Réflexions de Pank / Instantané #453 : Expérimenté mais pas à jour

Combien d’entre nous, dans différents domaines, nous retrouvons à accumuler de l’expérience, que ce soit dans nos loisirs ou dans notre vie professionnelle, et pourtant cette connaissance, cette maîtrise sur laquelle nous nous reposons, pour diverses raisons, devient obsolète ?

Que ce soit avec l’arrivée de l’IA ou de nouvelles façons d’utiliser voire de s’entraîner, il y a un décalage entre la réalité et la perception que nous pouvons avoir de nous-mêmes. Cela peut aller jusqu’au point de croisement et à l’impact qui nous mettra K.O., car nous nous rendons compte que les choses ne sont plus les mêmes et que ce que nous pensions maîtriser grâce à l’expérience n’est plus utile.

On aime à dire que l’expérience des personnes est importante, que chacun est une bibliothèque avec l’âge. Pourtant, si ce savoir n’est pas mis à jour avec les nouvelles données et expériences, cela revient à maîtriser le Minitel à l’ère des PC ultra performants.

Il est facile de rester dans nos connaissances, et d’autant plus que nous savons qu’il est particulièrement énergivore de faire cet effort de réadapter ce qui a été si difficilement acquis par le passé. Il est complexe d’admettre aussi que nous ne sommes plus dans le coup. D’ailleurs, le système considère rapidement que nous n’avons plus d’utilité, et nous l’avons vu notamment dans les industries où les compétences ont disparu. Nous nous retrouvons aujourd’hui à vouloir opérer un virage pour produire chez nous, mais en ayant perdu les connaissances du passé.

Si nous avions pris en compte l’héritage et que nous l’avions mis à jour, il est possible que les compétences de beaucoup auraient été bien supérieures à celles d’aujourd’hui. Les bases, même si elles ne semblent plus tendance, restent des fondations sur lesquelles se sont développées les mises à jour. Rester à jour et prendre attention à ce qui se passe, sans perdre les structures du passé, peut être une orientation gagnante à terme.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #453: Experienced but not Up-to-Date

How many of us, in various fields, find ourselves accumulating experience, whether in our hobbies or our professional lives, and yet this knowledge, this mastery that we rely on, for various reasons, becomes obsolete?

Whether it’s with the arrival of AI or new ways of using or even training, there is a gap between reality and the perception we may have of ourselves. This can go as far as the crossover point and the impact that will knock us out, because we realize that things are no longer the same and that what we thought we had mastered through experience is no longer useful.

We like to say that people’s experience is important, that everyone is a library with age. However, if this knowledge is not updated with new data and experiences, it is equivalent to mastering the Minitel in the age of ultra-powerful PCs.

It’s easy to stay within our knowledge, and all the more so because we know that making the effort to readapt what was so difficult to acquire in the past is particularly energy-consuming. It is also complex to admit that we are no longer current. Moreover, the system quickly considers that we are no longer useful, and we have seen this particularly in industries where skills have disappeared. Today, we find ourselves wanting to make a shift to produce domestically but having lost the knowledge of the past.

If we had taken the legacy into account and updated it, it is possible that the skills of many would have been much greater than they are today. The basics, even if they no longer seem trendy, remain the foundations upon which updates have been developed. Staying up-to-date and paying attention to what is happening, without losing the structures of the past, can be a winning direction in the long run.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #406 : Savoir reprendre son souffle sous la vague

Face à des périodes de stress intense et prolongé qui réduisent notre capacité à résoudre les problèmes, il est essentiel de revenir à notre "zone de confort". Cette approche permet de décomposer les défis en sous-ensembles gérables, de limiter la dépense d'énergie et de retrouver un sentiment de maîtrise, nous aidant ainsi à avancer pas à pas au lieu de se laisser submerger.

Il y a des périodes dans la vie où tout semble s’accélérer et où un grand nombre d’événements se succèdent, laissant parfois l’esprit comme le corps dans un état difficile.

Si nous sommes plutôt bons pour gérer les problèmes de façon générale, lorsqu’il y a une augmentation prolongée du stress et que ce dernier se maintient à un niveau élevé, nous pouvons constater que nous sommes loin d’être performants dans la résolution des problèmes.

Il y a souvent une distorsion du temps et de l’espace quant à ce qu’il faut faire et à ce qui nous semble être notre jauge temps-énergie. C’est à ces moments-là que nous pouvons, et parfois devons, revenir à nos bases. Revenir à ce qui est notre zone de confort.

Lorsque les systèmes ne semblent plus être ce que nous connaissons, c’est que nous sommes certainement sous un stress important. Pourquoi ? Parce que, naturellement, nous faisons des associations et nous nous tournons vers des éléments que nous avons l’impression de reconnaître.

Outre la méditation et l’autohypnose, prendre les problèmes plusieurs fois par jour et les ramener dans le filtre de ce que nous gérons bien, ce que nous connaissons, en somme ce qui nous permet de limiter notre dépense d’énergie, et nous ramener à des processus que nous maîtrisons, nous permet de ne plus être dans le rouleau de la vague, mais de tenter de remonter sur notre planche, cet espace du connu.

Il se peut que les problèmes soient des éléments inconnus et nouveaux. Cependant, tout est constitué de sous-ensembles. Chercher ce qui peut être géré en décomposant les choses permet d’avancer pas à pas, laissant les vraies facettes inconnues dans une liste de traitement ultérieur une fois que ce qui peut être géré le sera.

La zone de confort est à valoriser dans un monde d’hyperstimulation et d’injonction à vous plonger dans l’inconfort. Simplement parce que cette zone confortable offre la possibilité de ramener dans un espace maîtrisé ce qui ne l’était plus.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #406: Knowing when to catch your breath under the wave

There are periods in life when everything seems to accelerate and a large number of events follow one another, sometimes leaving the mind and body in a difficult state.

While we are generally quite good at managing problems, when there is a prolonged increase in stress that remains at a high level, we can see that we are far from being effective at problem-solving.

There is often a distortion of time and space regarding what needs to be done and what we perceive as our time-energy gauge. It is at these moments that we can, and sometimes must, return to our foundations. Return to what is our comfort zone.

When systems no longer seem to be what we know, it is because we are certainly under significant stress. Why? Because you know that we naturally make associations and turn to elements that we feel we recognize.

In addition to meditation and self-hypnosis, taking problems several times a day and bringing them back into the filter of what we manage well, what we know—in short, what allows us to limit our energy expenditure—and bringing ourselves back to processes we master, allows us to no longer be in the wave’s roller, but to try to get back on our board, that space of the familiar.

It may be that the problems are unknown and new elements; however, everything is made up of subsets. Seeking what can be managed by breaking things down allows us to move forward step by step, leaving the truly unknown facets on a list for later treatment once what can be managed has been.

The comfort zone is to be valued in a world of hyperstimulation and injunctions to plunge into discomfort. Simply because this comfortable zone offers the possibility of bringing back into a controlled space what was no longer so.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #283 : Définissez vos besoins

Apprenez à différencier vos besoins de vos envies pour retrouver plus de maîtrise dans votre vie. En prenant le temps de prioriser vos besoins, vous pouvez atteindre un contentement durable.

Il est parfois difficile de différencier ses besoins de ses envies. Il existe une notion plus primitive aux besoins : si nous ne les satisfaisons pas, en ce qui concerne les besoins essentiels, nous pouvons nous mettre en danger ou au moins en grande difficulté physique. Quant aux envies, au pire, elles peuvent entraîner de la frustration et une certaine tension, mais rien de véritablement destructeur.

Nous oublions parfois trop souvent nos besoins, voire nous avons du mal à les repérer, car nous vivons dans un monde qui nous offre des envies et, surtout, une sensation de manque par rapport à ce que nous ne pouvons pas obtenir. Pourtant, que ce soit dans le domaine matériel ou expérientiel, il y a très peu de besoins primaires qui ne sont pas en grande partie nourris quand on vit en France.

En revanche, nous sommes constamment stimulés par nos envies. Lorsque vous prenez le temps de bien définir ce qui relève du besoin et ce qui relève de l’envie, vous pouvez déjà reprendre davantage de maîtrise sur votre quotidien.

Si, dans un second temps, vous parvenez à bien définir les besoins, peut-être moins primaires, mais qui apporteront une réelle plus-value à votre corps et à votre esprit, vous vous rapprocherez du contentement. Nos besoins méritent plus d’attention que nos envies, qui, même si elles peuvent être tenaces, ne sont probablement pas problématiques.

Une fois que vous avez pris le temps de bien définir vos priorités en matière de besoins et que vous les avez satisfaits, à ce moment-là, voyez s’il vous reste de l’énergie pour répondre à vos envies, sans vous y soumettre, mais en le décidant. Petit à petit, vous reprendrez plaisir à ne pas céder et à jouer avec ces dernières.

Prenez ce qui résonne le mieux en vous. Be one,
Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #283: Define Your Needs

It is sometimes difficult to differentiate between needs and desires. Needs are rooted in a more primitive concept: if we do not satisfy them—especially essential needs—we can put ourselves in danger or at least face significant physical challenges. As for desires, at worst, we may feel frustrated and tense, but nothing truly destructive will come of it.

We often forget our needs, or we have trouble recognizing them, because we live in a world that offers us desires and, more importantly, a sense of lack regarding what we cannot obtain. However, whether it be in experiences or material things, there are very few primary needs that are not largely fulfilled when living in France.

On the other hand, we are infinitely stimulated by our desires. When you take the time to clearly define what is a need and what is a desire, you can begin to regain more control over your daily life.

If, in a second step, you manage to define the needs that are perhaps less primary but truly add value to your body and mind, you will move closer to contentment. Our needs deserve more of our attention than our desires, which, even though they may be persistent, are not necessarily problematic.

Once you have taken the time to clearly define your priorities in terms of needs and have satisfied them, then and only then, see if you have the energy left to respond to your desires—not by submitting to them, but by deciding to. Little by little, you will take pleasure in not giving in and in playing with these desires.

Take what resonates most with you. Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #271 : La maîtrise de peu de techniques

Ce billet explore pourquoi la maîtrise d'un nombre réduit de techniques peut surpasser une vaste palette dans les arts martiaux. Inspiré de la boxe et des champions spécialisés, l'accent est mis sur l'importance des fondamentaux et de la répétition.

Il y a quelques jours, une ceinture blanche me confiait qu’elle avait du mal à finaliser ses adversaires et qu’il lui faudrait voir plusieurs soumissions. J’ai rebondi en lui demandant ce qu’elle avait déjà étudié. Même avec peu de finalisations, elle en connaissait au moins trois, ce qui est amplement suffisant. Bien sûr, quand on débute, on veut avoir une palette technique importante, comme si nous étions dans un monde aux potentiels infinis.

Cependant, un peu comme la boxe anglaise, qui avec juste quelques coups, a prouvé sa grandeur au fil des décennies par une spécialisation des fondamentaux, ces derniers ont tellement été travaillés que les boxeurs les ont personnalisés, allant jusqu’à créer des styles qui portent leur nom, comme celui de Dempsey.

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un panel technique particulièrement vaste pour performer. Nous pouvons nous contenter des armes que nous avons peaufinées. Les fondamentaux nous permettent, dès qu’un élément technique inconnu surgit, de revenir aux bases et aux structures neutres ou défensives. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans ce que nous ne maîtrisons pas. Pour cela, il ne s’agit pas de connaître plus, mais de maîtriser moins.

Je vous l’avais déjà partagé : remarquez que les sets de vidéos tutoriels de la plupart des champions proviennent de leurs jeux, c’est-à-dire de ce qu’ils utilisent la majeure partie du temps lors des combats. Ils sont spécialistes et n’utilisent souvent que très peu d’autres techniques. Quand nous sommes dans le stress du combat, nous utilisons ce qui nous semble le plus performant, plutôt que de sélectionner la technique la plus adaptée.

Comme le disait Bruce Lee, c’est celui qui a répété 10 000 fois une technique qui est dangereux, plutôt que celui qui en connaît 10 000. Quand on étudie et que l’on accroche sur une technique, il ne faut pas hésiter à se focaliser dessus pendant un moment, toujours avec son binôme de réponse, le plan B, qui doit être répété quasiment autant de fois.

Accumuler des techniques ne signifie pas les maîtriser. D’ailleurs, même si un professeur peut vous montrer des techniques, les comprendre et les transmettre, cela ne veut pas dire qu’il les maîtrise en combat, car elles n’ont peut-être pas été travaillées dans ce cadre. Ce professeur aura souvent un jeu bien défini et spécifique.

#Jiujitsu #Lutalivre #MMA #techniques #spécialisation #recherche #maîtrise

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #271: Mastery of Few Techniques

A few days ago, a white belt told me she was struggling to finish her opponents and thought she needed to learn more submissions. I responded by asking what she had already studied. Even with just a few finishes, she knew at least three, which is more than enough. Of course, when we start out, we want to have a large technical repertoire, as if we were in a world of infinite possibilities.

However, just like boxing, which, with only a few punches, has demonstrated its greatness over the decades through specialization in basics, these have been so extensively practiced that boxers have personalized them, creating styles that bear their names, like Dempsey.

It is not necessary to have a particularly large technical repertoire to perform well. We can work with the weapons we have refined. The fundamentals allow us, when faced with an unknown technical element, to return to basic or defensive structures. We should not let ourselves be drawn into what we don’t know. For this, it’s not about knowing more, but mastering less.

I’ve shared this with you before: notice that most champions’ tutorial videos come from their game, meaning what they use most of the time in matches. They are specialists and often don’t use many other techniques. When we are stressed during a fight, we use what we feel is the most effective, rather than choosing the most appropriate technique.

As Bruce Lee said, it’s the person who has repeated one technique 10,000 times that is dangerous, rather than the one who knows 10,000 techniques. When we study and become attached to a technique, we shouldn’t hesitate to focus on it for a while, always with its backup plan, plan B, which should be repeated almost as often.

Accumulating techniques does not mean mastering them. In fact, even if a teacher can show you techniques, understand them, and pass them on, it doesn’t mean they have mastered them in combat, because they may not have worked on them in that context. This teacher will often have a well-defined, specific game.

#Jiujitsu #Lutalivre #MMA #techniques #specialization #mastery

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #270 : Être aussi son ombre

Explorez la réflexion sur les zones d'ombre humaines et les pulsions primitives qui façonnent notre comportement. Apprendre à reconnaître et maîtriser cette obscurité est essentiel pour rester un être social acceptable. Un texte puissant sur la nature humaine, la violence, et l'effort de maîtrise de soi.

Comme je vous le proposais ce matin dans la vidéo : https://youtu.be/YUuViWuoB4E, les actualités et les réactions des différents groupes peuvent nous permettre de sortir de nos récits. Quand je lis sur les réseaux que de nombreux hommes se défendent avec des #notallmen, je peux comprendre leur point de vue : ils ne veulent pas être assimilés à ceux qui ont déjà été condamnés pour des actes problématiques.

Pourtant, il est évident que beaucoup de nos processus cognitifs et comportementaux sont similaires chez les mâles et les femelles, et ce, depuis des millénaires. Malgré 80 ans de déconstruction massive et l’importance accordée à l’éducation, nous constatons aujourd’hui que quatre générations (en prenant 20 ans par génération) ont été nourries par ces idées que tout est une question d’éducation ou de construction sociale. Pourtant, ces mêmes générations sont témoins du procès de Mazan, des refus d’obtempérer, de la multiplication des féminicides et d’autres comportements aberrants dans la société.

Je reste un homme, et je sais, pour côtoyer beaucoup d’autres hommes, que nous partageons certainement les mêmes défauts et zones d’ombre que les générations précédentes. Bien que beaucoup aient intégré des réactions conditionnées par l’éducation, dès que le stress envahit le corps, tout peut s’effondrer.

Lorsque des pulsions primitives surgissent et que l’incapacité à restaurer le facteur critique se manifeste, comme cela peut arriver dans des relations sexuelles, des comportements abjects et violents peuvent émerger, laissant toute théorie sociale derrière pour ne révéler que l’animalité brute.

Je parle pour moi, en tant qu’homme, et j’admets avoir des pulsions, des envies, des désirs, et même des automatismes destructeurs, voire dangereux pour les autres. Cela fait partie de mon être, et chaque jour, en fonction de ma capacité à me gérer et à éviter de me laisser submerger par mes fonctions primitives, je reste un être social « acceptable » qui ne bascule pas dans l’illégalité.

Cependant, il est très possible qu’un jour, je me retrouve en cellule, incapable de gérer mes pulsions dans une situation dégénérée, particulièrement dans un contexte de violence.

Le travail sur soi et ses ombres est complexe. Une chose est sûre : nous ne sommes jamais à l’abri d’une pulsion prenant le contrôle de notre corps et de notre esprit, nous entraînant dans des actes répréhensibles. Croire que nous sommes au-dessus de cette nature souvent sombre, c’est précisément ce qui nous fait baisser la garde et accepter des comportements déviants qui restent encore tolérables par la société.

C’est à nous de faire les efforts nécessaires, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour le bien commun de notre société. Nous ne devons pas être libres de céder à nos ombres, mais apprendre à nous connaître et à reconnaître nos limites pour garder le contrôle de notre obscurité.

ombre #obscurité #violence #haine #société #empathie #travailpersonnel #maîtrise

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #270: Also Being One’s Shadow
As I suggested to you this morning in the video: https://youtu.be/YUuViWuoB4E, the news and the reactions of different groups can allow us to step out of our narratives. When I read on social networks that many men defend themselves with #notallmen, I can understand their point of view, not wanting to be equated with those already convicted of problematic actions.

However, it is clear that many of our cognitive and behavioral processes are similar in both males and females, and have been for millennia. Despite 80 years of widespread deconstruction and the importance placed on education, we see today that four generations (assuming 20 years per generation) have been raised with the idea that everything is an educational or social construct. Yet, these same generations witness the Mazan trial, refusals to comply, the rise of femicides, and other societal aberrations.

I remain a man, and I know from being around many other men that we likely share the same flaws and shadows as previous generations. Although many have absorbed conditioned reactions (education), when stress invades the body, everything can collapse.

When primitive urges arise, and there is an inability to reinstate critical thinking, as can happen in sexual relations, abject and violent behaviors can surface, leaving social theories behind to reveal only raw animality.

I speak for myself as a man, admitting that I have urges, desires, and even automatic responses that are completely destructive, even dangerous to others. This is part of my being, and every day, depending on my ability to manage myself and avoid being overwhelmed by my primal functions, I remain a socially « acceptable » person who doesn’t fall into illegality.

Yet, it is quite possible that, particularly in violence, I may one day find myself in a cell for not being able to control my impulses in a situation that spiraled out of control.

Working on oneself and one’s shadows is complex. One thing is certain: we are never entirely safe from an impulse taking control of our body and mind, leading us to reprehensible acts. Thinking that we are above this often dark nature of ourselves is precisely what makes us relax our guard and start accepting deviant behaviors that are still socially acceptable.

It is up to us to make the effort, not only for ourselves but for the common good of the system and society. We should not feel free to let our shadows reign, but rather, we must learn to know ourselves and recognize our limits to maintain mastery over our darkness.

shadow #darkness #violence #hatred #society #empathy #personalwork #selfcontrol

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
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