcase techniques with low success rates but that look good on camera.

Today, there is a generation of incredible young practitioners who learn with online tutorials. Josef Chen from the B Team is proof of this. And if the teaching of Jiu-Jitsu is no longer the traditional version of the 90s, and fighters have become athletes with a vastly expanded game based on physical abilities, there are still fundamental techniques and tactics to know.

Creating or discovering new techniques is one of the great things about BJJ and Grappling in general. Paradoxically, in recent years, fighters who are increasingly complete and polymorphic in their fighting styles also revert to fundamental techniques to address new trends.

It is fortunate to be able to find tutorials on the same technique with different perspectives and subtleties online. However, we must not fall into the world of mythos techniques that, while they may bring attention to their authors for a while, could harm the credibility of our styles in the future. Already, with the double pull, we look like jokers 🙂

bjj #lutalivre #youtube #onlinetechniques #tutorial #mythojitsu #exaggeration #buzz #clickbait

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #226 : La Luta Livre et son combat perdu

J’adore la Luta Livre. C’est amusant, car dans la communauté du Jiujitsu, on me dit souvent que je ne suis pas un pro BJJ parce que je suis trop dans l’esprit Luta Livre. J’aime autant les deux systèmes, mais je trouve que la Luta Livre est plus cohérente avec ma vision martiale. Le Jiujitsu actuel est devenu très sportif et peut manquer d’efficacité dans des confrontations interstyles.

Gordon Ryan faisait une excellente remarque dans un podcast : la nouvelle ère du Nogi (BJJ, Luta, Grappling) s’axe sur deux évolutions majeures, les clés de jambes et la lutte debout. Cependant, cette dernière n’est pas réellement de la lutte olympique ou gréco-romaine, ni même du Judo ou du Sambo, mais une forme hybride qui mélange les amenées au sol et le tirage.

Il est vrai que dans la facette sportive, la qualité de l’amenée au sol n’est pas prioritaire. L’objectif n’est pas de mettre un adversaire à plat dos avec intensité, mais simplement d’entraîner le combat au sol et de le maintenir dans cette dimension, ce qui est très différent des luttes où avoir le dos au sol est synonyme d’échec.

Aujourd’hui, nous avons un travail debout spécifique, et c’est là le premier échec de la Luta Livre. Comme je vous l’avais partagé dans cet article : https://www.passioncombat.net/2024/04/reflexions-martiales-dun-hypnofighter_28.html,la Luta Livre est née du catch wrestling et mettait un gros focus sur le combat debout. Malheureusement, ils n’ont pas pu offrir l’évolution actuelle, à part peut-être les guillotines à la volée.

Le deuxième échec concerne les clés de jambes. Comment se fait-il que les gens aient dû attendre Dean Lister et surtout John Danaher alors que les lutadors en avaient fait leur spécialité? Le Jiujitsu, qui considérait les attaques de jambes comme les clés du pauvre et empêchait le travail en passage de garde, a pu ralentir son étude et son affinage, mais cela reste un jiujitsuka qui a propulsé ce domaine à un tout autre niveau.

Que faisaient les pratiquants de Luta Livre pendant des décennies, à part maintenir des techniques de catch wrestling des années 1920, inefficaces sans un physique de colosse?

C’est dommage pour le travail des passionnés de Luta Livre comme Flavio Santiago, dit Peroba, et Nicolas Renier, qui ont tenté de développer la discipline. Aujourd’hui, on ne peut plus vraiment différencier un bjjiste d’un lutador, à part que ce dernier peut parfois être moins bon sur les deux points qui auraient dû être sa spécialité.

Victoire absolue du BJJ sur la Luta, mais ce qui est cool, c’est que le Grappling a atteint un niveau incroyable.

LutaLivre #BJJ #Nogi #Leglocks #Takedown #NicolasRenier #FlavioPeroba #NRFight #FSteam

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Martial Reflections of a Hypnofighter #226: Luta Livre and Its Lost Battle

I love Luta Livre. It’s amusing because in the Jiujitsu community, I’m often told that I’m not a pro BJJ because I’m too much in the spirit of Luta Livre. I love both systems equally, but I find that Luta Livre aligns more coherently with my martial vision. Modern Jiujitsu has become very sport-oriented and can lack effectiveness in interstyle confrontations.

Gordon Ryan made an excellent point in a podcast: the new era of Nogi (BJJ, Luta, Grappling) focuses on two major evolutions—leg locks and stand-up wrestling. However, this stand-up is not really Olympic or Greco-Roman wrestling, nor even Judo or Sambo, but a hybrid form that blends takedowns and pulling.

It’s true that in the sport aspect, the quality of the takedown is not a priority. The goal is not to pin an opponent flat on their back with intensity but simply to bring the fight to the ground and maintain it in that dimension, which is very different from wrestling styles where having your back on the ground signifies failure.

Today, we have specific stand-up work, and this is the first failure of Luta Livre. As I shared in this article, Luta Livre was born from catch wrestling and placed a big focus on stand-up fighting. Unfortunately, they couldn’t offer the current evolution, except maybe the flying guillotines.

The second failure concerns leg locks. How is it that people had to wait for Dean Lister and especially John Danaher when the lutadors had made it their specialty? Jiujitsu, which considered leg attacks as the poor man’s keys and prevented work in guard passing, may have slowed its study and refinement, but it remains a jiujitsuka who propelled this field to a whole new level.

What were the Luta Livre practitioners doing for decades, apart from maintaining catch wrestling techniques from the 1920s that are ineffective without a colossus physique?

It’s a shame for the passionate work of Luta Livre enthusiasts like Flavio Santiago, known as Peroba, and Nicolas Renier, who tried to develop the discipline. Today, you can no longer really differentiate a bjjist from a lutador, except that the latter may sometimes be less good in the two areas that should have been his specialty.

Absolute victory of BJJ over Luta, but what’s cool is that Grappling has reached an incredible level.

LutaLivre #BJJ #Nogi #Leglocks #Takedown #NicolasRenier #FlavioPeroba #NRFight #FSteam

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #164 : La garde fermée en BJJ/Luta et MMA

La garde fermée revient périodiquement dans le Jiu-jitsu sportif. J’explique souvent à mes élèves que c’est une technique de base qui, dans un premier temps, sert à se protéger, d’où le nom de garde. Nous sommes dans une logique où nous pouvons contrôler l’impact des frappes parce que notre adversaire ne peut pas se relever facilement au risque d’être déséquilibré.

De même, dans les logiques de self-défense des Gracie, il n’y avait pas de demi-gardes, ce qui, si vous pratiquez du MMA ou des frappes en BJJ/Luta, n’est absolument pas une phase où il faut rester, au risque de perdre sa mobilité de hanche et de se prendre des hammer fist.

Le problème que nous retrouvons ensuite avec cette position de base, c’est qu’elle est facilement neutralisable. Il suffit d’un adversaire avec des postures un peu luttées, avec les pieds ouverts au sol et donc son centre de gravité assez fixe pour ne pas parvenir à mettre en place nos renversements de base, ni de possibles attaques en soumission.

Nous nous retrouvons donc dans une technique de défense, voire en sportif de rétention effective, mais qui risque de nous figer, ou en tout cas qui ne nous permet pas toujours d’être dangereux. Dans un contexte de rue ou de MMA, nous pouvons prendre l’initiative de nous relever mais nous n’utilisons pas forcément le patrimoine technique de BJJ Luta.

Il est donc nécessaire et pas forcément simple de créer sans cesse des mouvements et des petites échappées pour imposer à son adversaire de réagir lui-même et potentiellement donner des angles pour un déséquilibre. Si sur le papier ça semble évident, face à un adversaire qui a décidé de nous coller au sol ou de nous frapper, nous avons quelques complications. Ouvrir la garde semble donc libérateur, seulement autant dans le sportif que dans le combat, nous savons que cela va déclencher une tentative de passage ou une explosion de frappe et que notre niveau de défense pendant quelques instants sera plus que limité.

Je pense qu’il est essentiel de continuer à travailler en garde fermée et de créer un système qui permet d’avoir des opportunités d’attaque, tout au long de notre parcours de combat au sol, en sachant que cela puisse être inefficace et frustrant dans certains combats.

#gardefermée #MMA #BJJ #LutaLivre #frappe #Selfdefense #gracie #base

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Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #164: Closed Guard in BJJ/Luta and MMA

The closed guard resurfaces periodically in sports Jiu-Jitsu. I often explain to my students that it’s a basic technique that, initially, serves to protect oneself, hence the name « guard ». We’re in a logic where we can control the impact of strikes because our opponent can’t easily get up without risking being off-balance.

Similarly, in the Gracie’s self-defense logic, there were no half-guards, which, if you practice MMA or strikes in BJJ/Luta, is absolutely not a phase where you should stay, risking losing hip mobility and getting hit with hammer fists.

The problem we encounter afterwards with this basic position is that it’s easily neutralizable. It only takes an opponent with slightly wrestled postures, with feet open on the ground and thus a fairly fixed center of gravity, to prevent us from implementing our basic reversals or possible submission attacks.

So, we find ourselves in a defensive technique, even in effective retention for sports, but one that risks freezing us or at least not always allowing us to be dangerous. In a street or MMA context, we can take the initiative to get up, but we don’t necessarily use the BJJ Luta technical heritage.

It is therefore necessary, and not necessarily simple, to constantly create movements and small escapes to force our opponent to react himself and potentially provide angles for imbalance. While this may seem obvious on paper, facing an opponent who has decided to stick us to the ground or strike us, we have some complications. Opening the guard therefore seems liberating, but as much in sports as in combat, we know that this will trigger an attempt to pass or an explosion of strikes, and that our level of defense for a few moments will be more than limited.

I think it’s essential to continue working in the closed guard and to create a system that allows for attacking opportunities throughout our ground combat journey, knowing that it may be ineffective and frustrating in some fights.

#closedguard #MMA #BJJ #LutaLivre #strikes #Selfdefense #gracie #basics

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #83 : Les règles forgent la discipline

J’ai déjà partagé l’idée que ce sont les règles des arts martiaux dans leur forme sportive qui orientent la discipline. Prenez, par exemple, le karaté : d’un côté, la forme traditionnelle (un terme qui vient du journaliste Kazushi Kojima), dans laquelle les KO sont interdits et tout se fait en touchant légèrement, et de l’autre, la forme plein contact qui recherche le KO sans les frappes au visage. Deux styles qui, pourtant, au niveau des Kihon, Kata et exercices de base, sont similaires. Mais la forme d’expression sportive modèle la façon dont le combattant évoluera. Les Kyoku sont des karateka extrêmement physiques, et la préparation physique est l’un des éléments clés de la discipline.

Lorsque je vous partageais les propos de Helio, qui disait qu’il formait pour un Jiujitsu Vale Tudo et non pour un Jiujitsu Sportif, vous pouvez constater aujourd’hui la différence entre les pratiquants des années 70-80 et ceux d’aujourd’hui. On pourrait se demander s’il s’agit de la même discipline.

Cela donne donc naissance à des pratiquants de Jiujitsu qui, en fonction de leur école, se spécialisent soit en Jiujitsu Sportif, soit en Jiujitsu Self Defense. Le Jiujitsu orienté combat libre est devenu assez rare et se retrouve plutôt dans des cours de sol MMA. Lorsqu’un de ces pratiquants se retrouve à jouer selon des règles différentes, cela peut être compliqué, même si c’est pourtant la même discipline. Un pratiquant de Jiujitsu Sportif pourra certainement se défendre dans la rue avec agressivité, mais il aura souvent du mal dans la transition debout-sol. Le pratiquant orienté vers la self-défense sera probablement moins athlétique que le sportif, aura moins de combinaisons et d’énergie en combat, mais sera orienté vers une démarche de survie.

Il est difficile d’admettre qu’il est difficile d’exceller dans tous les domaines. Il y a quelques jours, Jesse Enkamp, dont je vous parlais récemment, a participé à un combat de Jiujitsu en compétition. Il souhaitait montrer que si le participant ne suit pas les règles préétablies, il peut rendre caduque la qualité de son adversaire. Vous pouvez retrouver la vidéo ici :I Entered A BJJ Tournament To Prove It Doesn’t Work

Ce qu’il prouve est que si tu viens en Jiujitsu et que tu refuses le combat au sol, beaucoup de pratiquants n’auront pas le background pour te mettre au sol. C’est un peu comme si, au Judo, tu t’asseyais au début du match ; il y a de fortes chances que le judoka ne parvienne pas à te mettre au sol.

Pour aller plus loin, c’est la grande différence entre le Jiujitsu, la Luta ou le Grappling, et le sol en MMA. Dans les disciplines de pure prise, l’objectif est de jouer une fois au sol, alors qu’en MMA, il faut que le grappler puisse amener au sol son adversaire, mais il est de plus en plus difficile de le contrôler et de le maintenir au sol, car celui-ci ne veut pas y rester.

Un exemple récent est le combat de cette nuit entre Fiziev et Gamrot à l’UFN 228. Le Polonais a eu du mal à amener son adversaire au sol et à le maintenir au sol, car ce dernier cherchait constamment à fuir.

Nous, en tant que pratiquants, devons nous orienter vers la forme de combat qui nous stimule et prendre conscience que notre excellence dans un domaine peut ne pas apporter de bénéfices dans un autre.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be one

Pank 

#UFN228 #JesseEnkamp #Jiujitsu #LutaLivre #MMA #GrapplingMMA #Grappling #IBJJF

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #33 : L’intérêt du BJJ en gi pour le MMA

Vous vous souvenez des décennies pendant lesquelles les Brésiliens nous ont vendu l’idée que s’entraîner en gi était la clé pour être performant au sol en MMA ? Il est indéniable que cela a été une brillante stratégie marketing pour remplir les dojos de Jiu-Jitsu. Et cette propagande a tellement bien fonctionné que même aujourd’hui, de nombreux pratiquants répètent cette suggestion complètement fausse.

Non, le gi n’a pas une grande importance pour les combats en MMA. D’ailleurs, parmi vous, combien ont déjà combattu en MMA avec un kimono ? Je l’ai fait lors de compétitions de Pankido, Kudo Daido Juku et Kenpo, il y a longtemps. Clairement, ce n’est pas la même chose. D’ailleurs, de mémoire, Patrick a même fait combattre torse nu les pratiquants de Pankido au fil des années.

Pour ceux qui croient sincèrement que le gi est essentiel parce que Jon Jones s’entraîne en gi chez Gracie Barra, souvenez-vous qu’il était déjà champion de l’UFC avant même de porter un kimono. La plupart des combattants de haut niveau en MMA obtiennent leurs grades en No-Gi.

Certes, c’est agréable de penser que de grands combattants pratiquent le BJJ traditionnel, mais ce n’est pas le cas lors de leurs préparations. Maintenant, j’ai abordé la question différemment. Est-ce que le gi pourrait apporter quelque chose pour améliorer certaines séquences au sol pendant un combat en MMA ?

La première chose que je trouve intéressante pour un pratiquant qui commence à intégrer les frappes au sol, c’est l’importance des prises. Bien sûr, nous n’utilisons que très rarement des prises en lasso ou en spider guard, mais la compréhension du contrôle du gi au niveau du col et des manches nous permet de mieux gérer les mouvements des bras et du buste pour éviter les impacts violents.
Un autre point concerne les clés de cheville. Même si l’IBJJF n’autorise pas les heel hooks et les knee reaping en gi (ce que je trouve idiot), le fait de les travailler en kimono permet une meilleure compréhension du contrôle nécessaire pour éviter les blessures aux chevilles.

C’est précisément le gi qui empêche des soumissions rapides et distantes. Nous pouvons facilement saisir le col et les manches pour empêcher notre partenaire de tourner. Comme le rythme est plus lent, nous pouvons mieux ressentir nos points de vulnérabilité et ceux qui ne posent pas de problème. Nous apprenons à nous échapper progressivement. C’est un avantage que nous pouvons ensuite automatiser en luta/nogi.

La rétention de positions est devenue particulièrement efficace en Jiu-Jitsu ces dernières années, sauf peut-être pour empêcher l’adversaire de se relever. Mais comme nous l’avons vu avec Da Bronx (qui est clairement excellent dans cette position), il a pu appliquer le type de contrôle que l’on retrouve généralement dans le Jiu-Jitsu contemporain pour empêcher son adversaire (Dariush) de passer ou de frapper trop fort. Le gi nous apprend à frustrer l’autre, à trouver les contrôles et les angles pour éviter d’être écrasé ou de perdre toute mobilité.

Il est entendu que le gi n’est pas indispensable pour les points que j’ai mis en avant, mais ce sont les éléments qui me semblent les plus constructifs. En revanche, le gi peut créer des habitudes de prises que nous n’avons jamais en MMA, il est impossible de faire des prises de type « Pocket » ne serait-ce que pour contrôler la main. Les rythmes sont clairement différents, comme en témoignent les conversations avec les pratiquants de BJJ qui, pour la plupart, n’apprécient pas le No-Gi car ils le trouvent trop explosif et difficile à contrôler.

Il est clair qu’il y a moins de cales possibles en luta, donc moins d’angles, de points de pivot ou de leviers. Cela limite les opportunités et la mobilité dans certains contrôles.

Les lutteurs et les grapplers ont depuis longtemps prouvé que le gi n’est pas essentiel. Rappelez-vous de Vieira qui s’est fait prendre dans une guillotine par une ceinture violette ordinaire (Hernandez) ? Pourtant, Rodolpho est un sextuple champion du monde en gi avec sa ceinture noire.

Il est important de mettre un terme à la propagande et aux « fausses informations » des accros du BJJ. Même si le Jiu-Jitsu est à l’origine du Vale Tudo et du MMA contemporain, il n’est plus la discipline centrale de ce sport. Il est donc essentiel de s’entraîner intelligemment et de ne pas gaspiller le temps de ceux qui aspirent à exceller dans une discipline où le gi est inconnu.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#Gi #noGi #contrôle #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate