Réflexions de Pank / Instantané n°523 : Investir là où ça rapporte

La fin des JO et la récolte de médailles libèrent de nombreux discours divers, qu’il s’agisse de ceux des athlètes, des politiques ou des « financiers » des différentes fédérations. Si vous connaissez un peu le fonctionnement des fédérations délégataires du ministère des Sports, vous savez à quel point les Olympiades et, de façon générale, la réussite d’une discipline peuvent générer des fonds pour promouvoir et former au sein de ces disciplines.

J’entendais un gestionnaire des fonds sportifs parler du ski de fond et expliquer qu’ils allaient investir dans ce sport, car il existe un potentiel de médailles pour les prochaines Olympiades qui auront lieu en France. Pour ceux qui ont suivi ma capsule sur la notion de « sport business », vous pouvez également y voir l’aspect soft power du sport.

Quand on dit que le sport est là pour unir et que les JO sont des moments de paix (bien que certaines nations en guerre ne soient bizarrement pas invitées), on constate qu’au niveau national, les stratégies d’allocation des fonds ne dépendent pas toujours du nombre de licenciés. Elles sont souvent dictées par le potentiel de victoire et la visibilité de la « force » de la France dans un domaine précis.

C’est néanmoins une bonne chose pour les disciplines moins populaires, car cela peut les mettre en avant, comme ce fut le cas pour le biathlon grâce aux performances de ses athlètes. Cependant, pour avoir observé à quel point de nombreuses fédérations galèrent financièrement (et pas seulement parce que certains dirigeants détournent des fonds), il y a un réel problème.

Si des événements médiatisés comme les JO sont les seuls leviers pour investir en cas de victoire, toutes les disciplines qui ne le sont pas, et ne le seront jamais, resteront de côté et leurs pratiquants ne seront jamais reconnus.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank’s Reflections / Snapshot #523: Investing Where It Pays Off

The end of the Olympics and the medal haul trigger various discourses, whether from athletes, politicians, or the « financiers » of different sports federations. If you are somewhat familiar with how the delegatory federations of the Ministry of Sports operate, you know how much the Olympiads and, more generally, the success of a discipline can bring in funds to promote and develop it.

I heard a sports fund manager talking about cross-country skiing, stating they were going to invest in this sport because there is medal potential for the next Olympics to be held in France. For those who followed my video on « sport business, » you can also see the soft power aspect of sports here.

While it is said that sport is there to unite and that the Olympics are moments of peace (though some nations at war are oddly not invited), we see that at a national level, we act as strategists regarding where funds are allocated. This is not always based on the number of registered practitioners, but rather on the potential for victory and the visibility of France’s « strength » in a given field.

Nevertheless, this is a good thing for less popular disciplines, as it can bring them into the spotlight, as happened with biathlon through its athletes’ performances. However, having seen how many federations struggle financially (and not just because some leaders misuse funds), there is a problem.

If high-profile events like the Olympics are necessary to trigger investment following a victory, all the disciplines that are not and never will be televised will remain sidelined, and their practitioners will never be recognized.

Take what is good and right for you.

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Réflexions de Pank / Instantané #522 : L’Impact des Mots : De la Haine à la Violence

La haine et la violence passent par les mots. Comme je vous en faisais part sur une de mes dernières capsules, je trouve que l’on met beaucoup en avant la violence physique qui peut entraîner blessures et mort, mais qu’on prend un peu moins en compte l’importance du mot, du verbe et de la sémantique.

Régulièrement, je reviens sur le fait qu’on n’utilise pas les bons mots ou qu’on crée des néologismes qui ne sont pas encore remplis d’une histoire et d’un sens. Aujourd’hui, par rapport aux différents faits d’actualité, les politiques mettent en avant le dialogue, l’utilisation du verbe, du mot pour échanger avec des personnes ou des tendances qui sont contraires à ce que l’on a comme valeurs ou croyances.

 À ce moment-là, je trouve que le politique ou la personne d’influence ne prend pas en compte sa propre violence, et pire encore, le fait qu’il soit initiateur de haine et de sa conséquence. Combien de politiques ou de personnes que l’on voit dans les médias ou sur les réseaux sociaux, qui ont un auditoire qui attend ces mots, vont directement viser, peut-être même attaquer, voire insulter des personnes avec qui ils n’adhèrent pas ?

 C’est à partir de ces mots, à partir de ces invectives que l’on retrouve des conséquences, comme un glissement entre le sommet et sa base électorale ou simplement fanatique (followers), qui se font l’écho de ce qui a été dit, autant par le verbe, par le numérique que par le corps.

 S’il existe des discours, c’est que les mots sont choisis et orientés pour éveiller les émotions et les actions de ceux qui les écoutent.

Alors, quand on va critiquer les groupes violents, ce qui est naturel, il faudrait aussi critiquer ceux qui utilisent le mot pour créer cette violence.

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Pank’s Reflections / Snapshot #522 : The Impact of Words: From Hatred to Violence

Hate and violence pass through words. As I mentioned in one of my recent capsules, I find that physical violence, which can lead to injury and death, is often highlighted, but the importance of words, verbs, and semantics is given less consideration.

Regularly, I come back to the fact that we don’t use the right words or that we create neologisms that are not yet imbued with history and meaning. Today, in relation to current events, politicians emphasize dialogue, the use of verbs, of words to exchange with people or tendencies that are contrary to our values or beliefs. At that moment, I find that the politician or influential person does not take into account their own violence, and even worse, the fact that they are instigators of hatred and its consequences.

 How many politicians or people we see in the media or on social networks, who have an audience waiting for these words, will directly target, perhaps even attack, or even insult people with whom they disagree? It is from these words, from these invectives, that we find consequences, such as a shift between the top and its electoral or simply fanatical base (followers), who echo what has been said, both through words, digitally, and physically.

 If discourses exist, it is because words are chosen and oriented to awaken the emotions and actions of those who listen to them.

So, when we criticize violent groups, which is natural, we should also criticize those who use words to create this violence.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #513 : Les arts martiaux politisés

Les rixes et combats violents, voire mortels, font partie de l’histoire des arts martiaux. Nous pouvons facilement oublier que les boxes ou les luttes, sans même parler des armes, ont pour objectifs le combat, la domination physique et psychologique sur les opposants.

Quand on lit ce qui se passe régulièrement, avec des conséquences comme la mort de groupes politiques des deux côtés de l’échiquier, c’est malheureusement ce à quoi le combat peut mener.

Et les arts martiaux sont souvent associés à des idées nationalistes. On l’oublie parfois avec la mondialisation des systèmes et des cultures, mais pour reprendre le Japon pour exemple, le Shorinji Kempo de So Doshin a réussi sa diffusion initiale avec deux éléments clefs. Aider les jeunes hommes de la nation nippone (qui était, pour rappel, membre de l’Axe) à être plus solides et pouvoir aider la nation et également, dans un deuxième temps, à partir des années 50-60, s’inscrire dans le monde scolaire et universitaire.

Les membres du Shorinji étudiants se trouvaient dans toutes les universités et étaient au service de mouvements nationalistes. Pendant les années 68, ils utilisaient leurs connaissances pour cogner les franges plus à gauche des étudiants (cf. la guerre avec le Kyokushin dont je vous parlais).

Si un dojo cherche une neutralité, avec un uniforme et une conformité, il est aussi important de connaître l’intention des fondateurs (qui peuvent évoluer) et aussi prendre conscience que ce qui est enseigné pourra être utilisé avec des intentions idéologiques et politiques pour agresser ceux qui ne pensent pas pareil ou pour obtenir des biens divers.

Les sports de combat ne sont pas une discipline neutre et entraînent dans le quotidien des conséquences possibles. Oui, il n’y a pas besoin d’arts martiaux pour se battre, mais beaucoup de groupes politisés se forment désormais en MMA, en plus du matériel qu’ils vont avoir lors de « meetings ».

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Martial Reflections of a Hypnofighter #513: Politicized Martial Arts

Brawls and violent, even deadly, fights are part of the history of martial arts. We can easily forget that boxing or wrestling, not to mention weapons, have the objectives of combat, physical and psychological domination over opponents.

When we read what regularly happens, with consequences such as the death of political groups on both sides of the spectrum, this is unfortunately what combat can lead to.

And martial arts are often associated with nationalist ideas. We sometimes forget this with the globalization of systems and cultures, but to take Japan as an example, So Doshin’s Shorinji Kempo achieved its initial spread with two key elements. Helping young Japanese men (who, let’s remember, were members of the Axis) to be stronger and able to help the nation and also, in a second phase from the 1950s-60s, integrating into the school and university world.

Student members of Shorinji were found in all universities and served nationalist movements. During the 1968 years, they used their knowledge to beat up the more left-leaning fringes of students (cf. the war with Kyokushin I mentioned).

If a dojo seeks neutrality, with a uniform and conformity, it is also important to know the founders’ intentions (which can evolve) and also to realize that what is taught can be used with ideological and political intentions to attack those who do not think similarly or to obtain various goods.

Combat sports are not a neutral discipline and lead to possible daily consequences. Yes, there is no need for martial arts to fight, but many politicized groups are now forming in MMA, in addition to the equipment they will have during « meetings. »

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Réflexions de Pank / Instantané #476 : Le commerce de la drogue et les bénéfices divers

Je suis anti-drogue, certainement parce que je n’ai jamais rien pris et que j’ai préféré me prendre des coups en sport de combat plutôt que de me rouler un joint pour être défoncé.

Depuis hier et la venue médiatique des ministres à Marseille, j’aime écouter la sémantique. Les médias, comme ce matin France Info, parlent de bénéfices qui tuent les gens et des campagnes marketing modernes des trafiquants.

Bizarrement, quand la malbouffe tue certainement plus que la drogue en France, l’argent n’est pas si sale. Quand des pesticides qui vont provoquer des cancers par des entreprises entre chimie (comme la drogue) et pharmacie (comme la drogue), là, les mots sont plus pondérés.

Oui, la drogue est illégale ; le Coca, le McDo ou les produits Monsanto, non. Pour les consommateurs, ils se retrouvent dépendants quitte à pourrir leur santé ou leur vie de la même façon.

Et puis, l’odieuse drogue – et je répète mon aversion vis-à-vis d’elle et des trafiquants – devient un moyen, comme au XIXe siècle avec l’opium imposé par les colons britanniques en Chine, pour devenir la source d’une guerre remportée par le Commonwealth. Pas de soucis.

Non, quand M. Trump envoie un porte-avions en direction du Venezuela ou envoie des missiles sur des narcos, mais pas que, pour aller imposer ses règles à un pays libre… La drogue devient un outil aux mains du législateur, du pouvoir.

La drogue, les addicts restent les mêmes ; les mafias ou les gouvernements, en fonction de leurs récits autour des drogues, défendent la justice ou gangrènent le monde…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #476: The Drug Trade and Various Profits

I am anti-drug, certainly because I’ve never taken anything and I preferred taking hits in combat sports rather than rolling a joint to get high.

Since yesterday and the media appearance of ministers in Marseille, I like to listen to the semantics. The media, like France Info this morning, talk about profits that kill people and the modern marketing campaigns of traffickers.

Strangely, when junk food certainly kills more people than drugs in France, the money isn’t so dirty. When pesticides that will cause cancer from companies involved in chemistry (like drugs) and pharmacy (like drugs), there, the words are more measured.

Yes, drugs are illegal; Coca, McDonald’s, or Monsanto products are not. For consumers, they become addicted to the point of ruining their health or lives in the same way.

And then, the hateful drug – and I repeat my aversion towards it and traffickers – becomes a tool, like in the 19th century with opium imposed by British colonists in China, becoming the source of a war won by the Commonwealth. No problem.

No, when Mr. Trump sends an aircraft carrier towards Venezuela or sends missiles at narcos, but not only, to impose his rules on a free country… Drugs become a tool in the hands of the legislator, of power.

Drugs, addicts remain the same; mafias or governments, depending on their narratives around drugs, defend justice or corrupt the world…

Take what is good and just for you. Be One, Pank

Réflexions de Pank / Instantané #456 : Les transes politiques

Je vous en avais déjà parlé il y a quelques chroniques : je suis assez intéressé par les points de vue politiques de chacun et je regarde de nombreux influenceurs politiques sur le sujet. Pour moi, si « tout peut être considéré comme politique », c’est un peu un monde théorique que les hommes et femmes politiques ne mettront jamais en place. Et si c’est le cas, on a pu voir que ça pouvait entraîner des morts, des famines et d’autres joyeuses dictatures de pensées. Ce qui est par contre intéressant pour ma petite culture politique, c’est de se rendre compte à quel point il y a des discours d’une naïveté déconcertante, que ce soit d’un côté ou de l’autre de l’échiquier politique.

Alors certes, mes écoutes sont souvent avec des militants, des personnes qui veulent changer les fonctionnements actuels. Il est peut-être nécessaire d’entrer dans une transe (une diminution du facteur de jugement) pour ne laisser ce facteur revenir que quand il y a des déclencheurs sémantiques ou comportementaux des « ennemis politiques ». Ce que nous nommons des ruptures de pattern qui déclenchent un ancrage et donc des automatismes, que ce soit de discours ou de comportements. On voit bien que quand on discute avec des passionnés politiques, il y a beaucoup de « récitation », ce que certaines éducations populaires parvenaient à construire dans les années 50 à 80 pour les populations les moins « éduquées ».

Quand on dit que l’hypnose n’est pas possible sur des masses, c’est pourtant, avec ma petite vision d’hypnothérapeute, ce que je vois dans le monde de la politique. Dans le regard des personnes qui militent, qui tiennent des discours hallucinants en positif ou négatif, en créant des explications et des faits qui n’existent pas ou en niant ce qui a pu être mis en avant par l’histoire. Je pense bien sûr aux divers massacres que les politiques ont générés et que beaucoup minimisent, souhaitent oublier ou préfèrent imaginer un futur qui lui serait différent, pourtant avec les mêmes présupposés de départ, des auteurs, des ouvrages ou des logiques économiques.

Imaginer un résultat différent avec le même processus est un peu naïf… mais les transes nous permettent de rester persuadés que nous sommes dans une « réalité »… orientée par une idée, une suggestion et… un opérateur…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #456: Political Trances

I had already mentioned it in a few previous columns: I am quite interested in everyone’s political views and I follow many political influencers on the subject. For me, if « everything can be considered political, » it’s somewhat a theoretical world that politicians will never implement. And if it were the case, we’ve seen that it could lead to deaths, famines, and other joyful thought dictatorships. What is interesting, however, for my small political culture, is to realize the extent to which there are surprisingly naive discourses, whether on one side or the other of the political spectrum.

Certainly, my listening often involves activists, people who want to change current systems. Perhaps it is necessary to enter a trance (a reduction in the judgment factor) to allow this factor to return only when there are semantic or behavioral triggers from « political enemies. » What we call pattern disruptions trigger an anchoring and thus automatisms, both in discourse and behavior. It’s clear that when discussing with political enthusiasts, there’s a lot of « recitation, » something that certain popular education programs managed to build in the 50s to 80s for the less « educated » populations.

When people say that hypnosis is not possible on masses, it is, from my small perspective as a hypnotherapist, precisely what I see in the world of politics. In the eyes of people who campaign, who deliver astonishing speeches, whether positive or negative, creating explanations and facts that do not exist or denying what history has highlighted. I am of course thinking of the various massacres that politicians have generated and that many minimize, wish to forget, or prefer to imagine a future that would be different, yet with the same initial presuppositions, authors, works, or economic logics.

Imagining a different outcome with the same process is a bit naive… but trances allow us to remain convinced that we are in a « reality »… guided by an idea, a suggestion, and… an operator…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Hypnose et Manipulation Mentale #79 : La souplesse de la manipulation pour gouverner sans brutalité

Manipuler c’est un art et parfois nous voyons à quel point les gouvernement mais aussi les individus utilisent des stratégies pour obtenir ce qu’ils veulent.

Source : https://theconversation.com/les-autocrates-nagissent-plus-comme-hitler-ou-staline-ils-gouvernent-par-la-manipulation-263776

Testez, observez et concluez par vous mêmes.

Les potentiels sont en vous.

La connaissance est Partage

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous

Be One

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Site : https://www.pank.one/

#Manipulation #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané #438 :S’occuper de nos professeurs : un besoin vital

Entre les discours politiques et la réalité sur le terrain, il existe un fossé infranchissable. Quand notre ministre de l’Éducation, M. Borne, affirme que 99 % des postes sont pourvus, tandis que les syndicats évoquent 73 % des équipes incomplètes à la rentrée, il y a de réelles questions à se poser.

Au-delà du manque de professeurs, ou de la présence de certains qui manquent de compétences, recrutés à la va-vite sans formation pédagogique, ce qui est le plus préoccupant est l’état psychologique de ces personnes mises en position de figures de référence pour nos jeunes.

Vous avez sans doute lu qu’à Martigues, un professeur a poignardé un collègue avant la rentrée. Ce dernier aurait potentiellement été un enseignant pour des jeunes qui vivent déjà dans un monde un tantinet anxiogène. L’agresseur a été placé en hôpital psychiatrique, ce qui sous-entend qu’en plus d’avoir du mal à trouver des professeurs, ceux qui sont recrutés peuvent souffrir de troubles mentaux.

Ce n’est pas nouveau. Il suffit de regarder les écoles comme Bétharram et d’autres, où agressions et humiliations ont été tolérées pendant des décennies. J’imagine que si les éducateurs de l’époque avaient l’IUFM, la société n’avait pas encore conscience que, au-delà d’un examen, le facteur psychologique est primordial.

Si l’on admet que, comme dans toute profession, il y a des individus à deux doigts d’exploser, il est aussi essentiel de prendre en compte l’épuisement de ceux qui forment la jeunesse, de ceux qui vivront dans ce futur où nous ne serons plus. Les professeurs étaient respectés pendant longtemps parce qu’ils détenaient le savoir, même si aujourd’hui nous avons ChatGPT. Mais surtout, ils respectés parce qu’ils donnaient aux jeunes la possibilité de grandir dans tous les sens du terme.

Prenons soin de nos enseignants, de leur santé mentale, au lieu de nous moquer d’eux en disant : « Ah, tu te plains avec tes trois mois de vacances ! » La blague est facile, mais la vraie question est : pourquoi personne ne veut-il enseigner ? Et pourquoi ceux qui sont en poste craquent-ils ? Il est vrai que les jeunes peuvent être difficiles, mais le système, au-delà des questions financières, fait de la politique et ne se confronte jamais à la réalité.

Soutenons ceux qui enseignent. Ils donnent des clés en or, même si, comme partout, il y a aussi des incompétents.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

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Caring for Our Teachers: A Vital Need

Between political rhetoric and the reality on the ground, there is an unbridgeable gap. When our Minister of Education, Mr. Borne, claims that 99% of positions are filled, while unions report 73% of teams being incomplete at the start of the school year, there are some serious questions to be asked.

Beyond the lack of teachers, or the presence of some who lack skills, recruited hastily without pedagogical training, the most concerning issue is the psychological state of these individuals who are placed in positions of reference figures for our youth.

You have probably read that in Martigues, a teacher stabbed a colleague before the start of the school year. This person would have potentially been a teacher for young people who already live in a somewhat anxiety-inducing world. The aggressor was placed in a psychiatric hospital, which implies that in addition to struggling to find teachers, those who are recruited may suffer from mental health issues.

This is nothing new. One only has to look at schools like Bétharram and others, where aggressions and humiliations were tolerated for decades. I imagine that while the educators of the time had proper training, society was not yet aware that, beyond an exam, the psychological factor is essential.

If we admit that, as in any profession, there are individuals on the verge of a breakdown, it is also crucial to consider the burnout of those who educate our youth, those who will live in a future where we will no longer be. Teachers were respected for a long time because they held knowledge, even if today we have ChatGPT. But above all, they were respected because they gave young people the opportunity to grow in every sense of the word.

Let’s take care of our teachers and their mental health, instead of mocking them with: “Oh, you’re complaining with your three months of vacation!” The joke is easy, but the real question is: why does no one want to teach? And why are those who are in the profession cracking under the pressure? It is true that young people can be difficult, but the system, beyond financial issues, plays politics and never confronts the reality.

Let’s support those who teach. They provide golden keys, even if, like everywhere, there are also incompetent individuals.

Take what is right and good for you.

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Réflexions de Pank / Instantané #428 : Le pouvoir du « teasing »

L'auteur analyse le phénomène du "teasing" dans la politique et les médias, soulignant comment il cultive la passivité et l'anticipation. Il compare cette stratégie à celle de l'industrie du divertissement et explore ses conséquences psychologiques et sociales, comme la création d'attentes irréalistes et le désir obsessionnel. Le texte met en garde contre les dangers de cette pratique, qui peut briser les espoirs et les efforts constructifs, en particulier dans les relations internationales.

Nous le voyons quotidiennement en politique et dans les médias sociaux : l’attente d’une annonce ou d’un mouvement, la projection de ce qu’un récit ne cesse de répéter, nous apprend à devenir des personnes de plus en plus passives. Nous attendons, en nous créant nous-mêmes des histoires et des hypothèses sur des faits.

On le voit avec une rencontre complètement bancale entre Trump et Poutine. Les citoyens du monde, et plus encore les Ukrainiens ou les Russes, imaginent d’autant plus que le président américain, exactement comme son industrie du divertissement, envoie des « teasers » à la terre entière.

C’est l’idée d’un récit que tu répètes tellement qu’il peut devenir un possible dans les actes. Et si ce n’est pas le cas, on peut toujours crier au scandale, parce que l’attente que les gens avaient n’était pas assez dans la réalité. N’avez-vous juste fait des annonces pour motiver sans ne rien promettre ?

Dans la vie, cette stratégie de suggérer peut concerner quelque chose que personne n’aura, ou qu’une infime partie des intéressés. Et parce que chacun souhaite obtenir ce qu’il n’aura pas, ou peut-être pas dans la forme attendue, une demande, un désir, une envie s’éveille, quitte à devenir une obsession, où certains sont capables de tout pour l’obtenir.

Il y a autant sur les produits de luxe que sur les personnes qui semblent tellement inaccessibles, un regard totalement absorbé par une transe de « futurisation », et les « storytelling » internes peuvent mener aux crimes.

Alors, quand on donne des espoirs comme le président américain aime à le faire, il est important de diminuer le « teasing » qui pourrait briser des morales et des énergies constructives qui se battent pour apaiser les tensions. La vie est un commerce avec des « teasers » des produits à venir, mais tout le monde n’est pas prêt à accepter ce modèle plein d’illusions et de déceptions.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
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Reflections from Pank / Snapshot #427: The Power of « Teasing »

We see it daily in politics and social media: the anticipation of an announcement or a movement, the projection of a story that is constantly repeated, teaches us to become increasingly passive individuals. We wait, creating our own stories and hypotheses about the facts.

We see this with a completely unbalanced meeting between Trump and Putin. Citizens of the world, and even more so Ukrainians or Russians, imagine that the American president, just like his en: tertainment industry, sends « teasers » to the whole world.

It’s the idea of a narrative that you repeat so much that it can become a possibility in actions. And if that’s not the case, you can always cry scandal because the public’s expectations weren’t grounded enough in reality. Did you just make announcements to motivate without promising anything?

In life, this strategy of suggesting can concern something that no one will get, or that only a tiny fraction of those interested will. And because everyone wants to obtain what they won’t have, or perhaps not in the form expected, a demand, a desire, a longing awakens, even to the point of becoming an obsession, where some are capable of anything to get it.

With luxury products as with seemingly inaccessible people, there is a gaze totally absorbed by a trance of « futurization, » and internal « storytelling » can lead to crimes.

So, when giving hope as the US president likes to do, it’s important to reduce the « teasing » that could break morals and constructive energies that fight to ease tensions. Life is a business with « teasers » of upcoming products, but not everyone is ready to accept this model full of illusions and disappointments.

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Réflexions de Pank / Instantané #398 : L’impuissance de l’individu

Une réflexion sur les limites de l'action individuelle face aux défis mondiaux, et l'importance de la collaboration.

Nous savons que nous pouvons développer ce qui est nommé l’impuissance acquise. Des limites que nous acceptons alors que, factuellement, nous pourrions aller à un niveau supérieur. Pour autant, il existe clairement une chose que nous devons admettre, malgré les textes, les biographies ou autres, sur le fait qu’un homme peut changer le monde.

D’ailleurs, il est intéressant de voir que cette vision messianique est encore plus présente dans une période qui connaît de nombreuses tensions à travers le monde. Trump, Poutine ou les présidents sur le continent africain ou sud-américain, sans oublier notre Jupiter, il y a une croyance, une attente, un désir d’être celui qui, par sa puissance personnelle, fera cesser les guerres en 48h…

Et je comprends qu’il est difficile de se dire que nous, dans notre individualité, ne sommes que des rouages qui doivent s’associer à d’autres éléments pour mettre en place une dynamique, pour éventuellement créer une petite étincelle de puissance. Nous ne cessons d’avoir des groupes, des pensées et des comportements alternatifs, des mouvements qui veulent être anti-système.

Pourtant, rares, très rares même, sont les petits groupes sans puissance qui ont pu modifier et changer le monde. Même dans le monde du numérique, beaucoup de fondateurs d’entreprises qui ont changé le monde comme Meta étaient issus de milieux de pouvoir (Californie ou Harvard…).

Nous pouvons faire de belles choses seuls, mais il y a peu de chance que notre seule personne puisse modifier ou corriger des problèmes comportementaux ou moraux d’un grand nombre de personnes. C’est la notion de collaboration que nos ancêtres ont si bien développée qui a permis de faire passer notre monde d’une technologie préhistorique à la modernité.

Pour le meilleur et pour le pire de quelques individus qui ont réussi à prendre un peu plus de puissance en utilisant tous les autres…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
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Pank’s Reflections / Snapshot #398: The Impotence of the Individual

We know that we can develop what is called learned helplessness. Limits that we accept when, factually, we could go to a higher level. However, there is clearly one thing we must admit, despite texts, biographies or others, about the fact that one man can change the world.

Moreover, it is interesting to see that this messianic vision is even more present in a period that is experiencing many tensions throughout the world. Trump, Putin or the presidents on the African or South American continent, not forgetting our Jupiter, there is a belief, an expectation, a desire to be the one who, by his personal power, will stop the wars in 48 hours…

And I understand that it is difficult to think that we, in our individuality, are only cogs that must associate with other elements to set up a dynamic, to eventually create a small spark of power. We never stop having groups, alternative thoughts and behaviors, movements that want to be anti-system.

However, rare, very rare even, are the small groups without power who have been able to modify and change the world. Even in the digital world, many of the founders of companies that have changed the world like Meta came from powerful backgrounds (California or Harvard…).

We can do beautiful things alone, but there is little chance that our single person can modify or correct behavioral or moral problems of a large number of people. It is the notion of collaboration that our ancestors have so well developed that has allowed our world to move from prehistoric technology to modernity.

For better and for worse of a few individuals who have managed to take a little more power by using everyone else…

Take what is right and good for you.
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #370 : Les individus malhonnêtes dans les associations

L'auteur dénonce les pratiques malhonnêtes qui peuvent sévir au sein des associations d'arts martiaux, allant du détournement de fonds à l'abus de pouvoir et à l'exploitation des adhérents. Il met en lumière comment certains individus utilisent ces structures à des fins personnelles, s'éloignant de l'esprit initial de partage et de passion pour les arts martiaux. Il appelle à une vigilance accrue au sein de ces organisations.

Je vais m’attarder sur les associations d’arts martiaux, mais bien sûr, cela est généralisable aux associations loi 1901 et aux entreprises. On pourrait avoir l’impression que les associations ont pour seule intention de rassembler des personnes pour pratiquer les sports de combat qu’elles affectionnent.

Pourtant, lorsque l’on observe les associations sportives majeures, telles que les fédérations, on constate des affaires de détournement de fonds, de harcèlement et autres trafics d’influence. Nous en avons eu des exemples dans le judo et le karaté, alors imaginez dans des structures plus petites. Il y a des pratiquants ou des « passionnés » qui s’investissent dans ces organisations dans le but d’en tirer profit personnel.

Et cela va vite : subventions détournées, primes de combattants qui ne leur reviennent pas, et relations politiques avec le niveau local, mais aussi avec le fédéral qui, étrangement, peut revenir sur des promesses et autres engagements pris.

On pourrait penser que les adhérents restent le centre des préoccupations, alors que dans certaines structures, ils ne deviennent que de simples clients et des sources de revenus. Ce sont aussi ces individus présents depuis des années dans l’administratif qui se prennent du jour au lendemain pour des coachs, prodiguant des conseils, tenant des paos ou coachant en compétition.

Sans parler de la surexploitation des réseaux pour éviter de passer les diplômes et rechercher des titres pompeux pour un CV qu’ils pourraient chercher à revendre cher ailleurs. La confiance étant une base, il s’agit là d’une escroquerie. Ces revendeurs de rêve vendent aux athlètes et aux parents parfois de belles promesses qui ne seront jamais tenues, oubliant également la dimension sociale du monde associatif.

La politique, l’argent, les petits pouvoirs qui peuvent devenir énormes en gravissant les échelons fédéraux, nous font réaliser qu’un « business sale » est présent dans nombre de petites associations qui savent toujours comment obtenir des aides qui finiront en grande partie dans leurs poches.

S’il y a un combat à mener, c’est parfois au sein même du fonctionnement de nos structures associatives…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

Martial Reflections of an Hypnofighter #370: The Dishonest Individuals in Associations

I will focus on martial arts associations, but of course, this is generalizable to non-profit organizations (Association loi 1901) and businesses. One might get the impression that associations solely intend to bring people together to practice the combat sports they enjoy.

However, when we observe major sports associations, such as federations, we see cases of embezzlement, harassment, and other influence peddling. We have had examples of this in Judo and Karate, so imagine in smaller structures. There are practitioners or « passionate » individuals who invest themselves in these organizations with the aim of personal gain.

And it happens quickly: diverted subsidies, fighter bonuses that do not reach them, and political relationships with the local level, but also with the federal level which, strangely, can backtrack on promises and other commitments made.

One might think that the members remain the central concern, whereas in some structures, they become mere customers and sources of income. These are also the individuals who have been in administrative roles for years who suddenly consider themselves coaches, giving advice, holding pads, or coaching in competitions.

Not to mention the overexploitation of networks to avoid taking diplomas and seeking pompous titles for a resume they might try to resell expensively elsewhere. Trust being a foundation, this is a scam. These dream sellers sell athletes and parents sometimes wonderful things that will never be implemented, also forgetting the social dimension of the associative world.

Politics, money, the small powers that can become enormous by climbing the federal ranks, make us realize that a « dirty business » is present in many small associations that always know how to obtain aid that will largely end up in their pockets.

If there is a fight to be fought, it is sometimes within the very functioning of our associative structures…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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