Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Hier, nous avons discuté de l’hypnose et de l’éthique. J’ai partagé mes réflexions sur ce que devrait être l’accompagnement en hypnose. Un praticien devrait recevoir un client uniquement avec un problème non médical et, si c’est le cas, avec l’accord du médecin. Si la problématique est psychologique, il est d’abord nécessaire d’orienter le client vers des thérapeutes spécialisés. Si ces démarches ne donnent pas de résultats, l’hypnose peut alors être envisagée comme une option parmi les disciplines complémentaires.
Notre métier consiste essentiellement à induire une transe et à faire des suggestions. Il n’y a pas de place pour une analyse psychologique approfondie, ni pour comprendre les différentes causes et effets. Nous adoptons une approche solutionniste, en nous basant sur la suggestibilité de nos clients. Cela nous dispense des questionnements et des anamnèses approfondies.
Il n’est pas nécessaire de connaître les détails de la vie du client ; normalement, c’est le rôle du psychologue, et le médecin doit s’assurer que nous ne traitons pas avec des personnes psychotiques. Notre rôle se limite à accueillir le client, à bien définir son objectif (même si ce n’est pas forcément le véritable problème) et à l’induire en transe.
Ensuite viennent les scripts. Je sais que certains pensent que cela ne relève pas de l’hypnose. Pourtant, puisque notre travail consiste à induire une transe et à proposer des suggestions, les scripts sont justement des séries de suggestions, directes ou indirectes. Vous pourriez avoir des remarques sur leur efficacité et leur adaptabilité.
Rappelons que nous formons en moins de 200 heures des personnes sans compétences préalables dans le domaine. Si elles maîtrisent l’induction de la transe et sa gestion, elles ne peuvent pas maîtriser toutes les problématiques. De plus, de nombreuses générations ont déjà testé et noté des scripts qui ont prouvé leur efficacité.
Pourquoi en faire plus, sachant que les scripts sont également conçus pour protéger les praticiens des erreurs et des risques d’entraîner le client dans des états négatifs qui pourraient provoquer des abréactions ? Une séance d’hypnose doit être un complément, une option, une possibilité d’aller vers la solution.
Cela fonctionnera ou non, mais comme le proposent de nombreuses écoles américaines, en 5 à 10 sessions, il y a de fortes chances que quelque chose se produise avec 5 à 10 scripts remplis de suggestions. Un moment où le client revient en estimant que la dernière session lui a fait du bien, et il suffira de continuer sur le même script.
Vous pourriez penser que si notre profession se limitait à cela, ce serait triste et ennuyeux… pourtant la question demeure : notre profession devrait-elle être autre chose ? Sachant que nous ne sommes ni psychiatres, ni psychologues, ni psychothérapeutes. Nous maîtrisons uniquement la spécificité de la transe et rien d’autre concernant la psyché.
Pank’s Reflections / Snapshot #221: What if hypnosis was limited to…
Yesterday, we discussed hypnosis and ethics. I shared my thoughts on what hypnotherapy should entail. A practitioner should only see a client with a non-medical issue and, if that is the case, with a doctor’s approval. If the issue is psychological, it is initially necessary to direct the client to specialized therapists. If these steps do not yield results, hypnosis can then be considered as an option among complementary disciplines.
Our job primarily involves inducing trance and making suggestions. There is no room for deep psychological analysis or understanding the various causes and effects. We adopt a solution-focused approach, relying on our clients’ suggestibility. This exempts us from extensive questioning and case histories.
It’s not necessary to know the details of a client’s life; normally, that’s the role of the psychologist, and the doctor must ensure we are not dealing with psychotic individuals. Our role is limited to welcoming the client, clearly defining their goals (even if they may not be the real issue), and inducing trance.
Then come the scripts. I know some think this is not hypnosis. However, since our job is to induce trance and offer suggestions, the scripts are precisely a series of suggestions, direct or indirect. You might have comments about their effectiveness and adaptability.
Remember, we train people in less than 200 hours who have no prior skills in the field. If they master trance induction and its management, they cannot grasp all the issues. Furthermore, many generations have already tested and noted scripts that have proven effective.
Why do more, knowing that scripts are also designed to protect practitioners from errors and the risks of leading clients into negative states that could cause abreactions? A hypnosis session should be a complement, an option, a possibility to move towards a solution.
It may or may not work, but as many American schools suggest, in 5 to 10 sessions, there’s a good chance something will happen with 5 to 10 scripts full of suggestions. A moment where the client returns feeling that the last session was beneficial, and it will suffice to continue with the same script.
You might think that if our profession were limited to this, it would be sad and boring… yet the question remains: should our profession be something else? Considering that we are neither psychiatrists, psychologists, nor psychotherapists. We only master the specificity of trance and nothing else about the psyche.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Combattre est assez peu naturel. Bien que nous le fassions depuis la nuit des temps, et que beaucoup d’entre nous jouent à se battre dès l’enfance, blesser et être blessé n’est pas dans notre nature. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ritualisons les conflits physiques. Vous avez certainement déjà entendu des personnes étrangères aux arts martiaux traiter de fous ceux qui pratiquent la boxe ou la lutte.
Cette attitude semble, d’une certaine manière, contre nature. C’est comme si le combattant allait à l’encontre de son instinct de protection, risquant ainsi de se faire blesser. Lorsqu’on entre en compétition, ou que nos protégés montent sur le tatami pour la première fois, cela est difficile. La gestion de cette peur s’apprend. Plus nous y sommes confrontés, plus nous apprenons à la faire devenir un partenaire.
Ce n’est certes pas le partenaire idéal, mais il nous rappelle que ce qui va se passer exige notre pleine attention, bien qu’en faisant cela, il puisse réduire certaines de nos compétences. Si c’était un être vivant, ce serait un peu comme ce chien qui aboie pour nous protéger, puis qui, une seconde plus tard, nous regarde et nous saute dessus pour jouer.
Dans une confrontation de rue, le niveau de stress monte rapidement sans que nous soyons prêts. Dans le sport, même si c’est déjà difficile, nous avons un temps de préparation. Dans la rue, nous passons de zéro à 100 % de stress en quelques secondes. Nos réponses typiques sont : combattre, se figer ou fuir.
Nous pouvons essayer de préparer le type de réponse que nous souhaiterions avoir, mais soyons honnêtes, ce n’est pas facile. Je pense sincèrement que l’on peut adopter des comportements de confiance comme un masque, mais au fond, nous restons terrifiés et tremblants. Si nous parvenons à éviter la pire réponse en cas d’agression, à savoir se figer…
Entrer dans une confrontation physique est effrayant, surtout lorsqu’il n’y a pas de règles, pas d’arbitre et que des armes peuvent être impliquées. Aller au combat est véritablement dangereux, il est normal d’éprouver de la peur. Ne pas en ressentir est risqué pour nous, même si parfois nos comportements impulsifs peuvent réduire drastiquement les blessures et les problèmes.
Ne soyez pas trop dur avec vous-même lorsque vous devez combattre, que ce soit en sport ou lors d’une agression. Il est important que vous puissiez sortir de cette torpeur et prendre les décisions les plus justes pour l’emporter, ou simplement survivre sans blessure.
Martial Reflections of a Hypnofighter #211: The Fear of Combat
Fighting is somewhat unnatural. Although we have been doing it since time immemorial, and many of us have played at fighting since childhood, hurting and being hurt is not in our nature. This is precisely why we ritualize physical conflicts. You have undoubtedly heard people unfamiliar with martial arts consider those who box or wrestle as crazy.
This attitude seems, in a way, against nature. It’s as if the fighter is going against their instinct of protection, thus risking injury. When entering a competition, or when our proteges step onto the tatami for the first time, it is difficult. Managing this fear is something that can be learned. The more we face it, the more we learn to make it a partner.
It’s certainly not the ideal partner, but it reminds us that what is about to happen requires our full attention, even though it may impair some of our skills. If it were a living being, it would be like that dog that barks to protect us, then a second later looks at us and jumps on us to play.
In a street confrontation, the level of stress quickly rises without us being ready. In sports, even though it’s already tough, we have a preparation time. On the street, we go from zero to 100% stress in a few seconds. Our typical responses are: fight, freeze, or flee.
We can try to prepare the type of response we would like to have, but let’s be honest, it’s not easy. I truly believe that we can adopt behaviors of confidence like a mask, but deep down, we remain terrified and trembling. If we manage to avoid the worst response in case of aggression, namely freezing…
Entering a physical confrontation is frightening, especially when there are no rules, no referee, and weapons can be involved. Going into combat is truly dangerous, it is normal to feel fear. Not feeling it is risky for us, even though sometimes our impulsive behaviors can drastically reduce injuries and problems.
Don’t be too hard on yourself when you have to fight, whether in sport or in a situation of aggression. It is important that you can come out of this stupor and make the fairest decisions to prevail, or simply survive without injury.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Nous avons plus, et encore davantage. Même les personnes qui ont peu peuvent, à travers le numérique, ressentir une forme d’abondance. Des contenus, des sons, des découvertes ou des rencontres. Le monde est à portée de portable, mais nous ne sommes plus aptes à savoir quoi décider, choisir, et finalement y prendre plaisir.
Nous vivons aujourd’hui dans une opulence qui ne nous satisfait pas, alors nous pensons que ce que nous n’avons pas encore sera automatiquement ce qui nous fera réellement plaisir, que c’est ce qui nous aura manqué et que ces objets, qu’ils soient réels ou non, sont la clé de notre bonheur.
Je me souviens d’un des constats de Bohler dans un de ses livres : il partage l’idée que le striatum dans le cerveau est à l’origine de notre envie de toujours plus. Et comment pourrions-nous être bien, voire heureux, si nous ne sommes même pas capables de nous satisfaire de ce que nous avons ? De plus, avec des discours consuméristes, tant psychiques que matériels, qui parlent d’un développement toujours plus important, quand allons-nous simplement apprécier nos limites ?
Vous le savez, je suis de ceux qui prônent le pouvoir limité de nos êtres. Juste parce que nous ne pouvons pas tout, nous pouvons apprendre et développer une compétence pour nous satisfaire. Une stratégie souvent oubliée parce que cela demande un effort de nous vers les objets, les personnes ou les événements, et non l’inverse : le « ça » qui doit nourrir ou combler quelque chose en nous.
Nous pouvons attendre longtemps pour que les biens et les humains nous apportent pleine satisfaction. Par contre, nous pouvons nous exercer à devenir plus conscients de la chance d’un instant, d’un moment, d’un partage, ou de vivre quelque chose dans notre journée qui nous rend au moins OK.
Se satisfaire nous amène à nous contenter. Aujourd’hui, c’est devenu une injure, un manque de grandeur, c’est s’empêcher de réaliser son évolution ou son merveilleux. Mais pour moi, c’est simplement admettre notre petitesse, reprendre notre place et ne pas en chercher une autre, et exploiter au maximum ce qu’elle nous apporte.
Et pour le peu que je sois écolo (et franchement je ne le suis pas du tout), c’est aussi cette idée qu’il peut y avoir plus de qualité et de satisfaction dans le « moins mais peut-être mieux » pour nos besoins. Réapprendre à se contenter, c’est aussi offrir une meilleure écoute de ce que nous souhaitons et investir dans des choses (relations, travaux, ou objets) que nous n’allons pas simplement consommer, mais que nous allons faire fructifier et se développer vers ce qui nous semble bon.
Reflections of Pank / Snapshot #220: Relearning to Be Satisfied
We have more, and still more. Even those who have little can, through digital means, feel a form of abundance. Content, sounds, discoveries, or encounters. The world is at our fingertips, yet we are no longer able to decide what to choose and ultimately enjoy it.
Today, we live in an opulence that does not satisfy us, so we think that what we haven’t yet obtained will automatically be what truly pleases us, that it’s what we’ve been missing, and that these objects, whether real or not, are the key to our happiness.
I remember one of Bohler’s observations in one of his books: he shares the idea that the striatum in the brain is the origin of our desire for always more. And how could we be well, or happy, if we are not even capable of being satisfied with what we have? Moreover, with consumerist discourses, both mental and material, talking about ever-greater development, when will we simply appreciate our limits?
You know, I am one of those who advocate for the limited power of our beings. Just because we cannot do everything, we can learn and develop a skill to satisfy ourselves. A strategy often forgotten because it requires an effort from us towards objects, people, or events, and not the other way around: the « it » that must nourish or fill something in us.
We can wait a long time for goods and people to bring us full satisfaction. However, we can practice becoming more aware of the fortune of an instant, a moment, a sharing, or experiencing something in our day that makes us at least OK.
Being satisfied leads us to be content. Today, this has become an insult, a lack of grandeur; it’s preventing oneself from realizing one’s greatness or wonder. But for me, it’s simply about admitting our smallness, taking our place and not seeking another, and making the most of what it offers us.
And for the little that I am eco-conscious (and frankly, I am not at all), it’s also this idea that there can be more quality and satisfaction in « less but maybe better » for our needs. Relearning to be content is also about offering better listening to what we wish for and investing in things (relationships, work, or objects) that we won’t just consume, but that we will nurture and develop towards what seems good to us.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank