Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #291 : Décider d’être pro ou rester un amateur

La professionnalisation des sports de combat, comme le MMA ou le BJJ, est souvent illusoire. Beaucoup de "professionnels" doivent jongler entre entraînements, cours, et emplois complémentaires. Cet article explore la difficile réalité économique des combattants et l’importance pour les coachs d’accompagner leurs élèves dans une vision réaliste de leur avenir.

Cette question, je pense que beaucoup de jeunes se la posent aujourd’hui. Elle est plus que légitime, sachant qu’il est désormais possible de combattre en tant que professionnel. Pourtant, le terme « professionnel » est souvent une illusion, particulièrement dans le cas des pratiquants de BJJ ou de MMA, qui ont de grandes chances de devoir mendier des euros pour survivre.

La réalité est que la plupart des sports de combat ne permettent pas à leurs pratiquants de vivre de leur passion. Ces derniers doivent souvent donner des stages, des cours ou, au mieux, avoir un emploi complémentaire. Ils ne déméritent pas pour autant, mais ils ne jouent pas au football. Imaginez si vos stars du football devaient travailler chez Décathlon pour boucler leurs fins de mois, cela vous choquerait ?

C’est pourtant ce qui arrive à bon nombre de combattants, même parmi les « professionnels ». À l’UFC, certains rencontrent d’importantes difficultés financières. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup tentent de gagner de l’argent via les réseaux sociaux et les sponsors. Ils utilisent à juste titre leurs passages dans les médias pour attirer l’attention d’une marque ou d’un réalisateur. La carrière d’un combattant est courte, et en plus, la retraite n’existe pas.

Alors, on peut se demander si être « pro » à la française, c’est-à-dire combattre à très haut niveau tout en restant un salarié ou un travailleur lambda, est réellement une ambition de vie. Bien que l’idée de défier les meilleurs fasse rêver, la réalité économique s’impose souvent : l’argent disponible dans les matchs finit par prévaloir sur les rêves de toute-puissance.

Les coachs, en plus de prodiguer des conseils techniques, doivent aussi accompagner les jeunes passionnés en leur offrant une vision réaliste de l’avenir. Ces derniers, souvent absorbés par leur passion, ne pensent pas à long terme. Pourtant, le futur arrive plus vite qu’ils ne le croient.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #291: Choosing to Go Pro or Staying an Amateur

This question is one I believe many young people ask themselves today. It’s more than legitimate, especially now that becoming a professional fighter is a possibility. However, the term « professional » is often an illusion, particularly for BJJ or MMA practitioners, who are likely to struggle financially despite their efforts.

The reality is that most combat sports don’t provide practitioners with a sustainable living. Fighters often have to give seminars, teach classes, or hold down a second job to make ends meet. They certainly don’t lack talent or dedication, but they aren’t playing football. Imagine if your favorite football stars had to work at a sporting goods store to make ends meet—wouldn’t that shock you?

Unfortunately, this is the reality for many fighters, even « professionals. » Even at the UFC level, some struggle with serious financial issues. This is why many turn to social media and sponsorships to earn money. They wisely use their media appearances to catch the attention of a brand or a filmmaker, as a fighter’s career is short, and retirement simply doesn’t exist.

So, we must ask: is being « pro » in the French sense—competing at the highest level while holding a regular job—really a viable life goal? While the idea of competing against the best is appealing, economic realities often take over. At some point, the money available in matches will outweigh dreams of dominance.

Coaches, beyond offering technical advice, must also provide young fighters with a realistic vision of the future. These young athletes, naturally engrossed in their passion, rarely think ahead. But the future arrives faster than they expect.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #285 : 5 combats de suite, c’est beaucoup

La gestion de l'effort lors des compétitions de sports de contact est cruciale pour éviter les blessures graves. Ce texte s'interroge sur les limites à imposer en termes de nombre de combats par jour pour préserver la santé des athlètes amateurs, tout en soulignant l'importance de se tester et de progresser dans un cadre sécurisé.

Ce week-end, certains combattants de l’académie sont allés participer à la Coupe de France Zone Nord de Kmix, organisée par la Fédération de Karaté. Pour les trois quarts d’entre eux, c’était une première expérience en compétition, avec toutes les découvertes que cela implique.

L’un d’eux est parvenu jusqu’en finale, ce qui pose automatiquement des questions. Quatre combats de 2×3 minutes, suivis d’une finale en 2×4 minutes, représentent un cumul de dommages importants, en plus de la fatigue. Les tournois imposent cette gestion des efforts pour tenir jusqu’à la fin. Si l’on se donne à fond dans un combat, on risque de ne plus pouvoir être performant dans le suivant.

Le temps de repos entre les combats est souvent court, parfois un seul match, soit environ 8 minutes. Paradoxalement, plus le temps passe, plus l’adrénaline diminue, rendant les douleurs corporelles plus perceptibles. De même, lorsque les transitions entre les combats sont courtes, le corps manque d’énergie.

Il est difficile de trouver le juste équilibre pour que les athlètes restent performants. Avec la popularité croissante du MMA, de nombreuses personnes viennent se tester en compétition. Cela pourrait amener à réfléchir au nombre maximum de participants par catégorie pour limiter le nombre de combats dans une journée.

Il me semble que dépasser quatre combats — soit une durée équivalente à un combat pour le titre en UFC (25 minutes) — est difficile et potentiellement dangereux pour des amateurs pratiquant un sport de plein contact.

L’essentiel en compétition est de se tester et de progresser, pas de se bénir gravement et de devoir mettre des semaines à récupérer. En tout cas, bravo à ces combattants passionnés, qui mettent leurs corps à rude épreuve pour l’amour du sport.

kmix #mma #récupération #combat #blessure #athlète

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #285 : 5 combats d’affilée, c’est trop

Ce week-end, quelques combattants de l’académie ont participé à la Coupe de France Zone Nord de Kmix, organisée par la Fédération de Karaté. Pour les trois quarts d’entre eux, il s’agissait de leur première expérience en compétition, avec toutes les découvertes que comporte le combat dans de tels événements.

L’un d’entre eux a réussi à atteindre la finale, ce qui ne manque pas de susciter des interrogations. Quatre combats de 2×3 minutes suivis d’une finale de 2×4 minutes entraînent une accumulation importante de dégâts, en plus de la fatigue. Les tournois demandent de gérer les efforts pour tenir le coup pendant les rounds. Si vous vous épuisez lors d’un combat, vous risquez de ne pas être performant lors du suivant.

Le temps de repos entre les combats est souvent court, parfois un seul match, environ 8 minutes. Paradoxalement, plus la compétition se prolonge, plus l’adrénaline retombe, ce qui fait que le corps ressent davantage de douleur. De même, les transitions plus courtes entre les combats font que le corps n’a pas le temps de récupérer de l’énergie.

Trouver le bon équilibre pour permettre aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes est un défi. Avec la popularité croissante du MMA, de nombreuses personnes viennent se tester. Il pourrait être intéressant d’envisager de limiter le nombre de participants par catégorie afin de réduire le nombre maximum de combats dans une journée.

À mon avis, dépasser quatre combats – soit l’équivalent de la durée d’un combat pour le titre dans l’UFC (25 minutes) – est difficile et potentiellement dangereux pour les amateurs dans les sports de contact.

Le but premier de la compétition est de se tester et de s’améliorer, pas de subir des blessures qui mettent des semaines à cicatriser. Dans tous les cas, félicitations à ces combattants passionnés qui poussent leur corps à bout par amour du sport.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #283 : S’interroger sur nos critiques

J’aime regarder des tutoriels ou des vidéos diverses sur les réseaux sociaux. Il y en a pour tous les goûts, chacun cherchant à partager sa passion pour un style ou une école. Si on met de côté la volonté de certains de faire du buzz ou de monétiser à tout prix, on est souvent dans une démarche de transmission de techniques ou de philosophie.

Tous les niveaux et tous les discours sont représentés, témoignant de la diversité dans la voie martiale. Ce qui revient fréquemment – et pas seulement dans les arts martiaux – c’est la virulence des commentaires. Les auteurs doivent parfois aller jusqu’à justifier leur grade, prouvant qu’ils sont bien ceintures noires ou plus.

On peut ne pas adhérer à certains systèmes techniques, et je suis moi-même critique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je participe à des séminaires ou que j’échange au dojo avec d’autres pratiquants.

Souvent, c’est parce que nous ne partageons ni l’attente ni la philosophie du système que nous observons. Mon objectif de combat repose sur une notion d’efficacité testable, d’où mon intérêt pour le BJJ, la Luta et le MMA.

Ce qui est présenté dans des contextes « hypothétiques » de défense personnelle m’amène à spéculer sur mes compétences en situation réelle. Pourtant, si l’on accepte un cadre différent, il n’y a pas de problème à répéter des logiques de self-défense.

Ainsi, nous en arrivons à critiquer un style ou un vidéaste, un peu comme si, en tant que basketteurs, nous jugions des handballeurs sans considérer leurs règles mais en restant focalisés sur notre propre dribble.

Aller à la rencontre de ces disciplines avec un esprit ouvert, même si nous ne ressortons pas « convaincus », nous permet de découvrir, d’échanger et de prendre en compte une autre perspective.

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Martial Reflections of a Hypno-Fighter #283: Questioning Our Criticisms

I enjoy watching tutorials or various videos on social media. There’s something for everyone, each person striving to share their passion for a style or school. Setting aside those aiming solely for clicks or monetization, we often see a genuine desire to share techniques or philosophy.

All levels and viewpoints are represented, reflecting the diversity within the martial path. What frequently appears – and not just in martial arts – is the harshness of the comments. Creators often find themselves justifying their rank, proving that they are indeed black belts or more.

We might not resonate with certain technical systems, and I am critical myself. This is, in fact, one of the reasons I attend seminars and exchange with other practitioners in the dojo.

Often, it’s because we don’t share the expectations or philosophy of the system we encounter. My combat objective is rooted in testable effectiveness, which is why I practice BJJ, Luta, and MMA.

The hypothetical contexts in self-defense sometimes lead me to speculate on my own competence in a real-life scenario. However, if we accept a different framework, there’s no issue in practicing a self-defense logic.

So, we find ourselves critiquing a style or a videographer, much like a basketball player might judge a handball player, ignoring their rules and focusing solely on dribbling.

Approaching these disciplines with an open mind, even if we don’t leave « convinced, » allows us to discover, exchange, and consider another perspective.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #277 : Imposer son gameplan

Découvrez comment les combattants imposent leur stratégie pour rester dans leur zone de confort à l’UFC, notamment lors de l’UFC 308. Analyse des game plans de Chimaev et Usman et leur impact sur la confiance en combat.

Hier à l’UFC 308, nous avons observé des combattants déterminés, capables d’imposer leur pression pour orienter le combat dans leurs zones de confort. Cela contraste d’ailleurs avec les discours de développement personnel qui insistent souvent sur la nécessité de sortir de sa zone de confort. En combat, c’est souvent l’inverse : on cherche à se maintenir dans une zone de confort.

À ce titre, Chimaev a imposé une lutte de pression dès le début, évitant les échanges prolongés debout, alors que Kamaru Usman, pourtant excellent lutteur, a choisi de privilégier la boxe. Ce qui rend les sports de combat fascinants, c’est lorsque tout le monde sait ce qui va être fait, et que cela est exécuté.

Peu importe ce qui est mis en place pour contrer un plan de jeu, on le voit avec Pereira ou, hier soir, avec Topuria : l’idée est de capitaliser sur une stratégie de coup de poing décisif qui peut mettre fin au combat. Imaginez à quel point la pression inconsciente diminue quand on sait qu’un impact pourrait clore le match avec 95 % de chance de succès. Cela renforce considérablement la confiance dans la stratégie établie.

C’est pourquoi les séquences restent souvent prévisibles : il suffit d’une opportunité pour que tout bascule. Pour les jeunes combattants, il peut être difficile de s’en tenir à un plan de combat prédéterminé. Pourtant, il est crucial d’avoir une stratégie de domination qui, à terme, mène à la finalisation du combat, même si elle ne montre pas immédiatement toute la polyvalence du combattant.

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#UFC308 #MMA #stratégie #gameplan #impose

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Martial Reflections of a Hypnofighter #277: Imposing Your Game Plan

Yesterday at UFC 308, we saw fighters who knew where they wanted to go, imposing their pressure to keep the fight in their comfort zones. This contrasts with the typical personal development advice to leave one’s comfort zone; in combat, it’s often the opposite – seeking to remain in a comfort zone.

For instance, Chimaev immediately imposed a pressure-heavy grappling game, avoiding prolonged exchanges on his feet, while Kamaru Usman, a skilled wrestler, chose to emphasize his striking instead. Combat sports are fascinating because everyone knows what will happen, and yet it happens as planned.

No matter what strategies are devised to counter them, as seen with Pereira and also last night with Topuria, the idea is to rely on a powerful knockout punch that could decisively end the fight. Imagine how much unconscious pressure decreases when you know that a single impact could finish the match with a 95% success rate. This provides enormous confidence in the planned strategy.

This is why combat sequences are often predictable – a single opportunity is all it takes for everything to shift. For young fighters, it can be challenging to stick to a predetermined game plan. Still, it’s essential to have a strategy of dominance that ultimately leads to a finishing move, even if it doesn’t immediately showcase the fighter’s versatility.

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#UFC308 #MMA #strategy #gameplan #impose

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #274 : Les dopages des masters

Les compétitions de BJJ et MMA sont de plus en plus marquées par le dopage, y compris chez les Masters de plus de 40 ans. Ce phénomène pose des questions sur l’intégrité et le besoin de se prouver à un âge où l’ego devrait s’apaiser.

Nous savons que des disciplines comme le MMA ou le BJJ sont remplies de dopages multiples. Ce n’est pas un secret, même si, bien sûr, tout le monde aime se présenter comme « naturel » parce que cela permet de vendre du rêve et encourage les nouvelles générations à rêver.

Ce qui devient de plus en plus visible, c’est de voir des Masters de BJJ, officiellement à partir de 30 ans et jusqu’à 70 ans, arriver avec des physiques manifestement dopés. C’est comme si vous, qui jouez au foot ou au basket entre amis dans votre club municipal, rencontriez des gars avec des physiques de vingtenaires et un état d’esprit de « gagner à tout prix. »

Quand des personnes qui ne sont ni élites ni même professionnelles se dopent, cela montre que nous sommes passés dans un monde où la compétition devient malsaine. Qui, à 40 ou 50 ans, a encore besoin de prouver quelque chose en se dopant pour gagner des compétitions IBJJF ou autres ? Même si vous remportez un titre majeur, cela n’apporte rien de substantiel.

On pourrait me dire que c’est pour le prestige personnel, mais alors, pourquoi se doper, c’est-à-dire ne pas se présenter avec ses compétences réelles en compétition ? J’ai parfois l’impression de voir des « vieux dopés » de 45-50 ans, qui publient des stories sur leurs réseaux sociaux pour exhiber leurs médailles, comme s’ils étaient des jeunes en ligue majeure.

Être fier de soi à tout âge est très positif, et vouloir partager cette joie aussi, mais quand tu es « chargé » et que tu gagnes une compétition avec 50% de participants en mode loisir et non dopés, ce n’est pas la même chose que de gagner l’ADCC ou les mondiaux en adultes ceinture noire, où l’on sait que tout le monde est dopé et à son paroxysme.

L’ego devrait s’apaiser avec l’âge, mais nos compétitions semblent ne pas offrir d’opportunité pour cela…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Dopage #LutaLivre #Grappling

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Martial Reflections of a Hypnofighter #274: Masters’ Doping

We know that disciplines like MMA or BJJ are filled with various forms of doping. It’s not a secret, even though everyone likes to market themselves as « natural » because it sells dreams and encourages new generations to aspire.

What’s becoming increasingly apparent is seeing BJJ Masters, officially from 30 years old to 70, showing up with visibly enhanced physiques. It’s like if you, playing soccer or basketball with your local club, encountered guys with twenty-something bodies and a mindset of « win at all costs. »

When people who are neither elite nor professionals resort to doping, it shows we’ve entered a world where competition has become toxic. Who, at 40 or 50 years old, still needs to prove themselves by doping to win IBJJF or other competitions? Even if you win a major title, it brings little reward.

You might say it’s for personal prestige, but then why dope? Why not compete with your real abilities? Sometimes, I feel like I’m watching « old doped-up guys, » 45-50 years old, posting stories on social media to show off their medals, as if they were young athletes in a major league.

It’s very positive to be proud of oneself at any age and to want to share your joy. But when you’re « juiced » and win a competition where 50% of the participants are in it for leisure and not doped, it’s not the same as winning ADCC or the adult black belt Worlds, where we know everyone is loaded and at their peak level.

Ego should calm with age, but our competitions don’t seem to provide a lever for that…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Doping #LutaLivre #Grappling

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #273 : Frapper ou Contrôler

Découvrez comment décider entre frapper ou contrôler un adversaire au sol dans le MMA. Explorez les techniques de grappling et de lutte qui permettent de trouver le bon équilibre entre frappes et contrôle.

Une des spécificités du MMA et du combat au sol avec frappes réside dans la décision que nous devons prendre pour être efficaces. Nous pouvons décider de percuter avec les poings et les coudes notre adversaire au sol, tout en tentant de le contrôler, ou inversement, limiter les frappes pour imposer une pression de contrôle et, éventuellement, soumettre avec une clé ou un étranglement.

Cependant, il est difficile d’avoir à la fois un contrôle efficace et des frappes puissantes. Pourquoi ? Parce que si nous voulons frapper fort, nous avons besoin d’amplitude, ce qui diminue la pression de contrôle. Cela peut permettre à notre adversaire de gagner en explosivité ou en mobilité, et donc de nous déstabiliser ou de reprendre l’avantage.

À l’inverse, si nous voulons minimiser les mouvements de l’adversaire, l’empêcher de s’échapper ou de renverser la situation, il est crucial de maintenir un contact rapproché et de limiter les distances. Cela réduit néanmoins l’amplitude de nos frappes, sauf pour les coudes, qui ne sont pas toujours simples à placer efficacement.

Cette phase du combat est spécifique aux styles complets, autant pour le Tori (celui qui attaque) que pour l’Uke (celui qui défend). Aujourd’hui, beaucoup de combattants de la génération MMA préfèrent se relever et revenir au striking. Il est donc essentiel pour tout combattant de savoir se positionner dans ces phases décisives.

Il est crucial de déterminer si nous avons une prévalence pour la frappe, la lutte ou le grappling. Cette logique globale facilite la prise de décision au sol, entre frapper ou contrôler. Ces stratégies se forment et se perfectionnent lors des entraînements quotidiens.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #273: Strike or Control

One of the unique aspects of MMA and ground fighting with strikes lies in the decision we must make to be effective. We can choose to strike with punches and elbows while attempting to control our opponent on the ground, or conversely, limit the strikes to apply pressure and potentially submit with a lock or choke.

However, it’s challenging to achieve both at the same time. Why? Because if we want to strike hard, we need range, which lessens the control pressure, and this can lead to the opponent gaining explosiveness or mobility, potentially causing us to lose position.

Conversely, if we want to avoid movements that could allow the opponent to escape, reverse, or counter, it’s crucial to maintain close contact and limit the distance. As a result, strikes lose their range, except for elbows, which are not always easy to place effectively.

This phase of combat is specific to complete fighting styles, both for Tori (the attacker) and Uke (the defender). Today, many fighters in the MMA generation prefer to stand up and return to striking. Therefore, it’s vital for every fighter to know how to position themselves in these decisive phases.

It’s essential to understand whether we prioritize striking, wrestling, or grappling. This overall logic will facilitate decision-making on the ground, whether to strike or control. These strategies are developed and refined through daily training.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #271 : Le tachi waza du BJJ est-il vraiment bon ?

Le tachi waza du BJJ évolue grâce aux compétitions sans points, créant des transitions uniques entre les phases debout et au sol. Une nouvelle génération de grapplers pourrait bientôt dominer le MMA avec ces techniques.

Le Jiu-Jitsu, contrairement au Judo, ne cherche pas à terminer le combat par une projection. Il existe d’ailleurs cette habitude dans le BJJ sportif de s’asseoir dès le début du combat, puisque les règles favorisent le combat au sol. Cela oblige le combattant debout à affronter un adversaire qui est déjà au sol.

Cependant, et certainement grâce aux compétitions de Jiu-Jitsu sans points, où seule la soumission compte, le combat debout a fait un bond en avant. Nous voyons des grapplers de plus en plus complets, qui travaillent de manière très agressive aussi bien en tachi waza (combat debout) qu’au sol, et qui cherchent à revenir sur leurs jambes depuis le sol.

Il y a une dimension très active dans la recherche de la prise de dos lors des phases debout, ce qui modifie les projections classiques du judo en les intégrant à des transitions, voire des tentatives de soumission qui peuvent s’opérer debout ou au sol.

Une nouvelle génération de pratiquants de grappling, notamment sans kimono, est en train de définir une nouvelle manière de combattre debout, qui n’est ni de la lutte ni du judo, mais un véritable style de transition entre le debout et le sol.

Ce qui me semble le plus intéressant pour les années à venir, c’est de voir ces combattants faire la transition vers le MMA. Pour l’instant, mis à part peut-être Kade Rutolo au One Championship, il n’y a pas encore suffisamment de pratiquants ayant des solutions en Jiu-Jitsu pour contrer la lutte, et en particulier la lutte en cage du MMA.

Il est fort possible que les choses changent dans le futur.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Martial Reflections of a Hypnofighter #271: Is BJJ Tachi Waza Really Effective?

Jiu-Jitsu, unlike Judo, does not aim to finish the fight with a throw. In fact, there is this common practice in sports BJJ of sitting down at the start of the fight, as the rules push towards ground fighting. This forces the standing fighter to engage with their opponent on the ground.

However, and certainly thanks to no-point submission-only Jiu-Jitsu competitions, stand-up fighting has made significant progress. We are seeing increasingly complete grapplers who aggressively work both tachi waza (stand-up fighting) and transitions back to their feet from the ground.

There is a very active dimension of seeking the back during stand-up phases, which modifies classic Judo throws, integrating them into transitions, and even submission attempts that can take place either standing or on the ground.

A new generation of grapplers, especially no-gi practitioners, is creating a unique way of fighting standing, which is neither wrestling nor Judo but a true transition-based approach.

What seems most exciting in the coming years is seeing these fighters transition to MMA. For now, aside from maybe Kade Rutolo in One Championship, there aren’t many practitioners who have real Jiu-Jitsu-based solutions to wrestling, especially cage wrestling in MMA.

It is highly likely that things will change in the future.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #268 : Les prémices du business

Depuis la légalisation du MMA en France en 2020, une nouvelle économie se développe rapidement autour de ce sport, entre équipement, médias spécialisés et analyses d'experts. Découvrez les enjeux et l'avenir du business MMA en pleine croissance.

Le monde des arts martiaux en France a changé quelques décennies après d’autres pays, notamment en 2020 avec la légalisation du MMA. Depuis que les compétitions professionnelles sont autorisées et surtout diffusées sur des chaînes comme RMC, ce sport, qui plaisait déjà mais ne mobilisait pas énormément, a vu son image évoluer. On le présentait souvent comme un spectacle de « gladiateurs sans cervelle », mais cela tend à changer.

Une véritable économie est en train de se développer autour du MMA, entre le matériel qui se retrouve dans tous les magasins de sport et la création de niches peu coûteuses en termes d’investissements, comme les podcasts ou les médias spécialisés. Aujourd’hui, après avoir regardé un combat de MMA, YouTube nous propose souvent des vidéos en lien avec le sport : des combattants professionnels ou anciens donnent leurs pronostics ou analyses, des coachs ou même des passionnés partagent leurs opinions. Tout le monde semble vouloir tirer profit de ces premières années pour se positionner.

C’est amusant de voir cet engouement. Je me demande si les auditeurs ou même les créateurs sont réellement passionnés ou s’ils ont simplement trouvé un bon créneau. J’entends souvent des choses de la part de « leaders » dans ce domaine qui ne correspondent pas à ce que je vois ou pratique, mais peut-être suis-je juste devenu obsolète.

Je suis curieux de voir où mèneront ces business dans quelques années, quand il n’y aura plus beaucoup de place et que le public, comme pour la boxe anglaise, se sera réduit après l’euphorie de la découverte. Je souhaite bonne réussite à chacun.

#business #argent #MMA #marché #passion #professionalisation

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Martial Reflections of a Hypnofighter #268: The Beginnings of Business

The martial arts world in France changed a few decades after other countries, particularly in 2020 with the legalization of MMA. Since professional competitions have been authorized and, more importantly, broadcast on channels like RMC, this sport, which already had some appeal but didn’t mobilize much attention, has seen its image evolve. It was often portrayed as a modern spectacle of « brainless gladiators, » but that is beginning to change.

An actual economy is developing around MMA, from gear now found in all sports stores to the creation of inexpensive niches like podcasts or specialized MMA media. Nowadays, after watching an MMA fight, YouTube often suggests related content: professional or former fighters giving predictions or analysis, coaches, or even enthusiasts sharing their opinions. Everyone seems eager to make the most of these first five years to establish themselves.

It’s funny to see this enthusiasm. I wonder if the viewers or even the content creators are truly passionate or if they’ve simply found a good niche. I often hear things from « market leaders » that don’t match what I see or practice, but maybe I’ve just become outdated.

I’m curious to see where these businesses will end up in a few years when there’s no more space left and the audience, as with English boxing, shrinks after the initial buzz of discovery. I wish everyone success.

#business #money #MMA #market #passion #professionalization

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #264 : Le jiujitsu en 2024, un sport ou un art martial ?

En 2024, le jiujitsu est-il encore un art martial ou a-t-il évolué vers un sport de combat ? Explorez les implications du règlement sportif dans la pratique du BJJ, la place des compétitions, et les différentes approches des grands instructeurs comme Danaher ou les Gracie.

Hier, je repassais le cours d’arbitrage pour l’IBJJF, ce qui offre un bon rappel sur la facette sportive du BJJ. Chose intrigante, c’est que, pour obtenir ses grades (ou dan), à l’inverse de la plupart des styles traditionnels, il n’y a pas d’examen, juste du temps de tatami. La seule chose imposée par l’organisation fédérale pour valider les certificats de grade, c’est ce fameux cours.

Cela sous-entend que connaître le règlement sportif est une « obligation » pour valider le niveau d’un pratiquant. Pourtant, en jiujitsu, il n’y a pas d’obligation de faire des compétitions, ni, par extension, de suivre la manière de combattre du jiujitsu sportif dans son académie. Danaher a été un personnage majeur de notre discipline, et pourtant, toute la formule qui l’a fait connaître est basée sur des techniques interdites dans un jiujitsu fédéral.

De plus, il se peut que des professeurs, à l’instar des Gracie ou des Valente, souhaitent simplement développer le jiujitsu dans une démarche de self-defense, ou pour d’autres, dans la dynamique du MMA.

J’imagine que faire connaître à tous la facette sportive permet de proposer une idée homogène de ce qu’est le jiujitsu, et la compétition est le moyen le plus attractif pour attirer de nouveaux passionnés dans notre discipline.

Je trouve amusant de me dire qu’on attribue des degrés à des ceintures noires qui, peut-être, ne pratiquent plus en randori et viennent seulement quelques fois par mois à l’académie, avec pour seule preuve de leur pratique une licence (lorsqu’ils n’ont plus de professeur). Par contre, il y a une obligation de connaître le règlement sportif, qui, lui, peut ne pas être pratiqué du tout dans l’académie.

Le jiujitsu est donc plutôt considéré comme un sport de combat qu’un art martial, alors que, justement, le premier point partagé par nos instructeurs d’arbitrage est que le jiujitsu sportif ne doit pas oublier la facette martiale de la discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitrage #jiujitsusportif #prérequis #formation #graduation

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Martial Reflections of a Hypnofighter #264: Jiujitsu in 2024, a Sport or a Martial Art?

Yesterday, I was reviewing the IBJJF arbitration course, which serves as a good reminder of the sporting side of BJJ. Interestingly, to obtain ranks (or dan), unlike most traditional styles, there is no exam, just time on the mat. The only requirement imposed by the federation to validate rank certificates is this famous course.

This implies that knowing the sports regulations is a « requirement » to validate a practitioner’s level. However, in jiujitsu, there is no obligation to compete, nor, by extension, to follow the approach of sports jiujitsu in one’s academy. Danaher was a key figure in our discipline, yet the formula that made him famous is based on techniques prohibited in federal jiujitsu.

Additionally, some instructors, like the Gracie or Valente families, may want to develop jiujitsu with a self-defense approach, or for others, within the dynamics of MMA.

I imagine that making everyone aware of the sports aspect helps to offer a homogeneous idea of what jiujitsu is, and competition is the most attractive way to bring new enthusiasts to our discipline.

I find it amusing to think that degrees are awarded to black belts who may no longer spar in randoris and only come to the academy a few times a month, with the only proof of their practice being a license (when they no longer have a teacher). However, there is an obligation to know the sports regulations, which may not be practiced at all in the academy.

Therefore, jiujitsu is considered more of a combat sport than a martial art, even though the first point our arbitration instructors share is that sports jiujitsu must not forget the martial aspect of the discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitration #sportsjiujitsu #prerequisites #training #graduation

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #262 : Les combattants, des produits…

Réflexions sur le combat de Benoît Saint-Denis à l’UFC Paris, révélant comment les combattants sont objectivés et exploités par les grandes organisations comme des produits sans considération pour leur santé.

Vous avez sûrement vu l’UFC Paris d’hier (28/09/2024) et le combat de Benoît Saint-Denis. Je prends ce cas en particulier, mais ma pensée s’étend à l’ensemble des combattants et au manque de considération des organisations, l’UFC étant le paroxysme capitaliste de l’objectivation de ces gladiateurs modernes.

Benoît a vécu un premier round où il s’est fait ouvrir le visage avec une série de coups de coude. Il saignait de partout. Esthétiquement, cela répond à l’image du « Dieu de la guerre » que lui-même et l’organisation veulent promouvoir. Un guerrier que rien n’arrête, qui continue jusqu’à… la décision d’un médecin.

À force de vendre l’image de Benoît comme un Berserker qui, blessé, continue et finit ses adversaires, l’UFC a atteint un point de rupture que l’organisation elle-même ne peut assumer : celui où il y a TROP. Il est acceptable que le sang coule, les clients ont payé pour ça, mais il y a aussi la marque UFC qui doit veiller à ne pas franchir une ligne : celle où le guerrier ensanglanté devient un danger pour sa propre santé. À ce moment-là, le produit « Saint-Denis » peut apparaître défectueux dans le storytelling de l’UFC, qui veut vendre l’idée d’une organisation sportive et non d’une arène barbare. Nous ne sommes plus en 1993, que diable !

L’image de l’entreprise est prioritaire par rapport à la santé du combattant. Le buzz doit être maîtrisé, et si les décideurs veulent du spectacle et des produits qui répondent à des cahiers des charges précis, ils n’hésiteront pas à mettre fin à une carrière ou à une histoire qu’ils ont eux-mêmes bâtie, si cela affecte leur business.

Je n’aime pas les grandes organisations, ni ce qu’est devenu le MMA, qui crée des jeunes combattants, transformés en produits, cherchant sans cesse à se vendre, quitte à se détruire, sans jamais recevoir le respect ou les bénéfices réels pour ces pièces de théâtre.

#UFCParis #BenoitStDenis #MocoinovsStDenis #GodofWar #blessure #Business #UFC #DanaWhite

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #274: Fighters, Mere Products…

You’ve probably seen UFC Paris yesterday (09/28/2024) and the fight of Benoît Saint-Denis. I take this particular case, but my thoughts apply to all fighters and the lack of consideration from organizations, with the UFC being the capitalist apex of the objectification of these modern gladiators.

Benoît faced a first round where his face was slashed open by a barrage of elbows. He was bleeding everywhere. Aesthetically, this fits the « God of War » image that both he and the organization want to highlight—a warrior who is unstoppable, who keeps going until… a doctor’s decision.

By constantly selling the image of Benoît as a Berserker who, even when injured, keeps fighting and finishes off his opponents, the UFC has reached a breaking point that it can no longer handle: the point where there is TOO MUCH. It’s acceptable for blood to be spilled, after all, customers paid for that. But the UFC brand also needs to be cautious about when to stop—when the bloodied warrior turns into a health hazard. At that point, the « Saint-Denis » product can appear flawed within the UFC’s narrative, which tries to sell itself as a sporting organization, not a barbaric arena. We’re no longer in 1993, for heaven’s sake.

The company’s image takes precedence over the fighter’s health. The buzz must be controlled, and if decision-makers want spectacle and products that meet their criteria, they will not hesitate to end a career or story they themselves have built, should it threaten their business.

I dislike large organizations and what MMA has become—churning out young fighters, mere products, endlessly trying to sell themselves, even if it means destroying themselves, without ever receiving real respect or tangible benefits for these theatrical performances.

#UFCParis #BenoitStDenis #MocoinovsStDenis #GodofWar #Injury #Business #UFC #DanaWhite

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank