Réflexions de Pank / Instantané n°540 : : S’occuper de soi au travers de l’autre

Il est assez courant de voir certains praticiens utiliser inconsciemment l’autre comme un moyen de se développer et de régler certaines problématiques personnelles. C’est une expression du contre-transfert, et c’est surtout dommageable pour celui qui vient consulter.

Il n’y aura pas forcément d’impact négatif direct sur le partenaire de session (à quelques exceptions près) ; néanmoins, celui-ci aura sûrement l’impression que la séance n’a été ni la plus effective, ni la plus adaptée à ses besoins. En général, le praticien peut se faire absorber par une transe régressive ou réactive qui l’entraîne, au travers du scénario de l’autre, dans une volonté de solutionner cet élément en lui-même.

Alors que le thème semble central et compris par le praticien, on ressent comme une sensation qu’il ne suggère ou ne recadre que selon des logiques qui ne sont pas celles partagées par le client. Il y a de fortes chances qu’il soit en train d’exploiter le récit ou le schéma proposé pour arriver à une conclusion qui le satisfait bien plus que son interlocuteur.

L’attention, en tant qu’opérateur, portée sur ces dérives de posture est essentielle pour offrir un maximum de possibilités afin que le consultant puisse repartir avec des outils et des orientations qui lui sont propres.

Nous ne sommes pas des magiciens, mais nous sommes formés et nous travaillons pour éviter que le cadre professionnel ne dévie vers autre chose, comme une « thérapie des parties » pour le praticien.

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 Pank’s Reflections / Instant n°540 :Caring for Self Through the Other

It is quite common to observe practitioners unconsciously using the client as a means for personal growth or to resolve their own issues. This is an expression of counter-transference, and it is particularly detrimental to the person seeking consultation.

While there may not be a specific negative impact on the session partner (with few exceptions), they will likely feel that the session was neither the most effective nor the best suited to them. Generally, the practitioner may be absorbed into a regressive or reactive trance, led through the client’s scenario by a desire to resolve that same element within themselves.

Even when the theme appears central and understood by the practitioner, there’s a sense that their suggestions or reframing follow a logic that does not align with the client’s reality. There is a high probability that the practitioner is exploiting the narrative or pattern presented to reach a conclusion that satisfies them more than the client.

As operators, staying mindful of these postural drifts is essential to provide the maximum range of possibilities, ensuring the client leaves with tools and directions tailored to their specific needs.

We are not magicians, but we are trained professionals working to prevent the clinical framework from turning into something else—like « parts therapy » for the practitioner.

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Pank Hypnosophie #1285 : Développer le conseil dans l’accompagnement, ce n’est pas « mal ».

On a cette tendance à vouloir faire émerger de l’autre la réponse ou la solution, comme si c’était l’absolue. Cette idée associée à la psychanalyse est intéressante mais peut être discutable dans les cadres actuels des accompagnements.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
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#Conseil #accompagnement #psychanalyse #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #536  : L’Art de l’Esquive : Entre Efficacité Martiale et Spectacle

Esquiver pour ne pas recevoir de coups. MVP (Michael « Venom » Page) a démontré à l’UFC que l’on pouvait gagner un combat sans encaisser trop de dégâts. Il l’a revendiqué lors de l’interview post-combat, alors que la critique estimait que sa prestation était décevante et qu’il ne s’était « rien passé ». Pourtant, pour qu’un artiste martial puisse faire durer sa carrière, et je pense que cela s’applique à tout pratiquant, l’idée de ne pas recevoir de coups tout en remportant la victoire (ne serait-ce que sur le plan sportif) est l’élément le plus élevé des arts martiaux.

Sauf que, nous le savons, le MMA reste avant tout du divertissement. Tout le monde a beau se plaindre de tel ou tel événement de l’UFC, le public préfère voir des matchs où il y a du sang, des coupures et des KO proches du chaos pour apprécier le spectacle. Cependant, si l’on revient à la nature même des arts martiaux, l’idée fondamentale est de pouvoir rentrer chez soi avec le minimum de dégâts, tout en ayant gagné. Peu importe que ce soit par décision des arbitres/juges, ou parce que l’adversaire a abandonné, ou peut-être même parce qu’il n’a pas vraiment réussi à nous attaquer.

C’est un peu ce que certains mettaient en avant concernant Miyamoto Musashi ou d’anciens sabreurs japonais : on disait qu’ils gagnaient le combat avant même de combattre. Certains aimaient même raconter que certains maîtres de Budo avaient la compétence de gagner sans que le combat n’ait jamais lieu. C’est cette forme absolue que l’on a tendance à critiquer aujourd’hui, simplement parce qu’elle ne fait pas assez de « buzz ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #536 :  The Art of Evasion: Between Martial Effectiveness and Spectacle

To evade in order to not receive blows. MVP (Michael « Venom » Page) demonstrated in the UFC that one could win a match without taking too many hits. He claimed this during the post-fight interview, whereas critics deemed his performance disappointing and that « nothing happened. » However, for a martial artist to sustain their career—and I believe this applies to any practitioner—the idea of not taking hits while winning the fight (even just sportingly) is the highest element of martial arts.

Except that, as we know, MMA remains simply entertainment. Everyone can complain about this or that UFC event, but the public prefers to see matches where there is blood, cuts, and people near-KO for enjoyment. Yet, if we take the very nature of martial arts, the fundamental idea is to be able to go home with minimal damage, having won. It matters not whether it is by judge’s decision, or because the opponent submitted, or perhaps because they failed to really attack us.

This is somewhat what some highlighted about Musashi or ancient Japanese swordsmen, where it could be said they won the fight before even fighting. Some even liked to say that certain Budo masters had the skill to win without the fight ever taking place. It is this absolute form that people like to criticize today because it doesn’t create enough « buzz ».

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Questiosophie, Cadre et Posture #91 : Les limites des ancrages pour retourner dans un « état ».

Un partie de l’atelier de questiosophie / Hypnose analytique, sur un retour d’expérience et l’utilisation ou non d’ancrage pour retrouver un état spécifique de l’accompagnement.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #539  : Le Questionnement comme Principe de Terrain en Hypnothérapie

Pendant le séminaire de « questionosophie », suite à de nombreux échanges, j’ai pu constater que l’on pouvait avoir l’impression que les modèles de questionnement devenaient des outils en soi, au même titre qu’un travail en régression ou qu’une thérapie des parties. Seulement, la question est certainement multifacette.

Il est utile de ne pas rester figé sur le principe que la question va, à elle seule, apporter une réponse, orienter les séances et être l’unique moteur de la transformation. Le questionnement est plus subtil : c’est en réalité un lien entre le cadre, la posture, et les outils et techniques qui vont être utilisés.

En même temps, il est un principe qui se retrouve sur tous les terrains. Il permet d’offrir à l’opérateur (le thérapeute), dans le cadre d’une hypnothérapie, une cartographie qui lui permettra d’échafauder des hypothèses, de comprendre les processus de réflexion et de comportement, et surtout d’amener le partenaire consultant dans un état proche des processus classiques d’induction. Cet état amplifiera à la fois la prise de conscience et l’émergence d’éléments qui pourront être exploités pendant une phase plus « processée » (suggestions, métaphores, renforcement, etc.).

Il faut voir la question comme de l’eau qui peut s’infiltrer partout et prendre différentes formes : elle peut se glacer, devenir gazeuse ou rester fluide. Son seul objectif est de fournir encore plus de données (data) pour ouvrir, comme pendant un conflit, la boîte de munitions, et savoir qu’il y en a énormément d’utilisables avec différents types d’outils.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #539  : Questioning as a Field Principle in Hypnotherapy

During the « questionosophy » seminar, following numerous exchanges, I observed that one could get the impression that questioning models were becoming tools in themselves, much like regression work or parts therapy. However, questioning is certainly multifaceted.

It is useful not to remain fixed on the principle that the question alone will provide an answer, guide the sessions, and be the sole driver of transformation. Questioning is subtler: it is actually a link between the framework, the posture, and the tools and techniques that will be used.

At the same time, it is a principle found in all fields. Within the context of hypnotherapy, it provides the operator (the therapist) with a cartography that allows them to build hypotheses, understand thought and behavioral processes, and, above all, guide the consulting partner into a state close to classic induction processes. This state amplifies both awareness and the emergence of elements that can be utilized during a more « processed » phase (suggestions, metaphors, reinforcement, etc.).

One must view the question like water that can infiltrate everywhere and take different forms: it can freeze, become gaseous, or remain fluid. Its sole objective is to provide even more data to open, as if during a conflict, the ammunition box, and to know that there is a vast amount available for use with different types of tools.

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Questiosophie, Cadre et Posture #90 : résumé cadre, Posture et Questiosophie / Hypnose Analytique

Le point sur ce qui a été proposé pendant les 3 jours précédent de l’atelier.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #535  : La Réalité de la Blessure en Combat de Rue : Au-delà du Mythe de l’Intouchabilité

La blessure en combat est un sujet complexe. La plupart du temps, on part du postulat que si l’on doit se défendre dans un cadre urbain, notre panel technique et notre gestion psychologique devraient nous éviter assez rapidement de prendre un mauvais coup ou d’être méchamment blessé. Cependant, qu’en est-il réellement ?

Un des points que les sports de combat enseignent bien, parfois malgré eux, c’est de continuer un round ou un match bien que l’on soit blessé. En self-défense, il est assez peu intuitif d’admettre que l’on puisse être touché. Pourtant, nous ne connaissons ni le nombre d’opposants, ni comment nous allons réagir face à ce stress intense. De plus, cette inconnue du combat nous pousse à vouloir sortir rapidement de ce rituel d’opposition.

Cela donne un avantage perceptif de se dire : « Je frappe, je cours. » Mais cette vision ne prend pas en compte un des éléments les plus courants dans le combat : on s’en prend une, deux, voire beaucoup plus. Je ne parle pas d’absorber un coup de couteau (ce qui relève de vidéos utopiques), mais de frappes diverses qui peuvent être prises et acceptées. Ces frappes peuvent briser quelque chose sans nous mettre K.O., ou nous endolorir suffisamment pour nous bloquer.

On voit bien pendant des matchs, quand il y a des coups durs, certains reculent, se mettent en « tortue », puis font « bonhomme ». Des styles comme le karaté Kyokushinkai ont énormément misé sur l’encaisse, même si, comme on dit, « on n’encaisse pas la tête ». Le fait d’avoir un travail spécifique, et surtout un processus d’habituation, permet de se dire que l’on peut accepter certaines frappes pour donner la sienne, sans tomber immédiatement. Vivre un combat avec une douleur, voire une blessure, est une expérience spécifique qu’il est peut-être utile de rappeler et d’entraîner.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #535   The Reality of Injury in Street Combat: Beyond the Myth of Untouchability

Injury in combat is a complex subject. Most of the time, we start from the premise that if we must defend ourselves in an urban setting, our technical skills and psychological management should prevent us from taking a bad hit or being severely injured quite quickly. However, what is the reality?

One of the points that combat sports teach well, sometimes despite themselves, is to continue a round or a match even though one is injured. In self-defense, it is quite unintuitive to admit that we might be hit. Yet, we know neither the number of opponents nor how we will react in the face of this intense stress. Moreover, this unknown factor in combat pushes us to want to exit this oppositional ritual quickly.

This gives a perceptual advantage to saying to oneself: « I hit, I run. » But this vision does not take into account one of the most common elements in combat: we take one, two, or even many more hits. I am not talking about absorbing a knife wound (which belongs to utopian videos), but about various strikes that can be taken and accepted. These strikes might break something without knocking us out, or make us sore enough to freeze us.

We see this during matches; when hard hits land, some back up, turtle up, and then « man up. » Styles like Kyokushinkai karate have focused heavily on conditionning and absorbing hits, even if, as they say, « you don’t condition the head. » Having specific work, and especially an habituation process, allows one to say that we can accept certain strikes to land our own, without falling immediately. Experiencing a fight with pain, or even an injury, is a specific condition that it is perhaps useful to recall and to train for.

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Questiosophie, Cadre et Posture #89 : Utilisation du BEST ME en questionnement / démonstration

Un extrait de l’atelier d’Hypnose Analytique / Questiosophie sur l’utilisation du BEST ME de Don Gibbons.

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Réflexions de Pank / Instantané n°538 :  Maintenir sa posture d’accompagnement : l’art de la stabilité face aux interactions

Dans l’accompagnement au quotidien, nous décidons, au travers des cadres que nous posons, de la posture que nous allons adopter. Cette posture est mûrement réfléchie, même si, dans un premier temps, nos pratiques relèvent un peu de l’improvisation. Une fois que l’on a décidé de prendre une posture, ne serait-ce que pour la tester sur quelques mois, il est important de pouvoir la maintenir pendant la session.

Il ne faut pas trop glisser vers une posture d’enfant si l’on a décidé d’être adulte, ou inversement, devenir trop parent si l’on a choisi une posture adulte. Cependant, l’interaction, le rapport et le lien avec le partenaire ou le consultant nous amènent souvent à faire vibrer et bouger des choses à l’intérieur de nous. Cet ensemble d’éléments peut créer une « invitation » à sortir de notre posture initiale.

Même si, sur le papier, se laisser emporter dans une posture d’invitation paraît peu important, stratégiquement, il en est autrement. L’invitation est très souvent une façon d’éviter la problématique qui était en train d’être analysée ou traitée. Surtout, cela peut imposer un temps de pause dans l’idée, l’objectif, ou la question proposée par le praticien. Cela provoque une interruption de pattern qui pourrait casser le rythme d’une session où quelque chose allait émerger ou être recadré.

Avoir la possibilité de ne pas répondre aux invitations, et surtout apprendre à poser ses limites face à ces invitations, les recadrer et les réorienter de la façon la plus juste, est aussi un travail à faire par nous et pour nous, en tant que praticien.

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Pank’s Reflections / Instant n°538 : Maintaining the Coaching Posture: The Art of Stability in the Face of Interactions

In daily coaching (or therapeutic) work, we decide, through the frameworks we set, on the posture we will adopt. This posture is carefully thought out, even if, initially, our practices involve a bit of improvisation. Once we have decided to adopt a specific posture, even just to test it out over a few months, it is essential to be able to maintain it during the session.

You shouldn’t slip too much into a « child » posture if you have decided to be an « adult, » or conversely, become too much of a « parent » if you have chosen an « adult » posture. However, the interaction, the rapport, and the bond with the client often cause things to vibrate and shift inside us. This combination of elements can create an « invitation » to step out of our initial posture.

Even if, theoretically, getting swept away in a posture of « invitation » seems minor, strategically, it is quite different. The invitation is very often a way to avoid the problematic issue currently being analyzed or treated. Above all, this can pause the idea, objective, or question proposed by the practitioner. This causes a « pattern interrupt » that could break the rhythm of a session where something was about to emerge or be reframed.

Having the ability not to respond to these invitations, and especially learning to set boundaries regarding these invitations, reframing and reorienting them in the most appropriate way, is also a work to be done by us and for us, as practitioners.
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Questiosophie, Cadre et Posture #88 : Les cadres et ses sous ensembles / Thérapie et quotidien

Un extrait de l’atelier de Questiosophie, avec un résumé des notions de cadres possibles dans nos interventions.

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