Réflexions de Pank / Instantané #120 : Les perspectives émotionnelles

Nous sommes régis par nos émotions, et même si nous aimons à penser que nous pouvons les mettre à distance ou croire que nous sommes au-dessus d’elles grâce à notre intellect, nous nous trompons. Le problème est de croire que nous ne sommes pas influencés par nos émotions, alors que dès le début d’un échange, ce sont elles qui dominent notre état d’esprit.

Nous le voyons actuellement avec les conflits variés qui polarisent les pensées et les opinions. Les émotions qui s’éveillent, comme la haine, la colère, la peur, contrôlent les débats sociaux ou politiques. Nous avons en plus des points de vue forgés par nos expériences et, automatiquement, par des émotions positives ou négatives sur les personnes, les actions ou les idées, nous sommes guidés par des émotions qui aujourd’hui ne semblent pas s’exprimer et qui ont pourtant construit notre pensée actuelle.

Par exemple, je comprends la guerre et le besoin de prendre le pouvoir. Cela est lié à mes émotions de colère, aux expériences de compensation dans ma vie, et si aujourd’hui je discute avec des gens sur les conflits variés de notre monde, je pourrais croire que je suis neutre vis-à-vis de ce qui est fait alors que, dans mon schéma de pensée, la colère et la surcompensation sont en réalité la structure de ma psyché sur ce sujet.

Nous pouvons difficilement être dans un état objectif, même si nous pensons rester dans notre mental. Tout ce que nous avons accumulé dans notre subconscient, c’est-à-dire nos émotions, nos valeurs, nos croyances ou nos souvenirs, ont structuré des schémas de pensée et des orientations cognitives qui biaisent et limitent ce que nous pensons être une pensée logique et analytique d’une situation.

Cela ne peut que nous mener à plus d’humilité dans nos réflexions. Cela dit, cela n’empêche en rien de se battre pour ses convictions, lesquelles restent inévitablement associées à nos émotions…

#émotions #schéma #automatisme #conscient #subconscient #analyse #objectivité #subjectivité »

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank


English Version

Reflections from Pank / Snapshot #120: Emotional Perspectives

We are governed by our emotions, and even though we like to think that we can distance ourselves from them or believe that we are above them through our intellect, we are mistaken. The problem lies in believing that we are not influenced by our emotions, whereas from the very beginning of an exchange, it is these emotions that dominate our mindset.

We currently see this with the various conflicts that polarize thoughts and opinions. The emotions that arise, such as hate, anger, fear, control social or political debates. We also have viewpoints shaped by our experiences and, automatically, by positive or negative emotions about people, actions, or ideas, we are guided by emotions that today do not seem to express themselves yet have nonetheless constructed our current thinking.

For example, I understand war and the need to seize power. This is linked to my emotions of anger, to experiences of compensation in my life, and if today I discuss with people the various conflicts of our world, I might believe that I am neutral in regards to what is being done, whereas in my pattern of thought, anger and overcompensation are actually the framework of my psyche on this subject.

We can hardly be in an objective state, even if we think we remain in our minds. Everything that we have accumulated in our subconscious, that is our emotions, our values, our beliefs, or our memories, have structured patterns of thought and cognitive orientations that bias and limit what we think to be a logical and analytical thought of a situation.

This can only lead us to greater humility in our reflections. That said, it does not prevent us from fighting for our convictions, which are inevitably associated with our emotions…

#emotions #pattern #automaticity #conscious #subconscious #analysis #objectivity #subjectivity

Take only what is good and right for you.

Be one.

Pank

Réflexions de Pank / Instantanée #95 : Pourquoi ne pas accepter d’être comme tout le monde ?

Il semble que nous ayons l’envie de nous démarquer dans notre vie. Nous cherchons à nous distinguer de qui ou de quoi ? Des autres, des circonstances variées, avec l’aspiration à mener une existence extraordinaire.

Comme si le commun était insuffisant, comme s’ils passaient à côté de leur propre vie, alors que ceux qui adoptent une approche différente, obsédés par la recherche de l’extraordinaire, sembleraient réussir mieux. Pourtant, ils ne semblent guère plus heureux une fois que l’éclat de leur dernière aventure s’est dissipé.

Cette critique systématique de la normalité, qui pour certains semble être une source de désolation, est néanmoins partagée par de nombreux individus. Le métro, le boulot, le dodo. Beaucoup estiment que ce n’est pas une vie, au point que les membres de la génération Z et leurs aînés (les millenials) ont tourné en dérision cette routine quotidienne.

Les nomades numériques, les vendeurs de vies idylliques, ces charlatans du bonheur. Ceux qui vendent le merveilleux et l’incroyable sont souvent des hommes d’affaires talentueux. Ils parviennent à faire croire que nous ne méritons pas de vivre dans les conditions que nous connaissons.

Outre la question de ce que signifie le mérite, ils nous projettent dans un monde fait d’expériences extravagantes, de rencontres improbables et de richesses multiples. C’est séduisant, surtout lorsque l’on observe la répétition du quotidien, les petites difficultés et les frustrations auxquelles nous sommes confrontés.

Cependant, il y a un élément essentiel qui semble faire défaut. Plus nous nous en tenons à la simplicité et à la routine, plus notre cerveau semble satisfait. Certes, nous aimons nous compliquer la vie, cela nous occupe, mais lorsque cela exige trop d’énergie, nous ne sommes généralement pas gagnants.

Le bonheur réside rarement dans les grandes choses. La contemplation d’un lever de soleil dans un lieu que nous aimons peut avoir autant d’impact sur nous que celui que nous pourrions admirer au-dessus du Grand Canyon. Les expériences grandioses que nous pouvons vivre ne valent souvent pas quelques minutes passées en compagnie de personnes de qualité.

De même, les mets gastronomiques valent rarement autant qu’un plat que nous avons l’habitude de savourer en famille ou dans un bistrot où nous sommes des habitués.

L’état d’esprit est la clé. Nous pouvons passer toute une vie à être insatisfaits de ce que nous avons et de ce que nous vivons, en pensant que toujours plus, toujours mieux, comblera ce vide intérieur. Cela peut divertir, stimuler, certes, mais cela ne nous nourrira que rarement.

Cela se vérifie avec les personnes les plus riches et influentes dans de nombreux domaines, qui consultent néanmoins des thérapeutes pour des problèmes simples de la vie quotidienne.

L’être humain est fondamentalement simple, malgré ses complexités. Nos vies sont conçues pour être vécues de manière simple. Notez que la plupart de nos soucis découlent de la confusion, de la surcharge, de l’excès. L’équilibre, donc la norme, s’avère souvent être la réponse à de nombreux maux.

Il est peut-être temps de réhabiliter l’idée de la normalité et de redonner à notre vie sa simplicité.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 

#simplicité #satisfaction #contentement #normalité


English Version


Reflections from Pank / Snapshot #95: Why Not Embrace Being Like Everyone Else?

It seems that we have a desire to stand out in our lives. We seek to distinguish ourselves from whom or what? From others, from various circumstances, with the aspiration to lead an extraordinary existence.

As if the ordinary were insufficient, as if they were missing out on their own lives, while those who take a different approach, obsessed with the pursuit of the extraordinary, seem to succeed better. However, they often appear no happier once the glow of their latest adventure has faded.

This systematic criticism of normalcy, which for some seems to be a source of despair, is nevertheless shared by many individuals. The daily grind – the commute, the job, the sleep. Many feel that this is not a life, to the point where members of Generation Z and their older counterparts (millennials) have mocked this daily routine.

Digital nomads, sellers of idyllic lives, these happiness charlatans. Those who sell the marvelous and the incredible are often talented businessmen. They manage to make us believe that we don’t deserve to live in the conditions we know.

Aside from the question of what merit means, they project us into a world of extravagant experiences, unlikely encounters, and abundant wealth. It’s enticing, especially when observing the repetition of daily life, the small challenges, and frustrations we face.

However, there’s a crucial element that seems to be missing. The more we stick to simplicity and routine, the more content our brains seem to be. Certainly, we enjoy complicating our lives; it keeps us occupied, but when it demands too much energy, we’re generally not winners.

Happiness rarely resides in big things. Contemplating a sunrise in a place we love can have as much impact on us as one we might admire above the Grand Canyon. The grand experiences we can have often don’t compare to a few minutes spent with quality people.

Similarly, gourmet meals rarely match up to a dish we’re used to savoring with family or in a local bistro where we’re regulars.

Mindset is the key. We can spend a lifetime dissatisfied with what we have and what we experience, thinking that more, better, will fill that inner void. It may entertain, stimulate, indeed, but it will seldom nourish us.

This is evident even with the richest and most influential people in many fields, who still consult therapists for simple everyday problems.

The human being is fundamentally simple, despite its complexities. Our lives are designed to be lived simply. Note that most of our troubles stem from confusion, overload, excess. Balance, thus, the norm, often turns out to be the answer to many ailments.

Perhaps it’s time to rehabilitate the idea of normalcy and restore simplicity to our lives.

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

#simplicity #satisfaction #contentment #normalcy

Réflexions de Pank / Instantané #81 : La peur de l’échec comme frein au succès.

Il est souvent difficile d’accepter que les échecs en réalité renferment des enseignements précieux. Bien sûr, nous avons fait des erreurs ou du moins n’avons pas réussi comme espéré. Cependant, il est important de reconnaître que ce n’est pas simplement un retour d’information ; c’est un coup au moral, une remise en question, en somme, une dépense d’énergie supplémentaire.

Puisque nous ne sommes pas particulièrement enclins à gaspiller notre énergie, nous avons du mal à assimiler la réalité que les faits exposent : nous n’avons pas atteint nos objectifs. Personne ne peut prétendre que c’est agréable. Dans le pire des cas, les échecs sont parfois si prévisibles que nous réagissons avec une neutralité presque désinvolte.

Le problème réside dans le fait que nos échecs, pour peu qu’ils ne nous découragent pas de persévérer – comme perdre la totalité de ses économies, une part de son capital santé ou même sa vie – peuvent nous amener à rester sur place. Cependant, attention, je ne prône pas l’interdiction d’abandonner. Je crois qu’il est parfois bénéfique de prendre du recul. Certains coachs vous diront que vous faites partie de ceux qui n’atteindront jamais leurs buts. Personnellement, je n’en suis pas convaincu. Une telle perspective nous permet de gagner en maturité et d’envisager des alternatives, en échappant à l’emprise de l’action et de l’impact émotionnel.

En outre, il se peut que nous n’ayons manqué la cible que de 3 centimètres, mais que rien, ni sur le plan psychologique ni physique, ne nous ait permis d’y parvenir. À ce moment-là, nous étions épuisés et impuissants, et il était devenu impossible de progresser davantage. L’essentiel est de ne pas regretter la décision prise.

Cependant, il reste une problématique qui peut surgir : celle de l’anticipation de l’échec. Il ne s’agit pas seulement de le considérer comme une option, mais plutôt de se dire que si nous faisons face à un échec, ou si certains connaissent leur première défaite, ils pourraient ne pas être en mesure de le supporter.

En général, nous le supportons, à moins qu’une série de circonstances malheureuses ne se conjuguent contre nous à ce moment précis. Nous savons que celui qui ne tente pas de mettre en place les éléments nécessaires ne pourra pas évaluer si son projet a des chances de réussite. Dans ce cas, l’échec est inévitable, même s’il n’est pas encore validé par le réel.

Oui, il est inévitable de connaître des échecs et si vous faites partie de ceux qui réussissent constamment, félicitations. Cependant, profitez de cette période de succès pour vous préparer mentalement à faire face à une chute éventuelle. Après tout, même si le capitaine n’a jamais connu de naufrage, il a tout de même appris à nager au cas où.

Votre peur est tout à fait justifiée, je ne la considère pas comme absurde. Cependant, elle peut vous nuire ainsi que votre entourage en vous empêchant de concrétiser vos projets. Il est possible que tout ne se déroule pas comme prévu et que cela soit désagréable, ou bien qu’une partie soit un échec tandis qu’une autre est couronnée de succès. Les échecs font partie intégrante de la réalité et certains d’entre eux, dans le contexte de projets, peuvent être acceptables, tandis que d’autres le sont moins.

Il est important de prendre un moment pour se recentrer sur notre dynamique d’action, d’examiner nos peurs, d’évaluer les conséquences réelles, et en premier lieu, de mettre de côté nos monologues intérieurs.

Ceci marque la première étape vers l’aventure.

Et vous, arrive-t-il parfois de ressentir de l’appréhension avant de vous lancer ?

Be One.

Pank

#Echec #debut #projection #peur #croyance #possible #monologue


English Version

Thoughts from Pank / Snapshot #82: The Quest for Freedom

There’s no denying that the concept of freedom resonates deeply within each of us. For most, this idea evokes an ideal to pursue. Personally, I admit to having authoritarian inclinations, and fortunately, there’s no chance of me becoming a future dictator. However, luck is on our side, as we live in a society where individual freedoms are valued.

We are inclined to reject the system when it doesn’t align with our personal aspirations. How often have we heard people criticize laws and law enforcement? Our attachment to the idea of freedom is undeniable. Nevertheless, my somewhat misanthropic view leads me to express a reservation about the notion of absolute freedom.

It’s important to remember that we live in a society, and human beings aren’t naturally inclined to care about others unless it’s directly linked to satisfying their basic needs: nourishment, reproduction, and gaining power. Thus, in a world where freedom was total, tensions would arise quickly. This is already evident in public spaces, where groups of people play music at excessive volumes, thinking they’re free to do so. They then forget that their actions can disturb the tranquility that others seek to preserve (they’re also free to desire it).

If these tensions persist, they can transform into conflicts, sometimes even violent ones. In a reality where everyone is completely free, why not resort to violence to restore one’s own sense of peace? But religions have gained so many « subscriptions » and « followers » largely due to the structure they bring to lifestyles.

Of course, some form of self-regulation might work, but it relies on the assumption that everyone possesses a social nature. How do we manage individualists or even antisocial individuals? Philosophers, ideologues, and politicians continually sell us a better world, a more equal and free one, where everyone would find their place.

This idea is appealing, but it often remains a utopia and a means to sell books and programs. The world has already given us a glimpse of what a universe without rules, where freedom is nearly absolute, would look like: the internet.

The dark side of the internet is clearly visible. Hateful comments on ordinary news articles, online hate storms, virtual harassment. The veil of anonymity, behind which one can hide, has created an atmosphere where anything goes. The heart of the problem lies here: group dynamics, a sense of impunity, and the expression of unspoken impulses. Freedom, in this context, equates to giving free rein to our instincts, to our « id » without any restraint.

This dynamic is also reflected in the abandonment of many family rules aimed at giving children freedom. However, these children, devoid of limits and guidance, can quickly become intolerant of restrictions and feel frustrated if their selfish quest for absolute freedom is thwarted.

On the other hand, there’s the notion of positive freedom, one that stems from collective intelligence, shared creativity, and risk-taking. Sometimes, this opens unforeseen doors to incredible achievements.

Yet, despite my sincere desire for total freedom, I remain cautious. I doubt we are mature and empathetic enough as a society to manage such a « right. » The internet, in turn, remains a tangible laboratory where our ideals are put to the test. For now, freedom seems to have been lost…

And you, how do you define your relationship with freedom? What are your experiences and reflections on this essential concept of the human condition?

Take what is good and just for you.

Be One.

Pank

#Freedom #internet #possible #dictatorship #rules #law #absolute

Réflexions de Pank / Instantané #62 : La présence

Nous sommes dans un monde où la pleine conscience est valorisée. Ces méthodes aident beaucoup de personnes et offrent de réelles opportunités de mieux-être à de nombreux pratiquants. Ces dernières années, j’utilise plutôt la notion de présence. Une logique qui se rapproche, mais qui, pour moi, entraîne un processus cognitif et une orientation de l’attention un peu différente.

Dans cette idée de présence, il y a cette notion de temps et d’espace. Le fameux « ici et maintenant », que j’ai découvert adolescent dans des livres sur le zen. Cette notion m’a facilement parlé grâce aux arts martiaux. Pour autant, plus je pratiquais des styles différents, plus je me rendais compte que nous ne sommes que très rarement présents.

Nous aimons penser que les sports de combat entraînent uniquement des réflexes, des automatismes. Comme dans notre quotidien, nous avons des réponses préétablies en fonction de nos états internes et des situations. Pourtant, combattre comme vivre nous amène à anticiper, prendre en compte un nombre important d’informations pour prendre des décisions stratégiques et adaptatives.

Notre rapport à l’espace et au temps valorise plus ou moins notre expérience, mais il nous permet aussi de gérer ce présent. Il est utile de nous retrouver à l’instant dans un futur afin d’éviter une erreur ou pour prendre de court la question ou la réflexion qui peut suivre. Nous sommes sur un modèle de pensée où le présent peut se dissocier et devenir un passé ou un futur. En réalité, les mots, les suggestions, les transes et les interactions qui sont elles déterminées dans la prononciation de l’instant peuvent entraîner des régressions, progressions, visions sur des plans différents.

La présence est dès lors une prise en compte de ce qui se passe dans le lieu/espace où nous nous trouvons avec des variables temporelles dans un moment qui lui est invariable dans le vécu objectif du présent. S’il est assez facile de se mettre dans une notion au présent et de vivre à la fois ses pensées et ses interactions, il est souvent moins mis en valeur la notion d’ici. Ce mot est complexe parce que particulièrement physique. Nous sommes dans un lieu, mettons au bureau, et pourtant nous pouvons être ailleurs dans le jardin à boire une boisson. Notre oubli du corps, notre transe, nous invite à un voyage onirique éveillé, qui dans du projectif devient notre présence du maintenant sans l’ici.

Pourtant, nous savons qu’une des dispositions de la transe est la qualité de se focaliser, et cela peut être sur l’ici. C’est d’ailleurs ce que nous mettons souvent en place dans des processus inductifs, être au présent dans son corps. Certes, la décomposition de chaque partie de ce corps devient à nouveau un moyen d’être moins présent à ce tout, mais juste s’oublier dans une partie.

L’idée dans la présence est de se mettre en conscience de l’ici, le lieu, les ressentis et les pensées. Un retour dans le corps et dans un monde de faits filtrés. Même si le maintenant se fait sur plusieurs plans, il ne se ramènera que par rapport au vécu de l’ici et non pas de l’ailleurs. Plus nous proposons cette suggestion de l’ici, plus nous sommes dans un état qui se matérialise et qui nous ramène à une perception plus brute de notre réel vécu.

Cela n’empêche pas les absences, les coupures à sa présence et la notion absolutiste de n’être que présent est contre nature, mais nous ramener souvent quand nous sommes dans des états de tensions, de rumination, de stress ou de projection, dans cet ici, qui peut être seulement ce qu’il est et un maintenant de nos états comme de la vie, offre une possibilité de se donner une diminution des excès de récits pour juste être un peu plus.

Et vous, êtes-vous plutôt ici ou maintenant ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#présence #conscience #réalité #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections of Pank / Snapshot #62: Presence

We live in a world where mindfulness is valued. These methods greatly help many people and offer real opportunities for better-being to numerous practitioners. In recent years, I have been using the notion of presence. It’s a logic that is close, but, for me, it involves a slightly different cognitive process and orientation of attention.

In this idea of presence, there is a notion of time and space. The famous « here and now » that I discovered as a teenager in books about Zen. This concept resonated with me easily thanks to martial arts. However, the more I practiced different styles, the more I realized that we are rarely truly present.

We like to think that combat sports only train reflexes and automatisms. Just like in our daily lives, we have pre-established responses based on our internal states and situations. Yet, both fighting and living require us to anticipate, take into account a significant amount of information, and make strategic and adaptive decisions.

Our relationship with space and time more or less influences our experience, but it also allows us to manage the present. It’s useful to be mentally present in the future to avoid an error or to be prepared for the questions or reflections that may follow. We operate on a thought model where the present can dissociate and become either past or future. In reality, the words, suggestions, trances, and interactions that are determined in the pronunciation of the moment can lead to regressions, progressions, and visions on different planes.

Presence is, therefore, a consideration of what is happening in the place/space where we are, with temporal variables in a moment that remains constant in the objective experience of the present. It is relatively easy to be in the notion of the present and experience both thoughts and interactions simultaneously. However, the notion of « here » is often less emphasized. This word is complex because it is particularly physical. We may physically be in a place, like an office, but mentally be elsewhere, like in the garden having a drink. Our neglect of the body, our trance, invites us on a daydreaming journey while being awake, which, in a more projective sense, becomes our presence in the now without being fully « here. »

Nevertheless, we know that one of the dispositions of trance is the ability to focus, and this focus can be on the « here. » In fact, this is something we often implement in inductive processes – being present in our bodies. Certainly, breaking down each part of the body again becomes a way to be less present in the whole, but just losing oneself in a part.

The idea behind presence is to become conscious of the « here, » the place, the sensations, and the thoughts. Returning to the body and a world of filtered facts. Even if the present unfolds on multiple levels, it will only be brought back to the experience of the « here » and not from elsewhere. The more we suggest the notion of « here, » the more we find ourselves in a state that materializes and brings us back to a raw perception of our real experience.

This doesn’t prevent absences, cuts in our presence, and the absolutist notion of being only present goes against human nature. But frequently returning to the « here » when we are in states of tension, rumination, stress, or projection, allows us to simply exist a little more in that moment which can be only what it is and a « now » of our states as well as life. It offers a possibility to reduce the excess of narratives and just be a little more present.

And you, are you more « here » or « now »?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#presence #mindfulness #reality #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #56 : Tolérer

Pour les personnes qui me suivent, vous savez qu’il y a quelques années, j’ai mis en place un système basé sur les processus hypnotiques que j’avais étudiés avec l’EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/), le TPA. Le système à pour but de passer des étapes : tolérer-permettre-accepter.
Vous pouvez obtenir l’essai que j’ai écrit sur ce sujet gratuitement ici : https://www.pankhypnose.com/programmes-gratuits.

Il est difficile pour nous d’accepter les choses et cela est assez normal. Nous réagissons naturellement avec des formes de réaction voire de rejet face à certains sujets. Nous savons que les croyances et les valeurs peuvent nous diviser, et il est toujours illusoire de prétendre que nous pouvons accepter l’autre par simple demande.
Dans notre monde qui se veut à la fois plus inclusif et paradoxalement plus communautaire, nous sommes « contraints d’accepter » des personnes qui peuvent ne pas correspondre à ce que nous connaissons ou apprécions.

Cette dynamique est un paradoxe. Ce n’est pas parce qu’une personne haineuse envers un groupe ethnique, social ou politique se voit contrainte d’accepter une loi, une règle ou un statu quo, qu’elle le fera. Le pire est sûrement de nourrir encore plus cette personne dans une détestation qui est alimentée à ses yeux par des doctrines proches du totalitarisme.

Comme pendant l’URSS, la Chine maoïste ou les régimes nazis, il y avait peu de chances d’avoir une vie tranquille si vous ne validiez ni n’acceptiez la doxa gouvernementale. C’était la seule bonne façon de penser pour le groupe, le commun, donc la juste. Seulement, sans opposants voire des résistants (qui n’étaient pas si nombreux que ça), il est possible que certains régimes dictatoriaux soient encore présents. C’est le cas dans de nombreux pays à travers le globe, mais apparemment cela n’intéresse pas nos médias.

Alors cette inquisition visant à imposer l’acceptation est contre-productive, elle engendre de la haine et pourrait même conduire à une surcompensation si les choses s’inversent. Nous connaissons les tenants et aboutissants des guerres ethniques dans de nombreuses contrées où les victimes sont devenues les pires bourreaux.

Il existe néanmoins une option sur laquelle nous pourrions déjà travailler : la tolérance. À mes yeux, c’est une posture dite haute, et clairement nous ne sommes ni dans l’amour ni dans la bienveillance. Mais ne nous leurrons pas, ce n’est pas non plus le cas lorsque les gens se taisent pour éviter des procès ou des amendes. L’absence d’émission d’un jugement de haine ne signifie pas l’absence de ce dernier, qui, à un moment ou à un autre, devra s’exprimer.

L’étymologie du mot « tolérance » remonte au latin « tolerantia », dérivé du verbe « tolerare », qui signifie « supporter » ou « endurer ». Je trouve que cette notion de support et d’endurance est un élément proactif certainement difficile à mettre en pratique pour beaucoup, mais qui peut, au moins dans cette position élevée, éviter la propagation de la haine. Oui, ce n’est pas une vision égalitaire vis-à-vis des autres, il y a peut-être même une sensation de supériorité (qui peut dériver), mais il y a un aspect « égotique » que la religion a très bien exploité.

Parce que vous êtes plus « sage, éveillé, avancé », vous ne vous laissez pas aller aux bas instincts. Vous permettez ainsi à l’autre d’être lui-même. Sans l’approuver, sans l’apprécier et encore moins l’aimer, mais au moins, il a le droit d’exister sans être agressé ou violenté.

Adopter une attitude de tolérance demande des efforts. Le rejet est clairement plus simple, mais aujourd’hui, il me semble que plutôt que d’accuser de nourrir encore plus de haine et de frustration, nous devrions essayer d’éduquer les gens à changer leur état d’esprit, à se dire que c’est un effort qu’ils peuvent faire et à éviter simplement les interactions qui « dérangent ».

L’être humain, à mes yeux, n’est ni bon ni forcément particulièrement malin, mais il est capable d’utiliser son potentiel avec les bonnes orientations, sans inquisition, petit à petit, jour après jour. C’est un processus long, qui échouera de nombreuses fois. Même si Berne explique que l’indifférence est la pire des choses, il semble qu’avec de la tolérance, nous puissions développer une capacité d’endurance, une certaine distanciation, puis un désintérêt. Ce sera certes un monde moins connecté, plus distant, mais plus apaisé et moins dominé par le désir de voir l’autre disparaître.

Et vous, trouvez-vous tolérant dans certaines situations ou avec certaines personnes ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

#Tolérer #permettre #accepter #TPA #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #56: Tolerate

For those who follow me, you know that a few years ago, I implemented a system using hypnotic processes that I studied with EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/).
You can get the essay I wrote on this topic for free here: https://www.pankhypnose.com/programme….

It is difficult for us to accept things, and that is quite normal. We naturally react or even reject certain subjects. We know that beliefs and values can divide us, and it is always unrealistic to claim that we can accept others simply by asking. In our world, which strives to be more inclusive and paradoxically more community-oriented, we are forced to accept people who may not correspond to what we know or appreciate.

This dynamic is a paradox. It is not because a person harbors hatred towards an ethnic, social, or political group that they will accept a law, a rule, or a status quo. The worst part is that it might further feed their hatred, which is fueled in their eyes by doctrines close to totalitarianism.

Just like during the USSR, Maoist China, or Nazi regimes, there was little chance of leading a peaceful life if you did not validate or accept the governmental doctrine. It was the only right way of thinking for the group, the community, and therefore, the just way. However, without opponents or even resistors (who were not that numerous), some dictatorial regimes might still be present. This is the case in many countries around the globe, but apparently, it does not interest our media.

So, this inquisition to impose acceptance is counterproductive; it breeds hatred and could possibly lead to overcompensation if things reverse. We know the causes and consequences of ethnic wars in many regions, where victims have become the worst executioners.

However, there is an option we could already work on: tolerance. In my opinion, it is an elevated stance, and clearly, it is not about love or kindness. But let us not deceive ourselves; the absence of expressing hateful judgment does not mean its absence, as it will eventually manifest itself.

The etymology of the word « tolerance » dates back to the Latin word « tolerantia, » derived from the verb « tolerare, » which means « to endure » or « to bear. » I find that this notion of support and endurance is a proactive element, certainly difficult for many, but it can, at least in this elevated position, prevent the proliferation of hatred. Yes, it is not an egalitarian view of others; there may even be a sense of superiority (which can deviate), but there is an « egotistic » aspect that religion has exploited quite well.

Because you are more « wise, awakened, advanced, » you do not succumb to baser instincts. Instead, you allow the other person to be themselves. Not approving, not appreciating, and certainly not loving them, but at least, they have the right to exist without being attacked or violated.

Adopting a mindset of tolerance is a challenging task that requires effort. Rejection is clearly easier, but today it seems to me that instead of accusing others of further nourishing hatred and frustration, we should try to educate and change our mindset. We need to understand that it is an effort we can make and simply avoid interactions that « disturb » us.

To me, the human being is neither inherently good nor particularly intelligent, but they are capable of harnessing their potential with the right guidance, without inquisition, gradually, day after day. It is a long process that will fail numerous times. Even though Berne explains that indifference is the worst thing, it seems that with tolerance, we can develop the ability to endure, to create distance, and eventually disinterest. It will undoubtedly be a less connected, more distant world, but it will be more peaceful and less driven by the desire to make the other disappear.

What about you? Do you consider yourself tolerant in certain situations or with certain people?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

Réflexions de Pank / Instantané #55 : Tony !! Pourquoi es-tu devenu commercial Neo Big Pharma!!

Je vais vous faire une vidéo pour parler de LifeForce de Tony Robbins, mais là je suis saturé de mon audiobook. Pour nous, les hypnos et les PnListes, nous connaissons Anthony Robbins comme l’un des plus grands coachs américains encore en vie. Il est absolument incroyable dans son travail et il a réussi à populariser les techniques de la PNL, sans que personne ne sache vraiment que c’était sa base de travail.

Nous savons que pendant le stage « Unleash the Power Within », il laisse la place à d’autres coachs pour parler de bonne santé, d’hygiène de vie, etc. Je comprends qu’il ait besoin de proposer des notions complémentaires au travail psychique. Je le répète souvent, nous sommes certes des êtres de pensées, mais attention, nous sommes aussi particulièrement biologiques.
Il est important de prendre en compte les réalités physiques et chimiques de notre corps. Au travers des transes, des suggestions, des travaux physiques et de l’attention portée à l’alimentation, nous pouvons modifier voire corriger certaines facettes de notre corps biologique. Inversement, le corps et la chimie de notre être ont un impact sur notre état psycho-émotionnel.

Cependant, dans le livre Lifeforce que Robbins a édité en 2022, Tony passe son temps à nous parler de sa mission : faire en sorte que nous ne vieillissions plus, que nous ne soyons plus malades, que les médecins de la biotechnologie transforment nos vies. Pendant 25 chapitres, il nous parle de nouvelles technologies avec des conséquences extraordinaires sur la santé de personnes qui étaient malades.

Tout au long de l’ouvrage, il suit le schéma classique des livres américains : il présente une technologie, fait du name-dropping, donne des figures d’autorité avec des citations, puis il vend le produit et fournit des éléments scientifiques. Enfin, il donne des exemples et des témoignages d’expérience, avant de donner l’adresse internet et le coupon de réduction « from Tony ».

J’avoue que je reste un lecteur qui attend d’un livre de Robbins des réflexions ou des techniques de PNL ou autres. Mais non, c’est 800 pages de vente de produits, de promesses, de futurisation. J’ai l’impression de regarder un téléachat de basse qualité avec des idées qui semblent être celles d’un gourou qui vend toujours plus.

Il ne cesse de dire que c’est sa chemin de vie pour le bien du monde, mais quand on regarde les prix, on se dit qu’il est un dealer de Néo-big pharma. Il parle de performance pour les athlètes avec des produits qui sont interdits car dopants dans la plupart des disciplines.

J’ai eu l’impression d’avoir un Elon Musk qui me vend la grandeur des technologies du futur. Je suis pourtant un geek et un technophile, mais ce livre me donne l’impression que le côté illimité de Tony est désormais caduc et que la pensée, la psyché et les choses de l’esprit sont secondaires, revenant à une philosophie plus matérialiste.

On a perdu le soldat Tony, et je trouve que ça casse un peu l’image des choses qu’il vend depuis des décennies. Je ne comprenais pas pourquoi le livre était gratuit aux États-Unis, où l’on ne paie que les frais de port, et maintenant je comprends que c’est simplement l’achat d’un catalogue pour une santé du futur destiné aux personnes riches vivant aux États-Unis.

Et vous, allez-vous acheter ce dernier opus de Tony ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

#TonyRobbins #PouvoirIllimité #Lifeforce #livre #forcedevie #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #55: Tony!! Why did you become a salesman!!

I am going to make a video to talk about Tony Robbins’ LifeForce, but right now I am overwhelmed by my audiobook. For us, hypnotherapists and NLP practitioners, we know Anthony Robbins as one of the greatest living American coaches. He is absolutely incredible in his work and has managed to popularize NLP techniques, without anyone knowing that it was his foundation.

We know that during the « Unleash the Power Within » event, he invites other coaches to talk about good health, hygiene, etc. I understand that he needs to offer complementary knowledge to the psychological work. I often repeat it, we are indeed beings of thoughts, but beware, we are also particularly biological.

It is important to take into account the physical and chemical realities of our bodies. Through trances, suggestions, physical work, and attention to nutrition, we can modify or even correct certain aspects of our biological bodies. Conversely, our bodies and being’s chemistry have an impact on our psycho-emotional state.

However, in the book Lifeforce that Robbins published in 2022, Tony spends his time talking to us about his mission: to ensure that we no longer age, that we are no longer sick, that biotechnology doctors transform our lives. Throughout 25 chapters, he talks about new technologies with extraordinary consequences for the health of people who were ill.

Throughout the book, he follows the classic pattern of American books: he presents a technology, name-drops, provides authority figures with quotes, then sells the product and provides scientific evidence. Finally, he gives examples and testimonials of experiences, before giving the internet address and the « from Tony » discount coupon.

I admit that I remain a reader who expects reflections or NLP techniques from a Robbins’ book or others. But no, it’s 800 pages of selling products, promises, and future scenarios. I feel like I’m watching a low-quality infomercial with ideas that seem to come from a guru who always sells more.

He constantly says it’s his mission, for the good of the world, but when you look at the prices, you realize that he is a dealer of Neo-Big Pharma. He talks about performance for athletes with products that are banned as doping in most disciplines.

I had the impression of having an Elon Musk selling me the greatness of future technologies. I am a geek and a technophile, but this book gives me the impression that Tony’s unlimited side is now obsolete and that thought, psyche, and matters of the mind are secondary, returning to a more materialistic philosophy.

We have lost the soldier Tony, and I think it breaks a little bit the image of the things he has been selling for decades. I didn’t understand why the book was free in the United States, where you only pay for shipping, and now I understand that it’s simply the purchase of a catalog for a future health intended for wealthy people living in the United States.

And you, will you buy this latest opus of Tony?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #48 : Les petits pas

Nous apprécions lorsque les choses se déroulent sans accroc, lorsque tout semble se faire avec fluidité. Lorsque nous avons des projets, nous imaginons les atteindre avec succès, afin de garder confiance en nous-mêmes et en notre dynamique. Cependant, parfois les choses ne se déroulent pas aussi aisément. Au contraire, cela grince, cela déraille, voire cela semble régresser. Malgré cela, cela ne devrait pas nous faire douter, mais simplement nous réajuster.

Très souvent, avec mes partenaires, je mets de côté les moments magiques ou les conséquences extraordinaires. Cela retire naturellement un levier de croyance intéressant quant au potentiel de réussite de ces sessions, mais je me ramène à une perspective plus matérielle que spirituelle. Il y a toujours des cas extraordinaires, mais notre quotidien est fait de moments ordinaires, de petites avancées progressives parfois même imperceptibles. Cette sensation que les choses ne vont pas assez vite et pourtant, la distance à parcourir est de plus en plus courte.
Les petits pas sont des éléments à intégrer dans nos routines d’objectifs. Certes, ils sont moins excitants qu’un discours de Tony Robbins ou d’un conférencier axé sur le succès. Pourtant, ils nous ramènent à la réalité, à la conscience de ce qui se passe réellement. Ils nous plongent dans le processus. C’est l’opposé de la loi d’attraction, qui ne prend forme que selon nos souhaits. C’est plutôt une ingénierie complexe avec tous ses rouages, qui permet de corriger ce qui ne fonctionne pas.

Plus vous acceptez qu’il y ait de nombreux petits pas au quotidien, plus vous réaliserez que parfois vous êtes plus loin que vous ne l’imaginiez. De plus, ces petits pas sont parfois les déclencheurs de quelque chose de plus grand, comme une synergie qui, avec l’ensemble des petits efforts et petits retours, en cumulant l’énergie créée, peut déplacer des montagnes.

Non, cela ne signifie pas se limiter. Je n’ai jamais dit qu’il est impossible d’atteindre de grands sommets. Simplement, nous évitons les excès de projections, les fantasmes et donc les déceptions potentielles à leur égard. Si ce que j’ai accompli aujourd’hui n’a pas donné de résultats significatifs, ce n’est pas grave. Demain, nous orienterons notre énergie vers ce que nous savons nous fera avancer ou nous permettra de nous réorienter. Les échecs sont plus petits, peut-être plus fréquents, mais facilement digérables. Il est beau de dire qu’il faut viser haut, mais si vous ne vous envolez pas, vous pouvez rêver d’atteindre ce que vous voulez, mais cela ne deviendra jamais concret.

Revenons à considérer les petites choses comme structurantes pour les grandes, voire les immenses. Et vous, préférez-vous investir votre énergie dans de grands pas, ou connaissez-vous les vertus des petits pas ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #44 : La disparition d’une profonde empathie

J’ai l’impression, de manière complètement subjective donc, que le monde actuel favorise la création de potentiels psychopathes. L’un des éléments clés est le réseau social. Aujourd’hui, de nombreux influenceurs et simples utilisateurs de ces plateformes maîtrisent parfaitement les masques sociaux acceptables.
Ils se parent de vertus et de paroles qui semblent bonnes et bienveillantes. Des notions qui, aux yeux de tous, pourraient sembler être un soutien ou de l’attention, mais qui, après quelques années, sont entachées par des affaires d’arnaques, d’agressions ou de réseaux obscurs utilisés pour se venger ou faire du mal. Nous avons désormais des générations très habiles dans l’utilisation des médias sociaux. Ils ciblent les personnes fragiles et les attaquent, plus ou moins ouvertement, pour les faire craquer ou les escroquer.
Il y a quelques jours, je vous parlais des « dark empath », et bien qu’il puisse y en avoir de nombreux, je pense simplement qu’aujourd’hui, il n’y a tout simplement plus une réelle empathie. Regardez cette période où l’agression et la violence sont pratiquement absentes. Ce qui m’interpelle, c’est le manque de capacité à se projeter dans la vie des autres, même parmi les personnes qu’ils connaissent. Ils se moquent des blessures de leurs amis, ne respectent pas ce qui permet de subvenir aux besoins des familles ou de faire avancer les communautés.
Il semble que ce soit en moyenne à l’âge de 17 ans que cette nouvelle génération, constamment en train de filmer et de partager sur les réseaux sociaux, réagit de cette façon. Ils sont issus de parents qui, souvent, ont grandi en ne pensant qu’à eux, pour des raisons économiques et sociales. Cette génération de parents, c’est la mienne, je connais donc le type de pensées et de comportements de ceux qui auraient dû enseigner des valeurs et des comportements.
Si nous ne sommes plus capables de ressentir de l’empathie envers autrui, nous ne pouvons plus comprendre de nombreuses choses. Nous restons confinés dans notre propre perspective, et la souffrance d’autrui n’a aucun intérêt, à moins qu’elle ne puisse nous être bénéfique. Les souffrances sont devenues une marchandise, et beaucoup de personnes prétendument « touchées » le sont seulement si elles peuvent mettre en avant des comportements vendeurs sur les médias. Rappelez-vous que tous les lives TikTok sont potentiellement monétisés, que les vues, et donc les discours qui correspondent aux attentes des autres, sont partagés simplement pour que la vidéo soit relayée et, par conséquent, rentable.
Nous vivons dans un monde qui se perd dans l’apparence et le narcissisme. Dans une étude de 2018 intitulée « Narcissism and Empathy in Young Offenders and Non-offenders: An ERP Study », les auteurs ont démontré grâce à des enregistrements d’électroencéphalographie (EEG) que les personnes présentant des traits narcissiques présentaient des réponses neurales altérées vis-à-vis de l’empathie. En somme, il existe un déficit dans la compréhension et la prise en compte des émotions des autres.
Pensez-vous à quel point le monde est en train de reproduire encore et toujours la première téléréalité, en exposant et en jouant sur les émotions de ceux qui regardent ? Nous sommes potentiellement des exhibitionnistes rémunérés et des voyeuristes potentiellement investisseurs d’un monde qui oublie que ceux vers qui la caméra est tournée peuvent jouer, mais aussi souffrir.
L’empathie est une faculté qui apporte beaucoup de positif dans nos relations avec autrui. Mais si l’autre devient simplement un pigeon ou un outil pour se valoriser et valoriser son portefeuille, nous allons petit à petit perdre confiance en autrui. Au fil des générations, ce qui a fait que les êtres humains cherchaient à comprendre pour utiliser leur réseau et se sentir inclus dans un groupe risque de se fissurer, entraînant l’incertitude.
Or, les individus plongés dans l’incertitude vivent avec un stress de plus en plus élevé et une sensation de perte de contrôle. Cette problématique peut facilement conduire à des dictatures et des génocides lorsque des personnes savent utiliser les codes sociaux et anti-empathie.
Et vous, vous sentez-vous encore dans l’empathie ?
Référence :
• « Narcissism and Empathy in Young Offenders and Non-offenders: An ERP Study » (2018) – Auteurs : Krysia U. N. Moss, Rhiannon J. Lucock, et Peter A. Bos, publié dans la revue Frontiers in Human Neuroscience.
• « Psychological Stress and the Human Immune System: A Meta-Analytic Study of 30 Years of Inquiry » (2004) – Auteurs : Suzanne C. Segerstrom et Gregory E. Miller.
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #43 : Penser à soi, vraiment.

Il arrive parfois que penser à soi-même soit perçu comme de l’égoïsme. Il y a une stigmatisation autour du fait de se préoccuper de soi. Cela conduit de nombreuses personnes à s’oublier, à se perdre dans les autres, dans le travail et dans mille et une actions qui les éloignent d’elles-mêmes.

Penser à soi et pour soi n’est pas aussi évident que cela. Il ne s’agit pas de vouloir être le centre du monde ou de montrer un narcissisme aux autres, mais simplement de retrouver sa place dans sa propre vie. La notion de « SA » vie est importante. Peu importe que vous aimiez des personnes ou que vous ayez l’impression de devoir vivre pour quelque chose de plus grand que vous. Ces moments où vous êtes présents, c’est votre vie. C’est un espace qui vous appartient, où vos choix et décisions sont importants. Vous êtes responsable du temps que vous consacrez aux autres, tout comme du temps que vous vous accordez.

Si donner, offrir et partager sans cesse ne pose pas de problème, continuez à le faire. Mais si à un moment donné vous ressentez un malaise, une saturation, une dissociation avec vous-même, il se peut que ces situations ne vous plaisent plus.

Nous pouvons toujours nous raconter des histoires en pensant que nous sommes tellement importants pour les autres que nous ne pouvons pas penser à nous-mêmes. Mais je vous rappelle un événement inéluctable : vous allez mourir, que ce soit aujourd’hui ou dans 60 ans, et les personnes continueront de vivre sans vous. Quand vous vous dites que vos amis, votre famille, vos enfants ne pourraient pas vivre sans vous, c’est faux. Nous le savons, la vie l’a montré. Tout le monde s’adapte sans nous. Ils s’adaptent à notre absence au travail, à notre manque d’attention dans leur vie.

Nous sommes des êtres qui s’adaptent, et de même, personne n’est indispensable dans notre vie, même si perdre un être cher est douloureux, difficile et entraîne des phases de douleur. Nous sommes programmés pour surmonter cela. Alors, si vous vous débarrassez de l’idée que vous êtes une nécessité pour les autres, que personne dans votre vie n’est plus important que vous, que se passe-t-il ?

Oubliez le fait d’être mère ou père, fils ou fille, frère ou sœur, ami ou camarade. Vous êtes vous-même, qui êtes-vous pour vous ? Quand avez-vous réellement de l’attention envers vous-même, comme vous le faites pour le travail ou pour aider et soutenir les autres ?

Beaucoup de personnes ne trouvent pas 5 minutes pour se connecter avec elles-mêmes. Je ne parle même pas d’être bienveillant et plein d’attention positive envers soi-même, juste d’entrer en communication, d’être attentif envers soi. Accordez-vous simplement du temps, un espace pour vous-même. Créez une bulle avec vous-même. On pourrait se demander pourquoi cela n’apporte pas forcément de bien-être. C’est vrai, cela peut parfois être très neutre, mais lorsque vous prendrez conscience de l’endroit où vous vivez, vous vous rendrez compte que peut-être vous vivez dans la saleté ou le désordre, des choses qui vous empêchent de vous ressourcer, d’être en phase et serein. Plus vous prenez conscience de vous-même, dans le bien et le mal, plus vous savez ce que vous pouvez mettre en place pour résoudre les problèmes ou les blocages afin de vivre une vie qui vous ressemble.

Accordez-vous du temps pour une rencontre, un rendez-vous, un dialogue avec vous-même. Prenez ces moments au quotidien, réapprenez à vous reconnaître, à vous redécouvrir. Vous découvrirez peut-être des envies, des désirs et des idées que vous avez réprimés pour le monde extérieur. Peut-être que vous recevrez moins de reconnaissance, mais vous découvrirez vos propres besoins. Et pas simplement des attentions de piètre qualité envers les autres, juste des gratifications pour vos efforts envers eux, sans autre chose de plus profond. Plus vous vous accordez du temps pour vous-même, plus vous vous attribuez de la valeur. Une valeur qui sera simple mais réelle, qui vous donnera le droit d’accepter que cette vie est la vôtre et que vous avez le pouvoir de la diriger selon ce qui vous semble le plus juste.

Sans tomber dans les excès, habituez-vous à vous centrer sur vous-mêmes dans votre vie. Vous verrez que vous serez plus qualitatif et plus apte à recevoir les choses sans les attendre.

Et vous, prenez-vous du temps pour vous ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #41 : Réactance aux sentiments d’injustice

La blessure de l’injustice est fréquente chez de nombreuses personnes, et malheureusement, l’injustice est une réalité indéniable. Que ce soit dans le monde du travail, personnel ou civil, il peut y avoir des situations plus ou moins injustes qui déclenchent des réactions difficiles à gérer.

Hier, nous avons assisté à un cas où un policier a tiré sur un jeune. Les médias et les politiciens exploitent souvent de tels événements pour promouvoir leur narration et semer des idées dans l’esprit des gens. Au-delà de ce jeu de pouvoir et d’influence, il y a un déclencheur de réactance. Brehm (1966) l’a défini comme une réaction défensive lorsque notre liberté, nos choix ou notre autonomie sont menacés. En d’autres termes, lorsque nous avons l’impression que nos options ou notre liberté sont restreintes, une énergie se forme pour retrouver cette liberté (Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.)

Les quartiers et les personnes qui se soulèvent aujourd’hui peuvent être critiqués et jugés pour les comportements irresponsables et violents qui affectent des citoyens qui ne ressentent pas ce besoin de rétablir un « équilibre ». Néanmoins, ces réactions sont totalement cohérentes d’un point de vue psychologique.

Nous réagissons tous avec de la réactance face à des sujets et des libertés qui nous sont propres. Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). ont montré que notre relation avec l’autorité et notre sensibilité envers certaines figures d’autorité peuvent influencer la réactance en cas de sentiment d’injustice. Il suffit de voir comment nous pouvons réagir lorsque nous sommes arrêtés par un agent de police pour une infraction routière, même si nous sommes en tort, comme un excès de vitesse, un dépassement de file ou un mauvais
stationnement. Nous pouvons rapidement monter en colère, car le policier devient une projection de toute la notion d’oppression et de diminution de notre liberté naturelle que nous considérons comme étant « nôtre ».

Il est donc facilement compréhensible que les jeunes ressentent cela, en plus de la propagation des émotions et des actes d’autres groupes. Revenons à la vidéo de ce matin, avec le concept des « 6 degrés de séparation », il est possible que nous connaissions tous de près ou de loin un proche de Nahel. Cette sensation de proximité, combinée à la projection en miroir (jeune, issu d’un quartier, peut-être impliqué dans de petites infractions), facilite l’identification.

Dans une autre étude, Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017), il a été démontré qu’il est assez facile d’engager un groupe dans une réactance collective lorsqu’il y a un sentiment d’injustice. L’engagement social est également valorisant sur le plan émotionnel (Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Il y a certes une colère exprimée, mais aussi des messages sociaux mis en avant, plus ou moins intentionnellement par les acteurs.

Ces événements mettent en lumière un phénomène social que nous connaissons dans différents secteurs de la société. Ils attirent l’attention sur des questions liées à la police, mais aussi aux zones de violence, etc. La réactance collective, comme nous l’avons vu lors de la réforme des retraites, est une expression saine de l’humain. Cependant, étant donné que nous ne sommes pas tous affectés émotionnellement de la même manière, cela peut également créer une nouvelle réactance chez d’autres groupes. Les incendies et les destructions enlèvent la liberté et l’autonomie à ceux qui perdent le sommeil et peut-être des biens. Cette superposition de réactances peut soit trouver un ennemi commun, soit diviser les uns contre les autres, entraînant une intolérance croissante.

Il est également important de comprendre les processus impliqués lors des échanges et des débats, car ils peuvent être intégrés intellectuellement, mais ne pas être pleinement intégré sur le plan émotionnel. Cela peut entraîner une sorte de refoulement qui peut potentiellement faire basculer certaines personnes d’une opinion modérée vers des mots ou des actes extrémistes. Il est donc essentiel de prêter attention aux propos et aux réflexions des autres pendant ces périodes de tension, afin de ne pas se laisser influencer involontairement par les personnes qui nous entourent.

Sources :
• Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.
• Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). A relational model of authority in groups. Advances in Experimental Social Psychology, 25, 115-191.
• Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017). Bringing back the system: One group’s struggle with injustice stimulates commitment to collective action. British Journal of Social Psychology, 56(3), 544-558.
• Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Social Engagement and Emotional Well-being: Longitudinal Findings from a National Study. Journal of Happiness Studies, 18(6), 1663-1680.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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