Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
JJe me fais l’écho d’une pensée de Frank Mir, illustre combattant de l’UFC et expert en jiu-jitsu. Il soutenait qu’en combat de rue, l’usage d’une clé articulaire doit aboutir à la rupture du membre concerné. Je partage entièrement son point de vue. C’est la raison pour laquelle, en BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et Luta Livre, nous privilégions l’étranglement. Pourquoi ? Car c’est une méthode moins traumatisante.
Neutraliser un adversaire par l’étranglement évite les traumatismes sévères et offre un délai précieux pour s’échapper. Face à une clé articulaire en pleine rue, l’hésitation à infliger une telle blessure est naturelle. Pour ceux qui n’ont jamais été témoins de la rupture d’un bras, d’une épaule ou d’une cheville, l’impact psychologique et physique de ce geste est difficilement imaginable ( autant pour le combattant que pour l’agresseur).
Nous, pratiquants d’arts martiaux, avons une conscience aiguë des conséquences de telles blessures, notamment en termes de rééducation. Cependant, dans la rue, le contexte est radicalement différent de celui du dojo : la vie peut être en jeu. Dans de telles circonstances, obtenir l’abandon de l’adversaire par la douleur n’a pas de sens. Les agresseurs ne sont généralement pas animés de bonnes intentions susceptibles de se dissiper après un retour à la « lumière de l’amour ».
L’humiliation peut pousser l’agresseur à escalader le conflit, utilisant des armes pour regagner l’avantage. La santé de la victime est le dernier de ses soucis. Ce risque est souvent sous-estimé, même dans les cours d’autodéfense qui semblent suggérer qu’il est possible de « contrôler » l’adversaire jusqu’à l’intervention de la police.
En réalité, lorsqu’une clé est appliquée dans la rue, son objectif est d’infliger une incapacité immédiate à l’agresseur, sans pour autant ignorer que cette action peut engendrer rancœur et désir de vengeance. Un étranglement, en revanche, ne laisse pas de marque visible, semant plutôt une confusion qui peut décourager l’adversaire de réitérer son agression. Cela offre également l’opportunité de rassembler des preuves pour une éventuelle plainte.
Martial Reflections of an Hypnofighter #169: Keys on the Street
I echo a thought from Frank Mir, a renowned UFC fighter and jiu-jitsu expert. He argued that in street combat, the use of a joint lock should result in the breakage of the targeted limb. I fully share his perspective. That’s why, in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, we prioritize choking techniques. Why? Because it’s a less traumatic method.
Neutralizing an opponent through choking avoids severe trauma and provides valuable time to escape. Faced with a joint lock in the street, hesitation to inflict such an injury is natural. For those who have never witnessed the breaking of an arm, shoulder, or ankle, the psychological and physical impact of such an act is hardly imaginable (both for the fighter and the assailant).
We, martial artists, have a keen awareness of the consequences of such injuries, especially in terms of rehabilitation. However, on the street, the context is radically different from that of the dojo: life may be at stake. In such circumstances, inducing the opponent to surrender through pain makes no sense. Attackers are generally not driven by good intentions that might dissipate after a return to the « light of love. »
Humiliation can drive the assailant to escalate the conflict, using weapons to regain the upper hand. The victim’s health is the least of their concerns. This risk is often underestimated, even in self-defense courses that seem to suggest that it’s possible to « control » the opponent until the police arrive.
In reality, when a lock is applied on the street, its aim is to immediately disable the attacker, while acknowledging that this action may generate resentment and a desire for revenge. A choke, on the other hand, leaves no visible marks, instead sowing confusion that may discourage the opponent from repeating their aggression. It also provides the opportunity to gather evidence for a potential complaint.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je rédige actuellement un essai sur un concept que j’ai baptisé FRESSC. Comme c’est souvent le cas dans mes écrits, je partage mes expériences quotidiennes avec mes consultants. Un point sur lequel j’insiste est l’importance de se concentrer sur les faits. Pas sur les émotions, les pensées ou les sensations que les faits peuvent déclencher, mais uniquement sur les faits eux-mêmes.
Cela commence généralement par une image, puis nous explorons ce qui se passe avant et après. Prenons l’exemple classique d’un accident de voiture. Le fait est que la voiture A a heurté la voiture B. Il n’y a pas d’autres éléments à considérer. Nos opinions, ou ce que nous observons des blessures des occupants, ne sont pas pertinents et, pire, peuvent altérer notre perception des faits.
Je m’efforce de plus en plus de faire remarquer à mes interlocuteurs qu’ils se lancent dans des interprétations et des récits souvent inconsciemment acquis auprès de leur groupe social ou de leurs valeurs, qui sont fictives pour tout le monde. Aujourd’hui, j’utilise le terme « fait » plutôt que « réalité », qui peut être facilement interprétée.
Dans la vie quotidienne comme en consultation, nous observons des associations sémantiques que les gens établissent et qui n’ont aucun fondement factuel. Ce sont les liens qu’ils ont construits à travers leurs expériences et dialogues internes qui transforment des mots, des faits, en histoires, en problèmes ou en malaise dans le cadre de l’accompagnement.
Il est parfois simplement difficile d’accepter les faits. Je disais ce matin à une consulltante que nous ne sommes que ce que nous sommes. Si l’on mesure 1m50, on ne mesurera jamais 1m90. Il en va de même pour notre caractère ou notre psychisme ; même si on peut parfois ressentir un changement, nous restons fidèles à nos modèles. Au lieu de rêver à ce que nous aurions aimé être, il vaut mieux accepter ce que nous sommes. Je suis un homme violent, ce que beaucoup pourraient considérer comme problématique ou néfaste.
Cependant, c’est ainsi que je suis et, excepté au dojo ou parfois en compétition, je sais exprimer ma violence sans causer « trop » de préjudice aux autres. Mais si je modifiais les faits de ma personnalité en prétendant rechercher la paix, je vivrais très mal mes pulsions destructrices.
Les faits sont neutres. C’est le récit que nous construisons autour d’eux qui les teinte selon nos valeurs, croyances et autres expériences.
Pank’s Reflections / Snapshot #179: Sticking to the Facts
I am currently writing an essay on a concept I have named FRESSC. As is often the case in my writings, I share my daily experiences with my consultants. A point I emphasize is the importance of focusing on facts. Not on the emotions, thoughts, or sensations that facts might trigger, but solely on the facts themselves.
It usually starts with an image, and then we explore what happens before and after. Take the classic example of a car accident. The fact is that car A hit car B. There are no other elements to consider. Our opinions, or what we observe about the injuries of the occupants, are not relevant and, worse, can alter our perception of the facts.
I am increasingly striving to point out to my interlocutors that they are engaging in interpretations and narratives often unconsciously acquired from their social group or their values, which are fictitious for everyone. Today, I use the term « fact » rather than « reality, » which can be easily misinterpreted.
In daily life as well as in consultation, we observe semantic associations that people make which have no factual basis. It’s the connections they’ve built through their experiences and internal dialogues that transform words, facts, into stories, problems, or discomfort in the context of support.
Sometimes, it’s just hard to accept the facts. I said to a colleague this morning that we are only what we are. If you’re 1m50 tall, you’ll never be 1m90. The same goes for our character or psyche; even if we can sometimes feel a change, we remain true to our patterns. Instead of dreaming about what we would have liked to be, it’s better to accept what we are. I am a man who can be violent, which many might consider problematic or harmful.
However, that’s how I am and, except at the dojo or sometimes in competition, I know how to express my violence without causing « too much » harm to others. But if I were to alter the facts of my personality by claiming to seek peace, I would struggle greatly with my destructive impulses.
Facts are neutral. It’s the narrative we construct around them that colors them according to our values, beliefs, and other experiences.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Dans les sports de combat, tout comme dans de nombreuses autres disciplines, il est courant d’enchaîner plusieurs matchs dans une seule journée pour décrocher la première place. Hier, j’ai eu l’occasion de visionner les moments forts du tournoi Glory chez les poids lourds : GLORY Grand Prix Tournament Recap and Highlights. Cela m’a rappelé à quel point la période des K1 était exigeante physiquement et combien ces athlètes sont impressionnants. Que ce soit en BJJ (Jiu-jitsu brésilien) ou dans d’autres formes de grappling, tenir le coup est déjà un défi. Cependant, dans les disciplines comme le kickboxing, où les combats s’étendent sur plusieurs rounds, ou encore dans le Kyokushin avec ses tournois de trois jours, sans parler du MMA amateur, l’endurance est mise à rude épreuve.
Ceux qui connaissent l’intensité des combats à percussion savent bien que l’objectif est souvent de mettre K.O. l’adversaire, ce qui implique que le corps subit de sérieux traumatismes. Les temps de pause entre les combats sont parmi les moments les plus difficiles, surtout quand le corps commence à refroidir et qu’on doit attendre 15 à 30 minutes avant le prochain affrontement.
La force des coups échangés dans des compétitions telles que le Glory montre bien l’intensité à laquelle les athlètes doivent se préparer, surtout lorsqu’ils cherchent à conclure les combats rapidement. Résister à un K.O. et continuer à se battre est particulièrement éprouvant pour le cerveau, et cela peut arriver plusieurs fois au cours du tournoi.
Ce que réalisent les professionnels qui participent à de tels événements est véritablement colossal. Dans les catégories amateurs, les organisateurs tentent d’intégrer des mesures de protection pour limiter les traumatismes, sachant que les combattants peuvent avoir à disputer entre 3 et 5 combats, que ce soit en MMA amateur ou en disciplines mixtes.
Récemment, j’ai pris connaissance des règles du Pankido qui, désormais, spécifient le nombre maximum de combats qu’un participant peut avoir dans un tournoi selon son âge.
En BJJ, les ceintures blanches et bleues doivent maintenant remporter jusqu’à 7 combats pour obtenir l’or. C’est une tâche colossale, surtout en considérant l’intensité requise pour arriver au bout de chaque combat. Bien que les blessures soient moins fréquentes en grappling, s’investir pleinement sur une aussi longue durée représente un véritable exploit.
Voir des combattants professionnels qui ne se préparent pas convenablement pour un combat tous les trimestres ou tous les six mois me fait penser que c’est un manque de respect envers les amateurs qui se dévouent corps et âme pour progresser et accumuler de l’expérience de tournoi en tournoi.
https://www.passioncombat.net/ _________________________________________________ Martial Reflections of a Hypnofighter #168: Tournaments are Tough!
In combat sports, as in many other disciplines, it’s common to go through several matches in a single day to clinch the top spot. Yesterday, I had the chance to watch the highlights of the Glory heavyweight tournament. It reminded me how physically demanding the heavyweight K1 period was and how impressive these athletes are. Whether it’s in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) or other forms of grappling, enduring is already a challenge. However, in disciplines like kickboxing, with fights spanning multiple rounds, or Kyokushin with its three-day tournaments, not to mention amateur MMA, stamina is severely tested.
Those familiar with the intensity of striking matches know well that the goal is often to knock out the opponent, which means the body is subject to serious trauma. The breaks between fights are among the most challenging times, especially when the body starts to cool down, and you might have to wait 15 to 30 minutes before the next fight.
The strength of the strikes exchanged in competitions such as Glory demonstrates the intensity for which athletes must prepare, especially when they aim to finish fights quickly. Surviving a knockdown and continuing to fight is particularly taxing on the brain, and this can happen several times throughout the tournament.
What professionals accomplish in such events is truly monumental. In the amateur categories, organizers try to implement protective measures to limit trauma, knowing that fighters may have to compete in 3 to 5 fights, whether in amateur MMA or mixed disciplines.
Recently, I came across the rules of Pankido, which now specify the maximum number of fights a participant can have in a tournament based on their age.
In BJJ, white and blue belts now need to win up to 7 fights to win gold. This is a colossal task, especially considering the intensity required to make it through each fight. Although injuries are less common in grappling, giving your all over such a long duration is a real feat.
Seeing professional fighters who do not adequately prepare for a fight every quarter or six months makes me think it’s a sign of disrespect towards amateurs who devote themselves to progressing and accumulating tournament experience, tournament by tournament.
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