Réflexions martiales d’un Hypnofighter #618 : La vision de rentrée en arts martiaux : La liberté par le cadre et l’apprentissage coopératif

J’aime la rentrée parce que c’est un moment de reprise et une possibilité de mettre en place différentes orientations qui ne seront sûrement pas perceptibles pour les élèves, mais qui ont le mérite de stimuler le professeur que je suis. Chaque année, je teste des choses, que ce soit dans mon enseignement ou parfois dans le format de mes cours.

Il est difficile de trouver ce qui peut être le mieux pour l’apprentissage des élèves. Il y a aussi tous les retours des saisons passées qui donnent une idée de ce qui peut être amélioré : des façons d’aborder un système technique, une façon de s’adapter dans certains cas. Pour moi, le dojo est un lieu de recherche et de dépassement de certains blocages.

L’idée de libération avec le paradoxe d’un cadre très militaire. Je reste pour le moment dans l’idée que c’est dans un cadre et dans des limites que, paradoxalement, nous pouvons nous libérer. Et le dojo est exactement cela : nous n’avons pas forcément de « droits » classiques comme dans les autres blocs de notre vie, et pourtant, parce que tout le monde suit les mêmes règles, il y a une tranquillité de pratique.

Cette saison, j’aimerais ajouter un principe de conseil entre partenaires à la fin des sparrings, mais le souci c’est que c’est aussi une porte pour perdre sa focalisation et prendre plus de temps que ce que je compte octroyer à cet exercice. Un randori doit donner des retours de la part du partenaire (qui est là pour nous faire progresser comme pour avancer lui-même). Sur la minute pour changer et se remettre en tenue, je voudrais 30 secondes pour un échange afin de donner 1 ou 2 points à améliorer de la part de son partenaire.

L’entraide, la vision commune est un point qui me semble être un levier de progression qui peut changer beaucoup dans l’apprentissage des apprenants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of an Hypnofighter #618: Seasonal Vision in Martial Arts: Liberation Through Structure and Peer Learning

I enjoy the start of the new season because it represents a time of resumption and an opportunity to implement various directions. Although these changes will likely go unnoticed by the students, they serve to stimulate the instructor in me. Each year, I experiment with new elements, whether in my instructional methodology or in the formatting of my classes.

Determining the optimal approach for student learning remains challenging. Constructive feedback from past seasons provides valuable insights into potential areas for improvement, such as alternative methods for introducing technical systems or strategies for adapting to specific contexts. To me, the dojo is a locus for empirical research and overcoming psychological or physical hurdles.

There exists a paradoxical concept of liberation within a highly structured, quasi-military framework. I maintain the view that true freedom is attainable precisely within defined parameters and boundaries. The dojo exemplifies this: while practitioners do not retain conventional civil rights as in other domains of life, the shared adherence to uniform rules fosters a serene and secure environment for practice.

This season, I intend to introduce a peer-feedback mechanism immediately following sparring sessions. However, the potential drawback lies in the risk of losing focus and exceeding the allocated time frame. A randori should yield immediate constructive feedback from one’s partner—who acts as a mutual agent of progression. Within the one-minute transition period reserved for resetting equipment, I aim to dedicate 30 seconds to a focused exchange, allowing partners to provide one or two actionable recommendations.

Mutual assistance and a shared vision constitute powerful levers of progression that can significantly transform the learning trajectory of students.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #335 : Le Randori, Cœur de la Pratique

Cet article met en lumière l'importance du randori, un type de combat d'entraînement où l'objectif principal est la progression mutuelle plutôt que la victoire. L'auteur, Pank, insiste sur le fait que le randori permet aux pratiquants d'arts martiaux de se perfectionner, d'affiner leurs techniques et de développer leur confiance en soi, dans un esprit d'entraide et de respect mutuel.

Quand je parle de randori, je parle de combats où les deux adversaires s’exercent et se mettent dans des situations soit de découverte, soit d’imposition de leur jeu. Une fois la phase effectuée, admettons un passage de garde ou un combo de frappes, ils ralentissent pour que l’opposant puisse lui aussi travailler. Ils lui facilitent même le travail s’il a des difficultés à recomposer sa garde ou à riposter, si nous sommes en boxe.

Ce n’est pas un combat où la seule idée est de finaliser. Ou si c’est le cas, cela doit être fait une fois, et le reste du combat doit permettre à l’opposant de progresser. Il arrive que nous ayons l’avantage dans un combat ou que nous souhaitions, plus ou moins consciemment, dominer et donc éviter toute progression ou mise en danger de la part de l’autre. Pourtant, cela n’a pas de sens.

Soit on est vraiment au-dessus de l’autre et nous n’avons pas choisi le bon sparring-partner, soit nous galérons et nous risquons de ne faire que subir et de ne pas prendre confiance en notre système et notre jeu. Nous sommes dans des disciplines d’entraide; notre but est que nos adversaires deviennent de plus en plus affûtés et agressifs, qu’ils osent des choses qui pourraient nous battre, parce que nous sommes dans un travail de progression mutuelle et non d’opposition absolue.

Si nous pouvons faire des combats durs avec un mindset compétition, il nous faut néanmoins peaufiner et améliorer les automatismes. Même si depuis quelques années on met en avant les drills, cela ne vaut pas une phase d’opposition relative, pendant laquelle, dans des conditions qui se rapprochent d’un affrontement réel, nous aurons des feedbacks avec des réactions « combat », même si elles ne seront peut-être pas pleine puissance.

Les randoris sont les exercices qui devraient nous faire le plus progresser et que nous devrions faire en grand nombre, que ce soit en grappling ou en striking, sans se blesser, en prenant plaisir et en évoluant…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #335: Randori, the Heart of Practice

When I speak of randori, I am referring to combat where both adversaries train and put themselves in situations of discovery or imposition of their game. Once the phase is completed, let’s say a guard pass or a striking combo, they slow down so that the opponent can also work. They even make it easier for them if they have difficulty recomposing their guard or retaliating, if we are boxing.

This is not a fight where the only idea is to finish. Or if it is, it should be done once, and the rest of the fight should allow the opponent to progress. It happens that we have the advantage in a fight or that we wish, more or less consciously, to dominate and therefore avoid any progression or endangerment on the part of the other. Yet this makes no sense.

Either we are truly above the other and we have not chosen the right sparring partner, or we are struggling and we risk only enduring and not gaining confidence in our system and our game. We are in disciplines of mutual aid; our goal is for our opponents to become increasingly sharp and aggressive, that they dare to do things that could beat us, because we are in a work of mutual progression and not absolute opposition.

While we can have hard fights with a competitive mindset, we still need to refine and improve our automatisms. Even if drills have been emphasized in recent years, this is not worth a phase of relative opposition, during which, in conditions that approach a real confrontation, we will have feedback with « combat » reactions, even if they may not be full power.

Randori are the exercises that should make us progress the most and that we should do in large numbers, whether in grappling or striking, without getting injured, taking pleasure and evolving…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

HnO Hypnosophie #510 : Quelques idées et propositions pour gérer cette période Covid 19

Une vidéo pour proposer au praticiens de passer sur les sessions en ligne et pour les personnes qui ont besoin d’échanger un peu de me contacter sur ma hotline Skype : ‘Ca va le faire, Si Si !’

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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