Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #390 : S’entraîner sans s’améliorer

Cet article explore les défis de la stagnation et de la régression dans la pratique des arts martiaux, en soulignant l'importance de trouver de nouvelles sources de motivation et d'aborder la pratique sous un angle différent lorsque la progression devient difficile.

Il est difficile d’accepter qu’il y ait des périodes où l’on n’évolue plus, voire même où l’on régresse. C’est stressant et, pour beaucoup, déceptif. Pourquoi passer autant de temps à la salle et au dojo, si nous ne progressons plus ? C’est parfois lié à une vie un peu plus compliquée hors académie, ou à des blessures, pour certains, à répétition.

Qu’on n’avance pas ou lentement, c’est classique et on peut se dire que c’est un palier. On fera avec et puis on va trouver d’autres leviers de plaisir pour venir.

Le problème est là : sans progression et en se sentant régresser, il est possible que l’envie d’aller à l’entraînement diminue, mettant alors en route un cercle vicieux qui entraîne encore plus de déceptions et de manque de motivation. Conclusion : 2 enfants et 20 kilos plus tard, on va parfois redevenir ce gars qui a arrêté en bleue il y a 15 ans, parce que le plaisir était absent.

Nous devons admettre qu’il y a des saisons qui ne nous apportent pas de satisfaction d’un point de vue progression. De plus, il est possible que nous soyons aussi au pic de nos compétences, qui ne sont pas toujours élevées si on se compare (en compétition) avec d’autres. On voit que nous n’arrivons plus physiquement (cardio, souplesse ou encore blessures) à nous maintenir à niveau, alors encore moins à évoluer.

C’est une phase qui entraîne beaucoup d’abandon. C’est aussi une belle possibilité de terminer un cycle et d’aborder la pratique autrement, que ça soit socialement, pour le plaisir de la découverte technique, moins que pour la performance et l’efficacité. Un deuil à faire dans ces cas précis.

Nous ne serons pas tous en progression permanente, parfois nous n’aurons pas un niveau de fou, mais au fond ce qu’on aime des arts martiaux est multifactoriel, alors continuer doit rester un plaisir.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #390: Training Without Improving

It is difficult to accept that there are periods when we no longer evolve, or even regress. It’s stressful and, for many, disappointing. Why spend so much time at the gym and dojo if we are no longer progressing? This is sometimes linked to a slightly more complicated life outside the academy, or to injuries, for some, repeatedly.

That we don’t move forward or slowly, it’s classic and we can tell ourselves that it is a plateau. We will deal with it and then we will find other sources of pleasure to come.

The problem is there: without progression and feeling regressing, it is possible that the desire to go to training decreases, thus setting in motion a vicious circle which leads to even more disappointments and lack of motivation. Conclusion: 2 children and 20 kilos later, we will sometimes become that guy who stopped in blue 15 years ago, because the pleasure was absent.

We must admit that there are seasons that do not bring us satisfaction from a progression point of view. In addition, it is possible that we are also at the peak of our skills, which are not always high if we compare ourselves (in competition) with others. We see that we can no longer physically (cardio, flexibility or even injuries) maintain ourselves at a level, let alone evolve.

It’s a phase that leads to a lot of abandonment. It is also a great opportunity to end a cycle and approach the practice differently, whether socially, for the pleasure of technical discovery, less than for performance and efficiency. A mourning to do in these specific cases.

We will not all be in permanent progression, sometimes we will not have a crazy level, but basically what we love about martial arts is multifactorial, so continuing should remain a pleasure.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #387 : Pourquoi combattre ?

Ce texte explore les motivations profondes du combat, contrastant la quête de suprématie et de reconnaissance typique des athlètes professionnels comme Kevin Jousset, avec une approche plus personnelle et intrinsèque. L'auteur exprime son amour pour l'acte de combattre lui-même, la gestion de la peur, l'expérimentation technique et le perfectionnement constant, reléguant la victoire ou la défaite au second plan. Il souligne la beauté des "némésis naturels" et la richesse imprévisible des confrontations, décrivant le combat comme une expérience de "flow" proche de la spiritualité, où l'échange et la vibration de l'esprit et du corps priment sur la pression du résultat.

J’écoutais l’interview de Kevin Jousset et il disait que c’était difficile pour lui de retourner au combat maintenant qu’il n’était plus à l’UFC, parce qu’il n’avait plus l’occasion de combattre les meilleurs. Il parlait de se prouver et de prouver aux autres sa valeur pugilistique. Et c’est là où je me dis que nous n’avons pas tous la même idée du combat.

Pour moi, un match est juste un moyen de me battre. J’aime juste cette sensation de combattre, cette peur, cette tentative de placer ce que j’ai en tête, et puis retourner peaufiner ou repenser complètement mes compétences et stratégies. Du coup, la victoire ou la défaite, tant qu’il n’y a pas de blessure, n’a aucune importance.

Je comprends néanmoins ce besoin de vaincre ceux considérés comme les plus forts. Ce qui m’a toujours étonné, c’est qu’il y a des némésis naturels à tout combattant, un style, un rythme, une façon d’aborder les matchs qui fait que même ces géants se font parfois battre par des personnes qui, sur le papier, n’avaient aucune chance.

C’est cette confrontation où il y a des tas de possibles qui est amusante, et puis tout simplement cette notion de frapper, esquiver ou encaisser, parvenir à imposer une lutte voire soumettre qui me donne, parfois, un flow. C’est rare, mais ça devient une expérience qui est proche d’une spiritualité.

Quand on aime juste « la bagarre », il n’y a pas besoin de préparation ou d’envie, la situation est suffisante à elle-même. Bien sûr, quand on n’a pas la pression liée à la recherche de victoire, ça reste juste un échange, avec parfois des victoires et parfois des défaites, mais un moment où le corps et l’esprit vibrent, dans une belle conversation pugilistique.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #387: Why Fight?

I was listening to Kevin Jousset’s interview, and he was saying that it’s difficult for him to go back to fighting now that he’s no longer in the UFC, because he no longer gets to fight the best. He spoke about proving himself and proving his pugilistic worth to others. And that’s where I realize that we don’t all have the same idea about fighting.

For me, a match is just a way to fight. I just love that feeling of fighting, that fear, that attempt to execute what I have in mind, and then going back to refine or completely rethink my skills and strategies. Therefore, victory or defeat, as long as there are no injuries, holds no importance.

Nevertheless, I understand this need to defeat those considered the strongest. What has always surprised me is that every fighter has natural nemeses—a style, a rhythm, a way of approaching matches that means even these giants are sometimes defeated by people who, on paper, had no chance.

It’s this confrontation with so many possibilities that’s fun, and then simply the notion of striking, dodging or absorbing, managing to impose a struggle, or even submitting, that sometimes gives me a flow. It’s rare, but it becomes an experience close to spirituality.

When you just love « the fight, » there’s no need for preparation or desire; the situation itself is enough. Of course, when there’s no pressure associated with seeking victory, it remains just an exchange, sometimes with wins and sometimes with losses, but a moment where body and mind vibrate in a beautiful pugilistic conversation.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #385 : Effort, encore et toujours

Ce texte explore la difficulté de rester motivé face à des progrès lents et invisibles, en particulier dans une société qui valorise les résultats spectaculaires. L'auteur insiste sur l'importance de l'effort constant et de la discipline, même lorsque les résultats ne sont pas immédiats ou visibles.

Il est difficile pour les personnes qui viennent consulter de constater que les progrès qu’elles font ne les satisfont pas. Pourtant, elles ont conscience que les choses avancent à leur rythme, mais comme il y a des cas où les résultats de l’hypnothérapie peuvent sembler miraculeux, c’est frustrant.

Je les fais beaucoup plus travailler sur l’effort, quoi qu’il arrive, que sur le résultat attendu. On pourrait recadrer les objectifs, mais en général, ils sont bons, d’ailleurs ils passent tranquillement les micro-objectifs, mais ce n’est jamais assez. Il faut que ça soit spectaculaire, que ça se fasse remarquer par les autres, par le monde, parfois plus que par eux-mêmes.

Les efforts sont invisibles et c’est bien le sport qui nous le fait parfois le plus remarquer, autant physiquement que techniquement. Ni toi, ni tes professeurs ne voient d’avancée. Les choses se font tellement lentement que rien n’est perceptible. Il y a parfois un retour au bout d’un long moment. Pourtant, pendant que personne ne pouvait encourager ou remarquer, les efforts, eux, étaient là.

Les efforts, c’est des contraintes, c’est une souffrance qui devrait s’anesthésier avec les avancées et qui reste à vif parce que nous ne voyons que des parties de ce que nous cherchons et ce pour quoi on reste focalisé. Les efforts, malheureusement pour certains cas, ne devront jamais cesser. C’est le cas des anciens addicts notamment, c’est peut-être avec les années plus simple, pourtant il peut y avoir les moments à fort stress où il va falloir réactiver les efforts maximum pour éviter de déraper.

Chacun a ses rythmes, ses forces et faiblesses et il est souvent difficile dans cette quête de soi d’accepter que nous allons dans certains secteurs nous retrouver dans ceux pour qui cela sera complexe et long. Néanmoins, si vous apprenez à vous habituer aux efforts et que vous vous disciplinez pour que les choses avancent alors il y a une forte probabilité que les choses puissent arriver à vous satisfaire…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #385: Effort, Still and Always

It is difficult for people who come for consultation to see that the progress they are making does not satisfy them. However, they are aware that things are moving at their own pace, but since there are cases where the results of hypnotherapy can seem miraculous, it is frustrating.

I make them work much more on the effort, no matter what, than on the expected result. We could reframe the objectives, but in general, they are good, in fact, they pass the micro-objectives easily, but it is never enough. It has to be spectacular, to be noticed by others, by the world, sometimes more than by themselves.

Efforts are invisible and it is sport that sometimes makes us notice it the most, both physically and technically. Neither you nor your teachers see any progress. Things happen so slowly that nothing is perceptible. There is sometimes a return after a long time. Yet, while no one could encourage or notice, the efforts were there.

Efforts are constraints, it is a suffering that should be anesthetized with progress and that remains raw because we only see parts of what we seek and what we remain focused on. Efforts, unfortunately for some cases, should never cease. This is the case for former addicts in particular, it may be simpler with the years, yet there may be moments of high stress where it will be necessary to reactivate maximum efforts to avoid slipping.

Everyone has their own rhythms, their strengths and weaknesses and it is often difficult in this quest for oneself to accept that in certain sectors we will find ourselves in those for whom it will be complex and long. Nevertheless, if you learn to get used to the efforts and you discipline yourself so that things move forward then there is a strong probability that things can happen to satisfy you…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #361 : Je dois vs. Je peux

 L'article explore l'impact négatif de l'auto-imposition de devoirs ("Je dois") sur la quête de succès et de perfection. Il propose une alternative en remplaçant le "Je dois" par le "Je peux", ce qui permet une réappropriation du pouvoir personnel et une approche plus positive de l'amélioration continue. Cette transition sémantique favorise un état d'esprit plus apaisé et respectueux des efforts fournis.

Il y a un problème que toutes les personnes qui sont en quête de succès ou de perfection n’ont de cesse de répéter : celui de se donner des devoirs. « Je dois réussir ceci ou cela, je dois devenir meilleur, je ne dois pas faire d’erreur, je dois être aimable », etc.

À force, les personnes se retrouvent à saturer sur tout ce qu’elles mettent en place, simplement parce qu’elles se mettent une pression d’être les meilleurs, de ne pas vivre d’échecs, de faire mieux que tel ou tel autre. En somme, il y a un « Je dois » complètement totalitaire qui pourrit des vies sur des décennies.

Quand des consultants se disent que là, c’en est trop, ils viennent avec le DEVOIR de ne plus se sentir stressés et oppressés. En somme, même leur accompagnement est une obligation de réussite, sinon ils vont se considérer comme des personnes complètement nulles et sans valeur.

C’est là où une gymnastique sémantique peut être mise en place. La notion de pouvoir. Ce simple changement permet une orientation mentale sur un autre plan. Il n’y a plus de devoir à performer, mais le pouvoir de performer. Ce n’est plus une posture d’une puissance supérieure (mode posture parentale), mais une réappropriation de sa propre conscience de ses moyens et de ses pouvoirs, avec certes ses limites, mais qui vient de soi.

Cela pourrait ne pas être assez, mais à l’inverse du « Je dois » qui entraînera ad vitam de l’insatisfaction, le « Je peux » mènera à l’idée de faire mieux. La nuance, là aussi, est subtile : dans le pouvoir, nous admettons notre facette insatisfaite, et on se donne une démarche pour aller un peu plus loin, alors que dans le « Je dois », quoi qu’il arrive, ça ne sera pas bon.

Cet espace, cet oxygène apaise et offre alors un pouvoir qui prendra place sans devoir, juste avec le respect des efforts fournis.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #361: I Must vs. I Can

There’s a problem that all those seeking success or perfection constantly repeat: that of giving themselves duties. « I must succeed at this or that, I must become better, I must not make mistakes, I must be kind, » etc.

Eventually, people end up overwhelmed by everything they put in place, simply because they put pressure on themselves to be the best, to avoid failures, to do better than so-and-so. In short, there’s a completely totalitarian « I must » that ruins lives for decades.

When consultants say they’ve had enough, they come with the DUTY to no longer feel stressed and oppressed. In essence, even their coaching becomes an obligation to succeed, otherwise, they’ll consider themselves completely worthless and without value.

This is where a semantic shift can be implemented. The notion of « can. » This simple change allows for a mental orientation on another level. There’s no longer a duty to perform, but the power to perform. It’s no longer a posture of superior power (parental mode), but a reappropriation of one’s own awareness of one’s means and powers, with its limits, of course, but which comes from within.

This might not be enough, but unlike « I must, » which will lead to lifelong dissatisfaction, « I can » will lead to the idea of doing better. The nuance, here again, is subtle: in « can, » we acknowledge our dissatisfied side, and we give ourselves a process to go a little further, whereas in « I must, » no matter what happens, it won’t be good enough.

This space, this oxygen, soothes and then offers a power that will take place without duty, just with respect for the efforts made.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #352 : À chaque âge, sa période

Cet article explore les différentes phases de la vie d'un athlète de sports de combat, en mettant l'accent sur la transition entre les compétitions adultes et les catégories Master/Vétéran. Il souligne que si la période adulte est dédiée à la recherche de la performance et des titres prestigieux, les compétitions Master/Vétéran offrent une expérience différente, souvent plus axée sur le plaisir et la camaraderie, même si certaines organisations tentent de valoriser ces titres.

Nous avons la chance, dans beaucoup de disciplines de préhension et également dans de rares styles de percussion, d’avoir des compétitions pour les vétérans, les masters.

J’en discutais dernièrement avec des jeunes à l’académie et nous partagions nos réflexions sur les périodes de la vie pour les sportifs, et plus spécifiquement pour les pratiquants de sports de combat. Pour un athlète, sa phase compétitive commence lorsqu’il entre dans la phase adulte, même si bien sûr, en amont, en Junior et autres, il y a du niveau.

Si on prend le BJJ, le 18-30 ans, ou pour d’autres fédérations 35, voire au maximum 40 ans, cette période est celle où, si on veut gagner, c’est là où il faut se lâcher et chercher la performance. Pour ce qui est des tranches d’âge post-adulte, même si en Jiu-Jitsu maintenant on a de multiples anciens champions du monde Adulte, les titres Master n’ont pas la même importance.

Dans les sports de combat, une fois que nous ne sommes plus sur le circuit adulte, nous sommes comme ces passionnés de foot qui jouent en club le dimanche matin, des sportifs du dimanche. J’entends déjà les quarantenaires et plus dire qu’ils sont sérieux, qu’ils s’entraînent comme des fous, et je ne peux pas le nier.

Simplement, à l’inverse des compétitions adultes où tout le monde y va pour des titres reconnus avec beaucoup de sérieux, en Master/Vet, nombreux sont ceux qui y vont en touristes, parce qu’ils aiment la compétition, les amis, les week-ends sportifs. Même si faire une bonne prestation, voire une performance, peut faire plaisir, ça n’a aucune valeur.

Le temps est passé, si tu avais envie de briller sportivement, c’était dans une autre période. Qu’importe ce que tu remportes, ça reste un titre de “vieux”, “d’anciens”, bref, de personnes avec qui on peut avoir de l’affection, mais qu’on ne considère que relativement, vis-à-vis de leur catégorie d’âge.

Certaines fédérations et entreprises ont bien compris que les plus anciens veulent se faire des récits sportifs qu’ils n’ont pas eus plus jeunes et valorisent les titres des catégories des vieux comme World Master, mais ça reste ces footeux qui, le dimanche, en gagnant un championnat, s’imaginent avoir joué une compétition pro…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #352: To Each Age, Its Time

We are fortunate in many grappling disciplines and also in rare striking styles to have competitions for veterans, masters.

I was discussing this recently with young people at the academy, and we shared our thoughts on the periods of life for athletes, and more specifically for combat sports practitioners. For an athlete, their competitive phase begins when they enter the adult phase, even if, of course, there is a level of competition in Junior and other categories beforehand.

If we take BJJ, the 18-30 age range, or for other federations 35, or even a maximum of 40 years, this period is when, if you want to win, you have to let go and seek performance. Regarding the post-adult age groups, even if in Jiu-Jitsu we now have multiple former adult world champions, the Master titles do not have the same importance.

In combat sports, once we are no longer on the adult circuit, we are like those football enthusiasts who play in a club on Sunday morning, Sunday athletes. I can already hear the forty-somethings and older saying that they are serious, that they train like crazy, and I cannot deny that.

However, unlike adult competitions where everyone goes for recognized titles with great seriousness, in Master/Vet, many go as tourists, because they like the competition, the friends, the sports weekends. Even if giving a good performance, or even a great one, can be pleasing, it has no value.

Time has passed, if you wanted to shine athletically, it was in another period. Whatever you win, it remains a title of « old, » « former, » in short, of people with whom we can have affection, but whom we only consider relatively, in relation to their age category.

Some federations and companies have understood that older people want to create sports stories they didn’t have when they were younger and value the titles of the old categories like World Master, but it remains those football players who, on Sunday, by winning a championship, imagine they have played a professional competition…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #346 : Pas si différents

Cet article remet en question l'idée que les pratiquants d'arts martiaux occidentaux et orientaux sont fondamentalement différents. Il utilise des exemples historiques, comme l'introduction des grades intermédiaires au judo et au karaté, pour montrer que le besoin de reconnaissance et de progression est un facteur de motivation universel, transcendant les cultures.

J’imagine que vous avez comme moi accepté que nous qui étudions des styles non français, voire non européens, n’avons pas du tout les mêmes façons d’aborder les choses que les Chinois, Japonais ou Philippins.

Depuis des années, j’entends des sensei japonais qui nous disent qu’ils doivent s’adapter à notre culture française, parce que nous ne sommes vraiment pas comme les pratiquants du pays du Soleil-Levant. Et pourtant.

Si nous avons aujourd’hui en judo des grades intermédiaires dans le judo et le karaté traditionnel, c’est par la reprise du système mis en place au Royaume-Uni sous Koizumi Sensei par Kawaishi vers 1935. Et vous l’avez tous entendu, c’est parce que nous ne sommes pas japonais que nous n’acceptons pas l’idée de grade blanc et noir…

Pourtant, ce n’est pas si vrai que cela. Nakamura Shihan, élève du fondateur du Kyokushin, Oyama Sosai, a lui-même dû imposer vers 1959-1960 le système de grades de couleur intermédiaires (les Kyu) pour les pratiquants du Oyama Karate.

Et à votre avis, quelle était la raison ? Simple : comme pour les Européens, les pratiquants du Daisen Dojo quittaient le dojo parce qu’ils n’avaient pas l’impression de progresser et qu’attendre 4-5 ans pour avoir une ceinture noire ne motivait pas assez. Du coup, il y a eu une organisation de passage de Kyu tous les 6 mois pour avoir une opportunité de changer de grade et de se voir progresser vers le Shodan.

Il est important de comprendre les différences culturelles, mais aussi de reconnaître que nous avons des patterns communs à notre humanité et le besoin de reconnaissance est présent dans toutes les cultures…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #346: Not So Different

I imagine that you, like me, have accepted that those of us who study non-French, or even non-European, styles don’t approach things in the same way as the Chinese, Japanese, or Filipinos.

For years, I’ve heard Japanese sensei tell us that they have to adapt to our French culture because we are not really like the practitioners of the Land of the Rising Sun. And yet.

If we have intermediate ranks in judo and traditional karate today, it’s because of the adoption of the system implemented in the United Kingdom under Koizumi Sensei by Kawaishi around 1935. And you’ve all heard it, it’s because we are not Japanese that we don’t accept the idea of white and black belts only…

However, that’s not entirely true. Nakamura Shihan, a student of the founder of Kyokushin, Oyama Sosai, himself had to impose the system of intermediate color ranks (Kyu) for Oyama Karate practitioners around 1959-1960.

And in your opinion, what was the reason? Simple: just like for Europeans, the practitioners of the Daisen Dojo were leaving the dojo because they didn’t feel like they were progressing and waiting 4-5 years for a black belt wasn’t motivating enough. As a result, there was an organization of Kyu grading every 6 months to have an opportunity to change rank and see themselves progress towards Shodan.

It is important to understand cultural differences, but also to recognize that we have common patterns in our humanity and the need for recognition is present in all cultures…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #313 : S’imposer l’effort

Dans ce texte, Pank explore la nécessité de s’imposer des efforts pour avancer dans la vie, en priorisant l’action sur la réflexion ou l’émotion. Il prône l’importance de dépasser les attraits du confort pour accomplir ce qui doit être fait, valorisant ainsi les moments de bonheur après une série d’efforts.

Nous ne pouvons pas tout faire, nous ne pouvons pas tout le temps nous dépasser, et parfois nous n’avons ni l’envie ni les objectifs nécessaires pour entreprendre quoi que ce soit.

Néanmoins, comme la souffrance et l’effort font partie intégrante de nos histoires, nous n’avons pas à nous questionner, mais à agir. Attention, la notion d’action est souvent confondue avec l’idée de fuir le confort dans lequel nous pouvons nous trouver à un instant T. Je ne fais pas partie de ceux qui prônent la sortie de la zone de confort comme un leitmotiv universel.

Je crois que ce qui nous retient – la chaleur, le canapé, la nourriture ou une bonne émission – doit être évité lorsque nous ne sommes pas dans un état de plénitude. Faire des efforts, c’est prendre son sac et aller à la salle de sport, au travail, en déplacement, ou accomplir ce qui doit être fait, indépendamment de notre énergie, de notre envie ou du temps disponible.

La réflexion et l’émotion (deux centres utiles dans d’autres contextes) n’ont pas toujours leur place au moment de l’action. C’est le centre instinctif qui doit prendre le dessus pour nous pousser à agir, car les actes doivent être prioritaires. Vous pourrez toujours revenir sur ces actions a posteriori, pour évaluer leur retour sur investissement (ROI) et en tirer des enseignements.

L’effort signifie accepter que nous ne laissons plus place au choix. La décision est prise, et nous nous imposons les choses dans notre quotidien. La vie n’est pas une succession de bonheur et de plaisir, mais ces moments de satisfaction prennent toute leur valeur lorsque nous avons traversé une série d’efforts.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #313: Embracing Effort

We cannot do everything, we cannot constantly push ourselves, and sometimes we lack both the desire and the goals to undertake anything.

However, as suffering and effort are integral parts of our stories, we should not question them but act. Be cautious, though, as the concept of action is often mistaken for the idea of fleeing the comfort we may find ourselves in at a given moment. I am not among those who advocate leaving the comfort zone as a universal motto.

I believe that what keeps us in place – warmth, the couch, food, or a good show – must be avoided when we are not in a state of fullness. Making an effort is about picking up your bag and going to the gym, to work, on a trip, or doing what must be done regardless of your energy, desire, or available time.

Reflection and emotion (two centers that are useful in other contexts) don’t always have their place when it’s time to act. The instinctive center must take the lead and drive us to action, as actions should be prioritized. You can always reflect on these actions afterward to evaluate their return on investment (ROI) and learn from them.

Effort means accepting that we no longer leave room for choice. The decision is made, and we impose certain things upon ourselves in our daily lives. Life is not a series of uninterrupted joy and pleasure, but these moments of satisfaction become truly valuable after a stretch of effort.

Take what is good and right for you.
Be one,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #300 : Arrêter l’entraînement en fin de carrière

Cet article explore les raisons qui poussent certains pratiquants d’arts martiaux, notamment de BJJ, à arrêter leur entraînement en fin de carrière. Entre perte de motivation et besoin de nouveaux défis, il met en lumière les choix personnels pour éviter l’épuisement d’une passion.

Notre sport, comme tous les autres, peut attirer grâce à la compétition. C’est d’ailleurs le gros point fort du BJJ, qui dépasse très certainement le judo sur ce sujet. Pourquoi parler de cet avantage du jiujitsu ? Simplement parce que tout le monde est prêt à payer entre 50 et 180 € pour combattre, et il peut y avoir plus de 8 000 participants.

Une autre force du BJJ réside dans sa valorisation des anciens, les Masters/Vétérans. Quand toutes les autres fédérations mettent en avant les enfants, celle du BJJ cible ceux qui ont de l’argent et une nouvelle envie de se tester.

Cependant, une fois que le corps, et peut-être la motivation, ne suivent plus, après des décennies de compétition, il est très possible que le pratiquant décide d’arrêter. Pour beaucoup, cela signifie juste libérer des week-ends, mais pour d’autres, cela devient une véritable remise en question.

J’ai souvent vu d’excellents compétiteurs arrêter les arts martiaux après avoir cessé d’obtenir des résultats ou atteint leurs objectifs. Certains rejettent même complètement les arts martiaux, les dojos et le combat, et se tournent vers d’autres activités comme la course à pied, l’escalade, le triathlon ou le crossfit.

Ils estiment que les arts martiaux n’ont plus rien à leur apporter, ne trouvant plus cette satisfaction qui les motivait à se rendre plusieurs fois par semaine au dojo. En effet, il ne faut pas chercher autre chose que du sport dans les arts martiaux : chacun a ses propres leviers motivationnels.

Concourir contre soi-même ou contre les autres est une manière de se fixer des objectifs. Cependant, pratiquer simplement pour s’améliorer, sans jamais savoir si ces efforts peuvent être éprouvés, peut lasser. Certains préfèrent éviter que leur passion ne dépérisse ou ne les dégoûte, et cherchent de nouveaux chemins pour se challenger.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #300: Stopping Training at the End of a Career

Our sport, like all others, can attract participants through competition. This is undoubtedly the strong point of BJJ, which probably surpasses judo in this regard. Why talk about this advantage of jiujitsu? Simply because everyone is willing to pay between €50 and €180 to compete, and there can be over 8,000 participants.

Another strength of BJJ lies in how it values older practitioners, the Masters/Veterans. While most federations focus on children, BJJ targets those who have the financial means and a new desire to test themselves.

However, once the body, and perhaps the motivation, no longer follow after decades of competition, it is very likely that practitioners will decide to stop. For many, this simply means freeing up their weekends, but for others, it leads to a deeper reflection.

I have often seen excellent competitors quit martial arts after they no longer achieved results or met their goals. Some even completely reject martial arts, dojos, and combat, turning to activities like running, climbing, triathlons, or crossfit.

They feel that martial arts no longer offer them the fulfillment that once motivated them to train several times a week at the dojo. Indeed, martial arts are essentially a sport, and each person has their own motivational triggers.

Competing against oneself or others is a way to set goals. However, practicing solely for self-improvement, without ever knowing if these efforts can be tested, can become tiresome. Some prefer to avoid seeing their passion fade or become a source of disgust and instead look for new ways to challenge themselves.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #294 : Les exemples du quotidien

anciens, arts martiaux, budoka, dojo, persévérance, sagesse, motivation, partage, générations, apprentissage

Pour beaucoup de pratiquants, et plus particulièrement ceux qui aiment les sports de combat, les exemples à suivre sont souvent les champions. De plus, l’hyper-proximité numérique peut donner l’impression que nous ne sommes pas si éloignés de ce modèle.

Pourtant, à mes yeux, il existe des pratiquants qui leur sont supérieurs. Certes, pas physiquement ni même techniquement. En combat, ils ne sont plus les dangers qu’ils ont pu être, mais ils sont encore là, présents régulièrement, voire quotidiennement, dans nos salles et dojos.

Les anciens. À mes yeux, ils représentent ce qu’est un budoka : un chercheur sur la voie du combat. Lorsque la lutte n’est plus uniquement égotique face aux autres, mais qu’elle devient un combat vis-à-vis de soi-même, de son corps et de son énergie. Beaucoup de pratiquants partagent cette idée que les arts martiaux ne se résument pas au combat.

Je pense qu’avec le temps, un retour à l’essentiel s’impose : quand le niveau physique diminue, la motivation, la rigueur et la régularité prennent toute leur importance. Nous ignorons souvent les blessures physiques et morales qu’ils ont cumulées au fil de leurs décennies de vie et de pratique.

Pourtant, ils sont là, avec une humilité sincère. Les grades et autres reconnaissances deviennent secondaires. Leur plus grande réussite est d’être encore présents sur ces tatamis, à avancer, échanger et partager avec les nouvelles générations, mais aussi avec les plus anciens. Ces derniers, conscients que leur apogée est derrière eux, se préparent à un après martial.

#temps #âge #ancien #exemple #dojo

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #294: Everyday Examples

For many practitioners, especially those who love combat sports, champions are often the examples to follow. Moreover, the hyper-digital proximity can give the impression that we are not so far from this model.

However, in my view, there are practitioners who surpass them. Certainly not physically nor technically. In combat, they are no longer the threats they once were, but they are still there, regularly or even daily, in our halls and dojos.

The elders. To me, they embody what it means to be a budoka: a seeker on the path of combat. When the struggle is no longer solely egotistical against others but becomes a battle against oneself, one’s body, and one’s energy. Many practitioners share this belief that martial arts go beyond combat.

I believe that as time passes, a return to the fundamentals becomes essential: when physical abilities diminish, motivation, discipline, and consistency remain paramount. We often overlook the physical and emotional scars they have accumulated over decades of life and practice.

Yet, they are still there, with sincere humility. Titles and other forms of recognition become secondary. Their greatest achievement is simply being present on the tatami, progressing, exchanging, and sharing with younger generations, as well as with fellow elders. The latter, knowing their peak is behind them, also prepare for life after martial arts.

#time #age #elders #examples #dojo

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #282 : Définir ses objectifs en compétition

Dans mon académie, nous adoptons une approche globale des arts de grappling, incluant le BJJ et la Luta. J’insère souvent des idées et des orientations pour que les grapplers se préparent à des dynamiques variées, que ce soit dans un contexte sportif, de combat libre ou en milieu urbain.

Je ne pousse pas particulièrement mes élèves vers la compétition. Ainsi, si un pratiquant souhaite s’engager à 100 % dans un grappling sportif, je l’oriente vers des académies où il trouvera des ressources adaptées à ses ambitions.

Cependant, certains élèves désirent tester leurs compétences et, surtout, découvrir comment ils se comporteraient dans un format compétitif. Peut-être parce que j’ai moi-même appris à aller en compétition de manière autonome, j’ai développé un questionnement autour de mes propres objectifs. C’est d’ailleurs la réflexion que j’encourage chez ceux qui veulent combattre : savoir précisément quel est leur but.

Pour certains, il s’agit simplement de découvrir ou de mesurer leur efficacité. D’autres souhaitent se fixer un objectif pour se motiver, un levier supplémentaire pour les entraînements. Certains encore cherchent à gagner, à démontrer leurs compétences. Tout est légitime, l’essentiel est de définir clairement ce que l’on cherche à accomplir.

Ce n’est pas un discours destiné aux autres, mais une réflexion intime, car c’est elle qui nous permettra de gérer le résultat, qu’il soit positif ou moins satisfaisant. Lorsqu’on est clair sur ses intentions, on sait comment interpréter ce qui se passe et en tirer le meilleur pour sa progression et son évolution.

#objectif #détermination #compétition #résultat #solution

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypno-Fighter #282: Defining Competition Goals

In my academy, we take a comprehensive approach to grappling arts, including BJJ and Luta. I often introduce ideas and guidance for grapplers to prepare for different dynamics, whether in a sporting context, free combat, or urban setting.

I don’t particularly push my students towards competition. Thus, if a practitioner wishes to fully commit to competitive grappling, I guide them toward academies where they can find the support they need.

However, some students simply want to test their skills and, more importantly, discover how they would handle a competitive format. Perhaps because I learned to approach competitions on my own, I developed a practice of questioning my own objectives. This is the same reflection I encourage in those who wish to compete: understanding exactly what their goal is.

For some, it’s about discovering or gauging their effectiveness. Others want a clear objective to keep them motivated—a key driver for training. Still, others aim to win, to showcase their skills. Everything is valid; the essential point is to clearly define what we seek to achieve.

This isn’t about explaining ourselves to others; it’s an inner reflection, as it will help us process the outcome, whether it’s positive or less so. When we are clear about our intentions, we know how to interpret events and leverage them to enhance our practice and growth.

#objective #determination #competition #result #solution

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank