Réflexions de Pank / Instantané #167 : « T’es gros »… Non, ce n’est pas une insulte

Je fais suite à la capsule de ce matin : https://youtu.be/0_-if82HfTM. Nous assistons à une forme de censure du mot, phénomène récurrent dans nos sociétés. Autrefois, les mots interdits étaient dictés par la religion. Aujourd’hui, ce sont les médias, qu’ils soient sociaux ou nationaux, qui imposent leurs tabous. Certains mots ne peuvent être prononcés sans risquer un procès, une interdiction de publication, ou même la démonétisation.

Cela pourrait sembler anodin puisqu’il suffirait de trouver des périphrases ou des synonymes. Cependant, un mot a un sens spécifique qui peut éveiller les consciences et révéler des liens de cause à effet cruciaux, comme nous le voyons régulièrement en Hypno-Analyse.

Prenons l’exemple du mot « gros ». Il décrit un fait, une réalité, un volume, à l’instar des mots « grand » ou « petit ». Il n’y a rien d’émotionnel, aucune structure de pouvoir ou de domination dans son usage.

Cependant, ces dernières années, dire à quelqu’un qu’il est gros semble être devenu une insulte. Mais dire à quelqu’un qu’il est blond ou grand est-il insultant ? De nouveaux néologismes ont émergé, comme « grossophobie », qui sont surutilisés.

Refuser d’admettre un fait tel qu’être gros, et continuer à chercher des synonymes ou des analogies, empêche de reconnaître la réalité. Sans la bonne information ou le bon diagnostic, comment pouvons-nous pleinement appréhender le réel ? Si nous n’utilisons pas les mots justes pour décrire les choses, le basketball ou le handball pourraient simplement être réduits à des jeux de balle rebondissante.

Nous n’offrons pas une vraie perception du réel. Dire d’une personne qu’elle est solide, potelée, en surpoids ou obèse n’a pas le même sens. Et cette personne pourrait être un bodybuilder, un géant, ou simplement malade.

Il est temps d’oser dire les choses comme elles sont, et de ne surtout pas accepter la censure, quitte à être critiqué. Utiliser les mots justes peut ouvrir des voies de compréhension et de comportements appropriés.

#mot #verbe #poids #définition #pouvoir #réalité #sens #censure 

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #167: « You’re fat »… No, it’s not an insult

Following this morning’s video: https://youtu.be/0_-if82HfTM. We are witnessing a form of word censorship, a recurring phenomenon in our societies. Previously, forbidden words were dictated by religion. Today, it is the media, whether social or national, that impose their taboos. Some words cannot be spoken without risking a lawsuit, a publication ban, or even demonetization.

This might seem trivial since it would suffice to find periphrases or synonyms. However, a word has a specific meaning that can awaken consciences and reveal crucial cause-and-effect links, as we regularly see in Hypno-Analysis.

Take, for example, the word « fat ». It describes a fact, a reality, a volume, just like the words « tall » or « short ». There is nothing emotional, no power structure or domination in its use.

However, in recent years, telling someone they are fat seems to have become an insult. But is telling someone they are blonde or tall insulting? New neologisms have emerged, like « fatphobia », which are overused.

Refusing to admit a fact such as being fat, and continuing to search for synonyms or analogies, prevents recognizing reality. Without the right information or diagnosis, how can we fully understand the real? If we do not use the correct words to describe things, basketball or handball could simply be reduced to bouncing ball games.

We do not offer a true perception of reality. Saying a person is sturdy, chubby, overweight, or obese does not mean the same thing. And this person could be a bodybuilder, a giant, or just sick.

It is time to dare to say things as they are, and especially not to accept censorship, even if it means being criticized. Using the right words can open paths to understanding and appropriate behaviors.

#word #verb #weight #definition #power #reality #meaning #censorship

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

HnO Hypnosophie #922 : Les mots sont ils devenus tabous ? Réutilisons les pour parler des faits …

Une réflexion par rapport aux mots et à leurs utilisations.

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
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Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #83 : Vivre le présent à travers nos suggestions

Ces derniers jours, j’ai abordé un sujet qui m’interroge fréquemment : la manière dont nous abordons le présent dans nos suggestions. Il n’est pas facile d’accepter l’idée que nos suggestions impliquent que les choses sont déjà accomplies. Cela suppose que nous devons parler au présent plutôt qu’au futur. Plusieurs points de vue circulent à ce sujet, notamment la notion du moment présent de la séance en cours. Malgré notre orientation souvent axée sur le « devenir », il est courant de travailler dans le présent.

En lisant des ouvrages en anglais, je me suis interrogé sur une nuance plus marquée qu’en français. Dans le coaching, la thérapie et l’hypnose, l’utilisation du présent continu est fréquente. C’est une particularité qui m’a longtemps échappée pendant ma scolarité.

Il existe un présent qui exprime une habitude ou une situation établie, et un présent progressif qui sert parfois de transition vers le futur. Il est bien connu que la plupart des méthodes hypnotiques que nous utilisons en France sont d’origine américaine, telles que la PNL, l’hypnose Ericksonienne ou l’hypnose Elmanienne.

Nombre de concepts que nous considérons comme normaux découlent souvent de la culture anglo-saxonne, mais sans avoir exactement la même signification ou la même forme en France.

Lors de la création d’une suggestion, l’idée d’évolution progressive est mise en avant. C’est pourquoi nous pouvons facilement accepter la suggestion de Coué : « Chaque jour, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. »

Ce « mieux en mieux » équivaut au présent progressif. Cela va bien pour l’instant, mais cela tend à s’améliorer encore davantage dans le présent en train de se construire. Lorsque nous nous suggérons des affirmations simples comme « Je suis en bonne santé » alors que nous sommes malades, le subconscient rencontre automatiquement des difficultés, voire une impossibilité, à accepter la suggestion.

Il est donc judicieux d’utiliser des verbes liés à l’action et potentiellement aux résultats de nos suggestions. Par exemple, « Je progresse sur la voie de la santé » ou « Chaque jour, ma santé retrouve sa place… »

Notre présent est en train de se construire, il n’est pas figé. Il doit tenir compte du futur sans être submergé par l’incertitude naturelle de celui-ci.

Par conséquent, nous pouvons affirmer que nos suggestions sont formulées dans le présent, non pas comme un état défini, mais en constante évolution et acquisition.

Et vous, comment concevez-vous le temps présent dans les suggestions ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #80 : Quand le sens des mots n’a plus le même sens.

Il y a quelques jours, je partageais avec vous une vidéo abordant une étude qui expliquait que chacun pouvait avoir sa propre définition des mots utilisés. Cela signifie que nous pouvons souvent nous retrouver dans de nombreuses conversations sans parler réellement de la même chose, même si nous utilisons les mêmes termes.

Dans ce contexte, il est essentiel d’apprendre à prendre conscience de cette diversité d’interprétations et de consacrer du temps à définir ce que chaque mot représente pour chacun. C’est particulièrement important lorsqu’il s’agit de termes qui décrivent des expériences personnelles, comme les mots utilisés pour décrire une pathologie ou un mal-être. Cependant, lorsque nous cherchons à obtenir des détails supplémentaires, nous nous heurtons souvent à des descriptions abstraites.

En somme, il arrive souvent qu’un terme vague soit adopté au cours d’échanges ou de lectures, et les individus l’associent à leur propre état sans prendre le temps de le définir avec précision en utilisant leurs propres mots. Il est bénéfique de disséquer les sensations, les émotions et les pensées, de les explorer au travers d’une transe de questionnement ou de laisser émerger spontanément les notions liées à la séance en cours. Cette approche apporte un formalisme et un cadre qui permettent au client d’orienter son travail.

Faire émerger des mots, définir et reconnaître des états permet à de nombreuses personnes de reprendre le contrôle de leur bien-être mental. C’est précisément pour cette raison que beaucoup s’auto-diagnostiquent ou cherchent activement à obtenir une étiquette de psychologue ou de psychiatre. Parfois, c’est dans le but de sur-utiliser un terme pour évoquer des aspects problématiques de leur quotidien.

En tant que praticien en hypnose, nous ne sommes pas compétents pour poser un diagnostic sur quiconque, et personnellement, je considère cela comme une bonne chose. Jongler avec des termes qui peuvent être compris différemment dans le langage courant par rapport au langage scientifique est complexe. Il est fréquent que des termes comme « pervers narcissique » soient utilisés de manière extensive alors que cela ne correspond pas exactement à ce que Racamier avait proposé dans ses écrits.

Comme je l’ai mentionné précédemment, il est fort probable que de nouvelles notions telles que « empathique sombre » fassent leur apparition un jour, car les non-spécialistes de magasine proposent des interprétations pour permettre à chacun de diagnostiquer simplement des comportements problématiques. Alors que parfois un c*nnard est juste un c*nnard. Le sens des mots, en particulier en ce qui concerne les troubles psychologiques, ne peut pas être adapté en fonction de nos désirs. De plus en plus de personnes s’auto diagnostiquent d’autistes ou à haut potentiel intellectuel (HPI) en ajustant légèrement le sens de ces termes pour qu’ils correspondent à leur situation, sans pour autant obtenir un diagnostic formel.

Si nous utilisons des termes et des étiquettes qui ne reflètent pas fidèlement les caractéristiques des éléments décrits, une confusion peut surgir, généralement en raison d’une perception subjective personnelle.

Lorsque je ressens une focalisation sur l’aspect émotionnel plutôt que sur le mental, je constate cette déformation du terme en fonction des désirs, des souhaits et des sensations internes de mon interlocuteur à ce moment précis.

Et vous, comment abordez-vous les mots ? Utilisez-vous un sens que vous avez établi vous-même, ou consultez-vous parfois un dictionnaire pour vérifier la justesse d’un terme ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

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