Réflexions de Pank / Instantané #244 : Écouter son corps en auto-hypnose

Si nous sommes multidimensionnels, nous pouvons garder cette notion de centre : physique, mental ou émotionnel. En tant qu’utilisateurs de ces trois aspects de nous-mêmes, nous négligeons souvent le corps, que ce soit en auto-hypnose ou dans le quotidien. Nous y revenons seulement lorsqu’il souffre ou que nous l’exploitons dans une activité.

Le travail sur une transe corporelle peut se faire naturellement pendant un massage ou dans des pratiques associées au toucher. Il peut également se faire au travers de nos transes développées en auto-hypnose. Cependant, contrairement aux aspects dissociatifs que nous pouvons facilement percevoir en travaillant sur les émotions ou la pensée, le corps, en dehors de la gestion de la douleur, nous demande de rester très associés.

Une autre habitude que nous avons, techniquement et sémantiquement, est d’utiliser et de chercher le relâchement, la relaxation. Si cela est effectivement corporel, c’est aussi une façon de diminuer le nombre d’informations que peut nous fournir le corps. En nous relâchant complètement, nous neutralisons les informations possibles et passons à côté d’un travail particulier de l’auto-hypnose.

Le problème qui émerge lorsque nous travaillons dans une transe associée à l’écoute et au dialogue, c’est que nous ne sommes pas réellement dans une dynamique agréable. En général, lorsque nous sommes dans cet échange avec le corps et que nous nous mettons en posture d’auditeur dans un premier temps, nous pouvons ressentir des choses que nous mettons souvent de côté.

Nous pouvons nous retrouver dans des transes assez actives, avec beaucoup de mouvement et d’expression primitive. Là encore, nous pouvons choisir de rester dans cette expérience parfois étonnante ou de continuer le dialogue, comme dans une thérapie des parties ou une transe somnambulique.

L’information sera une tension, une gêne, un mouvement et une multitude de façons de faire. Il faudra apprendre à traduire et aussi à suggérer des réponses, des orientations, pour qu’il y ait possiblement un mieux, une libération, souvent de tensions ou d’éléments accumulés dans notre corps. Contrairement aux émotions ou au mental, il y a souvent moins d’images ou de mots comme base de communication, mais ce corps, dans une transe orientée sur l’échange, peut enfin s’exprimer.

transe #corps #mental #émotion #dialogue #transesomnambulique #autohypnose #expression

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #244: Listening to Your Body in Self-Hypnosis

If we are multidimensional, we can maintain this notion of center: physical, mental, or emotional. As users of these three aspects of ourselves, we often neglect the body, whether in self-hypnosis or in daily life. We return to it only when it is suffering or when we are exploiting it in an activity.

Working on a bodily trance can happen naturally during a massage or in practices associated with touch. It can also occur through our trances developed in self-hypnosis. However, unlike the dissociative aspects we can easily perceive when working on emotions or thoughts, the body, outside of pain management, requires us to remain very associated.

Another technical and semantic habit we have is to use and seek relaxation. While this is indeed physical, it is also a way to reduce the amount of information the body can provide. By completely relaxing, we neutralize potential information and miss out on a specific aspect of self-hypnosis work.

The problem that emerges when working in a trance associated with listening and dialogue is that it is not necessarily a pleasant dynamic. Generally, when we are in this exchange with the body and initially position ourselves as a listener, we may feel things that we often set aside.

We can find ourselves in quite active trances, with a lot of movement and primitive expression. Again, we can choose to stay in this sometimes surprising experience or continue the dialogue, as in a parts therapy or a somnambulistic trance.

The information will be a tension, a discomfort, a movement, and a multitude of ways of being. We must learn to interpret and also to suggest responses, directions, for there to possibly be improvement, a release, often of tensions or elements accumulated in our body. Unlike emotions or the mind, there are often fewer images or words as a basis for communication, but this body, in a trance oriented towards exchange, can finally « speak. »

trance #body #mind #emotion #dialogue #somnambulistictrance #selfhypnosis #expression

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank-Instantané #235 : Admettre l’ici et maintenant

Il est difficile, quand nous ne sommes pas bien, de pouvoir admettre ce que nous sommes à un moment T. Régulièrement, et je me retrouve parfois exactement dans le même récit intérieur, nous nions ce que nous sommes à un instant présent. Les systèmes de développement personnel, souvent dans le déni, aiment à préciser : “tu n’es pas telle ou telle chose, mais tu as ceci ou cela”.

En termes plus simples, tu n’as pas à t’identifier à ton pathos, tu es plus que cela. Par exemple, lorsque je parle du cancer que j’ai eu en disant “mon cancer”, certains me reprennent en expliquant qu’il ne m’appartenait pas. Cette habitude, qui part certainement d’une bonne intention, comme celle de ne pas se fixer sur le pathos, n’empêche en rien la réalité du pathos.

Une fois de plus, les faits ne portent absolument aucune considération sur ce que vous identifiez ou non. Ce qui est, est, peu importe l’état d’esprit ou la sémantique que nous utilisons pour biaiser les choses.

Pourtant, si nous n’osons pas nous confronter et admettre qu’au moment d’une consultation ou pendant une période difficile nous sommes : mal, déprimé, dépressif, blessé, abîmé, angoissé, terrorisé, etc., nous ne pouvons pas travailler dessus.

En général, en séance, les personnes disent qu’elles ne veulent plus être dans cet état ou, plus fréquemment, qu’elles ne sont pas les personnes qu’elles sont actuellement. Pourtant, factuellement, elles sont bel et bien cette personne peut-être trop sensible, trop triste ou trop en colère. Elles sont réellement cela et non pas l’image ou l’habitude de ce qu’elles étaient.

C’est comme si un athlète qui s’est brisé la jambe vous expliquait qu’il n’est pas cet être blessé en face de vous, mais un super coureur. Si dans le passé c’était vrai, sur le moment ce n’est plus le cas.

Il y a donc une difficulté entre le passé, ce que nous avons été jusqu’à maintenant, et le futur, ce que nous voulons devenir ou redevenir. Mais il manque souvent ce passage, difficile et clairement pas ok, d’admettre que nous ne sommes plus ce que nous étions et peut-être que nous ne le serons pas. Nous sommes simplement avec un problème à résoudre et nous devons nous focaliser sur ce problème, donc le présent, pour aller vers des hypothèses de solution…

#déni #lignedutemps #faits #récitintérieur #présence #accompagnement #mauvaisephase

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank-Snapshot #235: Admitting the Here and Now

It is difficult, when we are not well, to admit what we are at a given moment. Regularly, and I sometimes find myself in the same inner narrative, we deny what we are at a given present moment. Personal development systems, often in denial, like to specify: “you are not this or that thing, but you have this or that.”

In simpler terms, you don’t have to identify with your pathos, you are more than that. For example, when I talk about the cancer I had, referring to it as « my cancer, » some people correct me, explaining that it did not belong to me. This habit, which certainly comes from a good intention, such as not fixating on the pathos, does not negate the reality of the pathos.

Once again, facts do not care at all about what you identify as or not. What is, is, regardless of the state of mind or semantics we use to bias things.

However, if we do not dare to confront and admit that at the moment of a consultation or during a difficult period we are: unwell, depressed, depressive, injured, damaged, anxious, terrified, etc., we cannot work on it.

In general, during a session, people say they no longer want to be in this state or, more frequently, that they are not the persons they currently are. Yet factually, they are indeed this person—perhaps too sensitive, too sad, or too angry. They are truly that and not the image or habit of what they were.

It is like an athlete who has broken their leg explaining that they are not the injured person in front of you, but a great runner. If this was true in the past, at the moment it is no longer the case.

There is thus a difficulty between the past, what we have been up to now, and the future, what we want to become or become again. But often there is this missing passage, difficult and clearly not okay, to admit that we are no longer what we were and perhaps we will not be. We are simply with a problem to solve and we must focus on the problem, thus the present, to move towards potential solutions…

#denial #timeline #facts #innernarrative #presence #support #badphase

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #227 : Définissez vos mots

Quand j’écoute mes consultants au quotidien, je leur fais souvent remarquer qu’il y a un gros problème de mentalisation et de récit intérieur parce qu’ils ne parviennent pas à savoir ce qu’ils mettent derrière les mots. Nous pensons tous que les mots que nous utilisons reflètent ce que nous pensons, pourtant, dans le cadre particulier de l’accompagnement, c’est rarement vrai.

Il y a des mots auxquels nous ne prêtons même plus attention, que nous nous sommes sans cesse répétés, que nous avons certainement croisés dans des cadres divers et que nous avons assimilés à notre façon, sans y donner plus d’attention. C’est quand nous prenons le temps d’aller voir ce que le mot peut cacher que, petit à petit, ce que nous pensions être notre problème depuis des années ne l’est pas.

Comment voulez-vous aller mieux si tout ce que vous faites ne touche pas sa cible, simplement parce que le mot que nous nous sommes persuadés d’être adapté à notre trouble n’est en fait qu’un objet indéfini, une sorte de tiroir ou de boîte dans laquelle nous avons cumulé des expériences et pensées, sans les classer, les étudier et les comprendre.

Revenir sans cesse sur les mots, les manipuler, les sentir, un peu comme le ferait un artisan. Ils deviendront vos mots, votre sens, votre histoire. C’est-à-dire qu’ils vont aussi mûrir, se désagréger parfois. Une fois que le mot retrouve sa place, son sens pour vous, les récits, les perceptions, les self-talk prennent une autre direction.

Si vous ne faites pas d’accompagnement avec un praticien, interrogez-vous régulièrement sur ce que vous mettez comme sens, comme idée sur les mots que vous vous répétez le plus dans votre quotidien.

Il est possible que vous alliez à la rencontre d’un sens que vous n’aviez pas imaginé. Amusez-vous à voir si un autre mot ne serait pas plus juste, plus adapté pour ce que vous ressentez ou percevez. Faire naître le mot juste vous donnera possiblement un nouveau paradigme de pensée et un état qui pourra changer bien des facettes de votre quotidien.

#mots #verbes #définition #attention #pensée #récit #selftalk

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #227: Define Your Words

When I listen to my clients daily, I often point out that there is a significant issue with their mentalization and inner narrative because they themselves do not know what they mean by the words they use. We all think that the words we use reflect what we think, yet, in the specific context of support, this is rarely true.

There are words that we no longer pay attention to, that we have constantly repeated to ourselves, that we have certainly encountered in various contexts, and have assimilated in our own way without giving them much thought. It’s when we take the time to see what the word might hide that gradually what we thought was our problem for years is not.

How can you get better if everything you are doing misses the mark, simply because the word you convinced yourself was suitable for your issue is actually just an undefined object, a sort of drawer or box in which you have accumulated experiences and thoughts without sorting, studying, and understanding them?

Constantly revisit words, manipulate them, feel them, much like a craftsman would. It will be your word, your meaning, your story, meaning it will also mature and sometimes disintegrate. Once the word finds its place, its meaning for you, the narratives, perceptions, and self-talk take a different direction.

If you are not working with a practitioner, regularly question what meaning or idea you attribute to the words you repeat most in your daily life.

You might encounter a meaning you hadn’t imagined. Have fun seeing if another word might be more accurate, more suitable for what you feel or perceive. Discovering the right word could potentially give you a new thought paradigm and a state that can change many facets of your daily life.

#words #verbs #definition #attention #thought #narrative #selftalk

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

HnO Hypnosophie #884 : La communication sur la santé mentale n’est elle pas contre productive ?




Avez vous remarquez qu’il semble que la communication autour de la santé mentale oriente plus à s’auto diagnostiquer ?

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #98 : La santé mentale des combattants.

Il est intéressant de constater que la santé mentale des combattants n’est pas toujours prise en compte, voire que les déséquilibres peuvent être perçus comme une marque d’être un bon guerrier, un fou capable de tout. Souvenons-nous que les Hashashins étaient des combattants drogués. Beaucoup de soldats prenaient du Brown, un mélange de cocaïne et de poudre. Nous savons que les états violents que peut provoquer la cocaïne, par exemple, ont été recherchés pendant des années par des boxeurs, en plus des propriétés analgésiques de cette substance.

Lorsque l’on voit un combattant comme Fergusson à l’UFC, qui est véritablement paranoïaque, mais que tout le monde admire parce que c’est un « vrai fou » dans la cage, nous pouvons nous poser des questions sur ce que nous voulons voir dans une cage. Je ne parle même pas de l’ancienne génération de combattants qui se sont retrouvés en prison pour meurtre ou d’autres affaires obscures.

Prendre en considération la gestion de la violence, tant la sienne que celle des autres, comprendre les mécanismes de domination recherchés dans un combat, et être capable de reconnaître que des comportements divertissants dans le cadre d’un sport de combat peuvent être réellement problématiques dans la vie quotidienne, devrait être un élément clé dans les organisations.
Nous avons des personnes qui, pour diverses raisons, ont décidé de devenir combattants au plus haut niveau, mais comme nous pouvons le voir à travers les phases de résilience de Strikland, nous savons aussi qu’il est très à la limite. Cyrille Diabaté a lui aussi partagé un autre aspect qui demande du courage et du combat, celui contre la dépression.

Il est certain que cela relève de plusieurs facteurs, mais le suivi de la santé mentale des combattants après des défaites, des exclusions, voire après leur retraite, est un sujet que nous devrions mettre davantage en valeur.

#santémentale #combattant #agressivité #violence #psychologie #hypnose #aide #dépression #folie

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HnO Hypnosophie #829 Le déficit d’attention joue un rôle central dans des problèmes de santé mentale

Un article intéressant de Psypost sur les troubles de l’attention et les les possible problèmes de santé mentale.

Source : https://www.psypost.org/2023/07/new-psychology-research-indicates-attentional-dysregulation-plays-a-central-role-in-various-mental-health-problems-166741

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