Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #520 : La Gravata

Hier, au dojo, on parlait des “guillotines” en Luta Livre et BJJ. J’expliquais qu’il y a encore quelques années, il n’y avait pas de terminologies comme Anaconda (nommé par Milton Viera) ou Brabo. La plupart du temps, c’était « la guillotine ». Ce sont les Américains qui ont commencé à donner des noms à toutes les techniques. 

D’ailleurs, le Brabo Choke s’appelle aussi la D’Arce. Cela a facilité la compréhension de quel type de guillotine (ou autres techniques) on enseigne et on demande en combat. La guillotine étant, de plus, un étranglement, un contrôle de tête ou une clé de cervicale : le fameux “tu prends et… t’arraches”. 

Ce qui est curieux dans l’ouvrage Choque (qui reprend les articles des affrontements interstyles et du développement des arts martiaux depuis le début du 20e siècle au Brésil), c’est que la technique qui était la plus souvent utilisée était la Gravata. 

Comme il y avait des lutteurs, des catch wrestlers, des lutadors et des jiujitsukas/judokas, cette technique ressort sur beaucoup de soumissions. Et la Gravata est une guillotine, souvent prise sur les takedowns ou en quadrupédie. Ce que le jiu-jitsu des Gracie, comme celui des Japonais sur place, a un peu changé, c’est que, plus spécifiquement pour la tendance Helio Gracie, on restait sur le dos ; donc la guillotine était moins fréquente dans ces matchs. 

Par contre, la prise de dos pour l’étranglement (je n’ai pas de détail, mais on peut imaginer depuis le dos au sol) était la technique qu’aussi bien Helio que George Gracie affectionnaient. Le seul souci, c’est qu’il n’est pas certain que ce soit un RNC (Rear Naked Choke) comme on le connaît aujourd’hui, parce que la Gravata, comme la guillotine, était aussi considérée par moments comme un étranglement… 

L’évolution des noms est une bonne chose pour que nous puissions avoir une vision juste des techniques utilisées. Ça nous permet de mieux comprendre l’histoire du combat. 

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Martial Reflections of an Hypnofighter #520: The Gravata

Yesterday at the dojo, we were talking about “guillotines” in Luta Livre and BJJ. I explained that just a few years ago, there were no terminologies like Anaconda (named by Milton Viera) or Brabo. Most of the time, it was « the guillotine. » It was the Americans who started giving names to all the techniques.

By the way, the Brabo Choke is also called the D’Arce. This made it easier to understand what type of guillotine (or other techniques) is taught and requested in combat. The guillotine is, furthermore, a choke, a head control, or a neck crank: the famous « you grab and… you tear off. »

What is curious in the book Choque (which collects articles on interstyle matches and the development of martial arts since the beginning of the 20th century in Brazil), is that the technique that was most often used was the Gravata.

Since there were wrestlers, catch wrestlers, lutadors, and jiujitsukas/judokas, this technique stands out in many submissions. And the Gravata is a guillotine, often taken during takedowns or from the turtle position. What the Gracie Jiu-Jitsu, like the Japanese version there, changed a bit, is that, specifically for the Helio Gracie style, they preferred to stay on their back, so the guillotine was less frequent in those matches.

On the other hand, the back mount for the choke (I don’t have details, but one can imagine from the back on the ground) was the technique that both Helio and George Gracie were fond of. The only problem is that it is not certain that it was a RNC (Rear Naked Choke) as we know it today, because the Gravata, like the guillotine, was also considered at times an strangulation…

The evolution of names is a good thing so that we can have an accurate vision of the techniques used. It allows us to better understand the history of combat.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #517 : Partager des Concepts Différents en Grappling

Plus je me replonge dans les bases de la Luta Livre Esportiva de Mestre Tatu, plus je remonte dans le Catch Wrestling des Britanniques, plus je me rends compte qu’outre la forme sportive qui influe sur la discipline, enseigner des concepts qui n’appartiennent pas vraiment au BJJ est délicat.

En effet, quand on est ceinture noire de Jiu-Jitsu, on a pris tellement d’habitudes, que ce soit en Gi ou en NoGi, encore plus avec l’explosion de l’enseignement numérique et de la vision de Danaher, de considérer que tout ce qui a été dit par ces mentors est une « vérité ».

Bien sûr, notre communauté est plus nuancée que cela, mais il est tentant de se dire que la manière de X est la seule parce que ses quelques élèves ont performé. Alors que Y a lui-même performé et formé des combattants qui donnent d’excellents résultats. Nous n’avons pas de vérité absolue, et notre cerveau, qui a tant besoin de certitude, désapprouve cela.

Quand hier je partageais avec mes ceintures noires des concepts de Luta Catch, on riait sur les habitudes, mais aussi les formes de corps, allant même jusqu’à la vision stratégique du combat qui se remet en question. Quand une réponse que nous avons l’habitude d’obtenir depuis 10 ou 15 ans de la part de l’UKE n’est pas celle que notre philosophie de combat a adoptée par expérience, il y a un « bug ».

L’expérience nous donne une capacité à anticiper et à créer une structure de combat qui permet de compenser la force ou l’explosivité de certains. Mais quand les réponses ne sont pas celles des autres, quand ces dernières, par les concepts et la perception du combat, amènent des réactions étranges, il y a un questionnement profond et passionnant qui se met en place pour trouver des réponses et faire évoluer sa discipline et sa façon de combattre.

Rester avec notre esprit de ceinture blanche est une bonne façon de prendre en compte des concepts qui peuvent grandement faire évoluer ce que nous pensions connaître.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #517: Sharing Different Grappling Concepts

The more I delve back into the basics of Mestre Tatu’s Luta Livre Esportiva, the more I go back to British Catch Wrestling, the more I realize that, beyond the sporting form influencing the discipline, teaching concepts that don’t truly belong to BJJ is delicate.

Indeed, when you are a Jiu-Jitsu black belt, you’ve developed so many habits, whether in Gi or NoGi, even more so with the explosion of digital teaching and Danaher’s vision, to consider everything said by these mentors as « truth. »

Of course, our community is more nuanced than that, but it’s tempting to think that X’s way is the only one because his few students have performed well. Whereas Y himself has performed and trained fighters who achieve excellent results. We don’t have absolute truth, and our brain, which so badly needs certainty, disapproves of this.

Yesterday, when I shared Luta Catch concepts with my black belts, we laughed about habits, but also body shapes, even questioning the strategic vision of combat. When a response that we’ve been used to getting for 10 or 15 years from the UKE is not what our combat philosophy has adopted through experience, there’s a « bug. »

Experience gives us the ability to anticipate and create a combat structure that can compensate for the strength or explosiveness of some. But when the responses are not those of others, when these, through the concepts and perception of combat, lead to strange reactions, a deep and exciting questioning arises to find answers and evolve one’s discipline and way of fighting.

Staying with our white belt mindset is a good way to consider concepts that can greatly evolve what we thought we knew.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #508 : Dopage, testostérone et comportements problématiques dans le BJJ actuel

Vous avez lu que des organisations comme Atos et Checkmat font l’objet de plaintes pour violences sexistes et sexuelles à l’encontre de jeunes athlètes. Bien que cela ne soit guère surprenant connaissant le milieu et sa culture, un élément est rarement mis en avant car il touche un autre tabou de nos sports : le dopage.

Personne n’est dupe quant au dopage (il suffit de regarder Galvao) ; nous savons qu’ils prennent, entre autres, de la testostérone. Je dirais même que beaucoup aux USA, dans les catégories Masters, utilisent la TRT (Testosterone Replacement Therapy) pour retrouver leur « pic » de testostérone.

Or, une chose est certaine : la testostérone rend agressif et très orienté sexuellement. Nous savons d’autant plus que les toxicomanes (parlons simplement des dopés comme des toxicomanes ordinaires) ont une grande difficulté à se contrôler. Que ce soit lors des « up » ou des « down », leurs comportements peuvent facilement devenir problématiques.

Quand, de surcroît, de nombreux pratiquants habitués à nos disciplines voient des positions sexuelles dans nos combats et qu’il y a de jeunes femmes séduisantes qui viennent s’entraîner et développer leurs compétences, il y a facilement un « décalage », mais aussi une influence hormonale qui risque de modifier le regard du partenaire d’entraînement.

De plus, il est possible (selon des témoignages de femmes ayant fréquenté des hommes fortement dopés) qu’il existe une sensibilité à la testostérone chez la gente féminine (et pas seulement) qui pourrait inconsciemment donner l’idée d’un désir, même si ce n’est en rien une intention. Ce qui, en plus du regard respectueux et parfois fasciné d’une athlète envers le champion du dojo (et du monde dans ces cas), pourrait laisser croire aux hommes qu’il y a possibilité d’obtenir des faveurs…

Ceci reste des suppositions, ce qui n’enlève pas que le statut peut simplement modifier les interactions et que certains utilisent sans problème la posture d’autorité. Comme nous sommes faits de nature et de culture, de biologie et de psyché, il est utile de réfléchir aux différents éléments qui conduisent à des comportements inadaptés voire dangereux.

Références :

Evidence that androstadienone, a putative human chemosignal, modulates women’s attributions of men’s attractiveness https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18601928/

The role of testosterone in odor-based perceptions of social status / https://pure.eur.nl/en/publications/the-role-of-testosterone-in-odor-based-perceptions-of-social-stat/

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Martial Reflections of a Hypnofighter #508: Doping, Testosterone, and Problematic Behaviors in Current BJJ

You’ve read that organizations like Atos and Checkmat have faced complaints regarding gender-based and sexual violence against young athletes. While this is absolutely not surprising given the environment and its culture, one element is very rarely highlighted because it touches upon another taboo in our sports: doping.

Regarding doping, no one is fooled (one only needs to look at Galvao); we know that, among other things, they take testosterone. I would go further: many in the USA, in the Masters categories, use TRT (Testosterone Replacement Therapy) to regain their testosterone « peak. »

And if there’s one thing we know, it’s that testosterone makes one aggressive and very sexually oriented. We also know that drug users (let’s simply talk about those who dope as ordinary drug addicts) have great difficulty controlling themselves. Their behavior can easily become problematic during both their « ups » and « downs. »

Moreover, when many practitioners accustomed to our discipline see sexual positions in our fights, and attractive young women come to train and develop their skills, there is easily a « mismatch » but also a hormonal influence that risks changing the training partner’s perception.

Furthermore, it is possible (based on feedback from women who frequented heavily doped men) that there is a sensitivity to testosterone in women (and not only) which could unconsciously give the idea of desire, even if it is not at all an intention. This, in addition to the respectful and sometimes fascinated gaze of an athlete towards the dojo champion (and world champion in these cases), could lead men to believe that there is a possibility of receiving favors…

These remain suppositions, which does not negate that status can simply modify interactions and that some easily use a position of authority. As we are nature and culture, biology and psyche, it is useful to reflect on the different elements that lead to inappropriate, even dangerous, behaviors.

References:

Evidence that androstadienone, a putative human chemosignal, modulates women’s attributions of men’s attractiveness https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18601928/

The role of testosterone in odor-based perceptions of social status / https://pure.eur.nl/en/publications/the-role-of-testosterone-in-odor-based-perceptions-of-social-stat/

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #487 : Quand les critères sont impossibles

Nous savons que nous avons tendance à être durs avec nous-mêmes. La plupart des pratiquants d’arts martiaux ont une exigence forte, notamment vis-à-vis des grades.

En BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et en Luta Livre, la ceinture noire peut encore être une sorte de trésor à la valeur inestimable. Les critères étant propres aux académies et aux professeurs.

Beaucoup de pratiquants de la première et deuxième génération en France ont fantasmé sur le niveau de la ceinture noire lorsque nous étions ceintures blanches ou bleues. Nous avions l’impression qu’ils étaient terriblement forts et qu’ils étaient des puits sans fond de connaissances.

Heureusement, les faits nous ont montré que ce n’était pas le cas. Ne serait-ce qu’au « Temple des Arts Martiaux » : après Orla, professeur très technique, nous avons eu Charlao qui, lui, était plus un « tank » basique à la recherche d’efficacité pure.

Pourtant, tous deux étaient ceintures noires Alliance, de chez Alexandre Paiva. Cette rencontre a été rafraîchissante, et surtout recadrante. Une ceinture noire n’est pas forcément celui qui est à jour sur toutes les dernières modes, surtout en BJJ avec ses saisonnalités techniques. C’est plutôt un pratiquant qui applique les fondamentaux et les bases de son système pour être plus efficace en combat, et qui possède le recul nécessaire pour comprendre et décomposer ce qui constitue les rouages d’une technique inconnue.

L’expérience, la compréhension corporelle, l’analyse cognitive, le tout dans une certaine efficacité de combat, donnent une formule certes moins idéalisée que celle d’être une encyclopédie vivante. Mais cette formule rejoint la réalité des ceintures noires « standard » que je croise depuis plusieurs décennies dans les dojos ou en compétition.

Et c’est peut-être inconsciemment cette « réalité » plus basique qui peut donner ce goût de ne pas « mériter » le grade ou de ne pas être « au niveau », quand on nous le remet la première fois.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #487: When Criteria Are Impossible

We know we tend to be hard on ourselves. Most martial arts practitioners hold themselves to high standards, especially regarding ranks.

In BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, the black belt can still be seen as a kind of treasure with inestimable value. The criteria being specific to academies and professors.

Many of us from the first and second generation in France fantasized about the black belt level when we were white or blue belts. We had the impression that they were terribly strong and were bottomless pits of knowledge.

Fortunately, facts showed us this wasn’t necessarily the case. Just looking at the « Temple des Arts Martiaux »: after Orla, a very technical professor, we had Charlao, who was more of a basic « tank » looking for pure efficiency.

Yet, both were Alliance black belts under Alexandre Paiva. This encounter was refreshing, and above all, grounding. A black belt isn’t necessarily someone up to date with every trend, especially in BJJ with its technical seasonalities. Rather, it is a practitioner who applies the fundamentals and bases of their system to be more efficient in combat, and who possesses the necessary perspective to understand and break down the mechanics of an unknown technique.

Experience, bodily comprehension, cognitive analysis, all combined with a certain combat efficiency, provide a formula certainly less idealized than being a living encyclopedia. But this formula aligns with the reality of the « standard » black belts I have crossed paths with for several decades in dojos or competitions.

And perhaps it is unconsciously this more basic « reality » that can give this taste of not « deserving » the rank or not being « at the level, » when it is awarded to us for the first time.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #472 : Les coups de mou

Hier, je parlais avec un de mes élèves qui, comme beaucoup, passe par un plateau. Il est doué, jeune et athlétique. Pendant plus d’un an et demi, il a fortement progressé. Mais son travail étant déjà physique, ajouté aux entraînements (« trainings »), les petites blessures prennent de l’ampleur.

Le cumul des douleurs, le sentiment d’être écrasé par des partenaires qui, il y a quelques semaines, ne semblaient pas poser de difficulté à notre jeu, est un grand classique. Le BJJ et la Luta Livre sont des disciplines implacables. Même pendant les randoris, nous avons des adversaires qui se donnent pleinement pour eux-mêmes se dépasser, s’améliorer et « gagner » leur combat.

Ces moments, s’ils deviennent réguliers, peuvent donner un goût amer à ce qui était une saveur de plaisir depuis longtemps. Dans tous les sports, et bien sûr dans les arts martiaux, nous vivons ces moments parfois longs. Plus nous progressons et vieillissons, plus il y a des périodes qui parfois durent une saison, voire deux, où notre corps ne cesse de nous rappeler les douleurs et où les entraînements semblent tellement difficiles, que nombre de pratiquants diminuent leur fréquence puis disparaissent.

J’ai vu beaucoup de jeunes, souvent autour de la ceinture violette (entre 4 à 8 ans de pratique), qui commencent à vivre ce doute, cette fatigue. Cette gestion du corps qui, entre le cou, les doigts, les épaules et les hanches, sans oublier les genoux, se rappelle de tout ce qui lui a été imposé.

Puis un jour, parfois pas avec moins de rappels du corps, mais comme si nous avions trouvé un angle pour débloquer ce qui nous empêchait d’avancer, les choses reprennent forme. Un nouveau goût agréable revient et la façon d’aborder sa pratique fleurit. Les choses changent, la pratique mûrit, puis le budoka reprend la quête de sa voie.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #472: The Slumps

Yesterday I was talking with one of my students who, like many, is going through a plateau. He is gifted, young, and athletic. For over a year and a half, he progressed strongly. But as his job is already physically demanding, added to the trainings, small injuries are starting to compound.

The accumulation of pain, the feeling of being crushed by partners who, a few weeks ago, did not seem to pose difficulty to our game, is a classic scenario. BJJ and Luta Livre are implacable disciplines. Even during randoris, we face opponents who give their all to surpass themselves, improve, and « win » their fight.

These moments, if they become regular, can give a bitter taste to what had been a flavor of pleasure for a long time. In all sports, and of course in martial arts, we experience these sometimes lengthy moments. The more we progress and age, the more there are periods that sometimes last a season or even two, where our body constantly reminds us of the pains and where trainings seem so difficult, that many practitioners reduce their frequency and then disappear.

I have seen many young people, often around the purple belt level (between 4 to 8 years of practice), who begin to experience this doubt, this fatigue. This management of the body which, between the neck, fingers, shoulders, and hips—not forgetting the knees—remembers everything that has been imposed upon it.

Then, one day, sometimes not with fewer reminders from the body, but as if we had found an angle to unlock what was preventing us from moving forward, things take shape again. A new pleasant taste returns, and the way of approaching one’s practice blossoms. Things change, the practice matures, and then the budoka resumes the quest for their path.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #470 : L’enseignement de Sensei Seisuke

Hier, je suis parti en stage de karaté Shorin Ryu que j’avais repéré sur le site de la fédération. Il s’est avéré que c’était Sensei Seisuke Adaniya qui animait ce moment. Il nous a fait travailler sur ce qu’il a nommé la Connexion Corporelle. Et ce fut très instructif de pouvoir faire ces exercices de posture et d’alignement.

Ce sont des concepts que j’ai déjà vus en Aïki ou dans certaines écoles chinoises, et comme souvent avec la vision Okinawaienne, il y a une souplesse même dans l’enseignement et l’apprentissage que je trouve passionnante. J’ai eu la chance de pouvoir être le Uke du sensei qui partageait ses connaissances, ce qui m’a fait ressentir ce qu’il enseignait.

Et j’ai pu entrevoir quelque chose d’intéressant, un concept que l’on connaît bien en Aïkido, en Judo avec certains anciens, parfois en BJJ : le principe d’unité et de non-opposition. Alors bien sûr, nous sommes dans des exercices, ce n’est pas un randori, ce n’est pas non plus de la self-défense ; c’est ce qui, je pense, donne une substance au « do » du Karaté.

Une démarche qui se voit dans la durée, et c’est d’ailleurs pour cette raison et au travers de ses expériences de vie que Sensei Seisuke a pu développer sa méthode.

Je n’ai pas pu rester toute la journée, mais le peu qu’il a enseigné est déjà à développer et à répéter. Le manque de Uke dans cette recherche sera sûrement un peu pénalisant ; il va falloir que j’arrive à l’adapter à mes logiques BJJ/Luta ou MMA. Seulement, dans ces contextes, les phases d’alignement comme il le propose me semblent pour le moment complexes et je risque de me faire arracher la tête (soit sur une droite, soit avec une guillotine).

L’unité et la non-opposition, si avec mon petit niveau je le ressens parfois, je n’arrive pas à l’appliquer dans des combats intenses et j’avoue que je ne vois personne le faire ; cela reste des exercices ou de la démonstration. En tout cas, n’hésitez pas à aller à la rencontre de ce Sensei vraiment sympa et plein de savoir.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #470: Sensei Seisuke

Yesterday, I attended a Shorin Ryu karate seminar that I had found on the federation’s website. It turned out that Sensei Seisuke Adaniya was leading the event. He had us work on what he called Body Connection. And it was very enjoyable to practice these posture and alignment exercises.

These are concepts I’ve already encountered in Aïki or in some Chinese schools, and as often with the Okinawan vision, there’s a flexibility even in the teaching and learning that I find fascinating. I had the chance to be the Sensei’s Uke as he shared his knowledge, which allowed me to truly feel what he was teaching.

And I caught a glimpse of something interesting, a concept well-known in Aikido, in Judo with some elders, sometimes in BJJ: the principle of unity and non-opposition. Of course, these are exercises; it’s not randori, nor is it self-defense; it’s what, I believe, gives substance to the « do » of Karate.

An approach that unfolds over time, and it is for this reason and through his life experiences that Sensei Seisuke has been able to develop his method.

I couldn’t stay all day, but what little he taught is already worth developing and repeating. The lack of a Uke in this exploration will likely be a bit penalizing; I’ll have to adapt it to my BJJ/Luta or MMA logic. However, in these contexts, the alignment phases he proposes seem complex to me for now, and I risk getting my head torn off (either with a straight punch or a guillotine choke).

Unity and non-opposition, while I sometimes feel it at my humble level, I can’t apply it in intense fights, and I confess I don’t see anyone doing it; it remains confined to exercises or demonstrations. In any case, don’t hesitate to meet this truly kind and knowledgeable Sensei.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #469 : La Respiration dans nos Arts Martiaux

Est-ce que nous travaillons suffisamment la respiration en conscience ? Même si je taquine souvent le Systema, je pense que c’est l’école numéro un pour la compréhension de la respiration et des possibilités que nous pouvons en tirer. Si je n’adhère pas complètement au style martial, je pense néanmoins qu’ils ont compris des choses que nous n’utilisons que trop peu.

En BJJ et Luta Livre, très souvent les anciens parlent de l’importance du travail du souffle. Le problème, à mes yeux, c’est qu’ils n’utilisent pas forcément le « flow » de la discipline, mais la complètent la plupart du temps avec du Yoga. Pour moi, c’est à la fois une bonne chose et en même temps un manque dans la discipline initiale.

Je trouve les styles de percussions et de boxe souvent plus cohérents quant à l’utilisation du souffle, notamment les expirations sur les percussions plus poussées. Les styles qui possèdent des katas, et encore plus les respiratoires, incitent à se poser sur des formes, profondes ou de surface, sur des rythmes, dans une recherche loin d’une efficacité immédiate en randori, mais une direction qui donne conscience des formes existantes.

Dans les styles souples chinois comme le Tai Chi et le Qi Gong, ils ont la chance, grâce à la lenteur et à la maîtrise du mouvement, de poser leur attention sur le souffle. Alors, pourquoi ne considérons-nous pas davantage le souffle, hormis sous son aspect cardio, pour éviter de simplement être épuisé à la fin d’un randori ou kumite ?

Cette recherche de relâchement peut nous sortir d’une mauvaise posture, nous redonner une sensation corporelle qui va ouvrir un angle permettant une sortie, une recomposition ou de court-circuiter une saisie ou une prise trop puissante.

Le souffle est essentiel et même si nous ne sommes pas tous taoïstes avec une attente de vie éternelle, nous pouvons optimiser pour la compétence martiale et son versant « mieux-être » notre apprentissage du souffle.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #469: Breathing in Our Martial Arts

Are we consciously working on breathing enough? Even though I often tease Systema, I believe it’s the number one school for understanding breathing and the possibilities we can gain from using it. While I don’t fully adhere to the martial style, I nevertheless think they’ve understood things that we use far too little.

In BJJ and Luta Livre, very often the elders talk about the importance of breath work. The issue, in my opinion, is that they don’t necessarily use the discipline’s « flow » but complement it, most of the time, with Yoga. For me, this is both a good thing and at the same time a lack in the initial discipline.

I find striking and boxing styles often more consistent in their use of breath, particularly expirations on more powerful strikes. Styles that have katas, and even more so respiratory ones, encourage focusing on forms, deep or superficial, on rhythms, in a search far from immediate effectiveness in randori, but a direction that raises awareness of existing forms.

In soft Chinese styles like Tai Chi and Qigong, they have the opportunity, due to the slowness and mastery of movement, to focus their attention on breathing. So, why don’t we consider breathing more, apart from its cardio aspect, to simply avoid exhaustion at the end of a randori or kumite?

This search for relaxation can help us get out of a bad posture, give us back a bodily sensation that will open an angle allowing for an escape, a recomposition, or to short-circuit a hold or grip that is too powerful.

Breath is essential, and even if we are not all Taoists expecting eternal life, we can optimize our breathing training for martial competence and its well-being aspect.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #455 : Les poids lourds en combat

Allez, un peu de « grossophobie » gratuite, venant d’un « gros », j’ai un joker ! Les arts martiaux et sports de combat sont des disciplines de force. Et même si des légers battent rarement des lourds, comme au CJI 2, on a pu voir, tant en Judo, en BJJ ou en Kyokushin, que les catégories « Absolute » (que je trouve plus sympa que « toutes catégories ») sont souvent remportées par des athlètes « bien lourds », voire « vraiment très lourds ».

Le problème est que souvent, les poids lourds sont déjà naturellement puissants (pas forcément « très forts » au sens strict). Ils utilisent bien leur force et le mouvement du corps pour « fracasser » d’une frappe ou pour contrôler et soumettre.

Seulement, comme ce qui est mis en avant, c’est la force et la puissance, on voit des athlètes ne faire que toujours plus de préparation physique, des heures pour prendre de la masse et de l’explosivité, mais moins pour la technique.

C’est normal : tu combats des « allumettes » comparées à toi, pourquoi se casser la tête à trouver un angle, une cale, un levier ou une réaction, alors qu’un coup de « boost » arrache globalement tout ?
En plus, avec des « smoothies magiques », le cardio est un peu amélioré ; regardez les poids lourds russes en Kyokushin, les colosses de l’UFC (bon, 10 minutes, c’est quand même difficile) ou les prolongations en judo…

Du coup, on perd un peu le jeu de se développer par la connaissance d’un système, mais on répond à la notion de sport de force.
Ce qui est intéressant, c’est de voir les moins lourds devenir « lourds techniques », comme un Usyk en boxe, qui est un bel exemple de technique plutôt que de jouer sur une confiance inconsciente pour terminer un match d’une seule frappe.

Maintenant, être lourd est aussi un handicap, que ce soit par la graisse ou le muscle : les angles sont moins simples à obtenir, la surface de frottement est importante, donc sur le dos, on a l’impression d’une tortue renversée. C’est normal que le cerveau cherche à économiser de l’énergie pour un maximum de « rentabilité ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #455: Heavyweights in Combat

Alright, a bit of free « fat-shaming, » coming from a « fat guy, » I have a joker! Martial arts and combat sports are disciplines of strength. And even if lightweights rarely beat heavyweights, as seen in CJI 2, we’ve observed in Judo, BJJ, and Kyokushin that « Absolute » categories (which I find nicer than « all categories ») are often won by « quite heavy, » or even « really very heavy » athletes.

The problem is that heavyweights are often already naturally powerful (not necessarily « very strong » in the strict sense). They effectively use their strength and body movement to « smash » with a strike or to control and submit.

However, since strength and power are what’s emphasized, we see athletes constantly doing more physical preparation, spending hours gaining mass and explosiveness, but less time on technique.
It’s normal: you’re fighting « matchsticks » compared to yourself, why bother finding an angle, a block, a lever, or a reaction when a « boost » generally tears everything apart?

Plus, with « magic smoothies, » cardio is a bit better; look at the Russian heavyweights in Kyokushin, the UFC behemoths (well, 10 minutes is still difficult), or the overtime in Judo..

As a result, we lose a bit of the game of developing through the knowledge of a system, but we meet the definition of a strength sport.
What’s interesting is to see heavyweights become « technical heavyweights, » like Usyk in boxing, who is a fine example of technique rather than relying on unconscious confidence to finish a match with a single strike.

Now, being heavy is also a handicap, whether it’s fat or muscle: angles are harder to get, the friction surface is significant, so on your back, you feel like a flipped turtle. It’s normal for the brain to economize energy for maximum « profitability. »

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #453 : Le BJJ pur en MMA moderne

J’en ai déjà parlé plusieurs fois et le match d’hier de De Ridder au Main Event de l’UFC nous rappelle la complexité de notre style martial dans une optique de combat complet (d’autant plus face à de bons grapplers/lutteurs). Nous avons une école qui développe la mise en place de mouvements complexes. Il est plus simple de maintenir sa posture au-dessus et de donner des coups de coude, que de décaler ses hanches, insérer ses bras en underhook, en se protégeant avec une jambe en shield, et tout cela en cherchant un déséquilibre ou un espace pour attaquer un renversement ou une clé.

Souvenez-vous que cette compréhension que le Jiu-Jitsu était « battable » dans le combat libre date des précurseurs du ground and pound, des lutteurs comme Coleman et, éventuellement, de Dan Severn, même si à l’époque Royce Gracie a pu passer un triangle pour finaliser. Le niveau global de Jiu-Jitsu des combattants de MMA n’est plus aussi technique qu’il y a dix ans, mais il est bien plus adapté pour éviter de rester dessous et trouver des chemins de victoire.

Statistiquement, les soumissions sont peu nombreuses et, s’il y a deux semaines Oliveira nous a fait une démonstration de Jiu-Jitsu face à un autre grappler à l’UFC, la plupart du temps les clés ou étranglements fonctionnent parce qu’il y a eu un knockdown avant ou des dégâts avec des frappes. De plus, majoritairement, le dos et les positions au-dessus sont plus performantes pour mettre fin au combat.

De Ridder a voulu montrer un BJJ de dessous performant et dangereux, mais cela l’a épuisé et n’a pas été réellement possible face à un combattant au-dessus solide sur ses bases de lutte et qui connaît les étapes de la complexité des mouvements à venir. Le BJJ sportif a développé une facette technique incroyable dans ses règles actuelles, mais dans les règles MMA, le côté rustre paie plus que le raffinement, les paramètres étant différents.

Nous avons petit à petit deux Jiu-Jitsu qui se sont développés : celui sportif en mode IBJJF et celui qui, comme à ses origines en vale tudo, s’adapte pour rester efficace (avec difficulté) dans le MMA moderne.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #453: Pure BJJ in Modern MMA

I’ve mentioned it several times already, and yesterday’s De Ridder match in the UFC Main Event reminds us of the complexity of our martial style in a complete combat perspective (especially against good grapplers/wrestlers). We have a school that develops the implementation of complex movements. It is simpler to maintain an overhead posture and deliver elbows than to shift one’s hips, insert arms in an underhook, protect oneself with a leg shield, all while seeking an imbalance or an opening to attack a sweep or a submission.

Remember that this understanding that Jiu-Jitsu was « beatable » in no-holds-barred fighting dates back to the pioneers of ground and pound, wrestlers like Coleman and then Severn, even though at the time Royce Gracie was able to land a triangle to finish. The overall level of Jiu-Jitsu among MMA fighters is no longer as technical as it was ten years ago, but it is much more adapted to avoid staying on the bottom and finding paths to victory.

Statistically, submissions are few, and while two weeks ago Oliveira gave us a Jiu-Jitsu demonstration against another grappler in the UFC, most of the time submissions or chokes work because there was a knockdown beforehand or damage from strikes. Moreover, generally, back control and top positions are more effective in finishing the fight.

De Ridder wanted to demonstrate effective and dangerous BJJ from the bottom, but it exhausted him and wasn’t truly possible against a top fighter who was solid in his wrestling fundamentals and understood the upcoming complex movements. Sport BJJ has developed an incredible technical facet under its current rules, but in MMA rules, a raw approach pays more than refinement, as the parameters are different.

Gradually, two types of Jiu-Jitsu are developing: the sport version, IBJJF style, and the one that, like its « vale tudo » origins, adapts to remain effective in modern MMA.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #451 : FFJudo vs CFJJB – L’avenir du BJJ en France

Je pense que si vous êtes dans le BJJ et que vous évoluez dans la dimension IBJJF/CFJJB, vous n’avez pas pu passer à côté du conflit avec la Fédération Française de Judo (FFJ). Cette fois, le match ne se joue pas entre Kimura et Gracie, même si, symboliquement, la FFJ est un véritable Kimura avec ses 500 000 licenciés, face à une CFJJB bien maigre avec ses 32 000 adhérents.

Mais alors, que penser de cette action de la FFJ, qui semble avoir oublié qu’en 1946, cette petite discipline qu’était le Judo a pris son indépendance vis-à-vis de la Lutte ? On oublie ses difficultés et son histoire quand tout va bien. En absorbant pendant trois à quatre saisons le BJJ, la FFJ n’a pas anticipé que la génération actuelle de « gradés Jiujitsu » ne souhaitait pas voir disparaître l’histoire de notre discipline.

Le Judo d’aujourd’hui, au niveau politique, ne serait certainement pas valorisé par des figures comme Jazarin de l’époque. Ce qu’est devenue une machine de guerre n’a plus rien à voir avec des passionnés qui se battent pour faire monter une discipline. C’est normal, la politique, l’argent et le pouvoir devenant l’essentiel.

Si les « anciens », les trois premières générations de BJJ, veulent garder les spécificités culturelles, techniques et même administratives de notre style, ce n’est pas le cas pour les générations récentes. Et c’est, je pense, ce qui risque de faire du mal dans les années ou décennies à venir. Tout comme aujourd’hui, personne dans le Judo ne se plaint de sa ceinture noire FFJ en voulant être reconnu par le Kodokan Japon. Il y a de fortes chances que ce soit pareil avec le BJJ, où la validation IBJJF (qui coûte un bras) n’aura pas plus de sens que cela.

De même, pour les jeunes, peu importe que la compétition soit CFJJB, Judo, FFL ou Naga ; ils s’en fichent, ils veulent combattre. Si la FFJ propose des compétitions à 10 euros, cela risque de les intéresser grandement. Il est possible que la CFJJB défende bien nos lignes pendant quelques années, mais la puissance fédérale ancrée en France risque d’étouffer, tel un mata leão, la dynamique basée sur une gestion entrepreneuriale de l’IBJJF.

Garder les graduations à la brésilienne, qui est remise en question quand on sait qu’un ceinture bleue peut battre une ceinture noire de l’ancienne génération, risque aussi de questionner avec les mises à jour fédérales qui s’inspireront sûrement de ce qui est fait, mais francisé, comme cela avait été fait avec les grades japonais à l’époque.

Celui qui prendra le centre du tatami avec l’éducation (la propagande) la plus forte auprès des nouvelles générations gagnera ce combat. Et pour le coup, les « professores » vont avoir un rôle essentiel : vont-ils garder un lien avec l’histoire de la discipline, ou s’orienter vers une vision française du style ?

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Martial Reflections of a Hypnofighter #451: FFJ vs CFJJB – The Future of BJJ in France

I think that if you are involved in BJJ and operate within the IBJJF/CFJJB sphere, you couldn’t have missed the conflict with the French Judo Federation (FFJ). This time, the match isn’t Kimura against Gracie, even if symbolically, the FFJ is a true Kimura with its 500,000 licensees, making the CFJJB look rather lean with its 32,000 members.

But then, what to make of this action by the FFJ, which seems to have forgotten that in 1946, this small discipline, Judo, gained its independence from Wrestling? One forgets their struggles and history when everything is going well. By absorbing BJJ for three to four seasons, the FFJ did not anticipate that the current generation of « ranked » practitioners did not want to see the history of our discipline disappear.

Today’s Judo, at the political level, would certainly not be valued by figures like Jigoro Kano of that era. What has become a war machine has nothing to do with enthusiasts fighting to elevate a discipline. This is normal, as politics, money, and power become paramount.

While the « elders, » the first three generations of BJJ, want to preserve the cultural, technical, and even administrative specificities of our style, this is not the case for recent generations. And this, I believe, is what will cause harm in the coming years or decades. Just as today, no one in Judo complains about their FFJ black belt wanting to be recognized by the Kodokan Japan. There’s a strong chance it will be the same with BJJ, where IBJJF validation (which costs an arm and a leg) will not hold much more meaning.

Similarly, for young people, whether a competition is CFJJB, Judo, FFL, or Naga, they don’t care; they just want to compete. If the FFJ offers competitions for 10 euros, that is likely to greatly interest them. It is possible that the CFJJB will defend our lines well for a few years, but the federal power entrenched in France risks stifling, like a mata leão, the dynamic based on IBJJF’s entrepreneurial management.

Keeping the Brazilian-style graduations, which are questioned when one knows that a blue belt can beat an old-generation black belt, is also likely to be challenged with federal updates that will surely be inspired by existing practices but « Frenchified, » as was done with Japanese grades back then.

Whoever takes the center of the tatami with the strongest education (propaganda) among the new generations will win this fight. And in this case, the « professores » will have an essential role: will they maintain a link to the history of the discipline, or will they lean towards a French vision of the style?

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