Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #321 : Chercher le Flow Martial

Le concept de flow en arts martiaux est une quête introspective qui dépasse la performance. Il s’agit d’un état de transe où la pratique devient un dialogue intérieur, offrant une nouvelle approche de l’entraînement et de la vie. Cette réflexion explore comment intégrer le flow dans nos entraînements et nos existences.

Le flow est un concept psychologique qui réunit plusieurs critères : un équilibre entre compétences et défis, la clarté des objectifs et des retours immédiats, une absorption totale, une distorsion du temps, une perception de contrôle, une unité entre l’acte et la conscience, une motivation intrinsèque, ainsi qu’une expérience considérée comme autotélique.

Dans nos entraînements quotidiens, au-delà de la recherche d’efficacité et de santé, cette quête du flow est sans doute ce qui procure le plus de satisfaction. C’est comme une transe spécifique qui, soudainement, se stabilise et nous fait ressentir que notre pratique n’est plus dirigée contre un adversaire, mais avec nous-mêmes.

Quand je lis ce que Ueshiba O Sensei décrivait comme le « Satori » et cette perception du temps et des actions distordues, je le vois comme une forme de maîtrise du flow. Que vous soyez boxeur ou lutteur, vous l’avez probablement déjà expérimenté : ces moments où l’autre vous semble lent, où vous pouvez anticiper, et où vous êtes autant dans son action que dans la vôtre. Cela donne ce contre qui fait tomber le partenaire ou cette projection, réalisée sans la moindre énergie gaspillée, qui fait voler l’opposant.

Avec le temps, je m’interroge souvent sur ce qui motive les anciens à continuer après des décennies de pratique. Parfois, on les voit quitter le dojo pour d’autres activités, peut-être parce qu’ils ne ressentent plus la même sensation de « performance ».

Alors, pourquoi ne pas leur proposer une approche plus introspective et ludique ? Cette quête du flow change notre façon d’aborder l’entraînement, tout en apportant une vision plus ouverte et harmonieuse de la vie. Le flow peut alors s’intégrer dans notre quotidien et enrichir notre existence.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #321: Seeking Martial Flow

Flow is a psychological concept that encompasses several criteria: a balance between skills and challenges, clear goals and immediate feedback, total absorption, time distortion, a sense of control, unity between action and consciousness, intrinsic motivation, and an experience considered autotelic.

In our daily training, beyond the pursuit of efficiency and health, this quest for flow is undoubtedly what brings the most satisfaction. It feels like a specific trance that suddenly stabilizes, making us realize that our practice is no longer against someone but with ourselves.

When I read what Ueshiba O Sensei described as “Satori” with its perception of distorted time and actions, I see it as an expert’s grasp of flow. Whether you are a boxer or a wrestler, you’ve likely felt it before: those moments when your opponent seems slow, when you can anticipate their moves, and when you are as much in their action as in your own. It produces that counter that drops your partner or that effortless projection that sends your opponent flying.

Over time, I often wonder what keeps long-time practitioners motivated after decades of practice. Sometimes, we see them leave the dojo for other pursuits, perhaps because they no longer feel the sensation of « performance. »

Why not offer them a more introspective yet playful approach? This quest for flow reshapes how we approach training and introduces a more open, harmonious perspective on life. Flow can then integrate into our daily lives and enrich our existence.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #320 : Chacun sa spécialité

Le BJJ est issu du Judo, mais se distingue par sa spécialisation unique dans le combat au sol. Contrairement au Judo ou au Sambo, où le sol est secondaire, le BJJ considère le combat au sol comme son essence. Découvrez pourquoi cette différence fait du Jiujitsu une discipline unique en grappling.

Nous le savons, le BJJ est un cousin, voire un descendant direct du Judo. Le Sambo également, et les luttes diffèrent tellement en fonction de leurs origines. Cependant, une chose est certaine : le combat au sol n’est que sporadique dans toutes les disciplines, à l’exception du Jiujitsu et éventuellement du Kosen Judo.

Lorsque je partage des techniques de takedown en cours, il m’arrive souvent de comparer celles proposées en Judo ou en Sambo, en partant du postulat que ces disciplines sont spécialisées dans les projections, mais beaucoup moins dans le travail au sol. Pourquoi ? Simplement parce qu’au début du XXe siècle, les professeurs considéraient qu’un combattant au sol, surtout après une grosse projection, serait neutralisé (KO).

Je ne reviendrai pas sur l’évolution sportive qui a encore renforcé cette idée. Le sol a été intégré au Judo avec le Fusen Jiujitsu, et le Sambo a en partie repris les logiques du ne-waza du Judo avec une orientation marquée sur les clés de jambe. Le BJJ, quant à lui, a été créé sans chercher à suivre les objectifs militaires ou policiers du Judo/Sambo, et s’est rapidement orienté de la défense personnelle vers la confrontation interstyle.

Ainsi, entre l’approche technique de Carlos et les spécificités physiques d’Helio, le Gracie Jiujitsu s’est concentré de plus en plus sur le combat au sol. Quand on veut comparer les styles de grappling au sol, il est évident qu’aucun style n’est aussi spécialisé dans cet aspect que le Jiujitsu. Même si les autres disciplines incluent le travail au sol, ce n’est que pour compléter ou compenser une projection « trop faible », alors qu’en BJJ, le combat commence véritablement au sol.

Les takedowns en BJJ doivent donc être perçus comme une simple transition vers la position qui permettra le « vrai » travail de la discipline : le combat au sol.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #320: Everyone Has Their Specialty

We know that BJJ is a cousin—or even a direct descendant—of Judo. The same applies to Sambo, and grappling styles vary significantly depending on their origins. However, one thing is certain: ground fighting is only sporadically practiced in all disciplines except for Jiujitsu and, perhaps, Kosen Judo.

When I teach takedown techniques, I often compare those found in Judo or Sambo, starting from the premise that these disciplines are specialized in throws but not in ground fighting. Why? Simply because, at the beginning of the 20th century, instructors believed that a fighter on the ground, especially after a major throw, would be neutralized (KO).

I won’t dwell on how sports competition has further reinforced this notion. Ground techniques were integrated into Judo via Fusen Jiujitsu, and Sambo partially adopted Judo’s ne-waza logic, focusing on leg locks. BJJ, on the other hand, was created without aiming to follow the more military or police-oriented goals of Judo/Sambo. It quickly transitioned from self-defense to interstyle confrontation.

Thus, between Carlos’ technical approach and Helio’s physical attributes, Gracie Jiujitsu has increasingly emphasized ground fighting. When comparing grappling styles on the ground, it becomes clear that no style is as specialized in this area as Jiujitsu. While other disciplines include ground work, it’s typically to complement or compensate for a “weaker” throw, whereas in BJJ, the fight only truly begins on the ground.

Therefore, BJJ takedowns should be viewed merely as a transition into position before the discipline’s “real” focus: ground fighting.

Take what resonates with you and what serves you best.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #318 : Mérab vs Uman

Le combat entre Mérab et Uman a démontré que le cardio et le volume de frappes peuvent surpasser la technique pure. Malgré la supériorité technique d'Uman, Mérab a su imposer un rythme constant, forçant son adversaire à faiblir au fil des rounds. Une réflexion sur l'importance du physique dans le MMA.

Cette nuit, le combat entre les deux protagonistes a montré à quel point le cardio et le volume restent des éléments cruciaux dans un combat. Je voyais Uman techniquement meilleur, mais j’apprécie la façon de combattre de Mérab, ce qui me faisait penser que si Uman parvenait à percuter fort et à mettre un down ou un KO dans les deux premiers rounds, il pourrait gagner.

Cependant, même si dans un premier temps les percussions du Russe étaient plus précises et impactantes que celles de Mérab, ce dernier, bien qu’un peu rougi, n’a pas eu d’élément qui aurait pu enrayer sa machine. Ainsi, round après round, il reprenait son action : avancer et agresser sans cesse avec un volume impressionnant en frappes et en takedowns.

C’est à ce moment que nous avons pu voir que, même si la technique d’Uman est exceptionnelle, le fait qu’un combattant ne cesse de provoquer du stress et des actions de plus en plus dangereuses sans montrer de signes d’essoufflement physique finit par avoir un impact.

La précision des techniques diminue, tout comme la justesse et le timing. En face, même s’il y a moins de frappes belles et puissantes, celles qui passent s’accumulent. Certes, elles ne causent pas de dégâts immédiats, mais leur cumul ne peut être ignoré.

C’est souvent pour cette raison que les athlètes de MMA moyens – je ne parle pas des élites – sont souvent assez pauvres techniquement. Ils maîtrisent quelques combinaisons, mais surtout, ils possèdent des physiques extraordinaires. Car il faut se rappeler que les arts martiaux sont des jeux de force, et que le physique est déterminant, surtout lorsque le temps d’opposition s’étend.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #318: Mérab vs Uman

Last night, the fight between the two protagonists demonstrated how crucial cardio and volume are in combat. I saw Uman as technically superior, but I appreciated Mérab’s fighting style, which led me to think that if Uman landed a strong strike and scored a knockdown or KO in the first two rounds, he could win.

However, even though the Russian’s strikes were initially more precise and impactful than Mérab’s, the latter, despite some visible wear, showed no signs of being slowed down. Round after round, he kept pushing forward and relentlessly attacking with a high volume of strikes and takedowns.

At this point, we saw that even though Uman’s technique was outstanding, the constant stress and increasingly dangerous actions caused by an opponent who seemed inexhaustible began to take their toll.

The precision of Uman’s techniques declined, as did his timing and accuracy. Meanwhile, Mérab, despite landing fewer clean and powerful strikes, kept connecting. Though his strikes didn’t cause immediate damage, their cumulative effect could not be ignored.

This is often why mid-level MMA athletes – not the elites – are generally less technically refined. They may master a few combinations, but above all, they have extraordinary physical conditioning. Martial arts, after all, are contests of strength, and physicality becomes decisive, especially in prolonged matches.

Take what is good and right for yourself.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #317 : Les arts martiaux doivent-ils rester martiaux ?

Les arts martiaux sont souvent confrontés à l’évolution de leur pratique entre sport et self-défense. Cet article explore la pertinence de préserver leur essence martiale face à une réalité où l'agression dans la rue reste rare pour la majorité des pratiquants. La question de la perte des traditions et de leur impact sur les valeurs et l'efficacité des disciplines est au cœur de cette réflexion.

Nous aimons nos arts martiaux, et nous aimons aussi les confronter à la réalité de l’agression ou de la protection dans la rue. Cependant, force est de constater qu’à moins de vivre dans des situations nous obligeant constamment à nous défendre (et je ne parle pas de se battre), nous utilisons très rarement le côté « guerrier » de nos systèmes.

Ainsi, même si je partage régulièrement l’idée que l’aspect compétition, donc sportif, transforme les disciplines et limite l’exploitation technique qui pourrait être efficace dans certaines situations de rue, il est essentiel de reconnaître qu’aujourd’hui, entre l’utilisation potentiellement limitée de nos arts et le fait que des adversaires pourraient être armés ou nombreux, nous devons nous demander si cela a encore du sens.

On dit souvent que le simple fait de pratiquer apporte de la confiance, que ce soit pour le côté sportif ou la self-défense. Pourtant, personne ne dira qu’un boxeur, même orienté uniquement vers le sport, n’est pas une personne confiante, tout comme un pratiquant de judo.

Nous observons souvent que les critiques sur l’efficacité des arts martiaux viennent de pratiquants vieillissants, qui, n’étant plus aussi performants, se réorientent vers « l’essence » des arts martiaux : la self-défense. Cela se voit chez de nombreux grands champions sportifs des années 1990-2000 en BJJ, qui se consacrent aujourd’hui presque exclusivement à la défense personnelle, car ils ont vieilli.

Le sport pourrait certainement suffire : les valeurs y sont présentes, tout comme l’amélioration physique et mentale. Cependant, c’est peut-être la perte des traditions qui nous retient à cette « illusion » que l’aspect martial est plus profond et significatif que le sport.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #317: Should Martial Arts Remain Martial?

We love our martial arts, and we also love confronting them with the reality of aggression or self-protection in the streets. However, it is clear that unless we live in situations constantly forcing us to defend ourselves (and I don’t mean fighting), we rarely use the « warrior » aspect of our systems.

Thus, even though I regularly share the idea that the competitive, or sporting, aspect transforms disciplines and limits the technical potential that could be effective in certain street situations, it is essential to realize that today, between the limited practical use of our arts and the fact that opponents could be armed or numerous, we must question whether it still makes sense.

It is often said that simply practicing builds confidence, whether for sport or self-defense. Yet no one would deny that a boxer, even one focused solely on sports, is a confident individual, just like a judoka.

We often observe that criticism of martial arts’ effectiveness comes from aging practitioners who, no longer as physically capable, turn to the « essence » of martial arts: self-defense. This is evident in many great sports champions from the 1990s and 2000s in BJJ, who now focus almost exclusively on self-defense because they have aged.

Sport could certainly suffice: its values are present, along with physical and mental improvement. However, perhaps it is the loss of traditions that ties us to the « illusion » that the martial aspect is deeper and more meaningful than sport.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #315 : Trouver un kiné et se faire suivre

et article souligne l'importance pour les pratiquants d'arts martiaux, en particulier ceux d'un certain âge, de consulter régulièrement un kinésithérapeute.  L'auteur met en garde contre les compensations que le corps met en place suite à des blessures et qui, à long terme, peuvent engendrer de nouvelles douleurs. Un suivi professionnel permet de corriger ces déséquilibres grâce à des exercices de récupération et de renforcement adaptés.

Nous pratiquons des disciplines qui usent le corps et nous cumulons souvent un ensemble de petits maux qui, avec les mois et les années, se résorbent naturellement. Seulement, il est possible que pendant cette période où nous continuons à nous entraîner, nous ayons mis en place des compensations dont nous ne prenons pas conscience.

Assez régulièrement, j’entends des personnes me dire qu’elles ne cessent d’enchaîner des problèmes, pas toujours handicapants, mais qui les ralentissent et surtout n’apportent pas de confort au quotidien. Il est possible que les éléments ayant subi une blessure n’aient pas été rééduqués correctement et que le corps vive sur l’intelligence de la compensation, mais qui « surcharge » une partie du corps. Cumulé à d’autres contraintes, cela sensibilise la zone.

C’est en partie pour cette raison que je conseille aux jeunes, et surtout aux moins jeunes qui, eux, vont écouter, d’avoir un suivi régulier avec un spécialiste, en l’occurrence un kinésithérapeute. Ce dernier peut facilement établir un programme pour les différents exercices de récupération/renforcement que vous pourrez facilement mettre en place en fin de cours ou chez vous.

Cela permet au moins de minimiser les cumuls qui deviennent contraignants avec le temps et qui diminuent le plaisir de la pratique, comme dans le quotidien.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #315: Finding a Physiotherapist and Getting Follow-up Care

We practice disciplines that wear down the body, and we often accumulate a number of minor ailments that, over the months and years, naturally resolve themselves. However, it is possible that during this period when we continue to train, we have put in place compensations that we are not aware of.

Quite regularly, I hear people tell me that they keep having problems, not always disabling, but which slow them down and above all do not bring comfort to everyday life. It is possible that the elements that have suffered an injury have not been properly rehabilitated and that the body lives on the intelligence of compensation, but which « overloads » a part of the body. Combined with other constraints, this sensitizes the area.

It is partly for this reason that I advise young people, and especially older people who will listen, to have regular follow-up with a specialist, in this case a physiotherapist. The latter can easily establish a program for the various recovery/strengthening exercises that you can easily put in place at the end of class or at home.

This makes it possible at least to minimize the accumulations that become restrictive over time and that reduce the pleasure of practice, as in everyday life.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #313 : La force de la rétention de garde

La rétention de garde est une stratégie subtile mais efficace dans les arts martiaux. En ralentissant le rythme et en limitant les angles, elle pousse l’adversaire à commettre des erreurs exploitables. Ce style repose sur la patience et une réflexion stratégique, favorisant un combat intelligent et mesuré.

Je n’aime pas combattre des partenaires qui utilisent le gi en spider, en lasso, ou tout autre style exploitant le gi. Pourtant, il est fascinant de constater, autant pour celui qui l’emploie que pour celui qui le subit, qu’un tel jeu ralentit les échanges, limite les angles et les actions-réactions, et en conséquence, augmente le danger.

Changer les rythmes lorsqu’il y a un différentiel de poids ou d’âge est une stratégie intéressante. Cela peut provoquer une frustration chez celui qui est pris dans ce jeu, entraînant une erreur potentiellement exploitable pour un renversement ou une soumission.

De plus, l’opposition bras-jambe peut, avec le temps, épuiser même les plus solides dans leur prise. Ce style de combat repose sur la patience. Celui qui se précipite risque de donner un angle favorable à son adversaire, générant un danger ou une dépense énergétique excessive, contraires à l’objectif stratégique.

L’explosivité du passeur ne garantit pas une issue favorable dans ce « tricotage ». Il est essentiel de fermer ses angles et de rester sur des bases solides pour empêcher le gardien de développer son jeu.

Encore une fois, nous sommes dans une partie d’échecs où chaque pièce déplacée peut rapidement créer des menaces ou des dangers. Une erreur pourrait aboutir à une situation complexe et énergivore. La rétention est une excellente manière de combattre, à condition d’accepter un rythme peu actif et de privilégier une réflexion posée sur les coups à jouer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #313: The Strength of Guard Retention

I dislike fighting opponents who use the gi in spider, lasso, or any style that exploits the gi. Yet, it’s fascinating to observe, both for the one using it and the one enduring it, how such play slows down exchanges, limits angles and action-reaction dynamics, and consequently increases danger.

Adjusting the rhythm when there’s a weight or age differential is an intriguing strategy. It can lead to frustration for the person trapped in this game, resulting in an error that may open opportunities for a sweep or submission.

Additionally, the arm-leg opposition can, over time, exhaust even the strongest grips. This style of fighting relies heavily on patience. Those who rush risk giving their opponent an advantageous angle, creating danger or wasting energy, contrary to strategic goals.

The passer’s explosiveness is unlikely to succeed in breaking this « knitting. » It’s crucial to close angles and stick to solid bases to prevent the guard player from developing their game.

Once again, we find ourselves in a chess match, where every moved piece can quickly generate threats or dangers. A single mistake could lead to a complex and energy-draining situation. Guard retention is an excellent combat strategy, provided one accepts a slower pace and focuses on thoughtful moves.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #308 : L’amateurisme doit rester notre cœur de cible

En France, les sports de combat professionnels peinent à se développer, laissant la place à un amateurisme structuré. Inspiré par des initiatives japonaises comme le Rizin, cet article explore comment les organisations MMA françaises mettent en avant les amateurs pour préparer une nouvelle génération de combattants, tout en offrant des leçons à tirer de ces pratiques.

En France, nous avons un problème : le sport professionnel dans les arts martiaux est quasiment inaccessible. Même si l’on aime parler de combats professionnels, il s’agit souvent d’amateurs affrontant des professionnels. Quand je parle d’amateurs, je fais référence au fait que la majorité des combattants ne tirent que très rarement leurs revenus des organisations de combats ou des primes associées à leurs affrontements.

Nous disposons d’un tissu associatif qui met en avant la formation d’amateurs. La plupart ne feront qu’un passage modéré par la compétition et rencontreront d’importantes difficultés s’ils souhaitent devenir professionnels dans le sens d’une rémunération exclusivement liée aux combats.

Au Japon, avant un événement comme le Rizin — successeur du Pride bien que moins populaire —, deux journées sont organisées autour de l’événement. Si cela peut sembler inutile à certains, ces journées incluent des tournois amateurs en BJJ, et parfois même en shooto (ce qui n’est pas le cas cette saison).

Ces journées servent de tremplin, offrant un aperçu des futurs affrontements. Elles permettent aux amateurs de découvrir de nouvelles têtes, peut-être de futures stars dans quelques années. C’est aussi l’occasion de créer un pré-show attirant un public plus large.

En France, nos organisations de MMA réalisent une belle initiative en mettant en avant des combats amateurs avant les événements principaux plus professionnels. Bien que l’audience puisse parfois être dispersée ou peu attentive, cela reste une porte ouverte pour une nouvelle génération, leur offrant un aperçu de ce qu’une organisation professionnelle peut proposer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #308: Amateurism Must Remain Our Core Target

In France, we face a problem: professional sports in martial arts are nearly inaccessible. Even though we like to talk about professional fights, it often comes down to amateurs facing professionals. When I mention amateurs, I refer to the fact that most fighters rarely derive their income from fighting organizations or the earnings associated with their matches.

We have an associative structure that prioritizes the training of amateurs. Most will only engage moderately in competitions and will struggle greatly if they aim to become professionals in the sense of exclusively earning their income from fights.

In Japan, before an event like Rizin — the successor to Pride, albeit less trendy — two days are organized around the main event. While this may seem unnecessary to some, these days often feature amateur tournaments in BJJ and sometimes even shooto (though not this season).

These days serve as a springboard, offering a preview of upcoming clashes. They allow amateurs to discover new talents, perhaps future stars in a few years. It is also an opportunity to create a pre-show that draws a larger audience.

In France, our MMA organizations have initiated a commendable practice by showcasing amateur fights before the more professional main cards. Although audiences can sometimes be sparse or inattentive, this still provides a gateway for the next generation, giving them a glimpse of what a professional organization can offer.

Take inspiration from what feels right and meaningful to you.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #306 : Comprendre ses techniques au travers de ses fondamentaux

L'article explore comment décomposer et analyser les techniques martiales pour en extraire les fondamentaux, essentiels pour surmonter les problématiques en combat, qu'il s'agisse de préhension ou de percussion.

Dans le Jiujitsu et de nombreux systèmes de préhension, il est facile de mettre au point de nouvelles techniques. Certaines vont d’ailleurs faire le buzz sur Internet et, parfois, prendre le nom de leur découvreur (comme la De La Riva, bien qu’elle existait déjà dans les matchs de Kosen Judo).

Ce qui est intéressant dans l’étude de nos techniques et l’assimilation de nouvelles, c’est d’observer ce qui constitue la technique elle-même. Par exemple, hier, je suis revenu sur le principe fondamental que nous propose le pendulum sweep, la deuxième technique enseignée dans mon académie.

J’ai montré comment les logiques d’évasion pour sortir des contrôles pouvaient s’inspirer de cette idée de pendule. C’est d’ailleurs cette capacité à transférer une notion clé, non pas dans la forme mais dans le fond, qui nous permet de comprendre que nous touchons à des fondamentaux.

Une fois que l’on comprend qu’au-delà de simplement renverser ou passer une garde grâce aux techniques de base, il existe, dans ces formes « primaires, » des concepts que l’on peut qualifier de fondamentaux, alors tout devient plus clair. Si nous appliquons ces fondamentaux, que ce soit dans les systèmes de préhension ou de percussion, nous pouvons répondre à une grande majorité des problématiques rencontrées dans les affrontements.

Plus nous prenons le temps de décomposer nos techniques pour en chercher les constituants, plus nous pouvons apprendre et assimiler ce qui, parfois, n’est pas conscient, mais qui, d’un point de vue mécanique, est associé aux structures fondamentales de nos styles.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net


: Martial Reflections of a Hypnofighter #306: Understanding Techniques Through Their Fundamentals

In Jiujitsu and many grappling systems, it’s easy to develop new techniques. Some even create a buzz online and sometimes take on the name of their discoverer (like the De La Riva guard, which already existed in Kosen Judo matches).

What’s interesting in studying our techniques and assimilating new ones is observing what constitutes the technique itself. For example, yesterday, I revisited the fundamental principle presented by the pendulum sweep, the second technique taught in my academy.

I demonstrated how escape logics to get out of control positions could draw inspiration from this pendulum idea. It’s this ability to transfer a key notion, not in form but in substance, that allows us to understand we are dealing with fundamentals.

Once we understand that, beyond merely sweeping or passing guard using basic techniques, there are « primary » forms containing concepts we can call fundamentals, everything becomes clearer. By applying these fundamentals, whether in grappling or striking systems, we can address the vast majority of issues encountered in confrontations.

The more time we spend breaking down our techniques to uncover their building blocks, the more we can learn and assimilate what might not be consciously apparent but is mechanically linked to the fundamental structures of our styles.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank

https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #302 : Le Jiujitsu a-t-il changé d’objectif ?

Le Gracie Jiujitsu, conçu à l'origine pour la défense personnelle, s'est progressivement orienté vers une pratique sportive visant à surpasser d'autres styles. Cette transition, marquée par des défis entre écoles et l’essor du MMA, questionne son adaptation aux réalités du combat.

Je regardais la vidéo Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense et j’ai particulièrement apprécié une remarque mise en avant par le vidéaste. Le Jiujitsu, développé par les Gracie pour sa branche brésilienne, s’orientait officiellement vers la défense personnelle.

Cependant, si on examine l’histoire de ce que proposaient Carlos puis Helio Gracie, ce n’est pas cet aspect qui a marqué le style. Ce qui a été retenu, ce sont plutôt les défis que l’Académie Gracie lançait aux autres styles. Que ce soit intentionnel ou non, les combattants ont dû apprendre et adapter le Jiujitsu pour remporter ces combats.

Je ne parle même pas des entraînements “professionnels” organisés lors des défis plus tardifs contre la Luta Livre, où nous étions déjà entrés dans l’ère du Vale Tudo, proche des débuts du MMA. Le Gracie Jiujitsu s’est alors davantage orienté vers la victoire contre d’autres pratiquants de sports de combat que vers une gestion réaliste des combats de rue.

Aujourd’hui, le Jiujitsu semble avoir perdu son adaptation au MMA — il suffit de regarder Kron Gracie la semaine dernière. Pourquoi ? Parce que le Jiujitsu continue de se centrer sur le combat contre ses propres techniques (ce qui, pour ma part, ne me dérange pas particulièrement) plutôt que sur la self-defense.

D’ailleurs, il est amusant de constater à quel point nous sommes loin de l’époque où chaque école avait son style distinct : la demi-garde de la Nova União, le travail de passeur de garde chez Carlson Gracie… Aujourd’hui, toutes les académies travaillent globalement de la même manière. Je ne vois plus trop de différences entre AOJ, Unity ou Atos.

La facette plus sportive que martiale a permis une amélioration incroyable du niveau technique et a produit un système totalement optimisé pour vaincre un Jiujitsuka. Mais cela s’est fait au “détriment” de l’époque où l’objectif était de battre des pratiquants de MMA, qu’ils soient wrestlers ou strikers, eux-mêmes ayant étudié le BJJ pour l’annihiler.

C’est fascinant de voir l’évolution en cent ans de ce que le Gracie Jiujitsu a apporté au monde.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #302: Has Jiujitsu Changed Its Objective?

I was watching the video Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense and particularly appreciated a point highlighted by the videographer. Jiujitsu, developed by the Gracies for its Brazilian branch, was officially oriented towards self-defense.

However, when we look at the history of what Carlos and Helio Gracie proposed, it’s clear that this aspect didn’t define the style. What stood out were the challenges the Gracie Academy posed to other styles. Whether intentional or not, fighters had to learn and adapt Jiujitsu to win those fights.

I’m not even mentioning the “professional” training sessions during later challenges against Luta Livre, as we had already entered the Vale Tudo era, close to the early stages of MMA. Gracie Jiujitsu was more focused on defeating other combat sports practitioners than on realistic street combat management.

Today, Jiujitsu seems to have lost its adaptability to MMA — just look at Kron Gracie last week. Why? Because Jiujitsu continues to focus on defeating its own techniques (which, personally, I don’t mind) rather than on self-defense.

Moreover, it’s amusing to see how far we’ve come from the days when each school had its distinct style: the half-guard from Nova União, the guard-passing skills at Carlson Gracie’s… Today, all academies work in roughly the same way. I no longer see much difference between AOJ, Unity, or Atos.

The sportier side of Jiujitsu has led to an incredible improvement in technical level and created a fully optimized system for defeating a Jiujitsuka. But this came at the “expense” of the era when the goal was to defeat MMA practitioners, whether they were wrestlers or strikers, who had studied BJJ to neutralize it.

It’s fascinating to observe the evolution over a hundred years of what Gracie Jiujitsu has offered the world.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #300 : Arrêter l’entraînement en fin de carrière

Cet article explore les raisons qui poussent certains pratiquants d’arts martiaux, notamment de BJJ, à arrêter leur entraînement en fin de carrière. Entre perte de motivation et besoin de nouveaux défis, il met en lumière les choix personnels pour éviter l’épuisement d’une passion.

Notre sport, comme tous les autres, peut attirer grâce à la compétition. C’est d’ailleurs le gros point fort du BJJ, qui dépasse très certainement le judo sur ce sujet. Pourquoi parler de cet avantage du jiujitsu ? Simplement parce que tout le monde est prêt à payer entre 50 et 180 € pour combattre, et il peut y avoir plus de 8 000 participants.

Une autre force du BJJ réside dans sa valorisation des anciens, les Masters/Vétérans. Quand toutes les autres fédérations mettent en avant les enfants, celle du BJJ cible ceux qui ont de l’argent et une nouvelle envie de se tester.

Cependant, une fois que le corps, et peut-être la motivation, ne suivent plus, après des décennies de compétition, il est très possible que le pratiquant décide d’arrêter. Pour beaucoup, cela signifie juste libérer des week-ends, mais pour d’autres, cela devient une véritable remise en question.

J’ai souvent vu d’excellents compétiteurs arrêter les arts martiaux après avoir cessé d’obtenir des résultats ou atteint leurs objectifs. Certains rejettent même complètement les arts martiaux, les dojos et le combat, et se tournent vers d’autres activités comme la course à pied, l’escalade, le triathlon ou le crossfit.

Ils estiment que les arts martiaux n’ont plus rien à leur apporter, ne trouvant plus cette satisfaction qui les motivait à se rendre plusieurs fois par semaine au dojo. En effet, il ne faut pas chercher autre chose que du sport dans les arts martiaux : chacun a ses propres leviers motivationnels.

Concourir contre soi-même ou contre les autres est une manière de se fixer des objectifs. Cependant, pratiquer simplement pour s’améliorer, sans jamais savoir si ces efforts peuvent être éprouvés, peut lasser. Certains préfèrent éviter que leur passion ne dépérisse ou ne les dégoûte, et cherchent de nouveaux chemins pour se challenger.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #300: Stopping Training at the End of a Career

Our sport, like all others, can attract participants through competition. This is undoubtedly the strong point of BJJ, which probably surpasses judo in this regard. Why talk about this advantage of jiujitsu? Simply because everyone is willing to pay between €50 and €180 to compete, and there can be over 8,000 participants.

Another strength of BJJ lies in how it values older practitioners, the Masters/Veterans. While most federations focus on children, BJJ targets those who have the financial means and a new desire to test themselves.

However, once the body, and perhaps the motivation, no longer follow after decades of competition, it is very likely that practitioners will decide to stop. For many, this simply means freeing up their weekends, but for others, it leads to a deeper reflection.

I have often seen excellent competitors quit martial arts after they no longer achieved results or met their goals. Some even completely reject martial arts, dojos, and combat, turning to activities like running, climbing, triathlons, or crossfit.

They feel that martial arts no longer offer them the fulfillment that once motivated them to train several times a week at the dojo. Indeed, martial arts are essentially a sport, and each person has their own motivational triggers.

Competing against oneself or others is a way to set goals. However, practicing solely for self-improvement, without ever knowing if these efforts can be tested, can become tiresome. Some prefer to avoid seeing their passion fade or become a source of disgust and instead look for new ways to challenge themselves.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net