Nous ne sommes pas tout puissant mais nous sommes parfois incapables de l’accepter. Prendre en compte ce deuil à mettre en place est une chose qui parfois nous ramène à un réel moins stimulant mais bien plus apaisant.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est complexe de trouver ses bulles dans lesquelles, cognitivement comme physiquement, nous pouvons être dans un état qui nous convient. Parce que ces espaces sont potentiellement sous pression avec les autres, les systèmes ou simplement les situations, ce qui crée une sensation d’étouffement.
Instinctivement, on pourrait se dire qu’il n’y a qu’à savoir dire non pour que nos limites et nos cadres se maintiennent et que nous puissions reprendre un instant notre souffle. Seulement, ce n’est pas aussi simple : cette pression contre nos espaces va mettre en branle tout un arsenal de sensations, d’émotions et de processus qui vont nous faire rentrer dans ce qui pourrait ressembler à du « fight or flight » (lutte ou fuite).
Nous pourrions nous dire alors que nous pouvons utiliser des systèmes et des techniques pour nous permettre d’internaliser et de recomposer ce qui est en train de se passer et reprendre notre souffle. C’est ce que l’on vous propose la plupart du temps en autohypnose ou méditation dynamique.
Créer comme des « clouds » en nous qui nous permettent, comme un principe de partition, de nous plonger dans une transe qui, elle-même, aura une fonction et des caractéristiques qui pourront nous mettre dans un état ok, pendant que les autres parties de notre corps prennent le temps de gérer, ou plutôt d’absorber, la pression qui vient d’être subie.
Nous avons aussi à prendre en compte, dans nos espaces internes et externes, qu’il existe des vides, des moments où il n’y a pas de collision de monde ou de système, et qui peuvent être exploités pour éviter les impacts ou la pression… on en reparlera plus tard.
It is complex to find one’s bubbles in which, cognitively as well as physically, we can be in a state that suits us. This is because these spaces are potentially under pressure from others, systems, or simply situations, which creates a feeling of suffocation.
Instinctively, one might think that all we need is to know how to say no so that our boundaries and frameworks are maintained and we can catch our breath for a moment. Yet, it’s not that simple; this pressure against our spaces will trigger a whole arsenal of sensations, emotions, and processes that will make us enter what could resemble a « fight or flight » response.
We might then think that we can use systems and techniques to allow us to internalize and recompose what is happening and catch our breath. This is what is most often suggested through self-hypnosis or dynamic meditation.
Creating « clouds » within us allows us, like a principle of partition, to plunge into a trance which, itself, will have a function and characteristics that can put us in an « ok » state, while the other parts of our body take the time to manage, or rather absorb, the pressure that has just been endured.
We must also take into account, in our internal and external spaces, the existence of voids, moments where there is no collision of worlds or systems, which can be leveraged to avoid impacts or pressure… we will discuss this later.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Et bien, ça dépend de plein de paramètres, de ta discipline et de ton âge. Oui, on peut se dire que nous ne sommes que sur des bases pour atteindre la ceinture noire, mais bon, j’ai du mal à le considérer comme tel pour le BJJ.
Après 15 ans de pratique, ou disons 10 ans, à te casser dans tous les sens et à manger la pression de la terre entière (à part pour Moneyberg), et quand tu décroches ta ceinture noire, pas à 19 ans comme un gamin qui vient de consacrer sa première partie de vie à cela, non, comme un adulte lambda qui commence à une vingtaine d’années et qui déjà se demande si à la trentaine ses douleurs et sa vision de la santé sont la mêmes que 95 % de l’humanité.
Entre les membres en miettes, les oreilles qui sont devenues des légumes et autres tendresses articulaires, beaucoup ne sont pas au début, mais au contraire, ils s’approchent d’un cercueil martial. Surtout si on reste dans la dynamique du ceinture noire qui montre et partage à la terre entière en mode randoris tous les jours… ça va commencer à picoter.
Et je ne parle même pas de ceux de ma génération qui ont eu leur ceinture noire tardivement, qui sont dans la quarantaine ou cinquantaine, qui pourraitent sortir cette ineptie : la ceinture noire est le commencement… de quoi ? De ta crémation ? Tu ne sens déjà plus la moitié de ton corps pendant la journée. Même marcher, ça semble être une montée de l’Himalaya, alors que tu vas de ta salle de bain à ton lit.
Non, ils ne vont pas se développer de façon folle, ils vont galérer de plus en plus, et heureusement qu’on s’amuse quand même dans ce sport, sinon ça aurait été comme les anciens en boxe à regarder de loin en corrigeant, tout en faisant une partie de cartes avec les autres anciens.
La ceinture noire peut avoir des degrés, tant mieux, mais factuellement, on s’en fout. Tu as déjà eu un beau retour de ton acharnement dans une discipline d’opposition et tu peux juste être fier, pour ne plus avoir à encore passer le reste de ta vie à dire que tu la mérites. Parce qu’à un moment ou un autre, ta ceinture noire deviendra blanche, non pas par l’usure des tissus, mais juste par la tête que tu fais à chaque entraînement sur 2 minutes de combats…
Laissez le commencement au début de la pratique et trouvons une autre phrase pour faire genre.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
Martial Reflections of an Hypnofighter #445: The Black Belt, an End Rather Than a Beginning?
Well, it depends on a lot of parameters, your discipline, and your age. Yes, we could say that the black belt is just about reaching a foundation, but frankly, I have trouble seeing it that way for BJJ.
After 15 years of practice—or let’s say 10 years—breaking yourself in every way and taking the pressure of the whole world (except for Moneyberg), when you finally get your black belt, not at 19 like a kid who just dedicated their early life to it, no, but as an average adult who started in their twenties and is already wondering if, by their thirties, their aches and vision of health are the same as 95% of humanity.
Between shredded limbs, ears that have turned into vegetables, and other joint ‘tendernesses,’ many are not at the beginning, but on the contrary, they are approaching a martial coffin. Especially if you stick to the black belt dynamic of showing off and sharing with the world with randoris every day… that’s going to start stinging.
And I’m not even talking about those of my generation who got their black belt late, in their forties or fifties, who might spout this nonsense that the black belt is the beginning… of what? Your cremation? You can’t even feel half your body during the day anymore. Even walking seems like climbing the Himalayas, when you’re just going from your bathroom to your bed.
No, they won’t develop in any crazy way, they will struggle more and more, and thankfully we still have fun in this sport, otherwise it would be like the old boxers watching from afar, correcting everything while playing a card game with the other veterans.
The black belt can have degrees, which is good, but factually, who cares? You have already received a great return on your hard work in a combat sport, and you can simply be proud, without having to spend the rest of your life proving you deserve it. Because at some point, your black belt will turn white, not due to fabric wear, but just because of the look on your face during 2 minutes of sparring in every training session…
Leave the ‘beginning’ for the start of the practice and let’s find another phrase just for show.
Notre ère de gamification et surtout d’infantilisation des adultes, rendent notre société instable sur des postures qui pourtant devraient être claires pour chacun.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Oui, je sais que c’est clairement un sujet que nous n’aimons pas aborder dans notre milieu de l’hypnose, sachant que nous cherchons depuis des décennies à nous défaire de l’image des années 50 et des productions hollywoodiennes dans lesquelles les hypnotiseurs manipulaient des « proies » contre leur volonté.
Je le sais d’autant plus que j’ai dû faire des milliers de pretalk depuis des années pour tenter de recadrer cette croyance, sans mentir pour autant. Mais le souci, c’est qu’à force d’avoir prôné l’impossibilité de placer quelqu’un en transe et surtout de lui faire faire des choses que les « sujets » ne souhaitent pas, nous entrons dans une dynamique complexe. Celle de devoir dire aux personnes qui n’y connaissent rien qu’en réalité, sous certaines conditions, et plus exactement sous un certain conditionnement, il est possible d’orienter plus que substantiellement les décisions, voire les actions de l’autre.
« Mais non Pank, on ne peut pas faire ce que l’on veut à des personnes, l’opérateur caché va nous protéger. » Même si je n’y adhère pas, admettons. Si je fais en sorte que ma sémantique et mes comportements, avec beaucoup de subtilité, n’éveillent pas de résistances, si je contourne les barrières par le jeu, le « comme si », des moments de plus en plus hors du commun, il se peut que la personne ne fasse pas ce qu’elle ne veut pas… parce qu’elle ne sait plus ce qu’elle veut.
Et c’est pour cela qu’il y a des personnes, qui sont certainement plus « hypnotisables » que d’autres, qui pourraient aller vers un consentement… non consenti.
Et si je reviens sur ce sujet, c’est parce que M. Miller est en ce moment en garde à vue et que, dans les semaines à venir, vous allez sûrement entendre qu’il n’a pas eu recours à l’hypnose, et pourtant… si l’on écoute les plaignantes de ce présumé innocent… tout ressemble à une mécanique d’hypnose couverte… une hypnose orientée vers la manipulation.
The Shadow of Manipulation: Recognizing Coercive Hypnosis
Yes, I know this is clearly a subject we don’t like to address in our field of hypnosis, knowing that we’ve been trying for decades to break free from the 50s image and Hollywood productions where hypnotists manipulated « prey » against their will.
I know this even more so because I’ve had to give thousands of pre-talks over the years to try and reframe this belief, without lying, mind you. But the problem is that by consistently advocating the impossibility of putting someone in a trance and, especially, making them do things that « subjects » do not wish to do, we enter a complex dynamic. That of having to tell people who know nothing about it that, in reality, under certain conditions, and more precisely under a certain conditioning, it is possible to more than substantially influence the other person’s decisions, or even actions.
« But no, Pank, you can’t make people do whatever you want, the hidden operator will protect us. » Even if I don’t subscribe to that, let’s assume it’s true. If I ensure that my semantics and my behaviors, with great subtlety, don’t awaken any resistance, if I bypass the barriers through play, « as if » scenarios, and increasingly out-of-the-ordinary moments, it may be that the person is not doing what they don’t want to do… because they no longer know what they want.
And this is why there are individuals, who are certainly more « hypnotizable » than others, who could move toward a consent… that is non-consenting.
And if I’m returning to this topic, it’s because Mr. Miller is currently in police custody and, in the coming weeks, you will surely hear that he did not use hypnosis, and yet… if you listen to the complainants against this presumed innocent person… everything resembles a mechanism of covert hypnosis… a hypnosis geared toward manipulation.
Nous sommes dans un système, l’hypnose où la notion d’agentivité est un élément important, en parallèle nous avons la mise en avant d’un ensemble d’agent IA… deviendrions nous des agents (smith ou autre) de notre matrice du réel ?
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Je ne sais pas si, comme moi, vous en avez assez de voir des vidéos montées avec des experts martiaux et un message ou une voix off qui fait une analogie avec ce qu’est être un homme/une femme de valeur, qui compare des situations à du leadership, etc.
Il y a une vidéo que j’ai vue dans des tas de montages, avec des « blabla » complètement en projection de la part des auteurs, concernant des jeunes à une compétition de l’IBJJF qui, après avoir gagné, font venir tous les participants sur la première marche du podium. Et là, vous avez tous les fantasmes de ce que sera un champion, un homme de valeur, un futur leader…
Mais quand on pratique, quand on a fait des compétitions, en BJJ ou ailleurs, cette façon de faire est extrêmement classique. Même dans ma catégorie de « gros », on arrive à le faire. Mais comme l’image plaît, comme on ne s’intéresse pas au contexte, on prend des pratiquants et on fait ce que notre monde ne cesse de dupliquer : des narratifs.
Alors que si l’on regarde simplement d’un point de vue psychosocial, au vu de l’âge des jeunes jiujitsutero, ils sont simplement dans le mimétisme. Oui, une reproduction de ce que l’on voit chez de très très nombreux champions à tous les niveaux dans les compétitions de Jiu-Jitsu Brésilien.
Nous allons avoir des phrases de Jun Fan (Bruce Lee) ou d’autres pratiquants, parfois réellement d’eux, parfois complètement à côté, qui, sonnant bien dans des présentations, sont reprises sans comprendre, ou sans simplement savoir pour quelle raison ils ont pu sortir cela. Bien sûr, ce que je dis sur nos disciplines se retrouve dans tous les domaines…
C’est peut-être que l’effort et la sincérité des pratiquants, souvent dans une grande douleur, ne me semblent pas respectés si l’on ne prend pas garde à ce qui donne la situation ou les mots à un moment T…
Et comme dit Kenshiro… « Tu ne le sais pas, mais tu es déjà mort. »
Martial Reflections of a Hypnofighter #443: The Use of Martial Arts as an Analogy
I don’t know if, like me, there are times when you get fed up with seeing videos edited with martial experts and a message or voiceover that gives us an analogy about what it means to be a man/woman of value, comparing situations to leadership, etc.
There is one video I’ve seen in tons of edits, with completely projected « blah blah » from the authors, concerning kids at an IBJJF competition who, after winning, bring all the participants onto the first step of the podium. And there, you get all the fantasies of what a champion, a person of value, a future leader will be…
But when you train, when you’ve competed, in BJJ or elsewhere, this way of doing things is extremely classic. Even in my « heavyweight » category, we manage to do it. But since the image is appealing, since we don’t care about the context, we take practitioners and do what our world constantly duplicates: narratives.
Whereas if we simply look at it from a psychosocial point of view, given the age of the young jiujitsuteros, they are simply engaging in mimicry. Yes, a reproduction of what is seen from a great many champions at all levels in Brazilian Jiu-Jitsu competitions.
We’re going to see quotes from Jun Fan (Bruce Lee) or other practitioners, sometimes genuinely theirs, sometimes completely off-topic, which, sounding good in presentations, are repeated without understanding, or simply knowing why they might have said it. Of course, what I say about our disciplines can be found in all fields…
Perhaps the effort and sincerity of the practitioners, often in great pain, do not seem respected if we do not pay attention to what gives rise to the situation or the words at a specific moment…
And as Kenshiro says… « You don’t know it, but you are already dead. »
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Quand on est malade, surtout face à des maladies lourdes, certaines façons de fonctionner peuvent être étonnantes. Certaines personnes, ne sachant que faire, se remettent entièrement au personnel médical, presque passivement, dans un mélange de désespoir et de confiance dans les compétences.
Il y a ceux qui, pour des raisons diverses, ne veulent pas de ce milieu aseptisé et mécanique du médical, et ils commencent à chercher des alternatives qui parfois les mènent au charlatanisme et à des promesses de guérison impossibles à tenir. Je le sais d’autant mieux que j’ai entendu des hypnothérapeutes vendre des « séances magiques » à des personnes désespérées qui, bien sûr, n’ont pas aidé à la guérison.
L’hypnose ne guérit pas ; c’est une discipline ou un outil qui permet, dans les cas qui nous concernent, d’apaiser la douleur, qu’elle soit mentale ou physique. Nous le savons, et les études le valident complètement : l’apprentissage de l’hypno-analgésie offre, durant ces périodes de souffrance, un apaisement essentiel pour ne pas sombrer dans divers épuisements, notamment celui du mental.
L’hypnose offre aussi la possibilité d’apaiser certains symptômes de la chimiothérapie. Le problème est que notre discipline, même si elle est désormais connue, ne l’est pas forcément de la bonne façon. Les a priori des patients, mais aussi des équipes médicales, empêchent un support puissant et surtout qui ne coûte pas grand-chose : quelques livres pour apprendre l’autohypnose.
En cette période d’Octobre Rose qui commence, j’ai une pensée pour toutes ces personnes qui traversent cette maladie et qui ont besoin de soutien et parfois de méthodes pour supporter certaines journées bien plus difficiles que d’autres…
When you are sick, especially with serious illnesses, some ways of coping can be surprising. Some people, unsure of what to do, put their trust 100% in the medical staff, almost passively, in a mix of despair and confidence in their skills.
There are those who, for various reasons, want to avoid the aseptic and mechanical environment of medicine, and they start looking for alternatives that sometimes lead them to charlatanism and promises of impossible-to-keep cures. I know this particularly well as I have heard hypnotherapists sell « magic sessions » to desperate people that, of course, did not aid in their recovery.
Hypnosis does not cure; it is a discipline or a tool that allows, in the cases that concern us, to soothe pain, whether mental or physical. We know this, and studies completely validate it: learning hypno-analgesia offers, during these periods of suffering, essential relief to prevent various forms of exhaustion, especially mental burnout.
Hypnosis also offers the possibility of alleviating certain symptoms of chemotherapy. The problem is that our discipline, even if it is now known, is not always understood correctly. The preconceptions of patients, as well as those of the medical teams, prevent a powerful form of support that, above all, doesn’t cost much: just a few books to learn self-hypnosis.
As Pink October begins, my thoughts are with all the people going through this illness who need support and sometimes methods to cope with some days that are much harder than others…
For those interested, you have plenty of free videos to learn self-hypnosis: https://urlr.me/3RZQzb