Réflexions martiales d’un Hypnofighter #419 : Combien de fois t’entraines-tu ?

Cet article explore la différence entre la nouvelle génération de pratiquants de Jiu-jitsu brésilien et les anciens en ce qui concerne le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. L'auteur souligne que les jeunes, grâce à un accès accru aux installations et aux ressources en ligne, peuvent accumuler une quantité d'entraînement suffisante pour progresser plus rapidement que leurs aînés, remettant en question l'idée reçue selon laquelle une ceinture noire doit nécessairement s'obtenir après de nombreuses années. L'article réfute également l'idée que ces académies sont des "McDojos", affirmant que la qualité de l'enseignement en France reste élevée.

Dans mon dernier post, certaines remarques portaient sur le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. On sait qu’en France, dans notre milieu associatif, les dojos ne sont souvent disponibles que le soir, parfois tous les jours ou en alternance avec d’autres disciplines. De ce fait, même les passionnés vivant dans de petites municipalités n’ont pas la possibilité de s’entraîner beaucoup.

Beaucoup de gens s’entraînent deux ou trois fois par jour, en incluant la préparation physique. Oui, c’est quasiment ce que font les professionnels. Mais depuis quelques années en BJJ, je vois des jeunes qui, même quand ils n’ont pas de cours, se rendent dans des académies ouvertes et s’entraînent pendant des heures, voire passent leur journée entière à la salle.

Oui, c’est un truc de « jeunes » qui n’ont pas toujours de responsabilités ni de travail, mais ils sont super investis dans le Jiu-jitsu et l’entraînement. Du coup, oui, ils peuvent obtenir une ceinture noire en moins de 10 ans. Et oui, la nouvelle génération qui a la chance de pouvoir s’entraîner aussi fréquemment peut, en 5 ans, dépasser des ceintures noires qui ont mis 15 ans pour l’obtenir.

C’est normal : au-delà des différences d’âge qui seront toujours présentes, ils auront accumulé une quantité d’entraînement aussi importante, voire plus, que les ceintures noires, avec des styles d’entraînement plus dynamiques et surtout des tonnes de techniques et de corrections disponibles grâce aux bases de données incroyables d’Internet.

Alors, rire ou se moquer des académies qui donnent des ceintures « rapidement » en termes de temps, mais pas tant que ça en nombre d’entraînements, est une erreur. Ce ne sont pas des « McDojos ». Je pense que, concrètement, en France, nous avons des professeurs passionnés et suffisamment sérieux pour ne pas donner de ceintures noires simplement pour avoir plus d’affiliés ou des redevances parce qu’ils représentent leur académie.

Pour en revenir à l’idée que des gars donneraient des ceintures noires à des personnes que les autres pratiquants ne jugent pas au niveau, juste pour le business, tout le monde les « connaît ». Il suffit de lancer le sujet avec n’importe quel pratiquant ayant au moins le 2e degré (qui est le grade minimum pour donner une noire), et vous entendrez très vite des histoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #419: How often do you train?

In my last post, some comments were about the time it takes to get a black belt. We know that in France, with our non-profit community model, dojos are often only available in the evenings, sometimes daily or in alternating disciplines. This means that even enthusiasts in small towns don’t have the opportunity to train much.

Many people train two or three times a day, including physical conditioning. Yes, this is pretty much what professionals do. But for a few years now in BJJ, I’ve been seeing young people who, even when they don’t have a class scheduled, go to open academies and train for hours, or even spend their whole day at the gym.

Yes, this is a « young people’s » thing, who don’t always have responsibilities or jobs, but they are super invested in Jiu-jitsu and training. So yes, they can get a black belt in less than 10 years. And yes, the new generation that has the chance to train so frequently can, in 5 years, surpass black belts who took 15 years to get theirs.

This is normal: besides the age differences that will always be there, they will have accumulated an amount of training as significant, if not more, than the black belts, with more dynamic training styles and, above all, tons of techniques and corrections available thanks to the incredible databases on the internet.

So, laughing or making fun of academies that give belts « quickly » in terms of time, but not so much in terms of the number of training sessions, is a mistake. They are not « McDojos. » I think that, in France, we have passionate and serious enough instructors not to give out black belts simply to have more affiliates or royalties because they represent their academy.

To get back to the idea that some guys would give black belts to people that other practitioners don’t think are at the right level, just for business, everyone « knows » who they are. You just have to bring up the subject with any practitioner with at least a 2nd-degree black belt (which is the minimum rank to give a black belt), and you will very quickly hear stories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #422 : Entraîner l’effort et inversement

Ce texte explore la relation entre l'effort et l'élan dans la poursuite d'objectifs. Il suggère que l'entrain peut réduire la perception de l'effort, tandis que l'effort peut paradoxalement générer un élan. L'auteur propose une réflexion sur la manière de naviguer entre ces deux forces, en tenant compte des facteurs personnels, pour avancer efficacement.

L’entrain, un mot créé par Stendhal et dont l’étymologie n’est pas claire, peut être défini comme la notion d’élan et d’effet d’entraînement.

S’il me semble aujourd’hui impossible de se passer de l’effort dans sa vie, je cherche, en plus de la discipline, ce qui pourrait offrir des leviers ou parfois des substituts éphémères.

Lorsque l’effort est activé pour se mettre en action vers un objectif, on peut jouer avec l’inertie du départ ou avec la satisfaction des progrès accomplis vers le but.

Développer ou conserver l’entrain peut être un moyen de diminuer la sensation d’effort, et parfois de simplement le reporter à plus tard.

Parfois, c’est l’inverse : quand l’entrain est à zéro, c’est l’effort qui doit être mis en place pour avancer vers l’objectif. Cela peut involontairement, et plus encore avec un self-talk adapté, générer une énergie entraînante.

Bien sûr, les conditions physiques, mentales et systémiques complexifient l’équation. Nous pouvons chercher à voir ce qui nous manque pour bien doser l’effort à fournir et l’effet d’entraînement que nous cherchons pour avancer au mieux avec ce que nous pouvons faire à un moment donné.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

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Pank’s Thoughts / Snapshot #422: Driving Effort and Vice Versa

« Entrain » (drive), a word coined by Stendhal whose etymology is unclear, can be defined as the notion of momentum and a ripple effect.

While it seems impossible to me today to live a life without effort, in addition to discipline, I’m looking for things that could offer leverage or sometimes fleeting substitutes.

When effort is activated, for example, by taking action towards a random goal, you can play with the initial inertia or the satisfaction of making progress toward the goal.

Developing or maintaining « entrain » can be a way to reduce the sensation of effort, or sometimes simply postpone it until later.

Sometimes it’s the other way around: when there is zero « entrain, » it is the effort that must be put in place to move toward the objective. This can unintentionally, and even more so with appropriate self-talk, generate a driving energy.

Of course, physical, mental, and systemic conditions complicate the equation. We can try to see what we are lacking to properly gauge the effort to provide and the driving effect we seek to move forward as best we can with what we can do at any given moment.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #408 : Voir les Progrès

Ce texte explore la philosophie d'enseignement d'un professeur d'arts martiaux qui privilégie l'observation et la correction plutôt que la louange excessive. L'auteur met en lumière l'importance de la progression personnelle de l'élève, visible à travers la pratique (randori) et les reconnaissances formelles (grades, stripes), tout en soulignant le rôle de l'enseignant comme guide et la fierté de l'apprenant face à ses propres avancées, souvent aidé par ses pairs.

Je ne suis pas un professeur qui félicite beaucoup, à tel point qu’on pourrait se demander ce que je trouve bien. C’est une erreur dans l’enseignement, pourtant j’ai l’impression que rapidement la verbalisation des éléments positifs peut mener à des abus sémantiques qui me dérangent.

Je pars du principe qu’en partageant ses modestes connaissances, le professeur est là comme un accompagnant, un observateur qui va corriger, orienter pour arriver à une forme ou une technique. Son rôle n’est pas de satisfaire l’enseignant, mais d’offrir à l’apprenant cette sensation que des choses progressent, avancent.

Cette réalité se voit dans le randori, dans la compréhension de plus en plus fine du système. Les grades sont des reconnaissances, des félicitations pour ce qui est accompli, et même aujourd’hui les « stripes » sont un élément qui exprime une avancée, une preuve de progrès.

Nous savons que parfois nous avons l’impression d’être illégitimes, que nous ne sommes pas ce que nous aurions aimé être à tel ou tel grade, et c’est là que l’enseignant valide, par un simple acte de remise de grade.

Et puis il y a ces périodes d’observation, en fin de saison, où l’on peut regarder où en sont les apprenants. Voir ce qu’ils ont pu mettre en place pendant des mois au travers des combats. Voir qu’au travers des randoris, il y a plus de structure, de confiance, simplement du progrès.

C’est un plaisir pour les étudiants, comme si une nouvelle compétence devenait leur. En tant que prof, je sais que je ne joue pas un rôle majeur dans la démarche ; je partage de la technique, mais ce sont eux qui répètent et appliquent. Alors ces avancées leur appartiennent, ainsi qu’aux coéquipiers qui les ont aidés consciemment et inconsciemment.

Cela nous rappelle que l’on avance pour soi et sa pratique, pour rien d’autre. Une voie personnelle, même si accompagnée.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #408: Seeing Progress

I am not a professor who praises much; one might even wonder what I find good. This is a mistake in teaching, yet I have the impression that quickly verbalizing positive elements can lead to semantic abuses that bother me.

I start from the principle that by sharing their modest knowledge, the professor is there as a guide, an observer who will correct, orient to achieve a form or a technique. Their role is not to satisfy the teacher, but to offer the learner the feeling that things are progressing, moving forward.

This reality is seen in randori, in the increasingly subtle understanding of the system. Grades are recognitions, congratulations for what has been achieved, and even today, « stripes » are an element that expresses advancement, proof of progress.

We know that sometimes we feel illegitimate, that we are not what we would have liked to be at a certain rank, and that’s where the teacher validates, through a simple act of awarding a grade.

And then there are these observation periods, at the end of the season, where one can see where the learners are. To see what they have been able to implement over months through sparring. To see that through randoris, there is more structure, more confidence, simply progress.

It’s a pleasure for the students, as if a new skill became their own. As a teacher, I know I don’t play a big part in the process; I share techniques, but they are the ones who repeat and apply. So these advancements belong to them, as well as to the teammates who consciously and unconsciously helped them.

This reminds us that we progress for ourselves and our practice, for nothing else. A personal path, even if accompanied.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #385 : Effort, encore et toujours

Ce texte explore la difficulté de rester motivé face à des progrès lents et invisibles, en particulier dans une société qui valorise les résultats spectaculaires. L'auteur insiste sur l'importance de l'effort constant et de la discipline, même lorsque les résultats ne sont pas immédiats ou visibles.

Il est difficile pour les personnes qui viennent consulter de constater que les progrès qu’elles font ne les satisfont pas. Pourtant, elles ont conscience que les choses avancent à leur rythme, mais comme il y a des cas où les résultats de l’hypnothérapie peuvent sembler miraculeux, c’est frustrant.

Je les fais beaucoup plus travailler sur l’effort, quoi qu’il arrive, que sur le résultat attendu. On pourrait recadrer les objectifs, mais en général, ils sont bons, d’ailleurs ils passent tranquillement les micro-objectifs, mais ce n’est jamais assez. Il faut que ça soit spectaculaire, que ça se fasse remarquer par les autres, par le monde, parfois plus que par eux-mêmes.

Les efforts sont invisibles et c’est bien le sport qui nous le fait parfois le plus remarquer, autant physiquement que techniquement. Ni toi, ni tes professeurs ne voient d’avancée. Les choses se font tellement lentement que rien n’est perceptible. Il y a parfois un retour au bout d’un long moment. Pourtant, pendant que personne ne pouvait encourager ou remarquer, les efforts, eux, étaient là.

Les efforts, c’est des contraintes, c’est une souffrance qui devrait s’anesthésier avec les avancées et qui reste à vif parce que nous ne voyons que des parties de ce que nous cherchons et ce pour quoi on reste focalisé. Les efforts, malheureusement pour certains cas, ne devront jamais cesser. C’est le cas des anciens addicts notamment, c’est peut-être avec les années plus simple, pourtant il peut y avoir les moments à fort stress où il va falloir réactiver les efforts maximum pour éviter de déraper.

Chacun a ses rythmes, ses forces et faiblesses et il est souvent difficile dans cette quête de soi d’accepter que nous allons dans certains secteurs nous retrouver dans ceux pour qui cela sera complexe et long. Néanmoins, si vous apprenez à vous habituer aux efforts et que vous vous disciplinez pour que les choses avancent alors il y a une forte probabilité que les choses puissent arriver à vous satisfaire…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #385: Effort, Still and Always

It is difficult for people who come for consultation to see that the progress they are making does not satisfy them. However, they are aware that things are moving at their own pace, but since there are cases where the results of hypnotherapy can seem miraculous, it is frustrating.

I make them work much more on the effort, no matter what, than on the expected result. We could reframe the objectives, but in general, they are good, in fact, they pass the micro-objectives easily, but it is never enough. It has to be spectacular, to be noticed by others, by the world, sometimes more than by themselves.

Efforts are invisible and it is sport that sometimes makes us notice it the most, both physically and technically. Neither you nor your teachers see any progress. Things happen so slowly that nothing is perceptible. There is sometimes a return after a long time. Yet, while no one could encourage or notice, the efforts were there.

Efforts are constraints, it is a suffering that should be anesthetized with progress and that remains raw because we only see parts of what we seek and what we remain focused on. Efforts, unfortunately for some cases, should never cease. This is the case for former addicts in particular, it may be simpler with the years, yet there may be moments of high stress where it will be necessary to reactivate maximum efforts to avoid slipping.

Everyone has their own rhythms, their strengths and weaknesses and it is often difficult in this quest for oneself to accept that in certain sectors we will find ourselves in those for whom it will be complex and long. Nevertheless, if you learn to get used to the efforts and you discipline yourself so that things move forward then there is a strong probability that things can happen to satisfy you…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #375 : Le Jiujitsu/Luta offre une voie

L'article explore comment le Jiujitsu et la Luta, bien que n'étant pas des "Do" traditionnels, servent de voies puissantes pour la construction mentale et la gestion de l'inconfort. Contrairement aux sports de frappe, le grappling impose une pression constante et enseigne la gestion de la frustration. Progresser dans ces disciplines implique d'embrasser activement les situations inconfortables, ce qui développe un état d'esprit de croissance, une adaptation neuronale et une meilleure gestion de l'incertitude. Les retours extérieurs sont essentiels pour l'amélioration, et le processus est une recherche quotidienne de micro-ajustements, transformant l'inconfort initial en confort.

Si ce ne sont pas des Do, nos styles de combat entraînent néanmoins des chemins de construction de soi et de son mental. En lisant un article sur l’idée de chasser le confort et de se construire dans l’inconfort, je l’ai rapidement associé à ce que nous vivons dans le sport et bien sûr nos arts martiaux. Je mettrais les systèmes de préhension dans un premier temps, parce que, à l’inverse de la frappe où parfois on peut « fuir », dans la lutte, la pression physique est constante jusqu’à la fin (soumission ou fin de round).

En effet, le Jiujitsu et la Luta : il n’y a pas de gratification immédiate, il n’existe pas de « lucky punch » ou de technique qui passe par chance. Il y a une gestion d’une sensation très complexe : la frustration. Cet inconfort qui se répète de randori en randori. Cette endurance à cet état est la voie d’évolution.

Pour progresser en grappling, il est nécessaire d’entrer dans l’inconfort : ouvrir sa garde, tenter une posture qui risque de ne pas passer et nous imposer un effort démentiel pour revenir a minima dans la situation initiale que nous avions. Seulement, cela développe, séance après séance, un état d’esprit dit de développement. Il y a même une adaptation neuronale qui se développe en plus d’une capacité à gérer l’incertitude.

Les retours de nos adversaires, senpai ou professeurs, nous permettent de progresser, de sortir de nos processus qui ne donnent pas de résultat dans nos jeux et nous amènent à nous reconfigurer ou à mettre en place les modifications.

Enfin, nos Jiujitsu/Luta ne seront jamais parfaits. Par contre, nous pouvons quotidiennement nous orienter vers la notion de progrès et de micro-ajustements qui nous permet de nous rendre compte que l’inconfort d’hier devient plus confortable aujourd’hui.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #375: Jiujitsu/Luta Offers a Path

While they are not Do (paths in the spiritual sense), our combat styles nonetheless lead to paths of self-construction and mental development. Reading an article on the idea of chasing discomfort and building oneself within it, I quickly associated it with what we experience in sports and, of course, our martial arts. I would first highlight grappling systems because, unlike striking where you can sometimes « escape, » in grappling, the physical pressure is constant until the end (submission or the round’s conclusion).

Indeed, in Jiujitsu and Luta, there is no immediate gratification; there is no « lucky punch » or technique that works by chance. There is the management of a very complex sensation: frustration. This discomfort that repeats from randori to randori. Enduring this state is the path to evolution.

To progress in grappling, it is necessary to enter into discomfort: open your guard, attempt a posture that might not work, and impose on ourselves an enormous effort to at least return to the initial situation we were in. However, this develops, session after session, a so-called development mindset. There is even neuronal adaptation that develops in addition to an ability to manage uncertainty.

Feedback from our opponents, senpai, or instructors allows us to progress, to move away from our approaches that aren’t yielding results in our game, and leads us to reconfigure ourselves or implement modifications.

Finally, our Jiujitsu/Luta will never be perfect. On the other hand, we can daily orient ourselves towards the notion of progress and micro-adjustments, which allows us to realize that yesterday’s discomfort becomes more comfortable today.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #353 : Jusqu’où pousser nos efforts ?

Nous parlons tous de faire des efforts dans différents domaines de nos vies, sans parler des politiques qui, eux aussi, nous invitent à toujours plus d’efforts.

Si nous sommes pour beaucoup d’accord pour dire que c’est une bonne chose de faire des efforts dans notre quotidien, la question est de savoir quand s’arrêter. C’est un peu comme s’entraîner et se dépasser : l’idée est de le faire pour que cela nous apporte des bénéfices.

Seulement, comme dans le sport, il est tout à fait possible que nous arrivions dans du surentraînement, et là, tout ce que nous faisons peut nous amener à la blessure, l’usure et à la contre-productivité.

Dans nos efforts du quotidien, il est intéressant de faire des efforts, mais nous devons toujours jauger les bénéfices que cela apporte ou l’avancée que cela permet sur notre objectif final. Seulement, si plus nous mettons en place des efforts et moins nous approchons de l’objectif, nous devons les redéfinir.

Continuer à tue-tête des actions qui n’apportent pas de retour est une preuve que notre stratégie n’est pas bonne. À ce moment, il faudrait faire un effort pour cesser l’effort destructif. Il ne faut pas non plus entrer dans le modèle inverse du type « je n’ai pas de feedback, j’arrête ».

L’important est de pouvoir se faire une sorte de feuille de route qui montre la progression. Dès lors, si nous avons un feedback, nous pouvons savoir si nous avançons et ce qu’il reste à faire. Les efforts demandent de l’énergie, alors comme en judo, pensons à l’utilisation du minimum d’énergie pour un maximum d’efficacité.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #353: How Far Should We Push Our Efforts?

We all talk about making efforts in different areas of our lives, not to mention politicians who also urge us to make more and more efforts.

While many of us agree that it’s a good thing to make efforts in our daily lives, the question is when to stop. It’s a bit like training and pushing oneself: the idea is to do it so that it brings us benefits.

However, just like in sports, it’s entirely possible to reach a state of overtraining, and then everything we do can lead to injury, wear and tear, and counterproductivity.

In our daily efforts, it’s interesting to make efforts, but we must always assess the benefits it brings or the progress it allows towards our final goal. However, if the more efforts we put in place, the less we approach the goal, we must redefine them.

Continuing to stubbornly pursue actions that bring no return is proof that our strategy is not good. At that point, we should make an effort to stop the destructive effort. We must also not fall into the opposite pattern of « I have no feedback, I stop. »

The important thing is to be able to create a kind of roadmap that shows progress. From then on, if we have feedback, we can know if we are moving forward and what remains to be done. Efforts require energy, so like in judo, let’s think about using the minimum energy for maximum efficiency.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #320 : Entamer un accompagnement pour une nouvelle année

Le début d'année est une opportunité idéale pour entamer un accompagnement personnalisé. Qu'il s'agisse de surmonter des problématiques profondes ou d'atteindre de nouveaux objectifs, un praticien peut offrir un soutien adapté à vos besoins. Ce cheminement vous permettra d’observer votre évolution sur une année, en tirant parti des influences systémiques et saisonnières pour amplifier vos actions futures.

J’utilise volontairement la notion d’accompagnement plutôt que de thérapie, car cette dernière peut parfois s’orienter au-delà des symptômes et motivations initiales. Dans ce contexte, il est essentiel de bien comprendre ce que propose le praticien que vous choisissez de consulter.

En effet, certains praticiens se concentrent uniquement sur la gestion des symptômes et des problématiques liées au mal-être psychique, souvent en complément d’un cadre psychologique. D’autres, en revanche, orientent leur accompagnement vers des objectifs rarement associés à la thérapie traditionnelle, tels qu’un recadrage des perceptions ou une volonté d’atteindre des objectifs spécifiques.

Le terme « accompagnement » s’adapte parfaitement à ceux qui souhaitent atteindre un nouveau palier dans leur vie. Parfois, au fur et à mesure de l’avancée, des problématiques plus profondes peuvent émerger et nécessiter d’être traitées. À l’inverse, ce qui commence comme un travail sur un problème bien défini peut évoluer, une fois résolu, vers des envies connexes nécessitant également le soutien d’un praticien.

Le début d’année, avec ses nombreux potentiels, offre une belle opportunité pour poser des jalons, que ce soit pour avancer sur des problèmes personnels ou pour atteindre des objectifs différents. Les praticiens, selon les cadres qu’ils proposent, peuvent être un soutien précieux pour accompagner votre progression et approfondir votre conscience de vous-même.

L’avantage de débuter maintenant est de pouvoir observer votre évolution sur une année entière. Vous pourrez analyser les hauts et les bas en fonction des périodes et des saisons, et comprendre comment les influences systémiques et circonstancielles vous affectent ou vous renforcent. Cela vous permettra de vous prémunir contre les difficultés et d’amplifier vos actions pour les années à venir.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #320: Starting a Journey of Guidance for a New Year

I deliberately use the term « guidance » rather than « therapy » because therapy often takes a direction that goes beyond initial symptoms and motivations. In this sense, it’s essential to understand what the practitioner you choose has to offer.

Indeed, some practitioners focus solely on managing symptoms and addressing issues of psychological discomfort, often within a psychological framework. Others, however, aim to help with goals not typically associated with therapy, such as reframing perceptions or achieving specific objectives.

The term « guidance » is well-suited for those who aim to reach a new level in their lives. As progress is made, deeper issues may arise that require attention. Conversely, what begins as a journey addressing a clearly defined problem may evolve into exploring related aspirations with the support of a practitioner.

The beginning of the year, full of potential, is an excellent time to set milestones, whether for personal growth or other objectives. Depending on their framework, practitioners can be valuable allies in supporting your progress and enhancing your self-awareness.

Starting now offers the added benefit of observing your evolution over an entire year. You can track your ups and downs across different periods and seasons and understand how systemic and circumstantial factors affect or strengthen you. This enables you to protect yourself from challenges and amplify your efforts for the years to come.

Take only what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #301 : La fréquence des compétitions

La multiplication des compétitions de grappling et de MMA a transformé le niveau des combattants, leur permettant de s'améliorer grâce à la répétition et l'expérience acquise. Même les athlètes professionnels bénéficient de combats fréquents pour peaufiner leurs faiblesses et gagner en efficacité.

Il y a un élément qui a vraiment changé ces cinq dernières années : c’est le nombre de compétitions auxquelles nous pouvons participer, que ce soit dans les systèmes de grappling ou de combat libre. Et c’est un point particulièrement important pour la génération de combattants qui est en train d’émerger.

Entre 2000 et 2015, lorsqu’on cherchait des compétitions de BJJ ou de grappling, il n’y en avait que quelques-unes par saison. Même chose pour le combat libre, où il fallait se tourner vers le Kenpo, le Pancrase, le Sambo ou le Bugei pour tenter d’accumuler des combats. Les règles étaient toujours différentes, et il était compliqué de trouver des compétitions.

Aujourd’hui, on voit que la fréquence des compétitions change considérablement la qualité des combattants, qui deviennent véritablement professionnels et maîtrisent parfaitement les rouages des événements. On l’a vu ce week-end à l’UFC : même pour un athlète du calibre de Covington, ne pas combattre assez et passer des saisons entières à attendre un title shot ne lui apporte aucun bénéfice.

Nous avons aussi vu Shavkat, qui a préféré affronter Ian Gary la semaine dernière plutôt que de viser directement un combat pour le titre. Cette expérience lui a permis de réaliser que sa domination actuelle pourrait être contestée. Contre Belal, il y a de fortes chances qu’il perde s’il ne corrige pas ce qu’il a montré durant ce match de transition.

C’est grâce à la répétition des compétitions que l’on peut vraiment améliorer notre niveau. Bien sûr, en grappling, c’est plus « simple » : on se blesse moins qu’à des tournois de MMA où les combats s’enchaînent et où les blessures sont fréquentes.

Plus on participe à des compétitions, plus on progresse. Ce n’est pas parce qu’on travaille un autre jeu, mais parce qu’on se concentre davantage sur des détails précis : nos faiblesses et les petites améliorations qui permettent de l’emporter.

La fréquence des compétitions est un élément clé à prendre en compte quand on a des objectifs importants. Participer à un combat, même s’il n’a pas d’impact stratégique sur le classement, apportera toujours quelque chose de positif, tant que cela reste dans la mesure.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #301: Competition Frequency

One major factor that has significantly changed over the past five years is the number of competitions we can participate in, whether in grappling systems or free fighting. This is particularly crucial for the emerging generation of fighters.

Between 2000 and 2015, when searching for BJJ or grappling competitions, there were only a handful per season. The same applied to free fighting, where one had to look to Kenpo, Pancrase, Sambo, or Bugei to accumulate fights. The rules were always different, and finding competitions was a struggle.

Today, the frequency of competitions greatly impacts fighter quality. Competitors are becoming true professionals who understand exactly how things work. We saw it this weekend at the UFC: even for an athlete like Covington, not fighting enough and spending entire seasons waiting for a title shot brings no benefits.

Shavkat also showed this last week by choosing to face Ian Gary instead of going straight for a title match. This experience revealed to him that his current dominance could be challenged. Against Belal, there’s a strong chance he could lose if he doesn’t address what he displayed in that transitional fight.

It’s through frequent competitions that we truly improve our level. Of course, grappling is « easier » in that injuries are less common compared to MMA tournaments, where fights are back-to-back and injuries are frequent.

The more competitions we engage in, the more progress we make—not because we change our game, but because we focus more attention on key details: our weaknesses and small improvements that make the difference.

The frequency of competitions is an essential factor when pursuing major goals. Taking a fight, even if it doesn’t strategically advance your ranking, will still provide positive outcomes as long as it’s done in moderation.

Take only what is good and right for you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #290 : Une ceinture bleue en compétition de 2024 est-elle supérieure à une ceinture noire des années 90 ?

Ce matin, j’ai entendu dans un podcast une affirmation à laquelle j’adhère totalement : une ceinture bleue de haut niveau en compétition, disons parmi le top 20 mondial, pourrait hypothétiquement battre une ceinture noire du top 10 des années 90, voire des premiers championnats du monde de BJJ.

Aujourd’hui, la nouvelle génération, comme je l’ai mentionné dans un post précédent, peut atteindre un niveau élite en 3 à 5 ans, et encore plus pour ceux qui ont commencé le jiujitsu dès leur enfance, à l’instar des jeunes judokas en France. Cette progression est rendue possible grâce aux nombreuses académies et professeurs d’excellence présents à travers le monde.

C’est un constat valable en boxe, en lutte ou en judo : il ne faut pas se leurrer, les générations actuelles, même avec moins de temps d’entraînement ou dans des grades inférieurs, surpassent souvent leurs prédécesseurs. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des ceintures bleues ou violettes battre des ceintures noires qui ne sont pas de niveau élite.

C’est un tournant important pour le jiujitsu, car les grades perdent peu à peu leur signification, comme c’est déjà le cas dans le karaté Kyokushin, où des ceintures vertes battent parfois des ceintures noires lors de compétitions. Un grade devient alors davantage un symbole qu’un indicateur de niveau. À ceux qui affirment que « la ceinture ne sert qu’à tenir le Gi », je réponds que jusqu’à présent, elle avait une réelle signification, mais cette dernière tend à disparaître.

Si cela n’intéresse pas les organisateurs, qui tirent profit des multiples catégories de ceintures, de poids et d’âge, on pourrait envisager dans quelques années des tournois sans distinction de grades. À haut niveau, cela existe déjà en amateur, et il n’est pas certain que les podiums soient occupés par les pratiquants les plus gradés.

Bjj #Jiujitsu #IBJJF #graduation #niveau #champion #compétition #Jiujitsusportif

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #290: Is a 2024 Blue Belt Competitor Superior to a 1990s Black Belt?

This morning, I heard a statement on a podcast that I fully agree with: a high-level competition blue belt, say within the world’s top 20, could hypothetically defeat a black belt ranked in the top 10 of the 1990s, or even from the early BJJ world championships.

Today’s new generation, as I mentioned in a previous post, can reach an elite level in 3 to 5 years, even more so for those who started practicing jiujitsu as children, similar to young judokas in France. This rapid progression is possible thanks to numerous academies and excellent teachers worldwide.

This phenomenon is also observed in boxing, wrestling, or judo: current generations, even with less training time or at lower ranks, often surpass their predecessors. Nowadays, it’s not uncommon to see blue or purple belts defeating black belts who are not elite-level competitors.

This shift is crucial for jiujitsu because ranks are losing their traditional meaning, as already seen in Kyokushin karate, where green belts sometimes defeat black belts in competitions. A rank is becoming more of a symbol than a true indicator of skill level. To those who say, “a belt only holds the Gi,” I’d argue that until now, belts had real meaning, but that significance is fading.

If tournament organizers—who profit from the various belt, weight, and age categories—don’t interfere, we could see open-rank tournaments emerge in the coming years. At the amateur level, such events already exist, and it’s uncertain whether the most decorated practitioners would stand on the podium.

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Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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