Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #257 : S’éduquer à l’histoire de nos styles

 Cet article explore l'importance de connaître l’histoire de nos styles martiaux pour comprendre les techniques et la culture qui les entourent, tout en questionnant la place de cet enseignement dans la formation des pratiquants.

Nous avons tous des disciplines martiales qui ont une histoire. Même si le professeur a développé sa propre forme, il y a derrière lui un style qui lui a été enseigné et partagé. On peut créer un nouveau style de karaté ou de jiu-jitsu, mais le karaté restera une discipline d’Okinawa, avec son infinité d’histoires, tout comme le jiu-jitsu restera une école japonaise.

En observant la nouvelle génération de pratiquants qui publie sans cesse sur les réseaux sociaux, je remarque leur incroyable passion, abondamment documentée par tout ce qu’ils font lors des entraînements ou des combats en compétition. Ils parlent de défis entre écoles et styles, mais… ils ignorent tout de l’histoire de styles aussi récents que le BJJ ou le MMA.

Ils confondent lutte et judo, et critiquent les commentaires de personnes qui relatent des faits historiques, car cela ne correspond pas à la propagande des réseaux sociaux. C’est à la fois amusant et regrettable pour l’avenir des styles.

Nous avons des formes de jiu-jitsu sportif ou de combat libre actuelles grâce aux époques, aux intentions et aux récits qui les ont façonnées. De même, le Krav Maga ou les arts martiaux philippins ont évolué au gré des époques et des populations qu’ils ont rencontrées. Connaître ou, plutôt, s’intéresser à l’histoire de nos écoles et styles permet de comprendre pourquoi nous appliquons telle ou telle technique.

Ou pourquoi il est parfois tabou ou mal vu de pratiquer certaines techniques. Je pense, par exemple, aux clés de jambes, longtemps considérées comme la « clé du pauvre » en jiu-jitsu. La culture dans laquelle un style s’est développé nous éclaire également sur certaines pratiques. Par exemple, un Russe ne salue pas comme un Japonais, bien que le sambo soit issu du Kodokan Judo, en plus des luttes nationales.

Est-ce que cet enseignement, qui me paraît évident, n’intéresse pas les pratiquants ? Devrait-il néanmoins être dispensé lors des cours ? Est-il nécessaire de connaître l’histoire et les raisons pour lesquelles tel ou tel système fonctionne selon des logiques théoriques et des formes pratiques afin de rendre les pratiquants plus ouverts à leur discipline ?

#histoire #culture #tradition #connaissance #théorie #artsmartiaux #sportdecombat

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Martial Reflections of a Hypnofighter #257: Educating Ourselves on the History of Our Styles

All martial disciplines have a history. Even if a teacher has developed their own form, there is a style behind them that was taught and shared. One can create a new style of karate or jiu-jitsu, but karate will always be a discipline from Okinawa with its countless stories, just as jiu-jitsu remains a Japanese school.

Looking at the new generation of practitioners who constantly post on social media, I notice their incredible passion, which is heavily documented by everything they do in training or competition fights. They talk about challenges between schools and styles, but… they know nothing about the history of styles as recent as BJJ or MMA.

They confuse wrestling with judo and criticize comments from people stating historical facts because they don’t align with social media propaganda. It’s both amusing and damaging to the future of the styles.

We have modern forms of sport jiu-jitsu or free fighting today because there were different times, intentions, stories, and eras. Just as we have Krav Maga or Filipino martial arts, which have evolved through the various eras and populations they encountered. Knowing, or rather, being interested in the history of our schools and styles helps us understand why we perform certain techniques.

Or why it is sometimes taboo or frowned upon to practice certain techniques. For instance, leg locks were long considered the “poor man’s submission” in jiu-jitsu. The culture in which a style developed also helps us understand why a Russian doesn’t greet like a Japanese, even though sambo comes from Kodokan Judo along with national wrestling styles.

Does this knowledge, which I easily grasp, fail to interest practitioners? Should it still be taught in classes? Is it necessary to know the history and the reasons why certain systems work based on theoretical logic and practical forms to make practitioners more open to their disciplines?

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #256 : Le conditionnement des élèves pour le Ki

Explorez comment le conditionnement et la suggestion influencent la perception du "Ki" dans les arts martiaux. Découvrez les biais de confirmation et les dynamiques derrière ces pratiques ésotériques.

Fréquemment, les McDojos partagent des vidéos de professeurs d’arts martiaux qui proposent des formes de combat sans aucune efficacité. Au mieux, c’est une découverte d’un spectre de croyances et de philosophies.

Ce qui est le plus mis en avant reste les maîtres du ki, qui, en effleurant ou à distance, font tomber, voire mettent KO leurs élèves. Un des points qu’il faut comprendre, c’est que de nombreux systèmes croient fermement en cette pratique. Ils ne pensent pas mentir. Pour beaucoup d’entre eux, il existe une série de biais de confirmation qui, depuis leurs débuts, confirment ce “pouvoir”.

Nous le savons, le conditionnement peut amener l’humain à croire absolument tout. Sachant que, dans le cas des dojos, ce sont des adultes volontaires qui entrent pour apprendre ces formes ésotériques. C’est comme lorsqu’un participant en hypnose de rue nous voit faire vivre une expérience hypnotique et qu’il est déjà sous “emprise” des suggestions avant même que l’opérateur ne le valide pour venir expérimenter par lui-même.

Toutes les suggestions et les conséquences qu’il a pu voir, et peut-être même déjà ressentir par une forte auto-suggestion et un état de transe plus ou moins profonde, ne seront que confirmées par l’action sémantique et technique du praticien, qui lui fera certainement faire de nombreuses choses fascinantes pendant sa session de démonstration.

Si cela est possible dans le cadre d’une découverte et d’un divertissement comme l’hypnose de rue ou de scène, nous pouvons facilement proposer la même chose dans un dojo où cette “fascination” (mot très présent dans l’hypnose ancienne) des arts de combat prend tout son sens.

Avec le désir profond de maîtriser une énergie qui, entre les séries, les films ou les mangas, peut sembler être une réalité possible, jour après jour, démonstration après démonstration, suggestion après suggestion, une partie des pratiquants, plus suggestibles et plus enclins à l’adhésion, vont commencer à ressentir, puis, de toute façon, après des années à rester et répéter, à vivre ce qui est attendu, et peut-être même à réussir la même chose avec les nouveaux qui, comme eux, désirent vivre avec ce pouvoir.

Pour les autres, qui ne retrouvent pas ce qui est associé à leur croyance, ou qui, selon les écoles, n’ont pas atteint le niveau, en gros le conditionnement, on ne leur montrera jamais ces techniques “supérieures”…

suggestion #chi #ki #énergie #conditionnement #pattern

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Martial Reflections of a Hypnofighter #256: Conditioning Students for Ki

McDojos frequently share videos of martial arts instructors who offer forms of combat with no real effectiveness. At best, it is a discovery of a spectrum of beliefs and philosophies.

The most highlighted are the ki masters, who, with a mere touch or from a distance, make their students fall or even knock them out. One thing to understand is that many systems firmly believe in this practice. They do not think they are lying. For many, a series of confirmation biases have, since their beginnings, validated this « power. »

We know that conditioning can lead humans to believe absolutely anything. In the case of dojos, these are voluntary adults entering to learn these esoteric forms. It’s like when a participant in street hypnosis sees an operator creating a hypnotic experience, and they are already under the « influence » of suggestions before the operator even validates them to come and experiment for themselves.

All the suggestions and the effects they may have seen, and perhaps already felt through strong self-suggestion and a more or less deep trance state, will only be confirmed by the semantic and technical actions of the practitioner, who will likely make them do many fascinating things during their demonstration session.

If this is possible in the context of discovery and entertainment like street or stage hypnosis, we can easily propose the same thing in a dojo where this « fascination » (a term very present in ancient hypnosis) with the combat arts comes into play.

With a deep desire to master an energy that, through series, films, or mangas, may seem a possible reality, day by day, demonstration after demonstration, suggestion after suggestion, a portion of practitioners, more suggestible and more inclined to adhere, will begin to feel, and eventually, after years of staying and repeating, live what is expected and perhaps even succeed in doing the same with newcomers who, like them, wish to experience this power.

For others, who do not find what aligns with their beliefs, or who, depending on the schools, have not reached the level—essentially the conditioning—they will never be shown these « superior » techniques…

suggestion #chi #ki #energy #conditioning #pattern

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #255 : La mort dans le combat

Découvrez les réflexions d'un hypnofighter sur l'acceptation de la mort comme composante potentielle du combat en self-defense. Apprenez comment faire face à cette réalité dans une société moderne et pacifiée.

Nous nous entraînons pour le bien-être et, éventuellement, pour la self-defense. Nous pouvons nous exprimer dans les combats à l’académie comme en compétition. La majeure partie du temps, nous nous amusons. Il arrive parfois que nous ayons de petites blessures, mais globalement, nous sommes assez tranquilles dans notre état d’esprit.

Pour ceux qui sont plus orientés vers la self-defense, il y a un élément qui doit être admis plus que pour les sportifs (même si cela arrive) : c’est la mort. Nous ne vivons plus dans une époque où il y a une noblesse à se prendre une balle ou un coup de couteau, car nous n’avons plus de logique chevaleresque. Et pour les plus samouraïs d’entre nous, nous ne suivons pas le bushido.

Admettre que la défense personnelle lors d’une agression peut entraîner la mort est un élément à prendre en compte, mais qui est souvent occulté. Quand on suit des cours ou que l’on regarde des tutoriels, il y a toujours des techniques spectaculaires, avec ou sans armes, seul ou contre plusieurs personnes, mais on considère qu’une agression, voire une rixe, ne devrait se finir qu’avec quelques ecchymoses et éventuellement des fractures, mais de façon générale, vivant.

Cependant, nous le savons trop bien : quand il s’agit d’agressions au couteau, le succès de nos techniques est très faible, et donc la probabilité de ne pas s’en sortir est élevée. La mort est un élément qui intervient dans la gestion du stress, mais pas celui de tous les jours, celui qui est primitif : vivre ou mourir.

Qu’on le veuille ou non, dans une société pacifiée, et si en plus ce n’est pas notre métier, devoir gérer des personnes sous emprise ou atteintes de pathologies psychologiques qui agressent sans la moindre empathie risque effectivement de se terminer à la morgue. Alors, comment les professeurs enseignent-ils cette possibilité ?

Nous ne sommes pas dans les stéréotypes d’agression avec une émotion de colère mal gérée ou une extorsion de téléphone. Nous sommes dans une dynamique où une personne, pour un rapport de toute-puissance, peut attenter à votre vie de pratiquant lambda qui voulait souvent juste se rassurer. La perspective de la mort dans une simple agression est absurde, et pourtant statistiquement possible. Comment appréhender la mort dans un affrontement en tant que pratiquant ?

Pratiquant #mort #agression #réponse #préparation

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Martial Reflections of a Hypnofighter #255: Death in Combat

We train for well-being and, eventually, for self-defense. We can express ourselves in fights at the academy as well as in competition. Most of the time, we have fun. Sometimes we get minor injuries, but overall, we maintain a fairly calm mindset.

For those more focused on self-defense, there is one element that must be acknowledged more than by athletes (even if it does happen): death. We no longer live in an era where there is a nobility in taking a bullet or a knife wound, as there is no longer a chivalric code. And for those of you who feel like samurais, we no longer follow the bushido.

Acknowledging that personal defense during an assault may result in death is an element to consider, but it is often overlooked. When we attend classes or watch tutorials, there are always spectacular techniques, with or without weapons, alone or against multiple attackers. Yet, we tend to think that an assault or even a brawl should only end with a few bruises or possibly some fractures, but generally with everyone still alive.

However, we know all too well that in knife assaults, the success rate of our techniques is very low, and therefore the probability of not surviving is high. Death becomes a factor in managing stress, but not ordinary stress, rather the primal kind: to live or die.

Whether we like it or not, in a pacified society, and especially if it’s not our job, dealing with people under the influence or with psychological disorders who attack without empathy can indeed end in the morgue. So, how do teachers teach this possibility?

We are not dealing with stereotypical aggression involving poorly managed anger or phone extortion. We are dealing with a dynamic where a person, driven by a sense of omnipotence, may threaten your life as an ordinary practitioner who often just wants to feel reassured. The prospect of death in a simple assault is absurd, yet statistically possible. How do we face the possibility of death in a confrontation as a practitioner?

Practitioner #death #assault #response #preparation

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #254 : Revenons un peu sur Jiujitsu de Royce Gracie

Une analyse de l'approche de Royce Gracie au Jiujitsu, son impact à l'UFC, et l'évolution du MMA vers une stratégie plus orientée sur la position dominante. Comment le concept originel de Helio Gracie est-il confronté aux réalités modernes du combat ?

Si le Jiujitsu de la famille Gracie a été mis en avant au niveau mondial, c’est grâce à l’UFC. À cette période, la forme de Jiujitsu proposée était un modèle “martial” avec pour objectif de prouver l’efficacité du style. Le représentant de l’école sélectionné fut Royce. Il était le produit de la philosophie de combat de son père, Helio Gracie.

Royce a remporté le premier, le second et le quatrième tournoi. Ce dernier, organisé environ un an après le premier UFC, a présenté un match intéressant entre Royce et Keith Hackney. En regardant le combat, on peut observer le niveau de Royce face à un adversaire plus lourd, qui avait un passé en lutte, en boxe et en Kenpo.

Ce qui m’a marqué en revoyant ce match, c’est la difficulté pour Royce de réussir ses takedowns. Pourtant, dans le Gracie Jiujitsu, dans cette dimension “non sportive”, et selon la première génération de jiujitsuka sportifs, les générations actuelles ne représentent pas l’idée originale du Jiujitsu de Helio.

Pourquoi ? Parce que l’effort est rarement centré sur les projections ou les amenées au sol. Pourtant, Royce, un pur produit de l’essence de ce Jiujitsu de combat interstyle, est tellement en difficulté et à court d’options qu’il effectue un tirage de garde à 3min15, avec certes une tentative d’armbar, mais en se mettant sérieusement en danger.

Il encaisse beaucoup de frappes, ce qui m’amène à m’interroger : comment se fait-il que le Gracie Jiujitsu, qui est davantage orienté vers la self-defense et le combat global, enseigne une stratégie d’aller au sol de son propre chef ? Ce n’est pas vraiment de la self-defense, voire c’est dangereux sur du béton, avec tous les inconnus de la rue.

Après tout, il est vrai qu’il a réussi son armbar et, au tour suivant, il a placé un triangle sur Dan Severn. Plus tard, dans le jiujitsu sportif, il a été mis KO par Wallid Ismael, représentant l’école de Carlson Gracie, qui prônait à l’époque une philosophie encourageant les élèves à se retrouver en position dominante plutôt qu’en garde.

Aujourd’hui, lorsque l’on observe le niveau stratosphérique du MMA, cette vision semble plus juste que le principe d’Hélio qui considère la garde comme une option forte dans le combat. Il reste de rares jiujitsuka en MMA qui parviennent à finir sur le dos, mais c’est très rare et souvent après de nombreux traumatismes.

Royce est une légende, et il a bien fait de s’arrêter après cet UFC pour les tournois. En un an, le niveau avait déjà suffisamment évolué pour le mettre en difficulté, lui, 4e dan de son style. Le MMA était déjà en marche.
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UFC #RoyceGracie #Jiujitsu #Kenpo #KeithHackney

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Martial Reflections of a Hypnofighter #254: Let’s Revisit the Jiujitsu of Royce Gracie

If the Jiujitsu of the Gracie family was brought to the forefront on a global scale, it was thanks to the UFC. At that time, the form of Jiujitsu presented was a “martial” model aimed at proving the style’s effectiveness. The selected representative of the school was Royce. He was a product of the fighting philosophy of his father, Helio Gracie.
Royce won the first, second, and fourth tournaments. The latter, organized about a year after the first UFC, featured an interesting match between Royce and Keith Hackney. Watching the fight, we can see Royce’s level against a heavier opponent with a background in wrestling, boxing, and Kenpo.

What struck me when watching the match again was Royce’s difficulty in executing takedowns. Yet, in Gracie Jiujitsu, in this “non-sportive” notion, and if we listen to the first generation of sportive jiujitsukas, the current generations do not represent Helio’s idea of Jiujitsu.

Why? Because the effort is rarely focused on throws or takedowns. Yet Royce, a pure product of the essence of this interstyle combat Jiujitsu, is in such trouble and out of options that he attempts a guard pull at 3:15, with an armbar attempt, but putting himself in significant danger.

He takes a lot of strikes, which makes me question: how is it that Gracie Jiujitsu, which is more oriented toward self-defense and global combat, teaches a strategy of voluntarily going to the ground? It’s not truly self-defense; it’s even dangerous on concrete, with all the unknowns of the street.

However, he did manage to execute his armbar, and in the next round, he placed a triangle on Dan Severn. Later, in sportive jiujitsu, he was choked out by Wallid Ismael, who represented the Carlson Gracie school, which at the time had a philosophy guiding students to stay on top rather than in guard.

Looking at the stratospheric level of MMA today, this vision seems more accurate than Helio’s principle of seeing the guard as a strong option in combat. There are still rare MMA jiujitsukas who manage to finish from the back, but it is very rare and often comes after significant trauma.

Royce is a legend, and he was right to stop competing in tournaments after this UFC. Within a year, the level had already evolved enough to challenge him, a 4th dan in his style. MMA was already on the rise.

UFC #RoyceGracie #Jiujitsu #Kenpo #KeithHackney

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #252 : Les cours enfants et adolescents

Dans cet article, je partage mon expérience d'enseignement des arts martiaux et explique pourquoi je préfère ne pas donner de cours aux enfants et aux adolescents. Découvrez les défis et les beautés de l'enseignement traditionnel et comment il est essentiel de connaître le public que nous aimons enseigner.

Je donne des cours d’arts martiaux depuis que je suis ceinture marron en karaté, donc depuis mes 17 ans. Bien sûr, au début, j’étais assistant, et les leçons étaient destinées aux enfants et aux adolescents. J’ai eu la chance, comme beaucoup de jeunes, d’avoir un dojo qui permettait de se plonger dans l’enseignement.

Cependant, une chose que j’ai vite comprise, c’est que l’enseignement pour les jeunes n’est pas un monde qui me correspond. J’ai paradoxalement commencé les arts martiaux en étant adolescent, mais j’étais en cours pour adultes dès l’âge de 14 ans, donc je n’ai pas eu une éducation martiale issue d’un enseignement pour des jeunes. Autant le dire, c’était un enfer, j’en vomissais tous les jours.

Du coup, j’ai un mode d’enseignement à l’ancienne, avec tous les défauts que cela peut comporter mais aussi toutes les belles choses que cela peut apporter au-delà du dojo. Depuis des années, par taquinerie, on me demande si je veux donner des cours aux enfants et adolescents, ce que je décline toujours, car je ne suis pas du tout adapté à ce public.

Je n’ai ni la patience, ni même le plaisir de devoir sans cesse « occuper » les jeunes ; je n’aime pas faire la police et je n’ai pas le temps de devoir tout justifier. C’est là que je suis toujours fasciné par ces professeurs de judo, que je pense être les meilleurs, en tout cas les mieux formés, ou mes amis en BJJ qui forment des petits à avoir un jeu complètement incroyable.

Il y a vraiment une façon d’aborder les cours et le partage de manière spécifique, avec cette volonté de leur donner de la technique, du jeu et aussi quelques comportements sociaux positifs. Les professeurs de sport en général et ceux des arts martiaux, qui sont souvent des bénévoles, sont des personnes en or, qui permettent à de nombreux jeunes de se passionner et de progresser.

Ce que je trouve beau aussi, même si c’est rare, c’est de voir des professeurs qui forment, depuis leur enfance, un de ces athlètes qui restent avec leur sensei le plus longtemps possible (car parfois, il faut aller dans une structure plus spécialisée pour progresser). Ces combattants, qui deviennent champions, partagent leur succès avec celui ou celle qui a été là depuis le début, leur donnant l’envie et le courage de persévérer.

Je pense qu’il est important de savoir quel public nous aimons avoir pour proposer un enseignement qui soit le plus juste pour les personnes qui viennent découvrir et apprendre les arts martiaux.

enseignement #artsmartiaux #enfants #adultes #public

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Martial Reflections of a Hypnofighter #252: Children’s and Teenagers’ Classes

I have been teaching martial arts since I was a brown belt in karate, so since I was 17 years old. Of course, at first, I was an assistant, and the lessons were for children and teenagers. I was fortunate, like many young people, to have a dojo that allowed me to immerse myself in teaching.

However, one thing I quickly realized is that teaching young people is not a world that suits me. I paradoxically started martial arts as a teenager but was in adult classes from the age of 14, so I never had a martial education aimed at young people. To be honest, it was hell; I would throw up every day.

As a result, I have an old-fashioned teaching style, with all the flaws that come with it but also all the beautiful things it can bring beyond the dojo. For years, people have jokingly asked me if I want to teach children and teenagers, which I always decline because I am not at all suited to that audience.

I neither have the patience nor the pleasure of constantly having to « occupy » young people; I don’t like policing, and I don’t have the time to justify everything. That’s where I’m always fascinated by those judo teachers, whom I consider to be the best or at least the most well-trained, or my friends in BJJ who train little ones to have an incredible game.

There is truly a specific way to approach classes and sharing, with the desire to give them technique, play, and also some positive social behaviors. Sports teachers in general, and martial arts instructors who are often volunteers, are golden people who help many young people become passionate and progress.

What I also find beautiful, even if it’s rare, is to see teachers who train, from childhood, one of those athletes who stays with their sensei as long as possible (because sometimes you have to go to a specialized place to progress). These fighters, who become champions, share their success with the one who has been there from the start, giving them the desire and courage to go on.

I think it is important to know which audience we like to have in order to offer teaching that is most fair to the people who come to discover and learn martial arts.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #250 : Les arts martiaux, une belle clé à l’international

Découvrez comment la qualité des arts martiaux en France, grâce à des coachs passionnés et des diplômes d'État exigeants, ouvre des opportunités internationales pour les combattants. Explorez les témoignages de ceux qui ont trouvé le succès à l’étranger grâce à la "French Touch".

Mardi, à l’entraînement, Saikou, coach de kickboxing et combattant en MMA au FK, m’a partagé son étonnement de constater que le niveau que nous avons en pieds-poings est largement supérieur, même chez les professionnels (surtout en MMA) à l’étranger. Aujourd’hui, Sonny, avec qui j’ai fait quelques vidéos sur Passion Combat : https://www.youtube.com/@passioncombat, partage une publication où il exprime sa fierté de devenir coach officiel de kickboxing au Crosspoint Gym au Japon, un club qui prépare des dizaines de combattants pour les grandes organisations de kickboxing et de MMA.

Nous avons en France la chance d’avoir des professeurs et des passionnés de qualité qui partagent souvent leur savoir-faire sans en tirer beaucoup de bénéfices. Nous avons également des fédérations et des diplômes d’État qui sont assez exigeants pour fournir des bases solides sur lesquelles les futurs entraîneurs peuvent s’appuyer.

Ce cumul d’exigence et d’expertise de nombreux pratiquants qui deviennent professeurs représente une véritable porte d’entrée pour travailler. Certes, ce n’est pas toujours facile en France, où le système associatif ne permet pas toujours une rémunération conséquente, mais dès que des opportunités se présentent à l’étranger, la French Touch peut vraiment être demandée.

Nous avons le cas célèbre de Woirin, qui est allé au Brésil, mais aussi à la Team Quest, et Cyrille Diabaté, qui lui aussi a été à Quest. Et il y a surtout tous ces coachs que ni vous ni moi ne connaissons, mais qui sont pourtant entraîneurs dans de nombreux clubs à l’étranger, où les compétences durement acquises en France sont valorisées.

Il est important d’encourager les pratiquants passionnés à se former, à les aider à prendre des cours. Si en France il peut être parfois difficile d’en vivre, il existe des opportunités, avec la globalisation, de faire les bonnes rencontres et de vendre la qualité de ses compétences pour vivre une aventure internationale avec sa passion, le combat.

entraînement #formation #opportunité #coaching #enseignement #qualité #France

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Martial Reflections of a Hypnofighter #250: Martial Arts, a Beautiful Key to the International Stage

On Tuesday, during training, Saikou, a kickboxing coach and MMA fighter at FK, shared his amazement at the level we have in striking, which is far superior, even among professionals (especially in MMA) abroad. Today, Sonny, with whom I’ve made several videos on Passion Combat: https://www.youtube.com/@passioncombat, shared a post expressing his pride in becoming an official kickboxing coach at Crosspoint Gym in Japan, a club that trains dozens of fighters for major kickboxing and MMA organizations.

In France, we are fortunate to have high-quality teachers and passionate practitioners who often share their expertise without gaining much in return. We also have federations and state diplomas that are rigorous enough to provide solid foundations on which future coaches can build.

This combination of high standards and expertise from numerous practitioners who become teachers is a gateway to employment. Admittedly, it’s not always easy in France, where the associative system does not always allow for substantial remuneration, but once opportunities arise abroad, the French Touch can truly be in demand.

We have the well-known case of Woirin, who went to Brazil and also to Team Quest, and Cyrille Diabaté, who also went to Quest. And there are especially those coaches that neither you nor I know, but who are trainers in many clubs abroad, where the skills hard-earned in France are valued.

It is important to encourage passionate practitioners to train, to help them take courses. If in France it can sometimes be difficult to make a living from it, there are opportunities, with globalization, to make the right connections and market the quality of their skills to live an international adventure with their passion, combat.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #249 : Commencer par le combat…

Depuis janvier 2024, j'ai modifié l'approche de mes cours d'arts martiaux en commençant directement par les randoris et les combats. Cette méthode permet d'utiliser l'énergie et la concentration optimales des élèves dès le début, tout en offrant un entraînement plus productif et dynamique. Découvrez pourquoi cette approche est appréciée par mes élèves et comment elle peut transformer votre pratique des arts martiaux.

Depuis janvier 2024, j’ai décidé de commencer les cours par des randoris et des combats. Cela fait suite à ma réflexion sur la suppression de l’échauffement classique, en le remplaçant par des exercices en binôme et des formes correspondant à nos arts martiaux. Pendant deux ou trois saisons, je débutais les cours avec des exercices d’opposition en lutte debout, sans amenés au sol.

Après avoir obtenu un retour positif – à savoir que, sans échauffement classique, les élèves ne se blessent pas – j’ai décidé de mettre en place autre chose. Traditionnellement, dans la majorité des arts martiaux et sports de combat, on trouve un échauffement, un travail technique, et parfois un travail d’opposition.

Cependant, je trouvais que les combats n’étaient pas vraiment productifs, peut-être à cause de la fatigue accumulée par les pratiquants pendant l’entraînement. Je me souviens que certains de mes professeurs en BJJ ou en karaté m’expliquaient que les combats en fin de cours, lorsque peu de personnes sont encore lucides, étaient voulus pour inciter à se dépasser.

Pourtant, le combat – qui est factuellement le moment où l’on peut le plus se blesser – ne mériterait-il pas notre intérêt et notre énergie optimale ? De plus, le combat doit être ouvert et permettre de créer, quitte à ne pas réussir exactement ce que l’on cherche à faire. En début de cours, nous sommes en pleine forme, et nous pouvons plus facilement oser et tester, quitte à se faire contrer, car l’épuisement est encore loin.

En général, nous commençons donc les randoris (et non les kumites) au sol, sans travail d’amené au sol, chacun cherchant à produire sans tout bloquer. Ensuite, le troisième permet d’inclure la lutte debout et les amenés au sol. À partir du quatrième, nous pouvons intégrer les soumissions, et en général, les derniers peuvent se transformer en kumite, où l’unique intention est de soumettre.

Après ces combats, le travail technique est abordé avec une autre concentration, et beaucoup sont plus volontaires, contrairement à la situation où les combats ont lieu à la fin et certains n’attendent que cela.

Pour le moment, le retour est positif, les élèves apprécient. Le nouveau test sera cette rentrée avec des néophytes qui, après seulement trois minutes dans le dojo, se retrouvent déjà à combattre…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #combats #cours

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Martial Reflections of a Hypnofighter #249: Start with Combat…

Since January 2024, I decided to start my classes with randoris and combat. This decision follows my reflection on no longer doing a traditional warm-up, replacing it instead with partner drills and forms that correspond to our martial arts. For two or three seasons, I began the classes with stand-up grappling exercises without takedowns.

After receiving positive feedback — primarily ensuring that students did not get injured without a conventional warm-up — I decided to implement something different. Traditionally, in most martial arts and combat sports, there is a warm-up, a technical segment, and possibly some sparring.

However, I found that the combat wasn’t really productive, perhaps due to the fatigue accumulated by the practitioners throughout the training. I recall some of my instructors in BJJ or Karate explaining to me that the sparring sessions held at the end of class, when few people are still fully lucid, were intentional to encourage pushing beyond one’s limits.

Yet, since combat is factually the moment when injuries are most likely, shouldn’t it deserve our interest and optimal energy? Moreover, combat should be open and allow for creativity, even if we don’t always succeed in doing exactly what we aim for. At the beginning of the class, we are in peak condition, and it is easier to dare, to experiment, even if it means getting countered because exhaustion is still far away.

So generally, we start with randoris (not kumites) on the ground, without any takedown work, where each person seeks to create without fully blocking. Then, by the third round, we include stand-up grappling and takedowns. From the fourth round, we can introduce submissions, and generally, the last rounds can turn into kumites, where the sole intention is to submit.

After these sparring sessions, the technical work is approached with a different focus, and many students are more willing, unlike when the sparring is at the end and some are just waiting for that moment.

So far, the feedback has been positive, and the students appreciate it. The next test will be this season with newcomers who, after just three minutes in the dojo, find themselves already fighting…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #sparring #classes

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #248 : Quand le sport de combat ne suffit plus

Découvrez les réflexions d’un Hypnofighter sur l'évolution des pratiquants d'arts martiaux et de sports de combat vers la self-défense. Explorez les motivations derrière ces transitions, les différences de mentalité et les enjeux de l’efficacité des techniques martiales. Une analyse approfondie des divers systèmes, de la psychologie du combattant, et des approches tactiques et stratégiques en situation réelle.

Dans mon dernier post, je vous partageais cette tendance courante chez les pratiquants de self-défense : celle de migrer ou de compléter leur pratique par des disciplines plus ludiques, sachant que les fondamentaux de la défense personnelle sont relativement rapides à maîtriser.

Il existe également le mouvement inverse, avec des pratiquants de sports de combat ou d’arts martiaux qui décident progressivement de s’orienter vers la self-défense. Nous observons souvent ce phénomène dans le BJJ, notamment lorsque l’âge se fait sentir et que la période de compétition ou de pratique intensive de randoris sportifs ne satisfait plus.

Je suis incapable de dire s’il existe ou non une dimension égotique dans ce choix. Après des années, voire des décennies, à dominer les pratiquants avec qui l’on partage cette passion, il peut être difficile de vivre le moment où l’on commence à être bousculé, voire surpassé, par la nouvelle génération.

Quoi qu’il en soit, beaucoup passent d’une vision sportive et ludique à une envie de découvrir des notions plus martiales, sans pour autant être motivés par une peur spécifique de la rue. Je pense que c’est parce que beaucoup de systèmes comme le Krav Maga, le Kali, le Silat ou des styles mixtes de self-défense offrent une approche différente et renouvelée.

La difficulté réside toutefois dans le fait que beaucoup de pratiquants venant de la boxe et de la lutte sont très sceptiques. Il est donc important de prouver l’efficacité des techniques sans simplement dire : « Si, si, ça marche. » Par exemple, un boxeur pourrait expliquer que placer un jab-cross précisément est déjà difficile, alors remplacer cela par une frappe à la gorge ou aux yeux peut être mal perçu.

Je pense que le débat infini entre self-défense et sports de combat pourrait se poursuivre indéfiniment si les instructeurs de self-défense ne se concentraient pas sur des notions tactiques, stratégiques et psychologiques, qui sont fondamentalement différentes de celles des sports de combat. Prenons l’exemple du jab-cross : il est efficace dans tous les systèmes, mais son contexte et sa préparation sont spécifiques à un ring ou une cage. Dans la rue, nous avons les phases ritualisées de précombat, que l’enseignant décrypte à la fois psychologiquement et stratégiquement (par exemple, éviter de se retrouver dos au mur).

Comme je vous le disais dans le post précédent, il existe des écoles polyvalentes, mais elles ne sont souvent pas les plus efficaces. Il vaut souvent mieux suivre un cours 100 % self-défense ludique et un cours 100 % sport de combat pour apprécier et se développer au mieux, plutôt que de suivre des cours parfois trop approximatifs.

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Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #248: When Combat Sports Are No Longer Enough

In my last post, I shared with you a common trend among self-defense practitioners: the tendency to migrate or complement their practice with more playful disciplines, knowing that the fundamentals of personal defense are relatively quick to master.

There is also the opposite trend, with practitioners of combat sports or martial arts gradually deciding to move towards the self-defense aspect. This is often observed in BJJ, especially as age catches up and the period of competition or simply doing numerous sports randoris no longer satisfies.

I can’t say whether or not there is an ego dimension to this, in the sense that after years, even decades, of dominating the practitioners with whom you share your passion, starting to be shaken or even outclassed by the new generation can be a difficult experience.

In any case, many people move from a sporting and playful vision to a desire to explore more martial concepts, without necessarily having a specific fear of the street. I believe this is because many systems, such as Krav Maga, Kali, Silat, or mixed self-defense styles, offer a different and new approach to things.

The difficulty, however, lies in the fact that many people coming from boxing and wrestling are very skeptical. It is important to prove the effectiveness of the techniques without simply saying, « Yes, yes, it works. » For example, a boxer might explain that landing a precise jab-cross is already challenging, so substituting it with a throat or eye strike could be poorly understood by the boxer.

I believe the endless debate between SD (Self-Defense) and ScD (Combat Sports) could continue if self-defense instructors do not focus on tactical, strategic, and psychological concepts that are completely different from those in combat sports. Let’s take the jab-cross as an example: it is effective in all systems, but its context and preparation are specific to a ring or cage. In the street, we have the ritualized pre-fight phases, which the instructor will decode both psychologically and in terms of the positions one should ideally take (such as avoiding having your back against a wall).

As I mentioned in the previous post, there are versatile schools, but they are often not the most effective. It is often better to attend a 100% playful self-defense class and a 100% combat sports class to best appreciate and develop, rather than going to classes that may be too approximate.

selfdefense #BJJ #combatsports #martialarts #backtoschool2024

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #247 : Entrer pour la self-défense, rester pour le fun

Découvrez comment les motivations initiales pour la self-défense peuvent évoluer vers une passion plus vaste pour les arts martiaux, le développement physique et personnel. Explorez les aspects ludiques et divertissants de ces pratiques qui vont bien au-delà de la simple défense personnelle. Apprenez comment intégrer plaisir et progression dans votre parcours martial, même si votre point de départ est un besoin de sécurité.

Il est certain que beaucoup de personnes s’orientent vers des clubs de self-défense, souvent poussées par un sentiment d’insécurité et le désir d’apprendre à se défendre, ou à protéger ceux qu’elles aiment. Une fois l’école choisie, vient l’entraînement et l’apprentissage initial.

Un des aspects intéressants de la self-défense est que c’est souvent rapide à assimiler, car les mouvements sont conçus pour être instinctifs et simples. Pas besoin de préparation physique spécifique. En quelques mois, ou peut-être après deux ou trois saisons, on peut acquérir des fondamentaux solides. Cependant, cela ne signifie pas que l’on est prêt à affronter des sportifs aguerris en lutte ou en boxe; l’objectif est plutôt d’avoir des réflexes conditionnés pour faire face aux agressions les plus courantes.

Mais une fois cet objectif atteint, comment garder un pratiquant de self-défense engagé si son besoin initial était simplement d’apprendre à se défendre ? Beaucoup de styles ont introduit des niveaux et des ateliers qui intègrent plus de boxe, de lutte, et d’autres activités plus ludiques. On peut également explorer l’étude de certaines armes ou des techniques de désarmement.

Petit à petit, on peut se surprendre à se préparer physiquement, à prendre davantage soin de soi, à apprendre des compétences athlétiques qui, bien qu’inutiles dans une optique de self-défense pure, deviennent pertinentes dans une perspective de combat global. Pour des styles plus traditionnels comme le Silat, cela peut signifier un retour aux phases classiques des « lankas » et autres pratiques ancestrales.

En réalité, une motivation initiale très pratique peut ouvrir la porte à de nombreuses possibilités qui se rapprochent d’un sport ou d’une activité de développement personnel.

C’est pour cette raison que certains styles incluent rapidement des thèmes amusants et distrayants qui n’auront probablement jamais d’application directe dans la vie quotidienne. Il y a tellement de choses à explorer autour de la self-défense que beaucoup s’inscrivent parallèlement à des cours de boxe ou de lutte pour se compléter, car la manière d’aborder le combat a changé. D’une idée de ne plus être une proie et de se sortir de situations dangereuses, on passe à la notion de prendre plaisir dans les dynamiques pugilistiques.

Gardez toujours à l’esprit le plaisir et l’amusement, même si vos expériences traumatiques et vos peurs vous ont parfois poussé vers une mentalité de survie.

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #247: Start for Self-Defense, Stay for the Fun

Many people are naturally drawn to self-defense clubs, often driven by a sense of insecurity and the desire to learn how to protect themselves or their loved ones. Once they choose a school, the initial training and learning phase begins.

One of the appealing aspects of self-defense is that it can be relatively quick to learn since the movements are designed to be instinctive and simple. There’s no need for specific physical preparation. In just a few months, or perhaps two to three seasons, one can develop solid fundamentals. However, this does not imply any readiness to face trained fighters in wrestling or boxing; the aim is more about having conditioned reflexes to respond to the most common types of aggression.

But after reaching that point, how do you keep a self-defense practitioner engaged if their initial need was simply to learn how to defend themselves? Many styles have created levels, and more dynamic workshops that incorporate elements of boxing and wrestling, making it more enjoyable. You can also study certain weapons or disarming techniques.

Gradually, you may find yourself physically preparing, taking better care of yourself, and learning athletic skills that, while unnecessary in pure self-defense terms, are relevant within a broader combat system. For more traditional styles like Silat, this might mean returning to the classical phases of “lankas” and other traditional practices.

In fact, what begins as a practical motivation can open up multiple opportunities that resemble a sport or a self-development activity.

This is also why some styles quickly incorporate fun and entertaining themes that will likely never be relevant in our daily lives. There are so many aspects to develop around self-defense that many people also sign up for boxing or wrestling classes to complement their training, as their approach to combat has evolved. Moving from the mindset of not being prey and escaping danger, they shift to enjoying the dynamics of pugilistic arts.

Always remember the pleasure and fun, even if your traumatic experiences and fears have sometimes created mental blocks that keep you stuck in a survival mode mindset.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #246 : Comment choisir son style de combat à la rentrée ?

Dans cet article, Pank vous guide pour choisir le style martial qui correspond le mieux à vos attentes à la rentrée. De la réflexion sur les traditions et méthodes d'enseignement, à l’ambiance sportive et aux objectifs de bien-être ou de compétition, découvrez les critères essentiels pour faire le bon choix. Explorez aussi la dimension philosophique et spirituelle de certaines disciplines et l'importance de se sentir bien dans une salle avec des professeurs motivants et accessibles.

Nous n’avons pas tous la chance de choisir les sports de combat ou les arts martiaux que nous souhaiterions découvrir en début de saison. Par exemple, à Plaisir dans le 78, quand j’étais enfant, je pouvais pratiquer le Judo, le Karaté et la Boxe Française. J’avais quand même cette chance de pouvoir explorer trois pratiques très différentes. Le choix pouvait être simple. Mais aujourd’hui, avec toutes ces académies pluridisciplinaires comme le Fushan Kwoon à Vanves où je m’entraîne, il peut être difficile de se décider.

Il peut être utile de se poser la question suivante : est-ce que je veux un style associé à des traditions et des méthodes « anciennes » d’enseignement, ou plutôt une ambiance sportive orientée bien-être ou compétition, voire simplement une méthode de self-defense ? Cela nous donne un premier indice : un art martial traditionnel, un sport de combat, ou encore de la self-defense. Parfois, certaines disciplines proposent les trois, et pour ceux qui veulent toucher à tout, c’est une bonne alternative.

Ensuite, il y a la notion de préhension ou de percussion. Est-ce que je préférerais être dans un sport de frappes, comme une boxe sportive ou martiale ? En général, beaucoup de personnes se voient combattre principalement avec des frappes, qu’elles trouvent plus défoulantes. Un autre élément qui pousse beaucoup de gens vers les sports de frappes, c’est le fait de ne pas être collé à quelqu’un ou devoir chuter.
En revanche, si vous aimez saisir, vous chamailler en luttant comme des enfants, la préhension et son aspect ludique peuvent rapidement vous rendre accro.

Si l’on parvient déjà à déterminer ces deux points, à moins que l’on souhaite plonger dans une culture spécifique comme le Vietnam (Vovinam, Qwan Ki Do), le Japon (Kenpo, Taikiken, Kyokushin), l’Inde (Kalaripayat) ou d’autres (Kali, Silat, Capoeira), le nom et les origines de la discipline importent peu. Un dernier point à considérer est la facette philosophique et spirituelle ; certaines disciplines comme l’Aïkido ou le Shorinji Kempo mettent l’accent sur cet aspect de la pratique globale de l’apprenti combattant.

Et, comme pour choisir un thérapeute, l’important n’est pas où un ami vous envoie, mais ce que vous ressentez en découvrant la discipline, ainsi que l’ambiance de la salle et les professeurs. La proximité est également un atout, car les périodes froides et pluvieuses peuvent facilement démotiver ; et moins on en fait, moins on revient…

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Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #246: How to Choose Your Style for the New Season?

Not all of us have the chance to choose the combat sports or martial arts we want to explore at the beginning of the season. For example, in Plaisir in the 78 region, when I was a child, I could practice Judo, Karate, and French Boxing. I was lucky enough to explore three very different practices. Choosing could be simple. But now, with all these multidisciplinary academies like Fushan Kwoon in Vanves, where I train, making a decision can be difficult.

It might be useful to ask yourself: do I want a style associated with traditions and « ancient » teaching methods, or rather a sporty atmosphere focused on well-being or competition, or perhaps just a self-defense method? This gives us a first clue: a traditional martial art, a combat sport, or self-defense. Sometimes, some disciplines offer all three, and for those who want to try everything, this is a good alternative.

Next, there is the notion of grappling or striking. Would I prefer a striking sport, like a boxing style, whether sportive or martial? In general, many people see themselves fighting mainly with strikes, which they find more stress-relieving. Another factor that draws many people to striking sports is the idea of not being too close to someone or having to fall.
On the other hand, if you enjoy grabbing, wrestling like children, the playful aspect of grappling can quickly become addictive.

If you can determine these two points, unless you want to dive into a specific culture like Vietnamese (Vovinam, Qwan Ki Do), Japanese (Kenpo, Taikiken, Kyokushin), Indian (Kalaripayat), or others (Kali, Silat, Capoeira), the name and origins of the discipline don’t matter much. A final point to consider is the philosophical and spiritual aspect; certain disciplines like Aikido or Shorinji Kempo emphasize this aspect of the overall practice of the apprentice fighter.

And, like choosing a therapist, what’s important is not where a friend sends you, but how you feel when discovering the discipline, along with the atmosphere of the gym and the instructors. Proximity is also a plus, because cold and rainy seasons can easily demotivate you; and the less you do, the less you come back…

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