Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #74 : L’effort en BJJ/Luta/MMA

Lorsque nous considérons les arts martiaux, et en particulier les « maîtres » qui les pratiquent, il est tentant de croire qu’ils utilisent la force de leurs adversaires. Cependant, la réalité pour quiconque a déjà combattu révèle que la force brute, l’explosivité et l’endurance sont indispensables en plus de la technique. La technique seule ne triomphe pas, comme en témoigne la défaite d’Helio Gracie, une véritable icône de la discipline, face à Waldemar Santana à l’époque.

Il est donc nécessaire de déployer de nombreux efforts pour réussir à exécuter certaines techniques, voire pour inverser le cours d’un combat qui ne se déroule pas comme prévu. Cela implique une demande physique considérable et la prise de décisions cruciales, notamment celle de puiser dans nos réserves d’énergie, même si l’idéal japonais prône le « minimum d’effort pour un maximum d’efficacité ».

Il est important de rappeler que ce « minimum » peut parfois représenter une quantité considérable d’énergie dans certaines situations. Tout combattant de BJJ ou de Luta a déjà fait face à ce dilemme lors d’un randori, se demandant s’il devrait lâcher le bras, tenter une évasion ou engager une action à pleine puissance pendant 30 secondes. Les regrets surviennent lorsque nous n’agissons pas de manière décisive, laissant notre partenaire établir sa zone de confort et prendre une position dominante.

Nous nous trouvons alors dans un principe fondamental de retour sur investissement. Parfois, comme dans le domaine financier ou professionnel, il faut être prêt à investir davantage que ce que nous avions envisagé pour obtenir un véritable rendement. Sinon, le moindre investissement, en l’occurrence l’énergie, l’endurance et la respiration que nous déployons, peut ne pas être suffisant.

Il se peut qu’il reste encore 8 minutes de combat avec le partenaire, et si nous n’investissons pas suffisamment, nous risquons de tout perdre et de nous retrouver épuisés. Parfois, nous prenons le risque et cela peut se solder par un échec.

La difficulté de cet effort réside dans le fait que nous pouvons ne rien gagner, que tous nos efforts ne produisent aucun bénéfice, voire qu’ils aggravent la situation. C’est pourquoi nous sommes constamment engagés dans une réflexion rapide, en évaluant ce que nous sommes prêts à perdre par rapport à ce que nous espérons gagner.

En BJJ, selon les principes, notre objectif n’est pas tant de déplacer notre adversaire que de provoquer sa réaction pour nous positionner au mieux. Cependant, parfois, investir 10 secondes d’efforts pour déplacer le partenaire plutôt que de nous déplacer nous-mêmes peut sembler nous donner un avantage immédiat. En réalité, il y a de fortes chances que ce petit avantage nous ramène à une situation difficile quelques minutes plus tard.

En revanche, si nous prenons la décision de nous investir davantage, de bouger activement, de briser le rythme et d’imposer le nôtre, cela entraînera inévitablement une perte d’énergie. Cependant, cela pourrait placer notre partenaire dans une posture défensive, laquelle consomme davantage d’énergie à long terme, tout en augmentant les chances d’erreur, nous offrant ainsi des opportunités à saisir.

Vous-même, êtes-vous prêt à faire ces efforts, même au risque de ne pas obtenir de bénéfices immédiats ?

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be one

Pank 

#Effort #energie #ROI #décision #choix

Réflexions de Pank / Instantané #86 : AH, les cadres, cette difficulté à les poser

Un ami m’a envoyé un message au sujet d’un problème vécu par l’un de ses amis. Ce dernier est en thérapie et doit annuler quelques rendez-vous avec son thérapeute. Rien de particulièrement problématique, je dirais même que c’est courant, tant que cela n’est pas en dernière minute.

Pour moi, les choses sont claires : si un partenaire est absent et me prévient en dernière minute, l’accompagnement cesse. Certains font payer les séances. Chacun, en somme, est libre, en tant que praticien, de mettre en place des règles par rapport à ce qu’il propose.

Pourtant, nombre d’entre nous restent peu clairs. Ils laissent des zones d’ombre et arrivent à stresser, et surtout à mettre le partenaire dans un état où il ne sait plus quoi faire. Doit-il arrêter l’accompagnement ? Doit-il payer ? Doit-il s’imposer les sessions alors qu’il est dans une autre phase de sa vie ?

Ne pas établir un cadre ouvre automatiquement la porte à des dérapages possibles des deux côtés. Parce que ce n’est pas simplement le client qui peut partir dans tous les sens, mais également le praticien qui d’un coup décrète. Il le fait en étant une figure d’autorité et en utilisant justement son non-cadre pour, au fur et à mesure, poser des règles.

En somme, c’est comme si, pendant que vous jouiez avec un ballon et des paniers, on décidait que vous gardiez le ballon, que vous dribbliez, mais que vous deviez tirer dans des cages comme au handball. Cela n’a pas de sens, et ce n’est pas au gré du thérapeute, mais en fonction du cadre qu’il a établi, que les choses sont possibles.

En séminaire, je vois de nombreux praticiens qui en viennent à réaliser qu’ils ne savent pas exactement ce qu’ils veulent proposer. Ils s’adaptent à la demande, mais en même temps, ils font s’adapter l’autre à une variation qui empêche de se poser et de créer les conditions optimales pour instaurer la confiance et surtout pour élaborer des stratégies.

De plus, pensez au transfert : certains partenaires ne se rendent pas compte de ce qui se joue. Ainsi, le client peut croire qu’il y a de l’amitié, de l’amour, une relation autre que professionnelle. Et le pire, c’est que sans s’en rendre vraiment compte, le thérapeute qui ne sait pas quel cadre il propose, ne peut pas définir sa posture et par conséquent, exploiter les rapports transférentiels en pratique.

Par contre, il peut facilement plonger dans son contre-transfert et manipuler plus ou moins volontairement le partenaire pour suivre ses directives non cadrées, mais issues du lien émotionnel et de la relation illusoire.

Et vous, comment travaillez-vous vos cadres de pratique ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#Transfert #Contretransfert #cadre #posture #questiosophie #apprentissage #découverte


English Version :

Thoughts by Pank / Snapshot #86: AH, boundaries, the challenge of setting them

A friend sent me a message about an issue faced by one of their friends. This person is in therapy and has to cancel a few appointments with their therapist. Nothing particularly problematic, I would even say it’s common, as long as it’s not last minute.

For me, things are clear: if a partner is absent and notifies me at the last minute, the support stops. Some charge for sessions. Each practitioner is free, in essence, to establish rules regarding what they offer.

Yet, many of us remain unclear. We leave gaps and manage to create stress, especially putting the partner in a state of uncertainty. Should they stop the support? Should they pay? Should they impose the sessions on themselves when they are in a different phase of life?

Not establishing a framework automatically opens the door to possible misunderstandings on both sides. It’s not just the client who might become uncertain, but also the practitioner who suddenly decides. They do so as an authority figure, using their lack of framework to gradually impose rules.

In essence, it’s as if, while you were playing with a ball and baskets, someone decided that you could keep the ball, dribble, but you had to shoot into cages like in handball. It doesn’t make sense, and it’s not up to the therapist’s discretion, but based on the framework they’ve established, that things become possible.

In seminars, I see numerous practitioners who come to realize they don’t exactly know what they want to offer. They adapt to demand, but at the same time, they make the other person adapt to variations that prevent settling and creating optimal conditions for building trust and, above all, for devising strategies.

Furthermore, think about transference: some partners don’t realize what’s at play. So, the client might believe there’s friendship, love, a relationship beyond the professional scope. The worst part is that, without realizing it, the therapist who doesn’t clarify their offered framework can’t define their stance and, consequently, can’t effectively utilize transference dynamics in practice.

On the other hand, they can easily delve into their counter-transference and more or less intentionally manipulate the partner to follow their unstructured directives, stemming from emotional ties and an illusory connection.

And you, how do you work on your practice boundaries?

Take what is good and right for you.

Be One.

Pank

#Transference #Countertransference #boundaries #stance #questiosophie #learning #discovery

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #50 : Les katas #1

S’il y a bien une chose qui m’a vraiment agacé pendant mes années de karaté, ce sont les katas. Ces formes préétablies ont surtout une dimension narrative que nos senpaï et senseï s’empressent de nous rappeler. Ce qui m’a posé des problèmes, c’est que les passages de grades, voire même les compétitions de kata, sont jugés par des pratiquants de styles différents, qui ont une autre histoire du kata.
Officiellement, les formes sont censées être « anciennes » et il est impératif de placer le bras ou les doigts dans une position précise, sinon ce n’est pas considéré comme « bon ». Cependant, un style voisin ou même un senseï d’une école du même style exécutera les techniques d’une manière différente.

À force, on se demande pourquoi on nous force à répéter inlassablement des techniques dans un format prédéfini, sachant qu’elles auront de fortes chances d’être différentes dans d’autres écoles voire modifiées quelques années plus tard.

Ensuite, il y a les bunkaï. On nous expliquait que tel enchaînement avait telle signification, alors qu’en réalité, les mouvements en question ne sont pas cohérents (prenez naifanchi par exemple). Et au fil des années, les ceintures noires vont interpréter les techniques à leur façon, en modifiant les formes.

Les katas sont-ils des encyclopédies techniques ? 90 % des techniques proposées ne fonctionnent ni en self-défense, ni en kumité. Le kyokushin est certainement le style qui peut le prouver le plus facilement. Quelles techniques voit-on généralement ? Des coups de poing de base, des coups de pied mawashi, mae et ushiro geri. Cela ne va pas très loin. Pire encore, les déplacements et les angles n’existent jamais en combat.

Même une école comme ashihara, qui sur le papier a développé de nombreuses esquives circulaires passionnantes, voit ses tournois ressembler à une compétition classique de Kyoku.

Je remarque également des aspects intéressants dans les katas, notamment pour travailler l’équilibre, maintenir des postures (qui ne servent à rien en combat) et renforcer le corps. Parfois, les travaux avec le haut du corps et les mains semblent complètement absurdes. En karaté, même si c’est un style axé sur la percussion, on sait que les clés et les projections font partie des techniques disponibles.

Cependant, les différentes techniques proposées dans les katas ne fonctionnent pas forcément et nous devons modifier complètement les postures des jambes et les techniques des bras. Alors pourquoi les inclure dans les formes ?

Certaines écoles ne laissent pas aux pratiquants le choix du rythme. Cela ne correspond pas au rythme propre du pratiquant mais à une forme automatisée transmise par les générations précédentes. Pour moi, c’est absurde. Nous devrions utiliser les outils pédagogiques pour permettre au karateka de devenir pleinement autonome dans sa façon de combattre. Si toutes les écoles avaient adopté cette approche, nous n’aurions jamais eu un Mickael Milon qui a révolutionné la pratique des katas avec son explosivité.

Il y a de nombreuses contradictions entre l’importance « historique » des katas, leur utilité et leur réalité pour les combattants. Quand je vois des examens qui sanctionnent des combattants extraordinaires à cause de katas imparfaits, j’ai l’impression qu’on oublie que le karaté a pour objectif l’affrontement. Pas seulement la transmission, pas seulement la démonstration, mais bien la survie ou la victoire.
Et vous, aimez-vous les formes de vos disciplines ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#karate #katas #artsmartiaux #réflexions #combat #kumité #selfdefense

Réflexions de Pank / Instantané #62: L’oubli des cadres

Il est assez amusant de constater comment les personnes, quand je propose des projets, suivent ou ne suivent pas le cadre établi. J’ai pris l’habitude de mettre en place quelques points très simples à pratiquer pour éviter de donner des règles trop complexes. Cependant, il est étonnant de voir à quelle vitesse les éléments clés sont souvent mis de côté lorsque le groupe se plonge dans le projet.

Ces expériences me montrent que si nous ne remettons pas régulièrement en question le cadre établi et qu’il n’y a pas de rappel à l’ordre régulier, nous nous éloignons rapidement de notre objectif initial. Cela démontre également à quel point nos idées initiales et les motivations qui nous poussent à avancer dans le projet peuvent se perdre en chemin.

Cela se formalise d’un point de vue individuel en relation avec nos systèmes de référence. Si des projets clairement définis avec une dizaine de personnes arrivent en 24 heures à mettre en place un nouveau cadre sans même s’en rendre compte, cela entraîne une réflexion, notamment sur l’influence du groupe sur nos objectifs.

Nous prenons du temps pour déterminer ce que nous souhaitons, mais une fois que nous sommes lancés, les retours d’actions, ainsi que les points de vue des autres, peuvent complètement altérer l’intention initiale. Recevoir des informations est une chose, mais rechercher les bonnes informations en est une autre. La plupart de nos environnements ne sont absolument pas suffisamment experts ou concernés par ce que nous décidons de mettre en place pour nous fournir des conseils et des orientations pertinentes.

Parfois, ces retours constants peuvent devenir plus bruyants que des outils exploitables pour nous-mêmes, laissant ainsi notre attention se disperser, avec des informations diverses à traiter plutôt que des actions à mener.

Vivant dans une société qui souffre d’un gros syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de manquer une bonne information, nous oublions que toutes les informations ne se valent pas. Nous n’allons pas demander conseil à notre médecin pour des problèmes mécaniques, tout comme nous n’allons pas faire confiance à notre mécanicien pour un diagnostic médical.

Mais, comme nous avons tous le sentiment qu’il peut y avoir des choses intéressantes dans le flux d’informations des autres, plus nous nous éloignons de notre cadre précis pour atteindre notre objectif, plus nous risquons de nous écarter de ce dernier. Parfois, cela n’est pas crucial, juste énergivore, et nous pouvons alors nous remettre sur notre chemin. Cependant, cela peut également semer le doute ou diminuer notre motivation.

Revenir régulièrement à nos bases (cadre initial) est un élément essentiel qui nous permet de bien poser les questions et de savoir ce que nous cherchons, ainsi que ce que nous nous autorisons à prendre comme retours. En répétant ce processus, en nous concentrant sur ce que nous pensons être juste, en prenant le temps de réfléchir aux succès et aux échecs de notre projet, et en cherchant les raisons des plus et des moins, nous saurons quelle recherche mettre en place.

Nous pourrons alors prendre en compte un ensemble de flux que nous sélectionnerons comme valides ou du moins testables, plutôt que de rester sous le flot constant de questionnements et d’orientations de l’environnement qui lui-même n’a pas clairement compris ni défini ce qui s’organise dans notre cadre initial.

Prenez régulièrement le temps de vous rappeler d’où vous venez dans vos projets, les différentes règles qui ont été posées, sinon, comme quand nous étions gamins, nous risquons de partir dans une mauvaise direction.

Et vous, maintenez-vous les cadres que vous vous donnez ou auxquels vous avez décidé d’adhérer ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#cadres #objectifs #projets #décisions #influence #retours #informations #société #FOMO #conseils #réflexions #questionnement #motivation #orientation #environnement #base #success #échecs #direction #rappel #adhésion #hypnose #autohypnose #développementpersonnel #réalisation #coaching #réflexionspank #bienêtre #hypnothérapie

English Version

Martial Musings of Pank / Snapshot #62: Forgetting the Frameworks

It’s quite amusing to observe how people, when I propose projects, either follow or disregard the established framework. I’ve made it a habit to set up some very simple points to practice, to avoid giving overly complex rules. However, it’s surprising to see how quickly key elements are often set aside when the group dives into the project.

These experiences show that if we don’t regularly reassess the established framework and there’s no regular reminder, we quickly veer away from our initial goal. It also demonstrates how easily our initial ideas and motivations that drive us forward in the project can get lost along the way.

This is formalized from an individual perspective in relation to our reference systems. If well-defined projects involving a dozen people manage to establish a new framework within 24 hours without even realizing it, it sparks a reflection, especially on the group’s influence on our objectives.

We take the time to determine what we want, but once we’re underway, feedback from actions, as well as the perspectives of others, can completely alter the initial intention. Receiving information is one thing, but seeking the right information is another. Most of our environments are not at all experts or concerned enough about what we decide to implement, to provide us with relevant advice and guidance.

At times, these constant feedback loops can become noisier than useful tools for ourselves, causing our attention to scatter, dealing with diverse information to process rather than actionable steps.

Living in a society suffering from a severe FOMO (Fear Of Missing Out) syndrome, the fear of missing out on good information, we forget that not all information is equal. We wouldn’t seek advice from our doctor for mechanical problems, just as we wouldn’t trust our mechanic for a medical diagnosis.

Yet, as we all feel that there might be interesting things in the information flow from others, the further we deviate from our specific framework to reach our goal, the more we risk drifting away from it. Sometimes, it’s not critical, just draining, and we can get back on track. However, it can also sow doubt or diminish our motivation.

Returning regularly to our foundation (initial framework) is crucial, allowing us to pose the right questions and understand what we seek, as well as what feedback we allow ourselves to consider. By repeating this process, focusing on what we believe to be right, taking time to reflect on the successes and failures of our project, and seeking reasons behind both, we’ll know which direction to pursue.

We can then consider various streams of information that we’ll select as valid or at least testable, rather than being caught in the constant flow of questioning and influence from an environment that hasn’t fully understood or defined what’s organizing within our initial framework.

Regularly take the time to remind yourself where you come from in your projects, the different rules that have been set, otherwise, like when we were kids, we risk heading in the wrong direction.

And you, do you maintain the frameworks you set for yourself or those you’ve decided to adhere to?

Take what resonates with you, what is good and just for your journey.

Be One.
Pank

#frameworks #objectives #projects #decisions #influence #feedback #information #society #FOMO #advice #musings #questioning #motivation #orientation #environment #foundation #success #failures #direction #reminder #adherence #hypnosis #selfhypnosis #personaldevelopment #realization #coaching #pankthoughts #wellbeing #hypnotherapy

Réflexions de Pank / Instantané #62 : La présence

Nous sommes dans un monde où la pleine conscience est valorisée. Ces méthodes aident beaucoup de personnes et offrent de réelles opportunités de mieux-être à de nombreux pratiquants. Ces dernières années, j’utilise plutôt la notion de présence. Une logique qui se rapproche, mais qui, pour moi, entraîne un processus cognitif et une orientation de l’attention un peu différente.

Dans cette idée de présence, il y a cette notion de temps et d’espace. Le fameux « ici et maintenant », que j’ai découvert adolescent dans des livres sur le zen. Cette notion m’a facilement parlé grâce aux arts martiaux. Pour autant, plus je pratiquais des styles différents, plus je me rendais compte que nous ne sommes que très rarement présents.

Nous aimons penser que les sports de combat entraînent uniquement des réflexes, des automatismes. Comme dans notre quotidien, nous avons des réponses préétablies en fonction de nos états internes et des situations. Pourtant, combattre comme vivre nous amène à anticiper, prendre en compte un nombre important d’informations pour prendre des décisions stratégiques et adaptatives.

Notre rapport à l’espace et au temps valorise plus ou moins notre expérience, mais il nous permet aussi de gérer ce présent. Il est utile de nous retrouver à l’instant dans un futur afin d’éviter une erreur ou pour prendre de court la question ou la réflexion qui peut suivre. Nous sommes sur un modèle de pensée où le présent peut se dissocier et devenir un passé ou un futur. En réalité, les mots, les suggestions, les transes et les interactions qui sont elles déterminées dans la prononciation de l’instant peuvent entraîner des régressions, progressions, visions sur des plans différents.

La présence est dès lors une prise en compte de ce qui se passe dans le lieu/espace où nous nous trouvons avec des variables temporelles dans un moment qui lui est invariable dans le vécu objectif du présent. S’il est assez facile de se mettre dans une notion au présent et de vivre à la fois ses pensées et ses interactions, il est souvent moins mis en valeur la notion d’ici. Ce mot est complexe parce que particulièrement physique. Nous sommes dans un lieu, mettons au bureau, et pourtant nous pouvons être ailleurs dans le jardin à boire une boisson. Notre oubli du corps, notre transe, nous invite à un voyage onirique éveillé, qui dans du projectif devient notre présence du maintenant sans l’ici.

Pourtant, nous savons qu’une des dispositions de la transe est la qualité de se focaliser, et cela peut être sur l’ici. C’est d’ailleurs ce que nous mettons souvent en place dans des processus inductifs, être au présent dans son corps. Certes, la décomposition de chaque partie de ce corps devient à nouveau un moyen d’être moins présent à ce tout, mais juste s’oublier dans une partie.

L’idée dans la présence est de se mettre en conscience de l’ici, le lieu, les ressentis et les pensées. Un retour dans le corps et dans un monde de faits filtrés. Même si le maintenant se fait sur plusieurs plans, il ne se ramènera que par rapport au vécu de l’ici et non pas de l’ailleurs. Plus nous proposons cette suggestion de l’ici, plus nous sommes dans un état qui se matérialise et qui nous ramène à une perception plus brute de notre réel vécu.

Cela n’empêche pas les absences, les coupures à sa présence et la notion absolutiste de n’être que présent est contre nature, mais nous ramener souvent quand nous sommes dans des états de tensions, de rumination, de stress ou de projection, dans cet ici, qui peut être seulement ce qu’il est et un maintenant de nos états comme de la vie, offre une possibilité de se donner une diminution des excès de récits pour juste être un peu plus.

Et vous, êtes-vous plutôt ici ou maintenant ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#présence #conscience #réalité #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections of Pank / Snapshot #62: Presence

We live in a world where mindfulness is valued. These methods greatly help many people and offer real opportunities for better-being to numerous practitioners. In recent years, I have been using the notion of presence. It’s a logic that is close, but, for me, it involves a slightly different cognitive process and orientation of attention.

In this idea of presence, there is a notion of time and space. The famous « here and now » that I discovered as a teenager in books about Zen. This concept resonated with me easily thanks to martial arts. However, the more I practiced different styles, the more I realized that we are rarely truly present.

We like to think that combat sports only train reflexes and automatisms. Just like in our daily lives, we have pre-established responses based on our internal states and situations. Yet, both fighting and living require us to anticipate, take into account a significant amount of information, and make strategic and adaptive decisions.

Our relationship with space and time more or less influences our experience, but it also allows us to manage the present. It’s useful to be mentally present in the future to avoid an error or to be prepared for the questions or reflections that may follow. We operate on a thought model where the present can dissociate and become either past or future. In reality, the words, suggestions, trances, and interactions that are determined in the pronunciation of the moment can lead to regressions, progressions, and visions on different planes.

Presence is, therefore, a consideration of what is happening in the place/space where we are, with temporal variables in a moment that remains constant in the objective experience of the present. It is relatively easy to be in the notion of the present and experience both thoughts and interactions simultaneously. However, the notion of « here » is often less emphasized. This word is complex because it is particularly physical. We may physically be in a place, like an office, but mentally be elsewhere, like in the garden having a drink. Our neglect of the body, our trance, invites us on a daydreaming journey while being awake, which, in a more projective sense, becomes our presence in the now without being fully « here. »

Nevertheless, we know that one of the dispositions of trance is the ability to focus, and this focus can be on the « here. » In fact, this is something we often implement in inductive processes – being present in our bodies. Certainly, breaking down each part of the body again becomes a way to be less present in the whole, but just losing oneself in a part.

The idea behind presence is to become conscious of the « here, » the place, the sensations, and the thoughts. Returning to the body and a world of filtered facts. Even if the present unfolds on multiple levels, it will only be brought back to the experience of the « here » and not from elsewhere. The more we suggest the notion of « here, » the more we find ourselves in a state that materializes and brings us back to a raw perception of our real experience.

This doesn’t prevent absences, cuts in our presence, and the absolutist notion of being only present goes against human nature. But frequently returning to the « here » when we are in states of tension, rumination, stress, or projection, allows us to simply exist a little more in that moment which can be only what it is and a « now » of our states as well as life. It offers a possibility to reduce the excess of narratives and just be a little more present.

And you, are you more « here » or « now »?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#presence #mindfulness #reality #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #61 : Assumer son histoire

Nous ne sommes pas parfaits, et même si nous souhaitons montrer au monde une facette plaisante de nous, nous avons tous fait des tas d’erreurs que nous acceptons plus ou moins. Nous n’aimons pas nous rappeler que nous ne sommes pas comme nous nous idéalisons.

Nous pouvons même nous vendre une auto-critique assez négative en parlant de nous-mêmes. Les faits et les actes montrent beaucoup d’incongruence quand il est temps d’assumer la réalité des choses. Se dire sans cesse que nous sommes pourris et insupportables est une forme d’auto-flagellation qui est bien plus simple que de mettre en place des actions de solutions. C’est bien plus complexe et énergivore.

De plus, cela implique de prendre ses responsabilités par rapport à sa vie et aux conséquences. Il y a de nombreuses choses que nous ne pourrons jamais racheter, et même si on se réfère à l’opinion des autres qui ne pardonneront jamais, il n’y a pas de possibilité de refaire l’histoire. Nous n’avons pas à demander aux autres d’oublier non plus, c’est leur droit de garder des griefs sur ce que nous avons fait ou dit.

Nous sommes des êtres d’expérience, parfois nous assumons, parfois nous préférons oublier. Et nous sommes globalement tous pareils. Assumer les choses, ce n’est pas les mettre de côté, ce n’est pas non plus les exhiber, c’est simplement ne pas se raconter d’histoires fausses. Le corps et l’esprit n’apprécient que peu les storytelling que nous savons nous-mêmes n’être que des rationalisations pour ne pas prendre trop de culpabilité.

Arrêtez de vous emmerder avec votre passé et vos conneries, il n’est même pas dit que les auto-punitions que vous vous infligez ou les dénis vous empêchent réellement de ne pas recommencer. L’important est de prendre en compte ce que nous sommes au-delà des fantasmes, avec ce que nous avons mis en place. Vous le savez bien, tout le monde se dit résistant, mais au fond, si une 2e guerre mondiale recommençait, une grande partie des citoyens resterait tranquille dans leur quotidien.

Oui, nous sommes des pleutres, des lâches, des héros parfois, des cons ou des génies. Nous sommes une multitude de choses, en fonction des périodes, des états de nos vies, de nos attentes, de nos peurs, de nos maturités ou de nos ambitions. Nous sommes ce que nous avons mis en place. Je sais que cette vision matérialiste n’est pas vraiment ce que nous aimons entendre. Nous préférons nous dire que nous sommes plus que nos actes. C’est séduisant, mais le problème avec les pensées, c’est qu’elles restent abstraites et nous pouvons nous vendre des tas de belles choses pour ne pas assumer les choses que nous mettons en place dans le monde réel au quotidien.

Alors oui, vous n’êtes pas parfaits, et peut-être que vous n’êtes pas vraiment ce que vous pensez être. Je vous invite juste à oser être un peu plus vous-mêmes, dans un premier temps avec vous-mêmes. Évitez de vous raconter de grosses histoires. Prenez un moment pour simplement vous considérer comme vous êtes. Avec des faiblesses, des conneries passées et à venir, mais aussi les belles et bonnes choses qui vous sont propres.

La facilité est de ne prendre qu’un des deux pendants. Je suis génial ou je ne suis qu’une merde. Mais justement, vous n’êtes pas vraiment l’un et l’autre. Et puis, nourrissez-vous de listes avec des actes et des faits. Pas de ce que vous pensez que ça a fait, mais ce qui a été concrètement mis en place et les conséquences positives et négatives.

Vous verrez que ça ira. Et si ce n’est pas le cas, à vous de mettre en place des actions pour corriger et redresser les choses ou simplement assumer que vous êtes comme ça. Le prendre en compte et savoir, dans les futures pensées et actions, que vous avez décidé de fonctionner ainsi et de faire avec, sans vous fouetter à chaque fois.

Et vous, est-ce que vous arrivez à correctement assumer votre histoire?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#imagedesoi #mensonge #réalité #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #61: Embracing Your Story

We are not perfect, and even though we want to show the world a pleasant side of ourselves, we have all made plenty of mistakes that we accept to varying degrees. We don’t like to remember that we are not as ideal as we imagine ourselves to be.

We can even indulge in a rather negative self-critique when talking about ourselves. The facts and actions often show a lot of incongruence when it’s time to embrace reality. Constantly telling ourselves that we are worthless and unbearable is a form of self-flagellation that is much simpler than implementing constructive actions. It’s more complicated and draining.

Moreover, it involves taking responsibility for our lives and the consequences. There are many things we can never make up for, and even if we seek validation from others, they may never forgive us. We cannot rewrite history. We also don’t need to ask others to forget; it’s their right to hold grievances about what we have done or said.

We are beings of experience; sometimes we embrace it, and sometimes we prefer to forget. And we are all essentially the same. Embracing things doesn’t mean ignoring them or displaying them; it simply means not creating false stories for ourselves. Our bodies and minds don’t appreciate the storytelling we know to be mere rationalizations to avoid feeling too guilty.

Stop bothering yourself with your past and mistakes. It’s not even certain that the self-punishments you impose or the denials genuinely prevent you from repeating them. The important thing is to consider who we are beyond fantasies, based on what we have set in motion. You know very well that everyone claims to be a hero, but if a second world war were to happen again, a large part of the population would remain passive in their daily lives.

Yes, we are cowards, sometimes heroes, fools, or geniuses. We are a multitude of things, depending on the periods, the stages of our lives, our expectations, fears, maturity, or ambitions. We are what we have put in place. I know this materialistic perspective is not what we like to hear. We prefer to believe that we are more than our actions. It’s enticing, but the problem with thoughts is that they remain abstract, and we can sell ourselves many beautiful ideas to avoid assuming the things we set in motion in the real world on a daily basis.

So, yes, you are not perfect, and perhaps you are not exactly who you think you are. I invite you to dare to be a little more authentic with yourself, at least at first. Avoid telling yourself big stories. Take a moment to simply consider yourself as you are—with weaknesses, past and future mistakes, but also the beautiful and good things that are unique to you.

The ease lies in choosing only one side. I am fantastic, or I am worthless. But in reality, you are neither of those extremes. And then, feed your lists with actions and facts. Not what you think they imply, but what has concretely been put in motion and the positive and negative consequences.

You’ll see that it will work out. And if it doesn’t, it’s up to you to implement actions to correct and improve things or simply accept that this is how you are. Take it into account and know that in future thoughts and actions, you have decided to function this way and to deal with it without whipping yourself each time.

And you, can you properly embrace your story?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#selfimage #lies #reality #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #instantaneoustrapport #reflections #instantaneoustrancehypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #60 : Prendre en compte son énergie

Lorsque nous travaillons sur nous-mêmes ou que nous nous fixons des objectifs, il est essentiel de prendre en compte l’énergie que nous pouvons mobiliser pour atteindre la satisfaction. Souvent, nous nous fixons des buts à atteindre et nous nous imposons un délai limité pour éviter de perdre notre motivation.

Cependant, il arrive fréquemment que, n’étant pas encore dans la dynamique de l’action, nous sous-estimions les efforts que nous devrons fournir. Ainsi, dès le premier jour, nous pouvons être pleins d’énergie et de motivation, mais dès le deuxième jour, nous nous trouvons beaucoup moins stimulés. Au bout de quelques semaines, nous pouvons même perdre tout désir et toute force pour continuer nos efforts. Pour éviter cela, il est toujours utile de se poser la question de l’énergie que nous sommes capables de mobiliser et surtout comment nous allons récupérer notre énergie.

Environ 15 à 20% de la population souffre d’insomnie, ce qui ne favorise pas une énergie particulièrement abondante pour faire face à des journées déjà chargées et qui intègrent de nouvelles habitudes. Nous savons que notre cerveau est orienté vers l’économie d’énergie.

Nous forcer à agir est naturel, mais cela est surtout possible si nous parvenons à trouver des bénéfices qui nous permettent de valider l’utilité de nos actions. Pour atteindre nos objectifs, il est important de mettre en place un système de récompenses et de récupération.

Nous pouvons facilement devenir dépendants des récompenses, il est donc intéressant d’examiner cet aspect en fixant des micro-objectifs. Est-ce que l’effort fourni entraîne des gains significatifs ? Il a été prouvé que les personnes qui étaient plus satisfaites de leur vie présentaient une meilleure récupération physique après les heures de travail, ce qui peut avoir des effets positifs sur leur santé à long terme (source : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0149206319864153).

Dans nos programmes de coaching ou d’accompagnement, il est important de prendre en compte l’état de nos partenaires. Poser des bases de travail peut sembler assez simple, mais si la mise en place demande trop d’énergie, il y a de fortes chances que l’abandon soit inévitable. Dans le sport, la proximité avec l’entraîneur et les autres athlètes peut créer un environnement dynamique et encourageant. Le travail en groupe peut donner l’impression que même si parfois ça n’avance pas, les autres obtiennent des résultats et nous incitent à faire mieux. Cependant, dans le cadre du cabinet, il est rare que les praticiens soient constamment investis auprès de leurs clients.

Une fois les sessions terminées, il revient au partenaire de prendre en main autant que possible sa progression. Le problème est qu’il peut surestimer certaines de ses compétences et surtout le niveau d’énergie qu’il pourra maintenir au quotidien. Pensez à réduire les objectifs, avancez progressivement par petites étapes pour créer un cycle d’efforts et de récompenses, sans aller vers des excès de fatigue qui, une fois accumulés, rendraient les avancées difficiles.

Nous savons que plus nous ne voyons pas la ligne d’arrivée, plus nous ralentissons et plus il y a de risques d’abandon. Prendre en compte les conditions physiques et psychiques des clients plutôt que de se centrer uniquement sur la motivation est utile pour que les progrès réels se réalisent.

Et vous, prenez-vous en compte vos capacités et votre énergie lorsque vous avez des projets ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#énergie #objectif #projet #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #60: Taking into Account Your Energy

When we work on ourselves or set goals, it is essential to consider the energy we can harness to achieve satisfaction. Often, we set targets and impose limited time frames to avoid losing our motivation.

However, it frequently happens that, not yet in the action’s momentum, we underestimate the efforts we need to put in. Thus, on the first day, we may be full of energy and motivation, but by the second day, we feel much less stimulated. After a few weeks, we may even lose all desire and strength to continue our efforts. To prevent this, it is always helpful to question the energy we can muster and, more importantly, how we will recover our energy.

Around 15 to 20% of the population suffers from insomnia, which does not favor having particularly abundant energy to face already busy days and integrate new habits. We know that our brain is oriented towards energy conservation.

Forcing ourselves to act is natural, but it is most effective when we find benefits that validate the usefulness of our actions. To reach our goals, it is essential to establish a system of rewards and recovery.

We can easily become dependent on rewards, so it is interesting to examine this aspect by setting micro-goals. Does the effort made lead to significant gains? It has been proven that people who are more satisfied with their lives have better physical recovery after working hours, which can have positive effects on their long-term health (source: https://journals.sagepub.com/doi/10.1….

In our coaching or support programs, it is essential to consider the state of our partners. Setting up a framework for work may seem relatively straightforward, but if it demands too much energy, there is a strong chance of abandonment. In sports, the closeness with the coach and other athletes can create a dynamic and encouraging environment. Working as a group can give the feeling that even if progress seems slow sometimes, others achieve results and inspire us to do better. However, in the context of a practice or therapeutic setting, it is uncommon for practitioners to be constantly involved with their clients.

Once the sessions are over, it is up to the partner to take charge of their progression as much as possible. The problem is that they may overestimate some of their abilities and, especially, the level of energy they can sustain daily. Consider reducing the objectives, progress gradually in small steps to establish a cycle of effort and reward, without pushing to the point of excessive fatigue that, once accumulated, would hinder progress.

We know that the less we see the finish line, the more we slow down, and there is a greater risk of giving up. Taking into account the physical and psychological conditions of clients, rather than solely focusing on motivation, is useful to ensure real progress is made.

And you, do you take into account your capabilities and energy when you have projects?

Take only what is good and right for you.
Be One.
Pank

#energy #goal #project #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instanthypnosis

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #42 : S’entraîner au quotidien

Je pense qu’en tant que sportif, on peut facilement s’engager à s’entraîner beaucoup. Je le constate chaque année avec mes nouveaux pratiquants, dont certains s’accrochent bien et viennent de plus en plus souvent chaque semaine. Je ne parle pas des professionnels qui s’entraînent entre 2 et 3 fois par jour.

Lorsqu’on est un amateur, avoir la possibilité de s’entraîner une heure ou deux chaque jour est une chance incroyable. J’ai cette opportunité depuis que je suis adolescent, ce qui, après plus de 30 ans de pratique, me permet d’avoir une solide expérience.

L’entraînement quotidien est devenu un rituel, une habitude dans ma vie. Si pendant quelques jours je ne peux pas m’entraîner au dojo, je pratique le karaté comme lorsque j’étais enfant, même si je ne suis plus dans un club depuis des années. Aller chaque jour me dépenser et me reconnecter à cet élément naturel de l’animal que je suis m’apporte énormément de satisfaction.

En plus des poussées d’ocytocine et d’endorphine, il y a l’expression de soi à travers le combat. Il y a également des nuances émotionnelles qui modifient la pratique, la perception des choses, ouvrant ainsi un cheminement quotidien sur ma psyché.
Mon premier professeur de karaté m’avait dit que je devais m’entraîner même quand je n’ai pas envie. C’est ce que j’essaie de mettre en pratique chaque jour. Il y a des midis ou des soirs où mon corps est peu en forme ou où je suis encore plongé dans le travail. Il se peut qu’il pleuve ou qu’il fasse très froid, et en plus, prendre ma moto sur le périphérique n’est pas toujours agréable.

À l’académie, le changement d’humeur n’est pas immédiat, c’est un processus, d’autant plus que je dois gérer le cours en même temps que je m’entraîne (l’une des opportunités du BJJ/Luta). Les transformations psychiques se font dans le combat. Parfois, cela améliore mon état d’esprit, parfois pas du tout.

J’entends souvent dire qu’on ressort allégé des entraînements, pourtant ce n’est pas toujours le cas. Il arrive fréquemment que je ressorte avec plein de questionnements techniques, sur ce que je peux améliorer, si mes stratégies ou mes thèmes en combat ont été efficaces. L’entraînement est également une contrainte. Il ne faut pas oublier que nous sommes peut-être faits pour marcher tous les jours, mais pas pour nous battre quotidiennement.

Il y a des réflexions à avoir sur cette démarche quotidienne. Est-ce que ce que je pratique est adapté à ma physiologie et à mes compétences ? J’ai rapidement décidé des techniques que je vais adopter et de celles que je vais abandonner. Contrairement à certains pratiquants qui veulent tout faire, tout ce que mon corps n’apprécie pas après quelques entraînements, je mets de côté. Il y a parfois des angles qui tirent trop ou qui demandent trop de compensation. Je pars du principe qu’à long terme, cela pourrait me blesser.

Ma formule semble avoir fonctionné, je n’ai jamais eu de grosse blessure et je n’ai pas de douleurs particulières. L’entraînement quotidien offre également des possibilités de rencontrer et d’apprendre à connaître beaucoup de monde. La connaissance ne se fait pas autour d’un verre, mais dans l’affrontement. On apprend à « mieux » reconnaître l’autre.

Et vous, pratiquez-vous un sport quotidiennement ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

#entrainement #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions de Pank / Instantané #58 : Notre ami, l’instinct de survie

Il est parfois difficile d’accepter que ce que nous mettons en place est souvent le résultat d’une bonne intention dans le cadre de la survie. Il est certain que nous avons certainement « évolué » plus rapidement que notre cerveau et nos programmes initiaux. Par exemple, nous savons que la dopamine, qui nous permettait de sélectionner les choses positives pour notre continuité, est devenue en quelque sorte responsable de nombreuses addictions.

Cela étant dit, il est quand même utile de se rappeler que nous avons fonctionné pendant de nombreuses années de notre vie comme des animaux. Avant de trouver des solutions cohérentes et applicables avec des comportements adéquats, nous nous sommes débrouillés avec les moyens du bord, en utilisant nos réponses primitives pour survivre sur tous les plans : physique, psychologique et émotionnel.

En cabinet, nous pouvons observer régulièrement des personnes qui se sentent inadaptées dans les réactions qu’elles manifestent. On peut reprendre la réflexion du #57 sur le succès. La répétition du fait de toujours en faire plus pour échapper à l’idée que nous resterons coincés dans nos situations de jeunesse sans jamais atteindre une phase de satisfaction peut devenir épuisante et décourageante au fil des décennies.

Nous répétons plus ou moins consciemment les comportements qui nous semblent bénéfiques. Je dis bien « semblent » car la cigarette que tu fumes pour te détendre peut te sembler être la solution idéale. De plus, les bénéfices sont parfois trompeurs, car ce qui était bénéfique aujourd’hui peut devenir nuisible dans quelques années. Si vous avez recours à une douceur sucrée pour vous apaiser lors d’une montée de stress, cela peut être périodiquement positif, mais si vous le faites à chaque montée de stress, vous risquez d’endommager votre corps.

Néanmoins, je pense qu’il est tout de même important d’avoir un peu de gratitude envers nos schémas comportementaux passés. Certes, ils ont pu causer quelques problèmes, et certes cela peut sembler un peu paradoxal, mais si nous en sommes conscients aujourd’hui, nous pouvons admettre que notre mission de survie a plutôt bien fonctionné. Parfois, il faut effectuer des ajustements pour continuer à prolonger notre temps de vie 😊

Mettre à jour nos logiciels avec de nouvelles compétences et s’adapter, ce qui demande souvent plus de discipline dans un premier temps. Nous avons des comportements modernes qui vont clairement à l’encontre de notre instinct, mais qui sont socialement et logiquement bien plus bénéfiques. Le ratio bénéfice/perte est toujours présent. C’est également pour cette raison que stopper des réactions instinctives peut parfois être difficile, car nous ne comprenons pas que la dépense d’énergie/attention soit meilleure que de répéter un modèle qui, à long terme, a montré un gain (notre survie), même si nous sommes aujourd’hui en danger, que ce soit pour notre santé ou notre situation.

Il est important de prendre en compte le fait que nous sommes des animaux, dotés de compétences naturelles que nous pouvons optimiser grâce à l’apprentissage et au conditionnement. Cela peut apaiser nos erreurs et ouvrir la voie à de nouvelles décisions et attitudes. Certes, cela demandera des efforts pour dompter les automatismes obsolètes, mais le succès nous permettra de continuer à vivre de mieux en mieux.

Et vous, avez-vous mis à jour des schémas primitifs ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#animal #primitif #basique #schéma #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #57: Allowing Success

We can aspire to success without ever being clear about what will truly bring us satisfaction. It is true that our competitive society educates us to « face » obstacles and strive to become the best. It’s also interesting to note the influence of American series and films, which promote the American Dream, a fantasy of achieving success by starting from nothing and reaching the highest levels.

However, by constantly consuming these ideas of performance, whether consciously or not, we can develop excessive expectations and desires for our lives. The media presents a visualization of happiness for those who have achieved the ultimate goal. It’s often materialistic, and we cannot deny that money contributes to happiness.

It’s easy to convince ourselves that what we lack is the determining factor in achieving satisfaction in our lives.

Surprisingly, there are individuals who, despite being perceived as successful, do not feel that way or continue to chase after things that, superficially, will not bring them more than what they already have. This behavior reveals a certain dissociation in their lived experiences.

There is a denial of reality, an internal script that repeats itself tirelessly, often tied to family history. When we examine the facts and demonstrate that many aspects indicate success, there is a malfunction. There is a discourse about the fear of lacking or being unable to stop, without ever leading to joy or contentment.

If we are fortunate to work with individuals who exhibit this personality, they often express regressive speeches or regressions to the cause. They realize that the driving force behind their success is an oppressive internal discourse, an injunction not to remain in the state of their family or educational system.

These adults fight against illusions, against parents or educators who no longer hold such discourse or have that relationship. However, the structure of their actions crystallized in the past, creating the impression that it is the neurosis acting without the adult’s awareness.

When we take the time to redefine our priorities, the elements that nourish this part of ourselves, as well as all other dimensions of our being, there is a materialization of what the objective represents. It takes shape, providing words and emotions that define success. This moment is often crucial, as it gradually enables us to become aware of success and, even more importantly, to allow ourselves to recognize it.

At that moment, a realization occurs: what seemed insufficient becomes satisfying, even excessive. There is a leap in the timeline. The individual who was stuck in the past jumps into the present, opening the door to a perception of reality that, in line with the right to be content, soothes, fulfills, and brings happiness.

And you, are you able to recognize your successes? Do you give yourself the permission to define and feel your accomplishments?

Take what is good and right for you. Be one.

Pank

#success #achievement #hypnotherapy #selfhypnosis #questiosophy #hypnosophy #coaching #hnohypnosis #Experience #flexibility #Psychology #modernhypnosis #selfreflection #instanthypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #55 : Tony !! Pourquoi es-tu devenu commercial Neo Big Pharma!!

Je vais vous faire une vidéo pour parler de LifeForce de Tony Robbins, mais là je suis saturé de mon audiobook. Pour nous, les hypnos et les PnListes, nous connaissons Anthony Robbins comme l’un des plus grands coachs américains encore en vie. Il est absolument incroyable dans son travail et il a réussi à populariser les techniques de la PNL, sans que personne ne sache vraiment que c’était sa base de travail.

Nous savons que pendant le stage « Unleash the Power Within », il laisse la place à d’autres coachs pour parler de bonne santé, d’hygiène de vie, etc. Je comprends qu’il ait besoin de proposer des notions complémentaires au travail psychique. Je le répète souvent, nous sommes certes des êtres de pensées, mais attention, nous sommes aussi particulièrement biologiques.
Il est important de prendre en compte les réalités physiques et chimiques de notre corps. Au travers des transes, des suggestions, des travaux physiques et de l’attention portée à l’alimentation, nous pouvons modifier voire corriger certaines facettes de notre corps biologique. Inversement, le corps et la chimie de notre être ont un impact sur notre état psycho-émotionnel.

Cependant, dans le livre Lifeforce que Robbins a édité en 2022, Tony passe son temps à nous parler de sa mission : faire en sorte que nous ne vieillissions plus, que nous ne soyons plus malades, que les médecins de la biotechnologie transforment nos vies. Pendant 25 chapitres, il nous parle de nouvelles technologies avec des conséquences extraordinaires sur la santé de personnes qui étaient malades.

Tout au long de l’ouvrage, il suit le schéma classique des livres américains : il présente une technologie, fait du name-dropping, donne des figures d’autorité avec des citations, puis il vend le produit et fournit des éléments scientifiques. Enfin, il donne des exemples et des témoignages d’expérience, avant de donner l’adresse internet et le coupon de réduction « from Tony ».

J’avoue que je reste un lecteur qui attend d’un livre de Robbins des réflexions ou des techniques de PNL ou autres. Mais non, c’est 800 pages de vente de produits, de promesses, de futurisation. J’ai l’impression de regarder un téléachat de basse qualité avec des idées qui semblent être celles d’un gourou qui vend toujours plus.

Il ne cesse de dire que c’est sa chemin de vie pour le bien du monde, mais quand on regarde les prix, on se dit qu’il est un dealer de Néo-big pharma. Il parle de performance pour les athlètes avec des produits qui sont interdits car dopants dans la plupart des disciplines.

J’ai eu l’impression d’avoir un Elon Musk qui me vend la grandeur des technologies du futur. Je suis pourtant un geek et un technophile, mais ce livre me donne l’impression que le côté illimité de Tony est désormais caduc et que la pensée, la psyché et les choses de l’esprit sont secondaires, revenant à une philosophie plus matérialiste.

On a perdu le soldat Tony, et je trouve que ça casse un peu l’image des choses qu’il vend depuis des décennies. Je ne comprenais pas pourquoi le livre était gratuit aux États-Unis, où l’on ne paie que les frais de port, et maintenant je comprends que c’est simplement l’achat d’un catalogue pour une santé du futur destiné aux personnes riches vivant aux États-Unis.

Et vous, allez-vous acheter ce dernier opus de Tony ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

#TonyRobbins #PouvoirIllimité #Lifeforce #livre #forcedevie #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #55: Tony!! Why did you become a salesman!!

I am going to make a video to talk about Tony Robbins’ LifeForce, but right now I am overwhelmed by my audiobook. For us, hypnotherapists and NLP practitioners, we know Anthony Robbins as one of the greatest living American coaches. He is absolutely incredible in his work and has managed to popularize NLP techniques, without anyone knowing that it was his foundation.

We know that during the « Unleash the Power Within » event, he invites other coaches to talk about good health, hygiene, etc. I understand that he needs to offer complementary knowledge to the psychological work. I often repeat it, we are indeed beings of thoughts, but beware, we are also particularly biological.

It is important to take into account the physical and chemical realities of our bodies. Through trances, suggestions, physical work, and attention to nutrition, we can modify or even correct certain aspects of our biological bodies. Conversely, our bodies and being’s chemistry have an impact on our psycho-emotional state.

However, in the book Lifeforce that Robbins published in 2022, Tony spends his time talking to us about his mission: to ensure that we no longer age, that we are no longer sick, that biotechnology doctors transform our lives. Throughout 25 chapters, he talks about new technologies with extraordinary consequences for the health of people who were ill.

Throughout the book, he follows the classic pattern of American books: he presents a technology, name-drops, provides authority figures with quotes, then sells the product and provides scientific evidence. Finally, he gives examples and testimonials of experiences, before giving the internet address and the « from Tony » discount coupon.

I admit that I remain a reader who expects reflections or NLP techniques from a Robbins’ book or others. But no, it’s 800 pages of selling products, promises, and future scenarios. I feel like I’m watching a low-quality infomercial with ideas that seem to come from a guru who always sells more.

He constantly says it’s his mission, for the good of the world, but when you look at the prices, you realize that he is a dealer of Neo-Big Pharma. He talks about performance for athletes with products that are banned as doping in most disciplines.

I had the impression of having an Elon Musk selling me the greatness of future technologies. I am a geek and a technophile, but this book gives me the impression that Tony’s unlimited side is now obsolete and that thought, psyche, and matters of the mind are secondary, returning to a more materialistic philosophy.

We have lost the soldier Tony, and I think it breaks a little bit the image of the things he has been selling for decades. I didn’t understand why the book was free in the United States, where you only pay for shipping, and now I understand that it’s simply the purchase of a catalog for a future health intended for wealthy people living in the United States.

And you, will you buy this latest opus of Tony?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

#TonyRobbins #UnlimitedPower #LifeForce #book #lifeforce #hypnotherapy #selfhypnosis #questiosophy #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #Experience #flexibility #Psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis