Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #289 : Avoir un objectif élevé demande un engagement fort

Hier, en discutant avec des amis karatékas, nous avons abordé une problématique que l’on rencontre peut-être davantage dans les styles de karaté au KO que dans le karaté sans contact : le manque de professionnalisation des athlètes visant les titres les plus prestigieux de la discipline.

En observant le développement du BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ces dernières années, on constate une évolution marquée. Les jeunes ceintures bleues et violettes s’entraînent comme des professionnels, avec plusieurs sessions quotidiennes et un suivi rigoureux. Grâce à la CFJJB, un pôle France a même été créé pour améliorer la qualité de l’enseignement et développer une préparation optimale pour la compétition.

Dans des disciplines comme le Kyokushin ou le Shidokan, on trouve des passionnés dotés d’un mental incroyable. Ces styles, parmi les plus douloureux aux côtés de la lutte, impliquent un apprentissage exigeant et souvent marqué par les blessures.

Le Kyokushin, en particulier, cultive un état d’esprit proche des mangas Shōnen : un dépassement de soi constant, où l’adversité devient une source de progression. Cette mentalité est sans doute influencée par le manga Karate Baka Ichidai, qui a contribué à la popularité du Kyokushin dans les années 1970.

Cependant, lorsqu’un pratiquant ambitionne de devenir le meilleur, il ne peut se contenter d’une vision romantique ou idéalisée. Il doit adopter une approche professionnelle. Aujourd’hui, tout compte. Nous ne sommes plus à l’ère de l’approximation. Un engagement total est requis, où l’on s’oublie presque au service de sa « cause ».

Pour atteindre cet objectif, il est crucial d’être entouré des bonnes personnes, capables de partager leurs expertises spécifiques. Il faut également dépasser l’imaginaire de Mas Oyama, selon lequel s’isoler des mois en montagne rendra forcément plus fort. Ce type de préparation n’est plus adapté à l’exigence des compétitions modernes.

karate #Shidokan #Kyokushin #objectif #engagement

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #289: Setting High Goals Demands Strong Commitment

Yesterday, while talking with karate friends, we discussed an issue that seems more prevalent in knockout karate styles compared to non-contact karate: the lack of professionalization among athletes aiming for the highest titles in the discipline.

In Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ), things have evolved significantly in recent years. Young blue and purple belts train like professionals, with multiple daily sessions and quality coaching. Thanks to the CFJJB, there is even a national training center in France to further enhance teaching quality and competition preparation.

In karate styles like Kyokushin or Shidokan, passionate practitioners exhibit incredible mental toughness. These styles, alongside wrestling, are among the most painful and challenging to learn, often leading to injuries along the way.

Kyokushin, in particular, fosters a mindset akin to Shōnen manga: constant self-improvement, where adversity becomes a tool for growth. This mentality is likely influenced by the manga Karate Baka Ichidai, which propelled Kyokushin’s popularity in the 1970s.

However, when a practitioner decides to become the best, they cannot view themselves through the lens of a manga hero but as a professional. Today, every detail matters. We are no longer in the era of « good enough. » Total commitment to the goal is essential, requiring one to almost forget oneself in service of their « cause. »

Nonetheless, achieving this requires surrounding oneself with the right people who can share their specialized knowledge. It’s also important to move beyond the Mas Oyama narrative, where isolating oneself in the mountains for months is seen as the ultimate preparation. This approach is no longer suited to the demands of modern competition.

Take only what is good and right for you.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #287 : La politique et l’influence dans le monde associatif

Cet article examine les conflits politiques et financiers au sein des fédérations sportives, en particulier entre le Judo et le Jiu-Jitsu brésilien. Il met également en lumière le rôle historique de la Lutte dans le blocage de l’ascension du Judo, un schéma qui se répète aujourd’hui pour les disciplines émergentes.

Les grandes fédérations sportives exercent une influence considérable, parfois jusqu’au niveau ministériel. Le budget consacré au sport est souvent le deuxième ou le troisième poste de dépense dans les municipalités. Il n’est donc pas surprenant que, derrière l’apparence bienveillante des associations et des dojos, se cache un monde marqué par des luttes de pouvoir et des enjeux financiers.

Actuellement, l’académie GFT de Bourg-la-Reine (92), dirigée par Kenji Matsushima et Reda Hamzaoui, est au cœur d’un conflit associatif. Comme souvent, les valeurs mises en avant servent davantage d’image de façade que de véritable fondement. Le Judo et sa fédération, cinquième de France en termes de licenciés, en est un exemple frappant. Les rapports de la Cour des comptes de 2021 ont révélé des détournements de subventions, auxquels s’ajoutent des scandales tels que des affaires d’agressions.

Dans une démarche visant à autonomiser leur section de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ), les dirigeants de la GFT ont tenté de se séparer du Judo. Sans surprise, la perte de 150 cotisations annuelles, représentant plusieurs centaines d’euros chacune, a suscité des réactions.

Au lieu de régler la situation dans l’esprit de Jigoro Kano, basé sur la pédagogie et la négociation, des méthodes plus obscures ont été employées : influence locale et fédérale visant à interdire la pratique de l’équipe dissidente, devenue la « némésis » de la section Judo.

Les arts martiaux modernes, comme le BJJ (sous la FFJudo) ou le MMA (sous la FFBoxe), attirent les fédérations dominantes pour les bénéfices qu’ils rapportent. Cependant, à une autre époque, c’est la Lutte qui avait bloqué l’ascension du Judo, freinant son autonomie et sa reconnaissance. Aujourd’hui, ces mêmes blocages se reproduisent avec les nouveaux entrants dans les milieux municipaux et ministériels. Les sections influentes protègent leur part de marché en bloquant souvent l’ascension de sports émergents.

Force et courage à tous les passionnés qui risquent de se retrouver sans dojo face à ces enjeux financiers et politiques.

Bjj #Judo #Jiujitsu #fédération #politique

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Martial Reflections of a Hypnofighter #287: Politics and Influence in the Associative World

Major sports federations wield significant influence, sometimes extending to ministerial levels. Sports budgets are often the second or third largest municipal expense. It is therefore unsurprising that, behind the benevolent appearance of associations and dojos, lies a world marked by power struggles and financial stakes.

Currently, the GFT academy in Bourg-la-Reine (92), led by Kenji Matsushima and Reda Hamzaoui, is at the center of an associative conflict. As often happens, values highlighted are more a façade than a true foundation. Judo and its federation, the fifth largest in France by membership, exemplify this. The 2021 report from the French Court of Auditors revealed subsidy embezzlement, alongside scandals like assault cases.

In a bid to gain autonomy for their Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) section, GFT leaders attempted to break away from Judo. Predictably, the loss of 150 annual memberships, each worth several hundred euros, sparked reactions.

Rather than resolving the situation in the spirit of Jigoro Kano—with pedagogy and negotiation—darker methods were employed: local and federal influence to ban the dissident team from practicing, now seen as the nemesis of the Judo section.

Modern martial arts like BJJ (under FFJudo) or MMA (under FFBoxe) attract dominant federations for the financial benefits they bring. However, in the past, it was Wrestling that blocked Judo’s rise, hindering its autonomy and recognition. Today, similar barriers are being imposed on newcomers within municipal and ministerial circles. Influential sections protect their market share by blocking the rise of emerging sports.

Strength and courage to all enthusiasts who may find themselves without a dojo due to these financial and political stakes.

Bjj #Judo #Jiujitsu #federation #politics

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #283 : S’interroger sur nos critiques

J’aime regarder des tutoriels ou des vidéos diverses sur les réseaux sociaux. Il y en a pour tous les goûts, chacun cherchant à partager sa passion pour un style ou une école. Si on met de côté la volonté de certains de faire du buzz ou de monétiser à tout prix, on est souvent dans une démarche de transmission de techniques ou de philosophie.

Tous les niveaux et tous les discours sont représentés, témoignant de la diversité dans la voie martiale. Ce qui revient fréquemment – et pas seulement dans les arts martiaux – c’est la virulence des commentaires. Les auteurs doivent parfois aller jusqu’à justifier leur grade, prouvant qu’ils sont bien ceintures noires ou plus.

On peut ne pas adhérer à certains systèmes techniques, et je suis moi-même critique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je participe à des séminaires ou que j’échange au dojo avec d’autres pratiquants.

Souvent, c’est parce que nous ne partageons ni l’attente ni la philosophie du système que nous observons. Mon objectif de combat repose sur une notion d’efficacité testable, d’où mon intérêt pour le BJJ, la Luta et le MMA.

Ce qui est présenté dans des contextes « hypothétiques » de défense personnelle m’amène à spéculer sur mes compétences en situation réelle. Pourtant, si l’on accepte un cadre différent, il n’y a pas de problème à répéter des logiques de self-défense.

Ainsi, nous en arrivons à critiquer un style ou un vidéaste, un peu comme si, en tant que basketteurs, nous jugions des handballeurs sans considérer leurs règles mais en restant focalisés sur notre propre dribble.

Aller à la rencontre de ces disciplines avec un esprit ouvert, même si nous ne ressortons pas « convaincus », nous permet de découvrir, d’échanger et de prendre en compte une autre perspective.

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Martial Reflections of a Hypno-Fighter #283: Questioning Our Criticisms

I enjoy watching tutorials or various videos on social media. There’s something for everyone, each person striving to share their passion for a style or school. Setting aside those aiming solely for clicks or monetization, we often see a genuine desire to share techniques or philosophy.

All levels and viewpoints are represented, reflecting the diversity within the martial path. What frequently appears – and not just in martial arts – is the harshness of the comments. Creators often find themselves justifying their rank, proving that they are indeed black belts or more.

We might not resonate with certain technical systems, and I am critical myself. This is, in fact, one of the reasons I attend seminars and exchange with other practitioners in the dojo.

Often, it’s because we don’t share the expectations or philosophy of the system we encounter. My combat objective is rooted in testable effectiveness, which is why I practice BJJ, Luta, and MMA.

The hypothetical contexts in self-defense sometimes lead me to speculate on my own competence in a real-life scenario. However, if we accept a different framework, there’s no issue in practicing a self-defense logic.

So, we find ourselves critiquing a style or a videographer, much like a basketball player might judge a handball player, ignoring their rules and focusing solely on dribbling.

Approaching these disciplines with an open mind, even if we don’t leave « convinced, » allows us to discover, exchange, and consider another perspective.

martialarts #practice #sharing #combat

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #282 : Définir ses objectifs en compétition

Dans mon académie, nous adoptons une approche globale des arts de grappling, incluant le BJJ et la Luta. J’insère souvent des idées et des orientations pour que les grapplers se préparent à des dynamiques variées, que ce soit dans un contexte sportif, de combat libre ou en milieu urbain.

Je ne pousse pas particulièrement mes élèves vers la compétition. Ainsi, si un pratiquant souhaite s’engager à 100 % dans un grappling sportif, je l’oriente vers des académies où il trouvera des ressources adaptées à ses ambitions.

Cependant, certains élèves désirent tester leurs compétences et, surtout, découvrir comment ils se comporteraient dans un format compétitif. Peut-être parce que j’ai moi-même appris à aller en compétition de manière autonome, j’ai développé un questionnement autour de mes propres objectifs. C’est d’ailleurs la réflexion que j’encourage chez ceux qui veulent combattre : savoir précisément quel est leur but.

Pour certains, il s’agit simplement de découvrir ou de mesurer leur efficacité. D’autres souhaitent se fixer un objectif pour se motiver, un levier supplémentaire pour les entraînements. Certains encore cherchent à gagner, à démontrer leurs compétences. Tout est légitime, l’essentiel est de définir clairement ce que l’on cherche à accomplir.

Ce n’est pas un discours destiné aux autres, mais une réflexion intime, car c’est elle qui nous permettra de gérer le résultat, qu’il soit positif ou moins satisfaisant. Lorsqu’on est clair sur ses intentions, on sait comment interpréter ce qui se passe et en tirer le meilleur pour sa progression et son évolution.

#objectif #détermination #compétition #résultat #solution

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Martial Reflections of a Hypno-Fighter #282: Defining Competition Goals

In my academy, we take a comprehensive approach to grappling arts, including BJJ and Luta. I often introduce ideas and guidance for grapplers to prepare for different dynamics, whether in a sporting context, free combat, or urban setting.

I don’t particularly push my students towards competition. Thus, if a practitioner wishes to fully commit to competitive grappling, I guide them toward academies where they can find the support they need.

However, some students simply want to test their skills and, more importantly, discover how they would handle a competitive format. Perhaps because I learned to approach competitions on my own, I developed a practice of questioning my own objectives. This is the same reflection I encourage in those who wish to compete: understanding exactly what their goal is.

For some, it’s about discovering or gauging their effectiveness. Others want a clear objective to keep them motivated—a key driver for training. Still, others aim to win, to showcase their skills. Everything is valid; the essential point is to clearly define what we seek to achieve.

This isn’t about explaining ourselves to others; it’s an inner reflection, as it will help us process the outcome, whether it’s positive or less so. When we are clear about our intentions, we know how to interpret events and leverage them to enhance our practice and growth.

#objective #determination #competition #result #solution

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #275 : Les manipulations de cervicales

Les manipulations cervicales, souvent perçues comme brutales en Luta Livre et Catch Wrestling, offrent une dynamique unique dans le grappling. Avec la bonne technique, même un combattant de moindre gabarit peut exploiter ces mouvements pour contrôler et stresser son adversaire.

En Luta Livre et Catch Wrestling (son origine), il y a un élément qui n’est pas des plus fins mais qui offre des contraintes et une dynamique en combat : les manipulations de cervicales, comme le Nelson et autres techniques similaires.

En ce moment, nous les travaillons à l’académie, et il est intéressant de constater à quel point ces techniques sont souvent considérées comme « brutes. » Contrairement à de nombreuses techniques issues du Jiujitsu, qui pivotent autour de points de force pour attaquer ou balayer, le Lutador exploite ici un point fixe, généralement la main ou l’avant-bras, pour faire pivoter l’opposant.

La première réaction est souvent de penser que la force devient la base du mouvement. Et même si je crois que les sports de combat sont des sports de force combinés à des techniques qui apportent un levier supplémentaire, l’avantage des manipulations cervicales est que, même pour un combattant de gabarit plus léger, avec la bonne pression et les bons angles, il n’est pas nécessaire de forcer excessivement.

Les manipulations de cervicales peuvent rapidement être punitives, un peu comme les heel hooks, qui sont une sorte de « lucky punch » du grappling : un mouvement court, et où la blessure peut être rapide. Cette particularité, qu’il s’agisse des heel hooks ou des manipulations cervicales, est que si l’on se blesse, la convalescence peut durer plusieurs mois, voire laisser des séquelles. Cela engendre une réaction différente par rapport à d’autres contraintes imposées au corps.

Ce travail, assez rude au niveau de la tête, n’est certes pas un outillage prédominant en BJJ. Toutefois, dans une optique de Luta Livre ou de No-Gi, la tête est souvent visée comme un point de contrôle potentiel. Créer un stress, voire une action complète sur cette partie du corps, peut changer toute la dynamique d’un combat.

LutaLivre #CatchWrestling #Grappling #BJJ #NoGi #Danger

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Martial Reflections of a Hypnofighter #275: Cervical Manipulations

In Luta Livre and Catch Wrestling (its origin), there is an element that is not the most refined but adds constraints and dynamics to the fight: cervical manipulations, like the Nelson and similar techniques.

At the academy, we are currently working on these, and it’s interesting to see how often these techniques are considered brutal. Unlike many techniques from Jiujitsu, which pivot around points of force to attack or sweep, the lutador exploits a fixed point, usually the hand or forearm, to make the opponent pivot.

The initial reaction is often to think that strength is the basis of the movement. And while I believe that combat sports are strength sports combined with techniques that provide additional leverage, the advantage of cervical manipulations is that even a smaller fighter, with the right pressure and angles, won’t have to exert excessive force.

Cervical manipulations can quickly be punishing, much like heel hooks, which are a kind of « lucky punch » in grappling: a short movement where injury can happen rapidly. This specificity, whether it’s heel hooks or cervical manipulations, is that if you get injured, recovery can take several months, and there may even be lasting damage. This leads to a different reaction compared to other constraints placed on the body.

This work, quite harsh on the head, is certainly not a predominant tool in BJJ. However, in the context of Luta Livre or No-Gi, the head is often targeted as a potential control point. Creating stress, or even a full action on this part of the body, can change the entire dynamic of a fight.

LutaLivre #CatchWrestling #Grappling #BJJ #NoGi #Danger

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #274 : Les dopages des masters

Les compétitions de BJJ et MMA sont de plus en plus marquées par le dopage, y compris chez les Masters de plus de 40 ans. Ce phénomène pose des questions sur l’intégrité et le besoin de se prouver à un âge où l’ego devrait s’apaiser.

Nous savons que des disciplines comme le MMA ou le BJJ sont remplies de dopages multiples. Ce n’est pas un secret, même si, bien sûr, tout le monde aime se présenter comme « naturel » parce que cela permet de vendre du rêve et encourage les nouvelles générations à rêver.

Ce qui devient de plus en plus visible, c’est de voir des Masters de BJJ, officiellement à partir de 30 ans et jusqu’à 70 ans, arriver avec des physiques manifestement dopés. C’est comme si vous, qui jouez au foot ou au basket entre amis dans votre club municipal, rencontriez des gars avec des physiques de vingtenaires et un état d’esprit de « gagner à tout prix. »

Quand des personnes qui ne sont ni élites ni même professionnelles se dopent, cela montre que nous sommes passés dans un monde où la compétition devient malsaine. Qui, à 40 ou 50 ans, a encore besoin de prouver quelque chose en se dopant pour gagner des compétitions IBJJF ou autres ? Même si vous remportez un titre majeur, cela n’apporte rien de substantiel.

On pourrait me dire que c’est pour le prestige personnel, mais alors, pourquoi se doper, c’est-à-dire ne pas se présenter avec ses compétences réelles en compétition ? J’ai parfois l’impression de voir des « vieux dopés » de 45-50 ans, qui publient des stories sur leurs réseaux sociaux pour exhiber leurs médailles, comme s’ils étaient des jeunes en ligue majeure.

Être fier de soi à tout âge est très positif, et vouloir partager cette joie aussi, mais quand tu es « chargé » et que tu gagnes une compétition avec 50% de participants en mode loisir et non dopés, ce n’est pas la même chose que de gagner l’ADCC ou les mondiaux en adultes ceinture noire, où l’on sait que tout le monde est dopé et à son paroxysme.

L’ego devrait s’apaiser avec l’âge, mais nos compétitions semblent ne pas offrir d’opportunité pour cela…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Dopage #LutaLivre #Grappling

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Martial Reflections of a Hypnofighter #274: Masters’ Doping

We know that disciplines like MMA or BJJ are filled with various forms of doping. It’s not a secret, even though everyone likes to market themselves as « natural » because it sells dreams and encourages new generations to aspire.

What’s becoming increasingly apparent is seeing BJJ Masters, officially from 30 years old to 70, showing up with visibly enhanced physiques. It’s like if you, playing soccer or basketball with your local club, encountered guys with twenty-something bodies and a mindset of « win at all costs. »

When people who are neither elite nor professionals resort to doping, it shows we’ve entered a world where competition has become toxic. Who, at 40 or 50 years old, still needs to prove themselves by doping to win IBJJF or other competitions? Even if you win a major title, it brings little reward.

You might say it’s for personal prestige, but then why dope? Why not compete with your real abilities? Sometimes, I feel like I’m watching « old doped-up guys, » 45-50 years old, posting stories on social media to show off their medals, as if they were young athletes in a major league.

It’s very positive to be proud of oneself at any age and to want to share your joy. But when you’re « juiced » and win a competition where 50% of the participants are in it for leisure and not doped, it’s not the same as winning ADCC or the adult black belt Worlds, where we know everyone is loaded and at their peak level.

Ego should calm with age, but our competitions don’t seem to provide a lever for that…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Doping #LutaLivre #Grappling

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #271 : Le tachi waza du BJJ est-il vraiment bon ?

Le tachi waza du BJJ évolue grâce aux compétitions sans points, créant des transitions uniques entre les phases debout et au sol. Une nouvelle génération de grapplers pourrait bientôt dominer le MMA avec ces techniques.

Le Jiu-Jitsu, contrairement au Judo, ne cherche pas à terminer le combat par une projection. Il existe d’ailleurs cette habitude dans le BJJ sportif de s’asseoir dès le début du combat, puisque les règles favorisent le combat au sol. Cela oblige le combattant debout à affronter un adversaire qui est déjà au sol.

Cependant, et certainement grâce aux compétitions de Jiu-Jitsu sans points, où seule la soumission compte, le combat debout a fait un bond en avant. Nous voyons des grapplers de plus en plus complets, qui travaillent de manière très agressive aussi bien en tachi waza (combat debout) qu’au sol, et qui cherchent à revenir sur leurs jambes depuis le sol.

Il y a une dimension très active dans la recherche de la prise de dos lors des phases debout, ce qui modifie les projections classiques du judo en les intégrant à des transitions, voire des tentatives de soumission qui peuvent s’opérer debout ou au sol.

Une nouvelle génération de pratiquants de grappling, notamment sans kimono, est en train de définir une nouvelle manière de combattre debout, qui n’est ni de la lutte ni du judo, mais un véritable style de transition entre le debout et le sol.

Ce qui me semble le plus intéressant pour les années à venir, c’est de voir ces combattants faire la transition vers le MMA. Pour l’instant, mis à part peut-être Kade Rutolo au One Championship, il n’y a pas encore suffisamment de pratiquants ayant des solutions en Jiu-Jitsu pour contrer la lutte, et en particulier la lutte en cage du MMA.

Il est fort possible que les choses changent dans le futur.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Martial Reflections of a Hypnofighter #271: Is BJJ Tachi Waza Really Effective?

Jiu-Jitsu, unlike Judo, does not aim to finish the fight with a throw. In fact, there is this common practice in sports BJJ of sitting down at the start of the fight, as the rules push towards ground fighting. This forces the standing fighter to engage with their opponent on the ground.

However, and certainly thanks to no-point submission-only Jiu-Jitsu competitions, stand-up fighting has made significant progress. We are seeing increasingly complete grapplers who aggressively work both tachi waza (stand-up fighting) and transitions back to their feet from the ground.

There is a very active dimension of seeking the back during stand-up phases, which modifies classic Judo throws, integrating them into transitions, and even submission attempts that can take place either standing or on the ground.

A new generation of grapplers, especially no-gi practitioners, is creating a unique way of fighting standing, which is neither wrestling nor Judo but a true transition-based approach.

What seems most exciting in the coming years is seeing these fighters transition to MMA. For now, aside from maybe Kade Rutolo in One Championship, there aren’t many practitioners who have real Jiu-Jitsu-based solutions to wrestling, especially cage wrestling in MMA.

It is highly likely that things will change in the future.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #265 : Faire aimer le Jiujitsu et la Luta Livre

Cet article explore les distinctions entre le Jiujitsu en Gi et la Luta Livre en NoGi, deux styles de grappling avec des mentalités et des philosophies uniques. Il offre aux pratiquants la possibilité de choisir ce qui leur convient le mieux.

Hier, je partageais avec mes élèves l’idée qu’ils allaient petit à petit découvrir ce qu’ils préféraient parmi les styles de grappling que je propose à l’académie : le Jiujitsu (en Gi) et la Luta Livre (en NoGi).

Je pense que beaucoup de débutants préfèrent le BJJ, car c’est plus sécurisant. Cela permet aux néophytes de s’accrocher à quelque chose, au sens propre du terme. Le grappling et la Luta Livre semblent plus approximatifs au début, et la dynamique ainsi que la puissance de l’opposant peuvent facilement décourager.

Il y a aussi la quête personnelle de chaque pratiquant dans sa discipline. Pour ma part, j’ai commencé le BJJ pour améliorer mon combat libre, donc le kimono n’avait pas beaucoup de sens à mes yeux. Beaucoup ont des attentes diverses : certains veulent juste s’amuser, d’autres souhaitent compléter leur MMA, certains visent la compétition, ou encore se défendre dans la rue.

Les deux écoles ont des mentalités différentes : en Jiujitsu, la posture prime pour finaliser avec une soumission, tandis qu’en Luta, la dynamique prévaut et la soumission n’est qu’une transition qui peut mener à une finalisation.

Proposer deux façons distinctes de voir ces arts de préhension est intéressant en tant que professeur, même si parfois un peu difficile à appréhender pour les élèves. D’ailleurs, lors des semaines consacrées à la Luta Livre, je crie souvent parce que certains combattent comme des Jiujitsukas NoGi, sans adopter la philosophie des lutadors.

Donner le choix et observer ce que chacun finit par préférer comme style est vraiment passionnant pour moi, et je l’espère, pour eux aussi.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophie

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Martial Reflections of a Hypnofighter #265: Making People Love Jiujitsu and Luta Livre

Yesterday, I shared with my students the idea that they will gradually discover what they prefer among the grappling styles I offer at the academy: Jiujitsu (with Gi) and Luta Livre (NoGi).

I believe many beginners prefer BJJ because it feels safer. It allows newcomers to have something to hold onto, quite literally. Grappling and Luta Livre seem more approximate at first, and the opponent’s dynamic and strength can easily discourage them.

There’s also each practitioner’s personal journey in their discipline. As for me, I started BJJ to improve my free fighting, so the kimono didn’t make much sense to me. Many have diverse expectations: some just want to have fun, others want to supplement their MMA, while some aim for competition or self-defense in the street.

The two schools have different mindsets: in Jiujitsu, posture is key to finishing with a submission, while in Luta, the dynamic is more important, and submission is just a transition that can lead to a finish.

Offering two distinct ways to view these grappling arts is interesting as a teacher, though sometimes a bit challenging for students to grasp. In fact, during Luta Livre weeks, I often shout because some fight like NoGi Jiujitsukas, without adopting the lutadors’ philosophy.

Giving the choice and regularly seeing what each person chooses as their favorite style is really cool for me, and I hope, for them too.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophy

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #264 : Le jiujitsu en 2024, un sport ou un art martial ?

En 2024, le jiujitsu est-il encore un art martial ou a-t-il évolué vers un sport de combat ? Explorez les implications du règlement sportif dans la pratique du BJJ, la place des compétitions, et les différentes approches des grands instructeurs comme Danaher ou les Gracie.

Hier, je repassais le cours d’arbitrage pour l’IBJJF, ce qui offre un bon rappel sur la facette sportive du BJJ. Chose intrigante, c’est que, pour obtenir ses grades (ou dan), à l’inverse de la plupart des styles traditionnels, il n’y a pas d’examen, juste du temps de tatami. La seule chose imposée par l’organisation fédérale pour valider les certificats de grade, c’est ce fameux cours.

Cela sous-entend que connaître le règlement sportif est une « obligation » pour valider le niveau d’un pratiquant. Pourtant, en jiujitsu, il n’y a pas d’obligation de faire des compétitions, ni, par extension, de suivre la manière de combattre du jiujitsu sportif dans son académie. Danaher a été un personnage majeur de notre discipline, et pourtant, toute la formule qui l’a fait connaître est basée sur des techniques interdites dans un jiujitsu fédéral.

De plus, il se peut que des professeurs, à l’instar des Gracie ou des Valente, souhaitent simplement développer le jiujitsu dans une démarche de self-defense, ou pour d’autres, dans la dynamique du MMA.

J’imagine que faire connaître à tous la facette sportive permet de proposer une idée homogène de ce qu’est le jiujitsu, et la compétition est le moyen le plus attractif pour attirer de nouveaux passionnés dans notre discipline.

Je trouve amusant de me dire qu’on attribue des degrés à des ceintures noires qui, peut-être, ne pratiquent plus en randori et viennent seulement quelques fois par mois à l’académie, avec pour seule preuve de leur pratique une licence (lorsqu’ils n’ont plus de professeur). Par contre, il y a une obligation de connaître le règlement sportif, qui, lui, peut ne pas être pratiqué du tout dans l’académie.

Le jiujitsu est donc plutôt considéré comme un sport de combat qu’un art martial, alors que, justement, le premier point partagé par nos instructeurs d’arbitrage est que le jiujitsu sportif ne doit pas oublier la facette martiale de la discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitrage #jiujitsusportif #prérequis #formation #graduation

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Martial Reflections of a Hypnofighter #264: Jiujitsu in 2024, a Sport or a Martial Art?

Yesterday, I was reviewing the IBJJF arbitration course, which serves as a good reminder of the sporting side of BJJ. Interestingly, to obtain ranks (or dan), unlike most traditional styles, there is no exam, just time on the mat. The only requirement imposed by the federation to validate rank certificates is this famous course.

This implies that knowing the sports regulations is a « requirement » to validate a practitioner’s level. However, in jiujitsu, there is no obligation to compete, nor, by extension, to follow the approach of sports jiujitsu in one’s academy. Danaher was a key figure in our discipline, yet the formula that made him famous is based on techniques prohibited in federal jiujitsu.

Additionally, some instructors, like the Gracie or Valente families, may want to develop jiujitsu with a self-defense approach, or for others, within the dynamics of MMA.

I imagine that making everyone aware of the sports aspect helps to offer a homogeneous idea of what jiujitsu is, and competition is the most attractive way to bring new enthusiasts to our discipline.

I find it amusing to think that degrees are awarded to black belts who may no longer spar in randoris and only come to the academy a few times a month, with the only proof of their practice being a license (when they no longer have a teacher). However, there is an obligation to know the sports regulations, which may not be practiced at all in the academy.

Therefore, jiujitsu is considered more of a combat sport than a martial art, even though the first point our arbitration instructors share is that sports jiujitsu must not forget the martial aspect of the discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitration #sportsjiujitsu #prerequisites #training #graduation

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #272 : Les ceintures noires enfants

Explorez la question des ceintures noires chez les enfants, la symbolique derrière ce grade prestigieux, et les réalités techniques et physiques qui se cachent derrière. Quelles sont les attentes légitimes pour ces jeunes pratiquants dans le contexte des arts martiaux ?

Dans de nombreuses disciplines, il existe des ceintures noires pour les jeunes. Même si l’on aime dire que les grades ne sont pas toujours représentatifs, pour beaucoup, cette ceinture symbolise quelque chose d’important.

Cela est d’autant plus vrai pour les néophytes qui peuvent facilement juger une école ou un style en fonction de ses ceintures noires. En BJJ comme en Karaté Kyokushin, on sait qu’il s’agit d’un grade difficile à obtenir. En général, ces deux écoles produisent des gradés de qualité : on peut assez aisément les mettre dans un combat, et même sans garantir une victoire, il y aura une solidité technique, tactique et physique perceptible.

En revanche, je n’ai jamais vu d’enfants ceinture noire (moins fréquent en France que dans d’autres pays) qui soient réellement au niveau de ce grade. Ils peuvent avoir de belles techniques et être talentueux, mais un fait bien connu des professeurs est qu’à l’adolescence, un enfant peut perdre énormément d’aptitudes, et de jeunes prodiges peuvent devenir des pratiquants ordinaires à l’âge adolescent ou adulte.

Pensez-vous que le niveau de ceinture noire, même s’il représente pour beaucoup une validation de bases acquises et en cours de maîtrise, doit être jugé uniquement sur la forme, ou bien sur le fond, dans une optique d’opposition ou de combat ?

Devons-nous tant motiver les enfants que nous leur donnons un grade devenu symbole pour beaucoup ?

D’un autre côté, une question se pose moins souvent concernant les enfants, mais combien de ceintures de couleur pourraient battre des ceintures noires en combat ? Ne mériteraient-elles pas ce niveau ? Technique ou combat, bien sûr, il faut les deux, mais dans quelle proportion ?

#grade #enfant #ceinturenoire #combat #technique

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #272: Black Belts for Children

In many disciplines, black belts are available for young practitioners. Even though we like to say that ranks aren’t always representative, for many, this belt symbolizes something important.

This is especially true for beginners who can easily judge a school or style based on its black belts. In BJJ as in Kyokushin Karate, we know that it is a difficult rank to obtain. Generally, these two schools produce high-quality black belts: you can confidently put them in a fight, and even without guaranteeing victory, there will be noticeable technical, tactical, and physical solidity.

However, I have never seen children with black belts (less common in France than in other countries) who are truly at the level of that rank. They may have great techniques and be talented, but a well-known fact among instructors is that during adolescence, a child can lose a lot of skills, and young prodigies may become average practitioners in their teenage or adult years.

Do you think the black belt level, even though it represents for many a validation of mastered basics, should only be judged on form, or should it be assessed on substance, especially in the context of combat?

Should we motivate children so much that we give them a rank that has become a symbol for many?

On the other hand, a less commonly asked question about children is, how many colored belts can defeat black belts in combat? Do they not deserve that rank? Technique or combat—of course, we need both, but in what proportion?

#grade #children #blackbelt #combat #technique

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank