Réflexions de Pank / Instantané #217 : Le motard qui déteste la moto

C’est les beaux jours, la plupart des motards sont heureux de ressortir leurs montures rutilantes et rugissantes, mais moi, je me dis tous les jours, quelle galère. Il est amusant de voir comment même une contrainte choisie est plus acceptable que des contraintes imposées.

Pour beaucoup, la moto c’est la liberté, les bonnes sensations; pour moi, c’est éviter les accidents et gagner du temps. Quand on parle d’état d’esprit, je trouve que le monde de la moto est une belle école.

La plupart du temps, les motards sont très grégaires; nous avons nos codes, nous partageons quotidiennement les routes. On s’arrête quand un motard a un problème, même si, comme moi, je ne sers strictement à rien. Quand je discute avec les motards, j’ai l’impression qu’ils vivent des sensations ou des émotions que je ne capte pas du tout.

Il faut dire que mon circuit, c’est le périphérique parisien, donc autant dire que ce n’est pas gagné, puis les autoroutes d’Île-de-France, tout aussi bouchées. Pas de vastes plaines, pas d’odeur des pins qui chauffent au soleil, simplement des tonnes de pollution que je respire quotidiennement depuis que je suis en mobylette.

Quand on parle de vitesse, je me dis que je ne maîtrise que dalle, alors pourquoi irais-je vite, à part le soir sur une ligne droite sans voiture ? Les courbes, les angles, les reprises ? Mais pas besoin, je suis entre les voitures qui peuvent en un instant déboîter tout en continuant leur live sur TikTok.

Être motard, c’est anxiogène; tous les jours, je me dis, “surtout, je ne me fais pas éclater”, j’évite les tentatives un peu osées, je veux rester en un seul morceau pour m’entraîner. Vous me direz, fais de grandes balades, tu vas voir du paysage… mais pour faire quoi ? Techniquement, je suis trop naze pour gérer ma moto et après un moment, j’ai le popotin en désaccord.

De plus, une année comme celle qu’on vit, c’est tous les jours être trempé, aller comme retour. D’ailleurs, ils sont où les fans de motos quand il y a un temps dégueulasse ? Parce que statistiquement les adorateurs de motos, ils le sont parce que c’est un hobby, un loisir, pas un outil qui te mène d’un point A à un point B avec un temps limité.

Bref, on peut être motard et détester faire de la moto mais continuer parce que passer 2 heures aller et retour sur les routes… c’est pas possible 🙂

#moto #passion #route #motard #gaindetemps #décision #Paris

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #217: The Biker Who Hates Biking

It’s the beautiful days, most bikers are happy to roll out their shiny, roaring mounts, but me, I think every day, what a hassle. It’s funny to see how even a chosen constraint is more acceptable than imposed constraints.

For many, the bike is freedom, good vibes; for me, it’s about avoiding accidents and saving time. When it comes to mindset, I find that the world of biking is a great school.

Most of the time, bikers are very gregarious; we have our codes, we share the roads daily. We stop when a biker has a problem, even if, like me, I’m utterly useless. When I talk with bikers, I get the impression they experience sensations or emotions that I don’t catch at all.

It must be said that my circuit is the Paris ring road, so it’s definitely not easy, then the highways of Île-de-France, just as congested. No vast plains, no smell of pines heating in the sun, just tons of pollution that I breathe daily since I’ve been on a moped.

When it comes to speed, I think that I don’t control anything, so why would I go fast, except maybe at night on a straight road without cars? The curves, the angles, the recoveries? But no need, I’m between cars that can change lanes instantly while continuing their live on TikTok.

Being a biker is anxiety-inducing; every day, I think, “especially, I do not get smashed,” I avoid slightly risky attempts, I want to stay in one piece to train. You might say, go on long rides, you’ll see some landscapes… but to do what? Technically, I am too lousy to handle my bike and after a while, my bottom disagrees.

Moreover, a year like the one we’re living, it’s being soaked every day, both ways. Besides, where are the motorcycle fans when the weather is nasty? Because statistically, the lovers of motorcycles are so because it’s a hobby, a leisure activity, not a tool that takes you from point A to B with limited time.

In short, one can be a biker and hate riding but continue because spending 2 hours back and forth on the roads… it’s not possible 🙂

#bike #passion #road #biker #timesaver #decision #Paris

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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