Réflexions de Pank / Instantané #498 : Hypnose : Devenir acteur de sa transe

Vous connaissez mon leitmotiv : celui de faire des efforts, et ce, même si cela ne nous donne pas de résultats immédiats. On pourrait se dire que lorsqu’on va faire une séance d’hypnose ou qu’on écoute un MP3 hypnotique, il n’y a qu’à « laisser faire ». S’il est vrai que l’on montre que le relâchement peut entraîner une hypofrontalité et donc aider à entrer en transe, la transe n’a que peu d’utilité si on la laisse autonome.

Si la communication entre le conscient et le subconscient part dans tous les sens, un peu comme dans un rêve, quel est l’intérêt pour vous qui cherchez à vous sentir mieux ? Il est utile de pouvoir trouver un équilibre, que le dialogue ne soit pas un monologue et que les réponses du subconscient soient traduites par le conscient, le rationnel, pour offrir des pistes ou des réponses à des maux.

Les suggestions ne sont pas juste des mots en l’air ; elles ont pour but de faire écho, d’orienter, voire de diriger. Mais s’il y a une direction, le sujet de la session doit suivre ce chemin, faire le mouvement psychique d’aller sur cette voie pour comprendre, découvrir, apaiser ou stimuler des facettes de soi.

Il ne faut pas simplement s’asseoir, comme pourraient le souhaiter certains de nos anciens de l’hypnose, mais être sur une ligne de départ avant un petit marathon avec nous-mêmes, où il faudra suivre et donner des retours, parfois ralentir, arrêter et reprendre. Faire d’une session une coopération et pas un simple récit à l’impact incertain.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Hypnosis: Becoming an Actor in Your Trance

You know my leitmotif: making efforts, even if it doesn’t yield immediate results. One might think that when going for a hypnosis session or listening to a hypnotic MP3, one just has to « let go. » While it is true that relaxation can lead to hypofrontality and thus help enter a trance, the trance has little utility if left autonomous.

If the communication between the conscious and the subconscious goes all over the place, a bit like in a dream, what is the point for you who seek to feel better? It is useful to find a balance, so that the dialogue is not a monologue, and that the responses from the subconscious are translated by the conscious, rational mind to offer avenues or answers to your troubles.

Suggestions are not just empty words; their goal is to resonate, to orient, or even to direct. But if there is a direction, the subject of the session must follow this path, make the psychic movement to go down this road to understand, discover, soothe, or stimulate facets of oneself.

One must not simply sit down, as some of our elders in hypnosis might have wished, but be on a starting line before a mini-marathon with ourselves, where it will be necessary to follow and give feedback, sometimes slow down, stop, and restart. To make a session a cooperation, and not a mere recital with an uncertain impact.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #460 :Réflexions de Pank : Les plans de communication

Il est fréquent, dans nos communications écrites comme orales, de constater de nombreuses incompréhensions dues aux messages partagés, aux modes de réflexion de chacun des protagonistes et aux niveaux touchés par ces messages.

Lorsque je parle de « plan », il s’agit de bien identifier si la communication se veut précise ou généraliste, si elle se concentre sur un seul sujet ou si elle s’ouvre à des visions plus globales. Dans toute communication, il y a une intention de l’émetteur de transmettre une information, mais la réception de l’auditeur peut ne pas interpréter le sujet de la même manière.

Par exemple, je partageais l’idée que le vol du Louvre ne m’affecte guère, car ce qui m’intéresse le plus, ce sont les récits historiques et non les objets eux-mêmes, d’autant plus que nous avons pu les voir, les photographier et les enregistrer. Mon interlocuteur, lui, me parle de l’importance culturelle de ces objets, puis de la valeur astronomique de ces œuvres.

Mon plan de communication est de partager l’idée que seule la connaissance de ces objets a de la valeur pour la compréhension de l’histoire, ou plutôt du vécu des rois de l’époque. Mon interlocuteur, quant à lui, me partage l’idée de l’importance des bijoux comme support de notre capital historique, dans un sens plus matériel. Rapidement, nous en arrivons à ce que Kahler (Process Com) nomme de la « mécommunication ».

Ces moments, chez moi (mais je ne suis pas un exemple de souplesse), me font rompre la communication. Je n’ai pas envie d’échanger ou d’écouter les arguments parce que nous ne sommes pas sur les mêmes fréquences. Et c’est ce qui arrive parfois de façon plus polie dans les échanges et débats que nous avons en ligne ou sur des sujets comme la politique, ou tout autre sujet clivant.

On peut avoir l’impression que c’est uniquement par des points de vue différents que la communication disparaît pour ne laisser place qu’au mépris et aux insultes. Or, c’est souvent davantage parce que nous ne nous situons pas sur les mêmes plans, rendant l’échange absent et laissant chacun entrer dans une boucle argumentative qui n’est pas entendue et encore moins écoutée.

Communiquer est difficile, et que ce soit pour un échange ou un argument, prendre le temps de revenir sur le cadre dans lequel nous cherchons à diffuser le message peut au moins donner quelques mots qui pourront passer dans un monde de réflexion plutôt qu’un rejet et une rigidité cognitive.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous. Be One Pank https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections: Communication Levels

In our communications, both written and oral, there is often a great deal of misunderstanding between the messages shared, the thought processes of each protagonist, and the levels affected by these messages.

When I speak of « levels, » it’s about clearly identifying whether the communication is intended to be precise or general, whether it focuses on a single subject or opens up to more global visions. In any communication, there is an intention from the sender to convey information, but the listener’s reception surface may not interpret the subject in the same way.

For example, I was sharing the idea that the theft from the Louvre left me indifferent, because what interests me most are historical narratives and not the objects themselves, especially since we have been able to see, photograph, and record them. My interlocutor spoke to me about the cultural importance of these objects and then the astronomical value of these works.

My communication level is to share the idea that only the knowledge of these objects has value for understanding history, or rather the lives of the kings of that era. He, in turn, shared with me the idea of the importance of jewels as a support for our historical capital, in a more material sense. Quickly, we arrived at what Kahler (Process Com) calls « miscommunication. »

These moments, for me (but I am not an example of flexibility), cause me to break off communication. I don’t want to exchange or listen to arguments because we are not on the same wavelengths. And this is what sometimes happens more politely in online exchanges and debates or on subjects like politics or any divisive topic.

One might think that it is solely due to different viewpoints that communication disappears, giving way only to contempt and insults. However, it is often more because we are not on the same levels, making the exchange absent and allowing each person to enter an argumentative loop that is neither heard nor even listened to.

Communicating is difficult, and whether it’s for an exchange or an argument, taking the time to revisit the framework within which we seek to convey the message can at least provide a few words that can pass into a world of reflection rather than rejection and cognitive rigidity.

Take what is right and good for you. Be One Pank https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #429 :Réflexions sur la transe et la conscience

Ce texte explore l'idée que l'hypnose n'est pas une perte de contrôle, mais plutôt une forme de communication ou de dialogue entre le conscient et le subconscient. L'auteur remet en question la croyance selon laquelle le subconscient est infaillible, soulignant que nos mémoires sont constamment modifiées. Il soutient que la transe, loin d'être un état de passivité totale, est un outil qui permet d'éveiller la conscience et de rompre avec les schémas de pensée habituels, offrant ainsi une plus grande liberté psychique.

Il peut y avoir une attente associée à la croyance que notre subconscient sait tout. Cependant, nous savons que même nos mémoires à long terme se modifient à chaque fois que nous y pensons. Cette facette non consciente de nous ne nous empêche pas de faire ces mises à jour, qui sont souvent assez différentes de ce qui a été vécu.

Certaines écoles ou plutôt certaines formes de transe peuvent entraîner beaucoup de passivité. Les états comme Esdaile ou Sichort sont peut-être le paroxysme de la prise de « contrôle » du corps et de l’inconscient.

J’aime partager l’idée que la transe est une communication, un dialogue pour être plus précis, entre le conscient et le subconscient. Ce n’est pas un monologue, voire une injonction. Certes, dans certains cas, cela est possible et utile, mais dans l’hypnothérapie, cette forme de psychothérapie, le subconscient ne doit pas devenir une fuite possible ou un manque d’engagement psychique des consultants.

La transe éveille des souvenirs (certes moins purs que nous aimerions), des prises de conscience, des possibilités, des moyens et des ressources. Le conscient est aussi pris dans ses schémas, ses habitudes de réflexion. Nous le savons, nous pensons sans cesse aux mêmes sujets chaque jour.

Et pourtant, dans la transe, il y a une capacité à voir et à ressentir les choses autrement, une possibilité de sortir de ce qui est conditionné pour ouvrir une liberté consciente. L’hypnose est un outil qui, si on l’oriente de cette façon, peut nous permettre de redevenir conscient et que cette conscience, parfois ajustée, communique avec le subconscient qui, au quotidien, est certainement ce qui prend le plus de place sans même que nous nous en rendions compte consciemment.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #428: Reflections on Trance and Consciousness

There can be an expectation associated with the belief that our subconscious knows everything. However, we know that even our long-term memories are still modified every time we think about them. This unconscious facet of ourselves does not prevent us from making these updates, which are often quite different from what was experienced.

Certain schools, or rather certain forms of trance, can lead to a lot of passivity. States like Esdaile or Sichort may be the peak of taking « control » of the body and the unconscious.

I like to share the idea that trance is a communication, a dialogue to be more precise, between the conscious and the subconscious. It is not a monologue, or even an injunction. Certainly, in some cases, this is possible and useful, but in hypnotherapy, this form of psychotherapy, the subconscious should not become a possible escape or a lack of psychic engagement from the clients.

Trance awakens memories (admittedly less pure than we would like), awareness, possibilities, means, and resources. The conscious mind is also caught in its patterns, its habits of thinking. We know this, we constantly think about the same subjects every day.

And yet, in trance, there is a capacity to see and feel things differently, a possibility to break free from what is conditioned to open up conscious freedom. Hypnosis is a tool that, if oriented this way, can allow us to become conscious again, and for this consciousness, sometimes adjusted, to communicate with the subconscious which, in daily life, is certainly what takes up the most space without us even consciously realizing it.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #126 : Trouver des solutions

Je discute souvent de manière assez agressive sur des sujets d’actualité, afin d’approfondir les systèmes de pensée de mes interlocuteurs.

Je suis souvent étonné de constater que beaucoup de personnes ne souhaitent pas verbaliser leurs pensées, voire choisissent de se terrer dans le silence.

Elles refusent de partager leurs opinions et, comme la mienne est probablement opposée à la leur, elles préfèrent devenir cassantes ou distantes.

Pourtant, ce qui m’intéresse, ce n’est pas le jugement qu’elles portent. Nous passons notre vie à juger, et il me semble normal d’avoir des points de vue différents, voire opposés.Dans ces fins de dialogue, je leur fais souvent remarquer que je veux simplement connaître leurs idées et réfléchir ensemble à des solutions possibles, applicables ou autres.

Aujourd’hui, avec tout ce climat de conflit, nous nous orientons vers la critique et la plainte sur ce qui se passe. Il y a des camps, mais pas de recherche cohérente sur ce qui pourrait être fait. En somme, rester solutionnistes sans être radicaux.Cette incapacité à mener une réflexion à son terme, à aller au-delà de la rancœur ou de la colère pour simplement se demander « que fait-on ? », ne changera rien à la situation.

Cependant, cela ouvrira un état d’esprit orienté non pas sur ce qui ne va pas, mais sur ce qui pourrait être possible.

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous

Be one

Pank