Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #527 : Le MMA : Un avenir gangréné comme la boxe ?

Le MMA va-t-il devenir comme la boxe ? C’est une vraie question à laquelle il est aujourd’hui difficile de répondre, sachant que nous sommes encore dans une phase montante du MMA, ou peut-être au début d’un plateau. De plus, les conditions entre la boxe professionnelle et le combat libre professionnel sont un peu différentes.

Néanmoins, comme on a pu le voir dans un poste précédent, le MMA et les sports de combat de façon générale sont souvent associés à la pègre. C’est au travers de combats truqués ou simplement de paris que ces derniers arrivent à développer leur business, aussi bien dans l’ombre que dans la lumière.

On sait que la boxe anglaise a été gangrénée pendant des années par des résultats particuliers, issus d’arbitres qui ont pu être achetés, de combats truqués, ou de juges très fortement influencés pour donner une décision précise à un moment donné. Quant au MMA, en mettant de côté l’UFC pour l’instant, un nombre important de combats récents vont être revus par le FBI car suspectés d’être truqués.

Nous savons bien que ce qui prime, c’est de faire du business. Par conséquent, que ce soit pour les personnes dans la lumière du groupe TKO, ou pour celles restées dans l’ombre, l’idée est de pouvoir maintenir, voire développer, cette poule aux œufs d’or qu’est le MMA. Or, si les choses se sont gangrénées de la même façon dans une autre discipline, il n’y a aucune raison que cela n’arrive pas dans le monde du MMA.

De plus, bien que nous n’ayons pas encore assez de recul pour savoir ce qui va se passer, on se rend compte que le nouveau deal de l’UFC avec Paramount n’offre pas des cartes particulièrement intéressantes. Comme il y a un contrat de plusieurs milliards de dollars derrière, sur 5 ou 7 ans, il est possible que le public lui-même ne soit plus vraiment « hype » par ce milieu-là.

Et comme en boxe anglaise, ils n’attendront que les cartes spectaculaires qui auront lieu peut-être tous les trois mois. Petit à petit, nous allons nous retrouver avec un sport de combat qui plaît, qui fascine même à certains moments, mais qui, la plupart du temps, ne va pas forcément drainer beaucoup d’attention, même de la part de ceux qui l’aiment mais qui préfèrent voir un gros show, et qui ne s’intéressent que peu ou prou à la facette sportive.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #527: MMA: A Future Corrupted Like Boxing?

Will MMA become like boxing? It’s a real question that is difficult to answer today, knowing that we are still in a rising phase of MMA, or perhaps at the beginning of a plateau. Furthermore, the conditions between professional boxing and professional mixed martial arts are somewhat different.

However, as we may have seen in a previous post, MMA and combat sports in general are often associated with organized crime. It is through fixed fights or simply betting that they manage to develop their business, both in the shadows and in the spotlight.

It is well known that English boxing was corrupted for years by peculiar results from referees who may have been paid off, fixed fights, or judges who were heavily influenced to give a precise decision at a specific time. As for MMA, setting aside the UFC for a moment, a significant number of recent fights are going to be reviewed by the FBI as potentially fixed.

We well know that the priority is doing business. Consequently, whether for those in the spotlight of the TKO group or those remaining in the shadows, the idea is to maintain, or even develop, this cash cow that is MMA. Yet, if things became corrupted in the same way in another discipline, there is no reason why it shouldn’t happen in the world of MMA.

Moreover, although we do not yet have enough perspective to know what will happen, it is apparent that the UFC’s new deal with Paramount does not offer particularly interesting cards. Since there is a multi-billion dollar contract behind it, over 5 or 7 years, it is possible that the public itself will no longer be truly hyped by this environment.

And just like in English boxing, they will only wait for the spectacular cards that will take place perhaps every three months. Gradually, we will find ourselves with a combat sport that pleases, even fascinates at certain moments, but which, most of the time, will not necessarily draw much attention, even from those who love it but prefer to see a big show, and who are only marginally interested in the sporting aspect.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #519 : Le paradoxe des styles de Karaté qui organisent des Opens

En relisant des articles et en retraçant des parcours de vie à travers le style de Jukusho Azuma du Daido Juku (Kudo), je perçois un paradoxe initialement mis en place par Sosai Oyama. Son objectif, lors du premier championnat du monde de Kyokushinkai en 1975, était d’inviter tous les styles afin de démontrer le niveau des karatékas et de devenir « the strongest karate ».

Bien que le film publicitaire de l’époque montre des combattants de différentes disciplines se rencontrant, menant à la victoire des Kyokushin, il existe une contradiction que l’on retrouve parfois encore aujourd’hui au sein de l’IKO1.

Dès 1981, une interdiction frappait les combattants Kyokushin qui osaient combattre dans d’autres styles comme le Nihon Kempo ou d’autres systèmes, menaçant de répudiation. Mais le plus intéressant est de constater l’influence de professeurs et de personnalités charismatiques tels qu’Oyama Sosai. Azuma lui-même, lorsqu’il a créé le Championnat Hokutoki, dans les règles du Daido, invitait d’autres écoles et styles, comme il l’avait connu en Kyokushin, mais refusait que ses propres combattants aillent concourir ailleurs.

Ce qui a provoqué une réaction et transformé cette mentalité, c’est une fois de plus l’UFC. En 1993, puis l’année suivante avec la défaite de Minoki Ichihara contre Royce Gracie. D’après mes lectures, le dojo de Yoshinori Nishi, le Wajutsu Keishukai, fondé en 1987 et mentionné dans l’article précédent, commençait à prendre ses distances avec Jukusho Azuma pour cette raison.

Vouloir montrer une ouverture à combattre tout le monde dans des règles si spécialisées, comme le karaté au KO, est un excellent stratagème marketing pour éviter tout danger avec les Nak Muay et les boxeurs anglais. Pour ceux qui se souviennent, il existe des combats du Seidokaikan où l’on voit des experts de la boxe thaï, du Taekwondo, etc., combattre selon les règles Seido (proches du Kyokushin) et être désorientés par ce qu’ils sont autorisés ou non à faire.

En tout cas, grâce à l’UFC, de nombreuses écoles, dont le Kudo, ont remis en question leur vision et ont notamment créé le WARS, auquel une équipe française a participé…

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Martial Reflections of a Hypnofighter #519: The Paradox of Karate Styles Organizing Opens

While re-reading articles and tracing life paths through Jukusho Azuma’s Daido Juku (Kudo) style, I’ve noticed a paradox initially set up by Sosai Oyama. His goal for the first Kyokushinkai World Championship in 1975 was to invite all styles to demonstrate the level of karatekas and become « the strongest karate. »

And while the promotional film from that era shows fighters from different disciplines meeting, leading to Kyokushin victories, there’s a contradiction that is sometimes still found in IKO1 today.

As early as 1981, Kyokushin fighters were forbidden, under threat of repudiation, from competing in other styles like Nihon Kempo and other systems, such as Daido Juku. But the funniest part, and where we see the influence of charismatic teachers and figures like Oyama Sosai, is that Azuma himself, when he created the Hokutoki Championship under Daido rules, invited other schools and styles, just as he had experienced in Kyokushin, but refused to let his own fighters compete elsewhere.

What triggered a reaction and transformed this mentality was, once again, the UFC. In 1993, then the following year with Minoki Ichihara’s defeat against Royce. From what I’ve read, Yoshinori Nishi’s dojo, the Wajutsu Keishukai, founded in 1987 and mentioned in the previous article, began to distance itself from Jukusho Azuma for this very reason.

Wanting to show openness to fighting everyone under highly specialized rules, like knock-out karate, is a brilliant marketing strategy to avoid danger from Nak Muay and English boxers. For those who remember, there are Seidokaikan fights where Thai boxing and Taekwondo experts, etc., compete under Seido rules (close to Kyokushin) and are bewildered by what they can or cannot do.

In any case, thanks to the UFC, many schools, including Kudo, re-evaluated their vision and notably created WARS, in which a French team participated…

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #502 : Le Pride FC avait tout compris

Est-ce parce qu’ils sont dans un pays où le Pro Wrestling, c’est-à-dire l’art des combats de divertissement, est monnaie courante ? Pour rappel, si nous avons mis en place des combats truqués ou simplement spectaculaires, c’est parce que les acheteurs de spectacles recherchent avant tout un bon moment. Ils n’attendent pas nécessairement une qualité pugilistique, technique ou tactique, mais plutôt une expérience émotionnelle agréable.

Quand on observe comment des stars sont « montées » en puissance, à l’instar de Paddy (qui reste très fort) ou d’un O’Malley (également un excellent striker), on comprend que ce qui est choisi par les « match makers » est ce qui pourrait attirer des spectateurs et générer des séquences marquantes à diffuser sur les médias sociaux.

Pendant le Pride FC, qu’on ait aimé ou non, outre les règles qui pouvaient facilement choquer les moins amateurs de Vale Tudo, les « Freak Fights » dont tout le monde se moquait sont encore régulièrement mis en avant par les algorithmes. De plus, la plupart des combats, même s’ils étaient mis en scène, apportaient de la reconnaissance autant pour les athlètes que pour l’organisation.

Ce lien avec le Pro Wrestling et le fait même que des « Catch Wrestlers » aient tenté leur chance dans des combats plus réels répondaient à un fantasme des spectateurs, développé depuis des décennies dans les mangas : savoir si un « catcheur » pouvait mettre en pratique ce qu’il faisait en combat « réel ».

Outre l’organisation titanesque, les salles incroyables et les combattants dangereux, avec des « match makings » complètement déséquilibrés mais générant un effet voyeuriste chez les spectateurs, le Pride FC est ce que l’UFC risque de devenir dans les décennies à venir.

La boxe anglaise a déjà cédé au monde du divertissement avant tout ; le MMA, tôt ou tard, verra sa popularité se réduire, et nous risquons, surtout avec le départ de Dana White, une réorientation de ce qu’est le MMA.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #502: Pride FC Understood Everything

Is it because they are in a country where Pro Wrestling, meaning entertainment fights, is commonplace? As a reminder, if we have implemented fixed or simply spectacular fights, it’s because show buyers primarily want to have a good time. They don’t necessarily expect pugilistic quality, technical or tactical, but rather an emotionally enjoyable experience.

When we see how stars are « built up, » like Paddy (who remains very strong) or O’Malley (also an excellent striker), we understand that what is chosen by matchmakers is what could attract spectators and generate big sequences for social media dissemination.

During Pride FC, whether you liked it or not, besides the rules that could easily shock less avid Vale Tudo fans, the « Freak Fights » that everyone mocked are still regularly highlighted by algorithms. Moreover, most fights, even if staged, brought recognition for both the athletes and the organization.

This link with Pro Wrestling and the very fact that Catch Wrestlers tried their luck in more real fights answered a spectators’ fantasy, developed for decades in manga: to know if a « wrestler » could practice what he did in « real » combat.

Beyond the colossal organization, incredible venues, and dangerous fighters, with completely unbalanced match-making that generated a voyeuristic effect on spectators, Pride FC is what the UFC risks becoming in the coming decades.

English boxing has already succumbed to the entertainment business above all; MMA, sooner or later, will see its popularity diminish, and we risk, especially with Dana White’s departure, a reorientation of what MMA truly is.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #493 : Le Pro Wrestling

Gamin, j’ai été fan de Catch, ce que les Américains et les Japonais nomment « Pro Wrestling ». Ce qui est amusant, c’est qu’en cherchant à étudier les origines de la Luta Livre, et en fouillant principalement du côté de l’école du Catch-as-catch-can Wrestling (CACC), je réalise que tous les textes que je trouve – comme ceux de Billy Robinson ou des lutteurs de Wigan – parlent de cette discipline.

Ce qui est compliqué, c’est que dans les livres ou les vidéos, ils parlent indifféremment du Catch Wrestling (ou Luta Livre) tantôt comme de la lutte amateur potentiellement avec soumissions (le CACC ou Luta Livre Esportiva), tantôt comme du Pro Wrestling, c’est-à-dire le combat spectacle. Ce glissement s’est opéré parce que l’amateurisme ne rapportait pas d’argent et, surtout, parce que les spectateurs pouvaient se lasser des combats réels.

Nous aimons penser que les sports de combat sont nobles, qu’ils sont un symbole de la valeur des combattants, et que ceux qui pratiquent le font par désir de prouver quelque chose au monde. Si c’est bien sûr la motivation pour certains, l’argent semble, de tout temps, avoir été l’élément central. Combattre pouvait permettre d’éviter d’aller travailler aux champs ou dans les mines.

Plus piquant encore : si les combats sont devenus des shows – et on peut le voir de plus en plus avec l’UFC qui fait monter des combattants générant de l’intérêt et donc des sous –, les demandeurs de combats scriptés, voire déséquilibrés, sont bien les spectateurs, et aujourd’hui, les followers et les viewers.

On le sait depuis l’UFC 1, où l’on disait déjà que le spectateur était binaire : il veut du sang et des KO. Aujourd’hui, c’est pareil. Un match serré où les deux adversaires s’annulent déplaît. Eh bien, le combat amateur non truqué de l’époque du catch wrestling, et même de la boxe, intéressait de moins en moins. Les combattants qui voulaient vivre de leur discipline ont préféré passer au show du Pro Wrestling, qui plaisait aux foules et les faisait donc vivre de leur « sport ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #493: Pro Wrestling

As a kid, I was a fan of Catch, what Americans and Japanese call « Pro Wrestling. » What’s amusing is that while trying to study the origins of Luta Livre, and digging primarily into the Catch-as-catch-can Wrestling (CACC) school, I realize that all the texts I find – like those by Billy Robinson or the Wigan wrestlers – talk about this discipline.

What is complicated is that in books or videos, they speak indifferently of Catch Wrestling (or Luta Livre) sometimes as amateur wrestling potentially with submissions (CACC or Luta Livre Esportiva), and sometimes as Pro Wrestling, that is to say, spectacle fighting. This shift occurred because amateurism brought in no money and, above all, because spectators could get bored with real fights.

We like to think that combat sports are noble, that they are a symbol of the fighters’ valor, and that those who practice do so out of a desire to prove something to the world. While this is certainly motivation for some, money seems to have always been the central element throughout history. Fighting could allow one to avoid working in the fields or the mines.

Even more stinging: if fights have become shows – and we can see this increasingly with the UFC pushing fighters who generate interest and therefore cash –, the ones demanding scripted or even imbalanced fights are indeed the spectators, and today, the followers and viewers.

We’ve known this since UFC 1, where it was already said that the spectator was binary: they want blood and KOs. Today, it’s the same. A tight match where the two opponents neutralize each other is displeasing. Well, the non-rigged amateur combat of the catch wrestling era, and even boxing, interested people less and less. Fighters who wanted to make a living from their discipline preferred to switch to the Pro Wrestling show, which pleased crowds and therefore allowed them to live off their « sport. »

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #455 : Les poids lourds en combat

Allez, un peu de « grossophobie » gratuite, venant d’un « gros », j’ai un joker ! Les arts martiaux et sports de combat sont des disciplines de force. Et même si des légers battent rarement des lourds, comme au CJI 2, on a pu voir, tant en Judo, en BJJ ou en Kyokushin, que les catégories « Absolute » (que je trouve plus sympa que « toutes catégories ») sont souvent remportées par des athlètes « bien lourds », voire « vraiment très lourds ».

Le problème est que souvent, les poids lourds sont déjà naturellement puissants (pas forcément « très forts » au sens strict). Ils utilisent bien leur force et le mouvement du corps pour « fracasser » d’une frappe ou pour contrôler et soumettre.

Seulement, comme ce qui est mis en avant, c’est la force et la puissance, on voit des athlètes ne faire que toujours plus de préparation physique, des heures pour prendre de la masse et de l’explosivité, mais moins pour la technique.

C’est normal : tu combats des « allumettes » comparées à toi, pourquoi se casser la tête à trouver un angle, une cale, un levier ou une réaction, alors qu’un coup de « boost » arrache globalement tout ?
En plus, avec des « smoothies magiques », le cardio est un peu amélioré ; regardez les poids lourds russes en Kyokushin, les colosses de l’UFC (bon, 10 minutes, c’est quand même difficile) ou les prolongations en judo…

Du coup, on perd un peu le jeu de se développer par la connaissance d’un système, mais on répond à la notion de sport de force.
Ce qui est intéressant, c’est de voir les moins lourds devenir « lourds techniques », comme un Usyk en boxe, qui est un bel exemple de technique plutôt que de jouer sur une confiance inconsciente pour terminer un match d’une seule frappe.

Maintenant, être lourd est aussi un handicap, que ce soit par la graisse ou le muscle : les angles sont moins simples à obtenir, la surface de frottement est importante, donc sur le dos, on a l’impression d’une tortue renversée. C’est normal que le cerveau cherche à économiser de l’énergie pour un maximum de « rentabilité ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #455: Heavyweights in Combat

Alright, a bit of free « fat-shaming, » coming from a « fat guy, » I have a joker! Martial arts and combat sports are disciplines of strength. And even if lightweights rarely beat heavyweights, as seen in CJI 2, we’ve observed in Judo, BJJ, and Kyokushin that « Absolute » categories (which I find nicer than « all categories ») are often won by « quite heavy, » or even « really very heavy » athletes.

The problem is that heavyweights are often already naturally powerful (not necessarily « very strong » in the strict sense). They effectively use their strength and body movement to « smash » with a strike or to control and submit.

However, since strength and power are what’s emphasized, we see athletes constantly doing more physical preparation, spending hours gaining mass and explosiveness, but less time on technique.
It’s normal: you’re fighting « matchsticks » compared to yourself, why bother finding an angle, a block, a lever, or a reaction when a « boost » generally tears everything apart?

Plus, with « magic smoothies, » cardio is a bit better; look at the Russian heavyweights in Kyokushin, the UFC behemoths (well, 10 minutes is still difficult), or the overtime in Judo..

As a result, we lose a bit of the game of developing through the knowledge of a system, but we meet the definition of a strength sport.
What’s interesting is to see heavyweights become « technical heavyweights, » like Usyk in boxing, who is a fine example of technique rather than relying on unconscious confidence to finish a match with a single strike.

Now, being heavy is also a handicap, whether it’s fat or muscle: angles are harder to get, the friction surface is significant, so on your back, you feel like a flipped turtle. It’s normal for the brain to economize energy for maximum « profitability. »

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #453 : Le BJJ pur en MMA moderne

J’en ai déjà parlé plusieurs fois et le match d’hier de De Ridder au Main Event de l’UFC nous rappelle la complexité de notre style martial dans une optique de combat complet (d’autant plus face à de bons grapplers/lutteurs). Nous avons une école qui développe la mise en place de mouvements complexes. Il est plus simple de maintenir sa posture au-dessus et de donner des coups de coude, que de décaler ses hanches, insérer ses bras en underhook, en se protégeant avec une jambe en shield, et tout cela en cherchant un déséquilibre ou un espace pour attaquer un renversement ou une clé.

Souvenez-vous que cette compréhension que le Jiu-Jitsu était « battable » dans le combat libre date des précurseurs du ground and pound, des lutteurs comme Coleman et, éventuellement, de Dan Severn, même si à l’époque Royce Gracie a pu passer un triangle pour finaliser. Le niveau global de Jiu-Jitsu des combattants de MMA n’est plus aussi technique qu’il y a dix ans, mais il est bien plus adapté pour éviter de rester dessous et trouver des chemins de victoire.

Statistiquement, les soumissions sont peu nombreuses et, s’il y a deux semaines Oliveira nous a fait une démonstration de Jiu-Jitsu face à un autre grappler à l’UFC, la plupart du temps les clés ou étranglements fonctionnent parce qu’il y a eu un knockdown avant ou des dégâts avec des frappes. De plus, majoritairement, le dos et les positions au-dessus sont plus performantes pour mettre fin au combat.

De Ridder a voulu montrer un BJJ de dessous performant et dangereux, mais cela l’a épuisé et n’a pas été réellement possible face à un combattant au-dessus solide sur ses bases de lutte et qui connaît les étapes de la complexité des mouvements à venir. Le BJJ sportif a développé une facette technique incroyable dans ses règles actuelles, mais dans les règles MMA, le côté rustre paie plus que le raffinement, les paramètres étant différents.

Nous avons petit à petit deux Jiu-Jitsu qui se sont développés : celui sportif en mode IBJJF et celui qui, comme à ses origines en vale tudo, s’adapte pour rester efficace (avec difficulté) dans le MMA moderne.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #453: Pure BJJ in Modern MMA

I’ve mentioned it several times already, and yesterday’s De Ridder match in the UFC Main Event reminds us of the complexity of our martial style in a complete combat perspective (especially against good grapplers/wrestlers). We have a school that develops the implementation of complex movements. It is simpler to maintain an overhead posture and deliver elbows than to shift one’s hips, insert arms in an underhook, protect oneself with a leg shield, all while seeking an imbalance or an opening to attack a sweep or a submission.

Remember that this understanding that Jiu-Jitsu was « beatable » in no-holds-barred fighting dates back to the pioneers of ground and pound, wrestlers like Coleman and then Severn, even though at the time Royce Gracie was able to land a triangle to finish. The overall level of Jiu-Jitsu among MMA fighters is no longer as technical as it was ten years ago, but it is much more adapted to avoid staying on the bottom and finding paths to victory.

Statistically, submissions are few, and while two weeks ago Oliveira gave us a Jiu-Jitsu demonstration against another grappler in the UFC, most of the time submissions or chokes work because there was a knockdown beforehand or damage from strikes. Moreover, generally, back control and top positions are more effective in finishing the fight.

De Ridder wanted to demonstrate effective and dangerous BJJ from the bottom, but it exhausted him and wasn’t truly possible against a top fighter who was solid in his wrestling fundamentals and understood the upcoming complex movements. Sport BJJ has developed an incredible technical facet under its current rules, but in MMA rules, a raw approach pays more than refinement, as the parameters are different.

Gradually, two types of Jiu-Jitsu are developing: the sport version, IBJJF style, and the one that, like its « vale tudo » origins, adapts to remain effective in modern MMA.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #436 : La stratégie, un paramètre difficile

Nous savons que, pour les professionnels ou les athlètes qui souhaitent remporter des compétitions de haut niveau, le succès ne repose plus uniquement sur les meilleures performances pugilistiques, mais souvent sur une meilleure compréhension et utilisation des règles ou des jugements possibles.

J’ai assisté à l’ARES et, en visionnant l’UFC le lendemain, je me suis dit que parfois, les combattants sont trop belliqueux pour un sport de combat. Certes, c’est génial si l’on parvient à mettre son adversaire KO dès le premier round ou à le projeter plusieurs fois pour le contrôler et prouver une domination physique.

Cependant, cela part du postulat que ce qui sera attendu ou perçu par les spectateurs comme du spectacle – des frappes lourdes, des contres qui mènent au KO, une superbe souplesse et autres – n’est pas forcément une bonne stratégie. Un combat compte entre trois et cinq rounds, et il faut potentiellement tenir jusqu’à la fin.

C’est là que le problème peut survenir. Voir deux combattants épuisés dès le troisième round ne satisfait pas les spectateurs, et surtout, pour les combattants, cela devient très compliqué à gérer. Tout devient plus difficile à rendre efficace, et il y a en plus une diminution cognitive qui fait que les stratégies pour marquer des points ou gagner la faveur des juges deviennent de plus en plus absentes.

Quand on parle d’intelligence de combat, il s’agit paradoxalement de ne pas être le meilleur combattant s’il n’y avait pas de limite de temps ou d’arbitre. Dans un cadre donné, pendant un temps déterminé, il y a des conventions, des critères à remplir pour aller vers la victoire s’il n’y a pas de finalisation avant.

Et nous le constatons, des événements comme l’UFC Paris avec beaucoup de KO et de soumissions restent rares. Il faut très souvent aller chercher la décision, là où ce qui compte n’est pas forcément l’agressivité et où le côté violent compte le plus, là où nous pouvons tous être choqués des résultats, là où le combat se joue sur des critères qui parfois s’éloignent même de l’idée du combat.

C’est aux athlètes de savoir ce qu’ils font. Ce n’est pas la guerre, mais un combat avec des règles et des fonctionnements spécifiques, qu’ils doivent prendre en compte comme un ensemble de techniques à acquérir.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #436: Strategy, a Difficult Parameter

We know that for pros or athletes who want to win high-level competitions, success is no longer necessarily about the best pugilistic performances, but often about a better understanding and use of the rules or possible judgments.

I attended ARES and, watching the UFC the next day, I told myself that sometimes fighters are too bellicose for a combat sport. Yes, it’s great if you manage to knock out your opponent in the first round or repeatedly throw them to control and prove physical dominance.

However, that’s based on the assumption that what will be expected or seen by spectators as a spectacle—heavy strikes, counters leading to a KO, superb flexibility, and so on—might not be a good strategy. There are between three and five rounds, and you potentially have to last until the end.

This is where the problem can arise. Seeing two exhausted fighters by the third round doesn’t satisfy the spectators, and especially for the fighters, it becomes very difficult to manage. Everything becomes harder to execute effectively, and there’s also a cognitive decline that often makes the strategies for scoring points or winning over the judges increasingly absent.

When we talk about combat intelligence, it’s paradoxically not about being the best fighter if there were no time limit or referee. In a given setting, for a determined time, there are conventions, checklists to complete to move towards victory if there is no early finish.

And we see it, events like UFC Paris with many KOs and submissions remain rare. Very often, you have to go for a decision, where what counts is not necessarily aggression and where the violent side matters most, where we can all be shocked by the results, where the fight is played out on criteria that sometimes even move away from the idea of combat.

It’s up to the athletes to know what they are doing. This is not war, but a fight with specific rules and functions, which they must take into account as a set of techniques to acquire.

Take what is good and right for you.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #431 : Les coups au corps

S’il y a eu de très belles phases lors de cet UFC Paris, j’ai particulièrement apprécié de voir à quel point les coups au corps ont pu changer la configuration des combats. Dans cette ère d’échanges techniques, je pense qu’il pourrait être intéressant pour les combattants de s’inspirer des frappes de poings rapprochées du Kyokushin.

Il y a une phase qui s’apparente au clinch mais sans réellement utiliser les bras pour déséquilibrer, contrôler en lutte ou préparer un coup de genou. C’est un moment de combat où l’on est très proche de l’adversaire et où le corps est souvent plus exposé. C’est exactement dans ce type de configuration que les karatékas Kyokushin excellent.

Le travail en Shita (coups bas) est certainement une voie qui pourrait être perfectionnée, notamment les crochets aux côtes. On pourrait objecter que la boxe anglaise propose déjà cela, mais les distances sont un peu différentes et le karaté Kyokushin est spécifiquement conçu pour cette courte distance.

Les pratiquants de Kyokushin savent très bien créer des ouvertures, affaiblir l’adversaire ou le faire réagir pour enchaîner avec des coups de pieds, ou, dans le contexte du MMA, pour ouvrir la possibilité de frapper au visage ou de reprendre de la distance.

Il y a également une différence d’impact entre frapper avec des gants de boxe anglaise et avec des poings nus ou des gants de 4 onces. L’impact sur les poignets est plus important et les kento (articulations des doigts) peuvent être blessés lors de la frappe sur les coudes. C’est une manière très spécifique de frapper avec puissance au corps à très courte distance, et cela pourrait être un véritable outil supplémentaire dans l’arsenal des strikers ou des dirty wrestlers.

Encaisser les coups au corps est parfois trompeur, tout comme les coups aux jambes. Une seule frappe bien placée peut transformer ce que nous pensions pouvoir gérer en un calvaire, voire un abandon.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #431: Body Shots

While there were some great moments in this UFC Paris, I really liked seeing how much body shots could change the dynamic of the matches. In this era of technical exchanges, I think it could be interesting for fighters to look at what Kyokushin practitioners do with their very close-range fist strikes.

There’s a phase that’s similar to the clinch but without actually using the arms to unbalance, control in wrestling, or set up a knee strike. It’s a moment in the fight where you’re very close to the opponent, and the body is often more open than in other phases of combat. It’s precisely in this configuration that Kyokushin karateka specialize.

The Shita (low strikes) work is certainly a path that could be refined, especially the rib hooks. You might say that boxing already offers this, but the distances are a bit different, and this style of karate is specifically oriented toward that short distance.

They are very good at creating openings, weakening the opponent, or making them react to follow up with kicks, or, for MMA, opening up the possibility of striking the face or regaining distance.

There’s also a difference in impact between striking with boxing gloves and with bare fists or 4 oz gloves. There is more impact on the wrists, not to mention the kento (knuckles) which can be injured from impact on the elbows. It’s a very specific way to hit the body with power at a very short distance and could be a real additional tool in the arsenal of strikers or dirty wrestlers.

Taking body shots can sometimes be tricky, just like leg kicks. Sometimes, a single well-placed strike is all it takes for what you thought you could handle to become a nightmare, or even lead to giving up.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #374 : Plaire à l’UFC

L'article explore la dynamique actuelle de l'UFC, la présentant comme une organisation où la performance sportive seule ne suffit plus. L'auteur soutient que les combattants doivent désormais exceller dans le divertissement et la communication, notamment en maîtrisant l'anglais pour interagir avec l'organisation et les spectateurs. Il souligne que l'UFC est une entreprise de divertissement avant tout, et que la stratégie de combat doit parfois céder le pas au spectacle pour satisfaire les attentes des employeurs et du public.

Vous avez vu le match de Belal cette nuit en main event de l’UFC 315. Cela me conforte dans ce que je ressens et perçois de cette organisation qui est la référence que toutes les autres tentent de suivre. Les athlètes doivent développer une compétence bien précise : plaire à l’employeur.

Vous le voyez de plus en plus depuis McGregor : c’est ce qui se passe autour du combat qui est pris en compte, puis pendant le match, il faut répondre aux attentes de l’organisation et des spectateurs. Je vous rappelle qu’ils paient pour un « service ». Les combattants sont là pour répondre à leurs attentes.

Du coup, en plus d’avoir une compétence pugilistique et athlétique, il faudra apprendre la langue de l’entreprise. Et j’insiste : si vous êtes aux USA et que vous êtes dans l’IT ou même vendeur chez Starbucks, il faudra que vous parliez anglais. Mais par contre, on en vient à penser que c’est normal que les employés d’une boîte américaine, qui combattent majoritairement sur le territoire américain, ne parlent pas anglais.

C’est une erreur. D’ailleurs, sans même parler de trash talk, il est très difficile de plaire à ses employeurs et à ses consommateurs si la communication n’est pas fluide.

Maintenant, mettons-nous d’accord : les combats à l’UFC, c’est du divertissement. Du coup, les athlètes et leurs teams veulent répondre aux exigences de leurs employeurs. Par conséquent, ce qui serait la bonne stratégie pour un athlète pour gagner n’est pas acceptable ou sera sanctionné par l’entreprise si ce n’est pas spectaculaire.

Être un combattant professionnel, c’est être un athlète qui combat et qui gagne. Sauf qu’être un combattant à l’UFC, c’est être un athlète qui doit être un showman ou une showwoman, qui gagne ou qui, même avec ses défaites, marque la discipline…

Bref, l’UFC, c’est vraiment une « culture d’entreprise », et leur objectif n’est pas de satisfaire les passionnés, mais de toucher le plus de personnes possible…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #374: Pleasing the UFC

You saw Belal’s fight last night in the UFC 315 main event. This confirms what I feel and perceive about this organization, which is the benchmark that all others try to follow. Athletes must develop a very specific skill: pleasing the employer.

You see it more and more since McGregor: what happens around the fight is taken into account, and then during the match, one must meet the expectations of the organization and the spectators. I remind you that they pay for a « service. » Fighters are there to meet their expectations.

Consequently, in addition to having pugilistic and athletic competence, one must learn the language of the company. And I insist: if you are in the USA and you are in IT or even a Starbucks salesperson, you will have to speak English. But then, people come to think that it’s normal for employees of an American company, who mostly fight on American territory, not to speak English.

This is a mistake. Moreover, even without mentioning trash talk, it is very difficult to please one’s employers and consumers if communication isn’t fluid.

Now, let’s agree: UFC fights are entertainment. Therefore, athletes and their teams want to meet the demands of their employers. Consequently, what would be the right strategy for an athlete to win is not acceptable or will be penalized by the company if it is not spectacular.

Being a professional fighter means being an athlete who fights and wins. Except that being a UFC fighter means being an athlete who must be a showman or a showwoman, who wins or who, even with their losses, leaves their mark on the discipline…

In short, the UFC is truly a « corporate culture, » and their objective is not to satisfy enthusiasts, but to reach as many people as possible…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #368 : Les histoires se répètent

L'auteur explore la récurrence des débats sur l'efficacité des arts martiaux, en traçant un parallèle entre les confrontations interstyles d'antan, popularisées par l'UFC, et les discussions actuelles entre le Judo et le Jiu-Jitsu Brésilien. Il souligne comment le contexte réglementé des compétitions modernes diffère des défis ouverts et sans limite de l'époque Gracie, où le but ultime était la soumission ou le KO. L'article invite à une réflexion sur la pertinence de comparer des disciplines cousines dans des cadres si différents et encourage chacun à trouver ce qui lui convient le mieux.

J’imagine que pour les passionnés et pratiquants les plus anciens, la question de quel art martial était le plus efficace (dans un cadre interstyle) était LA question. Puis nous avons eu l’UFC, qui a mis en place cette opposition, pour qu’émerge un sport de combat que nous connaissons sous le nom de MMA.

Dans toutes ces oppositions, il y avait la fameuse question entre les frappeurs, qui avaient le vent en poupe avec toute la cinématographie à la Bruce Lee ou Norris, et les “lutteurs” qui, paradoxalement, étaient considérés comme peu “dangereux”. L’arrivée de Royce Gracie dans la cage a redonné ses lettres de noblesse au grappling, avec un Remco Pardoel atomisant un Orlando Wiet ou, plus tard, un Dan Severn soumettant ses opposants au sol (ground and pound).

Et puis le temps passe. Trente ans plus tard, nous avons les vidéos, et encore des tas de défis dans tous les sens. Dans le monde du grappling, nous revenons à une période « années 80 » entre le Jiu-Jitsu Gracie et les autres styles de préhension, comme le Sambo et, bien sûr, le père du Jiu-Jitsu moderne, le Judo.

Mais en 2025, le contexte a changé. Les pratiquants de Jiu-Jitsu se sont orientés vers un haut niveau sportif, et les Judokas, après de multiples changements de règles, mais aussi par curiosité et envie d’évoluer, se sont pour beaucoup réouverts au Ne Waza (On avait Awazu Sensei avant tout ça…).

Du coup, sur les réseaux, et parce que faire du JJB est devenu une mode, on voit des défis et des critiques entre le BJJ et le Judo, avec des arguments que nous avons déjà explorés. Il est normal que les styles se confrontent et que ce cycle de « qui est le plus fort » revienne.

Seulement, la différence est qu’entre les défis “martiaux” des Gracie et ceux actuellement entre Judo et BJJ, les arguments se placent dans des cadres réglementés, avec des limites et des temps. Comparer des disciplines cousines dans des cadres différents – round debout, round complet et round au sol, avec un temps limité – n’a d’intérêt que pour l’athlète, pas pour le style en lui-même.

Le Jiu-Jitsu des Gracie, dans ses défis, acceptait tout de l’opposant et ne s’arrêtait qu’à la soumission ou au KO… en somme, un “vrai” combat.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

Martial Reflections of an Hypnofighter #368: History Repeats Itself

I imagine that for old martial artists, the question of which martial art was the most effective (in an interstyle setting) was THE question. Then we had the UFC, which set up this opposition, leading to the emergence of a combat sport we know as MMA.

In all these oppositions, there was the famous question between the strikers, who were riding high with all the Bruce Lee and Norris films, and the « grapplers » who, paradoxically, were considered not very « dangerous. » Royce Gracie’s arrival in the cage restored the nobility of grappling, with a Remco Pardoel atomizing an Orlando Wiet or, later, a Dan Severn ground and pounding his opponents.

And then time passes. Thirty years later, we have the videos, and still a lot of challenges in every direction. In the world of grappling, we are returning to an « 80s » period between Gracie Jiu-Jitsu and other grappling styles, such as Sambo and, of course, the father of modern Jiu-Jitsu, Judo.

But in 2025, the context has changed. Jiu-Jitsu practitioners have moved towards a high sporting level, and Judokas, after multiple rule changes, but also out of curiosity and a desire to evolve, have largely reopened themselves to Ne Waza (We had Awazu Sensei before all that…).

As a result, on social media, and because doing BJJ has become fashionable, we see challenges and criticisms between BJJ and Judo, with arguments we have already explored. It is normal for styles to clash and for this cycle of « who is stronger » to return.

However, the difference is that between the « martial » challenges of the Gracies and those currently between Judo and BJJ, the arguments are placed within regulated frameworks, with limits and time constraints. Comparing cousin disciplines in different settings – standing round, full round, and ground round, with limited time – is only of interest for the athlete, not for the style itself.

Gracie Jiu-Jitsu, in its challenges, accepted everything from the opponent and only stopped at submission or KO… in short, a « real » fight.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank