Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #258 : Combattre avec tout le monde

Les règles d’un dojo dictent l'inclusivité et le respect mutuel. Découvrez pourquoi refuser de combattre avec certaines personnes peut être perçu comme de la discrimination dans les arts martiaux.

Régulièrement, j’entends, je lis ou je visionne des discours en BJJ où des pratiquants refusent de s’entraîner avec tout le monde dans l’académie. Ce que j’ai le plus souvent entendu, c’est un homme qui ne veut pas combattre avec une femme. Pour moi, cette attitude est inacceptable dans mon dojo. Certains de mes amis acceptent cette idée, mais je trouve que cela va à l’encontre de l’esprit spécifique de cette salle d’entraînement.

Les seuls qui peuvent choisir sont les gradés. Comme je vous l’ai déjà expliqué, ils bénéficient de droits supplémentaires en raison de leur temps et de leurs contributions à l’académie. Si l’on me dit qu’on ne s’entraîne pas à cause de son statut marital ou de ses croyances spirituelles, cela revient, selon moi, à accepter une forme de discrimination, qu’elle soit raciale, liée à un handicap ou toute autre forme de -phobie.

Je comprends parfaitement que chacun d’entre nous a ses propres idées, valeurs et croyances. Mais dans ma vision d’un dojo, il existe des règles souvent fixées par le professeur. Les élèves sont libres de ne pas adhérer à ces règles et de ne pas rester.

Quand un gradé invite un non-gradé, peu importe qui il ou elle est, le moins gradé doit toujours accepter. Les idées politiques, spirituelles ou autres doivent être mises en pause pendant la pratique. Imaginez un pratiquant de Shorinji Kenpo qui refuserait de faire les Gasho (salut bouddhique) parce qu’il appartient à une autre confession.

Les écoles, les styles et les dojos ont des spécificités culturelles qui font partie du « package ». Si l’on n’est pas d’accord, il faut trouver un club qui corresponde à ses attentes. La CFJJB fait signer en début de saison un contrat pour éviter (ou du moins limiter) les discriminations. Je trouve cela pertinent, même si ce n’est qu’un outil parmi d’autres.

Je fais une distinction entre s’inscrire dans une salle de sport et rejoindre un dojo, et je me rangerai toujours derrière le choix de mon/ma gradé(e) plutôt que ceux qui viennent avec leurs propres attentes. Dans les arts martiaux, il existe une notion d’uniformité et de rigueur à travers des règles qui doivent être respectées.

Cela laisse également un espace de réflexion lorsqu’on établit sa propre académie, où le cadre devient déterminant pour répondre aux besoins des différentes populations. Apprenez les règles et les conditions de vos clubs pour éviter de vous retrouver dans des situations qui pourraient vous déranger, mais qui font partie de l’esprit du groupe. L’individualité ne doit pas primer sur le collectif…

#artsmartiaux #dojo #règles #cadre #acceptation #refus #philosophie #spiritualité #politique

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

__

Martial Reflections of a Hypnofighter #258: Fighting with Everyone

I regularly hear, read, or watch discussions in BJJ where practitioners refuse to spar with everyone in the academy. What I hear most often is a man who doesn’t want to fight with a woman. To me, this attitude is unacceptable in my dojo. Some of my friends accept this idea, but I believe it goes against the specific spirit of this training space.

Only the higher ranks can choose. As I have explained before, they have additional rights due to their time and contributions to the academy. If someone tells me they don’t train because of marital status or spiritual beliefs, I see it as accepting a discriminatory concept, whether it’s racism, disability, or any form of -phobia.

I fully understand that we all have our own ideas, values, and beliefs. But in my vision of a dojo, there are rules that are often set by the teacher. Students are free not to adhere to them and to leave if they choose.

When a higher-ranked student invites a lower-ranked one, regardless of who they are, the lower rank must always accept. Political, spiritual, and other ideas should be paused during practice. Imagine a Shorinji Kenpo practitioner who refuses to do Gasho (a Buddhist salute) because they follow another faith.

Schools, styles, and dojos have cultural specifics that are part of the package. If one disagrees, they need to find a club that aligns with their expectations. The CFJJB (French BJJ Federation) makes practitioners sign a contract at the start of the season to prevent (or at least limit) discrimination. I find the idea good, even if it’s just one tool among many.

I distinguish between signing up for a gym and joining a dojo, and I will always side with my higher-ranked students over those who come with their own expectations. Martial arts have a notion of uniformity and rigor through rules that must be respected.

This also leaves space for reflection when setting up your own academy, where the framework becomes key to meeting the needs of different populations. Learn the rules and conditions of your clubs so you don’t find yourself in situations that bother you but are part of the group’s spirit. Individuality should not take priority over the collective…

#martialarts #dojo #rules #framework #acceptance #refusal #philosophy #spirituality #politics

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #256 : Le conditionnement des élèves pour le Ki

Explorez comment le conditionnement et la suggestion influencent la perception du "Ki" dans les arts martiaux. Découvrez les biais de confirmation et les dynamiques derrière ces pratiques ésotériques.

Fréquemment, les McDojos partagent des vidéos de professeurs d’arts martiaux qui proposent des formes de combat sans aucune efficacité. Au mieux, c’est une découverte d’un spectre de croyances et de philosophies.

Ce qui est le plus mis en avant reste les maîtres du ki, qui, en effleurant ou à distance, font tomber, voire mettent KO leurs élèves. Un des points qu’il faut comprendre, c’est que de nombreux systèmes croient fermement en cette pratique. Ils ne pensent pas mentir. Pour beaucoup d’entre eux, il existe une série de biais de confirmation qui, depuis leurs débuts, confirment ce “pouvoir”.

Nous le savons, le conditionnement peut amener l’humain à croire absolument tout. Sachant que, dans le cas des dojos, ce sont des adultes volontaires qui entrent pour apprendre ces formes ésotériques. C’est comme lorsqu’un participant en hypnose de rue nous voit faire vivre une expérience hypnotique et qu’il est déjà sous “emprise” des suggestions avant même que l’opérateur ne le valide pour venir expérimenter par lui-même.

Toutes les suggestions et les conséquences qu’il a pu voir, et peut-être même déjà ressentir par une forte auto-suggestion et un état de transe plus ou moins profonde, ne seront que confirmées par l’action sémantique et technique du praticien, qui lui fera certainement faire de nombreuses choses fascinantes pendant sa session de démonstration.

Si cela est possible dans le cadre d’une découverte et d’un divertissement comme l’hypnose de rue ou de scène, nous pouvons facilement proposer la même chose dans un dojo où cette “fascination” (mot très présent dans l’hypnose ancienne) des arts de combat prend tout son sens.

Avec le désir profond de maîtriser une énergie qui, entre les séries, les films ou les mangas, peut sembler être une réalité possible, jour après jour, démonstration après démonstration, suggestion après suggestion, une partie des pratiquants, plus suggestibles et plus enclins à l’adhésion, vont commencer à ressentir, puis, de toute façon, après des années à rester et répéter, à vivre ce qui est attendu, et peut-être même à réussir la même chose avec les nouveaux qui, comme eux, désirent vivre avec ce pouvoir.

Pour les autres, qui ne retrouvent pas ce qui est associé à leur croyance, ou qui, selon les écoles, n’ont pas atteint le niveau, en gros le conditionnement, on ne leur montrera jamais ces techniques “supérieures”…

suggestion #chi #ki #énergie #conditionnement #pattern

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank

https://www.passioncombat.net/
__
Martial Reflections of a Hypnofighter #256: Conditioning Students for Ki

McDojos frequently share videos of martial arts instructors who offer forms of combat with no real effectiveness. At best, it is a discovery of a spectrum of beliefs and philosophies.

The most highlighted are the ki masters, who, with a mere touch or from a distance, make their students fall or even knock them out. One thing to understand is that many systems firmly believe in this practice. They do not think they are lying. For many, a series of confirmation biases have, since their beginnings, validated this « power. »

We know that conditioning can lead humans to believe absolutely anything. In the case of dojos, these are voluntary adults entering to learn these esoteric forms. It’s like when a participant in street hypnosis sees an operator creating a hypnotic experience, and they are already under the « influence » of suggestions before the operator even validates them to come and experiment for themselves.

All the suggestions and the effects they may have seen, and perhaps already felt through strong self-suggestion and a more or less deep trance state, will only be confirmed by the semantic and technical actions of the practitioner, who will likely make them do many fascinating things during their demonstration session.

If this is possible in the context of discovery and entertainment like street or stage hypnosis, we can easily propose the same thing in a dojo where this « fascination » (a term very present in ancient hypnosis) with the combat arts comes into play.

With a deep desire to master an energy that, through series, films, or mangas, may seem a possible reality, day by day, demonstration after demonstration, suggestion after suggestion, a portion of practitioners, more suggestible and more inclined to adhere, will begin to feel, and eventually, after years of staying and repeating, live what is expected and perhaps even succeed in doing the same with newcomers who, like them, wish to experience this power.

For others, who do not find what aligns with their beliefs, or who, depending on the schools, have not reached the level—essentially the conditioning—they will never be shown these « superior » techniques…

suggestion #chi #ki #energy #conditioning #pattern

Take only what is good and right for you.
Be one,
Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #252 : Les cours enfants et adolescents

Dans cet article, je partage mon expérience d'enseignement des arts martiaux et explique pourquoi je préfère ne pas donner de cours aux enfants et aux adolescents. Découvrez les défis et les beautés de l'enseignement traditionnel et comment il est essentiel de connaître le public que nous aimons enseigner.

Je donne des cours d’arts martiaux depuis que je suis ceinture marron en karaté, donc depuis mes 17 ans. Bien sûr, au début, j’étais assistant, et les leçons étaient destinées aux enfants et aux adolescents. J’ai eu la chance, comme beaucoup de jeunes, d’avoir un dojo qui permettait de se plonger dans l’enseignement.

Cependant, une chose que j’ai vite comprise, c’est que l’enseignement pour les jeunes n’est pas un monde qui me correspond. J’ai paradoxalement commencé les arts martiaux en étant adolescent, mais j’étais en cours pour adultes dès l’âge de 14 ans, donc je n’ai pas eu une éducation martiale issue d’un enseignement pour des jeunes. Autant le dire, c’était un enfer, j’en vomissais tous les jours.

Du coup, j’ai un mode d’enseignement à l’ancienne, avec tous les défauts que cela peut comporter mais aussi toutes les belles choses que cela peut apporter au-delà du dojo. Depuis des années, par taquinerie, on me demande si je veux donner des cours aux enfants et adolescents, ce que je décline toujours, car je ne suis pas du tout adapté à ce public.

Je n’ai ni la patience, ni même le plaisir de devoir sans cesse « occuper » les jeunes ; je n’aime pas faire la police et je n’ai pas le temps de devoir tout justifier. C’est là que je suis toujours fasciné par ces professeurs de judo, que je pense être les meilleurs, en tout cas les mieux formés, ou mes amis en BJJ qui forment des petits à avoir un jeu complètement incroyable.

Il y a vraiment une façon d’aborder les cours et le partage de manière spécifique, avec cette volonté de leur donner de la technique, du jeu et aussi quelques comportements sociaux positifs. Les professeurs de sport en général et ceux des arts martiaux, qui sont souvent des bénévoles, sont des personnes en or, qui permettent à de nombreux jeunes de se passionner et de progresser.

Ce que je trouve beau aussi, même si c’est rare, c’est de voir des professeurs qui forment, depuis leur enfance, un de ces athlètes qui restent avec leur sensei le plus longtemps possible (car parfois, il faut aller dans une structure plus spécialisée pour progresser). Ces combattants, qui deviennent champions, partagent leur succès avec celui ou celle qui a été là depuis le début, leur donnant l’envie et le courage de persévérer.

Je pense qu’il est important de savoir quel public nous aimons avoir pour proposer un enseignement qui soit le plus juste pour les personnes qui viennent découvrir et apprendre les arts martiaux.

enseignement #artsmartiaux #enfants #adultes #public

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

__

Martial Reflections of a Hypnofighter #252: Children’s and Teenagers’ Classes

I have been teaching martial arts since I was a brown belt in karate, so since I was 17 years old. Of course, at first, I was an assistant, and the lessons were for children and teenagers. I was fortunate, like many young people, to have a dojo that allowed me to immerse myself in teaching.

However, one thing I quickly realized is that teaching young people is not a world that suits me. I paradoxically started martial arts as a teenager but was in adult classes from the age of 14, so I never had a martial education aimed at young people. To be honest, it was hell; I would throw up every day.

As a result, I have an old-fashioned teaching style, with all the flaws that come with it but also all the beautiful things it can bring beyond the dojo. For years, people have jokingly asked me if I want to teach children and teenagers, which I always decline because I am not at all suited to that audience.

I neither have the patience nor the pleasure of constantly having to « occupy » young people; I don’t like policing, and I don’t have the time to justify everything. That’s where I’m always fascinated by those judo teachers, whom I consider to be the best or at least the most well-trained, or my friends in BJJ who train little ones to have an incredible game.

There is truly a specific way to approach classes and sharing, with the desire to give them technique, play, and also some positive social behaviors. Sports teachers in general, and martial arts instructors who are often volunteers, are golden people who help many young people become passionate and progress.

What I also find beautiful, even if it’s rare, is to see teachers who train, from childhood, one of those athletes who stays with their sensei as long as possible (because sometimes you have to go to a specialized place to progress). These fighters, who become champions, share their success with the one who has been there from the start, giving them the desire and courage to go on.

I think it is important to know which audience we like to have in order to offer teaching that is most fair to the people who come to discover and learn martial arts.

teaching #martialarts #children #adults #audience

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #250 : Les arts martiaux, une belle clé à l’international

Découvrez comment la qualité des arts martiaux en France, grâce à des coachs passionnés et des diplômes d'État exigeants, ouvre des opportunités internationales pour les combattants. Explorez les témoignages de ceux qui ont trouvé le succès à l’étranger grâce à la "French Touch".

Mardi, à l’entraînement, Saikou, coach de kickboxing et combattant en MMA au FK, m’a partagé son étonnement de constater que le niveau que nous avons en pieds-poings est largement supérieur, même chez les professionnels (surtout en MMA) à l’étranger. Aujourd’hui, Sonny, avec qui j’ai fait quelques vidéos sur Passion Combat : https://www.youtube.com/@passioncombat, partage une publication où il exprime sa fierté de devenir coach officiel de kickboxing au Crosspoint Gym au Japon, un club qui prépare des dizaines de combattants pour les grandes organisations de kickboxing et de MMA.

Nous avons en France la chance d’avoir des professeurs et des passionnés de qualité qui partagent souvent leur savoir-faire sans en tirer beaucoup de bénéfices. Nous avons également des fédérations et des diplômes d’État qui sont assez exigeants pour fournir des bases solides sur lesquelles les futurs entraîneurs peuvent s’appuyer.

Ce cumul d’exigence et d’expertise de nombreux pratiquants qui deviennent professeurs représente une véritable porte d’entrée pour travailler. Certes, ce n’est pas toujours facile en France, où le système associatif ne permet pas toujours une rémunération conséquente, mais dès que des opportunités se présentent à l’étranger, la French Touch peut vraiment être demandée.

Nous avons le cas célèbre de Woirin, qui est allé au Brésil, mais aussi à la Team Quest, et Cyrille Diabaté, qui lui aussi a été à Quest. Et il y a surtout tous ces coachs que ni vous ni moi ne connaissons, mais qui sont pourtant entraîneurs dans de nombreux clubs à l’étranger, où les compétences durement acquises en France sont valorisées.

Il est important d’encourager les pratiquants passionnés à se former, à les aider à prendre des cours. Si en France il peut être parfois difficile d’en vivre, il existe des opportunités, avec la globalisation, de faire les bonnes rencontres et de vendre la qualité de ses compétences pour vivre une aventure internationale avec sa passion, le combat.

entraînement #formation #opportunité #coaching #enseignement #qualité #France

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #250: Martial Arts, a Beautiful Key to the International Stage

On Tuesday, during training, Saikou, a kickboxing coach and MMA fighter at FK, shared his amazement at the level we have in striking, which is far superior, even among professionals (especially in MMA) abroad. Today, Sonny, with whom I’ve made several videos on Passion Combat: https://www.youtube.com/@passioncombat, shared a post expressing his pride in becoming an official kickboxing coach at Crosspoint Gym in Japan, a club that trains dozens of fighters for major kickboxing and MMA organizations.

In France, we are fortunate to have high-quality teachers and passionate practitioners who often share their expertise without gaining much in return. We also have federations and state diplomas that are rigorous enough to provide solid foundations on which future coaches can build.

This combination of high standards and expertise from numerous practitioners who become teachers is a gateway to employment. Admittedly, it’s not always easy in France, where the associative system does not always allow for substantial remuneration, but once opportunities arise abroad, the French Touch can truly be in demand.

We have the well-known case of Woirin, who went to Brazil and also to Team Quest, and Cyrille Diabaté, who also went to Quest. And there are especially those coaches that neither you nor I know, but who are trainers in many clubs abroad, where the skills hard-earned in France are valued.

It is important to encourage passionate practitioners to train, to help them take courses. If in France it can sometimes be difficult to make a living from it, there are opportunities, with globalization, to make the right connections and market the quality of their skills to live an international adventure with their passion, combat.

training #education #opportunity #coaching #teaching #quality #France

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #249 : Commencer par le combat…

Depuis janvier 2024, j'ai modifié l'approche de mes cours d'arts martiaux en commençant directement par les randoris et les combats. Cette méthode permet d'utiliser l'énergie et la concentration optimales des élèves dès le début, tout en offrant un entraînement plus productif et dynamique. Découvrez pourquoi cette approche est appréciée par mes élèves et comment elle peut transformer votre pratique des arts martiaux.

Depuis janvier 2024, j’ai décidé de commencer les cours par des randoris et des combats. Cela fait suite à ma réflexion sur la suppression de l’échauffement classique, en le remplaçant par des exercices en binôme et des formes correspondant à nos arts martiaux. Pendant deux ou trois saisons, je débutais les cours avec des exercices d’opposition en lutte debout, sans amenés au sol.

Après avoir obtenu un retour positif – à savoir que, sans échauffement classique, les élèves ne se blessent pas – j’ai décidé de mettre en place autre chose. Traditionnellement, dans la majorité des arts martiaux et sports de combat, on trouve un échauffement, un travail technique, et parfois un travail d’opposition.

Cependant, je trouvais que les combats n’étaient pas vraiment productifs, peut-être à cause de la fatigue accumulée par les pratiquants pendant l’entraînement. Je me souviens que certains de mes professeurs en BJJ ou en karaté m’expliquaient que les combats en fin de cours, lorsque peu de personnes sont encore lucides, étaient voulus pour inciter à se dépasser.

Pourtant, le combat – qui est factuellement le moment où l’on peut le plus se blesser – ne mériterait-il pas notre intérêt et notre énergie optimale ? De plus, le combat doit être ouvert et permettre de créer, quitte à ne pas réussir exactement ce que l’on cherche à faire. En début de cours, nous sommes en pleine forme, et nous pouvons plus facilement oser et tester, quitte à se faire contrer, car l’épuisement est encore loin.

En général, nous commençons donc les randoris (et non les kumites) au sol, sans travail d’amené au sol, chacun cherchant à produire sans tout bloquer. Ensuite, le troisième permet d’inclure la lutte debout et les amenés au sol. À partir du quatrième, nous pouvons intégrer les soumissions, et en général, les derniers peuvent se transformer en kumite, où l’unique intention est de soumettre.

Après ces combats, le travail technique est abordé avec une autre concentration, et beaucoup sont plus volontaires, contrairement à la situation où les combats ont lieu à la fin et certains n’attendent que cela.

Pour le moment, le retour est positif, les élèves apprécient. Le nouveau test sera cette rentrée avec des néophytes qui, après seulement trois minutes dans le dojo, se retrouvent déjà à combattre…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #combats #cours

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

__

Martial Reflections of a Hypnofighter #249: Start with Combat…

Since January 2024, I decided to start my classes with randoris and combat. This decision follows my reflection on no longer doing a traditional warm-up, replacing it instead with partner drills and forms that correspond to our martial arts. For two or three seasons, I began the classes with stand-up grappling exercises without takedowns.

After receiving positive feedback — primarily ensuring that students did not get injured without a conventional warm-up — I decided to implement something different. Traditionally, in most martial arts and combat sports, there is a warm-up, a technical segment, and possibly some sparring.

However, I found that the combat wasn’t really productive, perhaps due to the fatigue accumulated by the practitioners throughout the training. I recall some of my instructors in BJJ or Karate explaining to me that the sparring sessions held at the end of class, when few people are still fully lucid, were intentional to encourage pushing beyond one’s limits.

Yet, since combat is factually the moment when injuries are most likely, shouldn’t it deserve our interest and optimal energy? Moreover, combat should be open and allow for creativity, even if we don’t always succeed in doing exactly what we aim for. At the beginning of the class, we are in peak condition, and it is easier to dare, to experiment, even if it means getting countered because exhaustion is still far away.

So generally, we start with randoris (not kumites) on the ground, without any takedown work, where each person seeks to create without fully blocking. Then, by the third round, we include stand-up grappling and takedowns. From the fourth round, we can introduce submissions, and generally, the last rounds can turn into kumites, where the sole intention is to submit.

After these sparring sessions, the technical work is approached with a different focus, and many students are more willing, unlike when the sparring is at the end and some are just waiting for that moment.

So far, the feedback has been positive, and the students appreciate it. The next test will be this season with newcomers who, after just three minutes in the dojo, find themselves already fighting…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #sparring #classes

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #248 : Quand le sport de combat ne suffit plus

Découvrez les réflexions d’un Hypnofighter sur l'évolution des pratiquants d'arts martiaux et de sports de combat vers la self-défense. Explorez les motivations derrière ces transitions, les différences de mentalité et les enjeux de l’efficacité des techniques martiales. Une analyse approfondie des divers systèmes, de la psychologie du combattant, et des approches tactiques et stratégiques en situation réelle.

Dans mon dernier post, je vous partageais cette tendance courante chez les pratiquants de self-défense : celle de migrer ou de compléter leur pratique par des disciplines plus ludiques, sachant que les fondamentaux de la défense personnelle sont relativement rapides à maîtriser.

Il existe également le mouvement inverse, avec des pratiquants de sports de combat ou d’arts martiaux qui décident progressivement de s’orienter vers la self-défense. Nous observons souvent ce phénomène dans le BJJ, notamment lorsque l’âge se fait sentir et que la période de compétition ou de pratique intensive de randoris sportifs ne satisfait plus.

Je suis incapable de dire s’il existe ou non une dimension égotique dans ce choix. Après des années, voire des décennies, à dominer les pratiquants avec qui l’on partage cette passion, il peut être difficile de vivre le moment où l’on commence à être bousculé, voire surpassé, par la nouvelle génération.

Quoi qu’il en soit, beaucoup passent d’une vision sportive et ludique à une envie de découvrir des notions plus martiales, sans pour autant être motivés par une peur spécifique de la rue. Je pense que c’est parce que beaucoup de systèmes comme le Krav Maga, le Kali, le Silat ou des styles mixtes de self-défense offrent une approche différente et renouvelée.

La difficulté réside toutefois dans le fait que beaucoup de pratiquants venant de la boxe et de la lutte sont très sceptiques. Il est donc important de prouver l’efficacité des techniques sans simplement dire : « Si, si, ça marche. » Par exemple, un boxeur pourrait expliquer que placer un jab-cross précisément est déjà difficile, alors remplacer cela par une frappe à la gorge ou aux yeux peut être mal perçu.

Je pense que le débat infini entre self-défense et sports de combat pourrait se poursuivre indéfiniment si les instructeurs de self-défense ne se concentraient pas sur des notions tactiques, stratégiques et psychologiques, qui sont fondamentalement différentes de celles des sports de combat. Prenons l’exemple du jab-cross : il est efficace dans tous les systèmes, mais son contexte et sa préparation sont spécifiques à un ring ou une cage. Dans la rue, nous avons les phases ritualisées de précombat, que l’enseignant décrypte à la fois psychologiquement et stratégiquement (par exemple, éviter de se retrouver dos au mur).

Comme je vous le disais dans le post précédent, il existe des écoles polyvalentes, mais elles ne sont souvent pas les plus efficaces. Il vaut souvent mieux suivre un cours 100 % self-défense ludique et un cours 100 % sport de combat pour apprécier et se développer au mieux, plutôt que de suivre des cours parfois trop approximatifs.

selfdefense #BJJ #sportdecombat #artsmartiaux #rentrée2024

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/__

Martial Reflections of a Hypnofighter #248: When Combat Sports Are No Longer Enough

In my last post, I shared with you a common trend among self-defense practitioners: the tendency to migrate or complement their practice with more playful disciplines, knowing that the fundamentals of personal defense are relatively quick to master.

There is also the opposite trend, with practitioners of combat sports or martial arts gradually deciding to move towards the self-defense aspect. This is often observed in BJJ, especially as age catches up and the period of competition or simply doing numerous sports randoris no longer satisfies.

I can’t say whether or not there is an ego dimension to this, in the sense that after years, even decades, of dominating the practitioners with whom you share your passion, starting to be shaken or even outclassed by the new generation can be a difficult experience.

In any case, many people move from a sporting and playful vision to a desire to explore more martial concepts, without necessarily having a specific fear of the street. I believe this is because many systems, such as Krav Maga, Kali, Silat, or mixed self-defense styles, offer a different and new approach to things.

The difficulty, however, lies in the fact that many people coming from boxing and wrestling are very skeptical. It is important to prove the effectiveness of the techniques without simply saying, « Yes, yes, it works. » For example, a boxer might explain that landing a precise jab-cross is already challenging, so substituting it with a throat or eye strike could be poorly understood by the boxer.

I believe the endless debate between SD (Self-Defense) and ScD (Combat Sports) could continue if self-defense instructors do not focus on tactical, strategic, and psychological concepts that are completely different from those in combat sports. Let’s take the jab-cross as an example: it is effective in all systems, but its context and preparation are specific to a ring or cage. In the street, we have the ritualized pre-fight phases, which the instructor will decode both psychologically and in terms of the positions one should ideally take (such as avoiding having your back against a wall).

As I mentioned in the previous post, there are versatile schools, but they are often not the most effective. It is often better to attend a 100% playful self-defense class and a 100% combat sports class to best appreciate and develop, rather than going to classes that may be too approximate.

selfdefense #BJJ #combatsports #martialarts #backtoschool2024

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #247 : Entrer pour la self-défense, rester pour le fun

Découvrez comment les motivations initiales pour la self-défense peuvent évoluer vers une passion plus vaste pour les arts martiaux, le développement physique et personnel. Explorez les aspects ludiques et divertissants de ces pratiques qui vont bien au-delà de la simple défense personnelle. Apprenez comment intégrer plaisir et progression dans votre parcours martial, même si votre point de départ est un besoin de sécurité.

Il est certain que beaucoup de personnes s’orientent vers des clubs de self-défense, souvent poussées par un sentiment d’insécurité et le désir d’apprendre à se défendre, ou à protéger ceux qu’elles aiment. Une fois l’école choisie, vient l’entraînement et l’apprentissage initial.

Un des aspects intéressants de la self-défense est que c’est souvent rapide à assimiler, car les mouvements sont conçus pour être instinctifs et simples. Pas besoin de préparation physique spécifique. En quelques mois, ou peut-être après deux ou trois saisons, on peut acquérir des fondamentaux solides. Cependant, cela ne signifie pas que l’on est prêt à affronter des sportifs aguerris en lutte ou en boxe; l’objectif est plutôt d’avoir des réflexes conditionnés pour faire face aux agressions les plus courantes.

Mais une fois cet objectif atteint, comment garder un pratiquant de self-défense engagé si son besoin initial était simplement d’apprendre à se défendre ? Beaucoup de styles ont introduit des niveaux et des ateliers qui intègrent plus de boxe, de lutte, et d’autres activités plus ludiques. On peut également explorer l’étude de certaines armes ou des techniques de désarmement.

Petit à petit, on peut se surprendre à se préparer physiquement, à prendre davantage soin de soi, à apprendre des compétences athlétiques qui, bien qu’inutiles dans une optique de self-défense pure, deviennent pertinentes dans une perspective de combat global. Pour des styles plus traditionnels comme le Silat, cela peut signifier un retour aux phases classiques des « lankas » et autres pratiques ancestrales.

En réalité, une motivation initiale très pratique peut ouvrir la porte à de nombreuses possibilités qui se rapprochent d’un sport ou d’une activité de développement personnel.

C’est pour cette raison que certains styles incluent rapidement des thèmes amusants et distrayants qui n’auront probablement jamais d’application directe dans la vie quotidienne. Il y a tellement de choses à explorer autour de la self-défense que beaucoup s’inscrivent parallèlement à des cours de boxe ou de lutte pour se compléter, car la manière d’aborder le combat a changé. D’une idée de ne plus être une proie et de se sortir de situations dangereuses, on passe à la notion de prendre plaisir dans les dynamiques pugilistiques.

Gardez toujours à l’esprit le plaisir et l’amusement, même si vos expériences traumatiques et vos peurs vous ont parfois poussé vers une mentalité de survie.

selfdefense #artsmartiaux #sportdecombat #rentrée2024 #fun #Sport #Défensepersonnelle

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of a Hypnofighter #247: Start for Self-Defense, Stay for the Fun

Many people are naturally drawn to self-defense clubs, often driven by a sense of insecurity and the desire to learn how to protect themselves or their loved ones. Once they choose a school, the initial training and learning phase begins.

One of the appealing aspects of self-defense is that it can be relatively quick to learn since the movements are designed to be instinctive and simple. There’s no need for specific physical preparation. In just a few months, or perhaps two to three seasons, one can develop solid fundamentals. However, this does not imply any readiness to face trained fighters in wrestling or boxing; the aim is more about having conditioned reflexes to respond to the most common types of aggression.

But after reaching that point, how do you keep a self-defense practitioner engaged if their initial need was simply to learn how to defend themselves? Many styles have created levels, and more dynamic workshops that incorporate elements of boxing and wrestling, making it more enjoyable. You can also study certain weapons or disarming techniques.

Gradually, you may find yourself physically preparing, taking better care of yourself, and learning athletic skills that, while unnecessary in pure self-defense terms, are relevant within a broader combat system. For more traditional styles like Silat, this might mean returning to the classical phases of “lankas” and other traditional practices.

In fact, what begins as a practical motivation can open up multiple opportunities that resemble a sport or a self-development activity.

This is also why some styles quickly incorporate fun and entertaining themes that will likely never be relevant in our daily lives. There are so many aspects to develop around self-defense that many people also sign up for boxing or wrestling classes to complement their training, as their approach to combat has evolved. Moving from the mindset of not being prey and escaping danger, they shift to enjoying the dynamics of pugilistic arts.

Always remember the pleasure and fun, even if your traumatic experiences and fears have sometimes created mental blocks that keep you stuck in a survival mode mindset.

selfdefense #martialarts #combat sports #fall2024 #fun #sports #selfprotection

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #246 : Comment choisir son style de combat à la rentrée ?

Dans cet article, Pank vous guide pour choisir le style martial qui correspond le mieux à vos attentes à la rentrée. De la réflexion sur les traditions et méthodes d'enseignement, à l’ambiance sportive et aux objectifs de bien-être ou de compétition, découvrez les critères essentiels pour faire le bon choix. Explorez aussi la dimension philosophique et spirituelle de certaines disciplines et l'importance de se sentir bien dans une salle avec des professeurs motivants et accessibles.

Nous n’avons pas tous la chance de choisir les sports de combat ou les arts martiaux que nous souhaiterions découvrir en début de saison. Par exemple, à Plaisir dans le 78, quand j’étais enfant, je pouvais pratiquer le Judo, le Karaté et la Boxe Française. J’avais quand même cette chance de pouvoir explorer trois pratiques très différentes. Le choix pouvait être simple. Mais aujourd’hui, avec toutes ces académies pluridisciplinaires comme le Fushan Kwoon à Vanves où je m’entraîne, il peut être difficile de se décider.

Il peut être utile de se poser la question suivante : est-ce que je veux un style associé à des traditions et des méthodes « anciennes » d’enseignement, ou plutôt une ambiance sportive orientée bien-être ou compétition, voire simplement une méthode de self-defense ? Cela nous donne un premier indice : un art martial traditionnel, un sport de combat, ou encore de la self-defense. Parfois, certaines disciplines proposent les trois, et pour ceux qui veulent toucher à tout, c’est une bonne alternative.

Ensuite, il y a la notion de préhension ou de percussion. Est-ce que je préférerais être dans un sport de frappes, comme une boxe sportive ou martiale ? En général, beaucoup de personnes se voient combattre principalement avec des frappes, qu’elles trouvent plus défoulantes. Un autre élément qui pousse beaucoup de gens vers les sports de frappes, c’est le fait de ne pas être collé à quelqu’un ou devoir chuter.
En revanche, si vous aimez saisir, vous chamailler en luttant comme des enfants, la préhension et son aspect ludique peuvent rapidement vous rendre accro.

Si l’on parvient déjà à déterminer ces deux points, à moins que l’on souhaite plonger dans une culture spécifique comme le Vietnam (Vovinam, Qwan Ki Do), le Japon (Kenpo, Taikiken, Kyokushin), l’Inde (Kalaripayat) ou d’autres (Kali, Silat, Capoeira), le nom et les origines de la discipline importent peu. Un dernier point à considérer est la facette philosophique et spirituelle ; certaines disciplines comme l’Aïkido ou le Shorinji Kempo mettent l’accent sur cet aspect de la pratique globale de l’apprenti combattant.

Et, comme pour choisir un thérapeute, l’important n’est pas où un ami vous envoie, mais ce que vous ressentez en découvrant la discipline, ainsi que l’ambiance de la salle et les professeurs. La proximité est également un atout, car les périodes froides et pluvieuses peuvent facilement démotiver ; et moins on en fait, moins on revient…

artsmartiaux #rentrée2024 #Style #Karate #Judo #BJJ #Aikido #Kalaripayat #Kali #MMA #Boxe #Systema #diversité

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of a Hypnofighter #246: How to Choose Your Style for the New Season?

Not all of us have the chance to choose the combat sports or martial arts we want to explore at the beginning of the season. For example, in Plaisir in the 78 region, when I was a child, I could practice Judo, Karate, and French Boxing. I was lucky enough to explore three very different practices. Choosing could be simple. But now, with all these multidisciplinary academies like Fushan Kwoon in Vanves, where I train, making a decision can be difficult.

It might be useful to ask yourself: do I want a style associated with traditions and « ancient » teaching methods, or rather a sporty atmosphere focused on well-being or competition, or perhaps just a self-defense method? This gives us a first clue: a traditional martial art, a combat sport, or self-defense. Sometimes, some disciplines offer all three, and for those who want to try everything, this is a good alternative.

Next, there is the notion of grappling or striking. Would I prefer a striking sport, like a boxing style, whether sportive or martial? In general, many people see themselves fighting mainly with strikes, which they find more stress-relieving. Another factor that draws many people to striking sports is the idea of not being too close to someone or having to fall.
On the other hand, if you enjoy grabbing, wrestling like children, the playful aspect of grappling can quickly become addictive.

If you can determine these two points, unless you want to dive into a specific culture like Vietnamese (Vovinam, Qwan Ki Do), Japanese (Kenpo, Taikiken, Kyokushin), Indian (Kalaripayat), or others (Kali, Silat, Capoeira), the name and origins of the discipline don’t matter much. A final point to consider is the philosophical and spiritual aspect; certain disciplines like Aikido or Shorinji Kempo emphasize this aspect of the overall practice of the apprentice fighter.

And, like choosing a therapist, what’s important is not where a friend sends you, but how you feel when discovering the discipline, along with the atmosphere of the gym and the instructors. Proximity is also a plus, because cold and rainy seasons can easily demotivate you; and the less you do, the less you come back…

martialarts #newseason2024 #Style #Karate #Judo #BJJ #Aikido #Kalaripayat #Kali #MMA #Boxing #Systema #diversity

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #245 : Bientôt la rentrée saison 24-25

 À l'approche de la rentrée sportive 2024-2025, les pratiquants d'arts martiaux se préparent pour une nouvelle saison riche en défis et en apprentissages. Ce moment de transition est marqué par un mélange de routine et de découverte, où chaque pratiquant et enseignant retrouve le dojo avec une curiosité renouvelée. Entre la rigueur du cadre et la liberté dans l'art du combat, cette période incarne la transformation physique et mentale que seule la pratique martiale peut offrir.

En France, les saisons sportives s’étendent généralement de septembre à juin. D’ici une semaine, les associations et les écoles privées d’arts martiaux reprendront progressivement leurs activités.

Cette période est toujours intéressante, un mélange de routine et de renouveau. Cela fait plus de trente ans que j’attends la rentrée avec la même curiosité. En tant que pratiquant, je m’interroge déjà sur les disciplines, les stages et éventuellement les compétitions auxquels j’aimerais participer. Je réfléchis également aux axes de progression sur lesquels je vais m’orienter.

Il y a cette fraîcheur de se dire que nous pouvons explorer de nouvelles façons de combattre, tester ce que nous avons pu découvrir cet été. Le dojo est pour moi un lieu apaisant, même si je peux y exprimer de la colère, de l’agacement et d’autres émotions négatives. C’est une salle de transformation. Je deviens un « mutant » à travers ces heures d’entraînement, avec parfois des changements aussi bien mentaux que physiques.

Et puis, il y a la posture de l’enseignant, toujours en quête de la meilleure façon de partager ses passions martiales tout en développant l’autonomie et la liberté dans un contexte qui reste une forme de dictature. Ce paradoxe entre la rigueur du cadre et la liberté offerte dans les voies du combat est fascinant.

Même si le programme de l’année est déjà établi, il y a 90 % de chances qu’il ne soit pas suivi à la lettre. Il y a ces imprévus, ces moments où ce que l’on propose ne correspond pas, enseigné trop tôt ou trop tard, parfois clair pour moi mais difficile à transmettre, ou simplement, il faut du temps, beaucoup de temps, pour que la technique puis le concept associé soient véritablement assimilés.

Il y a aussi la rencontre avec les nouveaux. Un moment qui n’est pas mon point fort. Je pars du principe que les nouveaux doivent faire leurs preuves par leur présence régulière et leur attitude. Je ne leur accorde une attention personnalisée qu’après un certain temps, parfois un long moment.

Enfin, il faut se préparer à répéter les règles, les éléments de la vie quotidienne d’un dojo tel que je le conçois, avec ses sanctions individuelles mais souvent collectives.

Dans tout cela, il y a une satisfaction à revoir ceux qui sont restés, ceux qui continuent, ceux qui parfois reviennent, à observer les liens entre les pratiquants, à les voir ensemble, à les voir apprendre et combattre, à les voir partager leurs connaissances.

La rentrée, c’est le passé et le futur qui se rencontrent, un professeur qui tente simplement d’être présent, à lui-même, aux autres et à ces moments uniques que l’on ne vit que dans un dojo.

rentrée2024 #école #académie #dojo #association #discipline #partage #échange #satisfaction

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of a Hypnofighter #245: The Upcoming 24-25 Season

In France, sports seasons generally run from September to June. In a week’s time, martial arts associations and private schools will gradually resume their activities.

This period is always interesting, a blend of routine and renewal. For over thirty years, I’ve awaited the start of the season with the same curiosity. As a practitioner, I’m already pondering the disciplines, the seminars, and possibly the competitions I’d like to participate in. I’m also considering the areas of improvement I’ll focus on.

There’s a sense of freshness in thinking that we can explore new ways of fighting, testing what we’ve discovered over the summer. The dojo is, for me, a calming place, even though I might express anger, frustration, and various negative emotions there. It’s a place of transformation. I become a « mutant » through these hours of training, with sometimes both mental and physical changes.

Then there’s the role of the teacher, who is constantly questioning how to share his martial passions while fostering autonomy and freedom in a context that remains a form of dictatorship. This paradox between the strictness of the framework and the freedom offered within the paths of combat is fascinating.

Even if the program for the year is already set, there’s a 90% chance it won’t be strictly followed. There are unknowns, those moments when what is proposed doesn’t align, taught too early or too late, sometimes clear to me but difficult to convey, or simply requiring time, a lot of time, for the technique and the associated concept to be truly grasped.

There’s also the encounter with newcomers. A moment that isn’t my strong suit. I operate on the notion that newcomers must prove themselves through regular attendance and attitude. I only give them personalized attention after some time, sometimes a long time.

Finally, there’s preparing to repeat the rules, the elements of daily life in a dojo as I see it, with individual but often collective sanctions.

In all of this, there’s a contentment in seeing those who have stayed, those who continue, those who sometimes return, seeing the bonds between practitioners, the pleasure of seeing them together, seeing them learn and fight, seeing them share their knowledge.

The start of the season is the past and the future coming together, a teacher who simply tries to be present, to himself, to others, and to those unique moments that can only be experienced in a dojo.

SeasonStart2024 #School #Academy #Dojo #Association #Discipline #Sharing #Exchange #Contentment

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #244 : La difficulté de trouver les bonnes informations

Découvrez comment les récits historiques des arts martiaux sont souvent entremêlés de mythes et de réalités difficiles à démêler. Une exploration de l’histoire du Kyokushin et des premières générations de pratiquants, et des réflexions sur la véracité des informations.

J’ai grandi en dévorant les pages de Karate Bushido et j’ai même réussi à mettre la main sur quelques exemplaires de Black Belt, à une époque où l’information ne foisonnait pas sur Internet comme aujourd’hui. Avec le recul, il est encore plus évident que cette période, ainsi que celle qui l’a précédée, était marquée par des récits et des combats bien moins impressionnants qu’on ne nous les présentait.

Un ouvrage qui m’a particulièrement marqué est l’encyclopédie des arts martiaux de Patrick Lombardo, qui était pour moi l’équivalent de Google pour les styles de combat. J’y découvrais des styles et des pratiquants dont je n’avais que rarement entendu parler. En ce moment, je travaille sur un petit essai sur le Karate Kyokushin, en essayant surtout de démêler le vrai du faux.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mes réflexions précédentes, bien que le Kyokushin soit une formidable école de formation et que ses combattants puissent être incroyables, l’histoire de cette école est tellement intriquée au manga Karate Baka Ichidai de Kajiwara Ikki et aux livres de Sosai Oyama qu’il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Depuis longtemps, je cherche des informations, si possible, de la première génération de pratiquants (Nakamura, les frères Oyama, Kurosaki, Lowe), ceux qui ont vu les débuts de l’école de Sosai Oyama. Les ouvrages existants contiennent déjà de nombreuses divergences par rapport aux récits officiels, mais le plus difficile est de retrouver des preuves « validées », comme le shodan en Shotokan sous Y. Funakoshi (même s’il est certain qu’Oyama a fréquenté le dojo Shotokan) ou le 4e dan en Judo Kodokan. Il était connu, mais était-ce pour son judo ou pour ses liens avec Kimura ?

Je réalise qu’avec une personne aussi documentée que Sosai Oyama, il est déjà difficile de savoir ce qui est réellement vérifiable. Alors, que dire de tout ce que nous entendons ou lisons sur les styles que nous aimons et qui ne sont pas modernes ? Il doit y avoir d’énormes distorsions avec la réalité, et pourtant ce sont ces récits qui sont enseignés dans les cours.

Je sais bien que, dans l’absolu, l’histoire de nos écoles n’importe pas vraiment si l’on veut simplement pratiquer. On vient au dojo, on s’entraîne, on prend du plaisir et c’est tout. Pour moi, j’aime comprendre pourquoi on s’entraîne de telle ou telle manière, pourquoi le « produit final » actuel est comme il est, alors que le produit original était différent, etc.

Et vous, comment recherchez-vous dans l’histoire de vos styles ?

artsmartiaux #histoire #confusion #mythes #réalité #faits

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of a Hypnofighter #244: The Difficulty of Finding the Right Information

I grew up devouring the pages of Karate Bushido, and I even managed to get my hands on a few Black Belt magazines back when information wasn’t as abundant on the internet as it is today. Looking back, it’s even clearer now that both that era and the one before it were filled with stories and fights that were far less impressive than what we were led to believe.

One book that particularly stood out to me was the Encyclopedia of Martial Arts by Patrick Lombardo, which was like Google for martial arts styles. Through it, I discovered styles and practitioners I had rarely read about. Currently, I’m working on a small essay on Kyokushin Karate, especially trying to untangle fact from fiction.

As I’ve mentioned in previous reflections, while Kyokushin is a fantastic training school and its fighters can be incredible, the history of this school is so intertwined with the manga Karate Baka Ichidai by Kajiwara Ikki and the books of Sosai Oyama that it’s hard to know what is true.

For a long time, I’ve been searching for information, preferably from the first generation (Nakamura, the Oyama brothers, Kurosaki, Lowe), those who witnessed the beginnings of Sosai Oyama’s school. Existing works already contain many discrepancies compared to the official accounts, but the hardest part is finding « validated » evidence, such as the shodan in Shotokan under Y. Funakoshi (even though it’s certain he attended the Shotokan dojo) or the 4th dan in Kodokan Judo. He was well-known, but was it for his judo or his connections with Kimura?

I realize that even with someone as well-documented as Sosai Oyama, it’s hard to know what is actually verifiable. So, what about everything we hear or read about the styles we love that aren’t modern? There must be enormous distortions from reality, yet these are the stories that are taught in classes.

I know that, in the end, the history of our schools doesn’t really matter if we just want to practice. We come to the dojo, we train, we enjoy it, and that’s it. But for me, I like to understand why we train in a certain way, why the current « final product » is as it is, whereas the original product was different, etc.

And you, how do you search the history of your styles?

martialarts #history #confusion #myths #reality #facts

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/