Réflexions de Pank / Instantané #344 :Les Qualités de l’Évitement

Dans "Réflexions de Pank / Instantané #344 : Les Qualités de l'Évitement", Pank explore le concept d'évitement comme une compétence. Il souligne que les personnes "évitantes" possèdent une expertise en matière de recul et d'analyse, leur permettant de prendre des décisions plus éclairées et de se protéger des conséquences négatives.  Bien que souvent perçu comme un défaut, l'évitement peut être une qualité précieuse dans certaines situations, permettant de naviguer avec plus de prudence et d'efficacité.

Nous connaissons tous des personnes qui ont un don pour éviter les problèmes, et plus encore, pour gérer certaines situations. Nous avons peut-être eu des expériences avec ce type de personne qui ne s’engage jamais et refuse de prendre des décisions.

Nous pouvons facilement classer ces personnalités comme des « évitants ». Le plus difficile, c’est pour ceux qui se retrouvent dans cet automatisme de ne pas se confronter aux différentes situations de leur vie. Il y a une sensation de rater des occasions et de ne pas avoir saisi les opportunités quand d’autres, d’après eux, ne se posent pas de questions, ou, à minima, osent entrer dans la boucle d’action.

Ce que je partage souvent avec les consultants qui ont cette facette de personnalité (comme souvent avec ce que le monde peut considérer comme des défauts), c’est qu’il y a une expertise dans ce qui est mis en place. Éviter et esquiver n’est pas donné à tout le monde. Certains sont programmés, par exemple, en réactance et ne vont faire qu’agir, mais souvent se casser la tête contre un mur parce qu’ils n’ont aucune capacité à prendre du recul.

Les évitants sont excellents pour prendre du recul, même si parfois c’est un peu trop. De plus, ils ont la capacité de se dire que si les choses ne vont pas comme ils le souhaitent, ils ne perdent pas leurs compétences, même s’ils sont au cœur de l’action. Au contraire, ils vont pouvoir être insaisissables si vraiment les choses ne se passent pas comme prévu.

Paradoxalement, une fois engagé, un « évitant » n’a pas moins de réussite ou de satisfaction. Il sera plus volatile et possiblement plus à même de voir ce qui ne va pas, et là encore, c’est une bonne chose. Il voit ce qui l’échaude et peut dès lors apporter une plus-value dans de nombreuses situations.

Éviter est une qualité dans beaucoup de sports. Il faut juste y associer une contre-attaque ou, au contraire, une compétence à se dépêtrer d’un problème, pour se rendre compte que cela peut aussi être une qualité.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #344: The Qualities of Avoidance

We all know people who have a gift for avoiding problems, and even more so, for managing certain situations. We may have had experiences with this type of person who never commits and refuses to make decisions.

We can easily classify these personalities as « avoiders. » The most difficult thing is for those who find themselves in this automatism of not confronting the different situations of their life. There is a feeling of missing opportunities and not having seized opportunities when others, according to them, do not ask themselves questions, or, at the very least, dare to enter the action loop.

What I often share with consultants who have this facet of personality (as often with what the world may consider flaws), is that there is an expertise in what is put in place. Avoiding and dodging is not for everyone. Some are programmed, for example, in reactance and will only act, but often bang their heads against a wall because they have no ability to take a step back.

Avoiders are excellent at taking a step back, even if sometimes it’s a little too much. Moreover, they have the ability to tell themselves that if things don’t go as they want, they don’t lose their skills, even if they are at the heart of the action. On the contrary, they will be able to be elusive if things really don’t go as planned.

Paradoxically, once engaged, an « avoider » has no less success or satisfaction. He will be more volatile and possibly more able to see what is wrong, and again, this is a good thing. He sees what is bothering him and can therefore bring added value in many situations.
Avoiding is a quality in many sports. You just have to combine it with a counterattack or, on the contrary, a skill to get out of a problem, to realize that it can also be a quality.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #225 : S’interroger sur ce que nos comportements compensent

Nous sommes des êtres de compensations. Nous le sommes physiquement : quand nous nous blessons, nous trouvons un autre moyen de faire nos tâches quotidiennes ; et psychiquement : quand nous n’obtenons pas ce que nous souhaitons/désirons, nous créons un autre circuit pour nous rapprocher d’un état de satisfaction.

Nous n’aimons pas particulièrement la frustration, l’impossibilité d’obtenir ce que nous souhaitons, ce qui fait que nous mettons en place des stratégies pour que cette souffrance soit la moins intense possible et que nous puissions entrer dans un état « OK ».

C’est souvent parce que nos compensations vont vers ce qu’il y a de moins énergivore que nous adoptons des attitudes qui nous ruinent la vie. Nous allons boire, manger, nous droguer de différentes façons. Nous cherchons ce qui nous demande le moins d’effort et une réponse si possible rapide pour ne pas rester dans un état que nous ressentons comme déséquilibré.

Nous ne sommes pas dans une sensation de justesse et, paradoxalement, nous décidons de compenser le déséquilibre dans un autre sens, avec des conséquences qui souvent ne sont pas immédiates, donc peuvent sembler acceptables. Je bois mon petit verre après un stress au boulot et, comme je ne contracte pas une cirrhose dans la demi-heure, je peux en prendre d’autres. Au pire, je suis ivre et le lendemain, j’ai la gueule de bois, mais je ne me sens plus en déséquilibre.

Une des stratégies en hypnose et en autohypnose est d’aller voir ce que nous compensons et tenter d’apprendre à gérer cette source qui semble de toute façon intarissable. Nous sommes en général, dans nos comportements, la somme des compensations que nous avons construites. Parfois suite à des blessures et traumatismes, parfois par simple mauvaise habitude et facilité dans notre quotidien.

Si, à mes yeux, nous devons faire sans cesse, jusqu’à notre mort, des efforts pour justement nous comprendre et le cas échéant entreprendre un rééquilibrage de nous-mêmes, cela est particulièrement coûteux intérieurement. De plus, comme beaucoup de “rééducation”, il n’est pas dit que les résultats nous satisfassent.

Petit à petit, observez-vous dans vos façons de vivre pour voir comment vous compensez. Vous allez vous rendre compte que parfois une blague ou interrompre une conversation est aussi un moyen de compenser un manque de confiance en vous ou une peur d’être démasqué sur un sujet ou un autre.

Devenons des experts de la compensation pour commencer à trouver les solutions les plus adaptées pour compenser de manière constructive.

#compensation #frustration #pattern #autohypnose #hypnose #automatisme

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections by Pank / Snapshot #225: Questioning What Our Behaviors Compensate For

We are beings of compensation. We compensate physically: when we get injured, we find another way to perform our daily tasks; and mentally: when we don’t get what we wish/desire, we create another pathway to achieve a state of satisfaction.

We particularly dislike frustration, the inability to obtain what we want, which leads us to devise strategies to make this suffering as minimal as possible and to achieve an « OK » state.

Often, because our compensations lean towards what is least energy-consuming, we adopt behaviors that ruin our lives. We turn to drinking, eating, and various forms of drug use. We seek what requires the least effort and a quick response to avoid staying in a state that we feel is imbalanced.

We don’t feel a sense of rightness, and paradoxically, we decide to compensate for the imbalance in another direction, with consequences that often aren’t immediate and thus seem more acceptable. I have a drink after a stressful day at work, and since I don’t get cirrhosis within half an hour, I can have more. At worst, I get drunk and the next day I have a hangover, but I no longer feel out of balance.

One of the strategies in hypnosis and self-hypnosis is to explore what we are compensating for and try to manage this source, which seems inexhaustible anyway. Generally, our behaviors are the sum of the compensations we have built up. Sometimes they result from injuries and traumas, sometimes from simple bad habits and conveniences in our daily lives.

In my view, we must continually make efforts until we die to understand ourselves and, if necessary, undertake a rebalancing of ourselves, but this is particularly costly internally. Moreover, like much “re-education,” it’s not guaranteed that the results will satisfy us.

Gradually observe yourself in your ways of living to see how you compensate. You will realize that sometimes a joke or interrupting a conversation is also a way of compensating for a lack of confidence or a fear of being exposed on one subject or another.

Let’s become experts in compensation to start finding the most suitable solutions for constructive compensation.

#compensation #frustration #pattern #selfhypnosis #hypnosis #automaticbehavior

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #223 : Aurais-je pu être résistant ?

Aujourd’hui, nous commémorons l’appel du 18 juin. Quand je réfléchis aux guerres, et particulièrement à la Seconde Guerre mondiale, je me dis que je n’aurais probablement pas été d’une grande utilité pour le monde. Depuis des années, je pense que si j’avais eu du courage, j’aurais été tué dès le début du conflit.

Soyons honnêtes, j’ai vécu une vie formidable et tout ce qui pourrait arriver après serait moins bien. Imaginez, et malheureusement c’est facile à faire en ce moment, passer l’après-guerre à reconstruire un pays en ruines, comme c’est le cas en Palestine ou en Ukraine (et aussi en Syrie). Quoi qu’il en soit, cela serait la fin d’une vie marquée presque uniquement par des épreuves physiques et psychiques.

Ce qui est intéressant, c’est d’entendre dire que notre peuple français, que j’aime particulièrement, pense qu’il aurait été résistant, alors que pendant le confinement total de la pandémie, 90 % des appels à la police étaient pour dénoncer des personnes qui sortaient de chez elles. Cela donne à réfléchir sur l’image que nous avons de nous-mêmes et sur la réalité dans des périodes de stress modéré (où il suffisait de rester chez soi).

Imaginez maintenant que si vous ne répondez pas à des questions, ou à la moindre dénonciation, au moindre doute, vous soyez emprisonné et torturé… pensez-vous vraiment que vous iriez vaillamment à la mort ? Quand on parle de Jean Moulin, s’il est si célèbre, c’est parce qu’il était un être exceptionnel.

Alors, comment savoir si nous aurions pu résister ? Je ne parle pas des prétendus résistants de fin de conflit, mais de ceux qui, pendant 3, 4 ou 5 ans, ont tenté de survivre, de transmettre des informations, de saboter, d’oser s’engager chaque jour dans un projet qui pourrait échouer. Il est facile de dire que nous aurions été des héros, mais nous avons une vision rétrospective ; nous savons combien de temps cela a duré.

Mettez-vous dans la situation du conflit ukrainien ; nous n’avons aucune idée de combien de temps cela peut durer, peut-être 5 ans, peut-être 10… Résister quelques jours, quelques semaines ou même quelques années, mais voir le danger, la mort, les routines du quotidien de guerre écraser la « sécurité relative », c’est complexe.

Et vous, pensez-vous réellement que vous auriez pu être un résistant actif du début à la fin du conflit ?

#guerre #appel18juin #CharlesdeGaulle #résistant #mort #stress #peur #décision

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #223: Could I Have Been a Resistor?

Today, we commemorate the call of June 18th. When I think about wars, especially World War II, I always tell myself that I probably wouldn’t have been particularly useful to the world. For years, I’ve thought that if I had the courage, I would have been killed early in the conflict.

Let’s be honest, I’ve had a wonderful life and anything that might happen afterward would only be worse. Imagine, and unfortunately, it’s easy to do so right now, spending the post-war period rebuilding a country in ruins, like what we see in Palestine or Ukraine (and Syria too). Whatever happens, it would be the end of a life marked almost entirely by physical and psychological hardships.

What’s interesting is hearing that our French people, whom I particularly love, think they would have been resistors, while during the total lockdown of the pandemic, 90% of the calls to the police were to report people who were going out. It makes you think about the image we have of ourselves and see the reality in periods of moderate stress (where we just had to stay at home).

Now imagine if you don’t answer questions, or at the slightest report, the slightest doubt, you are imprisoned and tortured… do you really think you would go valiantly to your death? When we talk about Jean Moulin, if he is so famous, it’s because he was an exceptional being.

So, how can we know if we could have resisted? I’m not talking about the so-called resistors at the end of the conflict, but about those who tried to survive for 3, 4, or 5 years, to pass on information, to sabotage, to dare each day to engage in a project that might fail. It’s easy to say we would have been heroes, but we have a retrospective vision; we know how long it lasted.

Put yourself in the situation of the Ukrainian conflict; we have no idea how long it might last, maybe 5 years, maybe 10… Resisting a few days, weeks, or even years but seeing the danger, death, the routines of everyday war crush the « relative safety, » it’s complex.

And you, do you really think that you could have been an active resistor from the beginning to the end of the conflict?

#war #june18thcall #CharlesdeGaulle #resistor #death #stress #fear #decision

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #220 : Réapprendre à se contenter

Nous avons plus, et encore davantage. Même les personnes qui ont peu peuvent, à travers le numérique, ressentir une forme d’abondance. Des contenus, des sons, des découvertes ou des rencontres. Le monde est à portée de portable, mais nous ne sommes plus aptes à savoir quoi décider, choisir, et finalement y prendre plaisir.

Nous vivons aujourd’hui dans une opulence qui ne nous satisfait pas, alors nous pensons que ce que nous n’avons pas encore sera automatiquement ce qui nous fera réellement plaisir, que c’est ce qui nous aura manqué et que ces objets, qu’ils soient réels ou non, sont la clé de notre bonheur.

Je me souviens d’un des constats de Bohler dans un de ses livres : il partage l’idée que le striatum dans le cerveau est à l’origine de notre envie de toujours plus. Et comment pourrions-nous être bien, voire heureux, si nous ne sommes même pas capables de nous satisfaire de ce que nous avons ? De plus, avec des discours consuméristes, tant psychiques que matériels, qui parlent d’un développement toujours plus important, quand allons-nous simplement apprécier nos limites ?

Vous le savez, je suis de ceux qui prônent le pouvoir limité de nos êtres. Juste parce que nous ne pouvons pas tout, nous pouvons apprendre et développer une compétence pour nous satisfaire. Une stratégie souvent oubliée parce que cela demande un effort de nous vers les objets, les personnes ou les événements, et non l’inverse : le « ça » qui doit nourrir ou combler quelque chose en nous.

Nous pouvons attendre longtemps pour que les biens et les humains nous apportent pleine satisfaction. Par contre, nous pouvons nous exercer à devenir plus conscients de la chance d’un instant, d’un moment, d’un partage, ou de vivre quelque chose dans notre journée qui nous rend au moins OK.

Se satisfaire nous amène à nous contenter. Aujourd’hui, c’est devenu une injure, un manque de grandeur, c’est s’empêcher de réaliser son évolution ou son merveilleux. Mais pour moi, c’est simplement admettre notre petitesse, reprendre notre place et ne pas en chercher une autre, et exploiter au maximum ce qu’elle nous apporte.

Et pour le peu que je sois écolo (et franchement je ne le suis pas du tout), c’est aussi cette idée qu’il peut y avoir plus de qualité et de satisfaction dans le « moins mais peut-être mieux » pour nos besoins. Réapprendre à se contenter, c’est aussi offrir une meilleure écoute de ce que nous souhaitons et investir dans des choses (relations, travaux, ou objets) que nous n’allons pas simplement consommer, mais que nous allons faire fructifier et se développer vers ce qui nous semble bon.

#consommation #désir #envie #contentement #satisfaction #limité #pouvoirlimité #discipline #effort #hypnofighter

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #220: Relearning to Be Satisfied

We have more, and still more. Even those who have little can, through digital means, feel a form of abundance. Content, sounds, discoveries, or encounters. The world is at our fingertips, yet we are no longer able to decide what to choose and ultimately enjoy it.

Today, we live in an opulence that does not satisfy us, so we think that what we haven’t yet obtained will automatically be what truly pleases us, that it’s what we’ve been missing, and that these objects, whether real or not, are the key to our happiness.

I remember one of Bohler’s observations in one of his books: he shares the idea that the striatum in the brain is the origin of our desire for always more. And how could we be well, or happy, if we are not even capable of being satisfied with what we have? Moreover, with consumerist discourses, both mental and material, talking about ever-greater development, when will we simply appreciate our limits?

You know, I am one of those who advocate for the limited power of our beings. Just because we cannot do everything, we can learn and develop a skill to satisfy ourselves. A strategy often forgotten because it requires an effort from us towards objects, people, or events, and not the other way around: the « it » that must nourish or fill something in us.

We can wait a long time for goods and people to bring us full satisfaction. However, we can practice becoming more aware of the fortune of an instant, a moment, a sharing, or experiencing something in our day that makes us at least OK.

Being satisfied leads us to be content. Today, this has become an insult, a lack of grandeur; it’s preventing oneself from realizing one’s greatness or wonder. But for me, it’s simply about admitting our smallness, taking our place and not seeking another, and making the most of what it offers us.

And for the little that I am eco-conscious (and frankly, I am not at all), it’s also this idea that there can be more quality and satisfaction in « less but maybe better » for our needs. Relearning to be content is also about offering better listening to what we wish for and investing in things (relationships, work, or objects) that we won’t just consume, but that we will nurture and develop towards what seems good to us.

#consumption #desire #wish #contentment #satisfaction #limited #limitedpower #discipline #effort #hypnofighter

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #219 : Le récit des politiques 

Il est intéressant d’observer la politique. J’apprécie cela, mais j’avoue ne plus croire ni adhérer à certaines tendances. Je vote par principe, mais je ne fais pas confiance aux récits vendus par les politiciens. Il est évident que les faits sont souvent bien loin des discours.

Nous-mêmes, nous nous racontons des histoires sur tout : nos problèmes, nos succès, nos attentes, etc. Si quelqu’un nous propose un récit commun avec lequel nous nous identifions, qui répond à nos « valeurs », nous y adhérons et pouvons même propager ces récits. Cela se voit clairement avec la politisation des réseaux sociaux, comme si en relayant nous participions à une avancée des storytellings.

Revenant aux faits, presque aucun parti depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale n’a réalisé les promesses de ses discours. Vous avez sûrement entendu ces dernières semaines des discours contre les extrêmes et le danger pour l’Europe.

Cependant, les faits montrent que la victoire du RN et la montée des droites dures en Europe ne changent rien au Parlement Européen. Nous n’avons aucun pouvoir autre que nos votes, alors nous aimons à penser que notre vote, qui nourrit un récit, compensera notre impuissance face à un système que nous « subissons ».

Les récits nourrissent l’imagination et peuvent même déstabiliser certains fanatiques qui veulent confirmer leurs fantasmes, comme nous l’avons vu avec des fans de Trump/QAnon qui attendaient à Dallas la résurrection de Kennedy Jr.

La politique arrive parfois à influencer autant que les religions ou les cultes. En écrivant cet article, j’écoute la radio et j’entends dire à chaque minute qu’une dissolution est un choc. Les mots amorcent déjà de nouveaux récits qui vont influencer, créer des émotions et des attentes.

En réalité, ce sont juste deux jours où nous allons voter, ce qui en résultera n’est que supposition, ouverte à des histoires potentielles que nos politiciens exploiteront pour nourrir nos imaginations.

#récit #storytelling #histoire #politique #imagination #manipulation #mensonge

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #219: The Narrative of Politics

It’s interesting to observe politics. I enjoy it, but I must admit that I no longer believe in or adhere to certain trends. I vote on principle, but I do not trust the narratives sold by politicians. It is evident that facts are often far from their speeches.

We tell ourselves stories about everything: our problems, our successes, our expectations, etc. If someone proposes a common narrative with which we identify, one that aligns with our « values, » we embrace it and might even propagate these narratives. This is clearly seen with the politicization of social networks, as if by sharing, we participate in advancing storytelling.

Returning to the facts, almost no party since the end of World War II has fulfilled the promises of its speeches. You have surely heard the recent speeches against the extremes and the danger for Europe.

However, the facts show that the victory of the National Rally (RN) and the rise of hard-right movements in Europe change nothing in the European Parliament. We have no power other than our votes, so we like to think that our vote, which feeds a narrative, will compensate for our powerlessness against a system we « endure. »

Narratives nourish the imagination and can even destabilize some fanatics who want to confirm their fantasies, as we saw with Trump/QAnon fans waiting in Dallas for the resurrection of Kennedy Jr.

Politics can sometimes influence as much as religions or cults. While writing this article, I listen to the radio and hear every minute that a dissolution is a shock. The words already begin new narratives that will influence, create emotions, and expectations.

In reality, these are just two days when we will vote, and what will result is nothing but speculation, open to potential stories that our politicians will exploit to feed our imaginations.

#narrative #storytelling #history #politics #imagination #manipulation #lie

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #217 : Le motard qui déteste la moto

C’est les beaux jours, la plupart des motards sont heureux de ressortir leurs montures rutilantes et rugissantes, mais moi, je me dis tous les jours, quelle galère. Il est amusant de voir comment même une contrainte choisie est plus acceptable que des contraintes imposées.

Pour beaucoup, la moto c’est la liberté, les bonnes sensations; pour moi, c’est éviter les accidents et gagner du temps. Quand on parle d’état d’esprit, je trouve que le monde de la moto est une belle école.

La plupart du temps, les motards sont très grégaires; nous avons nos codes, nous partageons quotidiennement les routes. On s’arrête quand un motard a un problème, même si, comme moi, je ne sers strictement à rien. Quand je discute avec les motards, j’ai l’impression qu’ils vivent des sensations ou des émotions que je ne capte pas du tout.

Il faut dire que mon circuit, c’est le périphérique parisien, donc autant dire que ce n’est pas gagné, puis les autoroutes d’Île-de-France, tout aussi bouchées. Pas de vastes plaines, pas d’odeur des pins qui chauffent au soleil, simplement des tonnes de pollution que je respire quotidiennement depuis que je suis en mobylette.

Quand on parle de vitesse, je me dis que je ne maîtrise que dalle, alors pourquoi irais-je vite, à part le soir sur une ligne droite sans voiture ? Les courbes, les angles, les reprises ? Mais pas besoin, je suis entre les voitures qui peuvent en un instant déboîter tout en continuant leur live sur TikTok.

Être motard, c’est anxiogène; tous les jours, je me dis, “surtout, je ne me fais pas éclater”, j’évite les tentatives un peu osées, je veux rester en un seul morceau pour m’entraîner. Vous me direz, fais de grandes balades, tu vas voir du paysage… mais pour faire quoi ? Techniquement, je suis trop naze pour gérer ma moto et après un moment, j’ai le popotin en désaccord.

De plus, une année comme celle qu’on vit, c’est tous les jours être trempé, aller comme retour. D’ailleurs, ils sont où les fans de motos quand il y a un temps dégueulasse ? Parce que statistiquement les adorateurs de motos, ils le sont parce que c’est un hobby, un loisir, pas un outil qui te mène d’un point A à un point B avec un temps limité.

Bref, on peut être motard et détester faire de la moto mais continuer parce que passer 2 heures aller et retour sur les routes… c’est pas possible 🙂

#moto #passion #route #motard #gaindetemps #décision #Paris

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #217: The Biker Who Hates Biking

It’s the beautiful days, most bikers are happy to roll out their shiny, roaring mounts, but me, I think every day, what a hassle. It’s funny to see how even a chosen constraint is more acceptable than imposed constraints.

For many, the bike is freedom, good vibes; for me, it’s about avoiding accidents and saving time. When it comes to mindset, I find that the world of biking is a great school.

Most of the time, bikers are very gregarious; we have our codes, we share the roads daily. We stop when a biker has a problem, even if, like me, I’m utterly useless. When I talk with bikers, I get the impression they experience sensations or emotions that I don’t catch at all.

It must be said that my circuit is the Paris ring road, so it’s definitely not easy, then the highways of Île-de-France, just as congested. No vast plains, no smell of pines heating in the sun, just tons of pollution that I breathe daily since I’ve been on a moped.

When it comes to speed, I think that I don’t control anything, so why would I go fast, except maybe at night on a straight road without cars? The curves, the angles, the recoveries? But no need, I’m between cars that can change lanes instantly while continuing their live on TikTok.

Being a biker is anxiety-inducing; every day, I think, “especially, I do not get smashed,” I avoid slightly risky attempts, I want to stay in one piece to train. You might say, go on long rides, you’ll see some landscapes… but to do what? Technically, I am too lousy to handle my bike and after a while, my bottom disagrees.

Moreover, a year like the one we’re living, it’s being soaked every day, both ways. Besides, where are the motorcycle fans when the weather is nasty? Because statistically, the lovers of motorcycles are so because it’s a hobby, a leisure activity, not a tool that takes you from point A to B with limited time.

In short, one can be a biker and hate riding but continue because spending 2 hours back and forth on the roads… it’s not possible 🙂

#bike #passion #road #biker #timesaver #decision #Paris

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #215 : Les écrits restent encore…

C’est une ère où tout est numérique, une ère dans laquelle les vidéos ont semble-t-il supplanté l’écrit. On préfère faire des vocaux plutôt que de prendre le temps de mettre trois mots ou de téléphoner; nous préférons tout enregistrer et mettre en ligne.

Nous sommes dans une consommation excessive des médias sociaux et les outils de communication changent, puis s’imposent dans nos vies. Je me suis demandé l’an passé, après avoir partagé un paquet de vidéos, si le plus intéressant ne serait pas d’écrire. Revenir à un outil un peu plus basique, qui pour certains va demander un peu plus d’effort que de mettre une vidéo en fond pendant qu’ils font autre chose.

Donc, pendant un an quotidiennement, je vous ai proposé des réflexions avec une vision d’hypnotiste d’un côté et des partages sur les arts martiaux. Des textes suffisamment courts pour que je puisse les partager sur des plateformes où on est très rapidement limité.

D’ailleurs, n’est-il pas étonnant que nous puissions mettre 10 à 60 minutes de vidéos sur des plateformes comme LinkedIn ou Instagram mais ne pas dépasser 2500 caractères ? Pourquoi le verbe écrit aurait-il moins d’impact ? Parce que nous devons prendre quelques minutes de notre temps pour nous centrer sur quelque chose ? Alors que les audios et vidéos continuent à nourrir notre difficulté à nous concentrer ?

Après un peu plus de 400 réflexions, je me rends compte qu’il y a plus de retours construits et de partages intéressants que sur la plupart des vidéos que je produis depuis 10 ans. De plus, les textes vivent plus longtemps, comme si des semaines et des mois plus tard, il y avait encore des remarques et réflexions qui émergent, relançant parfois la thématique.

Je constate que c’est vraiment une bonne chose. Est-ce que ce sont les algorithmes, est-ce que c’est l’instinct de l’humain vis-à-vis de cette communication primitive au travers de la lecture ? En tout cas, c’est comme si les écrits continuaient de rester alors que les paroles (audios et vidéos) s’envolent plus rapidement. À moins qu’ils ne deviennent un mème, mais ça devient un phénomène de pop culture.

Pour l’auteur, même si ce ne sont que quelques mots, la construction ne se fait pas de la même façon qu’une vidéo improvisée. Les idées synthétisées doivent être partagées de façon à ouvrir une idée ou une curiosité en quelques lignes. Le processus cognitif est amusant et pour ceux qui peuvent, n’hésitez pas à le faire pour votre communauté mais aussi simplement pour vous et pour ce que cela peut vous apporter de bon.

#communication #vidéo #constance #répétition #écriture #partage #diffusion #bases #lesécritsrestent

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #215: The Written Word Still Endures…

We are in an era where everything is digital, an era in which videos seem to have supplanted writing. We prefer to send voice messages rather than take the time to write a few words or make a phone call; we prefer to record everything and upload it online.

We are excessively consuming social media, and communication tools are changing and then imposing themselves in our lives. Last year, after sharing a lot of videos, I wondered if it might be more interesting to write. To return to a slightly more basic tool, which for some will require a bit more effort than playing a video in the background while they do something else.

So, for a year daily, I have been offering you reflections with a hypnotist’s vision on one hand and shares on martial arts on the other. Texts short enough for me to share on platforms where we are quickly limited.

Isn’t it surprising that we can upload 10 to 60-minute videos on platforms like LinkedIn or Instagram but cannot exceed 2500 characters? Why would the written word have less impact? Because we need to take a few minutes of our time to focus on something? While audio and video continue to feed our difficulty concentrating?

After a little over 400 reflections, I realize that there is more constructive feedback and interesting sharing than in most of the videos I have been producing for 10 years. Moreover, texts live longer, as if weeks and months later, there are still comments and reflections emerging, sometimes reigniting the theme.

I find this really a good thing. Is it the algorithms, or is it the human instinct regarding this primitive form of communication through reading? In any case, it is as if the written word continues to endure while spoken words (audio and video) quickly fade away. Unless they become a meme, but that turns into a pop culture phenomenon.

For the author, even if it’s just a few words, the construction is not the same as an improvised video. The synthesized ideas must be shared in such a way as to open up an idea or curiosity in a few lines. The cognitive process is amusing, and for those who can, do not hesitate to do it for your community but also simply for yourself and for the good it can bring you.

#communication #video #consistency #repetition #writing #sharing #distribution #basics #thewrittenwordendures

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #214 : Rester comme vous êtes

Il est souvent difficile en cabinet de faire comprendre à mes partenaires que mon point de vue est que nous ne changeons pas fondamentalement. Cela fait partie de mon cadre de travail et de la prestation que je propose. Je ne vois pas de changement profond, juste des « évolutions » en surface. Je sais que pour beaucoup, je chipote, mais la plupart du temps, dans les nouveaux comportements, nous exploitons nos modèles et schémas habituels, mais dans une nouvelle orientation.

Nous offrons donc à nos consultants la possibilité de se rendre compte qu’ils ont réellement des potentiels présents à exploiter dans un autre sens. C’est comme si nous étions pleins d’outils, mais que nous n’utilisions que rarement le bon pour les différentes tâches que nous avons au quotidien. Parfois, nous allons dans des forcings, parfois nous abandonnons.

L’accompagnement nous montre que l’habitude d’utiliser tel ou tel outil pour une situation n’a pas de sens, mais que c’est un automatisme qui avant ne portait pas trop préjudice. Si maintenant ils sont dans un cabinet, c’est que le bénéfice de ce fonctionnement est inférieur à la perte que cela engendre.

Quand les praticiens parlent de ressources, c’est ce que nous exploitons en nous et réorientons. Dans un second temps, il faut admettre aussi nos défauts, et vous pouvez faire ce que vous voulez, mais au-delà du masque, vos défauts resteront vos talons d’Achille. Par exemple, je suis un gars qui s’énerve pour rien et qui peut être violent. Je ne deviendrai jamais calme au sens où l’entend une société ou pacifique, mais je peux utiliser ce que je suis pour mon travail, mes passions et tout ce que je mets en place.

Venir pour changer, c’est nier que nous sommes à la fois bons et moins bons. Vouloir effacer nos aspérités ne sert à rien parce que vous serez toujours à deux doigts de faire exploser le vernis illusoire que vous portez. Il est préférable de se connaître, et l’accompagnement est un bon moyen pour cela : se tolérer puis s’accepter afin de mieux utiliser ce qui nous constitue, avec parfois ce sourire quand nous retombons dans nos fonctionnements moins constructifs.

#changement #accompagnement #être #patterns #automatisme #outils #ressources #hypnose #hypnothérapie

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #214: Stay as You Are

It is often difficult in my practice to make my partners understand that my point of view is that we do not fundamentally change. This is part of my framework and the service I offer. I do not see profound change, just surface « evolutions. » I know many think I am nitpicking, but most of the time in new behaviors, we end up using our usual models and patterns, just in a new direction.

We offer our clients the opportunity to realize that they have real potentials to exploit in a different direction. It’s as if we were full of tools but rarely used the right one for the various tasks we have daily. Sometimes we force things, sometimes we give up.

Guidance shows us that the habit of using a particular tool for a situation makes no sense, but it is an automatic response that previously did not cause much harm. If they are now in a practice, it is because the benefit of this behavior is less than the loss it causes.

When practitioners talk about resources, this is what we exploit within us and reorient. Secondly, we must also admit our flaws, and you can do what you want, but beyond the mask, your flaws will remain your Achilles’ heel. For example, I am a guy who gets angry for no reason and can be violent. I will never become calm in the sense that society understands it, or peaceful, but I can use who I am for my work, my passions, and everything I put in place.

Coming to change is to deny that we are both good and less good. Wanting to erase our rough edges is useless because you will always be on the verge of breaking the illusory veneer you wear. It is better to know yourself, and guidance is a good way to do this: to tolerate oneself, then to accept oneself to better use what constitutes us, sometimes with a smile when we fall back into our less constructive behaviors.

#change #guidance #being #patterns #automaticity #tools #resources #hypnosis #hypnotherapy

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #211 : Chaque génération à sa place

Hier, je discutais avec Dao à midi, puis à l’entraînement avec mes amis Serge et Michael, tous les trois quadras-quinquas. Ce qui est assez amusant, c’est de voir qu’ils ont parfois du mal à se voir vieillir par rapport aux nouvelles générations. Peut-être est-ce le fait d’être parents et de pouvoir “suivre” leurs jeunes, ce qui leur donne l’impression d’être connectés à leur façon de fonctionner.

Depuis l’Antiquité, on trouve des discours critiques des anciennes générations envers les jeunes générations (rien ne le prouve, mais on aime attribuer à Socrate la citation : « Les enfants d’aujourd’hui sont des tyrans. Ils contredisent leurs parents, gobent leur nourriture, et tyrannisent leurs enseignants. »).

En discutant, je leur ai partagé une idée qui me trotte dans la tête depuis quelque temps : le fait que nous, génération X voire début Y, ne sommes pas faits pour comprendre ou adhérer à la génération Z et à l’Alpha qui arrive. Je me suis aperçu en parlant avec mes consultants et les différentes générations qui viennent au dojo que, bien que nous puissions comprendre les points de vue des autres générations (surtout dépassé 2 générations d’écart), nous aurons beaucoup plus de difficulté à y adhérer.

La raison est simple : nous avons été éduqués avec les valeurs et croyances d’une génération précédente, et nous nous sommes structurés autour d’un mode de pensée et de comportements que nous avons dû adapter à notre ère et à nos problèmes générationnels. Comme la vie à l’école, dans les médias, la culture et autres ne cessent de changer, nous avons de la difficulté, voire une incapacité, à comprendre les comportements et la logique des périodes actuelles.

Nous sommes tous déjà un peu obsolètes. La génération X et Y a pourtant tenté de maintenir un pont qui a donné lieu à une adulescence ou des adultes-enfants, mais les faits du quotidien, les obligations et les structures éducatives reprennent le dessus. Pour la grande majorité, la baisse d’énergie due à l’âge, les responsabilités (sociales, familiales, professionnelles) limitent la faculté à rester progressif dans ses comportements et idées.

Inconsciemment, chaque génération est plus ou moins conservatrice, et c’est pour cette raison que les X comprennent les références et discours/humour de leur génération, qui seront considérés comme insultants et rétrogrades par la génération Z. Tout cela est normal. Il est juste utile de se rappeler que nous ne serons et ne vivrons jamais ce que subissent les nouvelles générations, de la même manière que ces dernières n’auront qu’une idée historique de ce que nous avons vécu.

Gardons des “transactions” entre générations, mais n’attendons pas autre chose qu’une courtoisie et une volonté de compréhension plutôt qu’une assimilation quasi impossible (je reste toujours sur le 20/80, possiblement nous pourrions nous lier avec 20% de la nouvelle génération, mais pour la majorité non).

#génération #GenX #GenY #GenZ #communauté #effort #énergie #pattern #culture #cadre #place

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #211: Each Generation in Its Place

Yesterday, I had a conversation with Dao at noon, and later during training with my friends Serge and Michael, all three in their forties or fifties. What’s quite amusing is to see that they sometimes struggle with seeing themselves age compared to the new generations. Maybe it’s because they are parents and can “follow” their youngsters, thus feeling connected to their way of functioning.

Since Antiquity, there have been critical discourses from older generations towards younger ones (nothing proves it, but we like to attribute to Socrates the quote: « The children now love luxury; they have bad manners, contempt for authority; they show disrespect for elders and love chatter in place of exercise. »).

While discussing, I shared with them an idea that has been on my mind for some time: that we, generation X or early Y, are not made to understand or adhere to generation Z and the upcoming Alpha. I realized while talking with my consultants and the different generations that come to the dojo, that although we can understand the viewpoints of other generations, we will have much more difficulty adhering to them.

The reason is simple: we were educated with the values and beliefs of a previous generation, and we structured ourselves around a mode of thinking and behaviors that we had to adapt to our era and generational problems. As life in schools, media, culture, and other areas constantly change, we have difficulty, or even an inability, to understand the behaviors and logic of the current periods.

We are all already somewhat obsolete. Generation X and Y have tried to maintain a bridge, which has resulted in an extended adolescence or adult-children, but the facts of daily life, obligations, and educational structures take over. For the majority, the drop in energy due to age, responsibilities (social, familial, professional) limits the ability to remain progressive in behaviors and ideas.

Unconsciously, each generation is more or less conservative, and this is why Xs understand the references and humor of their generation, which will be considered insulting and retrograde by generation Z. This is all normal. It is just useful to remember that we will never experience what the new generations go through, just as they will only have a historical idea of what we have lived.

Let’s keep “transactions” between generations, but let’s not expect anything more than courtesy and a willingness to understand rather than an almost impossible assimilation (I still hold onto the 20/80, possibly we could connect with 20% of the new generation, but not with the majority).

#generation #GenX #GenY #GenZ #community #effort #energy #pattern #culture #framework #place

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #210 : La difficulté de changer les récits

Pour faire suite à la vidéo de ce matin : https://youtu.be/Ki19X7wHEFY, je partageais l’idée que nous sommes souvent sujets à des biais qui nous font rapidement construire des récits plutôt que de nous en tenir aux faits. Cela amène à penser que le “réel” des autres est rarement celui que nous pouvons constater nous-mêmes.

Il arrive souvent que nous ayons des ambitions assez démesurées, comme vouloir changer un groupe, une idéologie, un fonctionnement, voire pour les plus rêveurs, le monde. Pourtant, nous pouvons constater au quotidien qu’il est déjà particulièrement difficile de changer notre propre interprétation des faits. Commencer à croire que nous pourrions le faire pour des groupes sociaux est quasiment impossible.

Nous avons bien vu dans l’histoire, plus ou moins tragique, que les personnes qui ont influencé pour le pire ou pour le meilleur étaient des conteurs. Ils vendaient un fait certes novateur ou puissant, ou un monde, une envie, un besoin ou une solution. Cela va des idéologies politiques comme le nazisme ou le communisme aux produits d’Apple.

Les faits sont de la pâte à modeler pour les idées, afin d’en faire des histoires qui vont toucher les émotions, les pensées et les sensations. C’est une session d’hypnose que de faire percevoir un événement à travers un filtre qui va suffisamment stimuler le corps et l’esprit pour que nous ne souhaitions voir et adhérer qu’à cette idée qui est stimulante, apaisante voire confortable.

Comme je vous le partageais ce matin, il y a une chose assez classique en hypnose : celle de laisser le consultant dans une transe où il est en contact avec un lui alternatif, un Doppelgänger (Brut Goldman en Quantum Jumping). Souvent, on suggère que c’est une personne qui a vécu d’autres choses parce qu’elle a pris d’autres décisions.

Le problème avec ce modèle, c’est qu’il est difficile d’adhérer à un “et si” qui n’est pas une réalité. Les faits de nos histoires ne s’effacent pas. Par contre, nous pouvons facilement et vous pouvez le faire instantanément, demander de ne pas interpréter les faits du passé ou du présent avec le filtre mental, sensitif ou émotionnel actuel.

En somme, nous avons la possibilité n’importe où et n’importe quand d’adopter un filtre plus joyeux, plus intellectuel, plus spirituel (on en revient aux submodalités) et de revoir les faits avec cette grille d’interprétation. De la personne que nous pensons être dans l’instant, nous devenons automatiquement une autre personne. Certes, c’est énergivore, non naturel, et on se bat avec les récits automatisés, mais nous ne sommes plus celui qui interprète les événements de son histoire avec colère, mais devenons celui qui interprète avec courage.

Nous ne vivons un “réel” illusoire non pas à cause des mensonges du monde, mais à cause de nos simples biais et récits intérieurs.

#récit #storytelling #fresque #fait #évènement #illusion #options

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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 Reflections of Pank / Snapshot #210: The Difficulty of Changing Narratives

Following up on this morning’s video: https://youtu.be/Ki19X7wHEFY, I shared the idea that we often fall into biases that lead us to quickly construct narratives rather than sticking to the facts. This suggests that the « reality » of others is rarely what we can observe ourselves.

We often have quite ambitious goals, such as wanting to change a group, an ideology, a system, or, for the dreamers among us, the world. However, we can observe daily that it is already particularly difficult to change our own interpretation of the facts. Believing that we could do this for social groups is nearly impossible.

We have seen throughout history, both tragically and positively, that those who have influenced for better or worse were storytellers. They sold a fact that was either innovative or powerful, or a world, a desire, a need, or a solution. This ranges from political ideologies like Nazism or communism to products from Apple.

Facts are like modeling clay for ideas, used to create stories that touch emotions, thoughts, and sensations. It’s like a hypnosis session that makes an event perceivable through a filter that sufficiently stimulates the body and mind so that we only want to see and adhere to this idea, which is stimulating, soothing, or even comfortable.

As I shared with you this morning, there is something quite common in hypnosis: leaving the client in a trance where they are in contact with an alternative self, a Doppelgänger (Brut Goldman in Quantum Jumping). Often, it is suggested that this person has experienced different things because they made different decisions.

The problem with this model is that it is difficult to adhere to a « what if » that is not a reality; the facts of our stories do not disappear. However, we can easily, and you can do it instantly, ask not to interpret past or present facts with the current mental, sensory, or emotional filter.

In short, we have the ability anywhere and anytime to adopt a more joyful, intellectual, or spiritual filter (back to submodalities) and review the facts with this interpretive framework. From the person we think we are in the moment, we automatically become another person. Sure, it’s energy-consuming, unnatural, and we fight with automated narratives, but we are no longer the one who interprets the events of their story with anger but become the one who interprets with courage.

We live in a « reality » that is only illusory, not due to the lies of the world, but because of our simple biases and inner narratives.

#narrative #storytelling #fresco #fact #event #illusion #options

Only take what is good and right for you.

Be one,

Pank