Réflexions martiales d’un Hypnofighter #441 : Juste pour le corps

Nous sommes dans des arts martiaux modernes, et la réalité du combat « guerrier » n’est pas ce que nous allons vivre dans notre vie. De plus, les armes à feu et les stratégies militaires actuelles ne cherchent pas le combat au corps à corps. Nous pouvons donc constater que les arts martiaux modernes sont utilisés pour se défendre éventuellement dans le monde quotidien.

Du coup, nos écoles représentent ce pour quoi elles ont été créées selon les idées de Kano : la formation du corps et probablement un peu l’esprit. Le but de ces Budo—mais on peut aussi l’étendre à la Lutte occidentale—c’est de faire des hommes et des femmes athlétiques et capables d’utiliser leur corps dans différentes situations. En gros, les arts martiaux nous servent à être fonctionnels.

On peut voir les systèmes modernes chercher à mettre en avant le côté défense personnelle, mais souvent, ils passent moins de temps sur l’aspect corps fonctionnel. C’est une des critiques des sportifs/fonctionnels du combat, qui vont souligner qu’il est difficile que l’homme ou la femme lambda n’ayant jamais fait de sport puisse être « efficace » dans la rue.

Ce problème vient justement de cette notion où, dans les systèmes de combat, il y a une volonté de développement corporel avec du renforcement musculaire et le développement du stamina (endurance). Quand on fait des heures de Kihon ou de Katas, même si des Shihan et Sensei aiment à dire que c’est utile en combat, ça reste quand même plus utile pour se renforcer et développer son mental.

Avec le BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien), même si les Gracie l’ont vendu comme de la self-défense jusqu’aux années 70, ils ont dû ouvrir le modèle grâce à Carlson Gracie, en suivant le modèle du Judo, donc la philosophie de développement physique et personnel de Maître Kano.

Même s’il y avait des défis, on rentre dans une forme « sportive » ; ce n’est pas un champ de bataille, et ce n’est pas un monde militaire. Il faut voir nos activités avec la passion que nous avons comme des disciplines qui ne sont pas orientées vers l’efficacité de combat absolue. Même s’il peut y avoir une vraie efficacité—une frappe, une projection ou une soumission peuvent mettre KO—c’est une utilisation moderne d’une forme d’efficacité sur tatami, ring ou cage, et pas nécessairement sur le terrain (rue ou conflit militaire).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #441: Just for the Body 

We are in modern martial arts, and the reality of « warrior » combat is not what we are going to experience in our lives. Furthermore, modern firearms and current military strategies do not seek close-quarters combat. We can therefore observe that modern martial arts are used primarily for potential self-defense in the everyday world.

Consequently, our schools represent what they were created for, based on Kano’s ideas: the training of the body and probably a bit of the mind. The goal of these Budo—but we can also include Western Wrestling—is to create athletic men and women capable of using their bodies in different situations. Essentially, martial arts help us to be functional.

Modern systems can be seen trying to highlight the self-defense aspect, but they often spend less time on the functional body aspect. This is one of the criticisms from combat sports/functional practitioners, who emphasize that it’s difficult for the average man or woman who has never practiced sports to be « effective » on the street.

This problem stems precisely from the idea that in combat systems, there is a commitment to physical development with muscle strengthening and the development of stamina (endurance). When one spends hours doing Kihon or Katas, even if Shihan and Sensei like to say it’s useful in combat, it remains more useful for strengthening oneself and developing one’s mental fortitude.

Regarding BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), even though the Gracies marketed it as self-defense until the 70s, they had to open up the model thanks to Carlson Gracie, following the Judo model, hence Master Kano’s philosophy of physical and personal development.

Even with challenges, we are entering a « sporting » form; it is not a battlefield, and it is not a military world. We must view our activities, with the passion we have, as disciplines that are not focused on absolute combat effectiveness. Even if there can be real effectiveness—a strike, a throw, or a submission can lead to a KO—it is a modern application of a form of effectiveness on the mat, ring, or cage, and not necessarily on the ground (street or military conflict).

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #440 : L’art du Grappler-Frappeur

Il y a parfois une confusion, notamment parce que la plupart des grapplers à l’UFC se rendent compte que l’on peut achever un combat plus « facilement » avec un gros overhand. Et si, pour une raison ou une autre, un combattant possède une puissance de KO (KO power), on se retrouve avec des athlètes comme Gilbert Burns, Yoel Romero ou même Kamaru Usman, qui ont mis en retrait leurs qualités de grappleur au profit de la frappe.

Pourtant, ce qui est possible, au-delà de l’attente médiatique suscitée par les professionnels, c’est de développer le grappling avec frappes. On sait que des organisations comme le Jiujitsu Combat encouragent les frappes non pas pour le KO, mais pour brouiller le jeu, pour faciliter le clinch, pour provoquer une réaction menant au takedown ou, finalement, à une soumission.

Il y a maintenant une recherche de boxe au sol (ground and pound) pour créer un KO, car la soumission est difficile et épuisante, d’autant plus avec des combattants toujours plus physiques. Mais là encore, développer une boxe de grappler pour faire lâcher, pour épuiser, pour rendre, round après round, le travail de frappe de l’opposant inefficace est une option viable.

Dans nos disciplines de grappling, que ce soit la Luta Livre, le BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ou le Judo, l’ajout de ce facteur de frappes « simplifie » certaines actions, ouvre les jeux trop rétentionnistes, mais développe aussi une approche intéressante quant à nos réponses techniques et nettoie beaucoup de systèmes qui ne peuvent plus exister si les frappes sont autorisées.

Pour moi, un grappler doit être apte à gérer les frappeurs (ce qui lui vaudra quelques belles ecchymoses en fonction du niveau de l’opposant) et être conscient que les frappes transforment tout. Il doit aussi savoir utiliser ces mêmes armes disponibles pour peaufiner un grappling plus « réaliste » et complet.

Il n’y a pas besoin de grosses frappes lourdes pour voir l’impact que cela peut avoir. Ajoutez à quelques randori des clappes ou tapes (baffes légères) depuis le combat en tachi waza (debout), et vous verrez que même des gradés pourraient ne pas avoir la réaction la plus juste pour mener vers leur zone de compétence.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #440: Strikers Who Grapple

There is sometimes confusion, particularly because most UFC grapplers realize that a fight can be finished more « easily » with a big overhand. And if, for one reason or another, a fighter possesses KO power, you end up with athletes like Gilbert Burns, Yoel Romero, or even Kamaru Usman, who have largely abandoned their grappling skills in favor of striking.

However, what is possible, outside of the media hype surrounding pros, is to develop grappling with strikes. Organizations like Jiujitsu Combat are known to encourage striking, not for the KO, but to disrupt the opponent’s game, to facilitate the clinch, to provoke a reaction leading to a takedown or, ultimately, to a submission.

There is now a focus on ground and pound to secure a KO, because submitting an opponent is difficult and exhausting, especially with increasingly physical fighters. But even here, developing a grappler’s striking game—to make the opponent let go, to exhaust them, to render the opponent’s striking work ineffective round after round—is a viable option.

In our grappling systems, whether it’s Luta Livre, BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), or Judo, adding this « strike factor » simplifies certain actions, opens up overly defensive games, but also develops an interesting approach regarding our technical responses and cleans up many systems that can no longer exist if strikes are permitted.

To me, a grappler must be able to deal with strikers (which will earn them a few good bruises depending on the opponent’s level) and be aware that strikes transform everything. They must also know how to use these same available weapons to refine a more « realistic » and complete grappling game.

You don’t need heavy, powerful strikes to see the impact this can have. Add a few taps or light slaps to some randori (free practice) from the tachi waza (standing) combat, and you’ll see that even high-ranking practitioners might not have the most appropriate reaction to transition to their area of expertise.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #429 : Les prix dans le BJJ

Je me demande comment il est possible qu’aujourd’hui, nous ayons deux mille participants aux championnats de France ou plus de 6 000 pour les Master à Las Vegas, alors que le coût des compétitions est d’environ 60 € en France et 120 dollars pour l’IBJJF.

Sommes-nous fous ? Je sais que nous aimons nous prendre pour des Américains et dire que la France empêche le professionnalisme à cause de son modèle sportif associatif, et que les Français ne veulent pas payer pour des clubs privés parce qu’ils sont habitués à payer 400 € la saison pour une association.

Oui, ce sont les vestiges d’une dimension sociale du sport. Il est effectivement difficile de gagner de l’argent dans ce domaine, car payer cher pour faire du sport n’est pas dans notre culture. Pour rappel, les modèles sportifs que l’on met en lumière paient en moyenne entre 145 et 175 dollars par mois pour s’entraîner.

Alors oui, payer des fortunes pour faire de la compétition est vraiment abusé. Mais ce que je ne comprends pas, c’est que si les Master peuvent éventuellement investir pour leurs loisirs, comment font les jeunes ? Ce sont pourtant eux qui veulent participer, prouver leur valeur et qui ont la « dalle ». Comment arrivent-ils à payer 60 € par semaine pour certains, ou au moins deux fois par mois ? Comment font-ils pour dépenser 1 200 € sur une saison pour combattre, sans même parler des frais de déplacement et de logement ?

Oui, l’IBJJF et la CFJJB proposent des compétitions de qualité, en mode « premium », mais comment peut-on normaliser une telle dépense dans une période difficile pour de nombreuses personnes ? La compétition n’est pas nécessaire pour s’extraire de son quotidien ; se rendre au dojo et s’entraîner peut suffire.

Pour ma part, j’ai commencé la compétition en sport de combat adolescent et j’ai pu en faire pendant des décennies parce que le prix de l’événement n’était pas une question. Nous payions moins de 10 €. Quand les NAGA et autres sont arrivés, nous ne comprenions pas que de tels prix soient demandés… Et maintenant, c’est devenu la norme… et on ne gagne même pas de ceinture…

Le BJJ pour tous, mais surtout pour ceux qui ont de l’argent…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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BJJ Prices: Martial Reflections of a Hypnofighter #429

I wonder how it’s possible that today we have two thousand participants in the French championships or over 6,000 for the Masters in Las Vegas, when the cost of competitions is around €60 in France and $120 for the IBJJF.

Are we crazy? I know we like to act like Americans and say that France prevents professionalism because of its associative sports model, and that the French don’t want to pay for private clubs because they’re used to paying €400 a season for an association.

Yes, these are the remnants of a social dimension of sport. It’s indeed difficult to make money in this field, because paying a lot for sports is not part of our culture. As a reminder, the sports models we highlight pay an average of $145 to $175 per month to train.

So yes, paying a fortune to compete is truly excessive. But what I don’t understand is that while the Masters can possibly invest for their leisure, how do the young people do it? After all, they are the ones who want to participate, prove their worth, and are hungry. How do they manage to pay €60 a week for some, or at least twice a month? How do they afford to spend €1,200 in a season to compete, not to mention travel and accommodation expenses?

Yes, the IBJJF and the CFJJB offer top-notch, « premium » competitions, but how can we normalize such an expense during a difficult time for many people? Competition is not necessary to escape from daily life; going to the dojo and training can be enough.

For my part, I started competing in combat sports as a teenager and was able to do it for decades because the price of the event was not an issue. We paid less than €10. When NAGA and others arrived, we didn’t understand why such prices were being asked… And now it has become the norm… and we don’t even win a belt…

BJJ for all, but especially for those who have money…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #422 : Savoir ce que nous voulons partager

Ce qui est intéressant dans l’enseignement du BJJ, de la Luta et du MMA, c’est qu’il n’y a pas de programme imposé. Cela signifie que nous ne suivons pas nécessairement un syllabus, même si des groupes comme Barra le font. En conséquence, il est essentiel de réfléchir à ce que l’on veut proposer et à la manière dont les cours seront structurés.

Par exemple, j’ai arrêté les échauffements traditionnels il y a des années. Pendant un certain temps, j’utilisais des drills de lutte, mais depuis début 2025, je commence les cours par des randoris, qui sont des échauffements en opposition où le premier round est souvent plus léger.

L’objectif est de prendre des orientations qui permettent aux élèves de progresser au mieux, tout en conservant les objectifs d’acquisition attendus. Mon académie est axée sur les loisirs : il n’y a pas d’obligation de résultats, chacun avance à son rythme, en fonction de sa vie.

Bien connaître le cadre que l’on propose est également crucial. Je sais que la Raça ne répondra pas aux attentes des pratiquants qui veulent faire de la compétition, qui ne veulent pratiquer que le Gi ou, à l’inverse, que le grappling. De même, si les pratiquants de Jiujitsu ne veulent travailler que la phase de grappling au sol, ils risquent de ne pas apprécier l’obligation de travailler debout et de gérer régulièrement les frappes, que ce soit debout ou au sol.

Quand on présente une discipline sur un site ou dans une publicité, les néophytes ou les pratiquants qui changent d’académie s’attendent, comme au Judo, à retrouver des logiques similaires. Lorsque le cadre est très différent de ce qui est généralement proposé, cela peut les déstabiliser.

Il appartient aux professeurs de définir les programmes, les règles et les attentes, tant comportementales que techniques, et de les partager avec ceux qui leur font confiance pour une saison supplémentaire, afin de créer un groupe dont l’énergie est orientée vers les mêmes objectifs et avec une direction clairement définie.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/


English Translation

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #422: Knowing What We Want to Share

What I find interesting about teaching BJJ, Luta, and MMA is that there isn’t a mandatory curriculum. This means we don’t necessarily follow a syllabus, although groups like Barra do. Consequently, it’s essential to reflect on what we want to offer and how we will structure the classes.

For example, I stopped using traditional warm-ups years ago. For a while, I was using wrestling drills, but since the beginning of 2025, I’ve been starting classes with randoris—warm-ups that involve opposition, with the first round often being lighter.

The goal is to take directions that allow students to progress as effectively as possible, while maintaining the expected learning objectives. My academy is recreation-focused: there’s no pressure for results, and everyone progresses at their own pace, according to their life.

Knowing the framework you’re offering is also key. I know that the Raça won’t meet the expectations of practitioners who want to compete, who only want to practice Gi, or, conversely, only grappling. Similarly, if Jiujitsu practitioners only want to work on ground grappling, they might not appreciate the requirement to work standing and regularly handle strikes, whether standing or on the ground.

When a discipline is presented on a website or in an ad, newcomers or practitioners changing academies might expect to find similar logic, much like in Judo. When the framework is very different from what is generally offered, it can be unsettling for them.

It’s up to the professors to define the programs, rules, and expectations—both behavioral and technical—and to share them with those who trust them for another season, in order to create a group whose energy is focused on the same goals and with a clearly defined direction.

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #421 : Le BJJ dans la rue

Comme chaque année, lorsque le dojo est fermé, je propose de s’entraîner au MMA et au BJJ sur du béton. Factuellement, on pourrait être sur de l’herbe, mais je m’étais rendu compte il y a quelques années que martialement parlant, cette période nous remettait dans une humilité face à des choses aussi simples que combattre dans la rue.

Je sais que tout le monde ne s’entraîne pas dans un esprit de self-défense, et c’est aussi mon cas. J’inclus cette facette dans ma pratique et je partage à mes élèves les notions clés, car c’est une composante de mon BJJ/Luta. Combattre sur du dur avec de petits cailloux qui pourraient être du verre dans la rue, c’est se rendre compte à quel point nous ne sommes pas mobiles et à quel point les genoux et les mains se blessent rapidement.

Nous sommes tellement habitués à faire nos techniques sur des tatamis, ou éventuellement sur des parquets (je ne parle pas pour les pratiquants de Jiu-Jitsu), que nous pouvons ne plus penser à des choses aussi anodines que la pression d’un corps sur nos articulations. Si l’on prend un body lock au sol, on peut déjà avoir des retours disant que cela met les mains sous pression, mais lorsque votre main de contrôle est compressée sur le sol, la douleur est démultipliée.

Et là, pas de souplesse du sol, les graviers ou les aspérités font souffrir et modifient du coup les contrôles et même notre capacité de concentration pour frapper ou chercher une soumission. De plus, les murets et les angles de certains espaces de rue peuvent nous blesser en un instant sur une chute (ou une projection).

Tous ceux et celles qui viennent s’entraîner avec moi pendant cette période repartent avec la même idée : cela n’a rien à voir avec les combats en dojo. Cela nous offre un vrai moment de remise en question de la réalité du combat, certes sans l’adrénaline qui peut avoir lieu en phase d’agression.

Il y a une vraie dimension à mettre en place pour tous ceux qui travaillent la self-défense via le BJJ, pour améliorer l’enseignement des contraintes de notre discipline en cas de mise au sol (en un contre un, etc.).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Traduction en anglais

Martial Reflections of a Hypnofighter #421: BJJ in the Street

Like every year, when the dojo is closed, I suggest we train MMA and BJJ on concrete. Factually, we could be on grass, but a few years ago I realized that, from a martial perspective, this period put us back in a state of humility regarding things as simple as fighting in the street.

I know that not everyone trains with a self-defense mindset, and that’s also my case. I include this aspect in my practice and I share the key notions with my students, because it is a facet of my BJJ/Luta. Fighting on a hard surface with small stones that could be glass in the street makes you realize how immobile we are, and how quickly knees and hands get injured.

We are so used to performing our techniques on mats, or occasionally on hardwood floors (I’m not talking about all Jiu-Jitsu practitioners), that we can forget about things as trivial as the pressure of a body on our joints. If you apply a body lock on the ground, you might already get feedback that it puts pressure on your hands, but when your controlling hand is compressed against the ground, the pain is multiplied.

And there, with no softness from the ground, the gravel or rough spots cause pain and, as a result, modify our control and even our ability to concentrate on striking or looking for a submission. Furthermore, walls and the angles of certain street spaces can injure us in an instant during a fall (or a throw).

Everyone who comes to train with me during this period leaves with the same idea: it has nothing to do with fighting in a dojo. It offers us a real moment of questioning the reality of combat, certainly without the adrenaline that can occur during an assault.

There is a real dimension to put in place for all those who work on self-defense via BJJ, to improve the teaching of our discipline’s constraints in case of a takedown (in a one-on-one, etc.).

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #419 : Combien de fois t’entraines-tu ?

Cet article explore la différence entre la nouvelle génération de pratiquants de Jiu-jitsu brésilien et les anciens en ce qui concerne le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. L'auteur souligne que les jeunes, grâce à un accès accru aux installations et aux ressources en ligne, peuvent accumuler une quantité d'entraînement suffisante pour progresser plus rapidement que leurs aînés, remettant en question l'idée reçue selon laquelle une ceinture noire doit nécessairement s'obtenir après de nombreuses années. L'article réfute également l'idée que ces académies sont des "McDojos", affirmant que la qualité de l'enseignement en France reste élevée.

Dans mon dernier post, certaines remarques portaient sur le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. On sait qu’en France, dans notre milieu associatif, les dojos ne sont souvent disponibles que le soir, parfois tous les jours ou en alternance avec d’autres disciplines. De ce fait, même les passionnés vivant dans de petites municipalités n’ont pas la possibilité de s’entraîner beaucoup.

Beaucoup de gens s’entraînent deux ou trois fois par jour, en incluant la préparation physique. Oui, c’est quasiment ce que font les professionnels. Mais depuis quelques années en BJJ, je vois des jeunes qui, même quand ils n’ont pas de cours, se rendent dans des académies ouvertes et s’entraînent pendant des heures, voire passent leur journée entière à la salle.

Oui, c’est un truc de « jeunes » qui n’ont pas toujours de responsabilités ni de travail, mais ils sont super investis dans le Jiu-jitsu et l’entraînement. Du coup, oui, ils peuvent obtenir une ceinture noire en moins de 10 ans. Et oui, la nouvelle génération qui a la chance de pouvoir s’entraîner aussi fréquemment peut, en 5 ans, dépasser des ceintures noires qui ont mis 15 ans pour l’obtenir.

C’est normal : au-delà des différences d’âge qui seront toujours présentes, ils auront accumulé une quantité d’entraînement aussi importante, voire plus, que les ceintures noires, avec des styles d’entraînement plus dynamiques et surtout des tonnes de techniques et de corrections disponibles grâce aux bases de données incroyables d’Internet.

Alors, rire ou se moquer des académies qui donnent des ceintures « rapidement » en termes de temps, mais pas tant que ça en nombre d’entraînements, est une erreur. Ce ne sont pas des « McDojos ». Je pense que, concrètement, en France, nous avons des professeurs passionnés et suffisamment sérieux pour ne pas donner de ceintures noires simplement pour avoir plus d’affiliés ou des redevances parce qu’ils représentent leur académie.

Pour en revenir à l’idée que des gars donneraient des ceintures noires à des personnes que les autres pratiquants ne jugent pas au niveau, juste pour le business, tout le monde les « connaît ». Il suffit de lancer le sujet avec n’importe quel pratiquant ayant au moins le 2e degré (qui est le grade minimum pour donner une noire), et vous entendrez très vite des histoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #419: How often do you train?

In my last post, some comments were about the time it takes to get a black belt. We know that in France, with our non-profit community model, dojos are often only available in the evenings, sometimes daily or in alternating disciplines. This means that even enthusiasts in small towns don’t have the opportunity to train much.

Many people train two or three times a day, including physical conditioning. Yes, this is pretty much what professionals do. But for a few years now in BJJ, I’ve been seeing young people who, even when they don’t have a class scheduled, go to open academies and train for hours, or even spend their whole day at the gym.

Yes, this is a « young people’s » thing, who don’t always have responsibilities or jobs, but they are super invested in Jiu-jitsu and training. So yes, they can get a black belt in less than 10 years. And yes, the new generation that has the chance to train so frequently can, in 5 years, surpass black belts who took 15 years to get theirs.

This is normal: besides the age differences that will always be there, they will have accumulated an amount of training as significant, if not more, than the black belts, with more dynamic training styles and, above all, tons of techniques and corrections available thanks to the incredible databases on the internet.

So, laughing or making fun of academies that give belts « quickly » in terms of time, but not so much in terms of the number of training sessions, is a mistake. They are not « McDojos. » I think that, in France, we have passionate and serious enough instructors not to give out black belts simply to have more affiliates or royalties because they represent their academy.

To get back to the idea that some guys would give black belts to people that other practitioners don’t think are at the right level, just for business, everyone « knows » who they are. You just have to bring up the subject with any practitioner with at least a 2nd-degree black belt (which is the minimum rank to give a black belt), and you will very quickly hear stories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #403 : L’enseignement en cours particuliers

Cet article explore la controverse autour de l'obtention rapide d'une ceinture noire en BJJ, notamment le cas de Derek Moneyberg, et met en lumière les avantages et les inconvénients des cours particuliers en arts martiaux. Il discute de la rareté des progressions accélérées, de l'importance de l'opposition variée en groupe pour valider le niveau, et de la tendance des cours privés à intellectualiser la pratique au détriment de la répétition. L'auteur suggère que les cours particuliers, bien qu'extraordinaires pour la personnalisation, devraient être complétés par des entraînements en groupe pour une progression optimale.

Aux États-Unis, une polémique récente concerne Derek Moneyberg, qui aurait obtenu sa ceinture noire de BJJ en 3,5 ans. Pour notre communauté de BJJ et de Luta Livre, cette durée est exceptionnellement courte. Hormis quelques surdoués ayant brillé en compétition avec des titres majeurs au sein de grandes organisations comme l’IBJJF ou l’ADCC, de tels cas sont rares.

Derek affirme avoir suivi des heures d’entraînement intense avec des coachs de renom. Il est important de noter que, même si je respecte des compétiteurs comme Jake Shields ou Glover Teixeira, cela ne garantit en rien leurs qualités de coach. Des figures telles que Danaher ou Galvão ont, quant à elles, prouvé leur capacité à former des Jiu-Jitsukas sportifs d’élite, mais cela ne s’applique pas nécessairement à d’autres.

Il est tout à fait possible que Derek soit un surdoué de notre discipline. J’en ai rencontré, mais malheureusement, l’intensité des entraînements et des sparrings a souvent eu raison de leur ascension fulgurante, souvent stoppée au niveau de la ceinture violette. C’est la quantité des entraînements et l’opposition intense qui freinent parfois la progression.

Dans le cas de Derek, il s’entraînait en cours particuliers avec des combattants d’élite, ce qui pourrait potentiellement réduire les risques de blessures. Cependant, saviez-vous que le Gracie Jiu-Jitsu était, par le passé et avant l’influence de Carlson Gracie, enseigné exclusivement en cours particuliers ? J’ai été étonné de le découvrir (toujours en lisant le livre de Drysdale).

De nos jours, même si les instructeurs proposent des cours particuliers, la plupart du temps, ils encouragent leurs élèves à s’entraîner ponctuellement avec leur équipe. Cela permet d’affronter d’autres oppositions et de valider leur niveau « sur le tatami ».

L’avantage majeur des cours particuliers est de pouvoir approfondir chaque détail pendant une heure et de bénéficier d’un entraînement personnalisé. Néanmoins, cela peut parfois intellectualiser un processus qui devrait plutôt être forgé par la répétition silencieuse et constante. Un ou plusieurs professeurs, même inconsciemment, peuvent limiter la progression de leurs élèves en les privant de la diversité des pratiquants et des styles.

Les cours particuliers sont un atout extraordinaire, mais ils devraient parfois être complétés par des séances de groupe pour optimiser et affiner la progression.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

 Martial Reflections of a Hypnofighter #403: Private Lessons in Teaching

In the US right now, there’s a controversy surrounding Derek Moneyberg, who reportedly obtained his BJJ black belt in 3.5 years. For our BJJ and Luta Livre community, this duration is exceptionally short. Apart from a few prodigies who have proven themselves in competition with major titles in large organizations like IBJJF or ADCC, such cases are rare.

Derek claims to have undergone intense training hours with renowned coaches. It’s important to note that, while I respect competitors like Jake Shields or Glover Teixeira, this by no means guarantees their coaching quality. Figures such as Danaher or Galvão, on the other hand, have demonstrated their ability to develop elite sport Jiu-Jitsukas, but this doesn’t necessarily apply to others.

It’s entirely possible that Derek is a prodigy in our discipline. I’ve encountered some, but unfortunately, the intensity of training and sparring often cut short their incredible ascent, frequently stopping at the purple belt level. It’s the sheer volume of training and intense opposition that sometimes hinders progression.

In Derek’s case, he was taking private lessons with elite fighters, which could potentially reduce the risk of injuries. However, did you know that Gracie Jiu-Jitsu, in the past and before Carlson Gracie’s influence, was taught exclusively through private lessons? I was surprised to learn this (still from Drysdale’s book).

Nowadays, even if instructors offer private lessons, most of the time, they encourage their students to train occasionally with their team. This allows them to face different opponents and validate their level « on the mat. »

The major advantage of private lessons is the ability to delve into every detail for an hour and receive personalized training. Nevertheless, this can sometimes over-intellectualize a process that should ideally be forged through silent, constant repetition. One or more professors, even unconsciously, can limit their students’ progress by depriving them of the diversity of practitioners and styles.

Private lessons are an extraordinary asset, but they should sometimes be supplemented by group sessions to optimize and refine progression.

Take what is good and right for you.

Be One,

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #397  : Les dérives des arts martiaux : Quand l’escroquerie s’invite sur le tatami

Cet article explore le phénomène des escroqueries dans le monde des arts martiaux et sports de combat. Il dénonce les "professeurs de bullshido" qui vendent des techniques inefficaces, la vente de grades et de ceintures, les fausses filiations et les stages onéreux pour des graduations accélérées. L'auteur souligne l'absence de secrets dans le combat réel et met en garde contre les individus malhonnêtes qui exploitent la naïveté des pratiquants.

Les arts martiaux et sports de combat, potentiellement des sources de revenus considérables, voient l’émergence de modes successives, du full-contact au muay-thaï, puis au MMA, attirant inévitablement les escrocs. Il est notoire que les mafias ne sont jamais très éloignées de la boxe, quel que soit le pays, et le MMA ne fait pas exception à cette règle.

Nous rencontrons ensuite les « professeurs de bullshido », un terme fréquemment utilisé en BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) pour désigner les charlatans qui vendent, à des centaines d’euros ou de dollars, des stages ou des cours basés sur des techniques dénuées de sens. Pire encore, des individus non gradés ou sans expérience significative dirigent de grandes académies où ils dispensent des cours sans les prérequis nécessaires.

Il est même avéré que des grades s’achètent. Des professeurs de BJJ réputés aux États-Unis ont tranquillement vendu des ceintures noires, car il est toujours avantageux d’avoir de tels grades sur son CV. Le plus regrettable est que ces professeurs ne connaissent même pas les acheteurs, n’ayant jamais pratiqué avec eux ni rien fait d’autre.

D’autres proposent des séries de stages très onéreux pour accélérer les graduations, dans le but de pouvoir affirmer que cette ceinture noire est réellement « leur élève ».

Nous avons aussi ceux qui s’inventent des filiations ou prétendent avoir rencontré des fondateurs de styles alors que ces derniers étaient décédés avant même leur première visite au dojo.

Nous le savons, nos mondes sont remplis de récits et d’histoires invraisemblables, entre les niveaux fantasmés et les techniques secrètes que personne au monde n’aurait découvertes. Comment, dans un monde où il n’y a jamais eu autant de pratiquants et un tel accès à l’information, y a-t-il encore des élèves naïfs qui pensent que ce qu’un professeur ou une école enseigne n’a pas été trouvé dans d’autres écoles ? Le combat est concret et simple ; il n’y a pas de secret pour neutraliser un adversaire que nous n’ayons pas déjà vu, lu ou testé.

Le problème est que ces escrocs volent l’argent et mentent sur les compétences qu’ils partagent, au détriment de l’apprenant.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #397: The Pitfalls of Martial Arts: When Fraud Enters the Tatami

Martial arts and combat sports, potentially significant sources of income, see the emergence of successive trends, from full-contact to Muay Thai, then to MMA, inevitably attracting fraudsters. It’s well-known that mafias are never far from boxing, regardless of the country, and MMA is no exception to this rule.

We then encounter « bullshido professors, » a term frequently used in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) to describe charlatans who sell, for hundreds of euros or dollars, workshops or courses based on meaningless techniques. Worse still, unranked individuals or those without significant experience run large academies where they offer courses without the necessary prerequisites.

It’s even proven that ranks can be bought. Reputable BJJ professors in the United States have quietly sold black belts, as it’s always advantageous to have such ranks on one’s resume. The most regrettable part is that these professors don’t even know the buyers, having never trained with them or done anything else.

Others offer very expensive series of workshops to accelerate graduations, with the aim of being able to claim that this black belt is truly « their student. »

We also have those who invent lineages or claim to have met style founders when the latter had passed away even before their first visit to the dojo.

We know that our worlds are full of incredible stories and narratives, from fantasized skill levels to secret techniques that no one in the world has supposedly discovered. How, in a world where there have never been so many practitioners and such access to information, are there still naive students who believe that what a professor or school teaches hasn’t been found in other schools? Combat is concrete and simple; there are no secrets to neutralizing an opponent that we haven’t already seen, read, or tested.

The problem is that these fraudsters steal money and lie about the skills they share, to the detriment of the learner.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #392 : Savoir se battre 

Cet article explore la différence entre les compétences de combat de rue et les arts martiaux, en soulignant que l'expérience de la rue peut être trompeuse et que la formation en arts martiaux offre un avantage significatif, bien qu'elle ne garantisse pas toujours la victoire.

J’ai vu une vidéo où il était demandé à des passants s’ils pensaient savoir se battre. La réponse a été positive chez beaucoup de personnes (le montage y est pour quelque chose), mais ce que je trouvais intéressant c’est qu’ils pensent vraiment être dangereux en combat parce qu’ils se sont battus quelques fois dans leur vie, entre l’école et la rue.

Il est impossible de nier qu’il y a des bagarreurs de rue qui n’ont pas de passé martial qui peuvent nous mettre K.O. d’une droite, sans compter les vices bien spécifiques à la rue. Il serait idiot aussi de croire que les arts martiaux et sports de combat nous feraient remporter tous les affrontements à main nue face à des néophytes.

Mais globalement, pour avoir combattu et même « taquiné » énormément, surtout ado et jeune adulte, des non-pratiquants qui voulaient toujours se tester, il était rare de rencontrer des opposants dangereux, que ce soit en lutte ou en frappes.

Si clairement le monde de la rue est un danger et que tout ce qui peut s’y passer est souvent en dehors de nos connaissances techniques, la plupart des personnes qui n’ont pas l’habitude du combat, même assez athlétiques, vont assez rapidement se faire contrôler ou tomber K.O.

Le BJJ, le Luta et le Judo, le Grappling en général, ont plus de protection par rapport à la frappe qui peut toujours laisser passer un « lucky punch ». Le contrôle dans les systèmes de lutte est vraiment magistral, surtout chez ceux qui maîtrisent bien les Takedowns.

Même si les années de combat ont pu apporter de vraies qualités pour combattre sans arme en un contre un, il faut rester humble et prêt à dépenser énormément d’énergie pour gérer ces combattants du dimanche parfois trop prétentieux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #392: Knowing How to Fight

I saw a video where passersby were asked if they thought they knew how to fight. The answer was positive for many people (the editing has something to do with it), but what I found interesting is that they really think they are dangerous in combat because they have fought a few times in their lives, between school and the street.

It is impossible to deny that there are street fighters who have no martial background who can knock us out with a right, not to mention the vices specific to the street. It would also be foolish to believe that martial arts and combat sports would make us win all hand-to-hand confrontations against neophytes.

But overall, having fought and even « teased » a lot, especially as a teenager and young adult, non-practitioners who always wanted to test themselves, it was rare to encounter dangerous opponents, whether in wrestling or striking.

While clearly the street world is a danger and everything that can happen there is often outside our technical knowledge, most people who are not used to fighting, even if they are quite athletic, will quickly be controlled or knocked out.

BJJ, Luta and Judo, Grappling in general, have more protection compared to striking, which can always let a « lucky punch » through. Control in wrestling systems is truly masterful, especially among those who master Takedowns well.

Even if years of combat have brought real qualities to fight unarmed in a one-on-one situation, you have to remain humble and ready to expend a lot of energy to manage these Sunday fighters who are sometimes too pretentious.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #389 : À quel moment…

Je me demande toujours à quel moment le physique va reprendre sa place dominante dans les sports de combat. Nous avons tous vu des débutants très athlétiques qui, tant en boxe qu’en lutte, donnent du souci à des combattants avancés et techniquement à des années-lumière.

Dans le cas du BJJ, j’ai souvent vu des types très denses et explosifs parvenir, avec la compréhension de la posture, à empêcher l’application de techniques de gars bien plus gradés. Alors attention, en quelques mois, ils peuvent ne plus se faire soumettre ou renverser, mais ce n’est pas pour autant qu’ils passent une garde, renversent ou finalisent.

Le marqueur pour moi est ce moment où le BJJ, la luta ou même les boxes, ne parviennent plus à prouver que la technique supplante la force. La technique peut supplanter la force sans la moindre idée technique, mais dès qu’il y a une base, c’est très difficile.

On l’a vu avec des ceintures bleues ou violettes qui ne font que du sol pour le MMA, donc on ne peut pas dire, des BJJistes, empêcher des champions du monde comme Vieira de les soumettre, voire de les dominer, et pire encore, de les faire taper.

Pourquoi on ne se prend plus la tête à enseigner le sol aux combattants, mais juste à se défendre et sortir en explosant ou en utilisant leur physique ? Parce que le temps passé à se faire un corps fort, puissant et polyvalent supplante complètement, en termes de résultat, le même temps passé en techniques complexes.

La simplicité technique peut être le chemin le plus juste pour les combattants les plus athlétiques, pour empêcher et mettre en danger l’opposant. Et vous, à quel moment vous dites-vous : ma technique ne fonctionne pas, je ne suis pas assez lourd, puissant, explosif, jeune ou autre, face à cette force physique avec peu de technique ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of an Hypnofighter #389: At what point…

I always wonder when the physical will regain its dominant place in combat sports. We have all seen very athletic beginners who, in both boxing and wrestling, give advanced fighters, technically light-years ahead, a hard time.

In the case of BJJ, I have often seen very dense and explosive guys manage, with an understanding of posture, to prevent the application of techniques from much higher-ranked guys. So be careful, in a few months, they may no longer be submitted or reversed, but that doesn’t mean they pass a guard, reverse, or finalize.

The marker for me is that moment when BJJ, luta, or even boxing, can no longer prove that technique supplants strength. Technique can supplant strength without the slightest technical idea, but as soon as there is a base, it is very difficult.

We’ve seen it with blue or purple belts who only do ground work for MMA, so we can’t say, BJJ practitioners, preventing world champions like Vieira from submitting them, even dominating them, and worse, making them tap out.

Why don’t we bother teaching ground work to fighters anymore, but just how to defend and get out by exploding or using their physicality? Because the time spent building a strong, powerful, and versatile body completely supplants, in terms of results, the same time spent on complex techniques.

Technical simplicity may be the fairest path for the most athletic fighters, to prevent and endanger the opponent. And you, at what point do you say to yourself: my technique doesn’t work, I’m not heavy, powerful, explosive, young or otherwise enough, against this physical strength with little technique?

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
ttps://www.passioncombat.net/