L’attente Excessive d’un partenaire en Hypnose

attente

Il arrive souvent en séance en cabinet ou dans la rue que nous rencontrions des personnes en attente excessive vis à vis de l’hypnose.C’est une croyance légitime parce que l’image populaire surpasse largement notre pretalk.

Avec cette attente il y a de fortes probabilités que votre partenaire reste dans une transe très consciente.

Ce qui pourrait être dommageable, parce que le subconscient qui a l’opportunité de s’exprimer, va devoir écouter la volonté consciente mais sourde à ses peurs, ses souffrances et tout ce qui a été retenu depuis un certain temps.

C’est là où l’attente en excès pourra devenir un frein à la séance. En effet, votre partenaire souhaite imposer ce que consciemment il estime juste. Par exemple, je dois être sous l’emprise du praticien dans le cas de l’hypnose de rue ou je vais vivre des sensations, émotions, dialogues extra-ordinaires pendant ma thérapie. Il va y avoir une dissociation du partenaire qui deviendra observateur et stimulateur de la conséquence attendue, sans s’ouvrir dans une transe de partage.

Imaginez que vous imposiez à un ami qui en à lourd sur le coeur, des péripéties dont il n’a que faire. Il y a de forte chance que ce dernier se taise, et se ferme à la discussion.

Depuis quelques mois, j’ai de nombreuses demandes pour vivre des H-Ultras, pourtant à aucune des séances je ne les fais quand on me le demande. Il y a certes le levier de croyance qui pourrait être utile pour appuyer le travail abordé, mais il y a tout autant de chance d’être déçu en se disant que ce n’est que ‘ça’. L’attente est un outil merveilleux que l’Hypnose peut nous proposer pour pallier à ce type de difficulté.

Ne pas faire une séance telle que la personne l’attend à vivre et ne jamais lui dire quand cette dernière se fera. Pour ma part, je refuse de façon quasi systématique les personnes qui m’appellent pour une séance pour ‘découvrir’ une transe profonde, une régression en âge ou en vie antérieure. En thérapie, nous gardons le ‘lead’ de notre séance et c’est notre capacité à s’adapter qui offrira des opportunités supplémentaires  au changement attendu par le patient.

Prendre un temps pour bien mettre en place le Prétalk sera une facteur important. Il faudra vraiment offrir une image différente, quitte à casser le mythe de l’Hypnose Magique. Au moins vous parviendrez à un échange plus vrai, plus ouvert à d’autres types d’opportunités.

Be One

Pank

Réflexions sur l’Internet

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Internet était un superbe outil. Je le mets au passé parce qu’aujourd’hui, il semble que cette sphère soit devenue tellement libre qu’elle est de plus en plus contrôlée, endoctrinée. L’internet devient l’outil de propagande du 21e siècle, avec de nombreuses tendances qui se retrouvent rapidement aux même sources.

On voit de plus en plus de Hoax dans nos mails, sur nos réseaux sociaux. La force de la contre informations  est de faire croire que nous possédons un savoir et que grâce à nous le peuple va ouvrir les yeux. Les relayeurs devenant les meilleurs commerciaux d’une information invérifiable, seulement sur des sites ou des sources ‘anonymes’, ‘secrètes’, ‘de personnes bien informées’…

Cette logique de dire qu’une personne ou un groupe sait tout, sans jamais l’a mettre en lumière est une forme de SUBSTITUTION.

Cette technique est très connue en manipulation, pour appuyer et étayer des discours avec comme référence un homme illustre, une source secrète et autres. Comme il y a peu de chance que nous, consommateurs de l’information, allions faire des recherches, nous adhérons et appuyons la thèse. La déformant et l’amplifiant en bon téléphone arabe.

Certains me rétorqueront que maintenant grâce à l’internet, rien ne se perd, et nous pouvons retrouver des phrases et des contradictions émises par des politiques ou des personnes publiques. Avec un petit montage et une diffusion Youtube, nous avons un ‘buzz’ sur la médiocrité de ces gens qui nous entourent, qui nous gouvernent. C’est vrai, rien ne se perd plus, seulement comme la propagande Russe, durant le règne Communiste, qui montrait les Champs Elysées vident la veille d’un défilé militaire, comme étant le Paris du quotidien, prendre une photo, une phrase, un instant hors contexte, laissent aux ‘monteurs’ le loisir d’y exprimer ce qu’il souhaite.

Chaque jour, nous avons de nouvelles informations, de nouvelles vérités. Nous critiquons ce que beaucoup nomme les ‘merdias’, mais nous adhérons à des thèses de sites divers. Le plus intéressant est de remonter à la source de ces sites, et rapidement nous trouvons des liens avec des extrémismes de toutes parts, politiques, économiques, religieux.

L’internet et les réseaux sociaux comme fer de lance permettent une chose que jamais je n’aurais cru possible avant, des jeunes issus de la diversités, relaient et approuvent des fachistes anti-diversité. Les réseaux sociaux laissent croire à une liberté de penser et de s’exprimer, seulement les tendances qui sont proposées sur ces outils sont dès le départ orientées. Il n’y a d’ailleurs que peu d’arguments dans les commentaires, mais plutôt une lutte veine entre des opinions comme à l’époque de la guerre froide, les uns et les autres étant persuader que leurs vérités, leurs sources d’informations sont les plus justes.

La population devient de plus en plus critique vis à vis des journalistes qu’ils estiment vendus. Seulement avec tous les défauts et les pressions qu’ils subissent, ils ont appris durant leurs études à penser ‘neutre’. Il est vrai que c’est impossible d’être neutre mais ils tendent à l’être. A l’inverse de la pire des inventions pour la diffusion de contenues, le journalisme de proximité.

Les personnes impliquées ou impliquantes vont donner des informations, comment peuvent elles prendre le recul nécessaire pour être factuelles ?

Alors aujourd’hui, qu’attendons nous ? Sommes nous tellement libres que nous sommes soumis à nos smartphones pour voir les nouvelles du facebook et autres sites d’informations ‘sures’ et alternatives ? Est ce que nous souhaitons encore relayer l’information dont nous ne cherchons jamais les origines ?

Combien de fois, ai je lu des thèses remplies de colère sur des parties de documents alors que personne n’a pris le temps de lire les textes initiaux ?

Internet pouvait nous ouvrir mais la désinformation, nous mène à obéir à des diktats invisibles. Alors nous devenons paranos, complotistes, on construit des théories alambiquées et pendant ce temps le pouvoir, ceux qu’aucune insulte, aucun commentaire, aucun blog ou site d’informations alternatifs, ne pourront faire changer d’opinions, continuent à vivre sereinement.

Est ce que l’internet libre doit enfermer dans des dogmes et pire derrière un écran ?

Est ce que l’information juste doit être obscure comme les mensonges dénoncés par ces derniers ?

Qui gagne à ce que nous ne trouvions plus aucune réponse valable et que l’effet mouton soulève la masse, loin de tout ? A devenir des activistes du clavier qu’offrons nous à la réalité ? A part introduire des croyances sans fondements, sans explications, sans preuve, comment forme-t-on la pensée critique, la réflexion ?

L’internet libre devait offrir un chemin vers plus de connaissances, plus d’échanges, plus de réflexions, pourtant nous lisons tous les mêmes informations, nous relayons tous la même propagande. Les Médias et la télévision est jugée comme vendue, pourtant il est étonnant que sans que je n’allume jamais ma télévision, j’ai exactement les mêmes informations que ceux qui l’a regarde… Est ce que nous ne cherchons pas un ennemi là où il ne se trouve pas ? Ou se trouve la cohésion ? L’aide ? Le Support que le partage sans limite devrait offrir ? Ou se trouve les échanges intellectuels sans arriver à des insultes, des propos nauséabonds et irrespectueux pour un des interlocuteurs ?

Sommes nous plus dans l’évolution des consciences ou dans l’auto satisfaction d’une pointe d’ouverture alternative ?

Prenez soin de Vous

Be One

Pank

 

Réflexions sur les Transes : Ouvertes / Fermées / Conscientes / Subconscientes

Comme je vous en faisais part dans un article précédent, il y a pour moi et ma définition de l’état de Transe, plusieurs critères à prendre en compte.

Il est important pour nous, praticiens et pratiquants, d’avoir une compréhension de ce que notre partenaire peut vivre durant sa transe. Si nous restons dans les concepts classiques, qu’une transe ouvre aux suggestions, nous pouvons constater que nous sommes dans des cas qui ne sont pas clairement définis pas ces définitions.

Je vous propose ma perception et mes conclusions actuelles sur le sujet des transes.

Be One

Pank

 

Transes Ouvertes et Transes Fermées

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Je retrouve souvent la croyance que lors des sessions, les clients doivent garder les yeux fermés et que lorsqu’ils les ouvriront, la séance sera finie.

En effet, la problématique du patient qui ouvre les yeux, est récurrente pour beaucoup de praticien. Comme si soudainement la séance se terminait et que l’opérateur avait échoué dans sa pratique.

Ce qui est surprenant, c’est que lors du pretalk, nous pouvons expliquer que le client est libre ou non d’accepter les suggestions, qu’il n’est pas contraint, qu’il ne dort pas, mais dès qu’en pratique, il y a une réaction, c’est comme un problème pour le praticien.

Pourtant cela ne contrarie en rien la séance, il suffit d‘accepter la transe de son partenaire et arrêter de projeter nos croyances, comme quoi les clients resteront profondément détendus, limite absents. C’est une façon de voir qui peut être comprise en début de pratique, mais l’expérience nous apprend que ce n’est pas le cas.

Même si en hypnose Elmanienne, il est préférable que notre partenaire soit en niveau somnambulique, il n’y a guère de problème de gérer la séance à un autre niveau. De plus, ce que j’expliquais à des apprenants, le client peut bouger dans tous les sens, crier, hurler, rire, pleurer, les yeux ouverts tout en donnant l’impression de ne pas être en transe et pourtant, il est bel et bien au niveau somnambulique.

J’ai eu cette semaine une demoiselle qui m’expliquait ne pas pouvoir garder les yeux fermer, il suffit donc de faire comme ce bon vieux docteur Flower, lui faire fixer le regard sur un point..

Tout cela pour revenir sur cette idée que les transes sont instables et qu’elles n’offrent pas l’attente que le praticien peut se faire.

Dans cette instabilité, je souhaiterai soulever un point qui me semble interessant. Il y a certains patients qui sont dans des transes que je nommerai ‘fermées’. L’idée est simple, nous entrons très facilement en Transe, tous autant que nous sommes, et ceux qui estiment ne pas y aller, ne pourraient pas me faire croire que jamais il n’ont les yeux dans le vague, que jamais ils n’ont vécu de d‘émotions devant un film, ou qu’ils n’ont jamais fait des mini hallucinations que se soient auditives ou visuelles.

Le hic c’est que l’hypnose parle de transe hypnotique, donc on devrait considérer qu’il y a des transes et des transes hypnotiques ? En quoi la transe hypnotique est différente de la transe quotidienne ? Surtout si dans nos prétalk ( et quasiment tous les ouvrages prennent ces exemples) nous parlons des transes du quotidien ? En quoi y a t il une différence entre une transe hypnotique, une transe chamanique, une transe sportive ou une transe de colère ?

Il me semble que notre sémantique porte préjudice à notre pratique et limite par la même les potentiels des praticiens. Un Hypnothérapeute va souhaiter induire une transe hypnotique qu’il aura défini comme un ensemble de critères auxquels doit répondre son partenaire. Si par malheur un des critères disparaît, par exemple la fermeture des yeux, alors la Transe Hypnotique s’arrête irrémédiablement.

Remarquez que ça doit être hyper stressant et que je comprends bien mieux pourquoi tant de thérapeutes vont éviter de faire parler leurs patients, vont s’assurer avec un signaling que le dialogue se fasse. Imaginez qu’un client ne parle pendant mon histoire ou mes suggestions, ça signifierait que ma méthode ne fonctionne pas ? Même en H-Ultra, j’ai eu des clients qui arrivaient à parler…

Nous vivons donc dans une série de transes et l’exemple de la transe sportive en est une. Un sportif a un certain niveau, n’est plus focalisé que sur son objectif, sa balle, son pas, sa frappe. Il peut éventuellement entendre son partenaire, qui le coache, qui lui donne des conseils. Par contre si vous souhaitez lui suggérer des choses qui ne sont pas liées à ce qu’il met en place, il y a de forte chance que sont facteur critique pour transférer vers un autre type de transe, rejette immédiatement l’information.

De même, pendant une transe de colère, vous pouvez autant que vous le souhaitez suggérer des idées d’apaisement, de calme, voire d’autre chose, il y a peu de chance que la personne qui vit cette transe ne puisse entendre ou accepter la moindre parole.

Nous sommes donc dans des cas intéressants où les faire basculer dans ce que beaucoup estiment être une transe hypnotique sera difficile. Pour autant, ils ne sont pas impossible à hypnotiser, ils sont simplement déjà dans une transe. Seulement c’est une transe qui est fermée aux suggestions. Cela ne veut pas dire qu’un client dans une transe de colère, débarquant au cabinet, nous ne offre pas des voies pour travailler avec.

Il nous faudra par exemple entrer dans sa transe de colère ou encore le transférer d’une transe à une autre. En ce cas, les inductions et les normes ‘hypnotiques’, ne sont plus conformes… pourtant nous pratiquons une forme d’hypnose

Ce que je souhaite mettre en avant est cette faculté commune à entrer en transe, cette capacité a parfois rester dedans ou à y retourner tellement vite que cela peut rendre ‘malade’. Ces transes là sont fermées et vous pourrez autant que vous le souhaitez proposer des suggestions, il y a 90% de chance que rien ne change.

Les outils de l’hypnothérapeute s’ils sont limiter à induire une transe et proposer des suggestions, des recadrages, des métaphores,… ne pourront pas faire basculer vers un autre schéma, une autre transe. Ouvrir les transes à un nouveau processus et donc à la validation des suggestions et des programmes, voilà un travail de fond.

J’ai la croyance que l’autisme est une forme de transe, j’ai eu la chance de travailler avec des enfants autistes et parfois sans retour, parce que je n’étais pas parvenu à les faire fixer suffisamment pour proposer une autre transe éphémère et ‘aidante’.

Par contre pour ceux avec qui j’ai eu quelques instants d’une transe ouverte, il y a eu de très beaux retours. Nous sommes tous autistes à nos manières, nous n’arrivons parfois plus à sortir vers l’extérieur, nous restons cloîtrés dans des transes très souvent hermétiques aux changements. A nous de trouver des transes alternatives et bénéfiques.

Prenez soin de vous.

Be one

Pank

Stabilité des Transes et Facteurs Critiques

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Dans les différentes transes que nous vivons ou que nous faisons vivre à nos partenaires, nous pouvons facilement remarquer qu’il y a durant une même séance des variations.

En effet, par période tout peut sembler plus clair, il y a plein d’images, de mots, de sensations qui nous arrivent, puis quelques instants plus tard c’est plutôt vide. Comme si les questions, le chemin emprunté n’offraient plus de réponses.

Je constate de plus en plus que le facteur critique offre deux facettes voire peut etre double. Le premier sas du conscient vers le subconscient, empêchant l’influence de toutes les informations reçues comme suggestions.

Le second du subconscient vers le conscient qui empêche que des souvenirs, émotions, sensations ne fassent surface dans le conscient, risquant d’être difficilement acceptés voire tolérés.

Dans le modèle entre la stabilité de la transe et les contournement des facteurs critiques, nous avons la capacité de dialogue entre le conscient et le subconscient.

Dans l’idéal, le conscient devrait etre présent comme récepteur d’informations fluides du subconscient et le questionneur des dites informations.

Seulement la transe étant instable le dialogue peut paraitre monologue et soit le conscient prend place et ne parvient plus ‘consciemment’ à entendre le subconscient, ce qui peut se traduire par des larmes, des peurs ou des émotions qui remontent ‘sans raison’ apparente.

Soit le subconscient prend quasiment toute la place et dans ce cas le conscient n’arrive plus a traduire, voire analyser le contenu. Dés lors l’opérateur devient la mémoire et l’analyste du partenaire.

Il arrive fréquemment que le subconscient prenne une grande place quand le facteur critique subconscient > conscient laisse filtrer des éléments importants. Pour exemple une grande violence, des attouchements ou autres expériences traumatiques que le conscient ne pourrait supporter.

C’est un peu comme dans la notion du rêve qui va permettre au subconscient de donner des informations parfois tellement incompréhensibles que même si nous nous en souvenions le conscient reste incapable d’en trouver une logique et l’oublie.

Cela nous donne également une ébauche de compréhension sur la difficulté de la prise de conscience. Il se peut que nous puissions avoir une séance avec une personne tres motivée pour se sortir d’une problématique. Le conscient présent voire sur présent mènera la transe, nos suggestions pourront etre assimilées par le subconscient qui à comme un droit de réponse.

A ce moment là, soit la transe se meut pour offrir une place d’expression du subconscient et donc un contournement du facteur critique, offrant une réponse, via une émotion, une sensation, une image en somme une prise de conscience. Cette dernière nous offrant une orientation à la séance, avec par exemple une réponse à une suggestion qui exprime que la direction prise n’est pas la bonne.

Exemple : un fumeur qui est motivé pour arrêter, des suggestions pour arrêter l’habitude, puis une image un déclic, un souvenir. Le partenaire se souvient que le père lui disait qu’un vrai homme fume. De cette information subconsciente on part sur problématique de ‘virilité’.

Soit la transe ne varie pas suffisamment et le subconscient ne contourne pas le facteur critique, le conscient étant trop présent, laissant la suggestion dans une phase de gestation. Cette dernière étant peut etre dissonante avec des besoins du subconscient donc n’apportant pas de retour attendu.

Exemple : le fumeur s’est donné un délai pour réussir a etre non fumeur, il n’est pas là pour gratter le passé. Même au moment de parler de son père, il s’arrête avec une réflexion type : je ne suis pas la pour parler de lui.

Il est vrai qu’avec un seeding de séance en séance il soit possible de voir des effets se mettre en place, seulement le subconscient va faire pousser ce nouveau processus non loin de celui qui avait besoin de sortir, de s’exprimer (via une abreaction).

Une mauvaise herbe peut ronger après la nouvelle plante… C’est une des raisons pour laquelle il est bon de retirer les attentes excessives des clients. Sur certains sujets il est bon d’avoir une transe consciente, pour d’autres surtout lorsque les outils comme la régression peut être utilisée, l’attente offre trop de place au conscient pour que le subconscient s’exprime librement et qu’il offre les informations les plus importantes pour le mieux être du partenaire.

Je continuerai sur ma réflexion d’instabilité de transe et de double facteur critique dans des papiers à venir.

Prenez soin de vous,

Be one

Pank

Un mise en Rapport naturelle

synchro

Issu de la Pnl il y a quelques années je m’étais appliqué à travailler le rapport au travers de concepts désormais connus de tous, le mirroring, le pace et le lead.

Merveilleux début de mime et phase classique du ‘trop bien faire’, ma synchro manquait clairement d’ authenticité.

Qu’ importe me rétorquait professeurs et ouvrages,  nous parlons au subconscient. Certes et donc se dernier ne se rend t il pas compte de la tromperie, lui qui sait tout et qui perçoit l’invisible du conscient.

Les mois et les années passant, mes boulots me permettant de me donner à coeur joie à l’utilisation de techniques dans un cadre b to b… Cette notion de miroring pour obtenir un dialogue plus subtile avec le subconscient et donc une ‘influence manipulatoire’ accrue me semblait être une belle invention peu utile dans un cadre plus pro. En effet, j’ai certainement signé d’avantage de contrat avec un bon repas et une écoute active et sincère qu’avec une synchro.

L’authenticité du partage, l’attention vraie offrent des leviers qui nous permettent un rapport plus profond. Et allons plus loin même si je n’utilise pas la moindre sémantique de son Vakog, une bière, une vanne, un simple sourire offrent autant de possibilités de leader l’échange.

Comme si le subconscient criait un : ‘ halte au subterfuge, cessez de me prendre pour un c.., un peu de coeur…’

Le mental est il source d’échange de subconscient à subconscient ? Nous qui travaillons sur la calibration voire l hyper calibration, cette capacité à conscientiser ce que le subconscient offre comme message sur les gestes et corps du partenaire, nous perd t il pas dans un déluge de conclusions hâtives, de généralisation… Et donc de manque de rapport à cette instant de ce que vit vraiment l’autre ?

Sommes nous de cœur à coeur ? Ou du mental au subconscient? Pensez vous encore ‘mentir’ longtemps à l’interlocuteur ?

Une poignet de main, un regard, un geste attentif sont autant d’outils au rapport… Mais même là on construit des normes, on déguise notre être… Alors nous souhaitons un rapport vrai ou un simple contrôle de l’autre avec la vertueuse illusion de la position basse ?

En tant que business man, je pourrais dire, c’est le jeu, à celui qui à le plus d’outils utilisables, les gros sous.

Mais dans notre thérapie, quel intérêt de leader avant tout ? De prendre le premier la synchro ? Qui n’a pas fait une bataille de synchro pour voir qui suit l’autre ? N’est ce pas le pur ego qui fier de sa ‘victoire’ se galvanise de cette prise de pouvoir… Pour le bon déroulement de la séance ?

Et quand est ce que nous autres thérapeutes, lachons le lead, pour entrer dans la valse ou le tango de notre client, suivre avec la bienveillance du coeur sans jouer la stratégie juste, presque instinctive…. Hors des vallées balisées des habitudes techniques ?

Soyons plus naturel… Soyons plus nous… Acceptons aussi que le thérapeute que nous sommes dans sa véritable apparence ne convienne juste pas à l’attente du client. Offrir la simplicité de notre tout thérapeute…

Trop de complexités, trop de stratégies, nous poussent  à oublier notre rôle de thérapeute, celui d’accompagner… Et point simplement mener sa séance…

Be one

Pank

Le Facteur Critique et les Transes

sas

J’aime vraiment les séminaires semaines. Les journées m’entrainant, en tant que formateur, dans des transes vraiment passionnantes. En plus comme la vie est vraiment bien faite, j’ai la chance d’avoir à chaque fois des apprenants et des HnOseurs remplis de savoir.

Plus on transmet sa compréhension des choses et plus cette dernière s’étend. Elle s’étend par sa mise en vie, par son partage et par le retour et les ajouts des receveurs.

A mesure de mon travail avec les transes, je sors du cadre de compréhension cloisonné d’une discipline. Tout me parait plus proche du concept de CrossTherapy.

En échangeant avec Nicolas et Jessica, formateurs et psychopraticiens et avec la confiance critique de Raphaël, sous la sage liberté de penser de Mhamed, je commence à comprendre des éléments de la transe différemments.

Reprenons, en hypnose Elmanienne, nous définissons l’hypnose comme un contournement du facteur critique pour faire se rejoindre le conscient et le subconscient.

Le facteur critique empêchant la communication directe entre conscient et subconscient, il préserve le subconscient des informations extérieures. Ces dernières ne devenant pas des suggestions, restant seulement une info à traiter.

Avec le temps et l’étude j’ai compris, grâce à Kappa, que le facteur critique n’était pas un mur mais plutôt un sas dans lequel toutes les infos sont filtrées. Une dialise pour reprendre Christine.

En transe c’est à dire quand le conscient et le subconscient communiquent directement, en fonction des personnalités, le conscient aura plus ou moins de place.

En effet, il est souvent cas de personnes qui sont en transe mais qui doutent de ce fait parce qu’ils ont conscience de tout. Pour les streeteurs par exemple, ils n’arrivent pas à vivre de phénomènes hypnotiques.

La conscience garde ses capacités d’analyse et durant la transe le subconscient peut prendre plus ou moins de place, entrainant des comportements différents. Par exemple, en régression quand le subconscient a une grande place, on peut revenir sur un ‘souvenir’ précis en un instant et parfois même à la sortie de transe, la conscience ne s’en souvient pas.

Nos transes ne sont pas stables, exceptée pour les personnes qui laissent pleine place au subconscient dans le dialogue. Le dialogue sous entendant qu’il y a echange des deux parties, et comme vous le savez parfois c’est le monologue, d’un coté ou de l’autre.

La seconde stabilité d’après mes observations est l’H-Ultra.

Que fait le facteur critique, il peut se déplacer et ne plus se placer entre le conscient et le subconscient mais plutôt devant ces deux éléments pendant la transe, comme une ‘protecteur’ de transe. Vous pouvez le constater au moment où vous etes avec votre client et que la tondeuse démarre, lui ne réagit qu’à vos suggestions. Pendant les transes il va continuer sa ‘présence’ mais n’interviendra que sporadiquement comme ‘protection de l’équilibre’ des suggestions du conscient vers le subconscient et, du subconscient vers le conscient.

Le filtre fonctionne des deux côtés. C’est pour cette raison que certaines choses ne sortent pas dans certaines transes. Prenons l’exemple d’une agression. Si la transe vécue laisse un dialogue dans lequel le conscient est ‘trop’ présent, ce qui entrainera une fulgurance de conscience et peut etre une prise de conscience ‘trop’ difficile à vivre, alors le facteur critique subconscient, n’emettera pas l’information directe mais pourra offrir des symboles, des métaphores…

Si par contre le subconscient est plus présent que le conscient alors vous allez avoir des détails de la scène avec souvent une remontée émotionnelle voire une abreaction, et en ressortant de transe, ça sera à peine connecté au conscient, voire oublié.

Cela sous entend, et encore merci à tous de cet échange hier, que le facteur critique n’est pas 1 sans mais plutôt 2 sas. Un facteur critique qui filtre les informations du conscient vers le subconscient, et l’autre du subconscient vers le conscient.

Cela offre également une idée sur les raisons du temps d’intégration du changement du subconscient qui n’arrive pas immédiatement à contourner le facteur critique pour faire prendre conscience du changement de comportement ou de la dissonance qu’il faudrait corriger avec le conscient.

Je vais voir pour faire un schéma de cette notion de transe pour que mes amis visuels puissent voir de quoi je parle.

Cela reste une réflexion ouverte à échange, transformation et partage.

Prenez soin de vous.

Be One

Pank

Une Façon d’utiliser les Points Cosmos avec une Auto-Hypnose

Une Façon d’utiliser les Points Cosmos avec une Auto-Hypnose :

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J’ai beaucoup de demandes concernant la façon de faire pour travailler avec les points cosmos sur une problématique.

Les points cosmos nous permettent d’entrer dans une transe harmonie. C’est à dire une transe alignée avec ce qui nous représente dans la facette la plus positive de nous même.

Aujourd’hui je la comparerais à la force primaire avec laquelle nous venons au monde. Cela peut paraître mystique, seulement quel est à votre avis l’État de plénitude d’un enfant quand il vient au monde dans l’amour et l’harmonie ?

Pour utiliser les points cosmos dans un model d’activation, par exemple en début de journée ou pour remonter son énergie, il faut en premier lieu s’assurer de son point au travers :

1) de son enneatype (www.approchepearl.com).

2) de ses tests.

Une fois que vous avez pris connaissance de ce point, vous devez apprendre à le contrôler. Rien de plus simple.

– Pensez seulement à ce point.

Je vous conseille de seulement penser à ce point 5 minutes.

Faites quotidiennement ce ‘centrage’ en prenant attention à vos sensations, votre corps, vos émotions. Il y a de forte chance que vous viviez cette transe avec plaisir.

Ce centrage vous permet sans la moindre suggestion de :

– Calmer votre stress.

– Apaiser une douleur.

– Prendre ou reprendre confiance en soi quand il y a un coup de mou.

– Gérer une émotion qui s’éveille, pour lui donner sa ‘juste place’.

Plus vous passerez du temps dans cette transe et plus vous y découvrirez des choses positives.

Attention : pas d’excès dans son utilisation, pour reprendre un monsieur important du développement personnel : José Silva.

Si vous le faites :

– 1 fois par jour c’est bien

– 2 fois par jour c’est très bien

– 3 fois par jour c’est excellent

– 5 minutes c’est bien.

– 10 minutes c’est très bien.

– 15 minutes c’est excellent.

Cette forme de centrage en point Cosmos est Dite Passive.

Vous vivez votre transe, sans objectif précis.

Il y a donc une manière plus pro-active d’utiliser une transe avec le point cosmos.

Je vous conseille de passer un certain temps en simple centrage. Puis en fonction de vos objectifs, vous pouvez y inclure deux choses :

– Une suggestion directe et simple telle que le ferait un praticien d’hypnose.

– Une intention précise comme cette douleur se dirige vers mon point cosmos.

La suggestion simple se fait de la façon suivante ;

– Penser à votre point cosmos.

– Laisser vous aller quelques instants dans cette transe.

– Toujours en pensant à votre point, répétez vous la suggestion plusieurs fois.

L’intention est une prise de conscience de votre mal, douleur ou problématique, puis dirigez la vers le point cosmos.

Il vous suffit d’observer le processus et ‘s’harmoniser’ avec votre transe du point.

Je vous conseille de laisser quelques minutes.

Testez, observez, vérifiez et si vous adhérez au système… Partagez.

Cela demande simplement de la répétition et un peu de travail sur soi.

Prenez soin de vous.

Pank

Un trimestre de Point Cosmos au quotidien

Voici un petit retour de l’utilisation du point cosmos dans le quotidien. Notez que ces quelques lignes font parties d’une série d’article que j’écris depuis la découverte de ce système.

J’ai commencé a comprendre quelque chose. J’ai moins utilisé consciemment le point cosmos. Je le laisse plus libre en ayant conscience qu’il est là.

Cette semaine en testant pour la première fois les bols chantants tibétains, j’ai compris une chose qui me semble déterminante. Ce n’est pas à moi de diriger ce point, seulement à initier l’action puis à suivre sa vibration.

C’est comme la vibration d’un bol, plus on l’impose et moins on est dans le temps juste, plus nous nous deconnectons de l’outil. En fait nous devenons outil de ce point, comme il est le notre.

L’excès du centrage ne peut apporter qu’un profond déséquilibre. C’est comme si nous souhaitions imposer un rythme et une vibration spécifique à une vibration qui est déjà en train de vivre et qui n’a besoin de nous que pour éviter de s’éteindre.

A mesure de mes tests en quasi Non-Stop, j’ai pu observer les effets négatifs de l’excès.
– je suis paradoxalement plus centré et plus en transe, donc moins en phase avec mon ‘ici et maintenant’
– je construis d’importante distorsions de temps et d’espace.
– mon corps dans un premier temps se soigne, s’apaise et accélère de nombreux processus internes. Puis comme l’abus d’un produit bénéfique, il devient un poison avec de nouvelles douleurs, des sensations internes désagréables et un véritable dérèglement physiologique. Allant jusqu’à des douleurs très fortes et même les jambes en coton, impossible de marcher.

J’ai vécu également des transes très violentes à mesure que j’insistais sur ce point, m’entrainant dans des régressions spontanées difficiles à gerer, des abreactions tres fortes, et une difficulté à mettre la moindre distance avec les émotions négatives qui pouvaient remonter lors de travaux en auto hypnose, ou d’écoute de soi.

Du plus nous entrainons du moins.
Je commence à comprendre le fonctionnement du point dans une démarche personnelle : méditation, réflexions, yoga, sport….

Ce n’est pas la permance de centrage qui apporte un bénéfice, simplement la prise de conscience de ce point quelques instants pour faire tourner la roue, pour qu’elle reste en mouvement. Un peu lorsque l’on conseille de prendre conscience du souffle pour entrer dans un état d’apaisement où d’harmonisation avec soi.

Quand une douleur ou une gêne physique ou émotionnelle entre dans notre être, la prise de conscience ou l’activation du point pendant une minute ou deux offrent un bénéfice considérable.
C’est un peu notre ancrage le plus positif qui est disponible par la pensée d’un point. Nous pénétrons dans une transe comme je le proposais précédemment, somnambulique. Il nous suffit soit de laisser la perfection de cette transe agir, soit simplement le compléter de suggestions positives.

Comme le souffle, il me semble que l’intégration du point cosmos dans notre vie doit avoir des phases de pleine conscience pour offrir une pleine possibilité de cet outil naturel.

Je commence juste à percevoir un début d’utilisation positive et possible dans le quotidien sans s’abimer. Je ne le sais que trop, l’excès est l’ennemi du bon. Cette fois ci encore mon trimestre en ‘full-cosmos’, a été physiquement et psychiquement difficile. Le seul bénéfice étant de comprendre un processus possible d’utilisation positive des effets positifs du point cosmos.

Il y a encore de nombreuses choses que je ne comprends pas, je continue ce joyeux voyage, en attendant je vous conseille de vraiment utiliser cet outil.

Mettez le en ‘marche’ dès votre reveil et retournez y quelques fois dans la journée. Utilisez le quand vous en avez un besoin, c’est à dire douleur, malaise, peur, ou plus concret dans le sport…

Prenez soin de vous.
Be one
Pank

Et si l’amour à deux n’était qu’une illusion ?

Et si nous ne prenions l’amour interpersonnel comme une notion consciente qui apporterait une intégration possible dans le subconscient.

Il se pourrait que nous ayons deux principes pour valider l’amour que nous portons à l’autre.

– soit l’autre ( l’être aimé) réactive des ancrages de phases positives de notre vie.
– soit nous sommes dans une hallucination positive et la moindre synchronisation permettra de transférer cette hallucination vers l’autre, qu’importe qui.

Vous devez penser que cette idée est dérangeante. Parlons en terme de transe.

L’amour projectif :

N’allons pas chercher tres loin, nous savons que fréquemment les hommes cherchent souvent leur mère et les femmes leur père.

Prenons le principe dans lequel le subconscient garde l’ensemble des souvenirs et des ancrages.

Quand nous rencontrons un être notre subconscient prent souvent les points qui rappellent un ancrage.
L’ancrage peut etre positif ou négatif ca n’a pas d’importance ce n’est qu’une porte d’accès à ce subconscient qui additionnera les ‘connexions’.

En effet ce ne sont pas les points communs qui ont de l’importance dans le principe ‘amoureux’ mais le cumul des ancrages réactivés.

Ce qui explique, entre autre, que ‘des opposés s’attirent’.

La prise de conscience de ces ‘ancrages’ entraine le concept d’amour vers le  conscient et donc dans l’illusion de la critique et de l’intellect.

En somme demandez à une personne amoureuse pourquoi elle aime, elle pourra répondre soit par des :

Points intellectualisés qui expliquent en quoi on aime, le plus souvent des qualités ou des exemples concrets des actes d’amour.
Points d’ancrage, réactivation d’émotions positives ou négatives.

L’Amour Hallucinatoire

Une autre possibilité est d’entrer dans une transe suffisamment profonde pour halluciner de façon positive.
Etre persuader de percevoir en l’autre des qualités et des facettes qui nous correspondent.

C’est d’ailleurs une des ‘illusions’ ou plutôt transe de ces premiers instants. Cette hallucination qui dure un temps ou l’autre est ‘nous’ ou le ‘prince/ses tant attendu/e’.

Cette transe s’active en présence de l’autre. Puis l’activation se délite ou plutôt nous entraine dans un niveau moins profond.

C’est alors que l’on ‘voit’ l’autre, qu’on découvre des facettes que nous n’avions pas remarqués.

Imaginez donc que cette amour hallucinatoire va proposer des nouveaux ancrages de plaisir.

C’est d’ailleurs ce qui fait que les couples restent parfois ensemble alors qu’il n’y a plus la flamme ( hallucinatoire), dans l’attente de réactiver ces ancres… Illusoires.

Bien sur nous allons lier les deux phases, l’amour projectif et l’amour hallucinatoire.

Seulement, nos perceptions des transes proposées seront différentes et c’est là ou les histoires d’amour varieriront.

L’amour est il donc un concept réel ou une transe que nous avons souhaité amplifier ? Observons les couples sur les années. Dans quelle transe vous situez vous ?

Prenez soin de Vous.

Be one

Pank

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