Réflexions de Pank / Instantané #246 : La sécurité peut faire accepter le manque de liberté

Comme vous le savez et comme je vous le partageais ce matin dans la capsule, nous avons tendance à mettre la sécurité au centre de nos vies. Si Maslow place en premier nos besoins physiologiques, la strate suivante est le besoin de sécurité.

Comme nous l’avons observé pendant les élections, ce sujet est récurrent depuis, je pense, le début de nos vies en société. Nous avons besoin de nous sentir en sécurité vis-à-vis de la nature et des phénomènes incontrôlables, mais également vis-à-vis des autres.

Les hommes peuvent être des loups pour les hommes, notre instinct de domination et de prise de pouvoir entraîne des comportements qui amènent à des violences diverses, morales ou physiques. Nous sommes parfois dans l’incapacité de nous protéger des autres, d’un monde ou d’un système.

Les politiques savent jouer avec la suggestion et l’imagination pour faire d’un cas une généralité, faire d’événements le quotidien de tous les instants des citoyens, ce qui construit des comportements inadaptés avec des discours ou des actions de sécurisation dans des lieux où il n’y en a pas besoin.

Avec les JO 2024, nous nous retrouvons dans une ville, Paris, qui est remplie d’agents des forces de l’ordre. Je pense que depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons pas déployé autant de policiers/militaires dans la capitale. La conséquence extrêmement positive est que les citoyens et les visiteurs se sentent sereins et en sécurité.

Quand on a l’habitude d’entendre “la police n’est jamais là quand on a besoin d’eux”, en cette période olympique cela n’est pas le cas et ils ne cessent de surveiller ou d’intervenir. Comme il y a un risque de sanction, il y a moins de problèmes, d’incivilités ou d’agressions. On pourrait se dire, comme beaucoup le pensent, qu’il suffit de déployer les forces de sécurité partout et nous serons en paix.

Sauf que, pour aller dans de nombreux espaces, il y a des points de vérification, il faut avoir des documents administratifs et, si tel n’est pas le cas, il est impossible de se rendre là où nous devons aller. Il y a donc une limite des libertés de déplacement, et même des comportements peuvent être sanctionnés. Cette acceptation d’être traqué, vérifié et orienté est une version très légère et acceptable de ce que certains pays plus totalitaires mettent en place, et cela peut amener à la diminution de sa liberté de pensée, de réaction ou de manifestation en sécurité. Paradoxe donc de la sécurité qui peut à tout moment devenir insécurisante.

Merci aux forces de l’ordre et attention à ceux qui leur donnent leurs directives, un débordement sécuritaire pour le “bien de tous” arrive facilement, les JO en sont la preuve avec notre docile acceptation.

sécurité #forcedelordre #militaire #policier #armée #responsable #politique #équilibre #liberté

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #246: Security Can Make Us Accept a Lack of Freedom

As you know, and as I shared with you this morning in the capsule, we tend to put security at the center of our lives. If Maslow places our physiological needs first, the next layer is the need for security.

As we observed during the elections, this topic has been recurring since, I think, the beginning of our lives in society. We need to feel safe from nature and uncontrollable phenomena, but also from each other.

Humans can be wolves to other humans; our instinct for domination and the pursuit of power lead to behaviors that result in various forms of violence, both moral and physical. Sometimes we are unable to protect ourselves from others, from a world or a system.

Politicians know how to play with suggestion and imagination to make a single case seem like a general issue, turning events into the everyday reality of citizens. This builds maladaptive behaviors with speeches or security measures in places where they are not needed.

With the 2024 Olympics, we find ourselves in a city, Paris, filled with law enforcement agents. I think that since World War II, we have not deployed so many police/military in the capital. The extremely positive consequence is that citizens and visitors feel calm and secure.

When we are used to hearing « the police are never there when you need them, » this Olympic period proves the opposite, as they constantly monitor and intervene. Since there is a risk of sanctions, there are fewer problems, incivilities, or assaults. One might think, as many do, that simply deploying security forces everywhere would bring peace.

However, to enter many spaces, there are checkpoints, administrative documents are required, and without them, it is impossible to go where we need to. There is thus a limit to freedom of movement, and even behaviors can be sanctioned. This acceptance of being tracked, checked, and directed is a very light and acceptable version of what some more totalitarian countries implement, which can lead to a reduction in freedom of thought, reaction, or protest safely. A paradox of security that can at any moment become insecurity.

Thanks to the law enforcement forces, but beware of those who give them directives, a security overflow for the « good of all » can easily happen; the Olympics are proof with our docile acceptance.

security #lawenforcement #military #police #army #responsibility #politics #balance #freedom

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #242 : La cérémonie d’ouverture, un soft power

Je pense que quand on vous parle de la cérémonie d’ouverture des JO, vous vous dites que c’est mal barré. Depuis quelques semaines, entre les galères de sécurité, les danses complètement hors sol et surtout la comparaison que nous faisons avec les cérémonies des Chinois, Anglais ou Japonais, on a l’impression de ne pas être prêts à la comparaison.

Vous remarquez comment l’image de l’ouverture des JO de Pékin revient facilement dans les médias, avec ces images et scènes grandiloquentes de milliers de percussionnistes et danseurs qui offrent un spectacle synchronisé à la perfection. L’idée qui vous en reste, c’est que “les Chinois, eux, c’est du sérieux”.

Cette “simple” ouverture des jeux reste gravée dans les archives mais donne aussi une image du pays qui accueille et de sa population. Nous avons acquis l’idée que le peuple chinois, c’est carré, c’est précis, etc. Ça nous fait oublier les réalités du pays, où une grande partie de leurs villes s’affaissent à cause de la surexploitation des terres, que des ponts cèdent régulièrement et que tout n’est pas si carré.

Ce soir, c’est à la France de montrer ce qu’elle peut faire. Depuis quelques décennies, elle a perdu de sa superbe pour de nombreux étrangers, même si un autre soft power comme Netflix a redonné une image assez positive de Paris dans « Emily in Paris ».

Dans cette cérémonie, il y a les Jeux mais surtout le pays, surtout dans une ville que l’on vend comme l’une des plus belles du monde. Si le spectacle ne bluffe pas, un peu à la française donc souvent artiste décalé, et que le monde ne retrouve pas une idée voire un idéal de la culture française, nous risquons encore de descendre dans l’inconscient des populations du monde entier.

Il y a gros à jouer et c’est certain que les politiques le prennent en compte. Je pense même que le président, qui a été désavoué avec les différentes élections du mois passé, attend le retour de cet événement pour savoir s’il peut encore (et surtout la France) briller dans ce qui fait sa grandeur : l’art, l’esthétisme, le luxe.

Sur ces quelques heures, nous allons assister à une publicité de la Nation France, une suggestion que nous allons envoyer au monde. Pour certains, ce sera la réactivation d’un ancrage positif mais il se peut aussi que cela puisse aussi impacter l’image, la confiance et, par extension, les investissements à venir si tout ne se passe pas comme prévu.

Un show est un soft power, un monde d’influence, d’illusion et de paraître qui va bien au-delà de la présentation des JO Paris 2024.

Paris2024 #JOparis2024 #cérémonieOuverture #Hypnose #Suggestion #Softpower #Politique #image #illusion

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #242: The Opening Ceremony, a Soft Power

I think that when people talk to you about the opening ceremony of the Olympics, you might think it’s a lost cause. Over the past few weeks, between security issues, completely out-of-touch dances, and especially the comparisons we make with the ceremonies of the Chinese, British, or Japanese, it feels like we are not ready to compete.

You notice how the image of the Beijing Olympics opening ceremony easily resurfaces in the media, with its grandiose scenes of thousands of percussionists and dancers putting on a perfectly synchronized show. The takeaway is that « the Chinese are serious about this. »

This « simple » opening of the games remains etched in the archives but also projects an image of the host country and its people. We have come to think that the Chinese people are precise and meticulous. It makes us forget the realities of the country, where a large part of their cities are sinking due to overexploitation of the land, bridges collapse regularly, and not everything is as orderly as it seems.

Tonight, it is France’s turn to show what it can do. Over the past few decades, France has lost much of its allure for many foreigners, even though another form of soft power, like Netflix, has revived a fairly positive image of Paris in « Emily in Paris. »

In this ceremony, it is not just about the Games but also about the country, especially in a city touted as one of the most beautiful in the world. If the show does not impress, in a typically French way with often quirky artistry, and the world does not see an idea or ideal of French culture, we risk further descending in the subconscious of global populations.

There is a lot at stake, and it is certain that the politicians are aware of it. I even think that the president, who was disavowed in the recent elections last month, is awaiting the outcome of this event to see if he (and especially France) can still shine in what defines its greatness: art, aesthetics, and luxury.

During these few hours, we will witness an advertisement for the Nation France, a suggestion that we will send to the world. For some, it will be the reactivation of a positive anchoring, but it could also impact the image, confidence, and by extension, future investments if everything does not go as planned.

A show is a soft power, a world of influence, illusion, and appearance that goes far beyond the presentation of the Paris 2024 Olympics.

Paris2024 #Paris2024Olympics #OpeningCeremony #Hypnosis #Suggestion #Softpower #Politics #Image #Illusion

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank-Instantané #231 : Cadre, Posture et Politique

Suite à la vidéo de ce matin sur la politisation de l’espace d’accompagnement (https://youtu.be/uqY_kQLEiB0), il me semble essentiel de garder à l’esprit la notion de transfert et de contre-transfert. En tant que professionnels, nous devons endosser un rôle/masque/costume, comme un pompier ou un aidant, et respecter certaines contraintes.

Nous devons rester le plus neutres possible, sans absolutisme, en tenant compte de nos valeurs et croyances (politiques, idéologiques, spirituelles, etc.) sans les projeter sur la personne que nous accompagnons. Nos émotions et convictions doivent être maîtrisées pour maintenir notre posture d’accompagnant, surtout lorsqu’il s’agit, par exemple, d’aider une personne ayant eu des comportements interdits et ayant payé sa dette à la société.

Nous ne sommes pas là pour creuser les histoires afin de valider des idées préconçues sur la personne face à nous, ni pour l’intégrer dans notre récit idéologique. Notre rôle est de chercher des schémas/patterns afin de mieux orienter nos recadrages à travers nos suggestions et la qualité de la transe.

Plus nous sommes investis dans un militantisme, moins nous sommes aptes à écouter. Les matrices de pensées automatisées peuvent rendre le praticien dissonant dans l’alliance thérapeutique. Cela peut être nuancé si le cadre est clairement défini : un accompagnement thérapeutique politisé, racisé, genrifié, ou autre. Dans ce cas, le consultant pourra naturellement s’orienter vers un praticien partageant ses valeurs et idéaux, créant un transfert exploitable si nous évitons le contre-transfert.

Pour ceux qui cherchent à ne pas politiser leur pratique, il y aura toujours un rapport transférentiel. Cela peut être lié à votre apparence, votre énergie, ou votre manière de proposer l’accompagnement. Il y aura rapidement une projection dans laquelle le client trouvera son compte, que ce soit pour un accompagnement court ou de longue durée.

Nous ne convenons pas à tout le monde, tout comme nous ne souhaitons pas travailler avec tout le monde. En tant que praticiens indépendants, contrairement à nos amis du secteur médical, nous avons le choix. Si des notions comme la politique, la religion, le genre, ou autres sont des piliers de votre vie, le cadre doit être clair pour que le militantisme inconscient ne gêne pas la personne qui vient travailler sur elle-même. N’oublions pas que les consultants ne sont pas des idiots ; leurs attentes et projections influencent leur décision de venir, de continuer ou d’arrêter, indépendamment de ce que le praticien pense projeter comme valeurs.

#politique #hypnose #hypnothérapie #cadre #militantisme #posture #questiosophie

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank-Instantané #231: Framework, Posture, and Politics

Following this morning’s video on the politicization of the support space (https://youtu.be/uqY_kQLEiB0), it seems essential to keep in mind the notion of transference and countertransference. As professionals, we must assume a role/mask/costume, like a firefighter or caregiver, and adhere to certain constraints.

We must remain as neutral as possible, without absolutism, considering our values and beliefs (political, ideological, spiritual, etc.) without projecting them onto the person we are supporting. Our emotions and convictions must be controlled to maintain our supporting posture, especially when helping a person who has exhibited prohibited behaviors and paid their debt to society.

We are not there to delve into stories to validate preconceived ideas about the person in front of us, nor to fit them into our ideological narrative. Our role is to identify patterns to better guide our reframing through our suggestions and the quality of the trance.

The more we are invested in activism, the less capable we are of listening. Automated thought matrices can make the practitioner dissonant in the therapeutic alliance. This can be nuanced if the framework is clearly defined: a politicized, racialized, gendered, or other therapeutic support. In this case, the client can naturally gravitate towards a practitioner sharing their values and ideals, creating an exploitable transference if we avoid countertransference.

For those seeking not to politicize their practice, there will still be a transferential relationship. This may be linked to your appearance, your energy, or your way of providing support. There will quickly be a projection in which the client can find their footing, whether for short-term or long-term support.

We do not suit everyone, just as we do not wish to work with everyone. As independent practitioners, unlike our medical colleagues, we have the choice. If notions such as politics, religion, gender, or others are pillars of your life, the framework must be clear so that unconscious activism does not hinder the person who comes to work on themselves. Finally, let’s not forget that clients are not fools; their expectations and projections influence their decision to come, continue, or stop, regardless of what the practitioner thinks they are projecting in terms of values.

#politics #hypnosis #hypnotherapy #framework #activism #posture #questiosophy

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #228 : Ne pas dire ne signifie pas ne pas penser

La liberté d’expression est une chose complexe, et on s’aperçoit que la France a changé à cet égard, avec désormais des lois qui interdisent de prononcer des mots discriminants. Cela va dans une volonté de progressisme et de protection de différentes communautés, mais également pour sanctionner des propos qui sous-entendent souvent des menaces.

Que ce soit dans l’humour ou dans les conversations dans l’espace public, les personnes hésitent souvent à dire ce qu’elles pensent ou à le dire de la façon dont elles le pensent, de peur d’être prises pour racistes, haineuses, misogynes ou -phobes de quelque chose. Les mots sont la source des idées, et on pourrait se dire que si le mot disparaît de l’espace public, il y aura moins de création concrète de cette idée, de ce mot.

Pourtant, en ce moment, avec les élections et l’évolution des partis extrêmes, d’un côté comme de l’autre, les discours se lâchent. Les mots réapparaissent dans l’espace public, avec des menaces de mort, du racisme dans des chansons et autres expressions qui fleurissent partout.

Et là, on se rend compte que les lois, les sanctions, la volonté d’effacement des mots ne permettent absolument pas de faire disparaître l’idée, la pensée et, pire, l’émotion destructive qui va être complètement contrainte et qui va demander une surcompensation.

Étant un extrémiste et un homme de nature violente, je comprends d’autant mieux ces réactions, sachant que je fais partie de ceux qui cherchent quotidiennement à ne pas se laisser aller dans leurs ombres. La compensation peut vraiment être quelque chose de sale, de mauvais et même si je comprends le besoin de protéger, parfois ce qui n’est pas réprimé ne se comprimera pas et ne sera qu’une goutte d’eau, alors que sous pression, quand cela éclatera, cela pourrait avoir l’effet d’une balle.

Aujourd’hui, nous voyons ce que nous savons de nous, de la nature humaine, de la répression des émotions, du fait de tout légiférer. Nous voyons la notion de nature qui reprend le pas sur la culture. Cette période politique, cumulée à tout ce que les Français vivent depuis quelques années, est une période passionnante pour observer les fonctionnements de l’humain.

À nous de faire les efforts pour être en phase avec nous-mêmes mais aussi avec les éléments de notre société.

#expression #mots #frustration #compensation #penser #violence #loi #contrainte

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #228: Not Saying Does Not Mean Not Thinking

Freedom of expression is a complex issue, and we can see that France has changed in this regard, with new laws now prohibiting the use of discriminatory words. This stems from a desire for progressivism and the protection of various communities, but also to sanction statements that often imply threats.

Whether in humor or in conversations in the public domain, people hesitate to say what they think or to say it the way they think it, for fear of being labeled as racist, hateful, misogynistic, or phobic of something. Words are the source of ideas, and one might think that if a word disappears from the public sphere, there will be less concrete creation of this idea, this word.

Yet, at the moment, with the elections and the evolution of extreme parties on both sides, people are letting loose. Words are reappearing in the public domain, with death threats, racism in songs, and other expressions blooming everywhere.

And here, we realize that laws, sanctions, and the desire to erase words do not at all make the idea, the thought, disappear, and worse, the destructive emotion that will be completely constrained and will demand overcompensation.

Being an extremist and a man of violent nature, I understand these reactions all the more, knowing that I am one of those who daily seek not to succumb to their shadows. Compensation can really be something dirty, something bad, and even though I understand the need to protect, sometimes what is not repressed will not compress and will only be a drop of water, while under pressure, when it bursts out, it could have the effect of a bullet.

Today, we see what we know about ourselves, human nature, the repression of emotions, and the need to legislate everything. We see the concept of nature overtaking culture. This political period, combined with everything the French have been experiencing in recent years, is a fascinating time to observe human behavior.

It’s up to us to make the effort to be in tune with ourselves but also with the elements of our society.

#expression #words #frustration #compensation #thinking #violence #law #constraint

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #172 : La Mémoire Éphémère

Nous bénéficions paradoxalement de notre mémoire éphémère. Toutefois, le hic est que notre propension à oublier rapidement, exacerbée par une ère d’infobésité, érode progressivement notre capacité à organiser nos souvenirs. Certains rétorqueront l’existence de Google et des encyclopédies en ligne comme palliatifs.

Il est vrai que l’information est à portée de clic. Néanmoins, la difficulté réside souvent dans la précision de notre quête : comment chercher ce dont nous ignorons l’existence ? Par ailleurs, le souvenir est un amalgame d’émotions, de réminiscences et de pensées.

Nos souvenirs s’ancrent sur des niveaux multiples, pas uniquement cognitifs. Mais pourquoi cette digression, Pank ? Parce que la manipulation et l’influence, chères aux sphères politiques, tirent parti de cette volatilité mnésique.

Question : Quel est le premier parti politique en mode conquête lors des élections européennes, visible tant au Salon de l’Agriculture que sur TF1 (nous sommes le 6 mars 2024) ? Avez-vous deviné ? Le RN.

Quelle promesse le RN formule-t-il pour les Européennes ? La défense de la France contre l’oppression européenne. Nous sommes d’accord ? Ainsi, un vote en faveur du RN sous-entendrait un potentiel changement, n’est-ce pas ?

Rappelons-nous : qui a remporté les dernières élections européennes en France ? Justement, le RN (23,34%). Il est donc ironique de prôner le changement alors qu’ils représentent déjà une force dominante à cette élection. Voilà où la mémoire joue un rôle crucial.

Pourquoi ce silence ? Les partis politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, exploitent ce silence pour propager tranquillement leurs fallacies. Qui se souvient du fameux « la République, c’est moi » de Mr Mélenchon, témoignant d’un mépris pour les acteurs judiciaires ?  Pourtant certains s’indignent, que ce dernier donne sa protection à Quatennens face à des accusations de violence conjugale ?

Il est temps de retenir ce qui ne devrait pas tomber dans l’oubli…

#mémoire #politique #électionsEuropéennes #Europe #France #RN #Insoumis #gauche #droite #manipulation #influence

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #172: The Ephemeral Memory

Paradoxically, we benefit from our fleeting memory. However, the catch is that our propensity to forget quickly, exacerbated by an era of information overload, gradually erodes our ability to organize our memories. Some may argue that Google and online encyclopedias serve as remedies.

Indeed, information is just a click away. Yet, the challenge often lies in the precision of our search: how do we seek what we are unaware of? Moreover, memory is a blend of emotions, recollections, and thoughts.

Our memories anchor on multiple levels, not just cognitive. But why this digression, Pank? Because manipulation and influence, dear to political spheres, leverage this mnemonic volatility.

Question: Which is the leading political party in conquest mode during the European elections, visible both at the Agriculture Show and on TF1 (we are on March 6, 2024)? Have you guessed? The RN (National Rally).

What promise does the RN make for the Europeans? The defense of France against European oppression. Do we agree? Thus, a vote for the RN would imply a potential change, wouldn’t it?

Let’s remember: who won the last European elections in France? Exactly, the RN (23.34%). It is therefore ironic to advocate for change when they already represent a dominant force in this election. This is where memory plays a crucial role.

Why this silence? Political parties, whether on the left or the right, exploit this silence to quietly spread their fallacies. Who remembers Mr. Mélenchon’s infamous « the Republic, it’s me », showing contempt for judicial actors? Yet some are outraged that he offers protection to Quatennens in the face of accusations of domestic violence?

It’s time to remember what should not be forgotten…

#memory #politics #EuropeanElections #Europe #France #RN #Unbowed #left #right #manipulation #influence

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #151 : Politique et Développement de Son Style

J’ai abordé dans une précédente chronique la nécessité de la politique et du marketing pour le progrès et la pérennité d’un style ou d’une école. Bien que les valeurs des arts martiaux soient nobles et séduisent parents et enfants, la réalité administrative est bien différente.

Le code moral reste souvent une aspiration difficilement mise en œuvre sur les tatamis. Des figures telles que Kano pour le Judo, Oyama pour le Karaté, ou Gracie pour le Jiu-jitsu, ont endossé des rôles plus politiques que pratiquants. Ceci implique négociation, organisation, et maximisation des fonds.

Les trois fédérations, IJF, IKO et IBJJF, sont de véritables machines à générer de l’argent. Tout est monétisé ou soutenu par des aides. En BJJ, l’achat de grades et les frais de compétition, par exemple, peuvent conduire à un chiffre d’affaires de 600 à 700K€ pour un championnat d’Europe comme celui de janvier dernier.

L’argent engendre pouvoir et politique, transformant les pratiquants d’arts martiaux en hommes d’affaires. Dans ce monde, les règles diffèrent de celles du tatami, et tous les coups sont permis. Saiko Oyama mentionnait que Sosai Oyama du Kyokushin s’entraînait si peu qu’il emmenait Shigeru avec lui à l’étranger pour démontrer la puissance et la technique du style.

Il est difficile pour une école ou un style de rester discret et fonctionnel. Voir de grandes marques de Jiu-jitsu ou Luta Livre se commercialiser peut irriter, mais pour exister, il faut se démarquer. En France, Nicolas Renier a revitalisé la Luta Livre avec le NR Fight, empêchant sa disparition.

Parfois, des compromis sont nécessaires pour progresser. Les Oyama ont offert un gi et une ceinture noire officielle de leur école à Regan. Certains grades peuvent sembler inégaux sur le tatami, mais ils contribuent à l’avancement de l’école, procurant des bénéfices tant martiaux que financiers.

artsmartiaux #business #politique #évolution #développement #JigoroKano #MasOyama #CarlosGracie #NRFight #LutaLivre

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #101 : Qu’est-ce que le Karaté ?

Nous avons en France une culture du karaté liée aux styles traditionnels et non contact : Shotokan, Shito-ryu, Goju-ryu, Wado-ryu. Nous avons donc une perspective qui ne partage qu’une facette de la richesse martiale qui s’est développée au Japon. On peut se demander, par exemple, si le style de Oyama Sosai, le Kyokushin, pourrait être considéré comme du karaté.

En lisant de nombreux articles sur le karaté sur des blogs japonais, je constate une chose : le moment crucial pour l’histoire du karaté est souvent associé à la défaite des Japonais en 1972 au second championnat du monde de karaté non contact. Imaginez l’humiliation : aucun Japonais, ni en individuel, ni en équipe (que la France a remportée), n’était parmi les 5 premières places.

Cet échec a engendré de fortes tensions, car pour les fondateurs du karaté, cette discipline était celle qui maintenait la véritable essence de l’esprit japonais. Cela explique pourquoi Oyama avait déclaré que jamais de son vivant un étranger ne remporterait un championnat du monde de Kyokushin, chose qui est arrivée l’année suivant sa mort.

Le Kyokushin était le dernier bastion que les étrangers n’avaient pas encore ébranlé, et c’est pourquoi, avec les ambitions olympiques de la fédération traditionnelle, les frappes réelles leur semblaient complètement inappropriées pour diffuser cet art martial.

Kogawa, un membre de la fédération japonaise de karaté, avait même demandé à Sosai de nommer son style « l’école Oyama d’arts martiaux », sans référence au karaté. Et même le fondateur du Wado-ryu, Otsuka, avait déclaré : « Nous devons trouver un moyen de renverser nos adversaires. Ce serait bien si le gouvernement interdisait ce type de karaté. »

Imaginez à quel point la guerre politique et la définition même de ce qu’est le karaté étaient au cœur des années 70. La défaite de 72 explique aussi pourquoi Oyama a accéléré la démarche pour proposer le premier championnat du monde de Kyokushin, pour montrer que son karaté était un véritable style japonais, dominé par les Japonais. Sa stratégie d’expansion, avant même de bien développer le style au Japon, a dû être réorientée pour s’implanter solidement sur l’archipel, afin de combattre le karaté qui se voulait olympique. Sosai, à l’inverse de Matsui (son successeur à la tête du Kyokushin), ne souhaitait pas particulièrement voir le karaté aux Jeux Olympiques…

#Kyokushin #Karate #MasOyama #Wadoryu #conflit #politique

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #91 : Les compétitions Karaté au KO, un désordre

Antonio Tusseau, un bon ami et surtout un triple champion d’Europe de Kyokushin, se prépare pour les Mondiaux de l’International Karate Organization… la première du nom. Comme vous le savez, Sosaï Oyama a créé le Kyokushin avec un modèle de compétition au KO.

L’IKO ayant été la première organisation pendant plusieurs décennies, cette compétition rassemblait vraiment les meilleurs combattants selon ces règles. Puis il y a eu des scissions, et enfin, la mort de Sosai. En conséquence, nous avons maintenant plusieurs Championnats du Monde sous les règles Kyokushin ; j’en ai déjà repéré une dizaine sans trop chercher.

Tonio, lui, est dans la fédération originale, parce que Sihan Legrée est resté fidèle à cette tendance. On peut la considérer comme la meilleure du monde, mais désormais, c’est difficile à déterminer étant donné que les organisations ne se confrontent plus. La dernière mise à niveau a eu lieu en 1991 lors d’une compétition avec des règles mixtes Kyokushin vs Oyama vs Seidokaikan : https://www.youtube.com/watch?v=j7CgMoYFwC4. Le Kyokushin de Mas Oyama l’ayant emporté.

En jiu-jitsu, nous avons une fédération (entreprise) dominante, l’IBJJF, suivie de l’AJP et de nombreuses autres fédérations, dont celle de Rickson Gracie. L’avantage est que les professionnels peuvent combattre dans toutes ces fédérations pour tenter de gagner un peu d’argent, l’IBJJF ne rémunérant que sur une ou deux grosses compétitions.

Lorsque je discute du Shin-Kyokushin, la IKO2 de Moiori avec Antonio, il m’explique que le problème réside dans le fait que même s’entraîner entre eux peut créer des tensions politiques. Imaginez si un champion du monde du style Kyokushin X venait combattre et ne remportait pas le titre dans la fédération Y. Ca serait la guerre et la critique sans fin.

Au lieu de mettre en avant ces combattants qui donnent tout pour réussir, les enjeux politiques et les histoires affectent toutes les générations, passées et futures, les confinant au lieu de les aider à élever leur niveau et leur réflexion sur les styles.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

#RéflexionsMartial, #KaratéKO, #Kyokushin, #AntonioTusseau, #SosaïOyama, #CompétitionsMondiales, #ScissionsKarate, #JiuJitsu, #IKO, #PolitiquesDojo #ShinKyokushin #KenjiMidori

Les instantanés de Pank / Réflexion #33 : Prendre la politique avec psychologie

J’aime bien écouter les débats politiques et constater à quel point tout le monde est plongé dans sa transe, focalisé sur ses arguments et ses modèles de pensée. Malheureusement, il y a peu d’échanges politiques réellement intéressants, car les interlocuteurs ont déjà des réponses préétablies liées à leurs dogmes, et ils automatisent leurs réactions. J’ai parfois l’impression que c’est un exercice répété au point qu’ils savent exactement quelle réponse donner lorsque tel ou tel argument est présenté, une réponse qui est la même depuis 50 ans.

On se rend compte d’une chose : si les militants des partis peuvent parfois changer de tendance, les arguments politiques restent les mêmes depuis le début du 20e siècle, avec quelques mises à jour en fonction des événements, mais rarement sur les principes fondamentaux. Cela se produit malgré les preuves historiques montrant que les dogmes défendus par la gauche ou la droite ont entraîné des millions de morts.

Étant donné que personne ne peut prétendre avoir raison et que chacun est convaincu de détenir la vérité, j’ai réalisé, depuis quelques années, que prendre une approche psychologique (pour ne pas dire hypnotique, ce qui serait confus) des logiques politiques me permet d’avoir un filtre intéressant pour comprendre ce qui est échangé ou imposé. La politique est une discipline d’influence et de domination des idées en vue de mettre en place des actions. Tout ce qui est lié à la rhétorique, à la perception qu’elle soit progressive ou conservatrice, relève de notions de psychodynamique. Cela implique des tensions internes chez l’individu et bien sûr au sein des groupes qui sont orientés par ces schémas de pensée afin d’obtenir le pouvoir et de tenter de concrétiser l’utopie des idées.

Plus nous observons les jeux psychologiques, que ce soit au sein des « classes », des groupes sociaux avec leurs archétypes, leurs croyances, leurs valeurs et les actions concrètes du quotidien, plus nous pouvons constater, comme dans une séance en cabinet, l’existence d’incongruences. Il s’agit de l’incapacité à appliquer les fantasmes idéologiques dans la réalité quotidienne, ou si cela se produit, c’est de manière si rigide qu’il en résulte autant de dissonance collective que personnelle, et potentiellement de souffrance.

Dans l’accompagnement, nous savons que ce sont les paradoxes qui offrent la possibilité d’évoluer vers la guérison. En psychologie politique, parmi les différents facteurs de la réalité économique, historique ou morale, les différents acteurs politiques continuent de vivre dans des injonctions contradictoires qui semblaient pourtant justes sur le papier de leur « bible politique ».

Le plus délicat, c’est que, comme des personnes dépendantes, même après avoir constaté les destructions et l’intoxication collective, ainsi que les conséquences humaines, ces « toxicomanes » d’idées recommencent ou, en guise de compensation, se tournent vers un autre produit (comme on peut le voir chez les plus radicaux qui passent d’un extrême à un autre en toute tranquillité), ce qui ne fait finalement qu’alimenter un rapport compensatoire problématique.

En examinant les doctrines, puis les politiques et enfin les artisans des mouvements politiques, nous pouvons étudier les pathologies en cours ou à venir si certains arrivent au pouvoir. Et tout comme les individus en souffrance qui cherchent des réponses, il est parfois plus utile de travailler sur soi-même plutôt que d’imposer sa vision des choses au monde. Bien que cela puisse apporter des résultats positifs, il est également à noter que cela peut entraîner beaucoup de destruction et de maux.

La politique devrait-elle entreprendre une thérapie ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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