Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans mes précédentes réflexions sur Sensei Togashi du Mumonkai Karaté, j’ai mentionné son arrivée en 5e position au All Japan sans jamais avoir mis les pieds dans un dojo de Karaté, s’étant entraîné seul. En Kyokushin, il est courant de voir des combattants s’essayer selon les règles de l’IKO.
Ainsi, il peut être surprenant de voir une ceinture blanche vaincre une ceinture noire. Nous ignorons souvent le passé des compétiteurs, et un combattant peut avoir des compétences martiales ou des aptitudes physiques méconnues, même s’il n’a jamais pratiqué un style spécifique.
En Jiu-jitsu, des prodiges s’entraînant uniquement avec des vidéos et des amis, sans jamais avoir fréquenté un dojo, peuvent se retrouver dans des compétitions avancées comme les NAGA aux États-Unis et remporter le tournoi.
Les grades indiquent un niveau, mais croire que les ceintures noires ou élevées sont quasi intouchables relève du marketing et est une fausse croyance. Il est bien connu que le premier degré, tel que la ceinture noire, peut être obtenu par des enfants de 14 ans.
Penser qu’un adversaire est invincible est une erreur. Être battu par des moins gradés ou des néophytes n’est qu’une défaite qui invite à la réflexion. Il ne s’agit pas de se concentrer sur la personne qui nous a vaincus, mais plutôt sur une analyse stratégique, tactique, technique ou mentale.
Un échec n’est certes pas agréable, mais il n’est pas nocif si on adopte le bon état d’esprit.
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Nous sommes nombreux, en tant que praticiens, à être indépendants. J’expliquais il y a quelque temps que nos consultations coûtent entre 50 et 150 euros en moyenne, selon les choix de chacun, mais cela ne représente pas vraiment notre taux horaire.
Nous en avions parlé dans le podcast avec les copains, sur le sujet de combien gagnent les praticiens : HnO Podcast #118 : Les Hypnos, coachs, accompagnants, combien ça gagne ? comment ça vit ? 1/3. Les praticiens cumulent des actions constantes en lien avec leur travail. Il y a la communication, il y a les articles ou autres productions à partager. Il y a également la prise d’informations à travers des formations, des lectures ou autres échanges en groupe.
La notion d’indépendance est réelle mais relative. Il existe une dépendance à des actions constantes, même pendant les vacances ou les week-ends. Si le praticien se documente sur sa profession pendant ses congés, ou pense à un nouveau concept, il travaille.
En somme, pour une heure de consultation, le temps de travail réel est certainement de plusieurs heures de « préparation » et « d’attention au travail flottant ».
Il est difficile pour beaucoup de nouveaux arrivants de se rendre compte que, dans les moments sans consultation, il ne se passe rien. Ce n’est pas un moment apaisant et vide. Au contraire, les méninges sont sollicitées pour trouver comment obtenir de nouvelles sessions.
Naturellement, des options viennent en tête pour développer son chiffre d’affaires. La plupart du temps, cela implique de proposer des formations, des partages de compétences. C’est d’ailleurs parfois une erreur à moyen terme, car les séminaires apportent de l’argent mais limitent l’effort pour acquérir une clientèle, et donc de progresser dans ce qui est le cœur de métier du praticien.
Être indépendant n’est pas une façon de vivre son activité professionnelle vraiment « tranquille ». Nous pouvons avoir cette impression, parce qu’il n’y a plus de hiérarchie directe, mais la demande et les besoins financiers deviennent cette pression quotidienne qui ne cesse de se rappeler à vous, de jour comme de nuit.
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Je vous ai déjà parlé de ma relation complexe avec la compétition. J’ai commencé les arts martiaux à 14 ans. Bien que je ne sois pas spécialement doué pour la compétition, ma participation fréquente, grâce à la loi des grands nombres, m’a permis de remporter quelques titres importants.
En tant qu’enseignant, je ne pousse pas mes élèves à la compétition. J’ai trop souvent vu des compétiteurs abandonner totalement la discipline après leurs premiers échecs ou à la fin de leur carrière. Lorsqu’ils ne performent plus, ils arrêtent de s’entraîner et perdent l’intérêt pour les arts martiaux.
La compétition ne convient pas à tout le monde. Bien qu’elle présente des avantages, elle peut aussi démoraliser et faire oublier que le Jiujitsu, la Luta et le MMA sont plus que de simples compétitions.
Cela nous prive aussi du plaisir simple de s’amuser au dojo, en nous obligeant constamment à penser à la prochaine compétition, à restreindre notre jeu au lieu de l’élargir, d’oser et de créer.
Pour les amateurs, la compétition est un élément banal, voire insignifiant. Tu gagnes, tu perds, cela n’a pas grande importance. Parmi mes amis, seul Kenji, avec son titre européen en M1, a reçu une certaine reconnaissance. Dao, vice-champion du monde en Nogi M4, est passé inaperçu dans les méandres du sport (sauf sur LinkedIn avec l’association BJJ et Business).
Si la compétition n’apporte pas de plaisir intrinsèque et est pratiquée uniquement pour la reconnaissance, il y aura des déceptions, surtout quand la nouvelle génération nous surpassera. Les champions sont vite oubliés, surtout avec nos 30 catégories.
Il est plus enrichissant de se concentrer sur son amélioration personnelle, son évolution physique et mentale au quotidien, de rencontrer et d’échanger avec des personnes qui partagent les mêmes passions. Ce sont ces aspects qui peuvent continuellement nous apporter de la satisfaction.
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Dans les cabinets d’accompagnement, nous observons les mêmes problématiques que dans la société. Tendances, impacts systémiques et évolutions culturelles y sont présents. Toutefois, dans le cadre d’une consultation, les codes, les normes et les habitudes peuvent s’effriter.
Cela varie selon les individus et les cadres proposés, mais il existe cette possibilité de s’affranchir de toutes ces contraintes, de se libérer de ce qui est tabou ou interdit à divers égards.
Comme je l’évoquais dans ma capsule ce matin, il existe malheureusement une influence excessive des interdictions sémantiques qui ne sont plus alignées avec la « bienveillance » dictatoriale du monde actuel. La thérapie offre une opportunité de se confronter à soi-même et de cesser de s’encombrer de mensonges et de dénis.
Reprenant mon exemple de ce matin, de nombreuses personnes venant pour un excès de poids mettent du temps à admettre qu’elles sont en surpoids. Certains diront : costaud, potelé, rond, etc. Merci aux slogans prétendument inclusifs et au mouvement body positive.
Nier son expérience, même avec une inquisition d’auto-suggestion, et cette idée de tendre vers une meilleure version de soi, ne change pas le fait que, dans l’instant présent d’une session, la réalité est que le futur n’existe pas, que les attentes fantasmées s’évanouissent, pour ne laisser place qu’à une chose : revenir à SA réalité.
Ce mal-être d’être parfois malade, de posséder un trait de personnalité qui ne correspond pas à ses idéaux, ou d’avoir un corps qui ne répond pas à l’image que l’on se fait de l’adulte. Pourtant, en nommant les choses, en sortant du déni, en acceptant cette réalité sans se protéger, on trouve l’apaisement après un certain temps, puis on ouvre la possibilité de composer avec, pour le mieux.
Reflections of Pank / Snapshot #147: The Fear of Speaking the Words
In coaching offices, we encounter the same issues as in society. There are trends, systemic impacts, and cultural changes. However, in a consultation, codes, norms, or habits can collapse.
This depends on the individuals and the frameworks offered, yet, there is this possibility to break free from all these injunctions, to let go of what is taboo and what is forbidden on various levels.
As I shared in my capsule this morning, there is, unfortunately, too much influence from semantic prohibitions that no longer align with the dictatorial « benevolence » of the world. Therapy allows facing oneself and stopping the layering of lies and denial.
To revisit my example from this morning, many people who come for excess weight may take a while to say they are overweight. Some will say: sturdy, chubby, round, etc. Thanks to the supposedly inclusive and body-positive signs.
Denying one’s experience, even with an inquisition of self-suggestion, with this idea of moving towards the best version of oneself, does not change the fact that, at the moment you are in session, the reality is that the future does not exist, that fantasized expectations disappear, for one thing, to return to ONE’s reality.
This discomfort of sometimes being sick, having a facet of personality that does not match one’s ideals, or having a body that does not respond to the idea we have of being an adult. Yet, by naming, stepping out of denial, and accepting this state of affairs without protecting oneself, one finds peace after a while, then opens the possibility of coping with it for the better.
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Je vais vous proposer des résumés de livres que j’ai lus il y a longtemps, touchant davantage aux styles traditionnels qu’à ceux particulièrement mis en avant aujourd’hui. Hier, j’ai repris un livre sur le Hakko Ryu Jiu-jitsu.
C’est un style qui s’est développé sur la même base que l’Aikido, le Takeda Ryu. Ce que je trouve amusant, c’est de réaliser que les écoles ayant formé le Judo puis le Jiu-jitsu brésilien étaient assez proches de ces Aiki/Jiu-jitsu.
Le génie de Kano réside dans le fait de reprendre ce qui est le moins dangereux pour en faire un jeu d’opposition. Paradoxalement, ce jeu a engendré une expertise technique rendant le pratiquant bien plus dangereux que dans les styles traditionnels, sans opposition.
C’est également la force de Gracie qui a continué la forme “affinée” par Conde Koma pour en faire un système de self-defense et de jeu d’opposition au sol. Nous sommes loin des travaux à genoux des Japonais dans les formes passées, voire passéistes.
Comme le Kendo a pu surpasser le Kenjutsu, la possibilité de créer de l’opposition et de la répétition en se blessant peu, ou avec peu d’impact, offre l’opportunité de développer une réalité technique face à des adversaires cherchant eux-mêmes à imposer leurs systèmes.
Nous sommes dans une démarche où les techniques non mortelles (à part quelques étranglements occasionnels) deviennent des techniques d’une efficacité incontestable, sans l’illusion que parfois le principe d’enseignement traditionnel japonais imposait à ses pratiquants.