Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
S’il y a une percussion que nous retrouvons de manière assez spécifique dans les styles d’Asie du Sud-Est, ce sont les frappes de poing en marteau. Bien sûr, cette technique, comme de nombreuses autres, existe dans le patrimoine des styles japonais ou chinois, mais n’y est pas du tout utilisée.
J’étudie les cours en ligne des Diaz en Kajukenbo et, comme dans beaucoup d’écoles de Kenpo américain, de Kali ou de Silat, il y a constamment des frappes en marteau. Techniquement, pour tout ce qui est du combat rapproché, il n’y a que des bénéfices, et le premier est de ne pas pouvoir se blesser. En plus d’offrir des angles de frappe variés.
Certes, il n’y aura pas un impact aussi puissant qu’un jab ou un cross, mais la possibilité d’enchaîner plusieurs frappes, de saisir et de lier facilement aux coudes est très intéressante. De mémoire, j’avais vu en Muay Boran et en Krabi Krabong des phases qui s’en rapprochent. On peut se demander ce que cela donne face à un style de boxe plus classique.
Pour l’utiliser souvent en sparring de MMA, toujours à courte distance ou en clinch, et bien sûr pendant le ground and pound (GNP), il y a un impact certain. D’ailleurs, c’est interdit dans beaucoup de boxes, car moins « protégé » par les gants.
Pour finir sur un aspect plus traditionnel, c’est aussi un outil d’attaque mais aussi de blocage, voire de gunting intéressant en transition. On peut suspecter l’utilisation de ces frappes par l’habitude de frapper avec des bâtons, voire des manchettes.
Martial Reflections of a Hypnofighter #416: The Impact of Hammer Strikes
If there is one percussion that we find quite specifically in Southeast Asian styles, it’s the hammer fist strikes. Of course, this technique, like many others, exists in the heritage of Japanese or Chinese styles, but is not used at all.
I am studying the online courses of the Diaz in Kajukenbo and, as in many American Kenpo, Kali, or Silat schools, there are constantly hammer strikes. Technically, for everything related to close combat, there are only benefits, and the first is not being able to injure yourself. In addition to offering varied striking angles.
Certainly, there won’t be an impact as powerful as a jab or a cross, but the possibility of chaining several strikes, grabbing, and easily linking to elbows is very interesting. From memory, I had seen phases in Muay Boran and Krabi Krabong that are similar. One might wonder what this looks like against a more classic boxing style.
I often use it in MMA sparring, always at close range or in the clinch, and of course during ground and pound (GNP), where it has a certain impact. Besides, it’s forbidden in many boxing styles because it’s less « protected » by the gloves.
To conclude on a more traditional aspect, it is also a tool for attack but also for blocking, or even gunting, which is interesting in transition. One can suspect the use of these strikes comes from the habit of striking with sticks, or even cuff strikes.
La frustration se déclenche souvent lorsqu’il y a une incapacité d’obtenir ce qui est attendu et désiré. Cette incapacité entraîne une sensation difficile à gérer et peut, avec le cumul, faire exploser de façon irrationnelle de nombreuses personnes. Nous savons qu’en plus, cette ‘décompensation’ relative peut être orientée sur n’importe qui et n’importe quoi, et surtout de façon inattendue.
Ce qui peut être encore plus difficile : cette incapacité, cette impuissance à avoir satisfaction, entraîne un moment de total mode automatique où, justement, le contrôle, la puissance ou la maîtrise est absent.
Ce qui est souvent une impossibilité issue du monde extérieur, devient une incapacité interne. Ce n’est plus la difficulté et la colère de ne pas répondre à nos désirs, mais la vague destructrice de notre laisser-aller destructeur qui créera la boucle sans fin de culpabilité et puis à nouveau de frustration.
Comme le ‘craving’, réussir à retourner ou plutôt développer une maîtrise des conséquences post-frustration, sans compensation, est une compétence qui peut être développée, une fois de plus dans l’effort, mais qui pourra nous faire accepter que c’est vrai, que nous ne pouvons pas tout avoir quand on veut et même quand on se bat pour.
Sans devenir pessimiste, simplement en utilisant notre frustration comme une bûche dans la forge de nos solutions. Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One Pank http://www.pank.one/blog — Title Pank’s Reflections / Snapshot #425: when frustration multiplies powerlessness
Text Frustration often arises when there is an inability to obtain what is expected and desired. This inability leads to a difficult-to-manage feeling and can, with accumulation, cause many people to explode irrationally.
We know that this relative ‘decompensation’ can also be directed at anyone and anything, and especially in an unexpected way. What can be even more difficult: this inability, this powerlessness to find satisfaction, leads to a moment of total automatic mode where, precisely, control, power, or mastery is absent.
What is often an impossibility stemming from the external world becomes an internal incapacity. It is no longer the difficulty and anger of not fulfilling our desires, but the destructive wave of our destructive letting go that will create the endless loop of guilt and then frustration again.
Like ‘craving’, succeeding in turning or rather developing a mastery of the post-frustration consequences, without compensation, is a skill that can be developed, once again through effort, but which can make us accept that it is true, that we cannot have everything when we want it, even when we fight for it.
Without becoming pessimistic, simply using our frustration as a log in the forge of our solutions. Take what is right and good for you.
Pour beaucoup, dire non est difficile, certainement en raison des conséquences possibles que peut avoir l’utilisation d’un tel mot dans différentes situations. Il est possible que l’éducation sanctionnait ce non, qu’il soit juste ou provocant.
Des schémas de comportement (patterns) se sont alors développés, et dire non, juste prononcer trois lettres, peut placer son auteur en marge d’un groupe, comme refuser de prendre une drogue ou de l’alcool avec les autres. Cela peut aussi générer de la violence, verbale ou physique, comme un conjoint qui se sent refusé dans son exigence.
Dire non est si simple et pourtant si compliqué, sans même prendre en compte que, après une lutte, il est prononcé, il arrive des cas où il n’est pas entendu, pas pris en compte, pas respecté.
Si le non existe ou se construit dans son expression, il doit s’imposer, que ce soit mentalement et possiblement physiquement. Il doit pouvoir être fort et assumé, au risque des conséquences que cette négation nous oblige à gérer.
Le non est une lutte, il n’est pas qu’une négation ou un refus. Il est un engagement vis-à-vis de soi, parfois même un acte d’amour, pour soi et pour les autres.
Il n’y a pas de non facile, même si le quotidien rend son utilisation neutre, car le non peut changer une vie, un système, son monde.
Cyrille, lors de son échange avec Alain sur Karaté Bushido, a mis en lumière le stress comme étant une lacune particulièrement difficile à surmonter dans un combat réel.
En effet, c’est un élément souvent difficile à gérer. Même lors de compétitions de base, sans danger imminent (comme les sports de préhension), on peut constater à quel point la gestion du stress est délicate.
Plus les éléments de danger, tels que le risque de KO ou de blessure, sont présents, plus il est difficile de rester concentré et prêt à s’adapter. Le niveau de stress le plus intense se trouve dans le combat urbain, lorsque nous ne sommes pas préparés à une agression.
Le passage d’un état de 0 % à 100 % de stress peut provoquer un figement complet (freeze), mais même en plein combat, il peut réduire considérablement notre vitesse et notre force, rendant nos actions très peu efficaces.
Il est donc essentiel d’apprendre à gérer le stress, et la compétition constitue une excellente étape pour cela. De nombreux passionnés de self-défense ont cherché des techniques pour y parvenir au mieux.
À l’heure actuelle, la méthode que je trouve la plus intéressante est celle proposée par les Dog Brothers : des combats avec des bâtons de rotin frappant à pleine puissance. Le niveau de stress est élevé et, comme tout est permis, on se rend vite compte que le cardio ne suit pas et que les combats sont rapides. Ils peuvent ressembler à du MMA, avec quelques tentatives de morsures ou autres, mais les conditions rendent cela difficile.
L’opposition, même avec un minimum de protection, offre l’occasion de se tester dans un cadre un peu plus réaliste, sans pour autant le confondre avec la vraie vie.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank
Reflections of a Hypnofighter #413: The Management of Stress in Real Combat
Cyrille, during his discussion with Alain on Karaté Bushido, highlighted stress as a particularly difficult gap to overcome in real combat.
Indeed, it is an element that is often hard to manage. Even in basic competitions with no imminent danger (such as grappling sports), we can see how challenging stress management can be.
The more dangerous elements are present, such as the risk of knockout or injury, the harder it is to stay focused and ready to adapt. The most intense level of stress is found in urban combat, when we are not prepared for an aggression.
The shift from a 0% to 100% state of stress can cause a complete freeze, but even during a fight, it can significantly reduce our speed and strength, making our actions very ineffective.
It is therefore essential to learn to manage stress, and competition is an excellent step for this. Many self-defense enthusiasts have sought out techniques to do this in the best possible way.
Currently, the method I find most interesting is the one proposed by the Dog Brothers: full-power rattan stick fighting. The stress level is high, and since everything is allowed, you quickly realize that your cardio can’t keep up and that the fights are fast. They can resemble MMA, with some attempts at biting or other things, but the conditions make this difficult.
Engaging in opposition, even with a minimum of protection, offers the opportunity to test yourself in a slightly more realistic setting, without mistaking it for real life.
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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous. Be One Pank
Aux États-Unis, une polémique récente concerne Derek Moneyberg, qui aurait obtenu sa ceinture noire de BJJ en 3,5 ans. Pour notre communauté de BJJ et de Luta Livre, cette durée est exceptionnellement courte. Hormis quelques surdoués ayant brillé en compétition avec des titres majeurs au sein de grandes organisations comme l’IBJJF ou l’ADCC, de tels cas sont rares.
Derek affirme avoir suivi des heures d’entraînement intense avec des coachs de renom. Il est important de noter que, même si je respecte des compétiteurs comme Jake Shields ou Glover Teixeira, cela ne garantit en rien leurs qualités de coach. Des figures telles que Danaher ou Galvão ont, quant à elles, prouvé leur capacité à former des Jiu-Jitsukas sportifs d’élite, mais cela ne s’applique pas nécessairement à d’autres.
Il est tout à fait possible que Derek soit un surdoué de notre discipline. J’en ai rencontré, mais malheureusement, l’intensité des entraînements et des sparrings a souvent eu raison de leur ascension fulgurante, souvent stoppée au niveau de la ceinture violette. C’est la quantité des entraînements et l’opposition intense qui freinent parfois la progression.
Dans le cas de Derek, il s’entraînait en cours particuliers avec des combattants d’élite, ce qui pourrait potentiellement réduire les risques de blessures. Cependant, saviez-vous que le Gracie Jiu-Jitsu était, par le passé et avant l’influence de Carlson Gracie, enseigné exclusivement en cours particuliers ? J’ai été étonné de le découvrir (toujours en lisant le livre de Drysdale).
De nos jours, même si les instructeurs proposent des cours particuliers, la plupart du temps, ils encouragent leurs élèves à s’entraîner ponctuellement avec leur équipe. Cela permet d’affronter d’autres oppositions et de valider leur niveau « sur le tatami ».
L’avantage majeur des cours particuliers est de pouvoir approfondir chaque détail pendant une heure et de bénéficier d’un entraînement personnalisé. Néanmoins, cela peut parfois intellectualiser un processus qui devrait plutôt être forgé par la répétition silencieuse et constante. Un ou plusieurs professeurs, même inconsciemment, peuvent limiter la progression de leurs élèves en les privant de la diversité des pratiquants et des styles.
Les cours particuliers sont un atout extraordinaire, mais ils devraient parfois être complétés par des séances de groupe pour optimiser et affiner la progression.
Martial Reflections of a Hypnofighter #403: Private Lessons in Teaching
In the US right now, there’s a controversy surrounding Derek Moneyberg, who reportedly obtained his BJJ black belt in 3.5 years. For our BJJ and Luta Livre community, this duration is exceptionally short. Apart from a few prodigies who have proven themselves in competition with major titles in large organizations like IBJJF or ADCC, such cases are rare.
Derek claims to have undergone intense training hours with renowned coaches. It’s important to note that, while I respect competitors like Jake Shields or Glover Teixeira, this by no means guarantees their coaching quality. Figures such as Danaher or Galvão, on the other hand, have demonstrated their ability to develop elite sport Jiu-Jitsukas, but this doesn’t necessarily apply to others.
It’s entirely possible that Derek is a prodigy in our discipline. I’ve encountered some, but unfortunately, the intensity of training and sparring often cut short their incredible ascent, frequently stopping at the purple belt level. It’s the sheer volume of training and intense opposition that sometimes hinders progression.
In Derek’s case, he was taking private lessons with elite fighters, which could potentially reduce the risk of injuries. However, did you know that Gracie Jiu-Jitsu, in the past and before Carlson Gracie’s influence, was taught exclusively through private lessons? I was surprised to learn this (still from Drysdale’s book).
Nowadays, even if instructors offer private lessons, most of the time, they encourage their students to train occasionally with their team. This allows them to face different opponents and validate their level « on the mat. »
The major advantage of private lessons is the ability to delve into every detail for an hour and receive personalized training. Nevertheless, this can sometimes over-intellectualize a process that should ideally be forged through silent, constant repetition. One or more professors, even unconsciously, can limit their students’ progress by depriving them of the diversity of practitioners and styles.
Private lessons are an extraordinary asset, but they should sometimes be supplemented by group sessions to optimize and refine progression.
Je continue à lire le second ouvrage de Drysdale sur le BJJ, plus particulièrement axé sur Carlson Gracie. Il y développe une réflexion que je trouve particulièrement intéressante concernant les origines de la discipline. S’il est clair que le Jiujitsu des Gracie était du Judo, voire – et il faut que je vérifie de mon côté – que les frères n’ont pas été élèves de Maeda.
En tout cas, un point intéressant, outre l’enseignement dont je vous parlerai plus tard, c’est la formation et la recherche d’éléments différenciateurs avec le Judo, qui se développait bien plus à la même période au Brésil (années 30 à 50).
C’est grâce à la transformation des combats, passant du mode arrangé, voire catch, vers le combat en « tout est permis », que le Jiujitsu a pu se faire un nom et développer un ensemble technique et stratégique.
Paradoxalement, les Gracie n’enseignaient le côté combat libre qu’aux membres de la famille, et aux autres, en sessions individuelles, l’aspect self-défense. Or, le côté fonctionnel de la discipline se trouve dans le combat d’opposition, comme en Judo avec les randoris ou les shiai. Le côté self-défense est relativement bas de gamme et, de plus, rien de spécifique par rapport à d’autres méthodes, voire plus rustre que beaucoup d’autres.
Carlson, quant à lui, a beaucoup pris en considération ses 20 combats de Vale Tudo pour mettre en place des cours et des théories souvent inverses de celles de Carlos, comme l’importance du poids, de l’athlétisation, ou le fait de rester en garde.
Aujourd’hui, nous avons développé un Jiujitsu qui se rapproche des notions qui ont été tant critiquées par les Gracie, notamment le Judo, avec une limitation des techniques et une distance avec ce qu’est le « vrai » combat, tel que le fut le Vale Tudo face à des athlètes de tant d’autres disciplines.
Pank’s Reflections / Snapshot #401: Reflections on BJJ: Between Vale Tudo and Judo
I continue to read Drysdale’s second work on BJJ, more specifically focused on Carlson Gracie. He develops a reflection that I find particularly interesting regarding the origins of the discipline. While it is clear that Gracie Jiujitsu was Judo, or even – and I need to check this myself – that the brothers were not students of Maeda.
In any case, an interesting point, besides the teaching which I will discuss later, is the development and search for differentiating elements from Judo, which was developing much more at the same period in Brazil (1930s to 1950s).
It is thanks to the transformation of fights, moving from arranged, even wrestling-like, modes to « anything goes » combat, that Jiujitsu was able to make a name for itself and develop a technical and strategic framework.
Paradoxically, the Gracies only taught the free combat aspect to family members, and to others, in individual sessions, the self-defense aspect. However, the functional side of the discipline lies in opposition combat, as in Judo with randoris or shiai. The self-defense aspect is relatively low-end and, moreover, nothing specific compared to other methods, even cruder than many others.
Carlson, for his part, heavily considered his 20 Vale Tudo fights to implement courses and theories often contrary to those of Carlos, such as the importance of weight, athletic conditioning, or the act of staying on guard.
Today, we have developed a Jiujitsu that approaches notions that were so criticized by the Gracies, particularly Judo, with a limitation of techniques and a distance from what « real » combat is, as Vale Tudo was against athletes from so many other disciplines.
Il est assez compliqué de se rendre compte que l’équilibre est ce qui apportera le plus de bénéfices. Quand on est dans un système comme le nôtre où les extrêmes sont valorisés, où les actes qui font le buzz apportent de la reconnaissance, nous allons vers un monde qui ne valorise que le déséquilibre et les excès.
Le problème de l’équilibre, c’est que ce n’est pas flatteur et pas voyant ; c’est un processus discret, comme un écosystème qui évolue sans que l’on puisse vraiment voir de changements, alors que tout est mouvant, tout est dynamique et dans des causes à effets discrets et puissants.
Dans notre recherche personnelle, l’équilibre interne n’a rien de particulièrement stimulant. Quasiment personne ne trouve que c’est génial de faire du vélo, de la moto ou de simplement marcher. C’est normal d’utiliser l’équilibre pour ces activités, et ça ne nous viendrait pas à l’idée de fêter cet état de fait.
Comme si l’équilibre était un élément acquis. On le voit dans la santé : quand il y a un équilibre de notre chimie interne, on ne s’en rend même pas compte et on oublie la chance que nous avons d’être « bien », en équilibre. C’est quand tout se dérègle que nous prenons conscience de la difficulté de vivre de façon déséquilibrée.
Quand nous allons dans cette quête d’équilibre entre le corps et l’esprit, nous nous retrouvons à accepter nos déséquilibres dans nos actes, nos pensées, nos actions. Pourtant, prodige de la nature humaine, il y a comme une latence avant que ces déséquilibres ne nous apportent des problèmes. Notre nature, sans notre conscience, cherche mille et un moyens pour nous maintenir en équilibre.
Notre psyché peut être l’initiatrice de nos comportements, actes et paroles dans plus d’équilibre, plus discret, moins marquant parfois, mais certainement plus juste pour soi et pour des systèmes qui sont eux-mêmes dans un équilibre précaire.
Pank’s Reflections / Snapshot #408: The Search for Balance
It is quite complicated to realize that balance is what will bring the most benefits. When we are in a system like ours where extremes are valued, where actions that create buzz bring recognition, we are moving towards a world that only values imbalance and excess.
The problem with balance is that it is neither flattering nor conspicuous; it is a discreet process, like an ecosystem that evolves without us really seeing changes, even though everything is moving, everything is dynamic, and subject to discreet and powerful cause-and-effect relationships.
In our personal quest, internal balance is nothing particularly stimulating. Almost no one finds it great to cycle, ride a motorcycle, or simply walk. It’s normal to use balance for these activities, and it wouldn’t occur to us to celebrate this state of affairs.
As if balance were an acquired element. We see it in health: when there is a balance in our internal chemistry, we don’t even realize it and forget how lucky we are to be « well, » in balance. It’s when everything goes awry that we become aware of the difficulty of living in an unbalanced way.
When we embark on this quest for balance between body and mind, we find ourselves accepting our imbalances in our actions, our thoughts, our deeds. Yet, a marvel of human nature, there is a latency before these imbalances bring us problems. Our nature, without our consciousness, seeks a thousand and one ways to keep us in equilibrium.
Our psyche can be the initiator of our behaviors, actions, and words towards more balance, more discreet, sometimes less striking, but certainly more just for oneself and for systems that are themselves in a precarious balance.