Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
En consultation, je rencontre régulièrement des personnes confrontées à des situations générant une profonde humiliation. Sous couvert d’encouragements et officiellement pour les aider à progresser ou à devenir la meilleure version d’elles-mêmes, nombreux sont ceux qui se voient fixer des objectifs irréalistes par leurs proches, suivant la philosophie du « Il suffit de vouloir ».
Cependant, lorsque j’interroge ces individus sur la manière dont ils se perçoivent indépendamment du regard ou de la reconnaissance d’autrui, ils peinent à répondre. Il est évident que certaines personnes se définissent plus facilement à travers des références externes.
Elles cherchent une validation de leurs actions et de leurs pensées. Bien souvent compétentes, voire brillantes, leur estime personnelle a été érodée par un enchaînement de critiques, d’attentes démesurées et d’un désir excessif de plaire.
Cette attitude, semblable à celle d’un enfant qui cherche à réussir pour obtenir de l’attention — souvent perçue comme de l’amour —, est courante. Pour progresser jour après jour dans un monde qui, sous prétexte de notre bien-être, ne cesse de souligner nos insuffisances, il est primordial de travailler sur la valeur que l’on s’accorde.
Chacun a ses propres critères pour évaluer la valeur d’une personne, la respectabilité. Il est bénéfique d’appliquer ces mêmes critères à soi-même et de recentrer progressivement l’évaluation sur sa propre personne. Il est essentiel de se souvenir que nous possédons une valeur intrinsèque, quelle que soit son ampleur. C’est un point de départ pour notre évolution.
Il est crucial de redécouvrir qui nous sommes par nous-mêmes, avec la plus grande objectivité possible. Cette démarche, bien que complexe, nous permettra de créer un espace d’expression avec autrui, facilitant ainsi une restructuration plus saine de nos relations.
Pank’s Reflections / Snapshot #163: Our Own Values
In consultations, I regularly meet people facing situations that bring about deep humiliation. Under the guise of encouragement and officially to help them progress or become the best version of themselves, many are set unrealistic goals by their loved ones, following the philosophy of « Just wanting is enough. »
However, when I ask these individuals how they see themselves independently of others’ views or recognition, they struggle to respond. It’s clear that some people define themselves more easily through external references.
They seek validation for their actions and thoughts. Often competent, or even brilliant, their self-esteem has been eroded by a series of criticisms, unrealistic expectations, and an excessive desire to please.
This attitude, similar to that of a child who seeks to succeed in order to gain attention—often perceived as love—is common. To make progress day after day in a world that, under the pretense of our well-being, continually highlights our shortcomings, it is crucial to work on the value we assign ourselves.
Everyone has their own criteria for assessing a person’s value, respectability. It is beneficial to apply these same criteria to oneself and gradually refocus the assessment on one’s own person. It is essential to remember that we possess intrinsic value, no matter its magnitude. This is a starting point for our evolution.
It is crucial to rediscover who we are by ourselves, with the greatest possible objectivity. This approach, although complex, will allow us to create a space for expression with others, thus facilitating a healthier restructuring of our relationships.
Il est fréquent que beaucoup de personnes vivent mal le jugement que les autres ont sur elles. Une des solutions est de travailler sur l’estime de soi et la valorisation.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Chercher de la valeur dans les échanges que nous pouvons avoir et comprendre ce qui est au delà de la forme, est un effort qui peut offrir une véritable qualité de communication.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
S’il y a une chose difficile à mettre en place, ce sont les sparrings. Hier, je participais avec les copains de la section MMA et sambo du Fushan Kwoon à une heure et demie de petits randoris. En écoutant Serge, l’instructeur de MMA, et David, celui du Sambo, répéter les règles de la rencontre, je me suis dit une nouvelle fois que c’est complexe de faire comprendre à de jeunes combattants qu’il n’y a pas de compétition.
Le sparring peut être un jeu et un moment d’apprentissage, même avec des niveaux très différents. Le plus compliqué est de faire comprendre aux moins expérimentés qu’ils n’ont rien à gagner à frapper fort, projeter à pleine force ou soumettre au risque de blesser. Comme je le partage souvent avec mes gars, si vous avez de l’énergie pour faire mal à des amis avec qui on s’entraîne tous les jours, redirigez cette énergie pendant les compétitions.
Le seul endroit où on peut s’exprimer librement, c’est la compétition, pas le dojo. À la salle, on doit pouvoir chercher le plaisir et la progression, tout en pensant aussi à celle du partenaire en face.
Toutes les semaines, Serge, qui est plus léger de plusieurs dizaines de kilos que moi, et moi-même, nous nous faisons des heures de sparring et pourtant, nous ne nous blessons jamais. Il est donc possible d’avoir un échange sérieux sans traumatiser le corps. Dans le jiu-jitsu, c’est aussi très compliqué, parce que les partenaires néophytes ne se rendent pas compte qu’ils peuvent être dangereux.
Avec eux, parfois c’est même plus risqué qu’avec leur senpai. Ces derniers, d’ailleurs, peuvent se blesser en faisant attention que le débutant fougueux ne se fasse pas mal. C’est toujours une question d’attention envers ceux avec qui nous combattons. Nous sommes avant tout des partenaires et des amis qui cherchent à progresser.
Oser parler, dire que c’est trop, oser savoir que ce n’est pas nécessaire de répondre avec une agressivité momentanée (je dis cela mais même après des milliers de sparrings, il m’arrive de m’échauffer rapidement), parfois il suffit juste d’arrêter et d’attendre le prochain combat, c’est souvent la meilleure chose à faire.
On peut être des combattants sans être des brutes obsédées par la virilité. Préserver la valeur de l’amitié est un point important.
Nous avons en France une culture du karaté liée aux styles traditionnels et non contact : Shotokan, Shito-ryu, Goju-ryu, Wado-ryu. Nous avons donc une perspective qui ne partage qu’une facette de la richesse martiale qui s’est développée au Japon. On peut se demander, par exemple, si le style de Oyama Sosai, le Kyokushin, pourrait être considéré comme du karaté.
En lisant de nombreux articles sur le karaté sur des blogs japonais, je constate une chose : le moment crucial pour l’histoire du karaté est souvent associé à la défaite des Japonais en 1972 au second championnat du monde de karaté non contact. Imaginez l’humiliation : aucun Japonais, ni en individuel, ni en équipe (que la France a remportée), n’était parmi les 5 premières places.
Cet échec a engendré de fortes tensions, car pour les fondateurs du karaté, cette discipline était celle qui maintenait la véritable essence de l’esprit japonais. Cela explique pourquoi Oyama avait déclaré que jamais de son vivant un étranger ne remporterait un championnat du monde de Kyokushin, chose qui est arrivée l’année suivant sa mort.
Le Kyokushin était le dernier bastion que les étrangers n’avaient pas encore ébranlé, et c’est pourquoi, avec les ambitions olympiques de la fédération traditionnelle, les frappes réelles leur semblaient complètement inappropriées pour diffuser cet art martial.
Kogawa, un membre de la fédération japonaise de karaté, avait même demandé à Sosai de nommer son style « l’école Oyama d’arts martiaux », sans référence au karaté. Et même le fondateur du Wado-ryu, Otsuka, avait déclaré : « Nous devons trouver un moyen de renverser nos adversaires. Ce serait bien si le gouvernement interdisait ce type de karaté. »
Imaginez à quel point la guerre politique et la définition même de ce qu’est le karaté étaient au cœur des années 70. La défaite de 72 explique aussi pourquoi Oyama a accéléré la démarche pour proposer le premier championnat du monde de Kyokushin, pour montrer que son karaté était un véritable style japonais, dominé par les Japonais. Sa stratégie d’expansion, avant même de bien développer le style au Japon, a dû être réorientée pour s’implanter solidement sur l’archipel, afin de combattre le karaté qui se voulait olympique. Sosai, à l’inverse de Matsui (son successeur à la tête du Kyokushin), ne souhaitait pas particulièrement voir le karaté aux Jeux Olympiques…
Plus nous mettons en avant des valeurs moins nous les avons.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous vivons sur des valeurs qui parfois ne nous correspondent pas et qui nous maintiennent dans des comportements dissonants.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
En regardant des repartages sur les dessous politiques, ce qui est passionnant c’est de voir à quel point les valeurs que les praticiens aiment à penser tellement stables, s’envolent en une seconde pour d’autres opportunités.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank