Réflexions de Pank / Instantané #502 : Friction vs facilitation

Comme je vous en parlais avec le concept d’Hypnoseffort dans l’article précédent, au-delà de l’hypnose, nous nous retrouvons, tant dans notre modèle du monde que dans notre fonctionnement cérébral, à chercher les moyens qui nous épuiseront le moins.

Ce schéma du moindre effort est cohérent, mais jusqu’où nous entraîne-t-il avant de basculer dans une inaction pathologique (autrement dit, la fainéantise) ?

Hier à l’entraînement, un de mes gars a fait une réflexion juste quand je disais que le dojo est là pour préparer à la difficulté et à « résister » à des conditions problématiques. Il mettait en lumière le fait que notre société pousse vers l’inverse, notamment avec l’IA. Ce matin, j’entends un court reportage sur les dégâts des réseaux sociaux chez les jeunes, insistant surtout sur ce design tellement bien ficelé qu’il devient plus facile de continuer à scroller que de se mettre en action.

Il est vrai que notre intuition, qui vise à minimiser l’effort pour un résultat maximal, combinée à une technologie qui change nos vies, nous donne l’impression qu’il n’est plus nécessaire d’entrer en friction ou de faire des efforts pour obtenir quelque chose. Je n’aborderai même pas la notion matérialiste et consommatrice qui est la nôtre.

Pourtant, pour se développer au mieux, acquérir des compétences, voire atteindre des performances satisfaisantes, le cerveau et le reste du corps ont besoin d’effort, de discipline et de friction. Ils nécessitent cette lutte interne pour mémoriser, répéter ou conditionner notre être.

Nous sommes les seuls décisionnaires : allons-nous fournir un peu plus d’effort pour un gain de satisfaction différent de celui de l’obtention, parfois ultra-simplifiée, qui ôte toute valeur à de nombreuses acquisitions ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #502: Friction vs. Facilitation

As I mentioned regarding « Hypnoseffort » in the previous article, beyond hypnosis, we find ourselves—both in our model of the world and in our cerebral functioning—seeking ways that will tire us the least.

This pattern of least effort is coherent, but how far does it lead us before we tip into pathological inaction (in other words, laziness)?

Yesterday at training, one of my guys made a valid point when I said the dojo exists to prepare us for difficulty and to « resist » problematic conditions. He highlighted that our society is pushing in the opposite direction, particularly with AI. This morning, I heard a short report on the damage caused by social networks among young people, insisting above all on this design so well crafted that it becomes easier to keep scrolling than to take action.

It is true that our intuition aimed at minimizing effort for maximum results, combined with technology that is changing our lives, gives us the impression that it is no longer necessary to enter into friction or expend effort to obtain something. I won’t even touch upon the materialistic and consumerist notion that we hold.

However, to develop optimally, acquire skills, or even reach satisfactory performance levels, the brain and the rest of the body need effort, discipline, and friction—that internal struggle to memorize, repeat, or condition our being.

We are the sole deciders: are we going to provide a little more effort for a gain in satisfaction different from that of often ultra-simplified acquisition, which strips value away from numerous achievements?

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Réflexions de Pank / Instantané #488 : Est-ce que la PNL n’a pas confondu simple et facile ?

Je suis un fan de PNL. C’est par ce chemin que je suis entré dans l’hypnose. J’aime cette façon de créer des outils simples qui sont efficaces dans bien des situations. Avec le temps, que ce soit en France ou aux US, j’ai l’impression que la PNL, cette façon plus simple de s’approprier le travail d’Erickson, a peut-être ouvert la voie à une confusion.

La simplicité n’est pas la facilité. Elle appréhende, et surtout, elle maîtrise la complexité pour créer une orientation qui remet en place les différents éléments afin de les rendre fluides. Le problème de la PNL est d’avoir fait croire que l’accompagnement est facile.

Il n’y a pas de cas faciles, il y a des sessions plus simples. L’hypnose est complexe, elle non plus n’est pas facile. Ce qui l’est, c’est l’induction, ce sont les approfondissements. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de trouver les causes, de les comprendre, de les amener à être exploitables, de permettre de faire émerger des clés, des solutions du subconscient. C’est de simplifier la vie de notre consultant en lui rappelant que sa structure psychique peut lui donner l’illusion que tout deviendra plus facile, alors que ce sera juste plus simple.

La PNL est une superbe méthode qui utilise la transe sans aimer la nommer, et qui a petit à petit vérolé les sessions en mettant de côté la prise en compte de la transe et son importance dans la spécificité de la méthode. Un travail avec une partie complexe de soi qui peut souvent agir comme un enfant.

Vous le savez sûrement, en anglais, il y a une sorte de faux-ami : le “facilitator”, qui est parfois le nom donné au praticien d’une méthode d’accompagnement. Il serait peut-être plus juste de les appeler des « simplificateurs » ? La PNL, avec le côté tout-puissant de Bandler, a peut-être très bien orienté son business en vendant du facile, alors que sur le terrain, dans nos cabinets, cette illusion rencontre rapidement la difficulté des maux des consultants…

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Pank’s Reflections / Snapshot #488: Has NLP confused simple and easy?

I am an NLP fan. It is through this path that I entered hypnosis. I love this way of creating simple tools that are effective in many situations. Over time, whether in France or the US, I have the impression that NLP—this simpler way of appropriating Erickson’s work—may have opened the door to confusion.

Simplicity is not ease. It apprehends, and above all, it masters complexity to create an orientation that puts different elements back into place in order to make them fluid. The problem with NLP is that it made people believe that guidance and therapy are easy.

There are no easy cases; there are simpler sessions. Hypnosis is complex; it is not easy either. What is easy is the induction, the deepenings. What is much less easy is finding the causes, understanding them, bringing them to be exploitable, allowing keys and solutions to emerge from the subconscious. It is about simplifying our consultant’s life by reminding them that their psychic structure may give them the illusion that everything will become easier, whereas it will just become simpler.

NLP is a superb method that uses trance without liking to name it, and which has gradually tainted sessions by setting aside the consideration of trance and its importance in the specificity of the method. It is work done with a complex part of the self that can often act like a child.

As you surely know, in English there is a sort of false friend: the “facilitator,” which is sometimes the name given to the practitioner of a guidance method. Would it perhaps be fairer to call them « simplifiers »? NLP, with Bandler’s all-powerful aspect, may have oriented its business very well by selling « easy, » while in the field, in our offices, this illusion quickly encounters the difficulty of the consultants’ troubles…

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Réflexions de Pank / Instantané #62: L’oubli des cadres

Il est assez amusant de constater comment les personnes, quand je propose des projets, suivent ou ne suivent pas le cadre établi. J’ai pris l’habitude de mettre en place quelques points très simples à pratiquer pour éviter de donner des règles trop complexes. Cependant, il est étonnant de voir à quelle vitesse les éléments clés sont souvent mis de côté lorsque le groupe se plonge dans le projet.

Ces expériences me montrent que si nous ne remettons pas régulièrement en question le cadre établi et qu’il n’y a pas de rappel à l’ordre régulier, nous nous éloignons rapidement de notre objectif initial. Cela démontre également à quel point nos idées initiales et les motivations qui nous poussent à avancer dans le projet peuvent se perdre en chemin.

Cela se formalise d’un point de vue individuel en relation avec nos systèmes de référence. Si des projets clairement définis avec une dizaine de personnes arrivent en 24 heures à mettre en place un nouveau cadre sans même s’en rendre compte, cela entraîne une réflexion, notamment sur l’influence du groupe sur nos objectifs.

Nous prenons du temps pour déterminer ce que nous souhaitons, mais une fois que nous sommes lancés, les retours d’actions, ainsi que les points de vue des autres, peuvent complètement altérer l’intention initiale. Recevoir des informations est une chose, mais rechercher les bonnes informations en est une autre. La plupart de nos environnements ne sont absolument pas suffisamment experts ou concernés par ce que nous décidons de mettre en place pour nous fournir des conseils et des orientations pertinentes.

Parfois, ces retours constants peuvent devenir plus bruyants que des outils exploitables pour nous-mêmes, laissant ainsi notre attention se disperser, avec des informations diverses à traiter plutôt que des actions à mener.

Vivant dans une société qui souffre d’un gros syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de manquer une bonne information, nous oublions que toutes les informations ne se valent pas. Nous n’allons pas demander conseil à notre médecin pour des problèmes mécaniques, tout comme nous n’allons pas faire confiance à notre mécanicien pour un diagnostic médical.

Mais, comme nous avons tous le sentiment qu’il peut y avoir des choses intéressantes dans le flux d’informations des autres, plus nous nous éloignons de notre cadre précis pour atteindre notre objectif, plus nous risquons de nous écarter de ce dernier. Parfois, cela n’est pas crucial, juste énergivore, et nous pouvons alors nous remettre sur notre chemin. Cependant, cela peut également semer le doute ou diminuer notre motivation.

Revenir régulièrement à nos bases (cadre initial) est un élément essentiel qui nous permet de bien poser les questions et de savoir ce que nous cherchons, ainsi que ce que nous nous autorisons à prendre comme retours. En répétant ce processus, en nous concentrant sur ce que nous pensons être juste, en prenant le temps de réfléchir aux succès et aux échecs de notre projet, et en cherchant les raisons des plus et des moins, nous saurons quelle recherche mettre en place.

Nous pourrons alors prendre en compte un ensemble de flux que nous sélectionnerons comme valides ou du moins testables, plutôt que de rester sous le flot constant de questionnements et d’orientations de l’environnement qui lui-même n’a pas clairement compris ni défini ce qui s’organise dans notre cadre initial.

Prenez régulièrement le temps de vous rappeler d’où vous venez dans vos projets, les différentes règles qui ont été posées, sinon, comme quand nous étions gamins, nous risquons de partir dans une mauvaise direction.

Et vous, maintenez-vous les cadres que vous vous donnez ou auxquels vous avez décidé d’adhérer ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

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English Version

Martial Musings of Pank / Snapshot #62: Forgetting the Frameworks

It’s quite amusing to observe how people, when I propose projects, either follow or disregard the established framework. I’ve made it a habit to set up some very simple points to practice, to avoid giving overly complex rules. However, it’s surprising to see how quickly key elements are often set aside when the group dives into the project.

These experiences show that if we don’t regularly reassess the established framework and there’s no regular reminder, we quickly veer away from our initial goal. It also demonstrates how easily our initial ideas and motivations that drive us forward in the project can get lost along the way.

This is formalized from an individual perspective in relation to our reference systems. If well-defined projects involving a dozen people manage to establish a new framework within 24 hours without even realizing it, it sparks a reflection, especially on the group’s influence on our objectives.

We take the time to determine what we want, but once we’re underway, feedback from actions, as well as the perspectives of others, can completely alter the initial intention. Receiving information is one thing, but seeking the right information is another. Most of our environments are not at all experts or concerned enough about what we decide to implement, to provide us with relevant advice and guidance.

At times, these constant feedback loops can become noisier than useful tools for ourselves, causing our attention to scatter, dealing with diverse information to process rather than actionable steps.

Living in a society suffering from a severe FOMO (Fear Of Missing Out) syndrome, the fear of missing out on good information, we forget that not all information is equal. We wouldn’t seek advice from our doctor for mechanical problems, just as we wouldn’t trust our mechanic for a medical diagnosis.

Yet, as we all feel that there might be interesting things in the information flow from others, the further we deviate from our specific framework to reach our goal, the more we risk drifting away from it. Sometimes, it’s not critical, just draining, and we can get back on track. However, it can also sow doubt or diminish our motivation.

Returning regularly to our foundation (initial framework) is crucial, allowing us to pose the right questions and understand what we seek, as well as what feedback we allow ourselves to consider. By repeating this process, focusing on what we believe to be right, taking time to reflect on the successes and failures of our project, and seeking reasons behind both, we’ll know which direction to pursue.

We can then consider various streams of information that we’ll select as valid or at least testable, rather than being caught in the constant flow of questioning and influence from an environment that hasn’t fully understood or defined what’s organizing within our initial framework.

Regularly take the time to remind yourself where you come from in your projects, the different rules that have been set, otherwise, like when we were kids, we risk heading in the wrong direction.

And you, do you maintain the frameworks you set for yourself or those you’ve decided to adhere to?

Take what resonates with you, what is good and just for your journey.

Be One.
Pank

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