Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Actuellement, notre dojo traverse une phase entièrement dédiée aux randoris. J’organise ces sessions en fin de saison pour permettre aux pratiquants de se concentrer exclusivement sur le combat, de mettre à l’épreuve leur stratégie, leur technique, et leur attitude martiale. C’est une période cruciale pour affiner nos approches, car l’essentiel n’est pas de frapper, mais de se montrer productif.
Cette approche me permet de tester différents concepts de combat à travers divers styles et gabarits. Pour moi, les principes sont les piliers qui assurent l’universalité des systèmes que nous déployons. En jiujitsu, comme dans de nombreux arts martiaux, maîtriser les fondamentaux, les comprendre, les exploiter et les intégrer consciemment représente un véritable défi (paradoxal, n’est-ce pas ?).
Lorsque nous saisissons les concepts et que nous réussissons à les appliquer sur des centaines de randoris, nous commençons à anticiper les réactions « conceptuelles » de nos adversaires. Cela nous donne un demi-temps d’avance, nous permettant de nous positionner ou d’orienter l’action de manière à limiter les options de l’adversaire.
Il est ensuite plus simple de transmettre ces principes durant les cours, ce qui simplifie les systèmes techniques. Cependant, cela ne remplace pas les techniques elles-mêmes, qui restent primordiales jusqu’à l’obtention de la ceinture violette. Accumuler, sélectionner et peaufiner permet de développer un style adapté à chaque pratiquant.
Une fois cette gamme de techniques maîtrisée, il est possible de les mettre de côté pour se concentrer sur les principes fondamentaux, ouvrant la voie à une compréhension plus profonde et à une pratique différente. Enseigner les principes est relativement simple pour un instructeur, bien que cela présente peu d’intérêt pour les pratiquants qui s’interrogent encore sur le choix des prises ou des angles.
Cependant, répéter quotidiennement les concepts finira par les rendre clairs et pratiques au fil des années.
— Martial Reflections of a Hypnofighter #213: From Techniques to Concepts
Currently, our dojo is going through a phase entirely dedicated to randoris. I organize these sessions at the end of the season to allow practitioners to focus solely on combat, to test their strategy, technique, and martial attitude. It’s a crucial time to refine our approaches, as the essence is not to hit, but to be productive.
This approach allows me to test various combat concepts across different styles and sizes. For me, principles are the pillars that ensure the universality of the systems we deploy. In jiujitsu, as in many martial arts, mastering the fundamentals, understanding them, exploiting them, and consciously integrating them is a real challenge (paradoxical, isn’t it?).
When we grasp the concepts and manage to apply them across hundreds of randoris, we begin to anticipate our opponents’ ‘conceptual’ reactions. This gives us a half-step advantage, allowing us to position ourselves or direct the action in a way that limits the opponent’s options.
It then becomes simpler to convey these principles during classes, which simplifies technical systems. However, this does not replace the techniques themselves, which remain essential until obtaining a purple belt. Accumulating, selecting, and refining allows developing a style suited to each practitioner.
Once this range of techniques is mastered, it is possible to set them aside to focus on fundamental principles, paving the way for a deeper understanding and a different practice. Teaching principles is relatively simple for an instructor, although it holds little interest for practitioners still wondering about grip choices or angles.
However, repeating the concepts daily will eventually make them clear and practical over the years.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Comme je vous le partageais il y a quelques jours, je ne suis pas une personne qui croit en la politique hors local. Dans cette période passionnante et surdocumentée, mais aussi manipulée, nous pouvons observer des patterns qui s’expriment du plus profond vers les actes politiques.
Nous le savons, les idéologies sont des auto et hétéro suggestions qui ne cessent d’être répétées pour s’inscrire dans l’esprit comme normalité et, pire que tout, comme “réalité”. Observez comment le mot “racaille” est devenu un mot valise depuis 2007, où sont inclus la plupart du temps les malotrus des quartiers délaissés (populaires ?) et possiblement d’origine extra-européenne. De cette expression mise en avant par un Sarkozy ministre de l’Intérieur, nous avons un phénomène d’habituation, où la notion de racisme disparaît pour aller dans une généralisation au travers de ce mot valise de racaille. Ce qui a été répété s’est inscrit comme norme, et il n’y a plus de discrimination raciale mais simplement un comportement (avec ses sous-entendus de qui le sont) sans jamais avoir à le prononcer, donc plus simple à accepter.
Si la gauche universaliste a disparu, elle a laissé place à la gauche communautaire. La gauche qui veut valoriser tous les groupes en les séparant d’un “rassemblement” (bizarre que ça soit utilisé par leurs opposants). En prenant en considération tout le monde à la place d’orienter tout le monde dans un courant commun (l’une des intentions de feu l’universalisme), chacun se centre sur sa communauté, sa spécificité, en somme sa personne.
Rendant alors la gauche paradoxalement plus individualiste avec une trop grande focalisation, ouvrant des logiques de droite voire de droite dure où chacun pour soi et l’illusion de la méritocratie.
Et ce qui est donc devenu un progressisme des minorités plutôt qu’un progrès d’un groupe avec des luttes communes, se heurte à la même incapacité de créer un “front” commun (front… ça me rappelle quelque chose). Trop de communautés, des Insoumis, des PS, des écolos, des PC ou NPA, qui sont trop orientés dans leurs spécificités, qui ne supportent pas les autres groupes et qui tentent le temps d’une élection de montrer que le commun est plus important que le communautaire…
Seulement, la NUPES a prouvé l’incapacité d’oublier son pré carré et de réellement penser aux autres. L’universalisme s’en va donc se retourner dans sa tombe, laissant un autre problème d’intersectionnalité insoluble…
Reflections by Pank / Snapshot #224: When Patterns Embed in Politics
As I shared with you a few days ago, I am not a person who believes in politics beyond the local level. In this exciting and well-documented, yet also manipulated period, we can observe patterns that manifest deeply into political actions.
We know that ideologies are self and hetero suggestions that are repeated endlessly to embed in the mind as normality and, worst of all, as “reality.” Observe how the word “scum” has become a catch-all term since 2007, often including the ill-mannered from neglected (popular?) neighborhoods and possibly of non-European origin. From this expression put forward by a Sarkozy as Minister of the Interior, we see a phenomenon of habituation, where the notion of racism disappears into a generalization through this catch-all term of scum. What has been repeated becomes ingrained as the norm, and there is no longer racial discrimination but simply behavior (with its implications about who it pertains to) without ever having to pronounce it, making it easier to accept.
If universalist leftism has disappeared, it has been replaced by community-based leftism. The left that wants to value all groups by separating them from a “gathering” (strangely used by their opponents). By considering everyone instead of orienting everyone into a common current (one of the intentions of the late universalism), each focuses on their community, their specificity, in short, themselves.
Thus making the left paradoxically more individualistic with an excessive focus, opening the door to right-wing, even far-right logics where everyone looks out for themselves and the illusion of meritocracy.
And what has become a progressivism of minorities rather than the progress of a group with common struggles, encounters the same incapacity to create a common “front” (front… that reminds me of something). Too many communities, the Insoumis, the Socialists, the Greens, the Communists, or the NPA, who are too focused on their specificities, who cannot support other groups, and who try during an election to show that the common is more important than the communal…
However, NUPES has proven its inability to forget its own turf and genuinely think about others. Universalism thus turns in its grave, leaving another insoluble problem of intersectionality…
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Toujours pour voir comment il est possible de mettre en place une Hypnose complémentaire au Médical dans l’hexagone, j’étudie différents ‘courants’ d’hypnose médicale anglo-saxons.
Comme Patty Scott, Roger Moore et Tracy Barrett Adams , sont des passionnés et des professionnels autant dans leur pratique en cabinet d’hypnothérapie que dans leur posture de formateur.
N’hésitez à aller sur leur site si vous êtes anglophone et que vous souhaitez vous former.
To explore how complementary hypnosis can be integrated into medical practice in France, I am studying various Anglo-Saxon medical hypnosis approaches.
Professionals like Patty Scott, Roger Moore, and Tracy Barrett Adams are passionate about their work, both in their hypnotherapy practice and as trainers.
Feel free to visit their website if you are an English speaker and interested in training.
Les arts martiaux, c’est le plaisir du combat, de l’apprentissage de techniques et de cultures. Nous pouvons découvrir de nombreuses façons de percevoir le combat. Nous savons que nous pouvons nous retrouver dans des situations de violence physique et qu’il est toujours bon de pouvoir avoir une réponse juste pour s’en sortir sans blessure (ou en les minimisant).
Dans les arts martiaux et dans l’effort sportif de façon générale, nous allons dans des retranchements physiques, qui nous poussent à des dépassements. Chacun ses capacités et ses possibilités, et il est toujours important de respecter ce que met en place n’importe quel pratiquant dans un dojo. Nous ne savons pas d’où il vient et ce qu’il est en train d’affronter dans son cheminement.
Souvent la voie va bien au-delà de nos randoris, sparrings ou kumite. Nous sommes tous des histoires, des mondes avec des choses qui ont pu nous forger comme nous décomposer. Nous sommes des êtres en recherche et en découverte de nous-mêmes dans des situations peu communes, dans des violences physiques intenses, que ce soit l’impact des frappes ou la pression d’un contrôle d’une clé ou d’une projection.
Nous allons dans un milieu où la violence cadrée est normale, mais souvent cette ambiance belliqueuse n’est qu’un reflet connu de ce que nous vivons en nous depuis des années. Nous avons des blessures et certainement de nombreux combats physiques, psychiques et émotionnels que nous avons perdus. Nous pouvons nous reconstruire dans un monde qui en apparence semble juste en recherche de destruction, de puissance et de domination.
Pourtant, dans ce terrain d’opposition, de prise de pouvoir, de règles, de blessures et autres souffrances, se trouve un espace qui reconstruit. Un lieu qui permet de panser ces maux parfois jamais exprimés. Des moments qui vont offrir à cette lutte intérieure une pause, un accueil, voire une compréhension de son histoire, sa vie et ses douleurs.
Alors celui ou celle qui a déjà tant de blessures se recompose. Il/elle ne devient pas plus solide comme on pourrait facilement le croire, il/elle devient juste plus conscient(e) de son potentiel à gérer les douleurs, les dépasser et les orienter pour se redonner des possibilités de se sentir en phase avec ce qu’il/elle est. Le dojo et les salles de sport de combat accueillent les égratignés comme les handicapés de la vie et leur proposent la voie d’une paix dans la violence.
Martial Reflections of a Hypnofighter #213: Daily Self-Improvement
Martial arts encompass the pleasure of combat, learning techniques, and embracing diverse cultures. We can discover numerous ways to perceive combat. We know that we might find ourselves in situations of physical violence, and it is always beneficial to have the right response to get out without injury (or minimizing them).
In martial arts and athletic effort in general, we push ourselves to physical limits, which drive us to exceed them. Each person has their own abilities and possibilities, and it is always important to respect what any practitioner in a dojo is undertaking. We do not know where they come from or what they are facing in their journey.
Often, the path goes far beyond our randoris, sparrings, or kumite. We are all stories, worlds with things that may have forged us or broken us down. We are beings in search of and discovering ourselves in uncommon situations, in intense physical violence, whether it’s the impact of strikes or the pressure of a lock or a throw.
We enter an environment where controlled violence is normal, but often this belligerent atmosphere is merely a familiar reflection of what we have been experiencing internally for years. We have wounds and certainly numerous physical, mental, and emotional battles that we have lost. We can rebuild ourselves in a world that, on the surface, seems only to seek destruction, power, and domination.
However, in this terrain of opposition, power struggles, rules, injuries, and other sufferings, there is a space that rebuilds. A place that allows these sometimes never-expressed wounds to heal. Moments that offer this internal struggle a pause, a welcome, even an understanding of one’s history, life, and pain.
Thus, those who already have many wounds recompose themselves. They do not become more solid as one might easily think; they become simply more aware of their potential to manage pain, overcome it, and channel it to regain the possibility of feeling in tune with who they are. The dojo and combat sports halls welcome the scarred and the handicapped by life and offer them the path to peace in violence.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Aujourd’hui, nous commémorons l’appel du 18 juin. Quand je réfléchis aux guerres, et particulièrement à la Seconde Guerre mondiale, je me dis que je n’aurais probablement pas été d’une grande utilité pour le monde. Depuis des années, je pense que si j’avais eu du courage, j’aurais été tué dès le début du conflit.
Soyons honnêtes, j’ai vécu une vie formidable et tout ce qui pourrait arriver après serait moins bien. Imaginez, et malheureusement c’est facile à faire en ce moment, passer l’après-guerre à reconstruire un pays en ruines, comme c’est le cas en Palestine ou en Ukraine (et aussi en Syrie). Quoi qu’il en soit, cela serait la fin d’une vie marquée presque uniquement par des épreuves physiques et psychiques.
Ce qui est intéressant, c’est d’entendre dire que notre peuple français, que j’aime particulièrement, pense qu’il aurait été résistant, alors que pendant le confinement total de la pandémie, 90 % des appels à la police étaient pour dénoncer des personnes qui sortaient de chez elles. Cela donne à réfléchir sur l’image que nous avons de nous-mêmes et sur la réalité dans des périodes de stress modéré (où il suffisait de rester chez soi).
Imaginez maintenant que si vous ne répondez pas à des questions, ou à la moindre dénonciation, au moindre doute, vous soyez emprisonné et torturé… pensez-vous vraiment que vous iriez vaillamment à la mort ? Quand on parle de Jean Moulin, s’il est si célèbre, c’est parce qu’il était un être exceptionnel.
Alors, comment savoir si nous aurions pu résister ? Je ne parle pas des prétendus résistants de fin de conflit, mais de ceux qui, pendant 3, 4 ou 5 ans, ont tenté de survivre, de transmettre des informations, de saboter, d’oser s’engager chaque jour dans un projet qui pourrait échouer. Il est facile de dire que nous aurions été des héros, mais nous avons une vision rétrospective ; nous savons combien de temps cela a duré.
Mettez-vous dans la situation du conflit ukrainien ; nous n’avons aucune idée de combien de temps cela peut durer, peut-être 5 ans, peut-être 10… Résister quelques jours, quelques semaines ou même quelques années, mais voir le danger, la mort, les routines du quotidien de guerre écraser la « sécurité relative », c’est complexe.
Et vous, pensez-vous réellement que vous auriez pu être un résistant actif du début à la fin du conflit ?
Pank’s Reflections / Snapshot #223: Could I Have Been a Resistor?
Today, we commemorate the call of June 18th. When I think about wars, especially World War II, I always tell myself that I probably wouldn’t have been particularly useful to the world. For years, I’ve thought that if I had the courage, I would have been killed early in the conflict.
Let’s be honest, I’ve had a wonderful life and anything that might happen afterward would only be worse. Imagine, and unfortunately, it’s easy to do so right now, spending the post-war period rebuilding a country in ruins, like what we see in Palestine or Ukraine (and Syria too). Whatever happens, it would be the end of a life marked almost entirely by physical and psychological hardships.
What’s interesting is hearing that our French people, whom I particularly love, think they would have been resistors, while during the total lockdown of the pandemic, 90% of the calls to the police were to report people who were going out. It makes you think about the image we have of ourselves and see the reality in periods of moderate stress (where we just had to stay at home).
Now imagine if you don’t answer questions, or at the slightest report, the slightest doubt, you are imprisoned and tortured… do you really think you would go valiantly to your death? When we talk about Jean Moulin, if he is so famous, it’s because he was an exceptional being.
So, how can we know if we could have resisted? I’m not talking about the so-called resistors at the end of the conflict, but about those who tried to survive for 3, 4, or 5 years, to pass on information, to sabotage, to dare each day to engage in a project that might fail. It’s easy to say we would have been heroes, but we have a retrospective vision; we know how long it lasted.
Put yourself in the situation of the Ukrainian conflict; we have no idea how long it might last, maybe 5 years, maybe 10… Resisting a few days, weeks, or even years but seeing the danger, death, the routines of everyday war crush the « relative safety, » it’s complex.
And you, do you really think that you could have been an active resistor from the beginning to the end of the conflict?