Réflexions martiales d’un Hypnofighter #493 : Le Pro Wrestling

Gamin, j’ai été fan de Catch, ce que les Américains et les Japonais nomment « Pro Wrestling ». Ce qui est amusant, c’est qu’en cherchant à étudier les origines de la Luta Livre, et en fouillant principalement du côté de l’école du Catch-as-catch-can Wrestling (CACC), je réalise que tous les textes que je trouve – comme ceux de Billy Robinson ou des lutteurs de Wigan – parlent de cette discipline.

Ce qui est compliqué, c’est que dans les livres ou les vidéos, ils parlent indifféremment du Catch Wrestling (ou Luta Livre) tantôt comme de la lutte amateur potentiellement avec soumissions (le CACC ou Luta Livre Esportiva), tantôt comme du Pro Wrestling, c’est-à-dire le combat spectacle. Ce glissement s’est opéré parce que l’amateurisme ne rapportait pas d’argent et, surtout, parce que les spectateurs pouvaient se lasser des combats réels.

Nous aimons penser que les sports de combat sont nobles, qu’ils sont un symbole de la valeur des combattants, et que ceux qui pratiquent le font par désir de prouver quelque chose au monde. Si c’est bien sûr la motivation pour certains, l’argent semble, de tout temps, avoir été l’élément central. Combattre pouvait permettre d’éviter d’aller travailler aux champs ou dans les mines.

Plus piquant encore : si les combats sont devenus des shows – et on peut le voir de plus en plus avec l’UFC qui fait monter des combattants générant de l’intérêt et donc des sous –, les demandeurs de combats scriptés, voire déséquilibrés, sont bien les spectateurs, et aujourd’hui, les followers et les viewers.

On le sait depuis l’UFC 1, où l’on disait déjà que le spectateur était binaire : il veut du sang et des KO. Aujourd’hui, c’est pareil. Un match serré où les deux adversaires s’annulent déplaît. Eh bien, le combat amateur non truqué de l’époque du catch wrestling, et même de la boxe, intéressait de moins en moins. Les combattants qui voulaient vivre de leur discipline ont préféré passer au show du Pro Wrestling, qui plaisait aux foules et les faisait donc vivre de leur « sport ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Martial Reflections of an Hypnofighter #493: Pro Wrestling

As a kid, I was a fan of Catch, what Americans and Japanese call « Pro Wrestling. » What’s amusing is that while trying to study the origins of Luta Livre, and digging primarily into the Catch-as-catch-can Wrestling (CACC) school, I realize that all the texts I find – like those by Billy Robinson or the Wigan wrestlers – talk about this discipline.

What is complicated is that in books or videos, they speak indifferently of Catch Wrestling (or Luta Livre) sometimes as amateur wrestling potentially with submissions (CACC or Luta Livre Esportiva), and sometimes as Pro Wrestling, that is to say, spectacle fighting. This shift occurred because amateurism brought in no money and, above all, because spectators could get bored with real fights.

We like to think that combat sports are noble, that they are a symbol of the fighters’ valor, and that those who practice do so out of a desire to prove something to the world. While this is certainly motivation for some, money seems to have always been the central element throughout history. Fighting could allow one to avoid working in the fields or the mines.

Even more stinging: if fights have become shows – and we can see this increasingly with the UFC pushing fighters who generate interest and therefore cash –, the ones demanding scripted or even imbalanced fights are indeed the spectators, and today, the followers and viewers.

We’ve known this since UFC 1, where it was already said that the spectator was binary: they want blood and KOs. Today, it’s the same. A tight match where the two opponents neutralize each other is displeasing. Well, the non-rigged amateur combat of the catch wrestling era, and even boxing, interested people less and less. Fighters who wanted to make a living from their discipline preferred to switch to the Pro Wrestling show, which pleased crowds and therefore allowed them to live off their « sport. »

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #427 : Les démonstrations

Je ne suis pas bon pour faire des démonstrations d’arts martiaux, et j’ai la chance de ne pas avoir à en faire, comme beaucoup de professeurs, en ce début de saison lors des portes ouvertes ou des forums des associations.

La démonstration est clairement un élément qui fait partie du patrimoine des arts martiaux, du moins depuis une bonne partie du XXe siècle, et d’autant plus maintenant où montrer et démontrer son art et son sport en dehors de la compétition est ce qui va permettre d’attirer du monde.

Et c’est là qu’il y a parfois un côté marketing qui ne correspond pas tout à fait à ce qui sera proposé pendant l’année à l’académie. On voit bien que quand on voit tout le monde voler en Aïkido, ce n’est pas nous, en tant que néophytes, qui parviendrons à mettre en place ces tai sabaki et autres belles actions, d’autant plus que nous n’aurons pas de hakama…

Pareil pour la self-défense : ce que l’on voit dans une dynamique de démonstration est absolument incroyable contre un ou plusieurs opposants, parfois même armés de pistolets.

Même le karaté, dont les démonstrations sont peut-être celles qui ressemblent le plus aux cours avec des kihons et des katas, trouve le moyen de faire de la casse. Or, de façon générale, et pour avoir été longtemps dans des dojos de Karaté, le tameshiwari est une rareté, pour ne pas dire un moment exceptionnel.

Il faut vendre sa discipline, attirer le chaland et, pour ce faire, il faut sortir les tambours et les trompettes. Tout comme la nouvelle génération va regarder un TikTokeur d’arts martiaux et vouloir devenir un pratiquant, ou comme des générations plus anciennes se référaient aux films pour se dire qu’ils entreraient un jour sur une voie qui, peut-être, les absorberait pour la vie…

Un petit excès et une survente qui peuvent néanmoins changer des trajectoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #427: The Demonstrations

I’m not good at doing martial arts demonstrations, and I’m lucky not to have to, unlike many instructors, at the start of the season during open days or association forums.

The demonstration is clearly an element that is part of the heritage of martial arts, at least since a good part of the 20th century, and even more so now where showing and demonstrating one’s art and sport outside of competition is what will attract people.

And that’s where there’s sometimes a marketing side that doesn’t quite match what will be offered during the year at the academy. We see that when we see everyone flying in Aikido, it’s not us, as newcomers, who will manage to perform these tai sabaki and other beautiful actions, especially since we won’t even have a hakama…

The same goes for self-defense: what you see in a demonstration is absolutely incredible against one or more opponents, sometimes even armed with pistols.

Even karate, whose demonstrations are perhaps those that most resemble classes with kihons and katas, finds a way to include breaking. However, generally speaking, and having spent a long time in Karate dojos, tameshiwari is a rarity, not to say an exceptional moment.

You have to sell your discipline, attract customers, and to do so, you have to bring out the drums and trumpets. Just as the new generation will watch a martial arts TikToker and want to become a practitioner, or as older generations referred to movies to tell themselves that they would one day enter a path that might absorb them for life…

A little excess and overselling can nevertheless change trajectories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #374 : Plaire à l’UFC

L'article explore la dynamique actuelle de l'UFC, la présentant comme une organisation où la performance sportive seule ne suffit plus. L'auteur soutient que les combattants doivent désormais exceller dans le divertissement et la communication, notamment en maîtrisant l'anglais pour interagir avec l'organisation et les spectateurs. Il souligne que l'UFC est une entreprise de divertissement avant tout, et que la stratégie de combat doit parfois céder le pas au spectacle pour satisfaire les attentes des employeurs et du public.

Vous avez vu le match de Belal cette nuit en main event de l’UFC 315. Cela me conforte dans ce que je ressens et perçois de cette organisation qui est la référence que toutes les autres tentent de suivre. Les athlètes doivent développer une compétence bien précise : plaire à l’employeur.

Vous le voyez de plus en plus depuis McGregor : c’est ce qui se passe autour du combat qui est pris en compte, puis pendant le match, il faut répondre aux attentes de l’organisation et des spectateurs. Je vous rappelle qu’ils paient pour un « service ». Les combattants sont là pour répondre à leurs attentes.

Du coup, en plus d’avoir une compétence pugilistique et athlétique, il faudra apprendre la langue de l’entreprise. Et j’insiste : si vous êtes aux USA et que vous êtes dans l’IT ou même vendeur chez Starbucks, il faudra que vous parliez anglais. Mais par contre, on en vient à penser que c’est normal que les employés d’une boîte américaine, qui combattent majoritairement sur le territoire américain, ne parlent pas anglais.

C’est une erreur. D’ailleurs, sans même parler de trash talk, il est très difficile de plaire à ses employeurs et à ses consommateurs si la communication n’est pas fluide.

Maintenant, mettons-nous d’accord : les combats à l’UFC, c’est du divertissement. Du coup, les athlètes et leurs teams veulent répondre aux exigences de leurs employeurs. Par conséquent, ce qui serait la bonne stratégie pour un athlète pour gagner n’est pas acceptable ou sera sanctionné par l’entreprise si ce n’est pas spectaculaire.

Être un combattant professionnel, c’est être un athlète qui combat et qui gagne. Sauf qu’être un combattant à l’UFC, c’est être un athlète qui doit être un showman ou une showwoman, qui gagne ou qui, même avec ses défaites, marque la discipline…

Bref, l’UFC, c’est vraiment une « culture d’entreprise », et leur objectif n’est pas de satisfaire les passionnés, mais de toucher le plus de personnes possible…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #374: Pleasing the UFC

You saw Belal’s fight last night in the UFC 315 main event. This confirms what I feel and perceive about this organization, which is the benchmark that all others try to follow. Athletes must develop a very specific skill: pleasing the employer.

You see it more and more since McGregor: what happens around the fight is taken into account, and then during the match, one must meet the expectations of the organization and the spectators. I remind you that they pay for a « service. » Fighters are there to meet their expectations.

Consequently, in addition to having pugilistic and athletic competence, one must learn the language of the company. And I insist: if you are in the USA and you are in IT or even a Starbucks salesperson, you will have to speak English. But then, people come to think that it’s normal for employees of an American company, who mostly fight on American territory, not to speak English.

This is a mistake. Moreover, even without mentioning trash talk, it is very difficult to please one’s employers and consumers if communication isn’t fluid.

Now, let’s agree: UFC fights are entertainment. Therefore, athletes and their teams want to meet the demands of their employers. Consequently, what would be the right strategy for an athlete to win is not acceptable or will be penalized by the company if it is not spectacular.

Being a professional fighter means being an athlete who fights and wins. Except that being a UFC fighter means being an athlete who must be a showman or a showwoman, who wins or who, even with their losses, leaves their mark on the discipline…

In short, the UFC is truly a « corporate culture, » and their objective is not to satisfy enthusiasts, but to reach as many people as possible…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 3

L'auteur souligne les distinctions fondamentales entre l'hypnose de spectacle, de rue et thérapeutique, insistant sur le fait que les phénomènes observés et les objectifs poursuivis diffèrent considérablement. Contrairement aux cadres ludiques de la scène et de la rue, l'hypnose thérapeutique répond à des besoins de résolution de problèmes et de guérison. L'analyse met en lumière le danger d'une utilisation détournée de l'hypnose, comme dans le cas de Monsieur Miller, qui manipule les techniques hypnotiques hors de tout cadre éthique pour parvenir à ses fins.

Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157

Autrices : “Il y a beaucoup de fantasmes liés à l’hypnose spectacle mais c’est rarement de l’hypnose, ils ont recours à des complices, à des tours de magie. On n’obtient pas ce type de résultats en cabinet de consultation.”

Je partage entièrement l’idée que les phénomènes et les états de transe varient considérablement entre l’hypnose de scène, de rue et d’accompagnement thérapeutique. Cependant, le cas de Monsieur Miller se situe en dehors de ces cadres conventionnels. Il n’utilise pas l’hypnose dans un contexte défini, et par conséquent, il ne s’appuie pas sur les leviers contextuels propres à chacun de ces domaines.

Dans l’hypnose de scène, le participant manifeste une volonté active de découvrir ou de vivre l’expérience hypnotique. L’achat d’un billet, le déplacement, l’acceptation des pré-tests et l’écoute des suggestions de l’hypnotiseur témoignent d’un état d’esprit de curiosité ou d’une intention de vivre un moment hypnotique, voire d’être sélectionné pour monter sur scène. L’objectif principal est de passer un bon moment en tant que spectateur ou acteur. Bien que certains praticiens aient pu recourir à des complices, cette pratique est devenue rare, la majorité des hypnotiseurs de scène n’en utilisant plus. Quant aux tours de magie, ils emploient des processus inductifs qui entraînent confusion, saturation et focalisation, soit par la volonté de comprendre la technique, soit par l’acceptation de la proposition. Même si les magiciens de scène ne parlent pas explicitement d’hypnose, la traduction hypnotique des états de transe induits est connue et acceptée au sein de cette communauté.

L’hypnose de rue se déroule dans un contexte différent. Il s’agit davantage d’une rencontre fortuite, d’un moment suspendu et inattendu dans le quotidien. Une personne croise un hypnotiseur ou un groupe qui peut l’inviter à expérimenter. Les conditions ne sont pas les mêmes, et la curiosité ou la méfiance envers la discipline sont utilisées comme supports pour un pré-talk qui combine explication et conditionnement. Une fois que les personnes acceptent de participer aux prétests, une porte s’ouvre potentiellement vers des états de transe somnambulique profonds, permettant de vivre de nombreux phénomènes en quelques minutes, au milieu d’une foule, sans que cela ne pose de problème.

Comme l’hypnose de scène, l’hypnose de rue a une vocation ludique. Elle vise à divertir et à offrir un moment intense et agréable, même si les expériences peuvent paraître étranges aux participants.

Le cadre de l’hypnose thérapeutique est radicalement différent. Le consultant arrive avec des préoccupations et des problèmes qu’il souhaite exposer et résoudre. Il n’est pas là pour être surpris, satisfaire une curiosité ou se divertir, mais pour trouver des réponses. Il est conscient de sa souffrance et perçoit l’hypnose comme une clé pour mieux comprendre, recadrer et apaiser son monde intérieur. Il sait également que, comme toute thérapie, ce processus peut être remuant et rappeler des douleurs. L’intention et l’approche étant différentes, la transe induite ne sera pas la même.

La transe, en tant que communication entre le conscient et le subconscient, fait émerger des informations, des émotions ou des schémas en fonction des contextes et des suggestions. En cabinet, il peut y avoir des régressions vers des moments traumatiques, des sensations et des réponses provenant des profondeurs de la conscience, ce qui ne se produira pas sur scène ou dans la rue.

Pour autant, ces formes d’hypnose ne sont pas moins valables que l’hypnose d’accompagnement. Ainsi, les phénomènes observés en cabinet différeront de ceux de la scène, car le lieu et les objectifs sont distincts. Cependant, techniquement, le processus reste le même : induction, approfondissement, suggestions et émergence.

Enfin, le danger dans le cas de Monsieur G. Miller réside dans son utilisation d’une hypnose dissimulée (Covert Hypnosis). Il ne recourt à une hypnose ritualisée avec les pré-tests (comme les deux mains aimantées) qu’après avoir créé des vagues de « oui » (Yes Set), démultipliées par des leviers d’engagement (accepter d’aller en coulisses, de laisser son téléphone, de monter sur son scooter, de prendre un verre, etc.) pour conditionner sa victime. Cela s’apparente à un « pré-show » dans le monde de l’hypnose de scène, visant à faciliter le futur processus inductif. Cette technique est souvent utilisée à la télévision pour garantir le caractère spectaculaire de l’induction (et dans ce cas il y a une forme de complicité, dans le sens où la personne simule, mais a réellement été mise en transe avant le début de l’émission).

L’absence de cadre de Monsieur Miller lui laisse plusieurs heures pour mettre en place des techniques qui induisent des transes, qu’il va ensuite « finaliser » par des rituels… dans le but de commettre ses agressions.

Ne retenez que ce qui est bon et juste pour Vous. 

Be One 

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #339 : Risque de Perte de Niveau en Arts Martiaux Mixtes ?

L'auteur s'interroge sur l'influence des règles de l'UFC sur l'évolution du MMA.  La recherche du spectacle et des KO pourrait inciter les combattants à négliger certains aspects du combat, comme la lutte au sol, au profit d'un style plus agressif mais potentiellement moins efficace.  Cette tendance pourrait conduire à une spécialisation excessive et à une perte de niveau global en MMA.

Je vais exagérer ma réflexion pour tenter de focaliser sur ce qui m’interroge actuellement avec l’UFC. Nous savons que les règles de compétitions influencent les spécialisations. Pourquoi les rounds de 5 minutes ne donnent-ils pas les mêmes stratégies et actions que ceux de 10 minutes ? Simplement parce qu’on s’adapte.

Si en Muay Thai, les Thaïlandais continuent à appliquer les règles du ONE FC pendant quelques années, il y a un risque de perdre la qualité du clinch de la discipline. En somme, plus les athlètes doivent répondre à des critères spécifiques, plus ils peaufinent la discipline dans un sens précis : les combattants de Kyokushin ne peuvent pas mettre de poings au visage, et bien ils vous mettent des high kicks à distance de poing…

L’éviction de Taylor Lapilus, qui gagnait ses combats mais sans le « style » recherché par l’UFC, illustre bien ce risque de « spécialisation » excessive du MMA. L’UFC veut du sang et des émotions fortes dans les combats. Or, un combattant veut avant tout gagner avec ce que les règles lui autorisent. Si une stratégie visant à gagner à la décision mène au licenciement, pourquoi ne pas revenir à l’UFC sans limite de temps ? On connaît les raisons… financières.

Du coup, on risque de voir des combattants qui vont devoir s’exposer et se blesser pour que leurs actions « buzzent », même s’ils perdent. Parce qu’on se dira, comme avec Michael Chandler, que ce sont ces matchs qui amèneront des pay-per-views et donc de l’argent.

Martialement parlant, cela veut dire qu’un combattant avec une tendance grappler devra s’exposer aux frappes et se mettre physiquement en danger, et surtout limiter ses qualités et compétences pour répondre aux « besoins » de l’UFC. Du coup, nous risquons de perdre des compétences d’efficacité martiale.

Certes, les MMAistes resteront monstrueux physiquement et techniquement dans leur domaine de prédilection. Mais si la lutte en cage soulève moins d’enthousiasme que le striking, et que le sol n’est pas jugé assez esthétique, on risque de voir de mauvais strikers mettre leur spécialité en berne pour donner un spectacle sanglant mais moins qualitatif techniquement. Cela ne va-t-il pas se répercuter sur le niveau global et entraîner le MMA vers un sport ultra-spécialisé, voire dénaturé ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #339: Are We Going to Lose Skill in Mixed Martial Arts?

I’m going to exaggerate my thinking to try to focus on what’s puzzling me now with the UFC. We know that competition rules drive specialization. Why don’t 5-minute rounds result in the same strategies and actions as 10-minute rounds? Simply because fighters adapt.

If in Muay Thai, the Thais continue to apply ONE FC rules for a few years, there’s a risk of losing the quality of the clinch in the discipline. In short, the more athletes have to meet specific criteria, the more they refine the discipline in a specific direction: Kyokushin fighters can’t punch to the face, well, they’ll give you high kicks from punching distance…

The eviction of Taylor Lapilus, who was winning his fights but without the « style » sought by the UFC, illustrates this risk of excessive « specialization » of MMA. The UFC wants blood and strong emotions in fights. However, a fighter primarily wants to win with what the rules allow. If a strategy aimed at winning by decision leads to being fired, why not go back to the UFC with no time limits? We know the reasons… financial.

So, we may see fighters who will have to expose themselves and get injured so that their actions « buzz, » even if they lose. Because we’ll say to ourselves, like with Michael Chandler, that these are the matches that will bring in pay-per-views and therefore money.

Martially speaking, this means that a fighter with a grappling tendency will have to expose himself to strikes and put himself in physical danger, and especially limit his qualities and skills to meet the « needs » of the UFC. As a result, we risk losing martial efficiency skills.

Of course, MMA fighters will remain monstrous physically and technically in their chosen field. But if cage wrestling generates less enthusiasm than striking, and the ground game is not considered aesthetic enough, we risk seeing bad strikers put their specialty on hold to give a bloody but technically less qualitative show. Won’t this have an impact on the overall level and lead MMA towards an ultra-specialized, even distorted sport?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank