Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #263 : Frapper un homme au sol

Frapper un adversaire au sol est souvent critiqué comme une attitude de voyou. Cet article explore cette notion dans les contextes sportifs et de survie, en s'appuyant sur l'histoire des systèmes de combat et l'expérience des Gracie.

J’ai reçu récemment un commentaire qui soulignait que frapper un homme au sol est un comportement de voyou. Si je peux comprendre ce point de vue, car c’est une opinion récurrente depuis que j’ai vu l’UFC 1, il existe une idée un peu chevaleresque selon laquelle il ne faut pas continuer à frapper lorsque l’adversaire est au sol.

Les Gracie ont justement révolutionné le monde du combat en prouvant que, même au sol après des frappes ou une projection, il est possible de rester dangereux, voire de remporter le combat. Revenons un instant sur la notion « honteuse » de frapper un homme au sol. Dans un contexte sportif, en fonction des règles communes, comme dans la boxe, je comprends cette objection.

Cependant, si nous revenons à l’essence des systèmes de combat orientés survie, que ce soit sur un champ de bataille ou dans la rue, la situation est différente. Dans les ouvrages que j’ai lus sur les combats en armure en Europe, il est souvent mentionné qu’une stratégie consistait à faire tomber l’adversaire pour ensuite lui fracasser la tête, car il est compliqué de se relever. Dans la rue, si l’agresseur n’est pas mis KO, le laisser se relever représente un risque de se faire réattaquer. Il peut même avoir le temps de sortir ou de trouver une arme, mettant ainsi notre vie en danger.

Le combat de rue évite souvent le sol parce qu’il est dangereux, mais il arrive fréquemment qu’un affrontement y mène par déséquilibre, et il est alors crucial de savoir s’en sortir. Si frapper au sol est l’apanage des voyous, il faut que les gens de bien puissent eux aussi se défendre dans ces situations.

Revenons au monde sportif. Il est vrai que les coups de coude pleins tête, qui coupent et abîment surtout le cerveau, ne sont pas une bonne chose. Cela fait du spectacle, mais c’est problématique pour les athlètes. On pourrait répondre que c’est leur métier, mais jusqu’où peut-on accepter ces frappes, que ce soit debout ou au sol, surtout en amateur ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #263: Striking a Man on the Ground

I recently received a comment pointing out that hitting a man on the ground is a thug’s behavior. While I can understand this point of view—it’s a recurring opinion since I watched UFC 1—there’s a somewhat chivalrous idea of not continuing when the opponent is down.

The Gracies revolutionized the world of combat by showing that even on the ground, after being hit or thrown, it’s possible to remain dangerous and even win the fight. Let’s revisit the « shameful » notion of hitting a man on the ground. In a sporting context, depending on the common rules, such as in boxing, I get it.

However, if we return to the essence of survival-oriented combat systems, whether on a battlefield or in the streets, the situation changes. In the books I’ve read on armored combat in Europe, it was noted that one strategy was to knock the opponent down and smash his head, as it’s difficult to get up. On the street, if the attacker isn’t knocked out, letting him get up is a risk of being re-attacked. He might even have time to pull out or find a weapon, putting our lives in serious danger.

Street fights often avoid the ground because it’s dangerous, but frequent encounters lead to the ground due to imbalance, and one must know how to escape. If hitting on the ground is a thug’s thing, good people need to know how to defend themselves in these situations too.

Back to the sporting world, it’s true that elbow strikes to the head, which cut and especially damage the brain, are not a good thing. It makes for a spectacle, but it’s problematic for the athletes. You could say it’s their job, but how far can we accept these strikes, whether standing or on the ground, especially in amateur competitions?

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #248 : Quand le sport de combat ne suffit plus

Découvrez les réflexions d’un Hypnofighter sur l'évolution des pratiquants d'arts martiaux et de sports de combat vers la self-défense. Explorez les motivations derrière ces transitions, les différences de mentalité et les enjeux de l’efficacité des techniques martiales. Une analyse approfondie des divers systèmes, de la psychologie du combattant, et des approches tactiques et stratégiques en situation réelle.

Dans mon dernier post, je vous partageais cette tendance courante chez les pratiquants de self-défense : celle de migrer ou de compléter leur pratique par des disciplines plus ludiques, sachant que les fondamentaux de la défense personnelle sont relativement rapides à maîtriser.

Il existe également le mouvement inverse, avec des pratiquants de sports de combat ou d’arts martiaux qui décident progressivement de s’orienter vers la self-défense. Nous observons souvent ce phénomène dans le BJJ, notamment lorsque l’âge se fait sentir et que la période de compétition ou de pratique intensive de randoris sportifs ne satisfait plus.

Je suis incapable de dire s’il existe ou non une dimension égotique dans ce choix. Après des années, voire des décennies, à dominer les pratiquants avec qui l’on partage cette passion, il peut être difficile de vivre le moment où l’on commence à être bousculé, voire surpassé, par la nouvelle génération.

Quoi qu’il en soit, beaucoup passent d’une vision sportive et ludique à une envie de découvrir des notions plus martiales, sans pour autant être motivés par une peur spécifique de la rue. Je pense que c’est parce que beaucoup de systèmes comme le Krav Maga, le Kali, le Silat ou des styles mixtes de self-défense offrent une approche différente et renouvelée.

La difficulté réside toutefois dans le fait que beaucoup de pratiquants venant de la boxe et de la lutte sont très sceptiques. Il est donc important de prouver l’efficacité des techniques sans simplement dire : « Si, si, ça marche. » Par exemple, un boxeur pourrait expliquer que placer un jab-cross précisément est déjà difficile, alors remplacer cela par une frappe à la gorge ou aux yeux peut être mal perçu.

Je pense que le débat infini entre self-défense et sports de combat pourrait se poursuivre indéfiniment si les instructeurs de self-défense ne se concentraient pas sur des notions tactiques, stratégiques et psychologiques, qui sont fondamentalement différentes de celles des sports de combat. Prenons l’exemple du jab-cross : il est efficace dans tous les systèmes, mais son contexte et sa préparation sont spécifiques à un ring ou une cage. Dans la rue, nous avons les phases ritualisées de précombat, que l’enseignant décrypte à la fois psychologiquement et stratégiquement (par exemple, éviter de se retrouver dos au mur).

Comme je vous le disais dans le post précédent, il existe des écoles polyvalentes, mais elles ne sont souvent pas les plus efficaces. Il vaut souvent mieux suivre un cours 100 % self-défense ludique et un cours 100 % sport de combat pour apprécier et se développer au mieux, plutôt que de suivre des cours parfois trop approximatifs.

selfdefense #BJJ #sportdecombat #artsmartiaux #rentrée2024

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #248: When Combat Sports Are No Longer Enough

In my last post, I shared with you a common trend among self-defense practitioners: the tendency to migrate or complement their practice with more playful disciplines, knowing that the fundamentals of personal defense are relatively quick to master.

There is also the opposite trend, with practitioners of combat sports or martial arts gradually deciding to move towards the self-defense aspect. This is often observed in BJJ, especially as age catches up and the period of competition or simply doing numerous sports randoris no longer satisfies.

I can’t say whether or not there is an ego dimension to this, in the sense that after years, even decades, of dominating the practitioners with whom you share your passion, starting to be shaken or even outclassed by the new generation can be a difficult experience.

In any case, many people move from a sporting and playful vision to a desire to explore more martial concepts, without necessarily having a specific fear of the street. I believe this is because many systems, such as Krav Maga, Kali, Silat, or mixed self-defense styles, offer a different and new approach to things.

The difficulty, however, lies in the fact that many people coming from boxing and wrestling are very skeptical. It is important to prove the effectiveness of the techniques without simply saying, « Yes, yes, it works. » For example, a boxer might explain that landing a precise jab-cross is already challenging, so substituting it with a throat or eye strike could be poorly understood by the boxer.

I believe the endless debate between SD (Self-Defense) and ScD (Combat Sports) could continue if self-defense instructors do not focus on tactical, strategic, and psychological concepts that are completely different from those in combat sports. Let’s take the jab-cross as an example: it is effective in all systems, but its context and preparation are specific to a ring or cage. In the street, we have the ritualized pre-fight phases, which the instructor will decode both psychologically and in terms of the positions one should ideally take (such as avoiding having your back against a wall).

As I mentioned in the previous post, there are versatile schools, but they are often not the most effective. It is often better to attend a 100% playful self-defense class and a 100% combat sports class to best appreciate and develop, rather than going to classes that may be too approximate.

selfdefense #BJJ #combatsports #martialarts #backtoschool2024

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #238 : Le géant des sports de combat

Il est grand, puissant, vous projette comme si de rien n’était et est le plus grand combattant des Jeux Olympiques. Je parle bien sûr de… Mijaín López. Ah oui, on n’en a pas beaucoup parlé parce que Teddy, notre Judoka absolu, a pris toute la lumière. Et je le comprends, même si nous avons ici, pour la première fois, un lutteur qui a surpassé Karelin, que beaucoup considèrent comme le plus fort poids lourd de l’ère moderne.

Mijaín López est cubain, il était un peu la figure de proue du régime castriste, ce qui peut aussi expliquer pourquoi on n’en fait pas tout un monde. Le sport, c’est magnifique, mais cela se détériore assez vite quand la politique s’en mêle.

Chael Sonnen, dans une de ses vidéos, partageait aussi une chose que j’ignorais : il semble que Mijaín ait participé à des matchs truqués au Japon, comme cela a pu se produire pour beaucoup de combats au Pride FC (ou pour ceux qui suivent mes réflexions sur le Karaté Kyokushin).

Néanmoins, il reste le premier combattant à accomplir cet exploit après n’avoir participé à aucun match officiel depuis les derniers JO. Imaginez cet athlète de 41 ans qui remonte une dernière fois sur le ring pour combattre au plus haut niveau dans une discipline physiquement si exigeante.

Personnellement, parmi toutes les disciplines et tous les pratiquants que j’ai pu affronter en plus de 30 ans, ce sont clairement les lutteurs, et notamment les gréco-romains, qui sont les combattants les plus solides physiquement, au-delà même des judokas.

Tenir 20 ans au sommet de son activité sportive est une chose incroyable, et pouvoir encore participer à des matchs intenses nous ramène à l’essence du combat : ne jamais cesser et toujours tenter de progresser. Même si nous le savons tous, avec l’âge, nous perdons en capacités et donc en efficience.

Il y a peu de chances que Teddy parvienne à accrocher un cinquième titre, mais s’il réussit à participer aux prochains JO et à bien performer, ce serait une chose géniale.

LutteOlympique #LutteGrécoRomaine #MijaínLópez #Cuba #Paris2024 #JeuxOlympiques #Durabilité

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #238: The Giant of Combat Sports

He is tall, powerful, throws you as if it were nothing, and is the greatest fighter in the Olympics. I’m talking, of course, about… Mijaín López. Oh yes, he hasn’t been talked about much because Teddy, our ultimate Judoka, stole the spotlight. And I understand that, even though we have here, for the first time, a wrestler who has outdone Karelin, whom many have considered the greatest heavyweight of the modern era.

Mijaín López is Cuban; he was somewhat the figurehead of the Castro regime, which might also explain why we don’t make a big deal out of it. Sport is wonderful, but it deteriorates quite quickly when politics get involved.

Chael Sonnen, in one of his videos, also shared something I didn’t know: it seems that Mijaín participated in rigged matches in Japan, much like many fights that happened in Pride FC (or for those who follow my reflections on Kyokushin Karate).

Nevertheless, he remains the first fighter to achieve this feat after not participating in any official match since the last Olympics. Imagine this 41-year-old athlete stepping up one last time to fight at the highest level in such a physically demanding discipline.

Personally, of all the disciplines and practitioners I have faced in over 30 years, it is clearly the wrestlers, especially the Greco-Roman ones, who are the most physically solid fighters, even more so than Judokas.

To stay at the top of your sport for 20 years is incredible, and being able to still engage in intense matches brings us back to the essence of combat: never stop and always try to progress. Even though we all know that with age, we lose capabilities and thus efficiency.

There is little chance that Teddy will be able to clinch a fifth title, but if he manages to at least participate in the next Olympics and perform well, that would be an amazing thing.

OlympicWrestling #GrecoRomanWrestling #MijaínLópez #Cuba #Paris2024 #OlympicGames #Endurance

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #227 : Le combat, un chemin vers la découverte des autres.

J’ai une vision complètement biaisée de la vie, comme quoi cette dernière est constamment une lutte. Tout demande de la confrontation et je suis bien loin d’être sur la voie de O Sensei, en me sentant en lien, en communion avec le grand tout. Ça viendra peut-être, mais je n’ai pas l’impression que ce soit le cas avec les années qui se succèdent. Pas de chance, je n’aurai pas un Satori au milieu d’un combat qui me ferait tout comprendre 🙂

Le fait de passer une grande, voire la majeure partie de ma vie dans un dojo, m’a fait rencontrer de nombreuses personnes, et beaucoup sont devenus des amis incroyables. Je me demandais ce qui, pour moi, apportait cela. Initialement, les salles de sport de combat, ce n’est pas Fitness Park : on n’est pas là pour papoter, prendre des minutes de récupération.

J’ai encore une vision très stricte du karaté dans ma façon de pratiquer, ce qui signifie qu’on ne parle pas, on s’exerce. On peut s’interroger pendant les techniques, mais sinon, silence. Ce ne sont donc pas les débats d’idées exaltées qui font que nous accrochons avec l’autre. Certes, il y a le post-training où, en plus dans ma salle, on peut rester à s’étirer et papoter, mais là encore, le quotidien reprend son rythme et beaucoup partent à la douche et s’envolent.

Il reste donc l’échange en pratique, et je pense plus précisément au combat. Comme je le partage depuis longtemps, le combat (avec mon point de vue biaisé) est la plus pure des discussions. Dans la façon de combattre de nos partenaires, nous apprenons ce qu’ils sont, leur agressivité, leur intention ou l’attention qu’ils portent.

Il y a une accroche ou un rejet qui se fait. Un échange sans mots, sans artifices, parce que les coups ou les luttes nous brisent tous les masques, et plus encore quand nous sommes dans un stress intense, par exemple quand nous nous faisons complètement étrangler ou secouer dans tous les sens. Nous y démontrons nos ombres comme nos lumières.

C’est quand on est dans le stress, sous pression et sans les codes sociaux imposés que nous pouvons voir ce que l’autre est (théorie totalement personnelle). Du coup, subconsciemment, il y a des personnes avec qui on accroche et d’autres avec qui nous resterons plus à distance.

Ces confrontations, ces dialogues nous donnent envie par la suite d’aller découvrir le verbal, puis l’ensemble des strates socio-éducatives de nos partenaires. Mais au fond, on sait que ce sont juste des informations secondaires : sa réaction au stress du combat nous ayant déjà dévoilé beaucoup.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #227: Combat, a Path to Discovering Others

I have a completely biased view of life, thinking it is constantly a struggle. Everything demands confrontation, and I am far from being on the path of O Sensei, feeling in tune, in communion with the greater whole. It might come one day, but I don’t feel that’s the case as the years go by. No luck, I won’t have a Satori in the middle of a fight that will make me understand everything 🙂

Spending a large, even the major part of my life in a dojo, has made me meet many people, and many have become incredible friends. I wondered what, for me, brought this about. Initially, combat sports gyms are not Fitness Park: we are not there to chat or take recovery breaks.

I still have a very strict karate vision in my way of practicing, which means we don’t talk, we practice. We can question techniques, but otherwise, silence. It’s not the lively debates that make us connect with each other. Sure, there’s the post-training where, in my gym, we can stay to stretch and chat, but again, everyday life resumes, and many head to the shower and leave.

So, what remains is the exchange in practice, and I think more specifically, in combat. As I have shared for a long time, combat (with my biased point of view) is the purest of discussions. In the way our partners fight, we learn who they are, their aggressiveness, their intention, or the attention they give.

There is a connection or a rejection that happens. An exchange without words, without artifice, because the blows or struggles break all our masks, especially when we are under intense stress, for example, when we are completely choked or shaken in every direction. We reveal our shadows as well as our lights.

It’s when we are under stress, under pressure, and without imposed social codes that we can see what the other person is (totally personal theory). Thus, subconsciously, there are people we connect with and others we will keep at a distance.

These confrontations, these dialogues, make us want to discover the verbal aspect afterward, and then all the socio-educational layers of our partners. But deep down, we know these are just secondary information: their reaction to the stress of combat has already revealed a lot to us.

combat #friendship #discovery #discussion #exchange #sharing #mask #education

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #88 : Le sexisme dans les sports de combat

Il est temps de faire face à une réalité : les sports de combat et les arts martiaux ne sont pas aussi « inclusifs » qu’on pourrait le penser. Bien que sur le papier, tout le monde soit censé pouvoir pratiquer les arts martiaux, il est malheureusement courant de constater que de nombreuses femmes ne se sentent pas vraiment à l’aise dans de nombreuses académies.

La première problématique réside dans le fait que certains hommes, pour diverses raisons, ne veulent pas s’entraîner avec des femmes. D’un autre côté, il arrive que certains hommes adoptent une attitude trop envahissante et insistante, parfois confondue avec de la séduction. Dans de telles situations, les femmes sont souvent perçues non pas comme des pratiquantes à part entière, mais comme des éléments périphériques.

Il est vrai que certaines disciplines, comme le Taekwondo ou la Capoeira, comptent un nombre important de femmes, voire sont majoritairement féminines. Cependant, dans les disciplines plus de contact, elles rencontrent souvent des difficultés à trouver des partenaires de poids équivalent en raison de leur faible représentation. Il est important de souligner que la simple création de sections féminines ne garantit pas automatiquement une atmosphère positive.

Après avoir discuté longuement avec des pratiquants et des enseignants de divers horizons et disciplines, il est clair que malgré les discours officiels prônant l’intégration, les femmes font face à des défis constants. Personnellement, je me suis souvent interrogé sur la raison pour laquelle le sexe de mon partenaire d’entraînement ne me préoccupait guère. Je crois que cette perception découle de mon expérience en karaté.. Mes senseis insistaient tellement sur le fait que nous sommes tous les mêmes une fois que nous franchissons la porte du dojo et que nous enfilons notre gi que je ne vois qu’un partenaire d’entraînement.

Peut-être que cet enseignement de la neutralité est la clé pour créer un environnement véritablement inclusif ? Hommes et femmes, nous devons tous être prêts à affronter les défis de la vie, que ce soit sur le tatami ou dans notre quotidien.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank 

#Dojo #Sexisme #Feminisme #Masculinisme #Discrimination #Homme #Femme #Neutralité



Martial Musings of an Hypnofighter #88: Sexism in Combat Sports

It’s time to face a reality: combat sports and martial arts are not as « inclusive » as one might think. While on paper, everyone is supposed to be able to practice martial arts, it is unfortunately common to find that many women do not feel truly comfortable in many academies.

The first issue is that some men, for various reasons, do not want to train with women. On the other hand, some men adopt an overly invasive and insistent attitude, sometimes mistaken for seduction. In such situations, women are often perceived not as full-fledged practitioners but as peripheral elements.

It is true that some disciplines, such as taekwondo or Capoeira, have a significant number of women, and in some cases, are predominantly female. However, in more demanding disciplines, they often struggle to find partners of equivalent weight due to their low representation. It is important to note that the mere creation of women’s sections does not automatically guarantee a positive atmosphere.

After extensive discussions with practitioners and instructors from various backgrounds and disciplines, it is clear that despite official policies and statements advocating openness and integration, women face constant challenges. Personally, I have often wondered why the gender of my training partner did not concern me much. I believe this perception stems from my experience in karate and judo/jiu-jitsu. My seniors and instructors emphasized so much that we are all equal once we step through the dojo door and put on our gi that I see only a training partner, whether they are male or female.

Perhaps this teaching of neutrality is the key to creating a truly inclusive environment? Men and women, we all must be ready to face life’s challenges, whether on the mat or in our daily lives.

Take only what resonates with you,

Be united,

Pank

#Dojo #Sexism #Feminism #Masculinism #Discrimination #Man #Woman #Neutrality

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #14 : Les défis de la transition de l’amateurisme au professionnalisme.

Il y a un mouvement de popularisation des sports de combat tels que le MMA. La Fédération FMMAF, qui s’est développée il y a 2-3 ans sous l’égide de la Fédération de Boxe, travaille à faire connaître et structurer cette discipline, merci pour leur boulot. Le MMA n’est pas nouveau, et il était déjà possible d’organiser des galas en 1998. Cependant, après de nombreux conflits avec les ministères, sa reconnaissance officielle n’est intervenue que ces dernières années.


L’un des points positifs du monde fédéral, et encore plus dans un pays où les sports associatifs sont populaires comme en France, est de permettre l’accès à ces disciplines au plus grand nombre. Nous avons eu des champions de Muay Thai dans différentes disciplines et arts martiaux grâce à notre réseau associatif. C’est également le cas pour le football.


Cette structuration du sport pour tous entraîne un fort amateurisme. Bien que les encadrants eux-mêmes obtiennent des diplômes fédéraux ou nationaux et soient des professionnels dans leur discipline respective. Plus nous aurons de pratiquants amateurs, plus nous aurons de futurs champions professionnels, s’ils sont suivis comme tels.


Cependant, le processus de transition de l’amateurisme se fait également ressentir à un niveau plus élevé. Il n’est pas facile de passer professionnel dans les sports de combat. Pour être plus précis, trouver des combats professionnels est simple, mais avoir une structure professionnelle ne l’est pas. Et c’est là l’aspect négatif de notre monde associatif. Lorsqu’un athlète se donne corps et âme dans son MMA, il peut se retrouver dans l’incapacité d’accéder à son gymnase parce que la salle est occupée par des écoles en journée et inaccessible pendant les vacances.


Il est difficile de rivaliser avec les combattants étrangers qui peuvent littéralement dormir à l’académie et se concentrer uniquement sur leur amélioration. De plus, à part quelques bouchers locaux et quelques enseignes, nous ne sommes pas un pays où il est facile d’obtenir des sponsors pour participer à des compétitions et encore moins pour ne pas avoir à travailler parallèlement.


Ce problème n’est pas spécifique qu’au MMA. Nous savons que même en judo, où la fédération est très riche, de nombreux champions internationaux arrêtent leur parcours en raison du manque de moyens et de la nécessité de trouver un emploi rémunéré décemment.


En tant que pratiquants, beaucoup n’ont pas l’idée ou les moyens de payer 100 euros par mois pour aller dans des salles privées. De plus, le caractère privé ne garantit pas que les instructeurs soient meilleurs que dans le milieu associatif. En revanche, l’avantage réside dans la disponibilité des installations sur de larges plages horaires, la possibilité de suivre plusieurs cours par jour et d’avoir des personnes qui peuvent apporter leur aide dans d’autres aspects tels que la préparation physique voire mentale.


Pour permettre l’essor des jeunes générations, il est essentiel de construire des ponts entre l’amateur et le professionnel, entre le public et le privé. Sinon, il y aura toujours un plafond infranchissable ou tellement énergivore à long terme que nos futurs champions pourraient devoir se tourner vers autre chose avant d’avoir réellement pu briller et vivre de leur profession de sportif de haut niveau.
La France compte des athlètes du calibre des professionnels d’autres pays, mais trop souvent, ils se trouvent dans des structures et des modèles de pensée trop amateurs pour obtenir ce qu’ils méritent… le succès.


Et vous, êtes-vous issu du réseau associatif ou avez-vous directement rejoint des clubs privés ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.


Be one
Pank

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