Réflexions de Pank / Instantané #316 : Ralentir

Apprendre à ralentir notre quotidien n’est pas une question de vacances, mais une nécessité pour retrouver un rythme naturel. Cet instantané explore l'importance d'accepter le temps d’intégration, de cicatrisation et de transformation dans une société où tout va trop vite.

Quand avez-vous ralenti votre quotidien pour la dernière fois ? Je ne parle pas de vacances, mais simplement d’aller moins vite dans votre façon d’agir, de penser ou de respirer. Souvent, nous n’avons pas conscience de nous-mêmes, de nos rythmes et de nos façons de faire. Nous sommes comme des automates.

Des machines qui veulent aller vite, ou peut-être même qui ne le souhaitent pas, mais qui agissent avec rapidité. Pendant longtemps, j’ai apprécié une idée issue de la Pure NLP, selon laquelle votre cerveau va plus vite que vous ne le pensez. C’est vrai : on peut le constater dans les dialogues ou les sessions, où des réponses subconscientes surgissent avec une étonnante rapidité.

Cependant, comme je l’ai déjà partagé dans mes réflexions, nous ne sommes pas réellement plus rapides. Notre nature, nos caractéristiques propres peuvent parfois accélérer certains aspects de nous-mêmes. On le remarque notamment face à des personnes ayant un cerveau « hors du commun ». Pourtant, les temps d’intégration, d’apaisement, ou même de cicatrisation, restent intrinsèquement lents.

C’est d’ailleurs l’une des demandes les plus fréquentes que nous recevons en cabinet : vouloir que les souffrances, les habitudes ou les changements se produisent rapidement. Cependant, les transformations suivent leur propre rythme, celui qui est normal pour nous. Et ce rythme est rarement rapide.

Même lorsque certaines techniques ou suggestions semblent provoquer des changements rapides dans les schémas de souffrance de nos consultants, ces résultats ne sont souvent que la conclusion de nombreuses heures, semaines ou années de répétition, de recherche d’un mieux-être. Nous sommes le point de bascule de toutes ces pérégrinations.

Prendre un instant, puis une succession lente de ces instants pour vivre. Cela peut stresser ceux qui veulent que tout bouge, que tout change. Nos cerveaux, accros à la dopamine, peuvent traverser un moment de « craving ». Mais ensuite, un temps sans temporalité peut s’installer, offrant une perception différente de ce qui est, en nous ou autour de nous.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections by Pank / Snapshot #316: Slowing Down

When was the last time you slowed down your daily life? I’m not talking about taking a vacation, but simply acting, thinking, or breathing more slowly. Often, we are unaware of ourselves, our rhythms, and our ways of doing things. We operate like automatons.

Machines that either want to go fast or perhaps don’t even desire speed but act with it nonetheless. For a long time, I appreciated an idea from Pure NLP that suggests your brain works faster than you think. It’s true; this can be observed during conversations or sessions where subconscious responses emerge with astonishing speed.

However, as I’ve previously shared in my reflections, we’re not genuinely faster. Our nature and unique characteristics can sometimes accelerate parts of ourselves. We notice this particularly when encountering individuals with « extraordinary » brains. Yet, processes such as integration, soothing, and even healing inherently take time.

This is one of the most frequent requests we receive in our practices: wanting pain, habits, or changes to happen quickly. However, transformations occur at their own pace—the pace that is normal for us. And that pace is rarely fast.

Even when certain techniques or suggestions appear to rapidly alter a consultant’s patterns of suffering, these outcomes are often the culmination of countless hours, weeks, or years of repetition and the quest for betterment. We are merely the tipping point of all these journeys.

Take a moment, then a slow succession of such moments, to live. This might stress those who want constant movement and change. Our dopamine-driven brains might experience a moment of “craving.” But then, a timeless state can emerge, offering a different perception of what is, within us or around us.

Take what is good and right for you.

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Hypnose et Manipulation Mentale #73 / Gérer les personnes toxiques #3 : Imposer son propre cadre

3 vidéos pour réfléchir sur les cadres que vous avez acheté et développer le votre pour votre prise d’autonomie.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #308 : L’amateurisme doit rester notre cœur de cible

En France, les sports de combat professionnels peinent à se développer, laissant la place à un amateurisme structuré. Inspiré par des initiatives japonaises comme le Rizin, cet article explore comment les organisations MMA françaises mettent en avant les amateurs pour préparer une nouvelle génération de combattants, tout en offrant des leçons à tirer de ces pratiques.

En France, nous avons un problème : le sport professionnel dans les arts martiaux est quasiment inaccessible. Même si l’on aime parler de combats professionnels, il s’agit souvent d’amateurs affrontant des professionnels. Quand je parle d’amateurs, je fais référence au fait que la majorité des combattants ne tirent que très rarement leurs revenus des organisations de combats ou des primes associées à leurs affrontements.

Nous disposons d’un tissu associatif qui met en avant la formation d’amateurs. La plupart ne feront qu’un passage modéré par la compétition et rencontreront d’importantes difficultés s’ils souhaitent devenir professionnels dans le sens d’une rémunération exclusivement liée aux combats.

Au Japon, avant un événement comme le Rizin — successeur du Pride bien que moins populaire —, deux journées sont organisées autour de l’événement. Si cela peut sembler inutile à certains, ces journées incluent des tournois amateurs en BJJ, et parfois même en shooto (ce qui n’est pas le cas cette saison).

Ces journées servent de tremplin, offrant un aperçu des futurs affrontements. Elles permettent aux amateurs de découvrir de nouvelles têtes, peut-être de futures stars dans quelques années. C’est aussi l’occasion de créer un pré-show attirant un public plus large.

En France, nos organisations de MMA réalisent une belle initiative en mettant en avant des combats amateurs avant les événements principaux plus professionnels. Bien que l’audience puisse parfois être dispersée ou peu attentive, cela reste une porte ouverte pour une nouvelle génération, leur offrant un aperçu de ce qu’une organisation professionnelle peut proposer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #308: Amateurism Must Remain Our Core Target

In France, we face a problem: professional sports in martial arts are nearly inaccessible. Even though we like to talk about professional fights, it often comes down to amateurs facing professionals. When I mention amateurs, I refer to the fact that most fighters rarely derive their income from fighting organizations or the earnings associated with their matches.

We have an associative structure that prioritizes the training of amateurs. Most will only engage moderately in competitions and will struggle greatly if they aim to become professionals in the sense of exclusively earning their income from fights.

In Japan, before an event like Rizin — the successor to Pride, albeit less trendy — two days are organized around the main event. While this may seem unnecessary to some, these days often feature amateur tournaments in BJJ and sometimes even shooto (though not this season).

These days serve as a springboard, offering a preview of upcoming clashes. They allow amateurs to discover new talents, perhaps future stars in a few years. It is also an opportunity to create a pre-show that draws a larger audience.

In France, our MMA organizations have initiated a commendable practice by showcasing amateur fights before the more professional main cards. Although audiences can sometimes be sparse or inattentive, this still provides a gateway for the next generation, giving them a glimpse of what a professional organization can offer.

Take inspiration from what feels right and meaningful to you.

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Réflexions de Pank / Instantané #315 : Tout est normal

Adopter la philosophie "Tout Est Normal" permet de réduire le stress en internalisant nos expériences et en comprenant nos schémas de réaction face au stress. Découvrez comment cette approche transforme la perception des événements du quotidien.

Depuis des années, que ce soit en cabinet ou dans mon dojo, je répète souvent que tout est normal. Ce qui se passe, qu’il soit perçu comme positif ou négatif, est normal, et nous n’avons pas à le considérer comme un événement exceptionnel. Pourquoi ? Simplement parce que ce qui semble hors norme peut nous paraître difficilement surmontable.

Cependant, 95 % des événements de notre quotidien ne sont pas anormaux, et ils le paraissent encore moins à mesure que nous accumulons de l’expérience et élargissons nos cadres de référence. Cette normalité réside en nous. Nous vivons dans des récurrences de schémas, et plus intéressant encore, plus nous nous connaissons, plus nous savons comment nous réagissons face au stress.

Nous savons si nous avons tendance à nous figer, réfléchir, anticiper, agir par impulsion, fuir pour mieux comprendre la situation, rester pour analyser ou avancer pour sentir une dynamique. D’une manière ou d’une autre, même si nous pouvons dire « ça dépend, » nous adoptons généralement le même type de réponse personnelle. Les sciences sociales ajoutent même que, globalement, nous répondons de manière similaire à certains stimuli.

Bien sûr, cela peut sembler moins attrayant que l’idée selon laquelle nous maîtrisons le monde et la vie, que nous décidons de tout. Pourtant, ce qui est utile, c’est de comprendre que nos réponses et les événements ne sont que des normalités, souvent un cumul de petites choses qui, à un moment donné, peuvent sembler importantes.

Lorsque nous adoptons la philosophie TEN (Tout Est Normal), nous ramenons le monde à nous-mêmes. Nous internalisons ce que nous vivons et ce qui se passe autour de nous. Nos réponses s’associent de plus en plus à notre dialogue interne et à nos processus cognitifs. Cela offre une diminution du stress et une meilleure gestion des situations, car nous devenons plus conscients de ce qui se trouve en nous et de la manière d’y répondre.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #315: Everything is Normal

For years, whether in my practice or my dojo, I’ve often repeated that everything is normal. What happens, whether perceived as positive or negative, is normal, and we don’t need to see it as an exceptional event. Why? Simply because what seems out of the ordinary can appear difficult to overcome.

However, 95% of daily events are not abnormal, and they seem even less so as we accumulate experience and broaden our perspectives. This normality resides within us. We live through recurring patterns, and more interestingly, the better we know ourselves, the more we understand how we react to stress.

We know if we tend to freeze, reflect, anticipate, act on impulse, retreat to gain clarity, stay to analyze, or move forward to sense a dynamic. In one way or another, even if we might say « it depends, » we generally adopt the same type of personal response. Social sciences even suggest that, broadly speaking, we respond similarly to certain stimuli.

Of course, this might seem less appealing than the idea that we control the world and life, that we make all the decisions. Yet, what’s useful is understanding that our responses and events are merely normalities, often a buildup of small things that, at some point, may seem significant.

When we adopt the TEN philosophy (Tout Est Normal – Everything Is Normal), we bring the world back to ourselves. We internalize what we experience and what happens around us. Our responses increasingly align with our internal dialogue and cognitive processes. This reduces stress and improves how we manage situations because we become more aware of what’s within us and how to respond.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #307 : Le Japon et les arts martiaux

Pour les passionnés d’arts martiaux japonais, partir au pays du soleil levant représente une envie profonde, une sorte de quête vers la source de ce que beaucoup pratiquent depuis des années.
Cependant, il existe un mythe autour des arts martiaux au Japon, notamment celui de leur supposée popularité. En réalité, ce n’est pas le cas : le football et le baseball sont largement plus prisés par les Japonais.

Dans certains quartiers importants de Tokyo, il est courant de passer devant des dojos où le professeur ne compte que quelques pratiquants, souvent moins d’une dizaine. Cela s’observe dans de nombreux styles, qu’il s’agisse du karaté ou de disciplines plus modernes comme le MMA ou le BJJ.

Croire qu’un voyage au Japon permettra de retrouver l’esprit pur et authentique du budo est illusoire. Certes, certains dojos maintiennent une étiquette traditionnelle, mais, comme en France, la nouvelle génération privilégie des approches ludiques et spectaculaires.

Ce phénomène est global. Cependant, en Occident, nous avons parfois tendance à idéaliser à l’excès le côté asiatique, oubliant que nos pratiques sont souvent plus rigides que celles proposées au Japon. Il faut également tenir compte du problème de mémoire : nos anciens qui ont voyagé au Japon ou appris auprès de sensei japonais idéalisent parfois leurs expériences.

Comme je l’ai souligné dans mes articles sur le karaté Kyokushinkai, la réalité au Hombu dojo ou lors des défis avec le Shorinji Kenpo différait souvent des récits embellis.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #307: Japan and Martial Arts

For enthusiasts of Japanese martial arts, traveling to the Land of the Rising Sun represents a deep desire, a quest to connect with the source of what many have practiced for years.

However, a myth surrounds martial arts in Japan, particularly regarding their supposed popularity. In reality, this is not the case: soccer and baseball are far more popular among the Japanese.
In some major districts of Tokyo, it’s common to pass by dojos where the instructor only has a handful of students, often fewer than ten. This is true across various styles, from karate to more modern disciplines like MMA or BJJ.

Believing that a trip to Japan will reconnect you with the pure and authentic spirit of budo is an illusion. Certainly, some dojos maintain traditional etiquette, but like in France, the new generation prefers playful and spectacular approaches.

This trend is global. However, in the West, we often tend to excessively idealize Asian traditions, forgetting that our practices are often stricter than those found in Japan. It’s also essential to consider the issue of memory: those who have traveled to Japan or trained under Japanese sensei sometimes idealize their experiences.

As I’ve highlighted in my articles on Kyokushinkai karate, the reality at the Hombu dojo or during challenges with Shorinji Kenpo often differed from the glorified accounts.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #306 : Comprendre ses techniques au travers de ses fondamentaux

L'article explore comment décomposer et analyser les techniques martiales pour en extraire les fondamentaux, essentiels pour surmonter les problématiques en combat, qu'il s'agisse de préhension ou de percussion.

Dans le Jiujitsu et de nombreux systèmes de préhension, il est facile de mettre au point de nouvelles techniques. Certaines vont d’ailleurs faire le buzz sur Internet et, parfois, prendre le nom de leur découvreur (comme la De La Riva, bien qu’elle existait déjà dans les matchs de Kosen Judo).

Ce qui est intéressant dans l’étude de nos techniques et l’assimilation de nouvelles, c’est d’observer ce qui constitue la technique elle-même. Par exemple, hier, je suis revenu sur le principe fondamental que nous propose le pendulum sweep, la deuxième technique enseignée dans mon académie.

J’ai montré comment les logiques d’évasion pour sortir des contrôles pouvaient s’inspirer de cette idée de pendule. C’est d’ailleurs cette capacité à transférer une notion clé, non pas dans la forme mais dans le fond, qui nous permet de comprendre que nous touchons à des fondamentaux.

Une fois que l’on comprend qu’au-delà de simplement renverser ou passer une garde grâce aux techniques de base, il existe, dans ces formes « primaires, » des concepts que l’on peut qualifier de fondamentaux, alors tout devient plus clair. Si nous appliquons ces fondamentaux, que ce soit dans les systèmes de préhension ou de percussion, nous pouvons répondre à une grande majorité des problématiques rencontrées dans les affrontements.

Plus nous prenons le temps de décomposer nos techniques pour en chercher les constituants, plus nous pouvons apprendre et assimiler ce qui, parfois, n’est pas conscient, mais qui, d’un point de vue mécanique, est associé aux structures fondamentales de nos styles.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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: Martial Reflections of a Hypnofighter #306: Understanding Techniques Through Their Fundamentals

In Jiujitsu and many grappling systems, it’s easy to develop new techniques. Some even create a buzz online and sometimes take on the name of their discoverer (like the De La Riva guard, which already existed in Kosen Judo matches).

What’s interesting in studying our techniques and assimilating new ones is observing what constitutes the technique itself. For example, yesterday, I revisited the fundamental principle presented by the pendulum sweep, the second technique taught in my academy.

I demonstrated how escape logics to get out of control positions could draw inspiration from this pendulum idea. It’s this ability to transfer a key notion, not in form but in substance, that allows us to understand we are dealing with fundamentals.

Once we understand that, beyond merely sweeping or passing guard using basic techniques, there are « primary » forms containing concepts we can call fundamentals, everything becomes clearer. By applying these fundamentals, whether in grappling or striking systems, we can address the vast majority of issues encountered in confrontations.

The more time we spend breaking down our techniques to uncover their building blocks, the more we can learn and assimilate what might not be consciously apparent but is mechanically linked to the fundamental structures of our styles.

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Méthode CONDOR #7 : Garder en tête que tout est Normal

Un petit mantra qui une fois qu’on le maîtrise est vraiment apaisant dans le quotidien.

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Réflexions de Pank / Instantané #314 : Se connaître

Apprendre à se connaître permet de mieux anticiper nos réactions et comportements, mais cette quête est souvent freinée par une lutte interne entre nos aspirations idéalisées et la réalité de notre être. Accepter et s’aimer tel que l’on est ouvre les portes d’une vie plus simple et plus saine.

Plus nous apprenons à nous connaître, plus nous devenons aptes à anticiper nos réactions, nos pensées et nos comportements dans de nombreuses situations. Le problème est que, parfois, nous restons en lutte interne entre le récit que nous nous faisons de nous-mêmes et la réalité de ce que nous avons compris de nous.

Nous imaginons et anticipons des situations ou des comportements parfois de manière idéalisée. Cela peut nous conduire à refuser ce que nous sommes réellement, ce dont nous avons pourtant conscience. Ce refus crée une injonction contradictoire, qui mine progressivement notre confiance en nous.

Nous savons, consciemment ou inconsciemment, ce que nous sommes réellement grâce aux retours d’expériences accumulés. Cependant, nous persistons à croire qu’un jour, comme par magie, nos « programmes internes » se réactiveront autrement et transformeront soudainement nos actions ou orientations en cours.

Cette guerre entre ce que nous voulons être et ce que nous sommes réellement nous prive de tranquillité pendant des années. Nous passons un temps fou à nous décevoir, à attendre de nous-mêmes des réactions ou des fonctionnements qui, dans 80 % des cas, ne seront ni disponibles ni possibles.

S’accepter et s’aimer tel que l’on est, et non tel que l’on pourrait être, constitue une clé précieuse pour avancer dans la vie de manière plus simple et plus saine. Et cela, même si les autres attendent ou imaginent autre chose de nous.

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Reflections by Pank / Snapshot #314: Knowing Yourself

The more we learn about ourselves, the better we become at anticipating our reactions, thoughts, and behaviors in various situations. However, the problem is that sometimes we remain in an internal struggle between the story we tell ourselves about who we are and the reality of what we’ve understood about ourselves.

We imagine and anticipate situations or behaviors, often idealized. This can lead us to reject who we truly are, even though we are aware of it. This rejection creates a contradictory injunction that gradually undermines our self-confidence.

We consciously or subconsciously know who we truly are through accumulated life experiences. Yet, we continue to believe that one day, as if by magic, our « internal programs » will reset themselves and suddenly transform our current actions or orientations.

This war between who we want to be and who we truly are robs us of years of tranquility. We spend an incredible amount of time disappointing ourselves, expecting reactions or behaviors from ourselves that, 80% of the time, will neither be available nor possible.

Accepting and loving yourself as you are, not as you could be, is a precious key to moving forward in life more simply and healthily—even if others expect or imagine something different from you.

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Méthode CONDOR #6 : Soyez conscient de vous, Connaissez vous pour améliorer le quotidien.

Un point que nous connaissons tous mais que nous ne prenons pas toujours en compte.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #305 : Entraînement en extérieur

Dans les arts martiaux, il existe cette habitude de s’entraîner en extérieur, que ce soit en karaté ou en jiujitsu. Nous pouvons explorer cette facette pour retrouver du plaisir en dehors de la salle.

Bien sûr, on peut courir ou faire de la préparation physique (ce qui n’est absolument pas mon cas), ou encore travailler ses gammes et ses bases, des exercices que nous pouvons faire seuls. Les styles comme le karaté, le wushu ou d’autres systèmes similaires ont l’avantage de reposer sur des répétitions régulières en kihon ou en kata.

Pour les disciplines axées sur le grappling et la préhension, l’entraînement en extérieur est plus délicat. Cependant, les judokas ont pendant des années travaillé avec leur ceinture attachée à un arbre, et aujourd’hui, les élastiques permettent de répéter des exercices de projection.

S’entraîner dans des conditions variées – chaudes, froides, parfois très humides – et surtout seul offre une perception différente. C’est une autre dynamique, où personne ne donne le tempo. Cela implique un travail de dissociation : s’observer, se corriger, se reprendre, sans pour autant juger que c’est mauvais.

Chercher à s’améliorer, ressentir ce qui se passe autour de soi, que ce soit en montagne, en forêt, ou sur une plage, apporte une nouvelle perspective. Même dans un playground de basket en milieu urbain, cela peut avoir son charme.

Les périodes d’entraînement en extérieur offrent également la possibilité de renouer avec le dojo et d’aller à la rencontre des autres. Après des jours ou des semaines de changement de cadre, nous pouvons redécouvrir la richesse des échanges avec les autres et la valeur d’un cours guidé par un enseignant.

Prenez seulement ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #305: Outdoor Training

In martial arts, there is a tradition of training outdoors, whether in karate or jiujitsu. Exploring this aspect can bring enjoyment outside the training hall.

Of course, you can run or engage in physical conditioning (which is definitely not my case) or practice drills and basics—exercises you can do alone. Styles like karate, wushu, or similar systems have the advantage of relying on regular kihon or kata repetitions.

For grappling and gripping arts, outdoor training can be trickier. However, judokas have historically trained using their belts tied to a tree, and nowadays, elastic bands allow for practicing projection techniques.

Training in varied conditions—hot, cold, sometimes very humid—and especially alone offers a different perspective. It’s a distinct dynamic with no one dictating the pace. This involves a process of dissociation: observing oneself, self-correcting, and retrying without judgment.

Seeking improvement and sensing what’s happening around you—whether on a mountain, in a forest, or on a beach—offers a fresh outlook. Even in an urban basketball playground, this can have its charm.

Outdoor training periods also provide an opportunity to rekindle appreciation for the dojo and reconnect with others. After days or weeks of this change of setting, we can rediscover the richness of interaction and the value of a class guided by an instructor.

Take only what is good and right for you.

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